00:00La France est vice-championne d'Europe de la fiscalité de production.
00:03Concrètement, en 2024, les impôts de production en France ont représenté 104 milliards d'euros,
00:08soit 3,6% du PIB, ce qui est trois fois supérieur à la moyenne médiane de l'UE.
00:12Et si la Suède est de très loin la première, c'est qu'elle finance largement sa protection sociale par
00:17ce biais,
00:17plutĂ´t que par des cotisations sociales.
00:19Alors la fiscalité de production représente en fait l'accumulation de prélèvements
00:23qui s'appliquent directement aux entreprises, indépendamment de leur rentabilité.
00:27Par exemple, on retrouve la cotisation foncière des entreprises,
00:30qui est calculée sur la valeur des locaux utilisés, comme des bureaux, usines, entrepôts, etc.
00:34et s'applique que l'entreprise fasse des profits ou non.
00:37On retrouve aussi par exemple la contribution sociale de solidarité des sociétés.
00:40Elle est assise sur le chiffre d'affaires et pénalise donc même les entreprises à faible marge.
00:45On retrouve aussi par exemple le versement mobilité,
00:47une contribution payée par les entreprises de plus de 11 salariés pour financer les transports publics.
00:52Bref, au total, on retrouve près de 135 impôts de production différents
00:56du quel que soit le bénéfice de l'entreprise,
00:59avec des seuils adaptés en fonction de la masse salariale,
01:02de la taille des locaux ou encore du chiffre d'affaires.
01:04Le conseil d'analyse économique préconise de tailler dans ses impôts de production
01:07qui multiplient les distorsions tout au long de la chaîne productive
01:11et élève donc au bout du compte le seuil de rentabilité des entreprises,
01:15d'où une perte de compétitivité globale.
01:17Le conseil d'analyse économique préconise de tailler dans ses impôts de l'entreprise,
01:19d'où une perte de compétitivité globale.
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