00:00Les travailleurs français frontaliers coûtent 800 millions d'euros par an à la France.
00:04Et ces français qui partent donc travailler dans des pays limitrophes sont de plus en plus nombreux.
00:08Dans les chiffres, 400 000 français travaillent en Suisse, 120 000 au Luxembourg ou encore 40 000 en Belgique.
00:13Et le nombre de frontaliers a augmenté de 20% en 10 ans, ce qui fait de la France le
00:16pays oĂą il y a le plus de frontaliers en Europe.
00:18Et pour rappel, les frontaliers sont les français qui partent travailler à l'étranger tout en vivant en France.
00:23Et globalement, les frontaliers optent pour ces pays pour le cadre de vie, le nombre d'emplois abondant, mais surtout
00:28pour les salaires plus élevés.
00:29En revanche, lorsque ces personnes se mettent au chômage, ça coûte très cher à la France, car les règles d
00:34'indemnisation européenne qui s'appliquent aussi à la Suisse
00:37stipulent que tout frontalier, s'il perd son emploi, est indemnisé par son pays de résidence, qui reçoit en principe
00:43une compensation du pays employeur.
00:45Seul problème, l'indemnité est calculée sur le salaire à l'étranger et il est souvent bien plus élevé qu
00:49'en France alors que la personne habite dans le pays.
00:52Par exemple, l'indemnité moyenne d'un frontalier français travaillant en Suisse était de 2670 euros par mois en 2023,
00:58soit plus de deux fois supérieure à la moyenne des indemnités versées par l'UNEDIC en France à la même
01:03époque, soit 1265 euros par mois.
01:06Et la compensation versée par la Suisse est très loin de couvrir ses sommes, car les frontaliers au chômage coûtent
01:11Ă la France 1 milliard d'euros par an,
01:13alors que l'Hexagone ne reçoit que 200 millions d'euros de compensation.
01:16Donc au final, le solde net à régler par l'État est de 800 millions d'euros par an.
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