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Saint-Étienne : debat politique autour des commerces, contrôles anti-fraude et éco-hameau exemplaire !

Cette semaine, la politique locale est à l'honneur avec un débat tendu mais courtois sur l'avenir des commerces de proximité à Saint-Étienne. Les élus ont échangé sur des mesures phares comme la gratuité des transports, la fiscalité et la sécurité, cherchant à redonner un souffle au centre-ville. La question du soutien aux commerces, et surtout à quel type de commerce, a suscité de nombreuses discussions.

Parallèlement, la répression des fraudes mène des contrôles rigoureux pour garantir l'authenticité des produits français, notamment dans les rayons fruits et légumes. L'objectif est double : informer le consommateur et protéger les producteurs. Ces opérations visent à prévenir les infractions et à assurer le respect de la loi.

Enfin, découvrez un projet immobilier novateur au Puy-Couriau : un éco-hameau qui transforme d'anciens bâtiments industriels en logements durables. Alliant patrimoine et écologie, cet exemple d'architecture responsable a été récompensé au niveau national, prouvant qu'il est possible de conjuguer développement et respect de l'environnement.

#SaintEtienne #CommercesLocaux #DeveloppementDurable

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00:03Musique
00:15C'est dans le calme et sans aucune animosité que ce premier débat politique d'avant-conseil municipal s'est
00:21déroulé.
00:22Lors de ce débat, un thème politique prioritaire a été abordé et ce lundi, c'est les commerces de proximité
00:28qui étaient concernés.
00:29On mobilise tous les outils, les leviers à notre disposition, donc ça va du transport en commun aux questions des
00:35animations populaires tous les mois,
00:38jusqu'à la mobilisation de tous les leviers juridiques, le droit de préemption, le fait de racheter aussi des surfaces
00:44commerciales par la ville.
00:46Et puis on compte beaucoup aussi sur l'engagement des Stéphanoises, des Stéphanois pour leur commerce, mais aussi des associations
00:51de commerçants qui jouent le jeu,
00:52qui nous ont dit qu'ils étaient derrière nous pour se mobiliser, pour que nous soyons ensemble et redonner un
00:59souffle aussi à notre centre-ville et faire battre le cœur de notre ville.
01:03Pendant ce débat, les élus de la majorité, comme d'opposition, ont pu s'exprimer et apporter leurs idées,
01:09mais aussi les craintes qu'ils peuvent avoir concernant quelques projets lancés par le maire de Saint-Etienne.
01:14J'aimerais dénoncer un point important, qui est la gratuité des transports proposés par M. Joannicot.
01:19Nous nous y opposons, c'est un coût très important, c'est plus de 3 millions d'euros de coût
01:23pour cette mesure,
01:24et ça n'a pas montré son efficacité pour les commerçants.
01:27Les commerçants veulent des clients qui peuvent se garer, qui peuvent venir en voiture.
01:31Ils veulent également de la visibilité sur la fiscalité, ils veulent de la sécurité, mais ils ne veulent pas de
01:35stases gratuites.
01:36Il n'y a pas que le centre-ville qui est concerné, mais aussi d'autres quartiers
01:40où les commerces de proximité sont manquants, d'autres choses sur une reformulation de la question,
01:48alors comment soutenir le commerce, mais quel commerce, ça c'est vraiment important pour nous.
01:53A la suite de ce débat, Régis Joannicot s'est engagé à apporter une réponse à chacune des propositions exprimées
01:59par les élus.
02:00Le maître mot de ce mandat est le pragmatisme.
02:05Des étiquettes et des panneaux annonçant des produits français, mais est-ce vraiment le cas ?
02:09C'est le but de ces contrôles réalisés par les services de la concurrence, la consommation et la répression des
02:14fraudes.
02:15Les articles ciblés sont surtout les fruits et les légumes.
02:17En plus de vérifier l'origine du produit, les prix et les tailles sont aussi inspectés.
02:22On va faire un repérage, faire un contrôle d'affichage des prix, d'affichage et d'information du consommateur,
02:28repérer quelques produits qui nous paraissent intéressants, suspects.
02:33On va croiser avec des demandes de documents, on va demander des bonnes livraisons, des factures,
02:38on va regarder les cagettes, on va regarder les réserves du magasin et analyser tout ça.
02:43Et le cas échéant, faire des demandes complémentaires, faire des recoupements auprès d'un grossisse, etc.
02:48Donc c'est une première partie du contrôle en magasin et ensuite le contrôle va se poursuivre par une analyse
02:52documentaire.
02:53Ces contrôles ont régulièrement lieu toute l'année.
02:55Le but est de s'assurer que les consommateurs soient informés correctement, éviter de porter préjudice aux producteurs, mais surtout
03:01faire respecter la loi.
03:03Il y a deux éventualités possibles. Soit c'est une erreur de bonne foi, ça peut toujours arriver, auquel cas
03:07il y a un avertissement.
03:09Soit c'est une erreur de mauvaise foi, si je puis dire, une infraction commise délibérément.
03:14Et là il peut y avoir une transaction pénale avec des peines d'amende extrêmement lourdes,
03:20voire parfois lorsque c'est de la tromperie aggravée en cas de récidive.
03:25Ensuite le parquet peut décider de poursuivre avec des sanctions qui peuvent être plus lourdes à la discrétion de l
03:30'autorité judiciaire.
03:31L'idée naturellement de ces contrôles multipliés, c'est de faire en sorte que le phénomène soit moins présent,
03:36de montrer aux éventuelles enseignes qui souhaiteraient contre-venir à la réglementation
03:40qu'il y a sans doute plus d'inconvénients à y contre-venir que davantage à en tirer.
03:45En 2025, 71 contrôles ont été réalisés dans le département.
03:48Cinq d'entre eux se sont terminés en procédure pénale pour francisation des produits.
03:54Situé au pied des crassiers du Puy-Couriau, un nouveau type de logement voit le jour.
03:58Un éco-hameau pensé pour allier patrimoine et écologie.
04:02Ici, trois anciens bâtiments ont été entièrement réhabilités.
04:05Une ancienne rubanerie, une maison et une écurie.
04:08Transformés en logement moderne avec une ambition claire, s'inscrire dans une démarche durable sur le long terme.
04:14Pour le groupe Criqui, c'est un véritable exploit.
04:17Certains se souviennent encore de l'état des bâtiments avant leur transformation.
04:21Moi, la première fois que je l'avais vu, je me suis dit mais ça a rasé.
04:24Réellement, on aurait dit qu'il n'y avait rien, il n'y avait parfois que des murs.
04:28On ne pouvait pas imaginer que ça devienne ça en fait.
04:31Un exploit salué par les acteurs locaux mais aussi reconnu au niveau national,
04:36avec un prix décerné par le ministère chargé du logement.
04:39Le groupe Criqui a créé 14 logements au Puy-Couriau en conciliant patrimoine et écologie.
04:45Isolation à la chaux, matériaux réutilisés, comme ici avec cette barrière.
04:49Tout a été pensé dans une logique durable et le respect du patrimoine.
04:52Ici, c'est un bâtiment, un ensemble de bâtiments très émouvants.
04:56On a les passementiers derrière nous, la maison du carrier.
04:58Il faut imaginer qu'ici, avant le grassier, avant au Puy-Couriau,
05:03il y avait une carrière, un énorme trou béant dans lequel on puisait les pierres
05:07pour aller combler les trous de la mine.
05:08Une inauguration saluée par les élus stéphanois, venus découvrir les bâtiments rénovés.
05:14Et c'est une façon de mettre en valeur notre patrimoine, patrimoine minier,
05:19notre patrimoine culturel et historique, avec une exemplarité en termes notamment de développement durable.
05:27Les cohameaux du Puy-Couriau pourraient bien inspirer les futurs projets de logement à Saint-Etienne.
05:34Vous êtes exactement à l'endroit du podium.
05:38Le compte à rebours est lancé.
05:40Ici, à l'espace déjà qu'un à Montbrison, le silence matinal a laissé place aux cliquetis des dérailleurs.
05:46A 100 jours de l'échéance, une cinquantaine de cyclistes s'élancent déjà vers Périgneux.
05:50Ce n'est pas encore la grande boucle, mais l'odeur du bitume et l'effervescence du peloton sont déjà
05:55bien réelles.
05:56Dans les roues, l'émotion est palpable.
05:58Pour ces passionnés, ce rendez-vous est bien plus qu'une simple sortie dominicale.
06:02C'est un hommage à un cyclisme en pleine ascension.
06:05Ça montre quand même l'intérêt que les gens portent au cyclisme féminin, qui est certainement plus beau que le
06:14cyclisme masculin.
06:15C'est un peu la fête du vélo, donc on est content de montrer ce qu'on fait.
06:19Le peloton s'étire au milieu des espaces verts qui arboreront leurs plus belles fleurs jaunes en hommage au célèbre
06:24maillot du Tour de France.
06:25Mais ne vous fiez pas au décor de cartes postales, le tracé forésien cache des pièges que les mollets des
06:30amateurs comme des professionnels vont ressentir.
06:33Il peut y avoir des surprises, c'est pas de la grande bosse, comme on dit clairement dans le jargon
06:38cycliste,
06:39mais il y a quand même pas mal de dénivelés et des côtes casse-pâtes.
06:43On est très content avec le soleil d'avoir autant de monde pour rendre hommage un petit peu honoré ce
06:51Tour de France féminin.
06:52L'effort se poursuit sur la route, mais la mobilisation gagne aussi la ville.
06:55Entre un défi Strava sur le segment de départ et un concours photo sur Instagram,
07:00Montbrison joue la carte de l'interactivité jusqu'au 23 mai.
07:03Pour la municipalité, l'objectif est clair, transformer l'essai médiatique.
07:07C'est une énorme visibilité, ce sont des millions de vues.
07:10On l'a vu avec le plus beau marché de France, les retombées que nous avons pu avoir.
07:13On espère avoir les mêmes, en tout cas on est vraiment là pour la fête et pour la promotion du
07:17vélo,
07:17parce que quelque part c'est un sport qui est très sain.
07:19Déjà aujourd'hui, quand je vois comment ça se passe, je me dis que ça va être une belle journée
07:23le 6 août.
07:23En attendant le retour des coureurs prévu pour 18h30, l'ombre du podium de départ plane déjà sur la Grande
07:29Avenue.
07:29De Montbrison à Boin, le territoire est désormais en ordre de marche pour accueillir le maillot jaune.
07:37Des pâtes, des conserves, des produits d'hygiène ou encore des fruits et légumes à prix cassés.
07:41Sur le campus Tréfillerie, cette nouvelle agro-rae, véritable épicerie solidaire étudiante,
07:46accueille ses premiers bénéficiaires.
07:48Portée par la phase Fédération des associations de Saint-Etienne étudiante,
07:52elle propose des produits vendus jusqu'à 90% moins chers qu'en grande surface.
07:56Donc l'épicerie, c'est l'agro-rae, ça profite bien évidemment aux étudiants.
07:59Pour être bénéficiaire, nous, c'est sur condition de revenus.
08:01On ne regarde pas les revenus des parents, ça c'est quelque chose qu'on ne fait pas.
08:04On regarde vraiment les revenus de l'étudiant, ce qu'il reçoit tous les mois,
08:06ce qu'il dépense en charge fixe tous les mois.
08:09Et en fonction de ça, on va calculer ce qui s'appelle le reste à vivre.
08:11On sait combien par jour il reste à vivre pour, comme j'ai pu le dire, se loger, se nourrir,
08:15se divertir.
08:16Et en fonction de ça, on va pouvoir attribuer un panier par étudiant.
08:19Ce panier, il est entre 8 et 15 euros par mois.
08:22Ça ne paraît pas beaucoup comme ça, mais finalement, en fait,
08:24vu que tous les prix ici sont à 90% de réduction,
08:27c'est l'équivalent de 80 à 150 euros par mois accès dans notre agro-rae.
08:30C'est en réalité un retour aux sources, puisqu'une agro-rae existait déjà à Tréfillerie,
08:34avant la rénovation du campus.
08:36Un second lieu en complément de celui de manufacture, certes moins grand,
08:39mais qui se veut plus proche du principal campus universitaire stéphanois.
08:43Donc effectivement, on a des étudiants qui ont des difficultés financières
08:46et qui ne peuvent pas se nourrir.
08:47Et forcément, quand on a des difficultés financières,
08:50on ne se focalise pas sur ces études et on n'est pas bien.
08:52Donc nous, on a besoin de les accompagner pour qu'ils soient bien
08:54et pour qu'ils puissent réussir leurs études.
08:56Donc cette épicerie, elle est essentielle pour nous.
08:58C'est un lieu, évidemment, pour l'aide alimentaire,
09:02mais pour lutter contre la précarité mensuelle, on l'a vu,
09:04la précarité au sens large,
09:07et pouvoir faire en sorte aussi d'avoir un lieu d'échange,
09:10de soutien entre pairs, entre étudiants,
09:12pour se sentir bien dans ces études, en fait.
09:15Donc c'est essentiel.
09:16Une réponse concrète, mais qui rappelle aussi une réalité plus large,
09:19celle d'une précarité étudiante encore bien présente en France,
09:22alors que la phase rapporte que ses bénéficiaires
09:24vivent avec moins d'un euro par jour
09:26pour se divertir, se transporter et se nourrir.
09:30Le décor n'a pas changé, mais l'effervescence, elle, est montée d'un cran.
09:34A Saint-Chamond, la maison Réau-Creu a troqué sa tranquillité habituelle
09:38contre les projecteurs de M6
09:40pour participer à l'émission La meilleure boulangerie de France.
09:44L'enseigne ligérienne sort de son cadre quotidien
09:47pour une compétition nationale,
09:49sans pour autant oublier ce qui fait son sel,
09:51la proximité et la reconnaissance de ses clients.
09:54Tout ce qui est qualité, il n'y a rien à dire.
09:56Aussi bien la gentillesse, niveau produit et tout, il n'y a rien à dire.
10:00Ce sont des très bons produits, il y a plein de choix et bien situés.
10:05Ça ne m'étonne pas du tout. Pourquoi ?
10:06Pour le savoir-faire et la qualité, c'est une bonne boulangerie.
10:10Sébastien Réau-Creu, artisan depuis 1997,
10:14voit dans ce passage télévisé bien plus qu'un simple concours technique.
10:18Pour lui, c'est l'opportunité de porter haut les couleurs de sa ville
10:21et de témoigner de la passion qui anime ses 22 salariés.
10:24Ce passage, ça reste dans tous les cas toujours une très belle mise en lumière
10:29de notre travail, de notre entreprise, de notre ville.
10:31On est fiers d'être Saint-Chamonnet et Couramieux,
10:34donc ça nous permet de mettre tous un petit peu en avant ce jour-là.
10:38Notre département, bien évidemment.
10:39Et puis, en fait, c'est une émission, en fait,
10:42on dit le concours de la meilleure boulangerie,
10:44mais c'est vraiment une mise en avant de notre métier dans tous les cas.
10:47Donc, c'est vraiment très bien.
10:48Mais le métier, c'est aussi savoir s'adapter et intégrer tous les talents.
10:52Pour relever les défis du jury, Sébastien a fait équipe avec Dylan,
10:57salarié de la maison en situation de handicap.
11:00Un duo soudé qui a vécu le tournage comme une preuve
11:02que la volonté peut surpasser toutes les difficultés.
11:05Il ne faut rien lâcher, en fait.
11:07Moi, comme j'ai eu souvent droit,
11:08et ce n'est pas parce qu'on est nul ou qu'on ne sait rien faire,
11:12c'est juste qu'on a des difficultés.
11:14Il faut faire avec, même si c'est difficile.
11:16L'épisode sera diffusé ce mardi 21 avril à 18h35.
11:20Une vitrine exceptionnelle pour la maison Réau-Creux,
11:23portée par le soutien de toute une ville.
11:27Ces quatre lionnes, toutes entre 6 et 8 ans,
11:30n'ont connu que les remorques de cirque.
11:32Depuis une dizaine de jours,
11:34elles se sont vite acclimatées à leur nouvel espace,
11:37et ce, grâce à une session volontaire d'un circassien
11:40qui arrête les représentations avec des animaux.
11:43Cela permet une meilleure prise en charge de ces lionnes.
11:47Grâce au propriétaire, qui s'est montré super coopératif,
11:50il les a placés lui-même dans les caisses de transport,
11:53donc sans anesthésie.
11:54Mais c'est vrai qu'avec une anesthésie, c'est plus long,
11:57il faut le temps de réveil des animaux.
11:58Les animaux, ils arrivent un peu en suquet,
12:00donc on a évité tout ça.
12:01Puis déjà 10 jours, elles sont dans l'herbe,
12:03elles se roulent dans l'herbe,
12:04donc elles sont paisibles.
12:05C'est vraiment super comme changement.
12:07Et leur destin pourrait être le même que le lion laïche
12:10provenant du même cirque.
12:11Dans quelques jours, ils pourraient rejoindre l'Afrique.
12:14Mais quand ce sont des saisies, comme ces deux autres lionnes,
12:17les procédures peuvent prendre plusieurs années.
12:20Cela fait trois ans qu'elles sont placées à Saint-Martin-la-Pleine.
12:23Ces grands félins, Tonga Terre d'Accueil,
12:25s'apprêtent à en recevoir de plus en plus.
12:28Actuellement, ils peuvent en accueillir une vingtaine,
12:31mais en 2028, la loi interdira toute représentation d'animaux dans les cirques.
12:36Il y a eu des appels à manifestation de la part du gouvernement.
12:39Il fallait que les structures puissent se proposer
12:43pour proposer des nouvelles installations
12:46ou des capacités d'accueil pour ces animaux-là.
12:49Nous, on prévoit d'autres bâtiments d'accueil pour ces animaux.
12:52On ne pourra pas tous les prendre parce qu'il y en a trop.
12:54Dans les cirques, c'était estimé 200 à 300 félins, fauves,
12:58donc lion et tigre.
13:00Mais depuis, la reproduction a continué,
13:02donc on ne sait pas vraiment combien il y en a.
13:04Un projet en cours de réflexion, mais dans les années à venir,
13:08l'association espère doubler sa capacité d'accueil pour ces grands félins.
13:14Miniature par la taille, mais géant par la précision,
13:18le bonsai, art ancestral japonais,
13:19attire chaque année de plus en plus d'adeptes en France.
13:22Et ce week-end, c'est ici qu'a battu le cœur de la discipline
13:25et réunit des passionnés des quatre coins du pays, et même plus.
13:28C'est le travail de patience, c'est la formation des arbres,
13:33de partir de quelque chose d'assez commun pour arriver à quelque chose d'assez extraordinaire.
13:37Je trouve que c'est particulièrement harmonieux,
13:41c'est beaucoup de travail, on dirait presque des sculptures.
13:44Donc il y a un côté artistique, puis il y a un côté zen.
13:47Après, il y a beaucoup de monde, mais on arrive quand même à faire abstraction
13:49et on profite un peu justement de ce qui est proposé.
13:53Au programme, démonstration technique, conférences, concours nationaux,
13:57mais aussi plus de 30 exposants, potiers, calligraphes ou encore spécialistes du bonsai.
14:01On est démocratisé l'art du bonsai, parce qu'on a toujours tendance un petit peu à dire
14:04que c'est quelque chose qui est difficile à entretenir,
14:07mais en fait, quand on a les bonnes techniques,
14:09quand on a les bonnes explications,
14:12comment on rompote, comment est-ce qu'on taille les racines,
14:14comment est-ce qu'on taille la partie aérienne,
14:17on arrive à faire tenir des bonsais sans aucune difficulté.
14:20Et cette année, on a la chance d'accueillir, ici à Moron-les-Bains,
14:23sans arbres, sans arbres de passionnés,
14:25qui font partie des clubs affiliés à la Fédération,
14:29qui sont au regard du public,
14:31au regard aussi de certains juges,
14:32parce que certains arbres vont partir peut-être aussi à l'Européen.
14:35Parmi les temps forts, deux invités d'honneur,
14:37le japonais Daiki Abe, héritier d'un savoir-faire familial,
14:40et le français Alexandre Scudero, reconnu par sa vision artistique.
14:44Un bon bonsai, c'est un arbre qui a une bonne structure, avant tout.
14:48Il ne faut pas acheter un volume,
14:50parce que le volume ne veut rien dire dans le bonsai.
14:53Ce qui est intéressant, c'est d'avoir de belles racines,
14:56un bon tronc avec du mouvement,
14:58et de belles branches, comme ce qu'on peut trouver dans la nature.
15:00Parce que finalement, le bonsai, c'est juste le reflet
15:02de ce que l'on pourrait éventuellement observer autour de nous.
15:06La nature qui est omniprésente et qui nous entoure.
15:09Donc ça, vraiment, c'est ce qu'on va essayer de transposer dans le bonsai.
15:12Entre patience, précision et créativité, le bonsai continue de séduire.
15:16Preuve que même en miniature, la nature a encore beaucoup à raconter.
15:21Oubliez les musées poussiéreux.
15:23Ici, le patrimoine se touche, se coupe et se colle.
15:26Amarol, le ver n'est pas qu'une fenêtre sur le passé,
15:28c'est un terrain de jeu.
15:30Entre secrets d'histoire et ateliers manuels,
15:33bienvenue dans les coulisses d'un art qui transforme le sable en lumière.
15:35Tout commence ici, sous les voûtes de l'église.
15:38S'il vit trop du Moyen-Âge servait à éclairer les fidèles,
15:41il raconte surtout la vie locale.
15:43Amarol, l'un d'eux cache une particularité.
15:45Il a été financé par les habitants eux-mêmes.
15:48Il est en plusieurs étapes.
15:50D'un côté, on a un sein qui est représenté.
15:53De l'autre côté, c'est les habitants qu'on voit en bas du vitrail
15:58pour se rappeler un petit peu de ce qui s'est passé.
16:00Donc on voit des personnages en bas qui représentent les Marolais de cette période-là.
16:05Un puzzle de verre de plusieurs plaques,
16:07soudé au plan à plus de 1000 degrés,
16:08un travail de titan, ou même les plus grands maîtres commettent parfois des erreurs,
16:12comme ce personnage qui se retrouve avec deux pieds droits.
16:15Mais comment passe-t-on de la roche colorée à l'œuvre d'art ?
16:17Pour l'Office de tourisme de la Loire et du Forêt,
16:20la meilleure façon de comprendre la fragilité du verre,
16:23c'est de mettre la main à la patte,
16:24ou plutôt au papier.
16:25C'est de leur permettre de créer leur vitrail.
16:29Donc c'est d'abord de leur expliquer les vraies étapes
16:31pour faire un vitrail en verre,
16:33ce qui est très long et assez compliqué.
16:36Et de transposer ça pour faire un vitrail en papier,
16:39ce qui est plus facile,
16:40et au moins ils peuvent tester,
16:42essayer cet art.
16:43Croquis, calques, découpes, décalibres,
16:45le processus respecte les codes ancestraux.
16:48Seule la matière change pour permettre aux plus jeunes
16:50de s'approprier ce savoir-faire sans risque de coupure.
16:53On apprend plein de choses au niveau de l'histoire,
16:55au niveau du patrimoine,
16:57au niveau du savoir-faire,
16:59et c'est très intéressant,
17:01aussi bien pour les enfants que pour les adultes.
17:03C'est bien, je fais du collège et de l'activité manuelle.
17:08Je trouve que c'est un moment de partage
17:11avec mes petits-enfants,
17:12puis avec d'autres enfants et d'autres personnes qui sont là.
17:17À Marolle ou à Boins-sur-Lignon,
17:19l'art du verre continue de briller,
17:20et qui sait, avec autant de précision,
17:23peut-être qu'un de ses vitraux en papier
17:24finira un jour par inspirer la relève
17:27des maîtres verriers de la région.
17:30Vu de ma fenêtre,
17:31c'est le tableau que Robert de Niro Senior
17:33a réalisé lors de son séjour
17:35à Saint-Jus, en Chevalet,
17:37il y a plus de 60 ans.
17:38En 2022, l'artiste français J.R.
17:41avait promis à son fils Robert de Niro
17:43qu'un jour, il réaliserait un film documentaire
17:46sous cette période de sa vie.
17:48Et c'est comme ça que le célèbre acteur
17:50s'est retrouvé dans cette commune de la Loire
17:51pendant trois jours, puisque l'idée du film
17:54s'est concrétisée.
17:55Nous, on a été très surpris d'avoir le vrai Robert de Niro,
17:58si on peut le dire comme ça.
17:59On ne savait pas, tout était tenu sous couvert
18:03de la part de la production pour éviter
18:05probablement des interactions avec la presse
18:08que Robert de Niro ne souhaitait pas à ce moment-là.
18:11La population, évidemment, a été très surprise
18:13de savoir dès le mardi soir que Robert de Niro
18:16pouvait se trouver ici.
18:18Et nous, on a vécu ça comme une chance incroyable.
18:21Et l'idée, c'est de le faire partager
18:23et de permettre aussi d'avoir une vision
18:27des communes rurales comme les nôtres,
18:29positive, pour dire qu'on n'est pas que perdu
18:32dans les monts de la Madeleine.
18:34On est aussi une commune dans laquelle
18:36on peut faire plein de choses,
18:37et plein de grandes et belles choses,
18:39un peu plus fun que d'habitude.
18:41Pour réaliser le tournage au mieux,
18:43J.R. et Robert de Niro ont dû récupérer
18:45des objets de l'époque.
18:47Et c'est vers le musée du vélo qu'ils se sont tournés,
18:49car, malgré son nom, ce lieu ne regorge
18:52pas seulement de bicyclettes.
18:53Une véritable rue a été aménagée
18:56et qui s'inspire du centre-ville de la commune d'Antan.
18:58C'est au jour le jour ce que je trouve,
19:01parce que tout a été fabriqué avec de la récupération.
19:03Avec les gens de Saint-Ju qui m'ont aidé,
19:05et puis les voisins m'ont donné des tolles,
19:10des bouts de bois, des fenêtres,
19:11et puis j'ai fabriqué au fur et à mesure
19:12de ce que je trouvais.
19:13C'est les gens qui débarrassent des maisons
19:15qui me font des dons au lieu de jeter à la poubelle.
19:17Le décor ici ne bouge pas,
19:19c'est les objets qui bougent.
19:20Ce film documentaire ne sortira pas tout de suite.
19:22Il faudra attendre plusieurs mois
19:24avant de pouvoir le voir
19:25et de découvrir ce moment de vie
19:27de Robert de Niro.
19:31Il s'appelle Laurent Lufroy,
19:33originaire de Saint-Chamond,
19:34vous ne le connaissez peut-être pas,
19:36mais vous connaissez son travail.
19:38Laurent est affichiste depuis 40 ans
19:40pour les grands noms du cinéma.
19:42Son carnet d'adresse est rempli
19:44de metteurs en scène prestigieux.
19:46Brian de Palma, Luc Besson ou encore Sean Penn.
19:49Il était samedi invité au cinéma Le Family
19:51à Saint-Ju Saint-Rambert
19:53pour rencontrer le public.
19:55Il parle de son travail autour de l'affiche du film
19:58en projection, le soir même en salle,
20:00le cinquième élément de Luc Besson.
20:02L'occasion pour les cinéphiles
20:04de poser des questions sur le monde du cinéma
20:07et le processus de création de l'affiche.
20:10Laurent Lufroy a ses préférences.
20:12Mon métier, c'est de faire des campagnes
20:14du plus pour les films,
20:16faire des affiches.
20:17Je préfère les drames, les polars,
20:21parce qu'on va travailler davantage
20:22sur le film.
20:25Pas sur le casting, mais vraiment sur le film.
20:27Sur l'ambiance du film, sur l'idée du film.
20:30Même les films d'horreur ou les films fantastiques,
20:32c'est assez drôle à faire.
20:33C'est assez bien parce que d'un coup,
20:35souvent ça pousse l'imaginaire un peu loin,
20:37on peut essayer beaucoup de choses.
20:41Je préfère ça aux comédies.
20:42Pour le cinquième élément,
20:44une affiche sans tête d'affiche justement.
20:46Laurent n'est pas adepte du Star System
20:49et ne regarde jamais les films,
20:51mais discute en amont avec les réalisateurs
20:54pour coller à l'univers du film.
20:56Si on a une idée et qu'on mette
20:57les comédiens en valeur,
20:59je n'y vois aucun problème,
21:00il faut avoir une idée.
21:01Si c'est juste pour mettre leur tête
21:03dans un ciel ou comme ça,
21:05ou en randonnion, comme on fait,
21:07aujourd'hui, il y a toutes ces affiches
21:08où ils sont tous comme ça,
21:11alors ils sont dans un champ,
21:12à un moment ils sautent,
21:13ou ils sont sur un canapé,
21:14il y a tous les comédiens,
21:15il n'y a pas d'idée.
21:18Je trouve ça dramatique
21:19parce que j'ai toujours pensé
21:21que chaque film a droit à sa propre identité.
21:23Avec plus de 900 affiches à son actif,
21:26Laurent continue de travailler
21:27pour les plus grands
21:28et reste attaché à ses origines.
21:30Pour preuve, son entreprise à Paris,
21:33qu'il a nommée Couramio.
21:49Sous-titrage Société Radio-Canada

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