00:00Alors écoutez, l'information qu'on a c'est que ce matin le président américain depuis la Floride a téléphoné
00:05à la fois à nos confrères de Fox News mais aussi à Barack Ravid, le journaliste d'Axios auquel l
00:11'administration aime parler.
00:12Je cite le président Trump qui a donc dit à Barack Ravid, je ne voyais pas l'utilité d'envoyer
00:20Jared Kushner et Steve Witkoff au Pakistan, de leur faire faire un vol de 18 heures compte tenu de l
00:29'état actuel des négociations, c'était beaucoup trop long.
00:32On peut tout faire à ce moment-là par téléphone, en ce moment-là par téléphone, les Iraniens peuvent nous
00:38téléphoner s'ils le souhaitent et on ne va pas voyager pour simplement s'asseoir avec eux.
00:45Lorsque le journaliste Barack Ravid a demandé à Donald Trump s'il allait reprendre la guerre, le président américain lui
00:53a répondu non, cela ne signifie pas ça, nous n'y avons pas encore pensé.
00:58Fin de la conversation entre notre confrère d'Axios, Barack Ravid et le président américain.
01:04Cela confirme ce que le président avait dit un peu avant à notre consoeur de Fox News, disant voilà pour
01:12le moment je n'envoie pas mes émissaires au Pakistan.
01:15Donc si vous devez retenir quelque chose, c'est que tout est au point mort et que pour le moment
01:20Jared Kushner, Steve Witkoff et Donald Trump sont toujours en Floride, en attendant de voir dans les heures prochaines ce
01:25qui va se passer.
01:27Merci beaucoup Laurence et merci à Dorine Jarnias qui est avec vous sur place.
01:32Bonsoir Thierry Arnaud.
01:33Bonsoir Alice.
01:34Interrogé donc sur le fait de savoir s'il allait reprendre la guerre, Laurence Seym le disait, non cela ne
01:39signifie pas cela, nous n'y avons pas encore pensé, tout est dans le pas encore ?
01:43Tout est dans le pas encore, alors il y a une information qui est quand même essentielle dans ce que
01:47dit Donald Trump ce soir à ses journalistes et sur son réseau True Social,
01:51c'est qu'il parle d'une confusion immense et de batailles qui le sont tout autant au sein du
01:57régime.
01:59Personne ne sait qui est à la tête de ce régime aujourd'hui, y compris eux-mêmes, dit le président
02:05américain.
02:06Alors ce n'est pas la première fois qu'il dit ça, là il le dit dans des termes qui
02:09sont particulièrement fermes et c'est comme ça qu'il justifie le fait que sa délégation ne se rend pas
02:14sur place.
02:14Ce n'est pas seulement le départ du ministre des Affaires étrangères, c'est le fait qu'il considère qu
02:19'à ce stade, il n'est pas clair qu'il puisse avoir en face de lui un interlocuteur ou des
02:24interlocuteurs quels qu'ils soient,
02:26qui représentent véritablement le régime iranien, sur quoi il fait allusion, bien sûr c'est la rivalité entre les gardiens
02:31de la révolution et un courant présenté comme étant plus modéré,
02:34je mets des guillemets autour de l'expression bien entendu, cardé par Araqchi, donc le ministre des Affaires étrangères, et
02:41Ralibaf, le président du Parlement.
02:43Donc ça c'est le contexte qui est essentiel. Mais par ailleurs, effectivement, il faut se dire aussi, et c
02:50'est l'autre information importante de la soirée Alice,
02:53à ce stade, il n'y a jamais eu autant de forces américaines déployées aux abords de l'Iran. C
03:01'est encore plus important que ce qui existait au moment où la guerre a été déclenchée le 28 février.
03:07Il n'y a jamais eu un dispositif américain aussi important dans le Proche-Orient depuis 2003, disait hier le
03:13commandement central, notamment avec ces trois porte-avions,
03:16avec ces avions ravitailleurs qu'on a vus toute la journée arriver et s'accumuler sur l'aéroport Ben Gurion
03:21en Israël.
03:22Donc l'armada américaine est plus présente et plus puissante qu'elle ne l'a jamais été aux abords de
03:28l'Iran.
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