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  • il y a 12 heures
Regardez "On refait le monde" avec Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste, Nicolas Bouzou, économiste et directeur et fondateur d'Asterès, et Catherine Tricot, directrice de la revue "Regards".
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 21 avril 2026.

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Transcription
00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:06Et on parle du coût de cette guerre, parce que, je vous le disais il y a quelques instants,
00:13elle va où cette guerre ? On n'en sait rien, on ne sait même pas si le dialogue va
00:17reprendre entre Américains et Iraniens.
00:21Elle nous a sans doute coûté, depuis le début, c'est-à-dire environ deux mois, 6 milliards de dépenses
00:29qui vont devoir être gelées dans le budget, ça fait un milliard en moyenne tous les 10 jours.
00:33À ce rythme-là, la guerre va-t-elle vider les caisses ? Qui va payer ? Qui doit payer
00:38?
00:39On en parle ce soir avec trois éditorialistes.
00:42Avec nous Nicolas Bouzou, économiste et directeur et fondateur d'Asteres.
00:47Bonsoir Nicolas.
00:47Bonsoir.
00:48Avec François-Olivier Gisbert, journaliste, biographe, essayiste, politique,
00:52qui vient de signer d'ailleurs un essai, allez au titre un brin provocateur quand même.
00:57Ah bon ?
00:57On pourra en parler.
00:59On va attendre ça.
00:59La France était la...
01:00Un peu quand même.
01:01Vous l'avez reconnue.
01:02La France était un pays communiste, je ne sais plus, on vous l'avez reconnue.
01:05François-Olivier Gisbert.
01:06Et puis Catherine Tricot, la directrice de la revue Regards, qui nous rejoint à l'instant.
01:13On va la laisser reprendre son souffle et pour la saluer, elle entre à l'instant dans ce studio,
01:18la directrice de la revue Regards, Catherine Tricot.
01:21Mais on écoute tout d'abord le ministre des Comptes Publics.
01:24Face à ces 6 milliards d'euros de coûts de la crise que nous anticipons, nous prévoyons 6 milliards d
01:31'euros de dépenses qui pourraient être stoppées.
01:334 milliards d'euros pour l'État, 2 milliards d'euros dans la sphère sociale.
01:37Le Premier ministre a d'ores et déjà demandé aux différents ministres dans leur champ de compétences
01:43de prévoir une réorganisation de leurs priorités au vu de l'évolution géopolitique et donc de l'évolution économique.
01:52Qu'on puisse y répondre avec 6 milliards d'euros de dépenses stoppées.
01:55Voilà, donc David Amiel, le ministre des Comptes Publics, cet après-midi.
02:00Tout d'abord, on a tellement reproché au gouvernement successif d'avoir creusé le déficit et la dette,
02:06sans vraiment d'ailleurs le dire,
02:09qu'on doit peut-être souligner la transparence et la rigueur dont ils font preuve à travers cette annonce.
02:15Nicolas Bouzou ?
02:16Ah mais moi je ne rapproche rien au gouvernement là,
02:18parce que moi je suis sur une ligne qui, alors un peu difficile,
02:21j'en conviens en termes de communication,
02:22mais qui consiste à dire qu'il faut, comment dire,
02:25aider au minimum d'une certaine façon,
02:27parce que je vois évidemment bien le problème auquel sont confrontés nos concitoyens
02:31et les entreprises avec cette guerre et avec l'augmentation des prix de l'énergie,
02:34mais en même temps, on est dans une situation en matière de finances publiques
02:38qui ne, de mon point de vue, ne nous permet plus d'aider.
02:41Et les pays qui ont aidé, l'Espagne, le Portugal, l'Italie,
02:45ce sont des pays qui ont considérablement réduit leur déficit public ces dernières années.
02:50Ça veut dire que l'eau, là, aujourd'hui, on est à l'os, comme on dit ?
02:53On ne peut pas. Alors on peut un tout petit peu,
02:54et c'est ce qu'on fait pour certaines professions,
02:57pour les pêcheurs, pour les agriculteurs,
02:58pour, pardonnez-moi, l'expression consacrée, les gros routiers,
03:02ceux qui consomment beaucoup d'essence,
03:04mais je suis entièrement d'accord avec le gouvernement
03:06quant à l'idée selon laquelle il faut vraiment se limiter au minimum,
03:11tout simplement parce que, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:13On est dans cette situation-là, on n'en a plus les moyens.
03:15C'est ce que je vous dirais dur,
03:16mais c'est aussi l'occasion, d'une certaine façon, de faire cette pédagogie.
03:20François-Olivier Gisbert.
03:23Écoutez, moi, je suis, en gros, aussi d'accord avec le gouvernement,
03:28c'est-à-dire que, moi, je suis très libéral.
03:30Je suis libéral, je ne m'en cache pas.
03:31D'ailleurs, le livre montre très bien, je ne m'en cache pas.
03:33Je ne cache pas derrière mon petit drapeau.
03:36Vous avez toujours été à ce point-là ?
03:38Oui, j'ai toujours été.
03:39Et puis surtout en France, aujourd'hui, il faut l'être beaucoup,
03:40parce que, quand on voit la marée de conneries, comme ça,
03:44qui s'avance de choses qu'on entend, enfin bon, bref.
03:47Cela étant, l'État, et ça, tous les libéraux le pensent,
03:51parce que ce ne sont pas les monstres qu'on nous décrit,
03:53on voit bien, ça a toujours été, c'est historique, ça.
03:56Tous les libéraux pensent, sauf quand ils sont ultra-libéraux, ça c'est différent.
04:00Je pense que l'État, il est là pour aider quand il y a des problèmes.
04:03Moi, franchement, quoi qu'il en coûte, j'ai trouvé ça très bien.
04:06J'ai toujours été pour le quoi qu'il en coûte.
04:08Le seul problème, ce n'est pas ça qu'a creusé la dette.
04:10Vous savez très bien, ce qui creuse la dette, c'est qu'effectivement,
04:13il y a des moments où l'État doit aider,
04:14après, quand c'est fini, c'est fini.
04:16Attendez, je vais vous prendre un mot quand même.
04:17Vous avez vu, attendez, juste, parce que vous avez vu, par exemple,
04:21les dépenses publiques au moment du quoi qu'il en coûte,
04:23elles ont énormément augmenté en France.
04:25Vous avez remarqué qu'elles n'ont pas baissé après ?
04:27En Allemagne, vous avez eu la même chose,
04:29vous avez aussi le quoi qu'il en coûte.
04:31L'année suivante, c'était retombé, les dépenses publiques.
04:34Donc, si vous voulez, on est gavé aux dépenses publiques,
04:37on continue, on est aujourd'hui à 57%,
04:39on bat des records mondiaux.
04:40C'est absurde, mais ça n'a rien à voir avec ce sujet-là.
04:43Justement, si je suis libéral,
04:45et si je pense qu'il faut arrêter,
04:47enfin, commencer à contrôler,
04:49parce que c'est quand même ça,
04:51on a un pouvoir qui ne contrôle rien.
04:53Mais là, il contrôle !
04:54Non, non, non, il ne contrôle pas.
04:56Il essaye d'aider,
04:58mais, si vous voulez, l'aide,
05:00elle est obligatoire.
05:01L'État, il est là pour aider
05:03les gens qui sont...
05:05Alors, c'est une expression qui fait toujours rigoler,
05:07parce qu'on emploie à tout propos,
05:08mais enfin, c'est vrai, pour le cas, c'est vrai,
05:10qu'ils sont en souffrance,
05:11parce que...
05:12Et on rappelle, il y a eu...
05:13Les sens, c'est trop cher, etc.
05:14Et l'État, il doit aider ces gens-là, évidemment.
05:17Il y a eu des mesures qui ont été annoncées
05:18qui concernent environ 3 millions de personnes,
05:21notamment les gros rouleurs.
05:23On peut parler en moyenne de 20 centimes par litre,
05:25après ça...
05:26Mais il n'y a pas que, il y a les infirmières,
05:27il y a un état de métier.
05:28Oui, exactement.
05:30Juste, vous parliez,
05:31et je vais évidemment donner la parole à Catherine Tricot,
05:34mais vous disiez,
05:36moi, je suis pour le quoi qu'il en coûte.
05:37On rappelle quand même,
05:39235 milliards d'euros
05:40entre le plan d'urgence 2020 pour le Covid,
05:42le plan de relance en septembre après Covid,
05:45et mars 2022, la guerre...
05:47Ce n'est pas le sujet.
05:47Ce pays n'est pas géré.
05:49C'est ça, le vrai sujet.
05:50Ce pays n'est pas géré.
05:51Alors, évidemment, quand il faut aider,
05:53parce que là, l'État doit aider,
05:55quand il faut aider,
05:55il a du mal, il ne peut pas,
05:57parce que, de toute façon,
05:58voilà, on est à sec.
05:59Catherine Tricot.
06:00Allez, France.
06:01Vous venez de nous redonner des ordres de grandeur.
06:04235 milliards,
06:04les quoi qu'il en coûte.
06:06Il y a eu une enquête qui a été faite
06:07par les sénateurs l'année dernière,
06:09qui a rendu son verdict.
06:11L'État verse de façon différente,
06:15mais 220 milliards aux entreprises.
06:17C'est une blague, ça.
06:18Vous savez très bien que c'est une blague.
06:19C'était un sénateur communiste, d'ailleurs.
06:21Monsieur Gué, qui présidait...
06:22C'était un sénateur communiste
06:24et un sénateur LR.
06:25Il y a des chiffres.
06:26Non, non, excusez-moi,
06:28France, il y avait un sénateur communiste
06:30et un sénateur LR,
06:31et que ce rapport a été voté
06:32à l'unanimité des sénateurs.
06:34Oui, mais d'accord, mais d'accord,
06:36mais le...
06:36Le rapporteur, celui qui fait le boulot,
06:38c'était le communiste.
06:38J'entends bien, j'entends bien,
06:40mais le rapport a été voté à l'unanimité.
06:42Donc, il y a une question...
06:43220 milliards d'aides aux entreprises.
06:46Je ne dis pas que...
06:46Non, non, c'était même 290.
06:48Et puis, au fond, ils en sont un jour,
06:49ils ont 400.
06:50Mais France,
06:51dites-donc, France,
06:53vous laissez parler les autres,
06:54parce que dans ça,
06:55vous faites un show tout seul,
06:56et puis nous, on vous applaudit.
06:57J'adore vous écouter.
06:58Mais moi aussi.
06:59Mais moi aussi.
07:00Donc, je termine mon propos.
07:02C'est-à-dire qu'en fait,
07:03on est bien...
07:04Je suis d'accord avec vous
07:05qu'on n'est pas...
07:06Enfin, disons qu'on est gérés,
07:08mais dans une certaine opacité.
07:10C'est-à-dire qu'on ne sait pas très bien
07:11cet argent, où il va ?
07:13Est-ce que les citoyens sont appelés
07:15à en décider ?
07:16Et là, par exemple,
07:17on nous dit qu'il y a 6 milliards de déficit.
07:20Je ne sais pas d'où sort ce chiffre,
07:21parce que c'est quand même pas extrêmement clair.
07:23Mais par contre, ce qu'on nous dit aussi,
07:25c'est qu'on va retirer 4 milliards
07:26dans le budget de l'État
07:27et 2 milliards dans le budget de la Sécurité sociale.
07:29En quoi les malades doivent payer
07:32pour l'essence ?
07:34Non, mais franchement...
07:34Mais ça, c'est un vrai débat qu'on va avoir.
07:36Oui, voilà.
07:36Ce que je veux dire, c'est que
07:38un, il y a de l'opacité.
07:39Deux, il y a des choix qui ne sont pas...
07:43qui devraient être discutés.
07:44Et troisième point,
07:45c'est qu'ils ne sont pas réversibles.
07:47C'est-à-dire que je parie
07:47que l'argent qui va être retiré
07:49ne sera pas remis
07:51quand on n'aidera plus les gros rouleurs.
07:53Et quand peut-être la guerre sera finie.
07:55Cela dit, pour répondre peut-être
07:56à votre première question.
07:57D'où viennent ces 6 milliards ?
07:59Nicolas Bouzou,
08:00il y a quand même la hausse
08:01des taux d'intérêt
08:02qui est la cause première.
08:04Merci d'en parler.
08:05Ça joue sur le...
08:05Et ce n'est pas fini.
08:06Sur le poids de la dette.
08:07Et ce n'est pas fini, bien sûr.
08:08Merci d'en parler
08:09parce que ça me semble être
08:10un sujet majeur
08:11qui passe complètement à l'as.
08:12Ce qu'il faut bien comprendre,
08:13c'est que dans cette crise,
08:16en effet,
08:16les taux d'intérêt
08:17sur les marchés obligataires
08:18ont considérablement augmenté.
08:19Alors, pour être extrêmement concret
08:20et bien faire...
08:21Oui, mais pour qu'on comprenne
08:22pourquoi ça nous coûte
08:236 milliards d'histoire.
08:23C'est extrêmement simple.
08:24C'est-à-dire que régulièrement,
08:25évidemment, l'État va chercher
08:26de l'argent sur les marchés financiers,
08:28l'État français,
08:29comme tous les États au monde.
08:31Mais il le fait
08:32à des conditions
08:32qui sont de plus en plus défavorables,
08:34avec des taux d'intérêt
08:35qui augmentent.
08:36Parce qu'on est très endetté.
08:37Oui, alors...
08:38Ce n'est pas que la France.
08:39C'est général.
08:40Ce n'est pas lié à la France.
08:41...augmente.
08:42Mais la grande différence
08:43entre la France
08:44et les autres pays européens,
08:46c'est que nous,
08:46nos déficits sont plus importants.
08:48Aujourd'hui,
08:48vous prenez tous les pays
08:49de la zone euro.
08:50C'est quasiment la France
08:51qui a le déficit
08:52le plus important.
08:53Donc nous,
08:53ça nous coûte...
08:53Au moins, un record.
08:54Oui, mais nous,
08:55ça nous coûte plus cher.
08:57Au moins, comme dirait Macron.
08:58Ça nous coûte plus cher.
08:59Et donc, il faut bien
09:00faire attention à ça
09:01parce que ça peut sembler
09:02un tout petit peu technique
09:03ce que je dis.
09:03Mais en fait,
09:04c'est très concret.
09:04Ça veut dire que
09:05dans les dépenses de l'État,
09:08la part des taux d'intérêt
09:09prend une place
09:10de plus en plus importante
09:12jusqu'au jour où
09:13on se retrouvera
09:14dans une situation
09:15où on ne pourra plus dépenser
09:16pour l'éducation,
09:17pour l'armée.
09:19On a tous des convictions
09:21politiques, etc.
09:22Et on a tous
09:22des priorités différentes.
09:23Mais là,
09:24ce vers quoi on s'achemine,
09:25ça va mettre tout le monde d'accord.
09:27C'est qu'on ne pourra plus
09:27dépenser pour rien.
09:28Ah ben voilà.
09:29Le ton est donné
09:30dans la discussion.
09:32Vous allez passer
09:33une bonne soirée,
09:33on vous l'assure.
09:35Restez avec nous.
09:35On marque une courte pause
09:36et on poursuit ce débat
09:38dans un instant.
09:39On refait le monde.
09:40A tout de suite.
09:43Le matin.
09:44Le midi.
09:45Le soir.
09:54C'est RTL.
09:58Vincent Parizeau.
09:59On refait le monde
10:00sur RTL.
10:01Il est 19h30.
10:02C'est votre heure,
10:03Nathalie Miché,
10:04pour nous rappeler
10:04l'essentiel de l'actualité.
10:05Et ces nouvelles aides
10:06sur les carburants
10:07pour 3 millions de Français,
10:09à savoir les gros rouleurs
10:10ayant des revenus modestes.
10:11Qui exactement ?
10:12Les aides-soignants
10:13et les aides à domicile,
10:15c'est certain.
10:15Peut-être aussi les infirmiers.
10:17Une aide de 20 centimes
10:19en moyenne par litre.
10:20Et Sébastien Lecornu
10:21a également décidé
10:22d'accorder des aides
10:23aux petites entreprises
10:24du BTP.
10:25La France s'engagera
10:26pour la reconstruction
10:27du Liban.
10:28Les mots d'Emmanuel Macron
10:29ce soir,
10:29après avoir reçu
10:30le premier ministre libanais
10:32à l'Elysée.
10:32Le président français
10:34appelle Israël
10:35à renoncer
10:35à ses visées territoriales
10:37et il estime
10:37que le Hezbollah
10:38doit être désarmé
10:39par les Libanais.
10:41Au Pakistan,
10:41toujours aucune trace
10:42des délégations américaines
10:44et iraniennes
10:44pour la reprise
10:45des négociations.
10:46D'après la Maison Blanche,
10:48le vice-président
10:48Jay Devens
10:49a reporté son départ
10:50en raison
10:51de réunions imprévues.
10:52Le football
10:53et le RC Lens
10:54qui retrouvent
10:55les demi-finales
10:55de la Coupe de France.
10:56Une première
10:57depuis 28 ans.
10:58Match à domicile
10:59ce soir
10:59contre Toulouse.
11:00En quête
11:00d'un deuxième sacre
11:02après son titre
11:02de 2023.
11:03Coup d'envoi
11:04à 21h10.
11:05Merci Nathalie Michet.
11:07On vous retrouve
11:07à 20h.
11:10RTL,
11:10on refait le monde.
11:12Vincent Parizeau.
11:13Un milliard
11:14en moyenne
11:15tous les dix jours.
11:16C'est ce que coûte
11:17cette guerre
11:18au Moyen-Orient.
11:19Est-ce qu'elle va
11:20vider nos caisses ?
11:21Qui va payer
11:22pour l'éviter ?
11:24On en parle ce soir
11:25avec Catherine Tricot,
11:27la directrice
11:28de la revue Regards,
11:29Nicolas Bouzou,
11:30économiste,
11:30directeur et fondateur
11:31d'Asteres,
11:32et François-Louis Gisbert
11:33qu'on ne présente plus
11:35journalistes et séistes politiques
11:36et qui publie un livre.
11:37Je disais quand même,
11:38le titre est un peu provocateur,
11:39mais après tout,
11:40la France est-elle
11:41un pays communiste ?
11:42C'est publié
11:43chez Plon.
11:44La France est plutôt résiliente,
11:45ça m'a été confirmé
11:46à Washington la semaine dernière
11:47quand j'ai rencontré
11:48l'ensemble des organisations
11:50internationales,
11:50mais une croissance
11:51revue un peu à la baisse,
11:520,9%,
11:53et une inflation
11:55revue un peu à la hausse,
11:561,9%,
11:57avec des risques
11:58qui existent
11:59autour de cette prévision.
12:00Évidemment,
12:00on suivra ça de très près.
12:02L'idée, c'est évitons
12:03les mauvaises surprises.
12:04On l'a vu l'année dernière,
12:05plus tôt on agit,
12:06plus on est à même
12:07de piloter.
12:07On prend des mesures
12:08de précaution,
12:09c'est comme ça
12:09qu'on l'a présenté,
12:10et ensuite,
12:11on pourra adapter
12:12au fur et à mesure
12:13de l'année,
12:13en fonction de l'évolution
12:14de la situation,
12:15dans un sens
12:15ou dans un autre d'ailleurs.
12:17Peut-être qu'on pourra
12:17dégeler des choses gelées,
12:18ou malheureusement,
12:19peut-être qu'il faudra
12:20geler davantage.
12:21Peut-être qu'il faudra
12:22geler davantage,
12:24dit Roland Lescure,
12:25le ministre de l'économie,
12:26sous-entendu,
12:27si la crise continue.
12:28Autrement dit,
12:30si la guerre continue,
12:31il va falloir
12:32remettre ça.
12:33Enfin,
12:34il va falloir,
12:35et on a de moins en moins
12:36de marge.
12:36Ce qui est très intéressant,
12:37vous voyez ce débat,
12:38vous pensiez qu'on allait
12:39se friter
12:40entre Catherine Tricot,
12:42Nicolas Bouzou
12:42et moi-même ?
12:43Non,
12:43j'ai essayé d'avoir...
12:45À la fin,
12:46il y a un consensus,
12:47c'est-à-dire qu'il y a
12:48des sujets sur lesquels...
12:49Non,
12:50il y a un consensus,
12:50je suis désolé,
12:51Catherine avait à dire que non,
12:52mais il y a un consensus
12:53parce que sur des sujets
12:54sur lesquels on est forcément
12:55d'accord,
12:56il faut aider les gens
12:57qui ont besoin
12:58d'être aidés.
12:59Aujourd'hui,
12:59l'État,
13:00il est là pour ça.
13:01Est-ce qu'il est là
13:01au niveau ?
13:02On a un État.
13:03Mais le problème,
13:04c'est que l'État
13:05n'a plus de marge de manœuvre.
13:06je vais prolonger
13:07ce que disait Nicolas Bouzou,
13:09il était très juste
13:09sur l'augmentation
13:10des taux d'intérêt.
13:11Parce que les taux d'intérêt,
13:12ils augmentent,
13:13c'est vrai pour tout le monde,
13:14mais un peu plus pour nous
13:15parce qu'on est plus endettés.
13:16Et puis surtout,
13:17la charge de la dette.
13:18La charge de la dette,
13:19il était prévu,
13:20alors avec l'augmentation
13:21des taux d'intérêt,
13:22ça peut arriver plus vite,
13:23qu'en 2029,
13:24la charge de la dette,
13:25c'est-à-dire juste
13:26le remboursement des intérêts,
13:27c'est pas le remboursement
13:28de la dette,
13:29il faut bien comprendre.
13:29C'est juste les intérêts
13:31qu'on est obligé de payer
13:33parce que si on ne les paye pas,
13:34c'est à la fin du monde.
13:34Tout s'écroule.
13:36Donc on est obligé
13:36de payer ça au moins.
13:38La charge de la dette,
13:39en 2029,
13:40pour l'instant,
13:41c'est 100 milliards.
13:42Et vraisemblablement,
13:43quand on regarde aujourd'hui
13:43ce qui se passe,
13:44ça risque d'être plus.
13:45Peut-être ce sera 110, 120,
13:46si les taux d'intérêt
13:47continuent à augmenter.
13:49Et si vous voulez,
13:49quand vous voyez ça,
13:50c'est-à-dire des postes
13:51aussi importants d'argent
13:53qu'on distribue,
13:55qu'on rend au marché,
13:57mais qui ne sert à rien,
13:58parce que c'est...
13:59Voilà,
14:00ce pouvoir,
14:01si vous voulez,
14:02à force de ne rien faire,
14:03il n'y a pas que lui,
14:03parce que c'est la fin
14:05d'une longue histoire.
14:06Mais ce pouvoir,
14:07aujourd'hui,
14:07on n'en peut plus aussi
14:08des discours d'autosatisfaction.
14:10Qu'est-ce que je veux dire
14:10de ces gens-là
14:11qui ont planté littéralement
14:12le pays
14:13et qui font qu'aujourd'hui
14:14on est dans une situation...
14:15Il y a eu un Premier ministre
14:16qui s'appelait François Bayrou
14:17qui a tenu ce discours-là.
14:18Il avait raison.
14:19D'ailleurs,
14:20les Français l'ont compris.
14:21Les Français l'ont compris
14:22parce qu'ils ont compris
14:22qu'il y avait vraiment des problèmes.
14:24France,
14:24vous dites dans votre livre,
14:26est-ce que la France,
14:27vous posez comme question,
14:27est-ce que la France
14:28est un pays communiste ?
14:29Ne dites pas à la France
14:30que c'est un pays communiste.
14:31Elle croit qu'elle vit
14:32dans l'enfer du néolibéralisme.
14:34C'est comme ça.
14:35On peut le résumer comme ça.
14:36Alors,
14:36moi je me souviens
14:38qu'il fut un temps
14:39qu'il y avait une entreprise
14:39qui était une entreprise nationale
14:40qui s'appelait Elf
14:42et qui est devenue Total
14:43et qu'aujourd'hui
14:44on continue de considérer
14:46comme si c'était
14:46une entreprise nationale
14:47et qu'à ce titre,
14:49la France n'a pas demandé,
14:50contrairement aux autres
14:51pays européens,
14:52des grands pays
14:53qui ne sont pas non plus
14:54très communistes
14:55comme l'Allemagne,
14:56qu'on bloque les marges
14:57des grandes compagnies pétrolières.
14:59La France s'est opposée
15:00à cette mesure.
15:01C'est-à-dire que la France
15:02continue d'avoir
15:03une attitude
15:05extrêmement pro-business
15:06faisant comme si Total
15:07c'était nos intérêts
15:09alors que Total
15:12a fait 800 millions
15:14de bénéfices
15:15depuis le début de la crise
15:16depuis le 28 février.
15:18On n'en demande rien.
15:20Au Total,
15:21on ne paye pas d'impôts
15:21en France,
15:22ça ne pose pas de problème.
15:23Donc,
15:24je pense qu'il y a quand même
15:25une légère question
15:26en effet sur la gestion
15:27et le pilotage de l'État.
15:29C'est-à-dire,
15:29qu'est-ce qu'on fait
15:30de notre argent ?
15:30Pourquoi cet argent
15:31ne revient pas aussi
15:32dans nos caisses
15:33pour payer la transition
15:34écologique dont nous aurions
15:35bien besoin ?
15:36On doit préciser quand même
15:37qu'il y a eu un plafonnement
15:38du prix dans les stations
15:39Total
15:40à 2 euros.
15:41Et qui leur a permis
15:42comme ça d'engranger
15:43beaucoup parce que tout le monde
15:44est allé dans les stations
15:44Total.
15:45C'est-à-dire qu'il avait
15:45déjà fait le coup
15:46la dernière fois.
15:47En tout cas,
15:47la mesure a été discutée,
15:49toutes ces décisions
15:50ont été discutées ce matin
15:52autour notamment
15:53du président
15:54de la commission des finances
15:54Éric Coquerel
15:55qui était les filles,
15:56on le rappelle,
15:56et qui n'est pas du tout
15:58content de ce qui se prépare
15:59face à l'ampleur
16:00des coupes envisagées.
16:02Il dit que c'est injuste
16:03et stupide économiquement
16:06car c'est récessif
16:07sur l'économie,
16:08la croissance,
16:09les rentrées fiscales.
16:11Il demande d'ailleurs
16:12un projet de loi
16:13de finances rectificative,
16:15c'est-à-dire finalement
16:16un nouveau budget
16:17si je comprends bien.
16:18On a déjà eu
16:19beaucoup de mal
16:19à faire adopter
16:20le premier.
16:21Il faut bien rigoler.
16:22Il faut agir sur les dépenses
16:24ou sur les recettes ?
16:25Vaste débat,
16:26Nicolas Bouzou.
16:27Il faut serrer la ceinture
16:28ou au contraire ?
16:29Je vais quand même
16:29vous donner peut-être
16:30une indication
16:31qui va vous mettre
16:32sur la voie.
16:33La France est le pays
16:33qui, dans le pays de l'OCDE,
16:36les grands pays riches,
16:36est à la fois celui
16:37qui a les prélèvements
16:38obligatoires les plus importants
16:39et la dépense publique
16:40la plus importante.
16:41Donc, en première analyse,
16:43on peut se dire quand même
16:44qu'il semble plus indiqué
16:45d'agir sur la dépense
16:47plutôt que sur les prélèvements
16:48obligatoires.
16:49Et d'ailleurs,
16:50ce que je vous dis là
16:50est quand même corroboré
16:51par le fait que tous les ans,
16:52les gouvernements,
16:53quels qu'ils soient,
16:54augmentent les impôts.
16:56Le budget 2026,
16:58c'est un budget
16:59qui fait peser
16:59l'essentiel de l'ajustement
17:01sur des augmentations d'impôts,
17:02notamment sur les grandes entreprises.
17:04Mais c'était le cas
17:05du budget précédent.
17:06Et en fait,
17:06à chaque fois,
17:07on voit qu'on a beaucoup moins
17:08de recettes fiscales et sociales
17:09que ce qui était prévu.
17:10Mais pour une raison
17:11que chacun doit comprendre,
17:12c'est que quand on est
17:14à ce niveau de prélèvement
17:14obligatoire,
17:15quand on continue
17:16de les augmenter,
17:18ça a des effets négatifs
17:19sur l'activité économique.
17:20Et donc, in fine,
17:21on se retrouve
17:21avec pas grand-chose.
17:22Donc, il va falloir
17:23aller faire des coupes
17:24ou des gels budgétaires
17:26à hauteur de cible.
17:27C'est très important
17:28parce qu'il y a le réflexe
17:29quand même
17:29chez beaucoup de Français
17:31de dire
17:31il faut augmenter les impôts,
17:33on aura des rentrées.
17:34Mais toutes les statistiques
17:36depuis longtemps
17:36montrent
17:37quand on augmente
17:38beaucoup les impôts
17:39sur certains secteurs,
17:41par exemple,
17:41ces secteurs vont...
17:43Les gens iront ailleurs.
17:45C'est comme ça.
17:46C'est comme ça.
17:47Regardez.
17:48Il y a eu une collusion.
17:49Il y a eu une collusion
17:50du Rassemblement National,
17:52des LR et de la Macronie
17:53pour empêcher,
17:54par exemple,
17:55la taxe Zuckman.
17:56Mais non...
17:57C'est les amis de France.
17:59Oui, mais d'accord.
18:01C'est une foutaise.
18:02Ça a rapporté...
18:03C'est des comiques.
18:04Oui, c'est des comiques.
18:05Ça a rapporté 15 milliards
18:06en prélevant sur ceux
18:07qui payaient
18:08plus de centaines de millions,
18:09des centaines de millions
18:11de patrimoine.
18:12Et on n'a pas voulu toucher
18:14d'un cheveu
18:15leur patrimoine.
18:15Par contre,
18:16là,
18:16on se prépare à prendre
18:182 milliards
18:18sur la sécurité sociale.
18:20Non, alors je m'excuse.
18:21Mais je suis d'accord
18:22pour dire
18:23qu'il faut contrôler
18:25les dépenses de l'État.
18:26Mais quand on contrôle
18:27les dépenses de l'État,
18:28ce n'est pas forcément
18:29auprès des petites gens
18:30qu'il faut prendre.
18:31C'est peut-être éventuellement
18:32auprès de ceux
18:33qui sont extrêmement riches
18:35et qui ne sont pas taxés.
18:36Alors, il y a des indiscrétions
18:37syndicales
18:38qui ont participé
18:39à la Réunion.
18:39Qui sont moins taxés
18:40que les plus modestes.
18:42Sur ces 2 milliards
18:43de la Sécu
18:44qui ne seraient pas
18:47réalisés directement
18:48mais qui seraient en fait
18:49des reprises de crédit.
18:51C'est ça ?
18:52C'est-à-dire qu'on ne donnera pas
18:53l'argent qu'on avait prévu
18:54de donner.
18:55Ça revient à ça.
18:55Non mais pardon.
18:57L'argent qu'on avait prévu
18:57de donner,
18:58c'était quand même
18:58une négociation
18:59et entre parenthèses
19:00les socialistes
19:00doivent avoir bien les boules
19:01parce qu'ils ont voté
19:03grâce à un certain nombre
19:04de choses qu'ils avaient obtenues
19:06dont les 2 milliards.
19:07Et on est en train
19:08de les reprendre.
19:09Voilà.
19:09Donc, ce que je veux dire
19:10c'est que le cornu
19:11a fait passer son budget
19:12avec les socialistes
19:14moyennant des négo.
19:15Et dans les négo
19:16il y avait ça.
19:17Et bien en fait
19:17c'est en train de redisparaître.
19:18Je suis désolée.
19:19Mais reprendre l'argent
19:21qui était prévu d'être donné
19:21pour moi,
19:22ça veut dire que
19:23l'hôpital,
19:24la santé des français
19:25va en souffrir.
19:26Non.
19:27Ah bah non ?
19:28Oui.
19:28Non, non, parce qu'on ne parle pas de ça.
19:29Non, non.
19:30Ah bon, d'accord.
19:30Non, non, on ne parle pas du tout
19:31de ce type de dépenses
19:32et les budgets pour l'hôpital
19:34ils sont en forte augmentation
19:35depuis des années
19:36et ils vont continuer
19:37d'augmenter.
19:38Donc cette année
19:39on ne va pas prendre d'argent
19:40aux hôpitaux.
19:41Les 2 milliards
19:41ils vont y aller depuis où ?
19:42Alors, il y a des sujets
19:44je vais vous en donner un
19:44par exemple
19:45on a eu une explosion
19:46des maladies
19:47une explosion
19:48dans le public
19:49dans le privé
19:49il me semble que
19:50ça fait partie des sujets
19:52qu'on doit regarder
19:54il n'y a aucune raison
19:55si vous voulez
19:57il n'y a aucune raison
19:58de ne pas regarder
19:58ce genre de sujet
19:59je termine sur mon argumentation
20:01et je vous laisse réagir
20:02Moi je suis d'accord
20:02pour les regarder
20:03mais ce qu'il y a
20:03c'est qu'aux Etats-Unis
20:04et en Grande-Bretagne
20:05comme vous n'êtes pas remboursé
20:06de rien
20:07ni de vos arrêts
20:08ni de vos soins
20:09vous évitez de vous soigner
20:10je regrette
20:11non mais non
20:12mais non
20:13ça ne fait pas des Etats
20:13mais c'est vrai
20:14qu'on peut s'interroger
20:15sur l'explosion
20:16à laquelle on assise
20:17depuis 2 ans
20:18sur ce que vous venez de dire
20:19je voudrais quand même
20:21remettre un certain nombre
20:22de faits sur la table
20:24là encore
20:24dans tous les pays de l'OCDE
20:25en matière de santé
20:26la France est le pays
20:27dans lequel
20:28ce qu'on appelle
20:28le reste à charge
20:29c'est-à-dire ce que payent
20:29directement les gens
20:30c'est un peu moins de 10%
20:31c'est le plus faible
20:32il n'y a pas un pays
20:33qui soit plus solidaire
20:35que la France
20:35ça ne l'existe pas
20:36ça fait partie
20:37de notre socle social
20:38si la France c'est la France
20:39mais non
20:40si c'est ce qu'on est
20:41en train de faire
20:42non
20:42je suis en train de dire
20:44est-ce que vous pourriez éviter
20:47de parler tout ça en même temps
20:48Nicolas Boujou
20:49je suis en train de dire
20:49on est le pays
20:50le plus redistributif
20:51le plus solidaire
20:52celui dans lequel
20:53la dépense publique
20:54est la plus élevée
20:54les prélèvements obligatoires
20:55sont les plus élevés
20:56dans le monde
20:56tout ça c'est parfaitement factuel
20:58c'est pas de ma faute
20:58c'est comme ça
20:59donc on a un pays communiste
21:01pour reprendre
21:01le bouquin
21:02ce qui est bien non
21:03logique
21:03quand il y a un effort à faire
21:05de regarder
21:06d'abord la dépense sociale
21:08bah non
21:09moi je pense que
21:10si la France c'est la France
21:11c'est parce que
21:12on peut se soigner
21:13même quand on n'a pas d'argent
21:14normalement
21:15mais si
21:16mais si
21:16c'est ça que ça veut dire
21:17on ne remet pas ça en question
21:18ah oui d'accord
21:18ok
21:19bon vous racontez
21:20c'est des tarabistouilles
21:21ce que vous racontez
21:22on va marquer une pause
21:23parce que ça va comme ça
21:24on va mettre un petit peu d'ordre
21:25mais vous allez pouvoir
21:26en placer une
21:27sauf que moi
21:28je voulais juste préciser
21:29que vous avez vu
21:30dans quel état
21:31ça vous met
21:31alors qu'on en est
21:32à deux mois
21:34de guerre
21:366 milliards
21:38qu'est-ce qui risque
21:39d'arriver
21:40si ce conflit
21:41s'éternise
21:42jusqu'à l'été prochain
21:44voire après
21:45on va en parler
21:46et peut-être se demander
21:47si ça ne doit pas être
21:48un des gros sujets
21:49de la prochaine élection présidentielle
21:50à tout de suite
21:55cette émission vous plaît
21:56abonnez-vous au podcast
21:58sur l'appli RTL
22:02Vincent Parizeau
22:03on refait le monde
22:04jusqu'à 20h sur RTL
22:06cette guerre
22:08au Moyen-Orient
22:09qui nous coûte cher
22:09qui pourrait nous coûter
22:10encore beaucoup
22:11beaucoup plus cher
22:12si elle continue
22:131 milliard en moyenne
22:14tous les 10 jours
22:16ça veut dire que
22:16là le gouvernement
22:18annonce des mesures
22:19de gel
22:20de blocage
22:22dans les budgets
22:23à hauteur de 6 milliards d'euros
22:25on en parle avec
22:26Nicolas Bouzou
22:26François-Olivier Gisbert
22:27Catherine Tricot
22:29d'ailleurs
22:30on évoquait
22:31juste avant
22:31et cela juste avant
22:33d'aborder le sujet
22:35plus politique
22:36de la campagne présidentielle
22:37la question
22:38des dépenses sociales
22:392 milliards d'euros
22:41à économiser
22:42au niveau
22:42de la sécu
22:44et écoutez justement
22:45on a eu quelques explications
22:46de la ministre
22:47de la santé
22:48Stéphanie Hiritz
22:49on doit regarder
22:51chaque euro dépensé
22:52on a à côté de ça
22:53déjà pu présenter
22:54il y a quelques semaines
22:56maintenant
22:56un plan sur
22:57l'augmentation des dépenses
22:59des arrêts de travail
23:00par exemple
23:00et d'autres mesures
23:02que nous aurons l'occasion
23:03de présenter
23:04sur l'efficience hospitalière
23:06par exemple
23:07Voilà
23:07Stéphanie Hiritz
23:08donc la ministre
23:09de la santé
23:10l'efficience hospitalière
23:12ça veut dire
23:14en gros
23:16va peut-être falloir
23:17regarder ce qui se passe
23:19dans ceux qui ne sont pas
23:20franchement
23:20les soignants
23:21la bureaucratie hospitalière
23:23ça on ne va pas le faire
23:24cette année
23:24c'est un sujet
23:25non
23:25c'est un sujet en soi
23:27bien évidemment
23:28la réorganisation
23:30de l'hôpital
23:30l'hôpital
23:31on augmente
23:32année après année
23:33les dépenses
23:33et année après année
23:35les personnels hospitaliers
23:36nous expliquent
23:36qu'ils vont de moins en moins bien
23:37donc il va peut-être falloir
23:38qu'on se pose un jour
23:39trois secondes
23:39pour réfléchir
23:40à ce qui ne va pas
23:41vous voulez dire par là
23:42il y a peut-être un peu trop
23:44de fonctionnaires
23:44c'est ça le sujet
23:46mais elle a dit aussi
23:47les arrêts maladie
23:47cette piste là
23:48me semble beaucoup plus prometteuse
23:50parce que là en effet
23:51on peut faire des concours
23:51c'est-à-dire qu'en termes de masse
23:53on n'est pas dans la même cour
23:54je veux dire
23:55entre les arrêts maladie
23:56et la bureaucratie
23:57à l'hôpital
23:58pardon
23:59mais la bureaucratisation
24:00à l'hôpital
24:01cher France
24:02cher Nicolas
24:04c'est quand même
24:04les libéraux
24:05qui ont voulu
24:09attendez
24:11vérifier
24:11faire la dépense à l'acte
24:12la dépense à l'acte
24:13qui a été
24:15qui a généré
24:16une bureaucratie
24:16de dingue
24:17dont on souffre
24:19considérablement
24:19les soignants
24:20ça n'a pas marché
24:20en Grande-Bretagne
24:20donc on l'a fait
24:21voilà
24:22et donc ce que je veux dire
24:23c'est que c'était
24:23donc bien un bon modèle
24:25libéral
24:26c'était complètement idiot
24:27non non
24:27en Grande-Bretagne
24:28c'était les travaillistes
24:28qui l'ont dit
24:29non
24:31je veux dire
24:31je suis désolée
24:32en Grande-Bretagne
24:33c'était pas les travaillistes
24:34parce que les travaillistes
24:34de toute façon
24:35en Grande-Bretagne
24:35il fait très longtemps
24:36qu'ils sont des libéraux
24:37donc c'était un projet
24:39libéral
24:39c'est un projet libéral
24:41donc les sociétés
24:42sont libéraux
24:42quand ils ne font pas
24:43ce que vous aimez
24:43non
24:44de contrôle de la dépense
24:46et on a demandé
24:48aux médecins
24:49de justifier
24:49à chaque fois
24:50tous leurs actes
24:51ce qui a généré
24:52une profusion
24:53de
24:54on a presque un quart
24:56des gens à l'hôpital
24:57qui travaillent
24:57dans la bureaucratie
24:58donc c'est plutôt là
24:59qu'il faudrait chercher
25:00la France c'est un pays
25:01qui effectivement
25:03Nicolas l'a dit tout à l'heure
25:04on est
25:05on a le record
25:07en matière de dépenses publiques
25:08on a aussi le record
25:09en matière de dépenses sociales
25:10c'est-à-dire effectivement
25:11le pays le plus redistributif
25:13le plus social
25:14or si vous voulez
25:14il y a évidemment
25:15de temps en temps
25:16des trous dans la raquette
25:17il y a eu un rapport
25:18de la Cour des Comptes
25:19il y a quelque temps
25:20qui rappelait
25:21qu'il y avait
25:22plusieurs milliards
25:23de fraudes sociales
25:24chaque année
25:25alors il y a la fraude fiscale
25:26ça on s'en occupe
25:27la fraude sociale
25:29tout le monde a mis
25:29un grand mouchoir dessus
25:30et personne n'en parle plus
25:32c'est intéressant
25:33si on veut récupérer
25:334 milliards par exemple
25:34de toute urgence
25:35on aurait peut-être pu regarder
25:36le rapport de la Cour des Comptes
25:37je suis désolé
25:38c'est un organisme très sérieux
25:39ils ont beaucoup travaillé
25:40ils ont donné ça
25:41voilà
25:41on aurait pu essayer
25:42d'en tirer les conséquences
25:43mais ce pouvoir a peur
25:45donc si vous voulez
25:46quand il est goût
25:47un pouvoir qui est gouverné
25:48par la peur
25:49sur à peu près tous les sujets
25:50depuis des années
25:51c'est évidemment
25:52un pouvoir qui nous embête
25:54de plus en plus
25:54et qui va chercher
25:56à endetter de plus en plus
25:57d'ailleurs
25:57pour pouvoir aider
25:58les français
25:59qui sont dans le besoin
26:00à cause de la crise actuelle
26:01vous mettez le doigt
26:02sur un point
26:03qui nous amène
26:04au dernier sujet
26:05de ce débat
26:06puisque si cette guerre
26:08évidemment on ne le souhaite pas
26:09mais s'enlise
26:11peut-être jusqu'à l'été
26:13voire peut-être après
26:13ça va devenir un sujet
26:15essentiel
26:15de la campagne présidentielle
26:17parce que ça va être
26:18finalement cette campagne
26:21où trouver les milliards
26:22on va aller chercher
26:23des milliards
26:24on est au bout de deux mois
26:25il faut qu'on en trouve six
26:27vous imaginez
26:28ce que ça va faire
26:28dans six mois
26:30ça va changer
26:31la donne de la campagne
26:32d'après vous
26:33ça risque
26:34le sujet de la présidentielle
26:36si on prend un peu de recul
26:37parce que cette guerre
26:37peut durer
26:38elle a des effets délétères
26:39mais il est beaucoup plus large
26:40c'est au fond
26:40comment on renforce
26:41notre économie
26:42c'est-à-dire
26:42comment on fait
26:42pour que les entreprises
26:44soient plus fortes
26:45comment on fait
26:45pour qu'elles se développent
26:47davantage
26:47c'est ça
26:48au bout du compte
26:49ce qui va faire
26:49des recettes fiscales
26:50et des recettes sociales
26:51c'est-à-dire que là
26:51en ce moment
26:52on réfléchit à la façon
26:53de bricoler
26:54pour faire des économies
26:54on a raison
26:55il faut le faire
26:55mais si on a un pétrole
26:56toujours à ce niveau-là
26:57oui oui
26:58mais on ne va pas bricoler
26:59ça fait des décennies
27:00qu'on bricole
27:01et donc il faut
27:02qu'on se pose
27:03là aussi des questions
27:03de fonds
27:04c'est-à-dire
27:04on a
27:05et je ne dis pas ça
27:06par bien pensance
27:06mais on a vraiment
27:07un potentiel économique
27:08en France
27:09qui est gigantesque
27:09on a des entreprises
27:10partout
27:11dans tous les secteurs
27:12qui exportent
27:13on a plein d'ingénieurs
27:14on a plein de start-up
27:14tout ça est absolument génial
27:16mais tout ça
27:16il faut le libérer
27:17en fait
27:17parce qu'on a une économie
27:18bonsaï très belle
27:20mais toute petite
27:20et donc ça
27:21c'est un vrai sujet
27:22de la présidentielle
27:23mais comme de toute façon
27:24personne ne fait de programme
27:25enfin ce que j'appelle
27:25un programme
27:26pour la présidentielle
27:27on a un an de la présidentielle
27:28au mieux
27:29les candidats ont une vague idée
27:30de ce qu'ils voudraient faire
27:31donc voilà
27:31alors que là
27:33dans le climat
27:34de la campagne présidentielle
27:35si on se retrouve toujours
27:36avec un litre d'essence
27:38à deux euros
27:40ou plus
27:40ça va totalement changer
27:41l'esprit
27:42le climat
27:43de la campagne présidentielle
27:43on peut espérer
27:44on peut espérer
27:45que les enjeux énergétiques
27:46vont monter en puissance
27:47et que par exemple
27:48la transition énergétique
27:49va devenir un vrai sujet
27:50et qu'on va passer
27:52véritablement
27:52à l'électrification
27:53de nos besoins
27:54et c'est vraiment
27:56un enjeu
27:56vous savez
27:57il y a eu un rapport
27:57qui a été fait
27:58par Draghi
27:59à l'échelle européenne
28:00il annonce
28:01qu'il faut 700 milliards
28:02pour
28:03ben il a raison
28:04absolument
28:05et pour la France
28:07ça veut dire
28:0870 milliards
28:09c'est 70 milliards
28:10qu'il faut mettre
28:11sur la table
28:11pour faire
28:12ben oui
28:12mais ça c'est vraiment
28:13des investissements
28:14tout à fait indispensables
28:15et nécessaires
28:16donc ça
28:16ça sera un premier sujet
28:17de la campagne
28:19tout à fait
28:20mais à toute petite échelle
28:21et le deuxième sujet
28:23c'est quand même
28:23on peut se dire
28:24que si on pouvait
28:25être dans un monde
28:25un peu moins dangereux
28:26un peu moins imprévisible
28:28ça serait pas mal
28:29et que la France
28:30qui est quand même
28:30membre du conseil de sécurité
28:32de l'ONU
28:32fasse quelque chose
28:34joue son rôle
28:34ça serait une excellente nouvelle
28:36oui
28:37avec
28:37je ne sais pas
28:38quels sont les moyens
28:40dont elle dispose
28:41face à la table
28:42la solution
28:43il y a une solution
28:44à tout cela
28:45c'est à dire que
28:46bon
28:46il y a une solution
28:47terrifiante
28:48qui fait peur
28:49c'est la solution
28:50d'une partie de la gauche
28:51c'est à dire
28:52taxons les riches
28:53qui sont déjà
28:53très taxés
28:54alors il y a
28:55toute cette invention
28:57tous ces mensonges
28:58des deux
28:59Laurel et Hardy
29:00qui vous expliquent
29:00que
29:01bien entendu
29:02les riches en France
29:05ne payent pas d'impôts
29:06c'est une vaste fichèse
29:08et
29:09bien sûr
29:09et
29:10mon chanin a été dédite
29:12il y a plus de 10 000 personnes
29:13qui ont des millions
29:14qui ne payent pas
29:15on sait très bien
29:16on va regarder les détails
29:17vous savez très bien
29:17ce ne sont pas des vrais riches
29:18non mais attendez
29:20c'est des millions de patrimoines
29:22c'est des millions de patrimoines
29:24on peut payer des impôts
29:25et on dit ça dans le pays
29:27qui est un des pays
29:28les plus redistributifs du monde
29:30où il y a
29:30une politique sociale
29:32beaucoup plus forte
29:33que partout ailleurs
29:33où il y a des dépenses publiques
29:34considérables avec des prévélèvements
29:36obligatoires de fous
29:37et il y a des gens
29:37encore comme vous
29:38chère Catherine
29:39pour dire
29:40oui effectivement
29:41je pense que c'est le pacte social minimum
29:43le souci c'est quoi
29:45c'est qu'on reprenne les choses
29:46à l'envers
29:47et qu'on fasse enfin
29:48enfin
29:49cette politique
29:50elle a dû être celle de Macron
29:51d'ailleurs depuis 2017
29:52elle ne l'a pas été
29:54peut-être un peu au début
29:55mais ça s'est vite arrêté
29:56c'est la création de richesses
29:58c'est l'objectif fondamental
30:00si on veut payer la dette
30:01si on veut payer la charge de la dette
30:03c'est un mur énorme devant nous
30:06c'est un mur la dette
30:07vous savez très bien
30:07on va s'y fracasser
30:08si on ne règle pas le problème
30:10et le problème
30:11ce n'est pas
30:11de réduire tous les budgets
30:12pour payer cette dette
30:14le problème
30:15c'est de créer plus de richesses
30:17augmenter la richesse nationale
30:18on ne va pas s'en sortir
30:19avec
30:20alors je sais que le ministre
30:21ça veut dire quoi
30:22augmenter
30:22faire plus de richesses
30:24ça veut dire libérer les énergies
30:25travailler plus
30:26ça veut dire libérer les énergies
30:27ça veut dire former les gens
30:28les soigner
30:29habiter dans un cadre de vie correct
30:31arrêtez les normes aussi
30:32on n'est pas obligé
30:33attendez
30:33je peux dire un mot là
30:35juste aussi
30:36les médecins
30:36non non attendez
30:38les normes
30:38sur les agriculteurs
30:41sur les entreprises
30:42enfin c'est un pays de fous
30:44vous le savez très bien
30:44comme moi
30:45la richesse de la France
30:46c'est les français
30:48c'est eux qu'il faut pousser
30:50développer une politique culturelle
30:52une politique d'éducation
30:53une politique de santé
30:54une politique d'aménagement
30:55du territoire
30:56c'est comme ça
30:56qu'on va s'en sortir
30:58c'est un discours politique
31:00c'est un discours
31:01mais c'est la vérité
31:01du long terme
31:02mais dans les médias
31:03il va falloir trouver
31:05régulièrement
31:06mais non pas trouver
31:06il faut créer de la richesse
31:07et après taxer cette richesse
31:09mais il faut faire la richesse
31:10le pouvoir il est là
31:11pour faire de la richesse
31:12il est là pour développer
31:14il n'est pas là pour resserrer
31:15et France
31:16où est-ce qu'elle est
31:16cette richesse
31:17elle est dans la tête des gens
31:19la difficulté à laquelle
31:20on est confronté
31:20c'est que
31:22le Covid
31:23on a pu dépenser
31:24plein d'argent
31:24super
31:25moi j'étais pour
31:26la crise énergétique
31:27suite à la invasion
31:29de l'Ukraine par la Russie
31:31on a dépensé
31:31beaucoup d'argent
31:32total de 130 milliards
31:33c'était un peu plus discutable
31:34on a dépensé énormément
31:35aujourd'hui on ne peut plus
31:36voilà c'est ça
31:36ce qu'il faut bien
31:37parce qu'on est trop endetté
31:38je suis entièrement d'accord
31:39avec France
31:40pour le coup
31:41la solution
31:41la vraie solution
31:42c'est qu'on recrée des richesses
31:44c'est qu'on ait de la croissance
31:45c'est qu'on ait des entreprises
31:46ce qui se développe
31:47voilà c'est ça
31:48et là
31:49former les gens
31:49et supprimer des normes
31:51c'est parfaitement complémentaire
31:52je pense qu'il faut mieux
31:53former les gens
31:53je pense qu'il faut aussi
31:55libéraliser
31:55et Nicolas sera d'accord avec moi
31:56peut-être pas Catherine
31:58mais pour créer de la croissance
31:59il faut arrêter
32:00d'avoir des hyper
32:01difficiles budgétaires
32:02on le sait
32:03parce qu'on ne crête pas
32:04de la croissance
32:05si on dépense plus
32:06on n'a pas de croissance
32:07on n'a pas réglé
32:08notre problème
32:08on était parti sur le coup de la guerre
32:10et on termine
32:11avec un débat
32:12qui est totalement
32:14dans
32:16l'idée
32:17la perspective
32:17de la campagne présidentielle
32:19merci beaucoup
32:20à vous trois
32:20France Olivier Gisbert
32:22je rappelle votre livre
32:23la France est-elle
32:24un pays communiste
32:26je ne dis pas la France
32:27qu'elle est un pays communiste
32:27elle croit qu'elle vit
32:28dans l'enfer du néolibéralisme
32:30merci Nicolas Bouzou
32:31ça résume tout
32:32merci Catherine Tricot
32:33je dois vous dire
32:34que demain matin
32:35à 8h moins 20
32:36Gabriel Attal
32:37l'ancien Premier ministre
32:38sera l'invité d'RTL
32:40avec notamment un livre
32:41où il parle de sa vie privée
32:42de son homosexualité
32:44d'ailleurs
32:45et de sa vision
32:46pour le pays
32:47et puis à 8h15
32:48avec Marc-Olivier Faugiel
32:50Astrid Panine
32:51et Camille Catillot
32:52les mères et meilleures amies
32:53d'une jeune femme décédée
32:55dans l'incendie
32:56de France-Montana
32:57dans un instant
32:59André Dussolier
33:00sur RTL
33:00il nous raconte
33:01la vie de Michel Serra
33:11tous les jours
33:12toute la journée
33:14c'est RTL
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