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La carte scolaire 2026 en Côte d'Or suscite une vive opposition ! Au cœur de la controverse, la suppression annoncée de 33 postes d'enseignants et 66 classes pour la rentrée prochaine. Antoine Delègue, président de la FCPE 21, dénonce une politique qui va à l'encontre de la lutte contre les inégalités scolaires.

Face à une augmentation constante des besoins, la baisse des moyens alloués à l'éducation nationale est incompréhensible. Cette situation risque de creuser les disparités sociales, particulièrement dans les quartiers sensibles comme celui des Blanches-Fleurs à Beaune.

Des dispositifs éprouvés, tels que "Plus de maîtres que de classes", ont été supprimés faute de moyens. Pourtant, l'inclusion des élèves en situation de handicap et la réduction des inégalités nécessitent des investissements supplémentaires.

Le dialogue avec le rectorat semble difficile lorsqu'il s'agit de réclamer des fonds pour une éducation plus équitable. La priorité donnée aux aspects financiers au détriment du bien-être des enfants est une préoccupation majeure.

#CarteScolaire #FCPE21 #Education21

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Transcription
00:00Ici Bourgogne, le réveil 100% local, ici Matin.
00:06La carte scolaire 2026 fait l'unanimité contre elle en Côte d'Or.
00:11Le projet du rectorat devait être présenté hier aux syndicats enseignants et aux représentants de parents d'élèves.
00:16Une réunion boycottée est finalement repoussée à demain.
00:19Dans le département de Côte d'Or, 33 postes d'enseignants et 66 classes sont menacés à la rentrée prochaine.
00:24Pour en parler, votre invité ce matin, Anne-Laure, c'est le président de la Fédération des représentants de parents
00:29d'élèves en Côte d'Or.
00:30Bonjour Antoine Delègue.
00:31Bonjour.
00:31Pour vous aussi, cette carte scolaire 2026 est un grand non. Pourquoi ?
00:37Effectivement, c'est un non, c'est un refus.
00:41Les moyens continuent de baisser alors que les besoins sont en augmentation constante
00:49puisqu'on cherche à limiter, réduire les inégalités scolaires.
00:57C'est un des grands combats de l'éducation nationale.
01:00La France est particulièrement pointée du doigt depuis des années pour son retard comparé aux autres pays.
01:08Et avec cette carte scolaire, on rate en fait une occasion de mieux lutter contre ces inégalités dont vous parlez
01:15?
01:15En se privant de moyens supplémentaires, on rate cette opportunité de lutter efficacement
01:21contre la réduction des inégalités scolaires, mais aussi contre tout le processus d'inclusion de l'ensemble des élèves.
01:31Ça demande des moyens supplémentaires et on s'en prive.
01:34Vous donnez par exemple l'exemple de l'école élémentaire des Blanches-Fleurs à Beaune,
01:38un quartier sensible de la ville, où une classe risque de disparaître.
01:42Alors ça, c'est un bon exemple. Pourquoi cette école ?
01:44Oui, c'est un très bon exemple parce que le territoire de Beaune, c'est un grand écart au niveau
01:51des conditions sociales.
01:54Et l'école des Blanches-Fleurs est dans un quartier qui présente en tout cas un grand nombre de familles
02:01qui sont dans des situations de précarité.
02:04Et donc, on peut citer cet exemple.
02:09Il y en a probablement d'autres en Côte d'Or, il y en a certainement d'autres en Côte
02:12d'Or.
02:13Mais là, réduire les moyens sur un territoire comme ça, on voit bien qu'on va à l'encontre du
02:19besoin qu'on a en France
02:21de lutter contre les inégalités scolaires.
02:24Et donc, ça veut dire que ces inégalités scolaires, si on n'agit pas au niveau de la scolarité,
02:30elles vont se transformer en inégalités sociales plus tard ?
02:34Voilà, oui, effectivement, ça c'est ce que les études nombreuses en sociologie maintenant
02:38qui convergent toutes vers les mêmes conclusions, les inégalités scolaires conduisent aux inégalités sociales
02:46qui vont elles-mêmes après continuer à reproduire ces inégalités indéfiniment si on ne s'en occupe pas et même
02:53les creuser.
02:54Ce que vous dites à la FCPE 21, c'est qu'on a aussi tendance à enlever ce qui marche
02:58dans l'éducation nationale.
03:00Alors, quoi par exemple ?
03:02Alors, tout simplement...
03:04Ça paraît fou d'entendre ça, de dire ça, mais...
03:08Oui, oui, oui, alors on peut citer un exemple, mais qui était un dispositif qui s'appelait
03:12« Plus de maîtres ou de maîtresses que de classes ».
03:16C'est-à-dire que si une classe donnée présentait un plus grand nombre d'élèves qui rencontraient des difficultés
03:23d'apprentissage,
03:24il pouvait y avoir un enseignant qui venait en support pour renforcer les moyens dans cette classe.
03:31Ça, c'est un dispositif qui avait fait ses preuves, qui montrait des résultats très positifs et qui a été
03:37supprimé faute de moyens.
03:39Voilà, donc c'est un exemple.
03:41On sait aussi que l'inclusion des élèves en situation de handicap présente aussi un grand taux de réussite
03:54et des résultats très prometteurs pour l'inclusion des élèves en situation de handicap dans la société.
04:03Et ça, ça demande aussi des moyens supplémentaires.
04:05Et là, on voit qu'on est à la traîne.
04:08Et quand vous expliquez tout ça au rectorat, vous avez l'impression d'être écouté, d'être entendu ou vraiment
04:13pas du tout ?
04:14Alors, dès qu'on parle de moyens supplémentaires, je vous avouerai que non, le dialogue est assez fermé.
04:21Du coup, on peut dire quoi ? Que l'argent régit tout dans l'éducation nationale ?
04:24C'est beaucoup une question d'argent ? On ne pense pas au bien-être de nos enfants ?
04:29Alors, il y a beaucoup de choses quand même qui sont étroitement liées aux moyens.
04:33Alors, bien sûr, pas tout. On fait partie, avec le rectorat, on travaille étroitement sur un groupe qui s'appelle
04:40le groupe de relations parents-école,
04:44où là, on fait des choses qui sont très intéressantes pour améliorer tout simplement les relations entre les parents et
04:51l'école au sens large,
04:53école, collège, lycée. Et ça se passe très bien.
04:56En tout cas, ce que vous dites, c'est que tant qu'on ne mettra pas les moyens dans l
05:00'éducation nationale, on ne pourra pas avancer.
05:01Si on résume votre propos, c'est ça, ce matin.
05:03Voilà. Il y a des choses sur lesquelles on pourra avancer, tout à fait, qui ne demandent pas forcément de
05:07moyens supplémentaires,
05:08mais quand même, les moyens restent nécessaires pour des choses cruciales comme l'inclusion, la lutte contre les inégalités scolaires.
05:17Eh bien, merci beaucoup, Antoine Delegue, d'avoir été avec nous ce matin, président en Côte d'Or de la
05:21Fédération des représentants de parents d'élèves.
05:23On rappelle cette nouvelle réunion avec le rectorat demain jeudi concernant cette carte scolaire pour la rentrée 2026.
05:29Bonne journée.
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