- il y a 4 mois
Donald Trump a dit avoir annulé le déplacement attendu de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pour des discussions avec l'Iran à Islamabad au Pakistan. "J’ai dit à mes équipes, alors qu’elles se préparaient à partir: 'Non, vous n’allez pas faire un vol de 18 heures pour aller là-bas. Nous avons toutes les cartes. Ils peuvent nous appeler quand ils veulent, mais vous n’allez pas faire un vol de 18 heures pour rester assis à parler de rien'", a-t-il déclaré à la correspondante de Fox News à la Maison Blanche.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Notre prochain invité, c'est l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Azarka.
00:04Vous pouvez venir vous installer. Merci, Général Paloméros.
00:07Merci, merci à vous.
00:07Et Thierry Arnaud et David Kalfa qui nous rejoignent sur ce plateau.
00:11Bonsoir, Joshua Azarka.
00:12Bonsoir.
00:13Plusieurs informations, évidemment, à commenter avec vous ce soir.
00:17On va parler dans un instant de cet appel, de ce message lancé par le Premier ministre israélien,
00:23Benyamin Netanyahou, qui appelle à reprendre les frappes contre le Hezbollah.
00:27Mais un mot d'abord aussi sur ce qui ne s'est pas joué à Islamabad,
00:32ces négociations qui ne se tiendront pas entre Iraniens et Américains.
00:37Donald Trump a dit à ses émissaires américains de ne pas y aller.
00:40Les Iraniens étaient déjà partis.
00:41Donald Trump qui s'est exprimé ce soir d'ailleurs sur l'avancée ou pas des discussions.
00:47Écoutez.
00:48Bien.
00:50Peu importe qui est aux commandes.
00:51Aujourd'hui, on ne sait pas qui est aux commandes.
00:52Ils se battent les uns avec les autres.
00:55Il y a beaucoup de guerres intestines en Iran et j'ai l'impression qu'ils se battent pour ne
01:02pas être dirigeants
01:02parce qu'on a déjà supprimé deux niveaux de dirigeants.
01:05Mais bon, moi, je traiterai avec peu importe, avec n'importe qui qui est au pouvoir.
01:09Mais en tout cas, on ne va pas voyager pendant 16, 17 heures.
01:14Non, on ne va pas faire ça.
01:16Quand ils sont prêts, ils peuvent m'appeler.
01:18On a toutes les cartes en main.
01:20On a tout gagné.
01:20On a toutes les cartes en main.
01:22On a toutes les cartes en main.
01:24En attendant, les négociations semblent au point mort.
01:26Est-ce que vous le regrettez ?
01:28Est-ce que vous, en tant que représentant du gouvernement israélien,
01:31vous auriez aimé que ces négociations avancent et aboutissent quelque part ?
01:35Vous savez, la diplomatie est toujours la meilleure option.
01:37C'est clair qu'il est préférable que les Iraniens décident d'eux-mêmes
01:42de ne pas reprendre leur programme nucléaire
01:48et d'arrêter leur programme balistique
01:50et de permettre à leur propre population de vivre librement
01:53plutôt que d'avoir une guerre avec des missiles qui tombent des deux côtés
01:57et des morts des deux côtés, bien sûr.
01:59Est-ce que je pense qu'il y a des chances que ça arrive ?
02:02Malheureusement, non.
02:04Je pense que l'analyse du président est tout à fait précise.
02:12Il n'y a pas aujourd'hui de direction, de leadership iranienne
02:18comme il y avait auparavant.
02:20Je pense que je l'ai dit sur votre plateau il n'y a pas longtemps,
02:22l'Iran d'aujourd'hui n'est pas l'Iran que je connaissais, que j'avais étudié.
02:26Ça veut dire que personne n'a pris la main ?
02:29Non.
02:29Et qu'il n'y a pas de responsable clair ?
02:32Parce que ce qu'on croit comprendre, enfin ce qu'on entend beaucoup,
02:36c'est que ce sont un peu les gardiens de la Révolution désormais
02:38qui sont un peu les maîtres du jeu.
02:41Est-ce que c'est la vision des choses que vous avez aussi ?
02:43C'était justement ce que j'étais en train de dire.
02:47Il y a certains groupes qui dirigent, disons, certaines parties du pays.
02:54Les forces armées sont dirigées effectivement par les gardiens de la Révolution.
02:57Et par exemple, les gardiens de la Révolution n'avaient jamais rien à dire dans le domaine nucléaire.
03:02Ils ne connaissent pas du tout, ils n'avaient jamais participé à la prise de décision sur le sujet nucléaire.
03:08Ils ne savent pas du tout de quoi il s'agit.
03:12Les dirigeants aujourd'hui des gardiens de la Révolution ne savent même pas ce que c'est de l'uranium
03:17enrichi.
03:17Alors donc, c'est vraiment un désordre qui ne permet pas une négociation qui est, disons, une négociation entre deux
03:27pays.
03:28C'est un régime très très affaibli qui n'est pas vraiment en contrôle encore du pays.
03:33De par ces divergences.
03:34Ce qui est intéressant, c'est que vous, vous parlez beaucoup du nucléaire et des missiles balistiques.
03:39Les Américains, eux, parlent beaucoup du détroit d'Hormuz alors que vous n'en parlez pas.
03:43Est-ce que ce n'est pas là où vos intérêts divergent ?
03:46Non, vous savez, il y avait les buts de la guerre étaient clairs.
03:52C'était des buts qui ont été décidés par les dirigeants.
03:55C'était les trois buts que j'ai répétés sur les différents bateaux.
03:58Je ne vais pas les répéter maintenant.
04:01Vous pouvez les répéter en un mot parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui s'interrogent
04:03sur les objectifs de cette guerre.
04:05Les objectifs de cette guerre, il y en avait trois.
04:06Premièrement, détruire les capacités résiduelles nucléaires militaires que les Araniens avaient.
04:14Échec ?
04:15Non, non, pas du tout.
04:16On peut développer ça si vous voulez, mais pas du tout.
04:19Détruire les capacités balistiques à un niveau où ce ne serait plus une menace existentielle pour l'État d'Israël.
04:29Pas du tout un échec.
04:30Donc il n'y a plus de menace existentielle pour Israël ?
04:33Le niveau de la menace existentielle qui existait, disons, avant la guerre des 12 jours, est incomparable.
04:41Incomparable par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui.
04:43Mais pas réduite, à néant.
04:44Elle n'est peut-être pas anéantie.
04:46Il n'y a pas de menace existentielle.
04:50Il y a une menace militaire importante, mais pas une menace existentielle.
04:54Et le troisième but, le troisième cible, le troisième objectif de cette guerre, était d'affaiblir suffisamment le régime afin
05:01que les Iraniens puissent prendre le contrôle du pays.
05:04Le peuple iranien dont on a parlé tellement et on ne parle pas suffisamment cette année.
05:08Échec ?
05:09Non, pas encore.
05:10On a dit affaiblir.
05:11Je n'ai jamais dit, ici, en tout cas dans les plateaux, moi je n'ai jamais utilisé le mot
05:15renverser le régime.
05:17J'ai dit affaiblir le régime.
05:19Mais ce régime est non seulement affaibli, mais il est très affaibli.
05:22Ce qu'on voit justement maintenant...
05:23Monsieur Azarka, ce régime, il tient, le pays tient, il résiste et la population est reclue chez elle.
05:28Vous savez, on cherche, c'est normal dans les médias, on a besoin de résultats immédiats, concrets, qu'on puisse
05:36vraiment, d'une façon très claire, dire oui ou non.
05:38Les choses ne sont pas en noir et blanc.
05:41Affaiblir, ça ne se lit pas d'une façon claire en noir et blanc.
05:45Vous ne pouvez pas voir, ah oui, on a affaibli le régime de cette manière et de cette manière.
05:50Ce que je peux vous dire, c'est que le régime d'aujourd'hui, il n'y a pas de
05:54prise de décision comme il y avait auparavant.
05:56Il n'y a pas la sécurité, le sentiment de sécurité que les Iraniens avaient auparavant, que le régime iranien
06:01avait auparavant.
06:02La doctrine sécuritaire de base iranienne, c'est que tous les conflits qu'ils gèrent sont gérés loin de leur
06:11propre territoire.
06:12Aujourd'hui, justement, le conflit entièrement est géré sur leur territoire.
06:17Donc pour cela, il y a un affaiblissement total du régime. Est-ce que le régime est tombé ? Non.
06:22Et donc comment, justement, vous nous dites que les objectifs sont en partie atteints.
06:26Comment vous arrivez au bout de vos objectifs ?
06:28Est-ce que, par exemple, les ravitailleurs déployés aujourd'hui sur l'aéroport de Ben Gurion en Israël,
06:34ravitailleurs américains, annoncent une nouvelle phase de la guerre ?
06:39Comment vous imaginez-vous la suite des opérations ?
06:41On se prépare à tout. Il est clair qu'on doit se préparer à tout.
06:44On a quand même un ennemi terrible.
06:46L'Iran, le régime iranien, est un ennemi terrible qui veut notre destruction depuis des...
06:52Mais on se prépare à tout, ça veut tout et rien dire.
06:54Qu'est-ce qui, pour les Israéliens, serait susceptible de redéclencher une opération militaire ?
06:59Si les Iraniens tiraient sur nous, par exemple, ou si les Iraniens,
07:02si on découvrait que les Iraniens avaient des capacités que nous n'avons pas découvert jusqu'à présent,
07:08nucléaires, etc., que nous ne connaissons pas, j'en ai des doutes,
07:11mais ou bien que les Américains pensent que la décision soit prise avec le Premier ministre,
07:18qu'ils pensent qu'il est important de reprendre...
07:22Il y a encore certaines cibles attaquées pour reprendre ces attaques
07:26afin de mener à bien ces cibles, ces buts de guerre dont j'ai parlé.
07:32Comment est-ce qu'on sort d'une situation où, vous la décrivez,
07:35on n'a plus d'interlocuteurs avec qui négocier ?
07:38Est-ce qu'on attend qu'une sorte de darwinisme politique arrive à son terme ?
07:44Et combien de temps est-ce qu'on peut attendre pour faire en sorte que les choses se mettent dans
07:49un certain ordre
07:50et qu'on ait des interlocuteurs qui puissent parler au nom du pays, qui puissent s'engager ?
07:54Je pense qu'il serait bien d'écouter ce que dit, par exemple, le président iranien.
07:57Le temps n'est pas du côté du régime iranien.
08:00Le président iranien avait parlé il y a quelques semaines, de trois semaines,
08:03avant que le régime tombe complètement, qu'il n'ait plus la capacité de financer n'importe quoi.
08:08Je crois que vous avez fait une émission sur le fait qu'il n'y avait plus de place de
08:13stockage du pétrole
08:14que les Iraniens compent.
08:17Éventuellement, il va y avoir un prix énorme sur l'économie iranienne.
08:21Le temps n'est pas du côté des Iraniens.
08:23Le temps est du côté des Américains et de notre côté pour l'instant.
08:27Alors oui, il y a un affaiblissement.
08:29Les Iraniens, le problème, c'est qu'effectivement, il n'y a pas de preneur de décision.
08:32La structure que nous connaissions, que j'avais étudiée pendant des années,
08:35que nous avions tous nos services à étudier,
08:38la structure de prise de décision des différentes branches,
08:41les différents influenceurs, les personnes qui se chargent de certains sujets,
08:46qui participent à la prise de décision, n'existe plus.
08:49Et de votre côté, qui décide de quoi entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump ?
08:53Et d'une façon coordonnée et concrète.
08:56Qui a le dernier mot ?
08:58Vous savez, il se parle au téléphone.
09:00Je ne suis pas sur la ligne.
09:02Alors franchement, c'est une question à laquelle j'aurais aimé vous répondre.
09:04Mais si par exemple, Donald Trump dit
09:06« Nous allons mener une opération militaire simplement pour débloquer le détroit d'Harmouzé »,
09:10est-ce que vous serez à ses côtés ?
09:12Est-ce que les Israéliens seront à ses côtés ?
09:13C'est gentil de me poser la question comme si j'avais la réponse.
09:16Mais vous savez, je suis l'ambassadeur d'Israël en France.
09:18Je ne participe pas à la prise de décision
09:20et je ne suis pas à côté du Premier ministre dans ses décisions.
09:22Ça, c'est quand ça vous arrange ?
09:24Parce que vous ne participez pas à la prise de décision,
09:26mais vous avez quand même une tendance de ce qui se dit du côté du gouvernement israélien.
09:30Je vous dis que c'est des discussions qui se parlent personnellement au téléphone.
09:34Je ne participe pas à ces appels.
09:36Je ne sais pas exactement de quelle manière ils se font.
09:39Je sais qu'il y a une relation très personnelle et très approfondie
09:44et très proche entre ces deux dirigeants.
09:47Ils se parlent tous les jours ?
09:50Autant que je sache, oui, et des fois même deux fois par jour.
09:53Parlons de ce qui se passe sur le front libanais.
09:56C'est l'une des informations de la soirée.
09:58Benjamin Netanyahou qui a donc appelé à reprendre les frappes contre le Hezbollah.
10:02Il n'a pas appelé.
10:04Benjamin Netanyahou.
10:05Ordonné.
10:05Voilà.
10:06C'est lui qui est à la tête du gouvernement.
10:09C'est lui qui donne des ordres.
10:10Ce n'est pas qu'il demande gentiment à l'armée de faire cela.
10:14Le Hezbollah a eu des violations.
10:18Des deux côtés.
10:19Ce cessez-le-feu n'a jamais existé, en fait.
10:21Le cessez-le-feu a existé.
10:22Il y a eu des violations du Hezbollah.
10:23Vous savez, parlons justement du cessez-le-feu et de la question des violations,
10:28parce qu'il y a certains experts qui parlent sur les différents plateaux
10:30qui disent à peu près n'importe quoi sur les violations.
10:33Vous savez, le cessez-le-feu de novembre 2024,
10:39le cessez-le-feu après la guerre, après la longue guerre,
10:42qui a amené le résultat que nous connaissons.
10:47Certains disent qu'Israël a violé ce cessez-le-feu mille et quelques autres fois
10:51et que le Hezbollah n'avait rien fait.
10:53Seulement, ils oublient qu'à la base de ce cessez-le-feu,
10:56vraiment à la base du cessez-le-feu, c'était le désarmement du Hezbollah.
11:00Deux jours après le cessez-le-feu,
11:04Naïm Kassin, le nouveau secrétaire général du Hezbollah,
11:07a dit d'une façon très claire, nous n'allons pas nous désarmer.
11:11Donc immédiatement après la signature du cessez-le-feu,
11:14le Hezbollah, d'une façon très claire, ce cessez-le-feu ne nous regarde pas.
11:17Et donc, dire que le Hezbollah n'a rien fait
11:20et que par contre Israël a violé je ne sais pas combien de fois le cessez-le-feu,
11:25c'est vraiment ou bien être de mauvais...
11:27Ce n'est pas ce que j'ai dit.
11:28Non, non, ce n'est pas vous, je réponds à des experts qui ne sont pas sur ce plateau-là.
11:31Parlez-moi à moi, vos préférences.
11:33C'est important que je le dise parce que ça se dit, ça se répète sur différents plateaux.
11:37Par contre...
11:38L'armée israélienne a mené des opérations ces dernières heures sur le sol libanais.
11:41Effectivement, suite à la violation par le Hezbollah.
11:44Il y a des tirs de roquettes qui ont été faits, des tirs de drones qui ont été faits,
11:47et aujourd'hui il y a eu des sirènes sur le nord du pays,
11:51et on a vu des terroristes du Hezbollah descendre vers la frontière israélienne, israélo-libanaise,
12:00pour faire des attentats terroristes et ils ont été arrêtés.
12:03Donc c'est de leur faute à eux si le cessez-le-feu a été rompu, c'est ça que
12:06vous dites.
12:07Donc qu'est-ce qui se profile là dans les prochaines heures ?
12:09Lorsque Netanyahou ordonne à reprendre les frappes contre le Hezbollah,
12:12ça veut dire que ça va reprendre ce soir ? Qu'est-ce qui se profile ? Militairement, pardon.
12:19Là, je veux vous donner mon appréciation.
12:22C'est vraiment mon appréciation personnelle, je devrais peut-être faire ça face à la télévision,
12:26mais je pense que la guerre, comme nous l'avons connue jusqu'à présent, ne va pas, en tout cas
12:31au Liban,
12:32ne va pas reprendre avec la même intensité.
12:35D'accord.
12:36Parce qu'il y a vraiment une volonté du côté libanais.
12:39Pour la première fois, ils parlent du désarmement du Hezbollah.
12:43Ils n'en sont pas capables, mais il y a une volonté.
12:45Et il y a un début de discussion entre nous et le gouvernement libanais.
12:48Donc les frappes qu'ordonne Benyamin Netanyahou aujourd'hui ne remettent pas en cause
12:52le processus de négociation qui est engagé entre le Liban et Israël ?
12:57Non, non, il n'a pas redonné la reprise de la guerre.
13:00Il aurait dit reprendre des frappes sur des cibles spécifiques du Hezbollah.
13:04Et donc les négociations continuent ?
13:06Oui, bien sûr.
13:06Malgré tout ?
13:08Vous savez, négociations de paix, c'est généralement quand il n'y a pas la paix.
13:12Alors le but est vraiment de créer une différence, une situation différente.
13:15Mais donc il n'y a plus de cessez-le-feu ?
13:17Ce n'est pas qu'il n'y a plus de cessez-le-feu.
13:19Il y a une violation de cessez-le-feu, il y a une réaction à la violation de ce cessez
13:24-le-feu.
13:24Est-ce que cela veut dire qu'il n'y a plus de discussion ?
13:27Non, ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus de discussion.
13:29Ça veut dire qu'il y a discussion sur une situation qui est assez tendue.
13:34David Kalfa, une question ?
13:35Oui, enfin deux en réalité, en fait.
13:37Non, une.
13:39Malheureusement.
13:41On est de l'Arabie saoudite, qu'elle a fait pression sur le président américain
13:43pour que lui-même la répercute sur le Premier ministre israélien.
13:47Apparemment, les Saoudiens sont revenus dans le jeu libanais.
13:50Est-ce que vous pouvez nous donner quelques informations sur le sujet ?
13:54Vous parlez des négociations en ce moment.
13:56Des négociations entre Israël et le Liban.
13:57Vous dites à l'instant que l'État libanais est incapable de désarmer le Hezbollah.
14:02Mais du coup, à quoi servent ces négociations ?
14:04Alors, d'abord, ces négociations peuvent mener à un accord.
14:08La question ensuite sera la mise en œuvre de cet accord.
14:12Est-ce que le gouvernement libanais aujourd'hui seul est capable de mettre en œuvre un accord
14:18dans lequel il y aura bien sûr le désarmement d'Israoullah ?
14:21Non, j'en ai aucun doute, pas aujourd'hui.
14:23C'est pour ça que la participation de certains pays, surtout des pays de la région, est très importante.
14:29Pendant longtemps, les Saoudiens s'étaient retirés du Liban
14:32à cause du fait qu'ils avaient investi des milliards et des milliards et des milliards de dollars dans le
14:37Liban
14:37qui étaient rentrés surtout dans les poches des différents dirigeants libanais
14:41qu'on trouve, que ce soit ici à Paris ou même des fois dans différents plateaux.
14:48Et donc, le fait qu'un pays comme l'Arabie Saoudite décide de revenir dans le théâtre libanais
14:55est une très bonne nouvelle.
14:56Est-ce que ça va éventuellement changer les choses ?
14:59Je ne sais pas, parce qu'il va falloir créer un...
15:02J'utilise le terme mécanisme sans parler du mécanisme qui a été créé après le dernier cessez de feu.
15:12Il va falloir créer un espèce de mécanisme qui va permettre le désarmement du Hezbollah,
15:17mais réellement cette fois-ci, parce que le Hezbollah devait être désarmé depuis 2004.
15:21C'est la première fois que la résolution du Conseil de sécurité a été passée sur ce sujet.
15:27Mais réellement cette fois-ci, et les pays de la région devront y participer,
15:32devront aider justement le Liban parce qu'ils, malheureusement, sont incapables de le faire seul.
15:36En tout cas, 2400 morts, un million de déplacés depuis les opérations que vous menez.
15:42Et aujourd'hui, l'affaiblissement du Hezbollah, militairement, il ne saute pas aux yeux.
15:47D'abord, parlons de l'affaiblissement du Hezbollah.
15:51Vous savez, quand j'étais encore dans mon poste avant de venir ici,
15:56je m'occupais aussi de la question, entre autres, du Hezbollah.
16:00Et on faisait des différents jeux de guerre pour voir ce qu'il se passerait
16:08quand il y aurait une guerre entre nous et le Hezbollah.
16:12Le Hezbollah, à la veille de la guerre du 7 octobre, avait 150 000 missiles et des milliers de drones.
16:20150 000 missiles.
16:22Quand on parlait d'une guerre entre Israël et le Hezbollah,
16:24on parlait de milliers de morts de notre pays.
16:26De milliers de morts de notre pays.
16:27Et on parlait de la destruction totale de Beyrouth, de l'autre côté.
16:31Heureusement, nous n'y sommes pas.
16:33La raison pour laquelle nous n'y sommes pas, c'est justement à cause du fait que le Hezbollah est
16:38affaibli.
16:38Il n'est pas suffisamment affaibli.
16:41Il est encore armé.
16:42Il est encore capable de faire du mal, que ce soit à Israël ou de faire du mal même à
16:46son propre pays.
16:47Parce qu'ils le font.
16:48Il est capable de menacer le gouvernement libanais d'une guerre civile
16:51si le gouvernement libanais essayait de le désarmer
16:53ou si le gouvernement libanais faisait la paix avec Israël.
16:58Mais il est quand même affaibli.
17:00Mais pas suffisamment affaibli, c'est ce que vous dites.
17:02Une dernière question, je ne peux pas ne pas la poser.
17:05Que pouvez-vous nous dire de plus ce soir sur la mort de la journaliste libanaise Amal Khalil,
17:1142 ans, qui a été tuée mercredi dans le sud du Liban,
17:14puisque l'armée israélienne a dit examiner les faits.
17:17Voilà, alors justement, je vérifiais, je voulais une réponse à cette question avant de venir ici,
17:23parce que je savais que vous alliez me poser la question.
17:25Le fait que nous examinons les faits, ça veut dire qu'il y a peut-être eu une erreur ou
17:29pas,
17:29pour savoir exactement pourquoi cette personne est décédée et morte sous une frappe israélienne.
17:34Il semble, les premiers résultats, vraiment, de ce début de vérification,
17:44il semble qu'elle était près ou dans un bâtiment dans lequel il y avait des terroristes du Hezbollah
17:51et que nous ne savions pas qu'elle y était.
17:54Donc, elle a été tuée dans un bombardement d'un poste du Hezbollah.
18:00Donc, ce serait une erreur de l'armée israélienne ?
18:02Je ne sais pas ce que je dis, je dis que c'est en train d'être vérifié.
18:05Vérifié, ça veut dire que c'est peut-être une erreur, peut-être pas.
18:08Mais ce n'est pas elle qui était visée ?
18:09Non, ce n'est pas elle, clairement que non.
18:11Ça, vous l'assurez ce soir ?
18:12Oui, ça, je l'assure ce soir, ce n'est pas elle qui était visée.
18:15Merci, je suis Azarka, et on verra ce que l'enquête révèle,
18:19l'enquête menée par l'armée israélienne.
18:23Je voudrais quand même préciser que les représentants de reporters
18:29sont frontières.
18:30Eux ont parlé de crime de guerre à la suite du décès de cette journaliste.
18:36Merci d'avoir été avec nous.
Commentaires