- il y a 4 mois
Mettez vous d'accord avec Michaël Darmon, Alex Darmon, Christine Bouillot, Romain Marsily
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NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour à ceux qui nous rejoignent sur Sud Radio, pour commenter cette actualité dans le 10h midi.
00:00:13Michael Darmon, bonjour.
00:00:15Bonjour.
00:00:16Vous êtes journaliste politique chez I24 News et vous avez publié Les Derniers Jours d'Itsac Rabin aux éditions Passé
00:00:22Composé.
00:00:23Alex Darmon, et oui, il y a deux Darmon aujourd'hui, journaliste politique.
00:00:26Entité juridique séparée.
00:00:30On vous retrouve sur Youtube, vous avez une chaîne de débats politiques, Les Indécis,
00:00:35et puis on peut toujours voir sur MCS Plus votre doc Paris Apprendre.
00:00:39C'est pas mal de voir à tête reposée ce qu'a été cette campagne de Paris où vous avez
00:00:43suivi tous les candidats.
00:00:46Romain Marsilly, bonjour, directeur général de Nouvelle Énergie, le parti de David Lissnard et Christine Bouillaud.
00:00:52Bonjour Christine, journaliste à Sud Radio, évidemment on vous connaît et vous êtes correspondante à Toulouse pour Sud Radio.
00:01:00Bientôt une loi logement, mais qui peut encore se loger ?
00:01:03Et là c'est vrai qu'on a envie de vous entendre, auditeurs de Sud Radio.
00:01:07Est-ce que vous êtes, si vous êtes propriétaire, que vous avez du mal à louer vos logements parce qu
00:01:13'ils n'ont pas la bonne étiquette énergétique,
00:01:15que les choses devraient changer ? Et puis pareil, quand vous cherchez un logement aujourd'hui, c'est très très
00:01:20compliqué,
00:01:20de moins en moins de logements sur le marché. 0826 300 300 pour vos témoignages.
00:01:26Emmanuel Macron assure qu'il ne fera pas de politique après son mandat.
00:01:31Qui le croit ? 0826 300 300, on parlera du RN et des syndicats et puis d'autres sujets évidemment
00:01:40avec vous et Gilles Gansman,
00:01:42toujours là sur le plateau pour le zapping et d'autres sujets qui font l'actualité.
00:01:48Et on commence, on va rester sur Emmanuel Macron, c'est la méthode Notre-Dame que veut appliquer Emmanuel Macron.
00:01:55La mise en place de projets industriels est vite, parce qu'il lui reste peu de temps.
00:01:59Il faut dire qu'hier il a fait pas mal d'annonces, en particulier une annonce choc, la première usine
00:02:06en France de lithium.
00:02:08Dans l'Allier se trouve l'un des plus grands gisements de lithium au monde.
00:02:12Un métal indispensable à la fabrication des batteries qui doit être extrait ici, à l'horizon 2030.
00:02:19Il faut des batteries au lithium. Donc c'est important pour la transition énergétique, pour nos ambitions de décarbonation, d
00:02:25'ouvrir ce type de mine.
00:02:26Cette ouverture de mine serait la première dans l'hexagone depuis 50 ans et beaucoup d'autres pourraient suivre.
00:02:33Depuis plusieurs années, des hélicoptères comme celui-ci, équipés de systèmes de détection, parcourent le pays.
00:02:39Ils sont de nos sous-sols, à la recherche de ce que l'on appelle des métaux critiques.
00:02:44Des matériaux indispensables par exemple pour les énergies renouvelables, dont l'aéronautique est la défense, ou encore pour fabriquer des
00:02:51composants électroniques.
00:02:53Rien qu'en France métropolitaine, 20 zones d'exploration minières pour ces ressources ont ainsi obtenu des permis.
00:02:59Une première étape avant l'exploitation.
00:03:02On a des idées, maintenant on a peut-être du lithium.
00:03:05Oui, il y a plusieurs sujets.
00:03:07Il y a le sujet de Notre-Dame qu'on a évoqué ici, c'est-à-dire, allez on y
00:03:11va, que l'a-t-il fait avant ?
00:03:15C'est un petit peu ce qu'on a dit sur le plateau.
00:03:16Et puis effectivement le lithium, je ne sais pas qui veut réagir, Michael Darmond ?
00:03:20Sur la gouvernance Notre-Dame, c'est intéressant parce que c'est effectivement devenu un concept.
00:03:25En fait, c'est le feu, le général Georges Jolin qui l'avait proposé et donné comme condition au président
00:03:32de la République qui venait lui proposer de reconstruire Notre-Dame en 5 ans,
00:03:37en disant mais dans ces cas-là, il faut donner moi l'autorisation de pulvériser toutes les normes, tous les
00:03:44blocages bureaucratiques, administratifs,
00:03:47parce qu'il faudra agir comme une opération commando.
00:03:49Et Emmanuel Macron avait dit, on va le faire, on le fait comme ça et c'est pour cela que
00:03:52le délai a été tenu.
00:03:55Ensuite, je trouve qu'un peu abusivement, c'est devenu un concept de gouvernance.
00:04:00En réalité, ça n'existe pas ailleurs.
00:04:03Là, effectivement, il y a un propos de communication qui consiste à dire, on va faire de la gouvernance Notre
00:04:09-Dame.
00:04:10Je pense que ça n'en prendra pas forcément le chemin.
00:04:14On est à un an de la campagne présidentielle.
00:04:16On verra dans quelle mesure après ce procès, en tout cas ce projet, il sera dans une logique de gouvernance
00:04:27Notre-Dame ou si ça restera un peu pieux.
00:04:29En tout cas, sur le lithium, c'est intéressant.
00:04:31On ne sait pas combien de temps ça va prendre avant de pouvoir exploiter.
00:04:34On ne sait pas quelle capacité d'indépendance ou de souveraineté ça peut donner vis-à-vis de l'utilisation
00:04:44de ce métaux.
00:04:47Mais en tout cas, c'est un projet intéressant et effectivement, c'est la bonne direction.
00:04:51Il faut utiliser ce potentiel.
00:04:53Romain, Marcilli ?
00:04:54Non, mais dans un monde normal, qui n'est pas empêché par la bureaucratie, par les normes, à tout va,
00:05:02tout projet devrait être un projet Notre-Dame, sauf qu'un particulier, dûment justifié.
00:05:07Alors que là, en fait, dans le monde des bureaucrates, tout projet, c'est un projet notre cauchemar, sauf exception
00:05:14déterminée par l'État lui-même.
00:05:16C'est-à-dire que c'est l'État qui dit qu'il y a 150 projets, ça peut être
00:05:19200, 300, bon, la com' fait qu'il y a 150 projets, il y a sûrement de très bons projets,
00:05:24d'ailleurs, dans ces 150 projets.
00:05:25Mais il faut libérer tout le pays, il ne faut pas être dans une logique étatiste, centralisatrice, où c'est
00:05:31le gouvernement, ou l'exécutif, qui dit, ben voilà, tel projet, on va le libérer des normes.
00:05:36Il faut libérer tout le pays, massivement des normes, c'est le combat numéro un de Nouvelle Énergie de David
00:05:41Distan, d'ailleurs.
00:05:42Y compris la fracture des sols pour le pétrole ou le gaz ?
00:05:46Non mais, on peut prendre tous les cas, si vous voulez, mais je veux dire, l'idée, encore une fois,
00:05:50le libéralisme, ce n'est pas l'anarchie, c'est supprimer beaucoup plus de normes,
00:05:55c'est implicer, ça ne veut pas dire supprimer toutes les normes, bien sûr qu'il y a besoin de
00:05:59normes, mais le problème, c'est que, ce n'est pas la complication, c'est qu'en France, tout est
00:06:04trop complexe, et donc, il est temps d'en finir avec ça.
00:06:11Non mais, moi, je suis assez surpris du fait que le président de la République se réveille à un an
00:06:16de la fin de son mandat.
00:06:17Je me rappellerai vraiment très longtemps, parce que c'était la première campagne que je couvrais en tant que jeune
00:06:22journaliste politique en 2017, de cette interview qu'il avait donnée en août 2017,
00:06:27où il parlait des logements, justement, et où il disait qu'il voulait faire un choc de l'offre, qu
00:06:31'il ne voulait pas rester dans l'offre, dans la stratégie de l'APL, des APL qui faisaient monter le
00:06:35loyer,
00:06:35et qu'il fallait construire, construire, construire. Et là, dix ans plus tard, il semble se réveiller, enfin avoir compris
00:06:41peut-être son programme de 2017,
00:06:43et de se dire qu'il faut construire, construire, construire, mais c'est trop tard. Et en réalité, ce n
00:06:47'est pas dans la dernière année d'un mandat présidentiel
00:06:50qu'on peut vouloir appliquer ce qu'on avait promis il y a dix ans. Donc, là, il essaye juste
00:06:55d'occuper l'espace médiatique, et aussi un peu l'espace, c'est vrai, de politique intérieure,
00:07:00parce qu'on l'a beaucoup vu sur la politique internationale, mais il sent bien que c'est, à mon
00:07:04sens, il sent bien que c'est des coups d'épée dans l'eau,
00:07:06et qu'on est déjà en train de se trouver sur la présidentielle de 2027.
00:07:09Christine Bouillot ?
00:07:11Alors, on parle beaucoup de lithium, mais par exemple, sur la Nouvelle-Aquitaine, il y a quatre projets qui sont
00:07:16concernés par ce projet Notre-Dame.
00:07:19Par exemple, si on prend la Nouvelle-Aquitaine, et notamment la Gironde, avec des projets très concrets sur du cobalt,
00:07:25sur du bio-kérosène,
00:07:28enfin, il y a des sujets qui ne sont pas nouveaux, mais voilà, les acteurs économiques, ce matin, disent tous
00:07:33que l'annonce du chef de l'État va plutôt dans le bon sens,
00:07:37mais beaucoup disent aussi qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, parce que déjà, ce sont des projets
00:07:42qui sont dans les cartons depuis de longs mois,
00:07:44et qu'il y a effectivement une phase de concertation qui serait réduite, pour les débats, en tous les cas,
00:07:50les enquêtes publiques, de 18 mois à 12 mois,
00:07:53donc c'est six mois de moins, mais ces enquêtes publiques, malgré tout, permettent aussi une meilleure acceptation de certains
00:07:59projets industriels,
00:08:00et on peut s'interroger, par exemple, sur des zones à fort potentiel inondable, le bassin de la Garonne, l
00:08:06'estuaire, etc.,
00:08:07où il y a plusieurs projets qui sont actuellement en gestation, et bien, d'avoir une réflexion avec l'écosystème
00:08:14tout autour,
00:08:15et puis aussi la viabilité de certains projets. Moi, je prends juste un exemple d'actualité aujourd'hui, c'est
00:08:21bien joli,
00:08:22c'est ce que nous disent par plusieurs acteurs locaux de vouloir réindustrialiser, encore faut-il garder les industries qui
00:08:29sont actuellement sur place.
00:08:30Je rappelle qu'il y a les dernières usines de pâte à papier à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône,
00:08:34et à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne,
00:08:36qui sont en cessation de paiement, parce que l'actionnaire indien, qui n'est pas un actionnaire français, a décidé
00:08:41de se désengager,
00:08:42et qu'aujourd'hui, on cherche absolument des repreneurs. Donc, peut-être que la méthode Notre-Dame pourrait être aussi
00:08:48fléchée vers des sites industriels
00:08:51qui existent déjà, qui ont un avenir, qui font vivre les territoires, et qui permettraient d'éviter une catastrophe à
00:08:57la fois industrielle et écologique aussi,
00:09:00parce que derrière, il faut penser que quand une usine ferme, il faut soit la transformer,
00:09:05mais ça veut dire aussi la dépolluer, et ça, c'est au coût de la collectivité,
00:09:10et ce n'est pas au coût de celui qui plie les cartons et qui s'en va.
00:09:15Donc, voilà.
00:09:16Alex, ce qu'on ne dit pas aussi dans la méthode Notre-Dame, c'est que vous avez quand même
00:09:20beaucoup de gens qui avaient participé,
00:09:22il n'y avait pas que l'État, dans ce genre de projet.
00:09:25C'est le nerf de la guerre, c'est quand même les finances et l'argent.
00:09:30Heureusement qu'il y a eu Bernard Arnault, François Thuneau.
00:09:33C'est un super slogan, aujourd'hui, de dire la méthode Notre-Dame, mais la méthode Notre-Dame, ce n
00:09:37'est pas l'État, en fait.
00:09:38Non, mais la méthode, ce qu'il veut dire dans la méthode Notre-Dame, c'est s'affranchir aussi d
00:09:42'un certain nombre de normes pour pouvoir accélérer les travaux.
00:09:45C'est pour tout le monde, pas pour 150 projets, il fallait-je décider par l'État, par la parole
00:09:49divine et présente dans le public.
00:09:50Ce qu'on peut entendre, là, maintenant, à l'instant, c'est que, justement, il y a des procédures de
00:09:57débat public qui devront quand même être respectées.
00:10:00Donc, en quoi ce sera du Notre-Dame ?
00:10:04Et c'est vrai que la spécificité, et qui avait été la grande singularité et la nouveauté de Notre-Dame,
00:10:08ça a été le fait qu'un établissement public a été créé sur la base de fonds privés.
00:10:15C'est ça, la grande nouveauté aussi.
00:10:19Donc, bon, voilà, c'est une formule qui vient maintenant venir jalonner la fin du mandat.
00:10:26On sent bien que Emmanuel Macron prépare l'héritage, qui veut, voilà, égrener, justement, des projets dont on parlera après
00:10:35lui.
00:10:35On se retrouve dans un instant, on va parler de Uber.
00:10:40Alors, ça concerne principalement les grandes villes.
00:10:44Uber, pas les taxis, mais Uber Eats et Deliveroo, toutes ces sociétés qui emploient énormément de sans-papiers.
00:10:52On en parle avec vous.
00:10:53C'est assimilé à de l'esclavage moderne.
00:10:56On y revient dans un instant avec vous, Gilles.
00:10:59Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:11:04Et nous sommes ensemble avec vous sur Sud Radio et nous commentons l'actualité.
00:11:09Alors, Gilles, sujet qui fait beaucoup réagir dans l'actualité, ça concerne tous les livreurs à moto, à mobilette, à
00:11:22scooter,
00:11:22qui vont dans des restaurants pour vous livrer à domicile ce que vous commandez à manger.
00:11:28Eh oui, est-ce qu'on est tous des esclavagistes ?
00:11:31Est-ce que ce midi, en commandant son hamburger ou sa pizza chez Uber ou Deliveroo,
00:11:35on encourage les méthodes de Uber et Deliveroo pour plusieurs associations de livreurs ?
00:11:41Ces deux sociétés font de la traite d'êtres humains.
00:11:44Une plainte pour traite d'êtres humains visent Deliveroo et Uber Eats en France.
00:11:48Déposée le 22 avril par plusieurs associations de livreurs,
00:11:51cette plainte déposée auprès de la procureure de Paris dénonce un modèle économique
00:11:55reposant sur une main-d'œuvre précaire majoritairement immigrée.
00:11:58Les deux plateformes contestent, Uber Eats affirme que la plainte ne repose sur aucun fondement,
00:12:03Deliveroo rejette toute accusation d'exploitation ou de traite d'êtres humains.
00:12:06Selon les plaignants, les plateformes exploiteraient la vulnérabilité de ces travailleurs
00:12:10avec des conditions de travail dégradées et une forte dépendance économique.
00:12:13En France, entre 70 000 et 100 000 livreurs seraient concernés.
00:12:17D'après une enquête menée en 2025 par Médecins du Monde,
00:12:2098% sont nés à l'étranger et 64% seraient sans titre de séjour.
00:12:24Ils travailleraient en moyenne 63 heures par semaine pour environ 1480 euros bruts mensuels.
00:12:31Alors dites-nous, est-ce que vous commandez, vous, ce type,
00:12:34est-ce que vous faites appel à ce type de service 0826 300 300 ?
00:12:40Qu'en pensez-vous ? Moi, la question que je me pose, c'est qu'il n'y a pas
00:12:42de contrôle, il n'y a pas de...
00:12:44Et vous avez entendu, 63 heures par semaine, hein ?
00:12:46Oui, et payer, pas de gros choses.
00:12:50Alors d'abord, c'est...
00:12:51Michael Darmont.
00:12:52C'est bienvenu au club, on le sait depuis longtemps.
00:12:55Cette plainte, elle a effectivement un effet médiatique, de par sa formulation.
00:12:59Mais en réalité, c'est une problématique qui est mise en avant depuis très longtemps déjà par les syndicats.
00:13:04Il y a eu beaucoup de... il y a eu quelques conflits de ce point de vue-là.
00:13:07Et surtout, il y a effectivement, je dirais, une réelle misère de la part qui est vécue par ces livreurs.
00:13:20C'est vraiment le nouveau prolétariat.
00:13:22C'est eux qui... ils sont obligés de créer une auto-entreprise.
00:13:27Ce ne sont pas des salariés.
00:13:29Ils ont très, très peu de protection sociale.
00:13:32Ils sont effectivement soumis à des cadences absolument infernales avec tout ce que ça signifie en fatigue et en risque.
00:13:39Et oui, ce sont toutes ces personnes qui n'arrêtent pas de...
00:13:43Personnellement, je n'utilise pas parce que c'est pas mon mot de fonctionnement.
00:13:48Mais je vois bien à quel point ils sont partout, à quel point ils sont maintenant totalement intégrés dans la
00:13:53vie quotidienne de la société.
00:13:57Et oui, c'est effectivement la population aujourd'hui qui représente la précarité.
00:14:05Dont les syndicats parlent de temps en temps, pas tout le temps.
00:14:08Mais bon, on n'a pas entendu...
00:14:11Cette plainte, effectivement, elle est frappante parce qu'ils ont réussi à marquer un coup avec l'information.
00:14:17C'est-à-dire un certain nombre de... à donner des chiffres.
00:14:19Oui, oui, bien entendu.
00:14:20Mais après, on n'est pas sur la traite d'humains.
00:14:24Une fois de plus, je trouve que c'est une...
00:14:27Je dirais, une exagération dans les termes qui vient, en fait, je dirais, porter atteinte, en réalité, à ceux qui
00:14:35subissent vraiment ce qui est reproché.
00:14:39La traite des esclaves, c'était pas ça.
00:14:43Oui, mais enfin, on peut l'assimiler.
00:14:45Non, justement, le problème, c'est de l'assimiler.
00:14:48Alors, on va en débattre.
00:14:49On a un auditeur, Hervé.
00:14:51Bonjour, Hervé.
00:14:52Bonjour, Valérie.
00:14:53Bonjour, à tout le plateau.
00:14:55Est-ce que vous faites appel, vous, à ce genre de société ?
00:14:59Non, pas du tout.
00:15:01Je boycotte ce principe.
00:15:03Pourquoi ?
00:15:04Pour une raison simple.
00:15:06Ce sont des gens...
00:15:07J'en ai connu quand j'habitais dans une zone urbaine.
00:15:10Ce sont des gens qui travaillent une soixantaine d'heures par semaine.
00:15:14qui ont un revenu brut équivalent au SMIG.
00:15:17Mais comme ils doivent allouer leur matériel et également un compte, une fois qu'ils ont payé leur cotisation et
00:15:23le matériel, il leur reste moins de 1 000 euros pour vivre.
00:15:27Et par rapport au nombre d'heures, c'est vraiment une forme d'esclavage.
00:15:31parce que ça fait 4 euros ou 5 euros par heure de travail.
00:15:36Et à contrario, Hervé, en 2024, a quand même réalisé, par exemple, 1,4 milliard de chiffre d'affaires.
00:15:45Donc, il y a quand même une inégalité évidente dans ce cas-là.
00:15:51Et vous remarquez qu'autour de vous, ça se généralise, ce genre de commandes ?
00:15:57De pratiques.
00:15:58Oui, de pratiques.
00:15:59Alors, je pense que c'est aussi lié un peu au monde moderne et à l'application du téléphone qui
00:16:04devient une expoissance de nos mains.
00:16:07Certains aiment encore faire à manger et prennent le temps de faire à manger.
00:16:11D'autres rentrent chez eux et plutôt que de faire à manger, ils vont commander.
00:16:16Et en attendant de recevoir la commande, ils vont se mettre sur les réseaux sociaux.
00:16:21C'est quelque chose qu'on ne voyait pas à l'époque.
00:16:25Alors, peut-être qu'on va faire réagir Alec, décidément, avec Zarmont.
00:16:32Moi, j'entends tout ce qu'il est dit.
00:16:33Je suis un peu quand même d'accord, pour le coup, avec Mickaël aussi, sur le fait de faire attention
00:16:36à la définition des mots.
00:16:37L'esclavage, c'est que vous travaillez sans consentement, sans liberté.
00:16:41Vous n'êtes pas payé dans l'esclavage.
00:16:42Alors, il s'ajoute l'esclavage moderne.
00:16:44Oui, mais l'esclavage moderne, c'est pareil, sans liberté.
00:16:47Ils subissent peut-être le fait de travailler, c'est vrai et c'est réel.
00:16:51Et d'ailleurs, on parle de SMIC.
00:16:53Je pense que certains, ce n'est même pas le SMIC.
00:16:54Selon la région où vous êtes et selon la ville où vous êtes, vous ne gagnez même pas le SMIC.
00:16:58Mais la réalité aussi, pardon, il faut le dire, c'est qu'en 2017, quand tout le monde nous en
00:17:01parlait,
00:17:02et Emmanuel Macron, quand il était en 2016, en 2015, même quand il était ministre de l'économie,
00:17:06c'était la libéralisation de la société, l'ubérisation de la société.
00:17:08C'était super, tout le monde allait pouvoir travailler.
00:17:11Le ruissellement.
00:17:12Le ruissellement, exactement.
00:17:13Et aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a un vide juridique considérable autour de cette profession.
00:17:19Il faut le savoir quand même qu'il y a une directive européenne qui a été votée,
00:17:24mais qui n'est pas appliquée en France.
00:17:25Et donc, en fait, on laisse...
00:17:27Qui dit quoi ?
00:17:27Alors, il faudrait vérifier, mais la directive juridique européenne,
00:17:30elle dit qu'il faut qu'il y ait un statut pour ces travailleurs-là.
00:17:33Et ça fait dix ans que ça dure, parce que vous avez des chefs d'entreprise
00:17:35qui, à l'époque, avaient créé des plateformes de livraison comme cela
00:17:39qui ont été entendus pour détournement de...
00:17:42Pas détournement, c'était salariat déguisé,
00:17:44parce que c'est du salariat déguisé,
00:17:45quand vous êtes auto-entrepreneur tous les mois.
00:17:48Voilà.
00:17:48Et il y a une dernière chose,
00:17:49c'est que dans les livreurs qui livrent,
00:17:51c'est connu, les chiffres sont connus,
00:17:53vous avez deux tiers des livreurs qui sont étrangers, sans papier.
00:17:56Sans papier, mais ça c'est aussi une vraie question.
00:17:59C'est un vrai vide juridique.
00:18:00Christine, peut-être à Toulouse aussi,
00:18:02vous observez ce phénomène croissant des livraisons de repas à domicile ?
00:18:08Oui, alors je ne suis pas d'accord avec Alex et Mickaël
00:18:12sur la notion d'esclavage moderne.
00:18:16Aujourd'hui, il y a des procès qui sont faits pour des employés de maison,
00:18:19par exemple, dans les domaines agricoles aussi,
00:18:21où la justice rend des décisions conformes à ce qu'on appelle aujourd'hui
00:18:26l'esclavagisme moderne.
00:18:28Au départ, il y a 15 ans,
00:18:29toutes ces plateformes de livraison,
00:18:31c'était des jobs étudiants, des jobs d'appoint,
00:18:34qui étaient proposés, qui étaient promis.
00:18:36On avait son compte auto-entrepreneur
00:18:38et on améliorait comme ça son ordinaire.
00:18:42Ce qui est devenu aujourd'hui une aberration totale,
00:18:44c'est que tout simplement,
00:18:45c'est les algorithmes qui mettent la pression.
00:18:48Puisque par exemple, l'algorithme,
00:18:50et ça a été démontré notamment dans l'action en justice
00:18:53qui avait été menée par d'autres syndicats
00:18:54il y a quelques années,
00:18:56montre qu'en fonction des heures,
00:18:59les tarifs ne sont pas les mêmes.
00:19:00Même si vous attendez trop en bas d'un immeuble
00:19:03pour pouvoir livrer un repas,
00:19:05et bien ça vous est décompté par la plateforme automatiquement.
00:19:07Donc il y a véritablement une loi de la jungle algorithmique
00:19:11qui fait que le taux horaire aujourd'hui,
00:19:14ce que dit Médecins du Monde,
00:19:15et je pense qu'ils font sur du déclaratif,
00:19:18c'est ce qu'il leur est reproché par les plateformes,
00:19:20mais c'est quand même 6 euros de l'heure.
00:19:21Donc aujourd'hui, on est véritablement dans un flou juridique,
00:19:25social, un coût humain aussi,
00:19:28parce que ces livreurs,
00:19:29ils travaillent 365 jours par an,
00:19:31du matin au soir,
00:19:32quelles que soient les conditions météo.
00:19:35Après, il y a certains qui s'interrogent aussi
00:19:36sur le rôle des consommateurs.
00:19:38C'est que c'est le consommateur.
00:19:40Donc on est tous un peu,
00:19:41alors nous, peut-être pas autour de cette table
00:19:43à consommer de la livraison de repas à domicile,
00:19:46mais il suffit de regarder dans les grandes villes,
00:19:48Bordeaux, Toulouse, Paris, Marseille,
00:19:51quand il fait trop chaud,
00:19:52il n'y a que les livreurs dans les rues,
00:19:53ou quand il pleut,
00:19:54il n'y a que des livreurs dans les rues
00:19:54parce que les gens ne jouent plus à aller au restaurant.
00:19:57On a porté en du Romain, Marseille.
00:19:59On peut toujours dire que c'était mieux avant,
00:20:02que avant on cuisinait,
00:20:03c'était formidable,
00:20:04que les algorithmes,
00:20:05c'est vraiment très méchant dans tous les domaines,
00:20:07puisqu'il y a une lutte contre les algorithmes
00:20:09aujourd'hui, global,
00:20:10c'est un peu comme lutter contre l'électricité,
00:20:13mais on ne reviendra pas à la situation d'avant.
00:20:16On ne reviendra pas.
00:20:17Donc, ce qu'il faut faire,
00:20:18ce qu'il faut,
00:20:19c'est que le droit s'applique.
00:20:21Tout simplement.
00:20:23Vous avez évoqué,
00:20:24je suis assez d'accord, messieurs,
00:20:26il y a une législation,
00:20:27il y a du salariat déguisé,
00:20:29ça c'est totalement interdit en France,
00:20:31bien sûr,
00:20:32c'est totalement interdit.
00:20:33Mais il faut aussi penser à ces personnes,
00:20:34parce qu'il ne faut pas toujours être dans le jugement moral,
00:20:36que ce soit des consommateurs
00:20:37ou des personnes qui travaillent.
00:20:38Oui,
00:20:38beaucoup d'entre eux sont étrangers,
00:20:40ils ont quitté un monde souvent de misère
00:20:43pour venir ici,
00:20:44dans lequel ils gagnent peut-être mieux leur vie,
00:20:46dans lequel peut-être ils construisent quelque chose
00:20:48pour leur famille,
00:20:48je n'en sais rien.
00:20:49Mais je veux dire,
00:20:50qui sommes-nous pour juger ?
00:20:51Ce qui est certain...
00:20:52Enfin, qui sommes-nous pour accepter
00:20:53d'employer des clandestins ?
00:20:54C'était la deuxième partie de mon raisonnement,
00:20:56cher Valérie,
00:20:56c'était la deuxième partie de mon raisonnement.
00:20:58Force doit revenir à la loi
00:20:59et au droit,
00:21:00et non pas à la morale,
00:21:02c'est tout ce que je veux dire.
00:21:03Mais que vont faire ces gens ?
00:21:04Alors, je ne légitime pas du tout,
00:21:05mais je vous pose la question,
00:21:06c'est-à-dire que,
00:21:07un,
00:21:08les Français,
00:21:09quand je dis les Français,
00:21:10les gens qui ont des papiers,
00:21:11ne veulent pas faire ce boulot.
00:21:13Donc,
00:21:14je pose le problème,
00:21:18eux,
00:21:18veulent faire ce boulot.
00:21:19Vous ouvrez un gros sujet
00:21:20sur l'immigration.
00:21:21Peut-être qu'on accueille des personnes
00:21:22qu'on ne peut pas intégrer,
00:21:23il n'y a pas de travail,
00:21:24et elles sont obligées,
00:21:25pour subsister,
00:21:26de faire des travaux de misère
00:21:27que personne ne veut.
00:21:28Donc, effectivement,
00:21:29il y a un sujet très global
00:21:30sur l'immigration.
00:21:31Je suis bien d'accord.
00:21:32Hervé, je voulais juste rajouter
00:21:33quelque chose,
00:21:33notre auditeur Hervé.
00:21:35Oui, volontiers.
00:21:37Réaction par rapport
00:21:38au terme esclavage
00:21:39que j'ai utilisé.
00:21:41Il ne sort pas de mon chapeau.
00:21:43Si vous allez sur Public Sénat,
00:21:46donc,
00:21:46il y a une publication
00:21:48très intéressante
00:21:49concernant ce métier.
00:21:51Et le grand titre s'est marqué,
00:21:53c'est une forme
00:21:54d'esclavage moderne.
00:21:56Donc, ça vient du Sénat.
00:21:57Et le droit est là
00:21:58pour préserver la dignité humaine.
00:21:59Alors,
00:22:00merci, Hervé,
00:22:00d'être intervenu
00:22:01sur Sud Radio.
00:22:02Nous, on se retrouve
00:22:03dans un instant,
00:22:03on va parler logement.
00:22:05Et puis, un paradoxe,
00:22:06enfin,
00:22:07on va y revenir,
00:22:08mais ça coûte quand même
00:22:09plus cher de commander
00:22:11via ces plateformes
00:22:12que de faire...
00:22:13Donc, on dit que les gens
00:22:14n'ont plus d'argent.
00:22:15et en même temps,
00:22:16on assiste à une augmentation
00:22:17de ce type de livraison.
00:22:18Donc, paradoxe.
00:22:19On y revient
00:22:20dans un instant avec vous.
00:22:23Sud Radio,
00:22:24le 10h midi,
00:22:25mettez-vous d'accord,
00:22:27Valérie Expert.
00:22:28De retour pour commenter
00:22:29l'actualité avec
00:22:30Mickaël Darmon,
00:22:31journaliste politique
00:22:32chez 24 News.
00:22:33Je rappelle votre dernier livre,
00:22:34Les Derniers Jours
00:22:35d'Isaac Rabin
00:22:36aux éditions Passé Composé.
00:22:38Alex Darmon,
00:22:38journaliste politique.
00:22:40Votre chaîne
00:22:41est sur YouTube,
00:22:43Les Indécis.
00:22:44Romain Marsili,
00:22:45directeur général
00:22:45de Nouvelle Énergie.
00:22:46Et Christine Bouillot,
00:22:47journaliste à Sud Radio
00:22:48est correspondante à Toulouse.
00:22:51Emmanuel Macron assure
00:22:52qu'il ne fera pas de politique
00:22:53après son mandat.
00:22:54Qu'en pensez-vous ?
00:22:55Est-ce que vous y croyez ?
00:22:560826 300 300.
00:22:58Et puis,
00:22:58bientôt,
00:22:59une loi logement.
00:23:00Mais qui peut encore
00:23:01se loger en France ?
00:23:02Les prix sont assez hauts,
00:23:04en particulier
00:23:04dans les grandes villes.
00:23:06Et le ministre du Logement
00:23:09a décidé
00:23:10d'un grand plan logement,
00:23:11d'une grande loi logement
00:23:13pour pouvoir relouer
00:23:15des logements
00:23:15qui n'étaient pas forcément
00:23:16aux normes énergétiques.
00:23:19Et là,
00:23:20c'est intéressant
00:23:20de vous entendre
00:23:21si vous êtes propriétaire
00:23:22et que vous avez eu du mal
00:23:23à louer votre logement
00:23:25ou si,
00:23:25au contraire,
00:23:26vous cherchez des logements.
00:23:28Et c'est vrai
00:23:28que c'est de plus en plus difficile
00:23:29dans les grandes villes.
00:23:31J'avais le cas
00:23:31de cette personne
00:23:32qui a mis
00:23:33sur le Boncoin
00:23:35ou à une plateforme
00:23:36comme celle-là
00:23:37un appartement,
00:23:38un studio à louer
00:23:38à Paris.
00:23:39Et en l'espace
00:23:40de 30 minutes,
00:23:41il y a eu plus de 100 demandes.
00:23:43Donc,
00:23:43il y a une vraie pénurie
00:23:44de logements,
00:23:45certes à Paris,
00:23:46mais aussi dans les grandes villes.
00:23:48On a tout de suite
00:23:48Fabien qui voulait réagir.
00:23:50Bonjour Fabien,
00:23:50vous nous appelez de Nancy.
00:23:52Quelle est votre situation à vous ?
00:23:55Oui,
00:23:55bonjour Valérie.
00:23:56Alors,
00:23:56effectivement,
00:23:56moi je suis complètement coincé
00:23:58puisque j'ai acheté
00:23:59un appartement
00:23:59que je comptais mettre
00:24:00en location.
00:24:01Je suis désolé.
00:24:03Sauf que,
00:24:03du coup,
00:24:04le DPE actuellement
00:24:05qui est classé G,
00:24:06je me trouve
00:24:07complètement bloqué
00:24:08parce que du coup,
00:24:08il est inloable.
00:24:10Donc,
00:24:10on me demande
00:24:11de faire des travaux
00:24:11ce que j'ai entrepris
00:24:13il y a quelques semaines.
00:24:15Le problème,
00:24:15c'est que j'en ai pour un devis
00:24:16d'environ 30 000 euros
00:24:17parce que je me suis lancé
00:24:18dans une rénovation énergétique
00:24:21complète.
00:24:22Les fenêtres,
00:24:22l'isolation par l'extérieur,
00:24:23l'isolation des combles,
00:24:25je peux mettre un chauffage au sol
00:24:26pour essayer de gagner
00:24:27un petit peu des points
00:24:27et je suis complètement bloqué.
00:24:30L'enveloppe que j'ai prévue
00:24:31au départ ne suit plus
00:24:33et je pense que
00:24:33dans l'état actuel,
00:24:34si jamais il n'y a pas
00:24:35d'efforts qui sont faits,
00:24:36je vais être obligé
00:24:36d'arrêter les travaux
00:24:38et de vendre le bien
00:24:39parce que c'est trop compliqué.
00:24:42Et malgré les travaux
00:24:43que vous avez faits,
00:24:44vous n'arrivez pas
00:24:44à avoir une note correcte
00:24:47pour pouvoir le louer ?
00:24:48Non, non, c'est-à-dire
00:24:49que j'ai commencé
00:24:50à faire des travaux
00:24:50comme je disais
00:24:51sur une enveloppe
00:24:52de 30 000
00:24:53et malheureusement
00:24:54ça ne suffit a priori
00:24:55toujours pas
00:24:56donc je devrais continuer
00:24:58mais l'enveloppe,
00:24:59moi j'avais prévu
00:25:00un budget entre le budget
00:25:01de l'appartement
00:25:02et les travaux
00:25:03et là malheureusement
00:25:04je n'arrive plus à suivre
00:25:05et j'étais obligé
00:25:07de le vendre.
00:25:08C'est effectivement
00:25:09la situation dans laquelle
00:25:10se retrouvent
00:25:11de nombreux propriétaires.
00:25:12Donc la mesure
00:25:13dit Vincent Jeanbrun
00:25:14devrait permettre
00:25:15de remettre
00:25:17sur le marché locatif
00:25:18près de 700 000 logements
00:25:20et selon les statistiques
00:25:22officielles
00:25:22ça concerne
00:25:23453 000 logements
00:25:25du parc locatif
00:25:26qui sont classés G
00:25:28au titre du diagnostic
00:25:29de performance énergétique.
00:25:31Alors Romain Marsilly
00:25:32voulait réagir.
00:25:32Oui, la crise du logement
00:25:33c'est sûrement
00:25:34la crise sociale
00:25:35la plus grave aujourd'hui.
00:25:36On est tous touchés
00:25:38qu'on soit propriétaire
00:25:39qu'on soit locataire
00:25:40je peux témoigner
00:25:42de la pénurie absolue
00:25:43de logements
00:25:44qu'il y a à Paris.
00:25:45Votre exemple le citait
00:25:46moi j'ai eu le bonheur
00:25:46d'avoir un enfant l'an dernier
00:25:47on cherche un nouvel appartement
00:25:49avec une pièce en plus
00:25:50en location
00:25:51il n'y a pas d'offre
00:25:52simplement
00:25:52le socialisme conduit
00:25:54toujours à la pénurie
00:25:55de quoi qu'il arrive
00:25:55quel que soit le secteur
00:25:56quel que soit le marché
00:25:58le problème de la crise
00:25:59du logement en France
00:26:00on sait très bien
00:26:00d'où ça vient
00:26:01ça vient d'un excès de normes
00:26:02de dispositifs bidons
00:26:05confiscatoires
00:26:06ça vient d'une fiscalité excessive
00:26:08contre les propriétaires
00:26:09pour qu'il y ait des locataires
00:26:10il faut qu'il y ait des propriétaires
00:26:11et puis surtout
00:26:13maintenant on dit
00:26:13ben en fait
00:26:14on va changer la loi
00:26:15alors ça va très bien
00:26:16comme on peut le voir
00:26:17avec du bon sens
00:26:18ça va dans le bon sens justement
00:26:20mais tout ça
00:26:21ça arrive après des années
00:26:22des années
00:26:23de création de normes
00:26:25et je trouve que c'est curieux
00:26:26car sur le logement
00:26:27comme sur tout le reste
00:26:29j'ai l'impression
00:26:29que ces quelques mois
00:26:30le gouvernement
00:26:31est en train de défaire
00:26:32ce qu'il a fait
00:26:33alors dans tous les sens
00:26:34les choses qu'il avait
00:26:35plutôt bien faites
00:26:36genre la petite réforme
00:26:37des retraites
00:26:38on l'enlève
00:26:39on revient dessus
00:26:41et puis les choses
00:26:42catastrophiques
00:26:42qui ont planté le pays
00:26:43ils sont en train de revenir dessus
00:26:44en se vantant de revenir dessus
00:26:46le nucléaire
00:26:47on a planté le nucléaire
00:26:48maintenant
00:26:48on est totalement pro-nucléaire
00:26:50tout à l'heure
00:26:51les projets
00:26:52les fameux projets
00:26:53de Notre-Dame
00:26:54on va simplifier
00:26:55alors qu'on a complexifié
00:26:56le pays
00:26:57pendant des années
00:26:57et puis maintenant
00:26:58le logement
00:26:59donc on a planté aussi
00:27:00le marché
00:27:01du logement
00:27:02et maintenant
00:27:03on se vante
00:27:04un an avant la fin du mandat
00:27:06après une décennie
00:27:07de normes
00:27:08de fiscalité
00:27:09etc
00:27:09on défait
00:27:11donc c'est un peu comme
00:27:12la Pénélope
00:27:13qui attendait Ulysse
00:27:14qui tissait
00:27:14mais là c'est pareil
00:27:15on défait
00:27:16ce pouvoir
00:27:17défait
00:27:18ce qu'il a fait
00:27:18et dans les deux sens
00:27:19c'est pas sérieux
00:27:20c'est ce que nous dit
00:27:21Stéphane
00:27:22un auditeur
00:27:22ils n'en ont pas marre
00:27:23de faire des allers-retours
00:27:26comme cela
00:27:27François nous dit
00:27:28moi je ne peux plus
00:27:30déménager
00:27:30c'est trop cher
00:27:3215 mètres carrés
00:27:32pour presque 500 euros
00:27:34dans l'hyper centre
00:27:34je ne sais pas dans quelle ville
00:27:36se trouve François
00:27:37mais c'est vrai que ce matin
00:27:38je voyais aussi une chambre
00:27:39de 8-6 mètres carrés
00:27:42pour 450 euros
00:27:43alors c'est interdit
00:27:45normalement
00:27:45il faut être à 9 mètres carrés
00:27:47mais c'est vrai
00:27:47que la situation locative
00:27:49ça ne va pas s'arranger
00:27:50Mickaël Darmon
00:27:52oui c'est effectivement
00:27:53je dirais
00:27:56un contresens absolu
00:27:58par rapport à l'époque
00:28:00dans laquelle nous sommes
00:28:01par rapport à tous les discours
00:28:02que l'on entend
00:28:03sur la place de la France
00:28:06dans le monde
00:28:06sur tout ce que l'on fait
00:28:08avec maintenant
00:28:09l'intelligence artificielle
00:28:10avec l'innovation
00:28:11avec la science
00:28:12et quand on regarde
00:28:14côté cuisine
00:28:15on n'arrive pas à loger
00:28:16on n'arrive pas à avoir
00:28:18un permis de conduire
00:28:19en moins de 2 ans
00:28:21on n'arrive pas à avoir
00:28:22un médecin
00:28:23donc oui effectivement
00:28:25on a le sentiment
00:28:26là en ce qui concerne
00:28:27précisément
00:28:27cette question
00:28:28du parc locatif
00:28:30d'un retour en arrière
00:28:32d'une perte de temps
00:28:34d'une manière générale
00:28:35il faudra quand même
00:28:37regarder avec beaucoup
00:28:38de gravité
00:28:39ce qui s'est passé
00:28:40pendant ces 10 ans
00:28:43en quoi la France
00:28:44a-t-elle changé
00:28:45quand on reprend
00:28:47le livre
00:28:47révolution
00:28:48du candidat Macron
00:28:50qui prétendait
00:28:50mettre la France
00:28:51sur les rails
00:28:52du 21ème siècle
00:28:53il faudra quand même
00:28:54que l'on regarde
00:28:55précisément
00:28:56avant d'aller expliquer
00:28:58ou se poser la question
00:28:59ou s'inquiéter
00:29:00entre guillemets
00:29:01savoir
00:29:01de quoi va vivre
00:29:02ensuite
00:29:03le futur ancien président
00:29:04je racontais
00:29:05je redis cet exemple
00:29:06parce que
00:29:06à la pharmacie
00:29:07avant-hier
00:29:08trois médicaments
00:29:10en rupture de stock
00:29:11depuis plus d'un mois et demi
00:29:12la France est dans un état
00:29:14de souveraineté
00:29:16industrielle
00:29:16et pharmaceutique
00:29:18on est aujourd'hui
00:29:19à Christine Bouillot
00:29:20puis vous réagirez après
00:29:21Christine
00:29:22sur ces décisions
00:29:24effectivement
00:29:25et on a l'impression
00:29:26en plus que c'est
00:29:26l'écologie
00:29:27à chaque fois
00:29:27qui est touchée
00:29:28là ça concerne
00:29:30puisque l'énergie
00:29:31c'était l'écologie
00:29:31et dans les projets
00:29:32dits Notre-Dame
00:29:34quand j'ai regardé
00:29:34un petit peu
00:29:35ce qui était dit
00:29:35c'était aussi
00:29:36d'être un peu plus light
00:29:37entre guillemets
00:29:38sur les recours écologiques
00:29:40sur certaines constructions
00:29:42Christine
00:29:44le problème
00:29:44c'est en tous les cas
00:29:45l'idée au départ
00:29:46des classements énergétiques
00:29:47c'était de dire
00:29:49moins on consomme
00:29:51pour pouvoir se chauffer
00:29:53ne pas avoir froid
00:29:55on produit forcément
00:29:56on a besoin
00:29:57moins d'électricité
00:29:58moins d'énergie
00:29:59en fait
00:30:00c'est toujours
00:30:01la question
00:30:01j'ai l'impression
00:30:02du seuil
00:30:03si on prend des décisions
00:30:04il y a eu les ZFE
00:30:05par exemple
00:30:06on veut effectivement
00:30:07faire en sorte
00:30:09que dans les centres-villes
00:30:10il n'y ait pas trop
00:30:11de pollution
00:30:11parce qu'il y a des véhicules
00:30:13mais on ne va pas
00:30:13jusqu'au bout
00:30:14du procédé
00:30:15en disant
00:30:16on va aider les gens
00:30:17aussi à changer de véhicule
00:30:18et dans les territoires
00:30:19il est évident
00:30:19par exemple
00:30:20la voiture
00:30:20est absolument essentielle
00:30:21pour continuer
00:30:22à fonctionner
00:30:23alors là
00:30:24on met des diagnostics énergétiques
00:30:27les normes sont fixées
00:30:29des barèmes sont posées
00:30:30mais derrière
00:30:31ça veut dire
00:30:31des travaux de rénovation
00:30:33aider les propriétaires privés
00:30:36accompagner aussi
00:30:37le secteur du BTP
00:30:38ce matin
00:30:38il y avait le patron
00:30:39de la fédération du bâtiment
00:30:40qui était sur l'antenne
00:30:41de Sud Radio
00:30:42qui disait
00:30:42mais toutes ces notions-là
00:30:44sont très bien
00:30:44mais il nous faut
00:30:45un, de la visibilité
00:30:46deux, les gens
00:30:48pour pouvoir le faire
00:30:48et la trésorerie aussi
00:30:50pour tenir nos entreprises
00:30:51avec des aléas
00:30:52aussi économiques
00:30:53donc en fait
00:30:54on prend une décision
00:30:55qui sur le papier
00:30:56paraît bonne
00:30:57mais derrière
00:30:57il y a des implications
00:30:58on a le sentiment
00:30:58qu'on ne voit pas
00:31:00jusqu'au bout
00:31:01parce que les professionnels
00:31:02de l'immobilier
00:31:02l'ont dit dès le début
00:31:03qu'en classant les logements
00:31:05et en disant
00:31:06les classements G
00:31:07ce qui dans l'absolu est bien
00:31:08de ne pas loger des gens
00:31:09dans des passoires énergétiques
00:31:10c'est joli
00:31:11mais qu'est-ce qu'on en fait
00:31:13de ces logements ?
00:31:14Où est-ce qu'on met les gens
00:31:15du coup ?
00:31:15Donc effectivement
00:31:16on rétropélale
00:31:17parce qu'il y a une urgence
00:31:18aujourd'hui
00:31:18dans toutes les grandes villes
00:31:20avec des problématiques
00:31:21de logements
00:31:22donc les gens vont
00:31:22de plus en plus loin
00:31:23donc ça veut dire
00:31:24qu'il faut des déplacements
00:31:24c'est-à-dire peut-être
00:31:25une deuxième voiture
00:31:26il y a des problèmes
00:31:27d'accès à l'emploi
00:31:28enfin tout ça est colossal
00:31:30mais c'est comme vous disiez
00:31:32c'est parfois
00:31:33on a l'impression
00:31:33qu'on a fait
00:31:34et maintenant
00:31:34il faut défaire en urgence
00:31:36pour éviter que la cocotte minute
00:31:37n'explose
00:31:38en nom de la présidentielle
00:31:40Oui, Alex Stormont
00:31:40Mais il y a aussi
00:31:42des gens qu'on oublie
00:31:43un secteur qu'on oublie
00:31:43c'est le secteur immobilier
00:31:44Christine en a parlé rapidement
00:31:46mais je vous engage
00:31:47à aller voir les chiffres
00:31:48des différents promoteurs immobiliers
00:31:50c'est une crise sans précédent
00:31:51Sans précédent
00:31:52Sans précédent
00:31:53Pourquoi ?
00:31:54D'abord parce que
00:31:54les gens ne peuvent plus acheter
00:31:56ça c'est un problème
00:31:57de pouvoir d'achat
00:31:58clair, net, direct
00:31:59premièrement
00:31:59deuxièmement
00:32:00parce qu'il n'y a plus de place
00:32:01dans les villes
00:32:02et donc quand ils proposent
00:32:03les promoteurs immobiliers
00:32:04de construire en hauteur
00:32:05ou d'aller chercher
00:32:07réquilibrer des endroits
00:32:08dans l'ordinant
00:32:08parce que le pays est compliqué
00:32:10parce qu'administration
00:32:11c'est compliqué
00:32:12et donc ça c'est aussi
00:32:14quelque chose
00:32:15qu'il va falloir aborder
00:32:16il va falloir se faire
00:32:17de ce problème-là
00:32:17comment on fait en sorte
00:32:19de sauver
00:32:19d'abord les gens
00:32:21qui veulent se loger
00:32:22et deuxièmement
00:32:23un secteur qui est essentiel
00:32:25la construction
00:32:25à notre pays
00:32:26ensuite pour revenir
00:32:27sur le dispositif
00:32:29parce que c'est comme ça
00:32:30qu'il s'appelle
00:32:30le dispositif Jean Brun
00:32:31du nom du ministre
00:32:32du logement
00:32:33qui veut engager
00:32:35les propriétaires
00:32:36à plus investir
00:32:38et donc à être
00:32:40plus ouvert à la location
00:32:42pour ne pas laisser
00:32:43les logements vacants
00:32:44c'est très bien
00:32:44ça veut dire qu'on demande
00:32:46encore aux propriétaires
00:32:48et entre guillemets
00:32:49aux riches
00:32:49de jouer le jeu
00:32:50et il faut le faire
00:32:51c'est important
00:32:52en imposant une taxe
00:32:53qui serait une taxe unique
00:32:54et donc qui leur permettrait
00:32:56et leur favoriserait
00:32:58le fait de loger
00:33:00leur habitation
00:33:01et leur propriété
00:33:02mais il y a aussi quelque chose
00:33:04et il faut bien le dire
00:33:04quand les politiques de gauche
00:33:06le proposent
00:33:06ça peut être intéressant aussi
00:33:07c'est d'aller réquisitionner
00:33:08les logements
00:33:09qui sont vides dans les villes
00:33:10parce que vous avez
00:33:11des centaines de logements
00:33:12qui sont vides dans les villes
00:33:14et je pense
00:33:15je n'ai pas la façon
00:33:16dont il faut le faire
00:33:17je ne m'en fais rien
00:33:17mais en tout cas
00:33:18le constat est là
00:33:19vous avez des gens
00:33:20qui dorment dans les rues
00:33:20il faut essayer
00:33:21de se saisir de ce problème
00:33:22il faut aussi tirer sur le fil
00:33:23c'est-à-dire aller au bout du truc
00:33:24c'est-à-dire qu'il y a des propriétaires
00:33:25aujourd'hui
00:33:26qui ne veulent plus louer
00:33:27leur appartement
00:33:27à cause des emmerdements
00:33:28je suis d'accord
00:33:29c'est pour ça que je vous dis
00:33:30la loi
00:33:32les squatteurs
00:33:34la hyperprotection
00:33:35et le cadavre
00:33:35qui est une bonne chose
00:33:36mais il y a peut-être
00:33:37un lieu
00:33:38juste au milieu
00:33:38à trouver
00:33:39c'est la propriété
00:33:39de moins en moins respectée
00:33:41en France
00:33:41c'est compris dans le logement
00:33:43et nous on a fait une enquête
00:33:44l'an dernier
00:33:45qui a duré plusieurs mois
00:33:47à Nouvelle Énergie
00:33:47sur la volonté
00:33:48de démocratiser
00:33:49comment les gens
00:33:50se positionnaient
00:33:51par rapport aux normes
00:33:52qui leur pourrissent la vie
00:33:53et le sujet
00:33:54la thématique
00:33:55qui est revenue le plus
00:33:56c'est la thématique du logement
00:33:58bien sûr pour le propriétaire
00:33:59mais aussi pour les chefs d'entreprise
00:34:01pour lorsqu'il s'agit de construire
00:34:03alors ce n'est pas le logement
00:34:03mais lorsqu'il s'agit de construire
00:34:05des nouvelles usines
00:34:06etc
00:34:06donc c'est un problème massif
00:34:07de normes
00:34:08je ne veux pas vous donner l'impression
00:34:09d'être en boucle là-dessus
00:34:10mais ce pays a besoin
00:34:11d'un choc
00:34:12de sa justification
00:34:13mais qui ne soit pas une formule
00:34:14ce n'est pas un choc
00:34:15le projet de Notre-Dame
00:34:16il ne faut pas de la com'
00:34:17il faut d'exécution maintenant
00:34:18et ce n'est pas ceux
00:34:19qui ont causé les problèmes
00:34:20qui vont les régler
00:34:21Christine ?
00:34:22Mais vouloir rénover les logements
00:34:24ce n'est pas qu'une bonne intention
00:34:25et ce n'est pas une question de normes
00:34:27quand on voit les 15%
00:34:29que va prendre le gaz
00:34:29le 1er mai prochain
00:34:30les gens qui se chauffent au gaz
00:34:31aujourd'hui
00:34:32je peux vous dire
00:34:33qu'ils regardent la facture à deux fois
00:34:34et qu'ils ne vont certainement pas
00:34:35allumer le chauffage
00:34:36de la même façon
00:34:37donc il faut rénover les logements
00:34:38tout le monde est d'accord là-dessus
00:34:39la question c'est la mise en oeuvre
00:34:41derrière de toute cette procédure
00:34:42parce qu'il y a tout un écosystème
00:34:44comme disait
00:34:47Mickaël Darmon
00:34:47et puis Alex Darmon
00:34:49pardonnez-moi
00:34:49mais c'est la mise en oeuvre
00:34:52après
00:34:52qui est compliquée
00:34:53c'est qu'on décide quelque chose
00:34:54et après
00:34:54qu'est-ce qui est fait concrètement
00:34:56pour que ça puisse suivre
00:34:58il s'écoule entre 1, 2 voire 3 ans
00:35:00et on arrive aujourd'hui
00:35:01à la situation
00:35:02où il y a 700 000 logements
00:35:03qui sont à remettre sur le marché
00:35:05pour loger urgentement les gens
00:35:060 826 300 300
00:35:08si vous avez envie
00:35:10de nous raconter
00:35:12ce qui se passe pour vous
00:35:13que vous soyez propriétaire
00:35:14ou locataire
00:35:15ou à la recherche d'un logement
00:35:17comme le disait un auditeur
00:35:18qui ne trouve pas
00:35:19parce que c'est trop cher aujourd'hui
00:35:20on en parle avec vous
00:35:22puis on parlera d'Emmanuel Macron
00:35:23où il ne fera plus de politique
00:35:24après son mandat
00:35:25on y croit
00:35:2610h midi
00:35:27Sud Radio
00:35:29le 10h midi
00:35:31mettez-vous d'accord
00:35:32Valérie Expert
00:35:34on écoutait la chanson
00:35:35de Patrick Sébastien
00:35:36pour tout vous dire
00:35:37Patrick Sébastien
00:35:38que nous recevrons mardi
00:35:39sur Sud Radio
00:35:40nouvel album
00:35:42et une chanson consacrée
00:35:45à Delphine Ernot
00:35:47qui fait déjà
00:35:49beaucoup réagir
00:35:51sur les réseaux
00:35:52vous cherchez la rime
00:35:53avec Delphine
00:35:54et vous trouverez
00:35:55Emmanuel Macron
00:35:56assure qu'il arrêtera
00:35:57la politique
00:35:58après avoir quitté
00:35:59l'Elysée
00:36:00j'ai pas fait
00:36:01de politique avant
00:36:01et j'en ferai pas après
00:36:03le président français
00:36:05donc était interrogé
00:36:06jeudi
00:36:06par des élèves
00:36:07à l'école
00:36:08franco-chypriote
00:36:10de Nicosie
00:36:11donc
00:36:11Michael Darmon
00:36:13qui avait un peu
00:36:13d'expérience
00:36:15des politiques
00:36:16c'est quand même étrange
00:36:17cette déclaration
00:36:18dans une école
00:36:19comme ça
00:36:21vous disiez
00:36:22c'est triste
00:36:23ma première réflexion
00:36:24entendant ça
00:36:24c'est qu'il dit
00:36:25j'en ai pas fait avant
00:36:26j'en ferai pas après
00:36:27est-ce qu'il en a fait
00:36:28pendant ?
00:36:30bonne question
00:36:31parce que franchement
00:36:33comme je disais
00:36:34il faudra regarder
00:36:35quand même
00:36:35ce qu'on va bientôt
00:36:36appeler maintenant
00:36:37la décennie Macron
00:36:39et je pense
00:36:41qu'elle fera émerger
00:36:43quelqu'un qui avait
00:36:44un piètre sens politique
00:36:45qui s'est beaucoup trompé
00:36:47qui a eu un problème
00:36:50pour rencontrer
00:36:50la société française
00:36:51et pour pouvoir
00:36:53réellement
00:36:54apporter les réponses
00:36:55dont elle avait besoin
00:36:56justement
00:36:57dans cette nouvelle période
00:36:59du 21ème siècle
00:37:00avec tous les codes
00:37:00qui changent
00:37:01que ce soit sur le plan
00:37:02intérieur
00:37:02ou international
00:37:04après
00:37:05ce qu'il va faire après
00:37:07personnellement
00:37:07peu me chaud
00:37:09voilà
00:37:10on verra bien
00:37:11je pense que
00:37:12voilà ce qu'il dit
00:37:14là en confidence
00:37:14à des enfants
00:37:16de manière à pouvoir
00:37:18faire peut-être
00:37:19encore parler
00:37:19et rester
00:37:20toujours au centre
00:37:22de l'image
00:37:23j'envoie
00:37:24un éditorial
00:37:26cette semaine
00:37:27de François Lisbert
00:37:28qui parle du roi
00:37:30des adolescents
00:37:31en comparant
00:37:32Trump
00:37:33et également
00:37:34Emmanuel Macron
00:37:35avec
00:37:36ces personnalités
00:37:38qui ne veulent pas grandir
00:37:39et je pense que
00:37:40quelque part
00:37:40on est au coeur
00:37:41de ce problème
00:37:43Romain Marsili
00:37:44je comprends bien
00:37:45je n'ai pas fait
00:37:46de politique avant
00:37:46je n'en ferai pas après
00:37:47il en faisait un peu
00:37:49avant quand même
00:37:49en fait
00:37:50tout dépend
00:37:51tout dépend
00:37:53de ce qu'on appelle
00:37:53la politique
00:37:55si la politique
00:37:56à mon avis
00:37:57au sens noble
00:37:58c'est projeter
00:38:00son pays
00:38:00c'est le représenter
00:38:02dignement
00:38:02c'est défendre
00:38:03ses intérêts vitaux
00:38:04en gros
00:38:05si la politique
00:38:05c'est un art
00:38:06de l'exécution
00:38:07effectivement
00:38:07le problème
00:38:08c'est qu'il n'a surtout
00:38:09pas fait pendant
00:38:11en revanche
00:38:11si la politique
00:38:12dans un autre sens
00:38:13du terme
00:38:14c'est l'art de combiner
00:38:16dans des petits cercles
00:38:17dans la caste
00:38:17pour conquérir le pouvoir
00:38:18dans ce cas là
00:38:19il a fait ça
00:38:20absolument toute sa vie
00:38:21et il a quand même
00:38:22fait ça avec plutôt
00:38:23du talent
00:38:24puisqu'il a quand même
00:38:24été le président de la République
00:38:25il a été réélu
00:38:27le problème
00:38:27c'est que
00:38:28cette espèce de talent
00:38:29politicien
00:38:30plus que politique
00:38:31n'a pas du tout
00:38:32servi
00:38:33de l'intérêt de la France
00:38:34il n'a pas été mis
00:38:35au service des Français
00:38:36quand on voit
00:38:37le bilan
00:38:37extrêmement pauvre
00:38:39comme le rappelait
00:38:40Mickaël
00:38:41en Christine
00:38:43cette déclaration
00:38:44dans une école
00:38:46comme ça
00:38:47pourquoi ?
00:38:48je pense
00:38:49je pense que
00:38:50ça va
00:38:51si je fais un micro-trottoir
00:38:54alors c'est toujours
00:38:55toujours difficile
00:38:57les micro-trottoirs
00:38:57mais globalement
00:38:58ça ne va pas émouvoir
00:38:59beaucoup de gens
00:39:00de savoir qu'Emmanuel Macron
00:39:01envisage de faire autre chose
00:39:02que de la politique
00:39:03en sachant qu'en plus
00:39:04il est jeune
00:39:05continue à faire de la politique
00:39:07en tant qu'ancien président
00:39:08de la République
00:39:09il y en a qui sont
00:39:10essayés
00:39:10il y en a qui sont
00:39:11au tribunal actuellement
00:39:13il y en a un qui dit
00:39:14qu'il est prêt
00:39:14qu'il va repartir
00:39:15donc on verra bien
00:39:16ce que l'avenir
00:39:17nous réserve
00:39:18et les conjectures
00:39:19donc je crois
00:39:21surtout qu'il veut
00:39:21soigner sa sortie
00:39:24de manière
00:39:25à ce que le pays
00:39:27ne parte pas
00:39:27dans tous les sens
00:39:29à quelques mois
00:39:30d'une échéance
00:39:32importante
00:39:33puisque tout le monde
00:39:34présente
00:39:34il y a déjà
00:39:35je ne sais pas
00:39:35au moins déjà
00:39:3640 candidats
00:39:37sur la ligne de départ
00:39:37donc on voit bien
00:39:39un peu l'hystérie
00:39:39qu'il va y avoir
00:39:40autour de cette campagne
00:39:41présidentielle
00:39:41alors qu'il annonce ça
00:39:43je pense que ça n'émeut pas
00:39:43les français
00:39:44en tous les cas
00:39:45ça ne doit pas les bouleverser
00:39:47la question qu'on pourrait se poser
00:39:49c'est que va-t-il rester
00:39:50du macronisme
00:39:50est-ce qu'il y en a eu un un jour
00:39:52c'est le bilan des 10 ans
00:39:54les bilans des 10 ans
00:39:56il y a eu une crise sur crise
00:39:57il y a eu un Covid
00:39:58il y a eu
00:40:00les gilets jaunes
00:40:01il y a eu
00:40:02la guerre en Ukraine
00:40:03maintenant
00:40:03la guerre au Proche-Orient
00:40:04qui impacte
00:40:05on pensait que
00:40:06tous ces conflits
00:40:07éventuellement
00:40:07très loin de nous
00:40:08nous impacteraient pas
00:40:09puis on a vu qu'en fait
00:40:10on était tous interconnectés
00:40:11ça a commencé avec le Covid
00:40:12donc voilà
00:40:13c'est un drôle de mandat
00:40:15un président atypique
00:40:17qui a cassé les codes
00:40:18qui a
00:40:19on va dire
00:40:20bouleversé complètement
00:40:21l'échiquier politique
00:40:22en ce qui concerne
00:40:24les français
00:40:24ce qui vivent mieux
00:40:25maintenant qu'il y a 10 ans
00:40:27je laisse les économistes
00:40:28faire le bilan
00:40:29parce que
00:40:30je pense que du côté
00:40:31des partis politiques
00:40:31et des candidats
00:40:32qui sont engagés
00:40:33aujourd'hui diront que non
00:40:34forcément ça va pas
00:40:35puisqu'il va falloir voter pour eux
00:40:36donc je suppute
00:40:39que pour les français
00:40:39c'est un non-événement
00:40:41cette annonce
00:40:41voilà
00:40:41non-événement
00:40:42ou en tout cas
00:40:43appelez-nous
00:40:440826-300-300
00:40:46pour nous dire
00:40:46comment vous
00:40:47ce que vous inspire
00:40:48cette déclaration
00:40:49d'Emmanuel Macron
00:40:50est-ce que c'est un non-événement
00:40:51est-ce que vous vous
00:40:53réjouissez d'une certaine manière
00:40:54est-ce que vous le regrettez
00:40:56je pense qu'il y a
00:40:57une forme de satisfaction
00:40:58aussi
00:40:59quand on voit
00:41:00la désespérance
00:41:01des français
00:41:02aujourd'hui
00:41:04oui on peut
00:41:05s'apesantir
00:41:06pardon Alex
00:41:07mais
00:41:09rapidement
00:41:09on peut s'apesantir
00:41:10effectivement
00:41:11sur la manière
00:41:12le sens
00:41:13de cette déclaration
00:41:13et puis
00:41:14la mesurer
00:41:15à l'aune
00:41:15de ce qu'on connaît
00:41:16quand même
00:41:17depuis maintenant
00:41:17quelques années
00:41:18la pratique du leur
00:41:19chez Emmanuel Macron
00:41:21est très courante
00:41:21on l'a vu
00:41:22dans les remaniements
00:41:23ministériels
00:41:24on veille de nomination
00:41:25on veille de grandes
00:41:26décisions
00:41:27donc de ce point de vue là
00:41:28je pense qu'effectivement
00:41:29il lance quelque chose
00:41:30et qu'il n'aura peut-être
00:41:32pas de lien
00:41:32avec ensuite
00:41:33la réalité
00:41:34quand vous parlez
00:41:35avec l'entourage
00:41:36aussi
00:41:37parfois
00:41:38vous avez des retours
00:41:39de discussions
00:41:40avec l'entourage proche
00:41:41d'Emmanuel Macron
00:41:42il y a quand même aussi
00:41:43une forme de préparation
00:41:44pour un retour
00:41:45en 2032
00:41:46quand il a déclaré
00:41:48devant les jeunes
00:41:48l'année dernière
00:41:49devant les jeunes
00:41:51macronistes
00:41:51j'aurais besoin de vous
00:41:52dans 10 ans
00:41:53c'est pour quoi faire
00:41:53pour aller
00:41:55je ne sais pas
00:41:56cultiver son jardin
00:41:57non non
00:41:58ça veut dire qu'en réalité
00:41:59il a aussi envoyé
00:42:00un message contradictoire
00:42:01donc effectivement
00:42:03c'est un non-événement
00:42:04oui
00:42:04Michael
00:42:05décidément
00:42:06Alex
00:42:07restons comme ça
00:42:07voilà
00:42:08tous les dormants
00:42:09s'appellent Michael
00:42:09pardon Alex
00:42:11non mais
00:42:12moi je pense
00:42:13aussi que c'est
00:42:14un non-événement
00:42:14après il a fait
00:42:15quand on dit
00:42:16qu'il n'a pas fait
00:42:16de politique avant
00:42:17quand il dit
00:42:17qu'il n'a pas fait
00:42:18de politique avant
00:42:19pardon mais il a été
00:42:20secrétaire général adjoint
00:42:21de l'Elysée
00:42:22avant d'être
00:42:22ministre de l'économie
00:42:23et on sait même
00:42:24qu'il avait été approché
00:42:25par François Fillon
00:42:26je crois que c'était en 2009
00:42:27pour pouvoir venir
00:42:28travailler dans son cabinet
00:42:29donc il a toujours gravité
00:42:31autour du milieu politique
00:42:33ça c'est le premier point
00:42:34et le deuxième point
00:42:36sur cette phrase
00:42:37qui est distribuée
00:42:38comme ça
00:42:39en porte-pièce
00:42:40c'est un peu sa spécialité aussi
00:42:41de balancer des petites phrases
00:42:44pour qu'on en retienne
00:42:45et qu'on retienne un petit peu
00:42:47et qu'on parle de lui
00:42:47mais il a fait quelque chose
00:42:48qu'aucun président de la République
00:42:49avant lui n'avait fait
00:42:51récemment en tout cas
00:42:53au niveau du quinquennat
00:42:54c'est de se faire réélire
00:42:55une deuxième fois
00:42:55et ça il ne faut pas l'oublier
00:42:57donc de dire
00:42:57qu'il n'a jamais fait de la politique
00:42:58ou qu'il n'est pas politique
00:42:59ou quoi que ce soit
00:43:01c'est pas vrai
00:43:01il est politique
00:43:02je suis désolé
00:43:03il n'y a pas plus politique
00:43:04qu'Emmanuel Macron
00:43:05dans les cercles
00:43:05comme tu l'as dit Romain
00:43:07il n'y a pas plus politique
00:43:08que lui aujourd'hui
00:43:09en tout cas
00:43:10il n'y avait pas plus politique
00:43:11que lui il y a quelques mois
00:43:12et je vous renvoie aussi
00:43:13au début de son premier mandat
00:43:14entre 2017 et 2019
00:43:16pardon mais c'est quasiment
00:43:18sans faute
00:43:18que fait Emmanuel Macron
00:43:20quasiment avant
00:43:20avant le désastre
00:43:22des Gilets jaunes
00:43:23où il n'a pas su réagir
00:43:25où pour le coup
00:43:25on a vu qu'il n'avait
00:43:26aucune expérience
00:43:27pas su les voir arriver
00:43:28surtout
00:43:28voilà
00:43:28aucune expérience
00:43:29il n'a pas su voir ça monter
00:43:31avant cela
00:43:32c'est un sans faute
00:43:33moi je me rappellerai
00:43:34vraiment souvent
00:43:34pareil
00:43:35on était tous jeunes
00:43:36à l'époque
00:43:37je me rappellerai
00:43:39en 2018 je crois
00:43:40vous avez un début de mutinerie
00:43:42qui monte dans les prisons
00:43:43dans l'administration pénitentiaire
00:43:44c'était Nicole Belloubet
00:43:46qui était ministre de la justice
00:43:46à l'époque
00:43:47il a éteint ça
00:43:48en 24 heures
00:43:49oui enfin
00:43:51attendez Christine
00:43:52Christine voulait réagir
00:43:53je voulais dire
00:43:54sur l'épisode
00:43:55des Gilets jaunes
00:43:56je pense qu'il était
00:43:57dans l'époque
00:43:58de la start-up nation
00:43:59il était vraiment focus
00:44:00là-dessus
00:44:00et il n'avait pas mesuré
00:44:03et ce que dit Alex
00:44:04c'est vrai
00:44:04c'est à dire
00:44:05il ne mesurait pas
00:44:06qu'il y avait aussi
00:44:08cette autre France
00:44:09cette France périphérique
00:44:10qui avait après été
00:44:11documentée
00:44:12qui ne comprenait pas
00:44:13ce président
00:44:14qui parlait très bien
00:44:16business
00:44:17des start-up
00:44:18qui était dans un écosystème
00:44:19on va dire
00:44:19très urbain
00:44:21plutôt que
00:44:22de cette France
00:44:23qui souffre
00:44:24et qui avait
00:44:25enquillé depuis des années
00:44:27des fermetures
00:44:28d'écoles maternelles
00:44:30primaires
00:44:30de maternité
00:44:31de préfecture
00:44:32de sous-préfecture
00:44:32et qui voyait comme ça
00:44:34se déliter complètement
00:44:35ce qui les raccrochait
00:44:37finalement à la République
00:44:38et ça il ne l'a pas senti
00:44:39il avait peu de relais
00:44:41au niveau des maires ruraux
00:44:42des maires des petites communes
00:44:44et il n'a pas su écouter
00:44:45et moi je me souviens
00:44:47nous on avait des textos
00:44:48moi je me souviens
00:44:49d'une députée macroniste
00:44:50qui m'envoyait des textos
00:44:52en me disant
00:44:52mais qu'est-ce qui est
00:44:53en train de se passer
00:44:53dans sa propre circonscription
00:44:55pour mesurer
00:44:56si c'était un feu de paille
00:44:57ou si c'était quelque chose
00:44:58qui montait
00:44:59et les gens
00:45:01véritablement
00:45:01et on a vu grandir
00:45:02quelque chose de particulier
00:45:03peut-être qui est assez unique
00:45:05pour un président
00:45:06enfin je m'en réfère
00:45:07aux spécialistes de la politique
00:45:08c'est que
00:45:09s'est déclenché derrière
00:45:10une haine
00:45:10contre Emmanuel Macron
00:45:12une haine viscérale
00:45:13souvenez-vous
00:45:13des images
00:45:14de cette course-poursuite
00:45:15avec des gilets jaunes
00:45:17qui pourchassent
00:45:18la voiture du chef de l'état
00:45:19c'est quand même inédit ça
00:45:20les réactions aujourd'hui
00:45:21sont à l'avenir
00:45:22on va marquer une pause
00:45:23on se retrouve dans un instant
00:45:24on va continuer
00:45:25peut-être de dire
00:45:26quelques mots
00:45:27dites-nous
00:45:280826 300 300
00:45:29sur le Facebook live
00:45:31vous dites
00:45:32Yves nous dit
00:45:33excellente décision
00:45:34quand on regarde son bilan
00:45:36alors Stéphane me dit
00:45:37en même temps
00:45:37est-ce que ça intéresse
00:45:38les français
00:45:38juste les journalistes
00:45:39et puis après
00:45:40le message d'après
00:45:41c'est vous appelez ça
00:45:42un bilan
00:45:42moi j'y vois une faillite
00:45:43donc tout le monde
00:45:44a quand même un avis
00:45:45sur Emmanuel Macron
00:45:46tout ce qu'on veut
00:45:47nous dit Marie
00:45:47c'est qu'il s'en aille
00:45:48et s'il affirme
00:45:49qu'il ne fera plus de politique
00:45:51on peut être sûr
00:45:52qu'il en fera
00:45:52allez on se retrouve
00:45:53avec vous
00:45:54dans un instant
00:45:54sur Sud Radio
00:45:55à tout de suite
00:45:57Sud Radio
00:45:58le 10h midi
00:45:59mettez-vous d'accord
00:46:00Valérie Expert
00:46:01et on est de retour
00:46:03avec vous
00:46:03nous évoquions
00:46:04cette déclaration
00:46:05d'Emmanuel Macron
00:46:06je n'ai pas fait
00:46:07de politique avant
00:46:08et j'en ferai pas après
00:46:10il n'y a pas de négation
00:46:10je n'ai pas fait de politique
00:46:12et j'en ferai pas après
00:46:12vous vouliez rajouter
00:46:14Romain Marsili
00:46:16quelque chose
00:46:17au-delà du jeu
00:46:18il serait temps
00:46:19qu'on parle aussi
00:46:19de la France
00:46:22et pour revenir
00:46:24sur ce qui a été dit
00:46:25on parle beaucoup
00:46:25d'Emmanuel Macron
00:46:26c'est normal
00:46:27mais il ne faut pas oublier
00:46:27que même si la France
00:46:28c'est un régime présidentiel
00:46:29il n'a pas gouverné
00:46:31tout seul
00:46:32il avait des premiers ministres
00:46:33en tout cas
00:46:33qui jusqu'à 2024
00:46:35sont pleinement complices
00:46:37de ce bilan
00:46:37et aujourd'hui
00:46:38il y a toute une équipe
00:46:39en place
00:46:40qui est toujours d'ailleurs
00:46:40pour certains d'entre eux
00:46:42sont toujours en place
00:46:42et qui nous explique
00:46:43qu'il faut tout changer
00:46:44et on ne va pas régler
00:46:45les problèmes
00:46:45avec ceux qui les ont créés
00:46:47donc tout ne se limite pas
00:46:48à la personnalité
00:46:49d'Emmanuel Macron
00:46:50il y a une véritable caste
00:46:52social-étatiste en France
00:46:53dont Emmanuel Macron
00:46:53a peut-être été
00:46:54le représentant le plus brillant
00:46:56et c'est pour ça
00:46:56qu'il s'est fait élire
00:46:57et réélire
00:46:57mais c'est avec ce système
00:46:59qu'il faut rompre
00:46:59il ne faut pas uniquement
00:47:01centrer sur une personnalité
00:47:03c'est avec tout un système
00:47:04tout avec un système
00:47:05de bureaucratie
00:47:06de technocratie
00:47:07et redonner le pouvoir
00:47:08aux citoyens
00:47:09tout simplement
00:47:09et j'espère que
00:47:10la campagne présidentielle
00:47:11on va avoir une vraie
00:47:12campagne présidentielle
00:47:13qui va mettre devant
00:47:15sur la table
00:47:15de vraies idées
00:47:16pour le pays
00:47:19un éditeur m'a dit
00:47:20tous les présidents
00:47:20d'un cinquième république
00:47:21ont fini en charpie
00:47:22puis les années passent
00:47:23et on retrouve la notoriété
00:47:24voir Chirac
00:47:25et aujourd'hui Hollande
00:47:26sauf qu'à la différence
00:47:28d'Hollande
00:47:29ou de Chirac
00:47:30ou de Sarkozy
00:47:31c'est qu'il y a
00:47:32une vraie désespérance
00:47:33aujourd'hui en France
00:47:34j'ai un ami journaliste
00:47:37qui traverse la France
00:47:38à vélo
00:47:38j'écoute la balado
00:47:40d'Hervé Pochon
00:47:41je vous conseille
00:47:41de l'écouter
00:47:42et je suis frappée
00:47:43je me suis frappée
00:47:44par le désespoir
00:47:45des gens
00:47:45qui ne sont pas
00:47:46misérabilistes
00:47:46mais qui racontent
00:47:48un peu leur quotidien
00:47:49qui sont des vrais gens
00:47:50à travers la France
00:47:51et qui ne voient pas
00:47:53vraiment d'avenir
00:47:53qui ont du mal
00:47:54à s'en sortir
00:47:54et qui en veulent
00:47:56à Macron
00:47:57pour ça
00:47:57en fait
00:47:58et je vois
00:47:59et j'ai le sentiment
00:48:01qu'il y a une détestation
00:48:02différente
00:48:02d'Emmanuel Macron
00:48:03de celle qui a pu être
00:48:04celle pour Sarkozy
00:48:05qui avait encore
00:48:06des supporters
00:48:06qui avait encore
00:48:07des gens
00:48:08qu'il soutenait
00:48:10même François Hollande
00:48:11je pense que cette
00:48:12détestation
00:48:13est différente
00:48:13oui
00:48:14c'est la sociologue
00:48:15Dominique Schnapper
00:48:16qui avait mis au point
00:48:17cette formule
00:48:18de la haine démocratique
00:48:19à son égard
00:48:20et qui avait effectivement
00:48:21une forme de singularité
00:48:22par rapport
00:48:23effectivement
00:48:24aux autres présidents
00:48:24qui ont toujours
00:48:25beaucoup irrité
00:48:26mais qui ont
00:48:27parce qu'ils ont fait
00:48:29on va dire
00:48:30le parcours
00:48:31le parcours politique
00:48:34classique
00:48:34qui se sont soumis
00:48:35à cet examen permanent
00:48:36de la part des français
00:48:37sur le plan politique
00:48:39à la différence
00:48:40d'Emmanuel Macron
00:48:40ont été moins soumis
00:48:42à cette haine
00:48:44lui il a cristallisé
00:48:46parce qu'il venait
00:48:46effectivement d'ailleurs
00:48:47parce qu'il est arrivé
00:48:48en critiquant
00:48:49souvenez-vous
00:48:50dans 2016
00:48:51les phrases fortes
00:48:52d'Emmanuel Macron
00:48:52à part l'interview
00:48:53sur les 35 heures
00:48:54qu'il faut bousculer
00:48:55c'est de dire
00:48:55le parcours ringard
00:48:57électoral
00:48:58ne sera pas
00:48:58un parcours
00:48:59qu'il faut continuer
00:49:00à imiter
00:49:01tout ça
00:49:02il faut éliminer
00:49:03tout cela
00:49:03et lui il est arrivé
00:49:04effectivement
00:49:04comme un météore
00:49:06et de ce point de vue là
00:49:07il a raconté
00:49:09au français
00:49:10il a fait surgir
00:49:12au français
00:49:12cette espèce
00:49:13de frustration
00:49:14qui est née
00:49:14d'une génération
00:49:15à qui on a fait
00:49:16des promesses
00:49:17notamment celle
00:49:18de 80%
00:49:20de la génération
00:49:20qui irait au bac
00:49:22et qui ensuite
00:49:23ferait des études
00:49:24ça n'a pas fonctionné
00:49:25parce qu'évidemment
00:49:26ça n'était pas fait
00:49:26pour fonctionner
00:49:27et ça n'a pas été expliqué
00:49:29et donc il y a eu
00:49:29cette frustration là
00:49:30il est venu
00:49:31tout d'un coup
00:49:31la cristalliser
00:49:32en plus avec
00:49:33il a alimenté le dossier
00:49:34souvenez-vous des phrases
00:49:35ceux qui ne sont rien
00:49:37vous n'avez qu'à traverser
00:49:38la rue
00:49:38je trouverai un job
00:49:40voilà
00:49:40donc il a été
00:49:42avec cette arrogance
00:49:45qui lui est intrinsèque
00:49:47parce qu'il a le sentiment
00:49:48d'être un élu
00:49:49d'être désigné
00:49:52et d'avoir eu cette vision
00:49:55parce qu'il faudra
00:49:56quand même lui reconnaître
00:49:56c'est d'avoir eu
00:49:57cette vision
00:49:58avant tout le monde
00:49:59de l'effondrement
00:50:00des partis de gouvernement
00:50:02en 2017
00:50:03et qui lui ont permis
00:50:04de pouvoir
00:50:05comme il l'a dit lui-même
00:50:06plusieurs fois
00:50:07et j'ai entendu le dire
00:50:08devant moi
00:50:09j'ai été élu
00:50:10par effraction
00:50:11et même au cours
00:50:12d'un déjeuner
00:50:13après le confinement
00:50:14il disait
00:50:14je suis moi aussi
00:50:15un populiste
00:50:16une dernière chose
00:50:18que j'ai dit moi-même
00:50:19qu'il n'y avait pas
00:50:21plus politique
00:50:22qu'Emmanuel Macron
00:50:23dans les négociations
00:50:24et autres
00:50:24mais je vais me contredire
00:50:26en 7 minutes
00:50:26parce qu'en réalité
00:50:28quand vous regardez
00:50:29les gens qui ont commencé
00:50:30à travailler avec lui
00:50:31qui étaient autour de lui
00:50:31au début
00:50:32et quand vous faites le compte
00:50:33aujourd'hui
00:50:34des gens qui sont autour de lui
00:50:35il n'y en a plus un
00:50:36il n'y en a plus un
00:50:37de son équipe
00:50:38les Mormons
00:50:39les Mormons
00:50:40exactement
00:50:41vous pourrez prendre tous
00:50:42Sibeth Ndiaye
00:50:43qui était porte-parole
00:50:45Ismaël Emelien
00:50:46Sylvain Fort
00:50:47Gabriel Attal
00:50:47Gabriel Attal
00:50:49ces gens-là
00:50:49mais même Gérard Collomb
00:50:50rappelez-vous
00:50:51Gérard Collomb
00:50:52qui était une pièce maîtresse
00:50:56maîtresse de son élection
00:50:57elle est partie
00:50:58cette pièce maîtresse
00:50:59au bout d'un an et demi
00:50:59donc en réalité
00:51:00c'est vrai qu'il a fait
00:51:01une inimité aussi
00:51:03contre lui
00:51:03et très peu de temps
00:51:04après sa première élection
00:51:06Alors
00:51:06je voulais qu'on parle
00:51:08du RN
00:51:09avec vous
00:51:10Mickaël
00:51:10c'était votre
00:51:11votre focus
00:51:12sur l'offensive
00:51:14du RN
00:51:15sur les syndicats
00:51:15et ce matin
00:51:16Jean-Philippe Tanguy
00:51:17était l'invité
00:51:18de Maxime Liedot
00:51:19écoutez
00:51:20écoutez ce qu'il disait
00:51:21écoutez ce qu'il disait
00:51:23à propos
00:51:23de Mme Binet
00:51:25et
00:51:25qui refuse
00:51:26de le rencontrer
00:51:27beaucoup de vos collègues
00:51:28ont proposé des débats
00:51:29avec Mme Binet de la CGT
00:51:30avec Mme Léon
00:51:31de la CFDT
00:51:32et elle fuit le débat
00:51:33elle l'avait aussi fui
00:51:34Marine Le Pen
00:51:34leur avait proposé
00:51:35de débattre
00:51:36pendant la présidentielle
00:51:37de 2022
00:51:38elles veulent pas
00:51:39parce qu'elles ont la trouille
00:51:40parce qu'elles n'ont rien à nous dire
00:51:42Mme Binet et Mme Léon
00:51:43n'ont rien à défendre
00:51:44contre nous
00:51:45notre programme
00:51:46correspond à l'intérêt
00:51:47des travailleurs français
00:51:49la question c'est
00:51:50est-ce que
00:51:50le RN a quelque chose
00:51:52à dire
00:51:53c'est surtout ça
00:51:54parce que
00:51:54au fond
00:51:56que la CGT
00:51:57la CFDT
00:51:58ne va pas aujourd'hui
00:51:59parler avec le RN
00:52:00au fond
00:52:01je vais dire
00:52:02un
00:52:02c'est de bonne guerre politique
00:52:04et puis deux
00:52:04ça augure
00:52:04de ce qui peut se passer
00:52:06au cours de l'élection
00:52:08et de la campagne
00:52:08vous trouvez normal
00:52:09qu'il refuse de parler
00:52:10avec un parti politique
00:52:11qui compte
00:52:1212 millions d'électeurs
00:52:13c'est à dire que
00:52:14ça n'est pas pour eux
00:52:15un parti politique normal
00:52:16c'est un parti politique
00:52:17qui pour eux
00:52:18ça ne se crie pas
00:52:18dans l'arc républicain
00:52:20ce que je trouve
00:52:22intéressant
00:52:23c'est que
00:52:23quand on sait
00:52:24qu'une majorité d'ouvriers
00:52:25votent aujourd'hui
00:52:26pour le RN
00:52:26je pense qu'il ne faut pas
00:52:28renverser cette facile
00:52:29je pense les termes du débat
00:52:30ceux qui prétendent
00:52:31à gouverner le pays
00:52:32le RN
00:52:33doivent parler
00:52:34avec la démocratie sociale
00:52:36s'ils ne pourront rien faire
00:52:38c'est bien joli
00:52:39d'aller voir les patrons
00:52:39mais en réalité
00:52:40il faut aussi passer des deals
00:52:42avec les syndicats
00:52:43sinon on ne gouverne pas
00:52:44dans ce pays
00:52:44c'est ce qu'avait compris
00:52:45Nicolas Sarkozy
00:52:46c'est la raison pour laquelle
00:52:47il a été élu
00:52:47parce qu'il passe un accord
00:52:48avec Bernard Thibault
00:52:49à la fois
00:52:50sur les heures sup
00:52:53défiscalisées
00:52:53et ensuite
00:52:54la même population
00:52:55dit-il à Thibault
00:52:57veut aussi
00:52:58un sujet
00:52:58une politique forte
00:53:00sur l'immigration
00:53:01et sur l'identité
00:53:02et Thibault a topé
00:53:03et c'est pour ça
00:53:04que ça a pu fonctionner
00:53:05donc là
00:53:05le RN
00:53:06a un sujet
00:53:08pour vraiment
00:53:08être crédibilisé
00:53:09notabilisé
00:53:10au-delà des formules
00:53:11journalistiques classiques
00:53:12s'ils n'arrivent pas
00:53:13à passer un accord
00:53:14avec les syndicats
00:53:14ils auront un problème
00:53:15pour pouvoir
00:53:16ancrer
00:53:17leur projet
00:53:18et gagner
00:53:19en crédibilité
00:53:20c'est pas simplement
00:53:21l'enjeu de déjeuner
00:53:22avec les patrons
00:53:23c'est être capable
00:53:24de passer des deals
00:53:25et de pouvoir
00:53:26gouverner le pays
00:53:26Christine Bouillot
00:53:28Oui et puisque
00:53:29tout à l'heure
00:53:29on parlait
00:53:30d'Emmanuel Macron
00:53:31il y a aussi
00:53:31dans cette notion
00:53:34d'arc républicain
00:53:36en tous les cas
00:53:36dans les discussions
00:53:37qu'il a pu avoir
00:53:38il avait complètement
00:53:39mis à plat
00:53:40tous les partenaires sociaux
00:53:41il ne voyait quasiment
00:53:43pas les syndicats
00:53:43et on a vu
00:53:44ce que ça avait donné
00:53:44et souvenez-vous
00:53:45le président
00:53:46de la CFDT
00:53:47avant Marie-Élise Léon
00:53:48disait très bien
00:53:49qu'en ayant enjambé
00:53:51tous les partenaires sociaux
00:53:53tous on va dire
00:53:54ces absorbeurs
00:53:55finalement
00:53:55de décisions
00:53:57c'est pour ça
00:53:57que le pays
00:53:59partait effectivement
00:53:59dans une espèce
00:54:00de colère
00:54:01que personne n'avait réussi
00:54:01à régler aujourd'hui
00:54:03donc que les syndicats
00:54:05ne veuillent pas discuter
00:54:05avec l'ERN
00:54:06moi je crois que c'est
00:54:07de la responsabilité
00:54:08des syndicats eux-mêmes
00:54:10chacun
00:54:11le MEDEF a décidé
00:54:12puisque c'est un syndicat
00:54:13de patrons
00:54:13a décidé de discuter
00:54:15pour essayer
00:54:15de voir un tout petit peu
00:54:16ce qui est d'influer
00:54:18peut-être sur le programme
00:54:19économique
00:54:19et pour les entreprises
00:54:20après ça leur appartient
00:54:21moi je pense pas
00:54:23que ce soit
00:54:25ni choquant
00:54:26ou en tous les cas
00:54:27scandaleux
00:54:27qu'un syndicat
00:54:28se positionne
00:54:29en disant
00:54:29je veux discuter
00:54:30pour l'instant
00:54:31ils sont pas au pouvoir
00:54:32donc j'ai pas de raison
00:54:34pour l'instant
00:54:34de discuter
00:54:34avec les uns
00:54:36et les autres
00:54:37Romain
00:54:38Marcilli
00:54:38nous en plus
00:54:39tout ça
00:54:39est très confortable
00:54:40pour tout le monde
00:54:40car ça participe
00:54:41d'une comédie
00:54:43moi je pense
00:54:43qu'entre socialistes
00:54:44ils vont finir
00:54:45par très bien s'entendre
00:54:47parce que leur projet
00:54:48il peut y avoir
00:54:49des accointances
00:54:50c'est difficile
00:54:51de savoir
00:54:52ce que pense le RN
00:54:52sur les questions économiques
00:54:53selon qui parle
00:54:54on entend des choses
00:54:55totalement différentes
00:54:56comme c'est difficile
00:54:57de connaître
00:54:58ce qu'ils pensent
00:54:58de l'organisation
00:54:59de l'état
00:55:00donc la question
00:55:01n'est pas avec qui parle
00:55:02si c'est autour
00:55:02de petit déjeuner
00:55:03de déjeuner
00:55:03ou de dîner
00:55:04c'est plutôt
00:55:05qu'est-ce qui est dit
00:55:05et donc vivement
00:55:06qu'on arrive
00:55:06dans cette campagne
00:55:07présidentielle
00:55:08que chacun présente
00:55:09sa vision pour la France
00:55:10pour l'instant
00:55:11il n'y en a pas beaucoup
00:55:11qui la présentent
00:55:12David Distard
00:55:13en présente une
00:55:14à l'opposé de nos idées
00:55:15il y en a qui ont
00:55:16des projets forts
00:55:17qu'on combat
00:55:17mais Jean-Luc Mélenchon
00:55:19a une vision de la France
00:55:19une vision de la société
00:55:20il est temps que ceux
00:55:21qui ont des visions
00:55:22de la société
00:55:23les expriment
00:55:24que les médias
00:55:25leur donnent la parole
00:55:26qu'il y ait des débats
00:55:26et qu'on arrête
00:55:28sur ces questions-là
00:55:28de déjeuner
00:55:29ou alors sur les questions
00:55:30des gothiques
00:55:31comme Emmanuel Macron
00:55:31etc.
00:55:32il faut vraiment
00:55:32passer à autre chose
00:55:33le pays a besoin
00:55:34d'un projet d'espérance
00:55:35le pays a besoin
00:55:35de débat
00:55:36et je crois
00:55:37vivement que ça arrive
00:55:39Alex ?
00:55:40tout a été dit
00:55:42mais ce qui est certain
00:55:43est-ce que vous
00:55:45vous estimez
00:55:45que les syndicats
00:55:48comme le dit Christine
00:55:49finalement
00:55:51ont effectivement
00:55:51tout à fait le droit
00:55:53de travailler
00:55:53ce que je constate
00:55:54c'est que tout le monde
00:55:54est en campagne
00:55:55c'est tout
00:55:56même si on manque
00:55:57de vision claire
00:56:00pour certains
00:56:01ceux en tout cas
00:56:01qui se sont déclarés
00:56:02sont en campagne
00:56:03et cherchent à rencontrer
00:56:04les différents
00:56:05les différents acteurs
00:56:06sociaux
00:56:07politiques
00:56:08du pays
00:56:10et puis cherchent aussi
00:56:11à détruire
00:56:11d'une certaine manière
00:56:12pour certains
00:56:13ces rencontres
00:56:14qui ont lieu
00:56:14avec le patronat
00:56:15pour Jordan Bardella
00:56:16parce qu'il y a eu
00:56:17je ne sais pas si vous avez vu ça
00:56:18Nathalie Loiseau
00:56:19qui a colporté
00:56:20a priori une fake news
00:56:21sur ce qu'aurait dit
00:56:22le président du MEDEF
00:56:23c'est Jordan Bardella
00:56:24moi je me suis fait avoir
00:56:24j'ai reconnu
00:56:25c'est-à-dire que j'ai cru
00:56:26qu'effectivement
00:56:26que le patron du MEDEF
00:56:27avait dit cela
00:56:30qu'il avait dit
00:56:31qu'il n'avait jamais rencontré
00:56:32quelqu'un
00:56:33qu'il était atterré
00:56:34qu'il n'avait jamais vu
00:56:34quelqu'un d'aussi nul
00:56:35en économie
00:56:36qu'il avait un niveau
00:56:38de troisième
00:56:38en économie
00:56:39je me suis dit
00:56:40c'est pas l'argument
00:56:41qui sera très porteur
00:56:41sachant que les Mozart
00:56:43de la finance
00:56:43se sont plantés
00:56:44il va falloir trouver mieux
00:56:45comme argument
00:56:46je sais que c'est pas vrai
00:56:48mais normalement
00:56:48il va falloir trouver mieux
00:56:49comme argument
00:56:50les syndicats
00:56:51sont dans leur rôle
00:56:52de ne pas vouloir
00:56:54rencontrer l'ERN
00:56:55maintenant il y a une chose
00:56:56c'est que quand même
00:56:57il y a beaucoup d'ouvriers
00:56:58aujourd'hui qui votent
00:56:59au Rassemblement National
00:56:59c'est ça
00:57:00c'était mon argument
00:57:01vraiment je rebondis
00:57:02sur ce que je dirais
00:57:03que c'est très important
00:57:04parce que ça fait des années
00:57:06qu'il y a une inquiétude
00:57:08et un déni
00:57:09une certaine forme de déni
00:57:10de la part des centrales syndicales
00:57:12vis-à-vis des votes
00:57:14et des positionnements
00:57:16et des évolutions
00:57:16de certains de leurs adhérents
00:57:18à la CFDT
00:57:19après la présidentielle
00:57:21de 1995
00:57:21il y a eu
00:57:22des enquêtes internes
00:57:23qui ont été menées
00:57:25pour pouvoir justement
00:57:26évaluer
00:57:27l'importance
00:57:29du vote
00:57:30FN à l'époque
00:57:31au sein de la centrale
00:57:32et il y avait
00:57:33des inquiétudes
00:57:34il y a eu une stratégie
00:57:35syndicale
00:57:35après l'élection présidentielle
00:57:37de 1995
00:57:38souvenez-vous
00:57:38le RN
00:57:39c'était sous la houlette
00:57:40de Bruno Maigret
00:57:41qui vantait
00:57:42la culture de gouvernement
00:57:43la création du FN RATP
00:57:46FN pénitentiaire
00:57:47FN logement
00:57:49il y a eu
00:57:50des stratégies
00:57:50depuis longtemps
00:57:51et donc effectivement
00:57:52ces syndicats
00:57:52ne veulent pas aussi
00:57:53qui ont peur
00:57:54d'ouvrir le capot
00:57:55chez eux
00:57:56parce qu'ils pourraient
00:57:57effectivement être
00:57:57surpris
00:57:59de beaucoup de positionnements
00:58:00on se retrouve
00:58:01dans un instant
00:58:01on va parler foot
00:58:02dans un instant
00:58:03avec vous
00:58:03Romain Marsili
00:58:04et l'interdiction
00:58:06des déplacements
00:58:06de supporters
00:58:07à tout de suite
00:58:09Sud Radio
00:58:10le 10h midi
00:58:11mettez-vous d'accord
00:58:13Valérie Expert
00:58:14et nous sommes ensemble
00:58:15jusqu'à midi
00:58:16Romain Marsili
00:58:17vous vouliez revenir
00:58:18sur l'interdiction
00:58:19des déplacements
00:58:20de supporters
00:58:20c'est quoi le problème
00:58:23comme dirait
00:58:23Félix Mathieu
00:58:24il y a beaucoup de problèmes
00:58:25demain il y a un match
00:58:26très important
00:58:27enfin samedi
00:58:27donc demain
00:58:28il y a un match
00:58:28très important
00:58:29en National 2
00:58:31donc c'est l'équivalent
00:58:32de la 4ème division
00:58:32entre Nîmes
00:58:34et Cannes
00:58:35les supporters
00:58:36cannois
00:58:36ont été interdits
00:58:38de déplacement
00:58:39donc il y a une iniquité
00:58:40sportive
00:58:40mais pourquoi
00:58:41alors justement
00:58:42pourquoi parce que
00:58:43c'est l'arrêteté préfectorale
00:58:44qui suppute un danger
00:58:46or
00:58:46ce n'est qu'un exemple
00:58:48parmi beaucoup d'autres
00:58:49il y a une véritable prolifération
00:58:51multiplication
00:58:52des interdictions
00:58:53de déplacement
00:58:54de supporters
00:58:54et à tous les échelons
00:58:55de la division 1
00:58:56jusqu'au football amateur
00:58:58pour donner quelques chiffres
00:59:00qui peuvent alerter
00:59:01en 2011-2012
00:59:03trois interdictions
00:59:05de trois arrêtés
00:59:06décidant l'interdiction
00:59:07de déplacement
00:59:08de supporters
00:59:082016-2017
00:59:10après le Covid
00:59:11après les attentats
00:59:13pardon
00:59:13Bataclan
00:59:15notamment
00:59:15où la police
00:59:16était occupée
00:59:17à maintenir l'ordre
00:59:18il y avait 115
00:59:19une grosse centaine
00:59:20d'intellections
00:59:21de supporters
00:59:21là l'an dernier
00:59:22il y en a eu quasiment 300
00:59:24et cette saison
00:59:25qui est en cours
00:59:26nous ne sommes qu'en avril
00:59:27elle est bientôt finie
00:59:28mais elle n'est pas terminée
00:59:29on en est déjà
00:59:30quasiment 350
00:59:31alors pourquoi
00:59:33c'est intéressant
00:59:33pourquoi j'en parle
00:59:34au-delà du fait
00:59:35que ça me révolte
00:59:36lorsqu'on est attaché
00:59:36aux libertés individuelles
00:59:38d'avoir ces genres
00:59:39de décisions
00:59:39qui sont
00:59:41véritablement liberticides
00:59:42parce que l'État
00:59:43aujourd'hui
00:59:44c'est très symbolique
00:59:44l'État
00:59:45est incapable
00:59:45de prendre
00:59:46les mesures
00:59:47pour assurer
00:59:48la sécurité
00:59:49et la justice
00:59:50et donc
00:59:50pour sanctionner
00:59:51les écarts
00:59:52de quelques-uns
00:59:53d'une toute petite minorité
00:59:54on décide en fait
00:59:55de punir
00:59:56tout le monde
00:59:57d'empêcher
00:59:57un père
00:59:58d'emmener son fils
00:59:59alors c'est injuste
01:00:01c'est comme je le disais
01:00:02contraire à l'équité sportive
01:00:03car bien sûr
01:00:04demain il n'y aura pas
01:00:04de supporters de Cannes
01:00:05dans un match fondamental
01:00:07c'est liberticide
01:00:08parce qu'on attaque
01:00:09une liberté fondamentale
01:00:10qui essaie des gens
01:00:11de se déplacer
01:00:11et c'est dans la droite
01:00:13lignée
01:00:13parfaite
01:00:14si j'ose dire
01:00:15de la folie administrative
01:00:16qu'il y avait eu
01:00:17au moment du Covid
01:00:18et qu'avait à l'époque
01:00:20énormément dénoncé
01:00:21David Disnard
01:00:22on passe
01:00:22sous un régime
01:00:23systématique
01:00:24d'autorisation
01:00:26préalable
01:00:26pour tout
01:00:27et ça
01:00:28c'est fou
01:00:28et puis avec des exemples
01:00:30extraordinaires
01:00:31de folie bureaucratique
01:00:32par exemple
01:00:33Yohan a arrêté
01:00:34il y a deux ou trois ans
01:00:35il y avait un match
01:00:36Rennes
01:00:36contre Milan AC
01:00:38en Coupe d'Europe
01:00:39arrêté
01:00:40interdisant
01:00:41les supporters de Milan
01:00:42et surtout interdisant
01:00:43autour du stade
01:00:45de porter les couleurs
01:00:46rouges et noires
01:00:47qui sont les couleurs
01:00:47de l'AC Milan
01:00:48sauf que ce que le bureaucrate
01:00:50qui avait pondu
01:00:50cet arrêté ne savait pas
01:00:51c'est que ce sont aussi
01:00:52les couleurs de Rennes
01:00:54donc du public local
01:00:55vous voyez
01:00:55donc ça
01:00:56c'est très symptomatique
01:00:58cette question
01:00:59d'interdiction des supporters
01:01:00ce n'est pas une question
01:01:01de football
01:01:01c'est une question
01:01:02qui est représentative
01:01:03d'une dérive liberticide
01:01:05et surtout
01:01:05d'une dérive de l'état
01:01:07dans son impuissance
01:01:08qui devient autoritaire
01:01:09et c'est véritablement
01:01:11scandaleux
01:01:11Alors Anthony me dit
01:01:12aussi pour la finale
01:01:13de la Coupe de France
01:01:14où les supporters
01:01:15Lançois et Niçois
01:01:16vont être autorisés
01:01:17et surveillés de très près
01:01:18car beaucoup de groupes
01:01:19de superteurs ennemis
01:01:20donc beaucoup de risques
01:01:21de violence
01:01:22il y a
01:01:23donc je ne sais pas
01:01:24Après Lançois
01:01:25c'est quand même
01:01:25un beau public
01:01:26et qui n'est pas violent
01:01:28Nice c'est autre chose
01:01:29effectivement
01:01:30dans les tribunes
01:01:31virage
01:01:32moi je suis d'accord
01:01:33avec tout ce qui est dit
01:01:33moi ça me dérange
01:01:35terriblement
01:01:35qu'on interdise
01:01:36les supporters
01:01:36d'aller supporter
01:01:38leur équipe
01:01:38à l'extérieur
01:01:39maintenant
01:01:39il faut se dire la vérité
01:01:41si on le fait
01:01:42c'est aussi parce que
01:01:43malheureusement
01:01:44et vous donnez l'exemple
01:01:45depuis tout à l'heure
01:01:46Romain
01:01:46qui ne sont que des exemples
01:01:47de foot
01:01:48le public de foot
01:01:51des minorités
01:01:52et vous l'avez très bien dit
01:01:53des extrêmes minorités
01:01:53et ils pénalisent
01:01:54tout le reste
01:01:55des minorités
01:01:57de supporters
01:01:57sont complètement malades
01:01:59vraiment
01:01:59complètement folles
01:02:00et c'est arrivé jusqu'en France
01:02:02on est sur la radio de rugby
01:02:03sud radio
01:02:04je peux dire
01:02:04dans les stades de rugby
01:02:05vous n'avez jamais aucun problème
01:02:06avec des équipes
01:02:07qui s'affrontent
01:02:08mais là où vous avez raison
01:02:09et où je vous rejoins
01:02:10c'est que
01:02:11c'est quand même
01:02:12très inquiétant
01:02:13que l'état
01:02:13ne soit pas capable
01:02:14de contrer
01:02:15ces minorités
01:02:16et de pouvoir organiser
01:02:18des déplacements
01:02:19de supporters
01:02:20qui sont tout à fait
01:02:22sains d'esprit
01:02:23qui veulent aller voir
01:02:23leur équipe
01:02:24en famille
01:02:25jouer à quelques kilomètres
01:02:27de leur maison
01:02:28pour passer un week-end
01:02:29complet
01:02:30et aller voir une autre ville
01:02:31découvrir une autre ville
01:02:32aujourd'hui on en arrive là
01:02:33c'est qu'on interdit
01:02:33les déplacements
01:02:34sur le territoire
01:02:35de certains supporters
01:02:36parce que des minorités
01:02:37mais
01:02:38je vais vous donner un exemple
01:02:40on tape souvent
01:02:41sur le Paris Saint-Germain
01:02:43mais le Paris Saint-Germain
01:02:44dans son stade
01:02:44il a fait le boulot
01:02:45vous voyez
01:02:46il y avait des oligans
01:02:47il y avait des gens
01:02:48complètement tarés
01:02:49il y en a encore
01:02:49on ne va pas se mentir
01:02:50dans un certain frange
01:02:52du Paris Saint-Germain
01:02:53enfin c'est plus
01:02:53c'est rien par rapport
01:02:54à ce que c'était
01:02:56pourquoi il n'y a pas
01:02:57un grand plan aujourd'hui
01:02:58plutôt que d'interdire
01:02:58les gens de se déplacer
01:02:59pourquoi il n'y a pas
01:03:00un grand plan
01:03:01pour dire
01:03:01essayons de trouver
01:03:02les solutions
01:03:03pour faire en sorte
01:03:04que les clubs participent
01:03:05que le football français
01:03:05participe
01:03:06et qu'on nettoie nos stades
01:03:07l'état est impuissant
01:03:08donc il interdit
01:03:09et c'est pareil
01:03:10pour beaucoup de choses
01:03:10ça rejoint les projets
01:03:12de Notre-Dame
01:03:12en fait c'est le fil rouge
01:03:13de la débâcle
01:03:14de cet état technocratique
01:03:16Stéphane nous dit
01:03:16pourquoi ça n'a pas été fait
01:03:17en même temps
01:03:18que les lois anti-hooligans
01:03:20en Angleterre
01:03:20c'est là peut-être
01:03:21qu'on doit se poser la question
01:03:22Christine vous connaissez
01:03:24bien
01:03:25pardon
01:03:25c'était pas aussi fort
01:03:26au moment des lois anti-hooligans
01:03:27en France
01:03:27c'est monté justement
01:03:29quand ça s'est un peu
01:03:30atténué en Angleterre
01:03:31c'est monté beaucoup en France
01:03:32Christine
01:03:33oui alors
01:03:35dire que rien n'a été fait
01:03:36c'est peut-être aller
01:03:37un petit peu vite
01:03:38non mais c'est ce qu'on a dit
01:03:39le PSG a fait par exemple
01:03:41ouais
01:03:42et puis en fait
01:03:43donc sur les interdictions
01:03:44de déplacement
01:03:45c'est parce que
01:03:45les renseignements
01:03:47il y a un problème
01:03:48avec le supporterisme
01:03:49c'est comme ça
01:03:50qu'on l'appelle
01:03:50aujourd'hui en France
01:03:51et ça concentre
01:03:52et ça concerne essentiellement
01:03:54l'univers du football
01:03:55parce qu'Alex
01:03:56t'as raison
01:03:56on retrouve pas ça
01:03:57dans le handball
01:03:58dans le rugby
01:03:59on est pas sur cette échelle-là
01:04:01le basket
01:04:01on va accueillir
01:04:02le modèle basket
01:04:03dans le tennis
01:04:03dans le bobsleigh
01:04:05non mais je veux dire
01:04:07le golf
01:04:08c'est des compétitions
01:04:09qui sont sporadiques
01:04:10mais ce que je veux dire
01:04:10c'est des compétitions
01:04:11qui ont lieu tous les week-ends
01:04:12et donc dans le football
01:04:13il y a effectivement
01:04:15cette notion
01:04:16d'ultra
01:04:17alors ultra
01:04:18est pas un mot péjoratif
01:04:19et c'est pas des violents
01:04:20c'est des gens
01:04:21qui veulent animer
01:04:22leur tribune
01:04:24et qui ont un attachement
01:04:26et qui parfois même
01:04:27sont dans
01:04:27on va dire
01:04:28les organes de décision
01:04:30d'un club professionnel
01:04:31pour animer
01:04:32tout simplement
01:04:33la tribune
01:04:34et que le club
01:04:34en tous les cas
01:04:35le stade
01:04:36ne sonne pas creux
01:04:37au moment
01:04:37du coup de sifflet
01:04:39ce qui est problématique
01:04:40c'est la violence
01:04:41voilà
01:04:42c'est-à-dire
01:04:42qu'il y a des
01:04:44qui parfois sont condamnés
01:04:45sont interdits de stade
01:04:47il y a des clubs
01:04:48qui interdisent
01:04:49à des supporters
01:04:50l'accès à leur stade
01:04:51par rapport
01:04:51à leur règlement interne
01:04:52et donc c'est
01:04:53comment
01:04:54on va dire
01:04:55enrayer
01:04:56ce phénomène
01:04:57de la violence
01:04:58de la société
01:04:59qui rentre
01:04:59là cette fois
01:05:00dans les stades
01:05:01de football
01:05:03et dans le sport
01:05:04en particulier
01:05:05hier il y a eu
01:05:06les chiffres
01:05:07qui ont été donnés
01:05:07par la ministre des sports
01:05:08sur l'explosion
01:05:10du nombre d'actes
01:05:11de violence
01:05:11que ce soit
01:05:12envers les arbitres
01:05:13les insultes
01:05:14les cris homophobes
01:05:14les cris de singes
01:05:16et que ce soit
01:05:17dans le haut niveau
01:05:18que ce soit
01:05:18dans la coupe départementale
01:05:20d'un petit territoire rural
01:05:22donc aujourd'hui
01:05:23le sport
01:05:23est une éponge
01:05:24de ce qui se passe
01:05:25dans la société
01:05:26donc la seule solution
01:05:28qu'a trouvé pour l'instant
01:05:29l'état
01:05:29pour éviter
01:05:30que ça dégénère
01:05:31qu'on ait des caillassages
01:05:32de bus
01:05:33des destructions
01:05:34de mobilier public
01:05:36lors des déplacements
01:05:36des supporters
01:05:37et bien c'est d'encadrer
01:05:38voire de dire
01:05:39vous ne pouvez pas
01:05:40vous déplacer
01:05:41parce qu'on n'est pas garantis
01:05:42que lors de votre déplacement
01:05:43du nord au sud
01:05:44de la France
01:05:44vous n'allez pas
01:05:45ou dégrader
01:05:46ou chercher l'affrontement
01:05:48entre deux bandes
01:05:49de supporters
01:05:49parce que ça fait aussi partie
01:05:51de la légende
01:05:51du monde du supporterisme
01:05:53c'est à dire
01:05:53on va aller
01:05:54montrer aux supporters
01:05:56de l'équipe d'en face
01:05:56de quoi nous on est capable
01:05:58dans une tribune
01:05:59nous n'avons pas
01:05:59la même conception
01:06:00c'est très viril
01:06:01nous n'avons pas
01:06:02la même conception
01:06:02des libertés individuelles
01:06:04s'il y a des groupes
01:06:05de néofascistes
01:06:05il faut les dissoudre
01:06:06un père qui va accompagner
01:06:08son fils
01:06:08avec un déplacement
01:06:09de cas anonymes
01:06:09on l'interdit
01:06:10c'est scandaleux
01:06:11je ne dis pas ça
01:06:12mais je dis simplement
01:06:13qu'aujourd'hui
01:06:14quand vous êtes une famille
01:06:15et que vous savez
01:06:15qu'il y a un groupe
01:06:16de supporters
01:06:17d'une équipe
01:06:18qui est plutôt réputée
01:06:20pour être virulente
01:06:21vous réfléchissez à deux fois
01:06:22avant de vous dire
01:06:23j'y vais avec mes enfants
01:06:25pour pouvoir
01:06:26donc la seule solution
01:06:27pour l'instant
01:06:28parce que la société
01:06:29est telle qu'elle
01:06:30c'est de dire
01:06:30on arrête
01:06:31de permettre aux gens
01:06:32de se déplacer
01:06:33je ne dis pas
01:06:34que c'est normal
01:06:36dans un pays
01:06:36de ne pas pouvoir
01:06:37se déplacer
01:06:37mais je dis
01:06:38c'est pour répondre
01:06:38à un phénomène
01:06:39de violence récurrente
01:06:40voilà
01:06:41ou alors vous changez les gens
01:06:43ou alors vous arrêtez
01:06:44les championnats
01:06:44et vous faites du huis clos
01:06:45il y a du huis clos
01:06:46qui peut être prononcé
01:06:47oui on peut tout interdire
01:06:48interdisons tout
01:06:48il n'y aura pas de problème
01:06:49quel amour
01:06:50que les supporters ?
01:06:52oui c'est vrai
01:06:52ce que je veux dire
01:06:53Christine
01:06:55vraiment c'est
01:06:56il n'y a rien à rajouter
01:06:57ces lieux
01:06:58qui devaient être
01:06:59des sanctuaires
01:07:00pour éviter la violence
01:07:01c'est à dire l'école
01:07:02et le sport
01:07:05récupèrent la violence extérieure
01:07:07et deviennent effectivement
01:07:08des lieux
01:07:08où la violence
01:07:10s'installe
01:07:11et où régulièrement
01:07:12on voit
01:07:13des actes
01:07:15des actes
01:07:16de grande violence
01:07:17concernant
01:07:18les supporters
01:07:19et les clubs de foot
01:07:20effectivement
01:07:21c'est aussi
01:07:21je dirais
01:07:22un échantillon
01:07:23de cette violence
01:07:24qui est installée
01:07:24maintenant partout
01:07:25dans la société
01:07:26tout à l'heure
01:07:27Alex parlait
01:07:28du Paris Saint-Germain
01:07:29moi du temps
01:07:30où j'étais
01:07:31correspondant à Marseille
01:07:31je m'étais intéressé
01:07:33à la structuration
01:07:34des clubs
01:07:34des clubs de supporters
01:07:36autour de l'OM
01:07:37qui sont des micro-sociétés
01:07:39qui sont des clubs
01:07:40de supporters
01:07:41qui existent
01:07:41différents
01:07:42alors il y a effectivement
01:07:43les ultras
01:07:43qui ont un intérêt
01:07:45politique et sociologique
01:07:47évident
01:07:47mais à côté de ça
01:07:48il y avait aussi
01:07:48par exemple
01:07:49l'association des Minots
01:07:50de Marseille
01:07:52organisée autour de l'OM
01:07:53et qui venaient aussi
01:07:54faire un travail social
01:07:55faire un travail
01:07:56de structuration
01:07:56et avec des familles
01:07:58qui s'organisaient
01:07:58autour de leur vie
01:07:59de supporters
01:08:02manifestement
01:08:03il y a eu
01:08:03une bascule
01:08:05aussi à ce niveau-là
01:08:06mais ça raconte
01:08:07la bascule plus générale
01:08:08c'est-à-dire que
01:08:09toutes les institutions
01:08:11les lieux
01:08:12les personnalités
01:08:12qui étaient préservées
01:08:14de la violence
01:08:14que ce soit les élus
01:08:16que ce soit les lieux sportifs
01:08:17et que ce soit
01:08:18l'école
01:08:19aujourd'hui
01:08:20ne sont plus préservées
01:08:20et c'est aussi évidemment
01:08:22un des débats
01:08:23qu'il faudra aborder
01:08:23les faits
01:08:24est-ce qu'il y a plus
01:08:25de violence de supporters
01:08:25aujourd'hui
01:08:26alors qu'il y a 300
01:08:27interdictions
01:08:28de déplacement
01:08:29oui
01:08:29ou non
01:08:31lorsque il y a 15 ans
01:08:32il y en avait 3
01:08:33cette politique
01:08:34en plus d'être liberticide
01:08:35elle est inefficace
01:08:36on ne vous mettra pas
01:08:38d'accord aujourd'hui
01:08:39pardon Christine
01:08:40on a zappé votre
01:08:41coup de gueule
01:08:43mais vous aurez l'occasion
01:08:45d'en reparler
01:08:46on vous réinvitera
01:08:46merci à vous
01:08:47merci à tous
01:08:48très bonne journée
01:08:49et très bon week-end
01:08:50sur Sud Radio
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