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Il pense savoir comment présider la France. Il se raconte dans un livre : sa vie privée, son homosexualité... Mais surtout sa vision pour le pays. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, et auteur de « En homme libre » (Ed. de l'Observatoire, en librairie le 23 avril), est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 22 avril 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 22 avril 2026.
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00:00Céline Landreau, RTL Matin.
00:03L'invité d'RTL Matin, quelques 350 pages pour un pas de plus vers la course vers l'Elysée,
00:11en homme libre, sort demain en librairie. Bonjour Gabriel Attal.
00:14Bonjour.
00:15Vous êtes aujourd'hui président, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée,
00:19secrétaire générale du Parti Renaissance, en homme libre, libre de tout dire,
00:24ça c'est la promesse de votre livre qui sort donc demain.
00:26Est-ce que ce matin, ça y est, vous êtes aussi libre de dire officiellement
00:30que vous êtes candidat à la prochaine présidentielle ?
00:33Depuis 18 mois que j'ai quitté le gouvernement, après 7 ans au gouvernement,
00:38j'ai beaucoup réfléchi, travaillé, je me suis beaucoup déplacé partout en France
00:42à la rencontre des Français. J'ai changé de rythme, j'ai mûri un certain nombre de réflexions
00:47et j'en tire ce livre qui permet à la fois de faire le récit de mon action au gouvernement,
00:53de raconter aussi un certain nombre de choses, un certain nombre d'épisodes,
00:57notamment celui de la dissolution, de répondre à des questions que se posent les Français
01:00quand je les rencontre. Pourquoi est-ce qu'il y a eu cette dissolution ?
01:02Comment ça s'est passé derrière les portes, dans les coulisses ?
01:04J'apporte toutes ces réponses. Donner aussi des perspectives sur le pays.
01:07Et ces perspectives, elles passent par une candidature ?
01:09C'est une étape importante dans un cheminement qui est le mien,
01:12mais j'ai besoin, à travers ce livre et tous les déplacements que je vais faire en France,
01:17à la rencontre des Français. Je ferai ma première séance de dédicace aujourd'hui
01:21à la librairie Lamartine à Paris, je serai ensuite à Biarritz, à Lyon, à Strasbourg, à Bordeaux.
01:25Je veux aussi continuer à améliorer cette décision.
01:29Et puis, je l'annoncerai le moment venu, à l'issue de ces rencontres.
01:33L'envie fait quand même assez peu de mystères, encore moins depuis la semaine dernière.
01:37Cette une du magazine Le Point et cette phrase,
01:40je pense savoir comment il faut présider la France.
01:42Formule qui a été très commentée.
01:44Fausse modestie ou péché d'orgueil ?
01:47Je réponds à une question qui m'est posée dans cette interview
01:50et je dis que si cette question m'avait été posée il y a 18 mois,
01:54j'aurais probablement pas su y répondre.
01:56Mais c'est précisément parce que j'ai eu ce temps de réflexion,
01:59d'introspection.
02:00Et ce que je réponds dans cette interview, c'est que pour moi,
02:03ce qui mine aujourd'hui la confiance des Français dans les responsables politiques
02:06et dans nos institutions, c'est ce sentiment d'impuissance publique.
02:10Les Français, qu'est-ce qu'ils vous disent ?
02:11On a des gouvernants, on a des élus, ils vous disent un certain nombre de choses,
02:14ils ont des objectifs, mais en fait, est-ce qu'ils sont capables de le faire ?
02:17Est-ce que la situation n'est pas totalement bloquée ?
02:19On va revenir sur ce qui bloque cette situation, notamment les finances publiques.
02:22La responsabilité de présider la France, c'est rendre possible ce qui est nécessaire.
02:26Faire en sorte avec l'Europe, avec l'administration, avec notre constitution,
02:29de débloquer les choses pour que quand les politiques veulent répondre
02:31à des problèmes des Français, ça puisse changer concrètement leur vie.
02:34Donc on comprend que vous êtes encore, en tout cas officiellement,
02:37en train de mûrir cette décision d'une éventuelle candidature.
02:39Vous avez déjà annoncé un meeting le 30 mai prochain à Paris.
02:42Est-ce que ce jour-là, le patron de renaissance que vous êtes,
02:45celui qui montera sur scène, sera candidat à la présidentielle ou toujours pas ?
02:49J'entends votre question, mais par ailleurs,
02:51et ça je pense que les Français qui nous écoutent peuvent le comprendre,
02:54ce n'est pas une petite décision que d'être candidat à l'élection présidentielle.
02:56Heureusement d'ailleurs que c'est un choix que vous devez mûrement réfléchir,
03:01que vous devez mûrir avant de l'annoncer précisément,
03:04parce qu'on parle de l'élection présidentielle.
03:06Le président de la République, c'est la clé de voûte de nos institutions,
03:09dans un moment qui est par ailleurs un moment extraordinairement difficile.
03:12Dans notre pays, à l'international, avec les grands bouleversements qu'on connaît.
03:15Donc j'apporterai la réponse à cette question le moment venu.
03:18J'entends votre réponse, mais ce n'est pas vraiment celle que j'attendais.
03:21Le 30 mai, on saura ou pas ?
03:22Je vous dirais que j'apporterai cette réponse le moment venu.
03:24J'entends vos questions, vous avez tout à fait le droit de les poser,
03:26mais si j'avais des choses à annoncer sur ce sujet-là ce matin, je le ferais évidemment.
03:30Très bien, le micro reste ouvert jusqu'à la fin de l'interview si vous changez d'avis.
03:32On va revenir dans un instant sur vos relations avec l'actuel président Emmanuel Macron.
03:38Cette dissolution que vous avez mal vécue, vous en parlez dans ce livre,
03:40et qui ont compliqué les relations.
03:43Mais l'après-matignons, ce sont aussi des retrouvailles, des retrouvailles amoureuses.
03:46Vous officialisez dans ce livre votre relation avec Stéphane Séjourné.
03:49Pourquoi le faire ?
03:50Dans ce livre, je parle beaucoup de mon histoire personnelle,
03:54parce que beaucoup de ce que j'ai vécu, de ce que j'ai traversé,
03:58explique aussi un certain nombre des combats politiques qui sont les miens.
04:01Quand je parle de ma mère qui nous a élevées seule avec mes soeurs
04:04après son divorce avec mon père,
04:06qui a dû se battre pour conquérir son indépendance
04:08parce qu'elle n'avait pas travaillé quand elle vivait avec mon père,
04:10elle s'était occupée de nous.
04:12Je parle aussi de la situation de millions de mères célibataires,
04:16de femmes seules qui élèvent des enfants en France,
04:18et c'est un sujet sur lequel je m'engage politiquement.
04:20Quand je parle du harcèlement à l'école,
04:23et vous savez que j'ai beaucoup agi sur ce sujet-là,
04:25ça dit aussi quelque chose de ce que j'ai vécu moi-même
04:27Oui, vous expliquez-vous avoir eu la chance d'être entendue à l'époque,
04:30ce qui n'est évidemment pas le cas de tous les jeunes.
04:31Absolument, c'est vrai par ailleurs sur la question de l'égalité femmes-hommes
04:35quand je parle de mes soeurs,
04:36et sur la question de mon homosexualité aussi,
04:38puisque je l'aborde et je fais le choix de l'aborder dans ce livre,
04:41parce qu'il y a encore une réalité en France
04:43en termes de discrimination sur ce sujet-là.
04:45Et oui, j'aborde mon couple.
04:47Pourquoi ?
04:47Parce que quand vous n'en parlez pas vous-même,
04:49il y en a d'autres qui en parlent à votre place.
04:50Combien j'ai vu passer d'articles de presse,
04:54de livres, etc., qui faisaient référence ?
04:56Combien j'ai eu de questions de journalistes sur ce sujet-là
04:59par le passé, encore il y a quelques mois ou quelques années ?
05:02Donc, c'est une question de transparence.
05:04Par ailleurs, mon conjoint est un responsable public, politique.
05:07Il a été membre d'un gouvernement.
05:09Ancien ministre de l'Europe,
05:10aujourd'hui commissaire européen chargé du marché.
05:13Donc, il me semblait légitime de le dire dans ce livre.
05:15Et il n'y avait pas la crainte qu'on vous accuse
05:17d'être un petit peu impudique
05:19quand vous parlez de votre rupture,
05:20de vos retrouvailles,
05:21quand vous le présentez comme l'amour de votre vie ?
05:24Vous savez, moi, j'ai vu beaucoup de responsables politiques
05:25par le passé, parler de leurs compagnes,
05:29parfois s'afficher dans les journaux avec leurs compagnes.
05:32J'ai assez peu entendu à l'époque de critiques en impudeur.
05:35En revanche, quand c'est un couple d'hommes,
05:37je vois effectivement des commentaires
05:39disant que c'est impudique.
05:40Donc, je pense qu'il y a une forme de double standard
05:42sur ce sujet-là.
05:43Encore une fois, je dis ce qui est factuel.
05:46Et quand vous ne le dites pas
05:47ou quand vous n'en dites pas assez,
05:48entre guillemets,
05:48on vous reproche de cacher un certain nombre de choses.
05:50Moi, je préfère tout dire dans ce livre.
05:52Alors, justement, vous dites être gay,
05:54puisque vous vous revendiquez comme tel,
05:55c'est l'angoisse d'être rejeté pour ce qu'on est.
05:57Vous expliquez avoir subi des attaques homophobes,
06:00vous les subissez encore.
06:01Est-ce que vous pensez aujourd'hui,
06:03en étant très clair sur ce sujet,
06:05que les Français sont prêts à élire un président
06:08ouvertement homosexuel,
06:08qui ne se cache pas ?
06:09L'homophobie, je l'ai toujours subie.
06:11Je l'ai subie encore aujourd'hui,
06:12mais je me sens infiniment plus chanceux
06:14que tous ces centaines de milliers de Français
06:17qui la vivent en étant anonymes.
06:19Je suis entouré, je suis soutenu,
06:21je me suis forgé une forme de carapace,
06:22parce que forcément, vous finissez par vous blinder,
06:26en fait, face à ça.
06:26Ce qui n'est pas le cas de nombreux Français
06:28qui subissent les discriminations et l'homophobie au quotidien.
06:31Moi, ce que je crois, c'est que ça existe
06:32dans notre pays, malheureusement.
06:33Et vous avez aujourd'hui des jeunes gays
06:35qui se font discriminer,
06:37qui se font agresser, parfois physiquement.
06:39Mais je pense que ça ne représente pas du tout
06:40ce qu'est notre pays.
06:41Donc, ce n'est pas un frein pour être élu ?
06:42Je ne crois pas du tout.
06:43Je pense qu'on est un pays qui est beaucoup plus ouvert,
06:45beaucoup plus tolérant
06:46que ce qu'on croit parfois nous-mêmes.
06:47Et quand on regarde le chemin qui a été parcouru,
06:49il y a un peu plus de dix ans,
06:50il y avait le débat sur le mariage pour tous,
06:52il y avait une forme de déchirure dans le pays
06:53sur ce sujet-là.
06:55Quand je suis devenu Premier ministre
06:56et que j'étais le premier chef de gouvernement
06:58à assumer son homosexualité,
07:00j'ai vu aussi à quel point
07:01c'était devenu quelque chose de banal.
07:03Et ça, ça dit beaucoup de notre pays
07:04qui est plus ouvert et plus tolérant
07:05que ce qu'il croit lui-même.
07:06Si vous êtes candidat et élu au printemps prochain,
07:10est-ce que vous avez parlé de la place
07:11que tiendrait votre compagnon Stéphane ces journées ?
07:13Vous l'avez dit lui aussi, homme politique,
07:15ce serait inédit comme configuration ?
07:17Vous savez, d'abord,
07:18j'aurai le temps de m'exprimer le moment venu.
07:20D'abord quand je serai candidat,
07:21ensuite si je suis élu.
07:24Par ailleurs, moi je me bats pour une société
07:26où, quelle que soit d'ailleurs
07:28la place des uns et des autres,
07:29qu'on soit connu ou anonyme,
07:31on n'est pas à renoncer à sa carrière
07:33pour son conjoint.
07:34Heureusement, évidemment,
07:35qu'en 2026,
07:36ce n'est plus une question qui doit se poser
07:37et qu'on peut, en toute indépendance,
07:38tracer chacun le chemin qui est le sien.
07:41Les rapports avec l'actuel président de la République,
07:43vous en parlez longuement dans ce livre.
07:45On sent très clairement
07:46qu'il y a eu un avant-après-dissolution.
07:48On peut dire que le divorce est consommé
07:49depuis le 9 juin 2024 ?
07:52Il y a eu un avant et un après.
07:54Pas tant d'ailleurs
07:54parce que la dissolution a mis un terme
07:57à mes fonctions à Matignon.
07:58Je raconte dans le livre
07:59que j'avais prévu de proposer ma démission
08:01au président de la République.
08:02A l'issue du scrutin.
08:03Que je lui ai proposé d'ailleurs
08:04pour essayer de l'empêcher
08:05de faire cette dissolution.
08:07Donc quelque part,
08:07je savais que mon sort était scellé
08:08à Matignon à ce moment-là.
08:10Mais c'est vrai qu'il y a eu un avant et un après
08:11pour ce que cette dissolution
08:12a provoqué pour le pays.
08:14Tout le blocage qu'on a aujourd'hui
08:15depuis maintenant presque deux ans
08:17à l'Assemblée nationale,
08:18l'incapacité pour l'Assemblée,
08:19pour le gouvernement
08:20à pouvoir véritablement agir,
08:22faire des réformes,
08:23aider les Français
08:23dans un moment de bouleversement
08:25dans le monde
08:26où par ailleurs
08:26tous les pays dans le monde
08:27réforment, investissent.
08:28Tout ce blocage-là,
08:29il est dû à ce choix
08:31de dissolution de l'Assemblée nationale
08:32aux conditions dans lesquelles
08:33cette décision a été prise
08:35et finalement à l'instabilité
08:36qu'on connaît aujourd'hui.
08:37Vous la critiquez très vertement,
08:38cette décision.
08:40Vous lui avez envoyé
08:41votre analyse, ce livre ?
08:42Bien sûr, j'ai envoyé le livre
08:43au président de la République.
08:45Vous n'avez pas eu de retour ?
08:46Non, mais je comprends
08:47qu'il est très occupé, honnêtement.
08:48Quand on voit la situation en France...
08:49C'est vrai que ça prend quelques heures à lire.
08:50Ce qui se passe dans le monde,
08:52je comprends qu'il,
08:53évidemment,
08:54ne l'utilise pas tout de suite.
08:55Ce n'est plus un modèle,
08:58anti-Jupiter.
08:59On lit ça entre les lignes.
09:00Vous plaidez pour moins de verticalité,
09:01notamment.
09:02Vous savez, moi, je dis dans le livre
09:03que j'assume ce qui a été engagé
09:05en 2017 par le président de la République,
09:07c'est-à-dire le dépassement politique.
09:08Ça, j'y crois.
09:09Je pense qu'encore aujourd'hui,
09:10on a besoin de faire travailler ensemble
09:12des personnes qui viennent
09:13de la gauche, de la droite, du centre,
09:15au service des Français
09:16et d'un projet pour le pays.
09:18Ensuite, j'ai un regard lucide
09:20sur ce qui a été fait ces dernières années
09:21et notamment sur la pratique politique.
09:23Je pense qu'il y avait cette promesse
09:24en 2017 de faire de la politique différemment,
09:26de partager davantage le pouvoir
09:28d'être plus efficace dans l'action publique
09:30et que de ce point de vue-là,
09:32effectivement, il y a un certain nombre d'échecs
09:33et qu'il faut le dire.
09:34Ce n'est pas une insulte que de le dire.
09:37Je pense que c'est important
09:38d'en tirer les enseignements pour l'avenir.
09:39Et quand on aspire peut-être
09:41à lui succéder,
09:43c'est important aussi de prendre ses distances
09:44avec un président qui n'est plus très populaire aujourd'hui ?
09:46Moi, vous savez, je ne raisonne pas comme ça.
09:47Je n'ai jamais appelé à la démission
09:49du président de la République,
09:50attaquer le président de la République
09:51comme ça a pu être le cas par d'autres.
09:53Par ailleurs, je ne vais pas prendre les Français
09:55pour des imbéciles.
09:56Les Français sont intelligents.
09:57J'ai fait partie de plusieurs gouvernements
09:59du président de la République.
10:00J'ai été député dans cette majorité.
10:02Donc, j'assume évidemment cette action.
10:04Je me sens comptable de tout ce que j'ai fait,
10:06de tout ce que je n'ai pas fait peut-être,
10:08dans les différentes fonctions
10:09qui ont été les miennes
10:10dans les gouvernements jusqu'à Matignon.
10:12Pour le reste,
10:13on est des personnes qui sont différentes.
10:14Il y a un autre ancien Premier ministre,
10:16déjà candidat déclaré pour 2027,
10:18qui a pris, lui, encore plus fortement
10:19cette distance avec Emmanuel Macron.
10:21C'est évidemment Édouard Philippe.
10:23Vous avez une idée
10:24duquel de ces anciens premiers ministres,
10:25Emmanuel Macron, pourrait avoir envie
10:26de soutenir pour 2027 ?
10:28Pas du tout.
10:30Je ne peux pas répondre à cette question.
10:32Encore une fois,
10:33il y a des projets
10:34qui vont être présentés
10:35par les uns et par les autres.
10:36Il y a une campagne qui va être faite.
10:37Et je pense que l'important,
10:38c'est de convaincre avant tout les Français.
10:39C'est quand même eux qui votent à la fin
10:40pour élire le président de la République.
10:42Il faudra convaincre, notamment,
10:43au sein de ce bloc central
10:44un peu élargi.
10:47Édouard Philippe est face à vous,
10:48candidat déclaré, on le disait,
10:49pour 2027.
10:50Qu'est-ce qui vous différencie de lui ?
10:52Moi, j'essaye de parler
10:53assez peu des autres.
10:54Je peux parler de moi-même,
10:55de ce que je porte,
10:57de ce que je me suis engagé,
10:58de ce que je fais aujourd'hui.
10:59Mais vous pouvez être
10:59tous les deux sur la ligne de départ.
11:01Je suis un combattant.
11:02J'ai décidé au moment de la dissolution
11:04de me battre pour empêcher
11:06que le Rassemblement national
11:07ait une majorité
11:08ou que la France insoumise
11:08ait une majorité en 2024,
11:10au moment de cette dissolution.
11:12J'ai décidé de me battre
11:12à l'Assemblée nationale.
11:13J'aurais pu faire le choix,
11:14en 2024,
11:15de me retirer quelque part,
11:17de m'éloigner de tout ça,
11:18du chaudron de l'Assemblée
11:19qui abîme quand même aujourd'hui.
11:20J'ai fait le choix d'y aller
11:22pour me battre.
11:23Et puis, j'ai envie
11:24de transformer profondément
11:25notre pays.
11:25Il y a un certain nombre
11:27d'enjeux qui, pour moi,
11:27ne peuvent plus se résoudre
11:29par du rafistolage
11:30ou des paramètres
11:31sur la question des retraites.
11:32Je ne crois pas du tout
11:33que la question soit
11:34l'âge légal de départ
11:35et qu'il faut amener à 67 ans.
11:36Je pense que c'est notre système
11:37lui-même qu'il faut changer.
11:38Donc, je pense qu'on a
11:39des différences
11:39et qu'on aura l'occasion
11:40de les exprimer,
11:41le cas échéant.
11:42Ensuite, sur la question de 2027,
11:45moi, je crois qu'il y a besoin
11:46d'une vraie campagne
11:47et d'un vrai rassemblement.
11:48Donc, il faut d'abord
11:49qu'il y ait des candidats
11:49qui puissent exprimer un projet
11:51qui sera nécessairement différent.
11:52Il y a déclaré.
11:53Oui, qui sera nécessairement différent
11:54avec des lignes politiques
11:55qui sont différentes
11:56pour aller convaincre les Français.
11:57Et ensuite, début 2027,
11:59s'il y a un risque
12:00d'un second tour
12:01entre la France Insoumise
12:02et le Rassemblement national,
12:03qui a plusieurs candidatures
12:05qui portent les mêmes principes,
12:07les mêmes valeurs
12:08et un projet qui est proche,
12:09il faudra évidemment les rassembler.
12:11Mais comment ?
12:11Comment vous faites ce rassemblement ?
12:13Il y a un accord
12:13qui est conclu en amont.
12:15Vous passez par une primaire.
12:16Ce sont les sondages
12:17qui seront juges de paix.
12:18Comment vous allez faire ?
12:19J'ai fait une proposition.
12:20Edouard Philippe l'a accepté
12:22de mettre en place
12:23un comité de liaison,
12:24c'est-à-dire une réunion mensuelle
12:26avec des représentants
12:27de nos partis politiques
12:28pour préparer ce rassemblement
12:30s'il devait être nécessaire.
12:31Ils se sont réunis
12:32pour la première fois
12:32la semaine dernière
12:33et donc ils vont travailler
12:34à un calendrier,
12:35à une méthodologie.
12:37Tout est sur la table,
12:38selon moi.
12:39Ça peut être une primaire,
12:40ça peut être un départage
12:42par des sondages.
12:43Je pense que tout ça
12:43sera regardé
12:44dans les mois qui viennent
12:44à l'occasion de ces réunions.
12:46Et vous incluez qui
12:46dans cette primaire
12:47si c'est la solution retenue ?
12:48Aujourd'hui,
12:49ce comité de liaison
12:50est réuni des partis
12:51qui ont une cohérence
12:52puisqu'ils ont gouverné ensemble
12:53entre 2017 et 2024
12:55pour la France.
12:57C'est donc Renaissance,
12:57le parti que j'ai l'honneur
12:58de présider,
12:59Horizon,
13:00l'UDI et le Modem.
13:01Je pense que c'est un socle
13:02qui a une cohérence,
13:03cette cohérence
13:04d'avoir gouverné ensemble
13:05la France.
13:05Ensuite, l'objectif,
13:06c'est évidemment
13:07d'aller convaincre très largement
13:08les Français
13:08et les responsables politiques
13:09de se joindre à un rassemblement.
13:11Gabriel Attal,
13:11on a compris que vous ne direz pas
13:12ce matin sur RTL
13:13que vous êtes officiellement candidat.
13:15On sent que ça peut venir.
13:16Alain Duhamel,
13:17qui connaît la vie politique française
13:18sur le bout des doigts
13:19depuis longtemps,
13:20était là.
13:20Lundi, dans ce studio,
13:21il parlait du statut
13:23de présidentiable
13:24que vous allez certainement acquérir
13:25et qui dure ensuite
13:26comme un jalon qu'on pose.
13:28C'est ce qu'ont fait
13:30Mitterrand,
13:30Chirac avant vous
13:31s'y prendre à plusieurs reprises
13:33pour vous.
13:34Jusque-là,
13:35tout est allé très vite.
13:36Est-ce que pour l'Élysée,
13:37vous êtes prêts à courir un marathon ?
13:39Je pense que la question,
13:39ce n'est pas celle
13:40de la stratégie comme ça
13:42à très long terme.
13:43La question d'une élection présidentielle,
13:45c'est une question
13:46qui se pose à un moment donné.
13:48Moi, ce que je crois,
13:49c'est qu'en 2027,
13:50cette élection sera majeure
13:51parce qu'on est à un moment
13:52de bifurcation.
13:53On doit faire un certain nombre
13:54de choix.
13:54C'est l'heure des choix.
13:55Je le disais tout à l'heure,
13:57toutes les grandes puissances
13:58dans le monde,
14:00dans leur pays.
14:01Il y a aujourd'hui
14:01une course technologique absolue
14:03entre les États-Unis
14:04et la Chine.
14:05La Chine est à la frontière
14:06technologique sur tous les sujets,
14:08sur l'intelligence artificielle,
14:09sur la robotique,
14:10sur les drones, etc.
14:11La question,
14:12c'est est-ce qu'on pense
14:12que la France et l'Europe
14:13ont encore une place
14:14dans cette course-là
14:15et ont encore un mot à dire
14:16au monde ?
14:16Et ça se joue,
14:17à mon avis,
14:17en 2027.
14:18Et donc,
14:19c'est cette élection-là
14:20qui est importante
14:20et c'est à ce moment-là
14:21que les Français
14:22devront trancher un choix.
14:23Et nous,
14:23on suivra le moment
14:24que vous choisirez
14:25pour vous déclarer
14:26ou non
14:27pour cette élection présidentielle
14:28de 2027.
14:28En attendant,
14:30votre vision
14:31pour les années à venir
14:32et pour le pays,
14:32c'est à retrouver
14:33dans ce livre
14:34En Hommes Libres
14:34demain en librairie.
14:35Restez avec nous,
14:36s'il vous plaît.
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