- il y a 2 semaines
- #legrandrdv
Pierre de Vilno reçoit Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-vous Europe 1 C News Les Echos.
00:04Bonjour Aurore Berger, c'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche.
00:06Vous êtes la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations.
00:11Vous allez dès le 27 avril prochain mener des consultations pour ce projet de loi contre l'antisémitisme,
00:17un projet qui reprend en partie les travaux de Caroline Yadant,
00:21qui n'a pas vu sa proposition examinée par les députés, en partie à cause d'une obstruction des opposants.
00:27Avec vous, nous allons également ausculter l'action ou l'inaction du gouvernement en cette période,
00:33avec encore la semaine qui vient de s'éculer des renoncements sur le 1er mai,
00:37sur les carburants et l'exécutif qui semble par ailleurs mauvais perdant sur le sujet des ZFE.
00:43Enfin, cette fin avril ouvre le compteur de la présidentielle avec Jordan Bardella en meeting à Milan,
00:49Gabriel Attal qui publie un livre, qui fait également la une du point.
00:52Et vous, où vous situez-vous dans cette, j'allais dire, guirlande de présidentiables ?
00:59Stéphane Dupont est là. Bonjour Stéphane.
01:00Bonjour.
01:01Pour les échos. Et Yohann Usaï.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour.
01:03Yohann, commençons cette émission en hors berger par rendre hommage à Nathalie Baye,
01:08l'immense actrice avec laquelle nous avons grandi, comme l'a écrit Emmanuel Macron,
01:13est morte à l'âge de 77 ans, déçue d'une maladie complexe et méconnue.
01:16Elle laisse derrière elle une cinquantaine de films et leur a tourné avec les plus grands, y compris à Hollywood.
01:21Quelle femme retenez-vous de Nathalie Baye ?
01:24Déjà, beaucoup de liberté. Je crois que c'est extrêmement important dans les valeurs qu'elle a pu porter,
01:29dans les rôles aussi qu'elle a mis à l'écran, parce qu'elle a joué des femmes avec des
01:33incarnations extrêmement différentes.
01:36Et je crois que ça l'appartenait aussi à une génération dorée, parce que c'est vrai que les films
01:40sur lesquels elle a laissé le plus d'empreintes,
01:42c'est beaucoup les années 80, le début des années 80.
01:44Et elle a eu la chance d'appartenir aussi à ce moment-là du cinéma français.
01:49Non, parce qu'il y a de très grands films aujourd'hui.
01:51Vous aussi, vous êtes un vieil combattant.
01:52Et j'ai vu des rayons et des ombres très récemment.
01:54C'est un des très grands films, non pas juste du moment, mais je pense qu'un des très grands
01:57films de l'histoire du cinéma français.
01:59Donc, heureusement, on sait encore faire du grand cinéma dans notre pays.
02:03L'autre disparition de ce week-end, elle se situe sur le terrain de la guerre au Moyen-Orient.
02:08Le sergent-chef Florian Montorio est mort au Liban dans une embuscade du Hezbollah contre la Finule.
02:15Il avait deux enfants.
02:16Les hommages se sont multipliés.
02:17On vient de le voir dans le journal à Montauban, d'où il était originaire.
02:20Le président également, la ministre des Armées.
02:22Des hommages qui ne rendront pas la vie à ce soldat.
02:25Question, la Finule est-elle en danger face aux terroristes du Hezbollah ?
02:29Et du coup, la France n'a-t-elle pas intérêt à sortir de son rôle purement défensif ?
02:33Déjà, évidemment, rendre hommage aux soldats qui sont tombés.
02:36Pensez à sa femme, pensez à ses deux enfants, pensez évidemment à ses compagnons d'armes.
02:41Rappelez que nos soldats qui s'engagent s'engagent en connaissant le prix que peut avoir le coût que peut
02:46avoir celui de l'engagement.
02:47Et c'est pour cela qu'il est aussi si essentiel qu'on continue à engager nos armées et à
02:53prendre les moyens qui sont nécessaires depuis 2017.
02:56Vous savez quand même, la dynamique a été la nôtre, y compris budgétaire, sur le renforcement de nos armées.
03:01Parce que c'est aussi ce que nous leur devons, sur les moyens qui doivent être les leurs.
03:05Et puis, c'est la puissance aussi de la France d'être en capacité justement d'être engagée dans des
03:10opérations extérieures.
03:11Mais là, c'est en capacité. En attendant, on a un rôle purement défensif.
03:15Le président de la République a rappelé le rôle vraisemblable du Hezbollah dans l'assassinat d'un de nos soldats.
03:21Je crois que c'est aussi extrêmement important qu'il l'ait dit.
03:24Le Hezbollah est une organisation terroriste qui concourt à une déstabilisation de la région et significativement du Liban depuis de
03:32très, très nombreuses années.
03:34Après, vous le savez, la France est dans un rôle, en effet, vous l'avez dit, défensif dans le moment
03:41que nous vivons.
03:41Et je crois qu'on a raison de tenir cette position-là.
03:45Parce que ?
03:45Mais parce que, justement, encore une fois, nous n'avons pas fait le choix du déclenchement d'un conflit armé.
03:50Mais là, on perd des soldats, Madame Berger.
03:51D'un conflit armé.
03:52On perd des soldats en ne faisant pas la guerre.
03:54C'est quand même le monde à l'envers.
03:55Nous avons des soldats qui sont engagés sur des opérations de stabilisation.
03:57Des soldats qui sont engagés connaissant le prix que cela peut avoir de l'engagement et des opérations extérieures qui
04:02sont les leurs.
04:03Et je le rappelle, ils s'engagent aussi.
04:05Ça n'illistre pas aussi une forme d'impuissance de la France aujourd'hui aux Proches et au Moyen-Orient.
04:09Ce soldat qui est tué, le président Macron fait une déclaration, puis on va passer à autre chose.
04:14Non, je ne pense pas qu'on passe à autre chose.
04:14Le sommet qui a été organisé vendredi après-midi à Paris sur le détroit d'Hormuz,
04:19qui a été balayé d'un revers de main par Donald Trump dans la foulée.
04:22À quoi sert la France aujourd'hui au Moyen-Orient ?
04:24Déjà, la France, elle a une voie qui est attendue.
04:26Vous n'avez pas échappé que dans le sommet qui a été organisé par le président de la République,
04:29les autres puissances sont venues, les autres puissances européennes sont venues immédiatement à Paris.
04:34Mais ça veut dire que la France est le seul pays état en capacité aujourd'hui d'arriver à agréger
04:39d'autres états à l'île.
04:41Si Keir Starman l'avait fait à Londres, on serait allé à Londres.
04:44Peut-être, mais c'est le président de la République qui a pris cette initiative.
04:46Et je pense que c'est important aussi de montrer qu'on a cette capacité d'entraînement et d'avoir
04:50cette initiative.
04:51Après, nous ne sommes pas, encore une fois, belligérants.
04:53Nous ne sommes pas belligérants dans ce conflit-là.
04:56Pardon, mais la voie de la France n'est attendue par aucun des acteurs de ce conflit.
05:01Les Israéliens disent à Emmanuel Macron surtout rester loin de tout cela.
05:04Le président Trump dit tout ce que peut dire Emmanuel Macron, ça n'a aucune importance, personne ne l'écoute.
05:10Personne n'attend la voie de la France.
05:11Alors pourquoi les autres chefs d'État seraient-ils venus à Paris si la voie de la France était si
05:15mineure ?
05:15Moi, je crois au rôle singulier de la France.
05:16Ce ne sont que des acteurs qui ne sont pas impliqués dans ce conflit.
05:18Je crois au rôle singulier de la France.
05:20Je crois à la grandeur de la France.
05:22Je crois à la nécessité de parler d'une voix forte.
05:24Je crois à la nécessité de le faire aussi dans une puissance qui doit être une puissance européenne.
05:29Ça n'est pas anodin, encore une fois, que les autres puissances européennes soient venues, encore une fois, aux côtés
05:35de la France dans ce rendez-vous à Paris.
05:37Ça, on a compris, mais sur le Hezbollah, vous assumez que la France ne fasse rien pour lutter contre ce
05:43que vous avez qualifié et qui est reconnu comme un groupe terroriste ?
05:46La France agit au quotidien face aux organisations terroristes.
05:50Elle agit sur ses capacités de renseignement et de coopération que nous avons, et vous le savez, avec les grandes
05:58démocraties, dans la lutte contre le terrorisme et le terrorisme islamiste de manière singulière, malheureusement.
06:03Évidemment que la France agit.
06:05Emmanuel Macron n'a jamais soutenu Israël, jamais depuis le début de ce conflit, jamais.
06:09Dans les opérations extérieures, la France, évidemment, agit, engage, encore une fois, des forces armées qui savent quel est le
06:15prix que cela peut avoir quand ils s'y engagent.
06:18Je vais vous poser la question de Yohann Uzaï, autrement, qu'est-ce qui changerait ou qu'est-ce qui
06:24poserait problème à ce que la France soutienne Israël dans son action militaire ?
06:28Mais parce qu'aujourd'hui, la France est dans une position qui est une position défensive, ce n'est pas
06:32nous qui avons décidé du déclenchement, du déclenchement de ce conflit armé.
06:37Mais c'est la France qui a décidé d'avoir une position défensive, jusque-là on est d'accord.
06:39Qu'est-ce qui changerait qu'on soit dans une position offensive dès lors qu'un de nos soldats a
06:43été tué hors-vergne ?
06:43Comme les autres puissances européennes ont fait, encore une fois, ce choix-là.
06:47La France n'est pas seule.
06:47Ah, donc en fait, on s'aligne parce que les autres le font.
06:49Non, la France n'est pas seule dans ce choix, et vous voyez bien d'ailleurs l'ambiguïté du positionnement
06:53américain dans ce conflit.
06:54Et vous voyez bien que les positions d'ailleurs ne sont pas les mêmes entre le président américain, son vice
06:59-président,
07:00ce que ça peut générer de doute d'ailleurs, ce que ça peut générer de doute, y compris aux Etats
07:06-Unis eux-mêmes,
07:07là où Donald Trump avait au départ une doctrine très isolationniste.
07:10Peut-être, mais il y a un avancement dans les opérations américaines, vous ne pouvez pas le nier.
07:13Madame Berger.
07:14Il y a une contestation importante de la société civile américaine sur le fait que les Etats-Unis soient partie
07:17prenante.
07:18Ce qui compte, c'est quoi ? Ce qui compte, c'est qu'il y ait une solution géopolitique qui
07:21puisse être apportée.
07:22Ce qui compte pour les Français, c'est sur la question du détroit d'Hormuz, sur la question des approvisionnements,
07:26sur la question énergétique, sur la question énergétique.
07:29Emmanuel Macron a dit, pour être fort, il faut être craint.
07:32Vous parlez de notre soldat qui a été tué hier en Irak.
07:35Déjà, l'adjudant-chef Arnaud Frion a été tué il y a quelques semaines également.
07:39Il n'a jamais été vengé par la France.
07:41Est-ce que vous pensez que quand on ne venge pas un de nos soldats, tuer la France est crainte
07:46?
07:46Les militaires qui s'engagent dans des opérations extérieures, soit des opérations extérieures offensives, défensives,
07:53des opérations de maintien de la paix, ne sont pas là pour être vengés et ne demandent pas vengeance.
07:57Je n'ai jamais entendu un seul militaire crier vengeance.
08:01Je les entends dire, nous sommes fiers de l'engagement qui est le nôtre pour notre pays, pour les valeurs
08:07que nous portons.
08:08Et donc c'est ceux-là qui fondent leur engagement.
08:10Il faut être craint en ne faisant rien.
08:12On a envoyé 8 bâtiments de la marine nationale.
08:16Nous sommes engagés sur la question du maintien de la paix, vous le savez.
08:18Nous sommes engagés dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
08:21Quand nous avons en effet été engagés, par exemple à Chypre, quand nous avons été présents,
08:25nous avons été la seule puissance en capacité.
08:27On a envoyé la moitié de la marine nationale en mer, au large des côtes iraniennes et conféries.
08:32Nous avons été la seule puissance capable, parce que nous sommes une grande nation militaire,
08:37à la fois par des femmes et des hommes qui composent notre armée, et nos trois armées d'ailleurs,
08:43mais aussi au regard des moyens que nous avons mis et que nous avons largement renforcés depuis 2007.
08:48Nous sommes les seuls à avoir été en capacité d'avoir eu cette présence qui, je crois, a été unanimement
08:52salue.
08:52Madame Berger, quand on voit les déclarations de Donald Trump vendredi,
08:55et puis il y en a eu plein avant sur Emmanuel Macron,
08:57on a l'impression que les ponts aujourd'hui sont complètement coupés entre la France, l'Europe, l'OTAN et
09:02les Etats-Unis.
09:03Non, et heureusement qu'ils ne le sont pas.
09:05Après, il peut y avoir des déclarations parfois éruptives du président américain,
09:09et parfois, dans les deux sens d'ailleurs, on a parfois des grandes déclarations d'amour.
09:12Il n'y a pas de divorce transatlantique pour vous ? Tout va bien.
09:14Heureusement que non, nos deux nations sont des nations alliées, et sont des nations amies.
09:18On peut avoir parfois des nuances ou des désaccords d'un gouvernement à l'autre,
09:21mais on n'a pas de rupture avec un pays qui est un pays ami et allié.
09:26Vous savez l'histoire très singulière des Etats-Unis vis-à-vis de la France et vis-à-vis de
09:30leur propre liberté.
09:30Ça ne vous énerve pas, quand le président Trump dit qu'on redit...
09:34Je crois qu'il vaut mieux garder son sang-froid en général.
09:36Si vous perdez votre sang-froid et si vous perdez vos nerfs, vous n'êtes pas en capacité de diriger
09:39un pays.
09:40Donc je pense qu'il vaut mieux garder son sang-froid, peu importe les déclarations qui parfois peuvent être éruptives.
09:45C'est comme ça qu'on voit aussi la capacité à être...
09:47Est-ce que la parole la plus tranchante n'a pas été justement celle qu'a rappelé Johan,
09:50c'est-à-dire l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, qui a dit surtout la France le plus loin
09:56possible.
09:57Laissez-nous nous débrouiller pour régler ce conflit.
09:59Je crois qu'Israël a besoin aussi d'alliés.
10:02Et moi qui suis très attachée à la sécurité d'Israël, à la légitimité d'Israël à exister,
10:07j'y étais il y a quelques semaines aussi pour le réaffirmer.
10:11Je crois qu'on n'a pas besoin de déclarations qui créeraient justement de la rupture.
10:15On a des désaccords qui peuvent exister d'un gouvernement à l'autre,
10:18mais on ne doit jamais rompre avec des pays où on a des histoires autant imbriquées.
10:22Et l'histoire de la France et d'Israël sont des histoires qui sont imbriquées.
10:26Nous avons énormément d'ailleurs de binationaux, de Français qui sont aussi franco-israéliens.
10:29Donc moi je n'ajouterai jamais à des déclarations éruptives qui peuvent créer un risque de rupture.
10:37Emmanuel Macron a rompu avec Israël le jour où il a déclaré
10:40qu'Israël se met la terreur dans la région.
10:42Il a rompu avec Israël à ce moment-là.
10:44Il n'y a aucune rupture avec Israël.
10:45Ça a été ressenti comme tel en Israël.
10:47Écoutez, j'y suis allée.
10:48J'y suis allée encore très récemment.
10:50Je sais à quel point d'ailleurs la voie de la France est attendue en Israël.
10:53Pas uniquement par les franco-israéliens, par l'État d'Israël aussi.
10:56Et je crois que c'est notre intérêt qu'il n'y ait jamais de déclaration à l'emporte-pièce,
11:00parce que c'est comme ça qu'on maintient aussi la puissance qui doit être la nôtre et qui doit
11:04le rester.
11:05C'est pour ça qu'il faut aussi, encore une fois, sur ces sujets, non pas créer vengeance, mais avoir
11:08beaucoup de sang.
11:08Aurore Berger est l'invité du Grand Rendez-vous ce matin.
11:11Dans un instant, on parle de votre projet de loi contre l'antisémitisme.
11:14A tout de suite au Grand Rendez-vous.
11:18Suite du Grand Rendez-vous avec Aurore Berger, ministre de l'Égalité, femmes, hommes et de lutte contre les discriminations.
11:24Aurore Berger, ce jeudi à l'Assemblée nationale, il s'est produit un phénomène rare.
11:28Un texte qui était en passe d'être examiné ne l'a pas été.
11:31Alors, le groupe EPR à l'Assemblée a décidé de le retirer.
11:34Je parle de la proposition de loi Yadant, visant à mieux lutter contre les actes antisémites en France.
11:39Certains députés, notamment LFI, ayant multiplié les amendements sur les textes précédents
11:43pour faire en sorte que la proposition de Yadant soit retardée, repoussée le plus vite possible.
11:49Qu'à cela ne tienne, vous, l'exécutif, prenez l'engagement d'en faire autre chose.
11:53Non plus une proposition, mais un projet de loi avant l'été.
11:56Et vous commencez les consultations dès la fin de ce mois-ci.
11:59Comment ça va se passer exactement ?
12:00Alors, il y a eu un choix qui a été fait, en effet, du fait de l'obstruction parlementaire massive
12:05de la France insoumise.
12:06Mais je crois que ça n'étonne plus personne, évidemment, que sur la question de l'antisémitisme.
12:10C'est une forme de profession de foi pour la France insoumise, la question de l'antisémitisme.
12:13Et en tout cas, je crois, une stratégie électorale assumée.
12:16C'est-à-dire ?
12:17Je crois que ça n'a échappé à personne que depuis le 7 octobre 2023, malheureusement, dans toutes les démocraties,
12:21on a eu à connaître un regain d'antisémitisme.
12:24Et la France n'a pas fait exception.
12:25Puis il y a ceux qui attisent, en plus, cette vague d'antisémitisme.
12:29C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon.
12:30C'est le cas de la France insoumise.
12:31Et de la plupart de celles et ceux qui s'expriment au nom de ce parti politique-là.
12:35Et c'est pour ça que je parle d'une forme de profession de foi de leur part.
12:37Il n'y avait pas que les filles qui étaient contre ce texte.
12:39Il y avait des opposants, y compris dans le bloc central, dans votre parti.
12:43Mais disons qu'il y a des catégories différentes.
12:44Il y a des gens qui peuvent sincèrement douter, se poser des questions sur un texte, sur sa finalité, sur
12:50son objet, sur la méthode qui a permis de l'examiner.
12:53Et puis il y a ceux qui le combattent parce que, par nature, ils refusent de combattre l'antisémitisme, voire
12:57même l'attie.
12:58C'est pour ça que je ne mets pas dans la même catégorie ceux qui, au sein de nos alliés
13:02naturels, du socle commun ou même du partialiste,
13:05ont pu émettre des doutes.
13:06Et puis la France insoumise qui, elle, a tout fait pour que jamais on ne puisse l'examiner.
13:10Donc c'est pour ça...
13:10D'ailleurs, vous l'avez dit, l'antisémitisme, c'est trois lettres en France ?
13:13Le nouvel antisémitisme en France, oui, pour moi, c'est écrit en trois lettres LFI.
13:17De manière très nette.
13:18Et je préférais ne pas avoir à dire ça parce que je préférais qu'on soit plus nombreux à combattre
13:23l'antisémitisme
13:24plutôt que d'avoir au sein même des forces politiques françaises et au sein même de l'Assemblée nationale, malheureusement,
13:30des forces qui l'attisent.
13:31Donc la conséquence qu'on a tirée de tout ça à partir du moment où le groupe Ensemble pour la
13:35République a retiré le texte,
13:36c'est qu'évidemment, il était impensable pour le gouvernement que le combat s'arrête.
13:40Donc projet de loi.
13:41C'est la raison pour laquelle j'ai annoncé avec le Premier ministre que ce projet de loi, il serait
13:44présenté en Conseil des ministres
13:46et examiné à minima au moins en première lecture au Sénat avant l'été, avant la suspension des travaux parlementaires
13:53cet été
13:53pour que cette loi puisse bien être adoptée puisque c'est évidemment ça l'objectif.
13:58Et donc des consultations, donc dès le 27 avril, je vais recevoir l'ensemble des associations de la société civile
14:04engagées dans le combat contre l'antisémitisme.
14:06Le 28 avril, l'ensemble des associations d'élus locaux, parce que les élus locaux, ils tiennent aussi la ligne
14:12face à l'antisémitisme du quotidien qui peut s'exprimer.
14:15Ils peuvent eux-mêmes parfois en être aussi des victimes.
14:18Et le 28 après-midi, je recevrai l'ensemble des forces politiques représentées à l'Assemblée au Sénat.
14:22Un projet de loi transpartisan, c'est-à-dire un projet de loi qui sera probablement plus consensuel que la
14:28proposition de loi Yadant.
14:30Comment est-ce que vous allez faire pour mettre tout le monde autour de la table ?
14:33Déjà, LFI a dit qu'il ne viendrait pas.
14:35Est-ce que les autres parties, ceux qui ont émis des critiques, je pense au Modem, vont se mettre autour
14:39de la table ?
14:39Bien sûr.
14:40Le texte que vous allez présenter au mois de juin sera-t-il très différent de la proposition de loi
14:46Yadant ?
14:47La méthode qui est la mienne, c'est évidemment le fait d'associer l'ensemble des forces politiques.
14:52Moi, je ne choisis pas les forces politiques qui sont représentées à l'Assemblée au Sénat.
14:55Ce sont les Français qui les ont choisies.
14:57Donc, elles sont légitimes à être autour de la table dans un ministère pour discuter.
15:01LFI, là encore, a dit par principe qu'ils ne seraient même pas autour de la table.
15:05Donc, ils auraient pu être présents, ne serait-ce que pour contester.
15:07Non, non.
15:07A partir du moment où on parle d'antisémitisme, ils préfèrent faire la politique de la chaise vide.
15:11Chacun en tirera donc des conclusions qui me paraissent assez évidentes.
15:14Pour l'instant, tous les autres partis ont dit qu'ils étaient prêts à participer, à être présents.
15:20J'associe ce que je vous disais aussi, les associations d'élus locaux,
15:23parce que je pense que c'est très important aussi de les mettre autour de la table.
15:26Est-ce que le texte sera très différent de la proposition de loi ?
15:29À partir du moment où c'est un projet de loi gouvernemental,
15:32un projet gouvernemental n'a pas vocation à reprendre.
15:35Ce que j'ai dit, c'est qu'à la fois, on ne part pas d'une copie blanche,
15:37puisqu'il y a des travaux parlementaires, ceux de Caroline Yadant et d'autres parlementaires,
15:41qui ont permis de mettre sur la table un certain nombre de sujets.
15:44Ce que j'ai porté moi-même en tant que ministre, avec les assises de lutte contre l'antisémitisme,
15:48que j'avais travaillé avec des magistrats, avec des avocats,
15:51avec des gens qui sont directement concernés malheureusement par l'antisémitisme.
15:55Je vous pose la question parce que le matin même du retrait, le jeudi,
15:59vous défendiez, bec et ongle, le projet de loi Yadant.
16:02Parce que moi, le gouvernement a toujours été clair.
16:04Le gouvernement a toujours été en soutien de toutes les initiatives
16:07qui permettent de lutter de manière encore plus affirmée,
16:11de manière plus claire face à l'antisémitisme,
16:14parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui, l'antisémitisme a changé de visage.
16:17Il n'a pas changé de cible.
16:17Et moi, ce que je demande, et on le fait d'ailleurs dans les cas de racisme,
16:22on doit le faire sur l'antisémitisme, c'est de toujours partir des victimes.
16:26Écoutez les victimes, ce qu'elles disent, ce qu'elles subissent,
16:30ce qu'elles entendent de menaces, d'insultes, d'intimidations.
16:33Et c'est à partir de leur propre constat de vécu qu'on doit travailler
16:38et qu'on doit travailler à l'élaboration de ce projet de loi.
16:40En tout cas, c'est ma méthode.
16:41Aurore Berger, on entend dire que le président de la République
16:43voudrait rendre inéligibles les personnes condamnées,
16:46notamment pour incitation à la haine raciale.
16:49Est-ce que ce souhait du président de la République
16:52va être retranscrit dans le texte que vous allez porter ?
16:55Alors, ce n'est pas qu'on l'entend dire,
16:56puisque le président de la République, à l'occasion des commémorations
16:58pour l'assassinat d'Ilan Halimi, les 20 ans de cette commémoration,
17:02avait émis cette proposition de rendre inéligibles les élus qui ont été condamnés.
17:06Donc, vous allez reprendre cette proposition ?
17:07Alors, je précise juste, c'était des élus condamnés
17:09pour des faits d'antisémitisme, pour des faits de racisme.
17:12Donc, moi, dès le 28 avril, je vais mettre cette proposition sur la table
17:15devant l'ensemble des forces politiques.
17:17S'il y a un assentiment majoritaire des forces politiques
17:20pour permettre que cette proposition soit intégrée,
17:24alors je l'intègre.
17:25Mais vous voyez bien le piège, quand même,
17:27parce que, prenons un cas très précis,
17:30Eric Zemmour, par exemple,
17:31qui a été condamné pour incitation à la haine raciale,
17:33simplement parce qu'il a osé dénoncer
17:37l'immigration de masse
17:39et les risques que cette immigration de masse
17:41fait peser sur notre pays.
17:43Donc, avec cette proposition,
17:44Eric Zemmour, par exemple, ne pourrait plus être candidat
17:46à l'élection présidentielle.
17:47Alors, deux choses.
17:48Eric Zemmour a dit des choses particulièrement graves
17:50que j'aimerais quand même rappeler ici.
17:53Il les a même écrites.
17:54Il les a même écrites.
17:56Et celui, peut-être ce qui m'a le plus choqué,
17:58c'est quand il a parlé des enfants
18:00qui ont été assassinés aux oratoras,
18:01où il a mis en accusation le fait que leur famille
18:04ait fait le choix de ne pas les enterrer en France,
18:06mais de les enterrer en Israël.
18:08Il l'a écrit dans un livre.
18:08C'est un jugement politique qu'il a porté.
18:10On peut le dénoncer,
18:11mais c'est un jugement politique qu'il a porté.
18:13Permettez-moi de considérer que quand on a été touché
18:15dans sa chair, c'est-à-dire qu'on a perdu
18:17ses propres enfants,
18:18assassinés par le terrorisme islamiste,
18:20considérer qu'on juge en plus les parents
18:23parce qu'ils ont fait le choix à un moment
18:25d'enterrer leurs enfants ailleurs qu'en France...
18:27Ça vaut le fait qu'on ne puisse pas être candidat
18:29à l'élection présidentielle.
18:30Vous rappeliez des propos d'Éric Zemmour.
18:32Permettez-moi d'en rappeler d'autres
18:34qui, à mon avis, illustrent un climat
18:35qui est un climat, je trouve, nauséabond
18:37et qui ne devrait pas exister.
18:39On ne devrait jamais juger des parents
18:42qui ont perdu leurs enfants
18:44et singulièrement quand ils l'ont perdu
18:46du fait du terrorisme islamiste et antisémite.
18:48Ensuite, qu'est-ce que c'est que cette proposition
18:50sur la question de l'inévisibilité ?
18:51Juste, Éric Zemmour, une dernière question
18:52pour compléter ce que dit Yohann.
18:54Est-ce que vous voudriez,
18:55parce que j'entends ça là, maintenant, sur ce plateau,
18:57est-ce que vous voudriez qu'Éric Zemmour soit inéligible ?
18:59Mais ce n'est pas moi qui décide.
19:01C'est la force d'un État de droit.
19:03Ce n'est pas moi qui décide.
19:04Puisqu'on est dans le jugement, effectivement,
19:06et dans le cas d'un tribunal politique,
19:08j'ai l'impression que vous voulez rendre
19:10Éric Zemmour inéligible.
19:11Moi, j'ai un avis...
19:12Ce qui serait important de savoir ce matin.
19:13Moi, j'ai un avis qui est un avis politique.
19:16J'ai un avis de citoyenne.
19:17Et en l'occurrence aussi de maire.
19:19Je considère que les propos...
19:20Sur Éric Zemmour.
19:20Je considère que les propos qui l'a tenu
19:22par rapport à ses enfants assassinats aux oratoras
19:24sont des propos insupportables.
19:25Et devrait le rendre inéligible ?
19:27Je considère que les propos qu'il a tenus
19:28sur le maréchal Pétain qui aurait sauvé des Juifs
19:31sont des propos qui sont une falsification.
19:32Et donc, vous allez le rendre inéligible ?
19:34Vous allez le rendre inéligible avec cette proposition de loi ?
19:36Pourquoi ?
19:37Tout simplement parce que la proposition
19:39qui est faite par le président de la République,
19:41d'abord en termes de méthode,
19:43je vais la soumettre à l'ensemble des forces politiques
19:45représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat.
19:47S'il y a une majorité qui considère
19:49qu'il faut l'intégrer au projet de loi,
19:50alors j'écoute la voix des parlementaires
19:53et nous intégrerons cette proposition.
19:55Deuxièmement, vous le savez,
19:56il n'y a pas d'automaticité des peines dans notre pays,
19:59quelle qu'elle soit.
20:00Vous le dénoncez d'ailleurs de manière suffisamment régulière
20:02sur votre plateau.
20:03On a eu à commenter bon nombre de décisions de justice
20:05et on peut s'interroger sur le fait
20:07qu'une partie des magistrats soit quand même
20:08très largement politisée et vous le savez très bien.
20:11Il n'y a pas d'automaticité des peines dans notre pays.
20:13Ce qui signifie quoi ?
20:14Que si cette proposition venait être adoptée au Sénat
20:17et à l'Assemblée et être promulguée,
20:19ça voudrait dire quoi ?
20:20Ça voudrait dire qu'il y aurait une peine complémentaire possible.
20:23C'est-à-dire que les magistrats décideraient
20:24si un homme ou une femme...
20:24Mais vous savez très bien qu'une partie de la magistrature
20:26est politisée, très à gauche, horreur Berger.
20:29Sans compter les conseils constitutionnels.
20:30C'est le jugement qui est le vôtre aujourd'hui.
20:34Moi, ce que je voudrais...
20:34Qui est celui de beaucoup de Français ?
20:35Qui est celui de beaucoup de Français ?
20:37On peut retrouver les sondages.
20:38Mais la question, ce n'est pas les sondages.
20:40La question, c'est les décisions de justice qui sont rendues.
20:42Mais ça veut dire que la justice est omnipotente
20:44et les Français n'ont pas à avoir de jugement sur la justice.
20:48Les Français ont le droit de juger,
20:49les Français ont le droit d'avoir une opinion.
20:50Moi, je vous donne la mienne puisque vous m'interrogez.
20:52La mienne, c'est quoi ?
20:53La mienne, c'est que je renforce les formations initiales
20:56des magistrats sur la lutte contre l'antisémitisme
20:59et les formes renouvelées de l'antisémitisme.
21:01Et ça, je pense que vous devriez souligner
21:03ce travail essentiel de formation initiale des magistrats
21:07dans la lutte contre l'antisémitisme.
21:09On se dirige peut-être vers une présidentielle
21:10dans laquelle les magistrats pourront décider
21:17d'exclure Marine Le Pen et Éric Zemmour.
21:20Et la loi va leur en donner la possibilité.
21:21Est-ce que vous pensez que Marine Le Pen
21:22serait condamnée pour antisémitisme raciste ?
21:24C'est ça que vous sous-entendez ?
21:24Non, non, pardon.
21:25Je parle des peines d'inéligibilité.
21:27Je parle des peines d'inéligibilité.
21:29Les parlementaires donnent le pouvoir aux juges
21:32d'exclure de la présidentielle Marine Le Pen et Éric Zemmour.
21:36Est-ce que vous trouvez ça normal ?
21:37Excusez-moi de penser que vous mélangez un petit peu les juges.
21:39Non, je parle des peines d'inéligibilité.
21:41Nous saurons le 7 juillet...
21:42Du pouvoir politique des magistrats.
21:44Nous saurons le 7 juillet si Mme Le Pen est rendue inéligible ou non.
21:49Je n'ai pas, en tant que membre du gouvernement,
21:51et parce que je crois profondément,
21:53et à l'état de droit et à la séparation des pouvoirs,
21:55avoir d'avis.
21:56Ni considérer qu'il faudrait qu'elle soit condamnée,
21:58ni considérer qu'il faudrait qu'elle ne soit pas condamnée.
22:01Vous pouvez peut-être dire si vous considérez
22:02que les juges ont trop de pouvoirs politiques.
22:04Je rappelle, je rappelle,
22:05que le fait qu'elle puisse éventuellement être rendue inéligible
22:10provient d'un projet de loi
22:11qui avait été porté à l'époque par la droite.
22:14Par la droite quand elle était au pouvoir
22:16et que personne ensuite n'a remis en question.
22:17Et je n'ai pas vu, avant que Marine Le Pen
22:20soit aujourd'hui dans ce traitement judiciaire,
22:23le Rassemblement National déposait une proposition de loi
22:26en disant qu'il faudrait revenir en arrière.
22:28À aucun moment.
22:29À aucun moment.
22:30Il n'avait remis en question cette disposition.
22:33À aucun moment.
22:34Aurore Berger, vous avez dit que vous croyez à la séparation des pouvoirs.
22:37Est-ce que ça concerne également le Conseil constitutionnel ?
22:40Est-ce que vous jugez aujourd'hui que le Conseil constitutionnel
22:42juge en droit comme lui confèrent ses attributions ?
22:45Et il n'y a pas eu des jugements politiques dernièrement du Conseil constitutionnel.
22:51Et heureusement qu'il juge en droit.
22:52Et heureusement qu'il juge en droit.
22:54Donc vous n'avez pas de crainte à ce que le Conseil constitutionnel
22:55retoque votre projet de loi avant l'été prochain sur l'antisémitisme ?
23:01Mais je vais m'assurer d'avoir un avis du Conseil d'État préalable,
23:05d'avoir toutes les garanties nécessaires
23:11pour qu'il n'y ait pas de risque d'inconstitutionnalité.
23:14Mais il n'y a pas de raison sur ce texte
23:16qui est un texte qui va réaffirmer,
23:19en tout cas je l'espère et je vais lui mettre toutes mes forces
23:21pour que ce soit possible,
23:22l'engagement de la France dans le combat face à l'antisémitisme,
23:25qui est un engagement d'abord pour la démocratie
23:27et pour la République et pour les valeurs que nous portons.
23:30Je ne vois pas ce qu'il y aurait,
23:32qui pourrait être retoqué.
23:33En tout cas c'est à nous de construire le texte le plus solide possible.
23:35Une pause et on revient avec Aurore Berger dans le Grand Rendez-vous.
23:38A tout de suite.
23:44Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews,
23:47les échos avec la ministre Aurore Berger.
23:49Avant le texte sur la loi Yadant qui donc n'a pas été examiné,
23:53il y avait un autre débat.
23:54Mais il y aura un projet de loi.
23:55Comment ?
23:55Mais il y aura un projet de loi.
23:56On vient de le dire.
23:57Mais il y avait un autre texte.
23:58Ça peut l'air mal parti quand même.
23:59Mais non, ça peut l'air mal parti.
24:00Vous allez pas nous y remettre.
24:01On vient d'y passer 10 minutes.
24:02Les consultations commencent le 27 et le 28 avril
24:04et ce sera examiné, présenté avant la suspension
24:07des travaux parlementaires.
24:08Vous connaissez mon engagement sur le sujet.
24:10J'irai au bout.
24:11Un autre texte a donné lieu à des débats houleux.
24:14C'est la proposition de loi portée par Charles Rodouel
24:17et Michel Barnier, dite Philippines,
24:20visant notamment à rallonger la durée de rétention dans les CRA,
24:22les centres de rétention administrative.
24:24Voilà ce sondage.
24:25CSA pour Europe 1, CNews et le JDD,
24:2782% des Français sont pour l'allongement
24:30de la durée de placement en centre de rétention administrative
24:33pour certains étrangers sous OQTF condamnés par la justice
24:35et considérés comme particulièrement dangereux.
24:37Une question simple.
24:38Pourquoi une telle mesure de bon sens
24:40a-t-elle tant de mal à voir le jour ?
24:42En tout cas, elle va voir le jour.
24:43C'est une proposition de loi d'ailleurs qui a été portée,
24:45vous l'avez dit, par l'ancien Premier ministre
24:48Michel Barnier et Charles Rodouel
24:49qui est député ensemble pour la République,
24:51qui va être adoptée à l'Assemblée nationale
24:54puisqu'il y aura un vote définitif.
24:55Si le Conseil constitutionnel ne vient pas dire
24:58que finalement, il y a tel ou tel cavalier législatif ?
25:01C'est un bon exemple, cette proposition de loi.
25:02Pourquoi ?
25:03Parce que dans un texte précédent,
25:04le Conseil constitutionnel avait émis des réserves.
25:06C'est pour ça que je le dis.
25:07Les parlementaires en ont tiré la conséquence
25:08qu'il fallait mieux réécrire le texte,
25:10qu'il fallait mieux le travailler.
25:12Et ils l'ont fait.
25:13Et ils ont travaillé de manière solide,
25:15de manière transpartisane.
25:16C'est pour ça que je vous parle de bon sens.
25:16Le texte va pouvoir être adopté.
25:17C'est-à-dire qu'on a un Conseil constitutionnel qui dit
25:19attendez, là il y a une virgule,
25:20là il y a un mot, là il y a ceci, là il y a cela.
25:22Ça fait un cavalier législatif.
25:23À la fin, on est quand même dans un pays
25:25qui ne va pas super bien, Aurore Berger,
25:27et on aimerait avoir des instances
25:29qui soient un peu plus clémentes
25:30pour faire passer des lois de bon sens.
25:32Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?
25:33Le problème, c'est qu'on peut considérer parfois
25:34qu'il y a des lois de bon sens
25:35parce qu'elles nous satisfont
25:37et parce qu'on considère que justement,
25:39pour nous, elles sont favorables.
25:40Mais en fait, ce n'est pas à géométrie variable.
25:42S'il y a une règle,
25:43et une règle de droit,
25:44elle est la même pour tous.
25:45C'est donc à partir du moment où on dit
25:46vous avez mis telle disposition
25:48et ça n'a rien à voir avec l'objet initial du texte,
25:51en fait, ça n'a rien à voir quel que soit le sujet.
25:53Et donc, que ce soit d'ailleurs une proposition de loi
25:55ou un projet de loi du gouvernement,
25:57c'est à nous de démontrer que c'est solide.
25:59Et c'est à ce prix-là qu'on fait de bonnes lois.
26:01Parce que le sujet, ce n'est pas d'avoir des objets de communication.
26:03Moi, je vous parle de bon sens.
26:03Le sujet, c'est d'avoir des lois qui ensuite peuvent fonctionner,
26:05qui peuvent s'appliquer.
26:07Moi, je regarde aussi les pays voisins.
26:08Je vois l'Espagne qui régularise 500 000 personnes
26:11qui viennent de la migration.
26:14Et aujourd'hui, il y a certains acteurs qui s'inquiètent aussi.
26:18Europe 1 a fait des reportages à la frontière,
26:21à 10, 20 kilomètres de la frontière espagnole,
26:24avec des Français qui se disent inquiets de ce qui va arriver.
26:27On a interrogé Charles Lullier,
26:29pour ne pas le citer, le correspondant d'Europe 1 en Occitanie
26:31qui s'est rendu sur place et qui est tombé sur un migrant
26:35qui lui a dit, vous savez, c'est très difficile de rentrer en France.
26:37Donc, moi, je vais rentrer en Espagne.
26:38Et puis, après, je vais aller en France.
26:39Qu'est-ce que vous répondez ?
26:40Déjà, il a dit la première chose,
26:41c'est que c'est très difficile de rentrer en France.
26:42Peut-être qu'on a renforcé les règles
26:44pour garantir que ce soit plus difficile
26:46pour ceux qui seraient dans une immigration,
26:48qui est une immigration illégale.
26:50Je comprends que vous assisiez la balle au monde.
26:52Vous avez raison.
26:52Vous êtes ministre.
26:53Vous la comprenez, cette décision en Espagne,
26:55il y a eu aussi en Italie.
26:56Il y a eu des régularisations massives en Italie,
26:58il y a eu des régularisations massives en Espagne.
27:00Vous la comprenez, vous l'approuvez.
27:01En fait, ce n'est pas aussi simple que ça.
27:03Pourquoi ?
27:04Parce que la question, c'est qui on veut accueillir ?
27:06Et à quelle fin ?
27:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on le voit dans notre pays,
27:10il faut qu'on arrive à décider, arbitrer,
27:13et c'est d'ailleurs l'un des sujets
27:14qui devraient être au cœur de la campagne présidentielle,
27:17qui ou pas on veut sur notre territoire.
27:19Vous interrogez n'importe quel chef d'entreprise,
27:22partout sur le territoire français,
27:23ils vous disent,
27:24on a besoin d'une part d'immigration économique.
27:26Sinon, les usines, ça ne tourne pas.
27:28Sinon, l'hôpital public, ça ne tourne pas.
27:30Il en reste, excusez-moi.
27:31Heureusement qu'on a réindustrialisé.
27:33Et je peux vous dire,
27:33pour me déplacer dans notre pays
27:34toutes les semaines
27:35et dans tous les territoires,
27:37avec grand plaisir.
27:38Mais j'aimerais bien voir ce qu'on a réindustrialisé.
27:40Visiter des usines,
27:41avec plaisir pour le prochain déplacement.
27:43Je vous assure que, eux, vous disent,
27:45sans immigration économique,
27:46on ne peut pas tenir.
27:48Donc, évidemment qu'on a besoin
27:49d'une part d'immigration économique.
27:50Et d'ailleurs, tout le continent européen
27:52a besoin d'une part d'immigration économique.
27:54Pourquoi ?
27:54Parce que vous voyez bien
27:55qu'on est en déprise
27:55sur la question démographique,
27:57sur la question de la natalité.
27:58Donc, on va avoir besoin
27:59d'une part d'immigration économique.
28:00Donc, ça, c'est l'immigration choisie.
28:02Où volontairement, on décide
28:04de qui on accueille.
28:05Aujourd'hui, l'immigration économique
28:06en France, ça l'est très très faible.
28:07C'est essentiellement
28:07du regroupement familial,
28:09des étudiants.
28:10C'est bien la question
28:10qui doit être pour moi
28:11au cœur de la campagne présidentielle.
28:13Une immigration économique,
28:14c'est-à-dire qu'on choisit,
28:15qu'on sélectionne
28:16en fonction des compétences,
28:18en fonction peut-être aussi
28:19des pays d'origine.
28:20Et, par contre,
28:21avoir des règles sans doute
28:22qui doivent être encore renforcées,
28:25affermies sur la question
28:26du droit d'asile
28:27pour qu'il ne soit jamais détourné,
28:29qu'il ne soit pas une voie
28:29du contournement de nos règles.
28:31Et sur le regroupement familial,
28:32sans doute qu'il y a des choses
28:33qui méritent aussi d'être renforcées.
28:35Ça dépend jusqu'où
28:36vous considérez le regroupement familial.
28:38Est-ce que c'est uniquement
28:39faire venir son compagnon
28:40et ses enfants ?
28:41Est-ce que c'est plus large
28:42sur d'autres membres de la famille ?
28:44Je pense que c'est ça
28:45qui doit être au cœur du pacte
28:47qu'on doit avoir
28:47sur la campagne présidentielle
28:48et sur l'élection présidentielle.
28:50Parce qu'il ne faut pas
28:51qu'on ait de rupture
28:51de ce point de vue-là.
28:52On est tous lucides
28:53autour de ce plateau.
28:54On sait que sans immigration économique,
28:56on mettra en péril
28:57et en danger
28:58certains pans de notre économie.
28:59Mais on sait aussi
29:00que si on n'est pas capable
29:01d'avoir des règles
29:02sans doute encore plus claires
29:03et donc encore plus fermes
29:04sur la question
29:05du regroupement familial,
29:06à un moment,
29:07les Français diront juste
29:07stop à toute immigration.
29:09Et d'ailleurs,
29:10des pays,
29:10vous voyez bien
29:10la différence politique
29:11entre l'Espagne et l'Italie,
29:13à la fin,
29:13les deux choisissent
29:15de régulariser massivement.
29:16C'est autre sondage CSA
29:17pour Europe 1, CNews et LGDD.
29:1871% des Français
29:20sont pour le rétablissement
29:22des contrôles aux frontières.
29:23Alors justement,
29:24hier en déplacement
29:25à Milan,
29:26Jordan Bardella
29:27a estimé qu'il fallait,
29:29suite à la proposition
29:30de l'Espagne,
29:30de régulariser 500 000 clandestins.
29:32Jordan Bardella dit
29:33il faut réserver
29:34les déplacements
29:34au sein de l'espace Schengen
29:35aux seuls ressortissants
29:37de l'Union européenne.
29:38Est-ce que vous êtes d'accord
29:39avec cette proposition ?
29:40Donc du coup,
29:41il l'a dit en Italie
29:42qui a régularisé 500 000 personnes.
29:43Il en a parlé directement
29:44à la Première ministre italienne,
29:45j'imagine,
29:46de cette proposition ?
29:47Elle n'était pas présente hier
29:48mais il a affirmé effectivement
29:49que ça devait concerner
29:50tout le monde.
29:50C'est quand même un peu
29:51un paradoxe,
29:51c'est-à-dire qu'il est en Italie
29:54dans un pays qui au départ
29:55a fait campagne
29:56en disant
29:56on arrête toute immigration
29:57et qui en fait
29:58de manière très pragmatique
29:59a dit on va continuer
30:00et on va continuer
30:01de manière encore plus massive
30:03parce qu'on a une telle déprise
30:04en termes de démographie
30:06qu'on a besoin d'accueillir
30:07et d'accueillir beaucoup plus.
30:09Mais est-ce qu'il est normal ?
30:10Donc moi je considère
30:11que si par exemple
30:11Madame Mélanie
30:12a fait le choix
30:13d'accueillir
30:14un certain nombre de personnes
30:15qui sont des migrants
30:16de travail
30:16et qu'elle a fait le choix
30:17de les régulariser,
30:18est-ce que ça veut dire
30:19qu'elle a fait un mauvais choix ?
30:22Si on considère
30:23qu'elle a fait un bon choix
30:24d'une manière efficace
30:25est-ce que ça veut dire
30:26que ces personnes
30:26ne devraient pas accéder
30:27à la France
30:28alors qu'en Italie
30:29ils ont mis des règles en place
30:30qui sont assez claires ?
30:31Non, ça veut dire simplement
30:32que la France est concernée
30:34par les choix de l'Espagne
30:36et les choix de l'Italie.
30:37La France,
30:37est-ce qu'elle doit être
30:38responsable de ces choix ?
30:39Est-ce qu'elle est contrainte
30:40d'accueillir des personnes
30:42régularisées par d'autres pays ?
30:43Mais en fait
30:44elle n'est pas contrainte
30:45d'accueillir.
30:45C'est pas comme ça aujourd'hui
30:47les règles et la manière
30:48avec laquelle les choses se passent.
30:49Le sujet c'est
30:50comment vous avez
30:51une harmonisation des règles.
30:52des 500 000 personnes en Espagne
30:53qui risquent d'arriver en France ?
30:54C'est ça la question.
30:55Mais en fait
30:55vous focalisez sur l'Espagne
30:56mais vous avez le même nombre
30:59en Italie.
30:59Mais vous avez le même nombre
31:00en Italie.
31:01J'ai pas entendu
31:01que vous m'interrogez.
31:03C'était l'année dernière.
31:04Chaque année,
31:05chaque année,
31:06aujourd'hui depuis que
31:07Madame Mélanie est au pouvoir,
31:08chaque année
31:09elle dit aux chefs d'entreprise italien
31:12combien de personnes
31:13avez-vous besoin
31:14dans vos entreprises
31:15de manière à ce qu'on puisse
31:16les accueillir et les régulariser ?
31:17Vous pouvez très bien dire
31:18au nom du gouvernement
31:19on ne peut rien faire
31:20et on le regrette.
31:21Parce que c'est pas vrai.
31:22On ne peut pas ne rien faire.
31:23Le vrai sujet
31:24il est surtout...
31:24Mais si on peut rétablir les frontières ?
31:25Vous voulez qu'on rétablisse les frontières ?
31:27Vous avez envie
31:27qu'on rétablisse les frontières ?
31:28Vous voulez qu'il y ait plus
31:29circulation de biens
31:30et plus de circulation de capitaux
31:32et plus de circulation humaine
31:34entre nos nations ?
31:3571% de Français
31:36veulent qu'on rétablisse les frontières.
31:38Vous leur répondez quoi ?
31:38Non, je ne pense pas
31:39qu'ils veuillent qu'on rétablisse
31:39les frontières de manière sèche.
31:41Je ne pense pas
31:41qu'ils veulent interdire...
31:42Enfin, rétablir les frontières
31:43sur les capitaux,
31:44sur les biens.
31:45Je ne pense pas
31:45qu'ils veuillent ne plus voyager.
31:47Ils veulent des contrôles
31:48aux frontières, Robert G.
31:49On parle simplement de contrôle.
31:50On ne parle pas
31:50d'installer des murs
31:52d'un endroit à un autre.
31:54Ce que permet Schengen.
31:56Exactement.
31:56Le véritable sujet
31:57est-ce qu'il n'est pas surtout...
31:59Regardez les deux exemples
32:00qui peuvent apparaître
32:01comme Caricaccio.
32:02Espagne,
32:03un gouvernement très à gauche.
32:04Italie,
32:05un gouvernement,
32:05on peut le dire,
32:06plutôt très à droite.
32:07Qui les deux font
32:08un choix d'immigration.
32:09Est-ce qu'on ne peut pas se dire
32:10que le véritable sujet
32:11est à peu près
32:11dans les mêmes volumes d'ailleurs
32:12en termes de personnes accueillies ?
32:14C'est comment on harmonise
32:15ces règles
32:15pour qu'on garantisse
32:16que les personnes
32:17qui souhaitent accueillies
32:18le soient dans les mêmes termes ?
32:19Parce que si à la fin
32:20ce sont les mêmes règles
32:21qui prévalent...
32:21Alors harmonisons
32:22et puis on verra ce que ça donne.
32:23Est-ce qu'on n'est pas
32:23en capacité de se dire
32:24que ça aurait du sens
32:26en matière d'immigration économique ?
32:28Bon,
32:28après moult tergiversations,
32:29le gouvernement a fait son choix
32:30pour le 1er mai.
32:31Fleuriste et boulanger,
32:32ok,
32:32le reste non.
32:33Pourquoi ?
32:34Pourquoi ?
32:34Parce que le 1er mai,
32:36c'est le seul jour férié
32:38obligatoirement chômé.
32:39Ça,
32:39c'est la règle.
32:40Sauf quand il y a
32:40une continuité
32:41de services publics
32:42à l'hôpital,
32:43nos forces de l'ordre,
32:44évidemment.
32:45Les ministres ?
32:46Les ministres travaillent.
32:47Évidemment,
32:47les ministres travaillent,
32:48les journalistes aussi peut-être travaillent
32:49parce qu'il y a une forme
32:50de continuité quand même.
32:51Donc les gens peuvent continuer
32:52à nous voir travailler
32:53et heureusement
32:53et à vous voir à l'antenne.
32:55Mais plus sérieusement,
32:56pourquoi ?
32:57Il y avait cette question
32:57en fait qui s'est posée
32:58parce que les boulangers
32:59ont continué à ouvrir,
33:00les fleuristes ont continué
33:01à vendre du muguet
33:02le 1er mai.
33:03L'année dernière,
33:04il y a eu une vingtaine de contrôles.
33:05Enfin,
33:05on parle de ça.
33:06L'année dernière,
33:07c'est une vingtaine de contrôles
33:08dans tout le pays
33:09sur la question des fleuristes
33:11et des boulangers.
33:11Mais ça a créé du coup
33:12une forme d'incertitude
33:13de se dire
33:14est-ce qu'on a le droit
33:15ou est-ce qu'on n'a pas
33:16le droit d'ouvrir ?
33:17Donc,
33:17on a acté
33:18qu'il fallait venir sécuriser.
33:20Pourquoi on le fait
33:20pour ces deux professions ?
33:21Déjà parce qu'on le fait
33:22pour des professions artisanales.
33:24Et je pense que ça,
33:24c'est important.
33:25Quand on parle d'identité du pays,
33:27c'est de dire l'objectif...
33:28En début de semaine,
33:29ce n'était pas que les boulangers
33:30les fleurissent,
33:31c'était tout un tas de professions.
33:32je n'ai jamais dit le contraire.
33:33Retrouvez-moi une seule déclaration
33:34où je dis autre chose
33:35que ce que je suis en train de dire
33:36par la vraie et la taille.
33:37C'était soutenu par votre parti
33:39qui voulait élargir
33:40le travail le 1er mai
33:42à tout un tas de professions.
33:43Oui, mais est-ce qu'on considère
33:44Et maintenant, vous nous expliquez
33:45qu'un an, un an,
33:45aujourd'hui, c'est juste
33:46les fleuristes
33:47et les boulangers indépendants,
33:48c'est-à-dire artisans.
33:49Mais moi, c'est le choix
33:50qui est le nôtre
33:51au sein du gouvernement
33:52et que j'assume.
33:53Est-ce qu'on considère
33:54qu'il était une priorité,
33:55par exemple,
33:55que les casinos
33:56puissent ouvrir le 1er mai ?
33:57Non, mais attendez.
33:58Là, vous prenez un exemple extrême.
33:59Mais oui, mais sauf que
34:00c'était aussi le cas.
34:01Vous faites partie
34:02de ceux au gouvernement
34:03qui défendaient
34:03la valeur travail.
34:05Donc, est-ce qu'on ne dirait pas
34:06tiens, ceux qui voudraient
34:07travailler le 1er mai,
34:08on est en 2026,
34:10les règles ne sont peut-être
34:10pas les mêmes
34:11qu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale
34:12et que tiens,
34:13on va faire autre chose
34:14et on va effectivement
34:16donner le droit
34:16à ceux qui veulent travailler.
34:17C'était la ligne de votre parti
34:18au début de la semaine.
34:19Il faut le rappeler.
34:20J'entends bien.
34:21C'est un peu libéral
34:22comme idée,
34:23mais ça existe.
34:24L'objectif initial
34:25tel que présenté
34:26dans la proposition de loi,
34:27c'était quoi ?
34:28C'était de dire
34:28qu'il y a une part d'absurdité
34:31sur deux professions
34:33en particulier.
34:33Puis de deux professions,
34:34c'est vrai qu'on arrivait
34:35à des listes
34:36à n'en plus finir d'exemption.
34:37Et là,
34:37ce n'est plus du tout
34:38la même chose.
34:38Et là, ça veut dire
34:39qu'à un moment,
34:40ce n'est quand même pas aberrant
34:41dans notre pays
34:42qu'on se pose deux minutes
34:44pour savoir si on veut
34:45qu'en fait,
34:45le 1er mai ne soit plus
34:46un jour férié et chômé,
34:47mais que ce soit
34:48un jour comme un autre.
34:49C'est un jour
34:50qui a une histoire singulière
34:52dans notre pays
34:52qui est férié et chômé
34:53depuis 1948,
34:55au-delà même
34:55d'une histoire plus ancienne
34:56ensuite de conquête sociale
34:58sur cette date-là.
34:59Je pense qu'il faut
34:59répondre à l'urgence
35:01pour sécuriser
35:01des professions artisanales
35:03chez lesquelles
35:04on a coutume
35:04de se rendre
35:05en ce 1er mai
35:05pour des raisons évidentes
35:07et garantir
35:08que les Français puissent le faire.
35:09Face à la fronte
35:09des syndicats et de la gauche.
35:10Et garantir que les Français puissent le faire.
35:11C'est surtout ça,
35:11il s'est passé.
35:12Mais vous savez,
35:12quand vous avez 100% des gens,
35:14100% des syndicats
35:15qui disent quelque chose,
35:16est-ce qu'on considère
35:17que du coup,
35:17on a raison seul contre tous ?
35:19Ou est-ce qu'on considère
35:20que peut-être...
35:22Je n'ai pas dit non
35:26sur la question des frontières.
35:28Je vous ai dit que
35:281. Heureusement,
35:29les contrôles étaient toujours possibles
35:30y compris dans l'espace Schengen,
35:32que ça ne les avait pas abolis.
35:332. Vu les exemples
35:34qui étaient pris
35:35à Espagne et à Italie,
35:36ça valait sans doute le coup
35:36qu'il y ait une harmonisation
35:37pour savoir
35:38qui on voulait régulariser.
35:39Et je vous ai même dit
35:40que pour moi,
35:40ce qui me concerne,
35:41je pense que dans le combat
35:42de 2027,
35:43évidemment la question migratoire
35:44sera au cœur
35:45de ces défis.
35:46Ce combat de 2027,
35:47on en parle dans un instant
35:48sur le plateau du Grand Rendez-vous
35:49avec Aurore Berger.
35:50A tout de suite.
35:53Dernière partie du Grand Rendez-vous
35:55Europe 1 CNews,
35:56les échos avec la ministre
35:56Aurore Berger.
35:57Nous arrivons fin avril,
35:58ça veut dire que
35:59d'ici un an,
36:00plus ou moins,
36:01nous aurons une nouvelle personne
36:02à la tête de la France.
36:04Cette semaine,
36:05vous avez François Hollande
36:06en une de Marianne
36:07qui dit se préparer
36:08avec la rose du PS
36:11sur la table en couverture.
36:13Vous avez Gabriel Attal
36:15en majesté
36:15dans le journal Le Point
36:18qui dit
36:19je pense savoir
36:20comment il faut
36:21présider la France.
36:22Qu'est-ce que vous pensez
36:23justement à propos
36:24de Gabriel Attal
36:25de cet entretien
36:26du livre qui sort
36:26du fond et de la forme ?
36:28Beaucoup de questions.
36:29Moi, ce que je pense
36:30de manière générale
36:31sur la campagne présidentielle
36:32singulièrement
36:32pour ce qui concerne
36:33j'allais dire
36:35les idées
36:36que je porte
36:36et que je représente,
36:37c'est que ce serait
36:38une folie
36:39qui n'est pas
36:39une candidature unique.
36:40Je le dis depuis des mois,
36:42je continuerai à le dire.
36:43C'est l'air mal parti.
36:43Je ne dis rien.
36:44Oui, mais enfin,
36:45si c'est mal parti,
36:46si à la fin,
36:46il y a plusieurs candidats
36:47ou candidates
36:47qui s'expriment,
36:48c'est simple,
36:48il n'y en aura aucun
36:49qui sera qualifié
36:50au second tour.
36:51C'est ça en fait.
36:52Donc maintenant
36:52qu'on le sait,
36:53qu'on le sait tous,
36:55vraisemblablement
36:55face au Rassemblement National
36:56parce qu'ils sont aujourd'hui
36:57entre 35 et 37% des voix.
37:00Donc ça veut dire
37:00qu'on prend le risque
37:01de se retrouver réellement
37:02dans un second tour
37:03où on laisserait
37:04le seul choix aux Français
37:05entre Jean-Luc Mélenchon
37:07qui sans doute
37:07redeviendra à nouveau
37:08la valeur refuge
37:09de la gauche
37:10et soit Jordan Bardella
37:12soit Marine Le Pen
37:12pour le Rassemblement National.
37:14Je pense qu'on a
37:14d'autres idées
37:16à faire prévaloir.
37:16Pour vous, l'avenir de la France,
37:18c'est impossible
37:18pour vous qu'il soit...
37:19Je n'ai pas envie
37:20de l'effacement
37:20ni du centre
37:21ni de la droite républicaine.
37:23Parce que ?
37:23Je n'ai pas envie
37:23de l'effacement
37:24de nos idées
37:24et de nos combats.
37:26Ça représente quand même
37:27et heureusement
37:28déjà des différences singulières
37:30par rapport aux deux parties
37:31dont je viens de parler.
37:32Que ce soit
37:33le Rassemblement National
37:34singulièrement
37:35sur les questions économiques.
37:36Au Rassemblement National,
37:37vous avez beaucoup
37:37de responsables politiques
37:38qui étaient à l'UMP
37:39puis ensuite aux Républicains
37:41qui ont glissé
37:41vers le Rassemblement National
37:42parce qu'ils y voient
37:43plus une droite vivante
37:45qu'aujourd'hui au LR.
37:46S'ils ont glissé,
37:46les idées n'ont pas glissé avec.
37:47Je ne les ai pas vus
37:48soutenir la réforme des retraites,
37:49je ne les ai pas vus
37:50soutenir la réforme
37:50de l'assurance chômage.
37:51En fait, je les ai vus
37:52à chaque fois voter
37:54systématiquement
37:54contre toutes les réformes
37:56qui sont des réformes
37:57nécessaires d'un point de vue
37:58économique pour notre pays.
38:00Mais déjà,
38:00ce n'est pas totalement anodin
38:01et on en parle suffisamment
38:03sur vos plateaux,
38:03la question économique
38:04et la manière avec laquelle
38:06l'État doit continuer
38:07à agir,
38:08c'est-à-dire quel est
38:09le périmètre de l'action
38:09de l'État,
38:10où est-ce que l'État
38:11est nécessaire,
38:11où est-ce que l'État est utile,
38:12où est-ce que l'État est efficace.
38:14Donc ça,
38:14et la question fiscale
38:15évidemment qui est associée
38:16et le modèle social
38:17qui en découle
38:18et là il y a des différences
38:19qui sont majeures
38:19sur la question fiscale aussi
38:21parce qu'il y a une vraie
38:22tentative d'enfumage
38:23de la part du RN
38:24lors du dernier budget,
38:25c'est qu'ils ont dit
38:26rassurez-vous,
38:26on votera contre Zuckman.
38:28Encore heureux.
38:28Mais à la fin,
38:29ils ont voté tout le reste
38:30avec la France insoumise.
38:31Des milliards et des milliards
38:32de taxes et d'impôts supplémentaires.
38:33Pour revenir à la question
38:34de Pierre du départ
38:36de cette partie-là,
38:36sur la candidature d'Attal,
38:38vous dites qu'il y a trop
38:38de candidats
38:39et qu'il n'en faut qu'un.
38:41Est-ce que ça vous paraît
38:43une bonne idée ?
38:44Si à l'été,
38:44on se retrouve avec
38:45une candidature Horizon,
38:48une candidature Renaissance,
38:49une candidature LR
38:50et peut-être
38:51d'autres candidatures
38:52par ailleurs,
38:52c'est simple.
38:54Pensez que nous allons
38:55tous réussir
38:56à nous mettre d'accord,
38:57le faire dans des délais
38:58raisonnables,
38:58le faire sur un projet certain,
39:00je pense que c'est une
39:02folie pour le pays.
39:03Là, vous en avez un
39:03qui pense savoir
39:04comment présider la France.
39:05Donc ça, c'est la folie.
39:07C'est une folie.
39:09Et chacun a le droit
39:09d'avoir des ambitions.
39:11Le sujet,
39:11il n'est pas de contester
39:12les ambitions
39:13qui peuvent être légitimes
39:14des uns ou des unes.
39:15Le sujet,
39:16il est comment on fait
39:17pour avoir à la fin
39:18une candidature unique
39:19de la droite et des sangles.
39:21On sent que vous voulez
39:21un peu éluder la question.
39:23Je vous la repose différemment.
39:24Gabriel Attal dit
39:25je pense savoir
39:26comment présider la France.
39:27Est-ce que vous pensez,
39:28vous l'avez côtoyé souvent
39:29depuis 2016,
39:30ça fait dix ans
39:30que vous le connaissez bien.
39:32Est-ce que vous pensez
39:32qu'il est prêt
39:33pour présider la France ?
39:34Je vous dis juste
39:35et je dirais la même chose
39:36si vous posez la question
39:37sur un autre candidat.
39:39Je pense qu'à la fin.
39:40Donc vous ne répondez pas
39:41donc on peut en conclure
39:42que vous pensez
39:43qu'il n'est pas prêt
39:43parce que sinon vous diriez oui.
39:45Oui, je dis juste
39:46à celle candidat de votre parti.
39:47Ce serait logique, non ?
39:48C'est celui qui dirige
39:49votre formation politique.
39:50Vous devriez le soutenir.
39:51Je dis
39:52que les ambitions sont légitimes.
39:54Je dis qu'en revanche,
39:56pardon,
39:56je dis que les ambitions sont légitimes.
39:57Je dis qu'en revanche,
39:58si les ambitions
39:59s'expriment les unes
40:01à côté des autres,
40:02il est prêt, oui ou non ?
40:02Ce n'est pas à moi
40:03d'en juger.
40:04Oui, mais si on vous pose
40:05l'expression,
40:06bien sûr que c'est à vous
40:07d'en juger.
40:08Ce sera aux Français
40:08éventuellement d'en juger.
40:09Moi, ce que je dis,
40:11c'est que les Françaises
40:11et les Français
40:12attendent de nous
40:13sur cette élection présidentielle.
40:14Un, qu'il y a un véritable débat
40:16qui tranche des options
40:18en 2027
40:19parce que la guerre en 2022
40:20a fait que finalement
40:21un certain nombre de questions
40:22ont été éludées
40:23du débat public.
40:24On parlait de la question
40:25migratoire,
40:26la question de l'action
40:26de l'État,
40:27la question de la fiscalité.
40:28Ça doit être au cœur
40:30de notre combat
40:31et de notre projet
40:32en 2027.
40:33Il faut d'abord
40:33un programme
40:34et il faut du fond
40:35avant la forme.
40:36Je suis bien d'accord.
40:37Candidature unique,
40:37très bien.
40:38Donc, ça veut dire
40:39qu'il faut se rassembler.
40:40Est-ce qu'il faut des primaires ?
40:41Et s'il faut des primaires,
40:42ça va d'où à où ?
40:43C'est toujours le fameux curseur.
40:45Quelle est la ligne rouge
40:46en termes d'incarnation
40:47parce que c'est ça
40:48que les Français comprennent.
40:49Ça va d'où à où ?
40:50Pour vous.
40:50Alors, est-ce qu'il faut des primaires ?
40:52Moi, je pense que c'est
40:52le seul système
40:54qui permette de départager.
40:55Et en tout cas,
40:56ceux qui s'y opposent
40:56ne présentent
40:57et ne proposent jamais
40:58d'alternative,
40:59la seule réponse est
41:00on verra
41:01et on verra le moment venu
41:02et rassurez-vous,
41:03ça se passera bien.
41:04Moi, je crains
41:05que ça ne se passe pas bien
41:06et donc, je pense
41:06qu'il vaut mieux anticiper
41:07et se mettre d'accord
41:08sur des règles
41:09et donc porter des primaires.
41:11Et s'il y a une alternative,
41:13qu'ils mettent l'alternative
41:14sur la table
41:14pour garantir
41:15qu'elle puisse exister.
41:16L'alternative,
41:16c'est les sondages.
41:17Oui, mais enfin,
41:17les instituts de sondage
41:18eux-mêmes disent
41:19nous ne sommes pas,
41:20nous ne sommes surtout pas
41:21l'alternative.
41:22Ça n'est pas nous
41:23qui pouvons aider
41:28avant,
41:29n'ont rarement été
41:30les vainqueurs
41:30à la fin
41:31de la campagne présidentielle.
41:32Vous en savez tous
41:33quelque chose
41:34autour de ce plateau.
41:35Donc, ça,
41:36c'est la première des choses.
41:37Après,
41:37s'il devait y avoir
41:38des primaires,
41:39on est en train
41:40de gouverner ensemble
41:40depuis près de 18 mois.
41:42Depuis près de 18 mois,
41:42les Français voient
41:43gouverner ensemble
41:44plusieurs forces politiques.
41:46Renaissance,
41:47Modem,
41:47Horizon,
41:48l'UDI,
41:49les Républicains.
41:50La logique,
41:51c'est quoi ?
41:51La logique,
41:52c'est qu'on arrive ensemble
41:53et unis aussi
41:54dans la campagne présidentielle.
41:55Et d'ailleurs,
41:55les municipales
41:56en démontraient quoi ?
41:56On démontrait que
41:57quand on était unis
41:58et unis dès le premier tour,
42:00on pouvait gagner.
42:01Quand on réussit
42:02à gagner à Brest,
42:03quand on réussit
42:03à gagner à Clermont-Ferrand
42:04alors que personne
42:05ne pensait que ce soit possible,
42:07on l'a fait
42:07parce qu'on était unis.
42:08Quand on réussit
42:09à gagner à Anne-Cioua-Bordeaux,
42:11on l'a fait
42:11parce qu'on était unis.
42:12Vous appelez à l'union
42:12et en attendant,
42:13vous avez quelqu'un
42:14comme Jordan Bardella
42:15qui encore hier
42:16était à Milan
42:16et qui est 20 points
42:18au-dessus de n'importe quel
42:19candidat de droite
42:20ou de gauche.
42:21Oui,
42:21mais ce qui est donc
42:22la nécessité de montrer
42:23qu'on arrive nous
42:24à porter un projet clair,
42:26qu'on porte un projet clair.
42:28Moi,
42:28ce qui m'intéresse,
42:29au-delà de l'expression
42:30des ambitions,
42:30moi je vois beaucoup
42:31en effet d'interviews,
42:33de déclarations
42:33sur des ambitions.
42:35Le sujet,
42:35c'est quel est le projet
42:36qu'on veut porter
42:37pour les Français ?
42:38Vous parlez du projet,
42:39naturellement vous allez
42:40en porter un
42:40pendant la présidentielle,
42:42mais est-ce que
42:43vous assumerez aussi
42:44le bilan d'Emmanuel Macron
42:45au moment de faire campagne ?
42:46Oui.
42:47Tout le bilan ?
42:48Mais parce qu'en fait,
42:48sinon c'est mentir aux Français.
42:49D'accord.
42:50Nous avons tous gouverner
42:51avec le président de la République,
42:53Premier ministre,
42:54membre du gouvernement.
42:55Et donc on expliquerait
42:56aux Français
42:56qu'en fait ce bilan
42:57c'est pas le nôtre.
42:58Donc vous allez plaider
42:59pour une forme de continuité
43:00après 2027.
43:01Je vais plaider.
43:01La continuité de l'action
43:02d'Emmanuel Macron.
43:03Je vais plaider et je plaide.
43:04Déjà pour une forme
43:04de loyauté politique.
43:06De loyauté politique.
43:07Aucun d'entre nous
43:08ne serait connu, visible
43:09ou n'existerait auprès des Français
43:10si en 2017,
43:12Emmanuel Macron
43:12n'avait pas été élu.
43:13Premier point.
43:14Donc ça exclut Edouard Philippe
43:15qui n'a pas été loyal
43:16puisqu'il a demandé
43:17la démission d'Emmanuel Macron.
43:18Et c'est exclu aussi
43:19Gabriel Attal.
43:20Et ils sont en comité
43:21de liaison tous les deux.
43:22C'est vous qui tirez
43:23beaucoup de conséquences
43:25et de conclusions.
43:26Allez, deux de moins.
43:28J'ai le droit de vous dire
43:29ce pourquoi je plaide.
43:30On parle toujours en contre.
43:31Moi je dis ce pourquoi je plaide.
43:33Donc je plaide pour une part
43:34de loyauté,
43:34je plaide pour de la clarté.
43:36Comment vous imaginez
43:37que les Français
43:37pourront voter pour
43:39un seul d'entre nous
43:40qui aura gouverné
43:41avec le président de la République
43:42si on explique
43:43que ce bilan
43:43c'est pas le nôtre ?
43:44Ça veut pas dire
43:45qu'il n'y a pas des méthodes
43:46qui doivent changer.
43:47Ça veut pas dire
43:47que le projet doit être le même
43:48parce que la France
43:49elle a profondément changé
43:51en disant
43:51regardez la question militaire,
43:53regardez la nécessité
43:54du réarmement,
43:55regardez les conséquences
43:56qu'il va donc falloir
43:57en tirer
43:57sur les questions budgétaires
43:59notamment
44:00parce que quand il faut
44:00réarmer les pays
44:01il faut en tirer des conséquences
44:03en matière de modèle social
44:04et de financement
44:05de ce modèle social.
44:06Donc moi je plaide
44:06pour ce projet-là,
44:08je plaide pour cette clarté-là,
44:10je plaide pour une candidature unique
44:12et sincèrement moi
44:13et moi aujourd'hui
44:14je suis membre du gouvernement.
44:15Et alors ?
44:15Et donc du coup j'agis
44:16et je travaille.
44:17Donc vous pourriez être aussi
44:18candidate à la présidentielle.
44:20Et donc je pense que déjà
44:21je vais essayer de bien faire mon travail
44:22et que c'est là-dessus
44:23qu'on est attendu d'abord.
44:24Aurore Berger,
44:25les éditions Grasset
44:26vont publier
44:26le dernier livre
44:27de Boilem Sansal
44:29le 6 juin prochain.
44:31Vous avez suivi
44:32l'affaire Grasset
44:33comme on l'appelle
44:34aujourd'hui.
44:35Qu'est-ce que vous pensez
44:36de cette affaire
44:36et qu'est-ce que vous pensez
44:37aussi des attaques
44:38que subit Boilem Sansal ?
44:40Moi sur le sujet Grasset
44:41je n'ai pas à faire de commentaires
44:42ce n'est pas à moi
44:43d'expliquer comment on dirige
44:44ou on ne dirige pas
44:45une entreprise.
44:46En revanche,
44:47moi ce qui m'a le plus
44:48interpellée
44:48c'est une part de campagne
44:49de presse
44:50à l'encontre de Boilem Sansal.
44:51Là ce n'est pas la question
44:52de la maison d'édition
44:53de rester ou de ne pas rester
44:54dans une maison d'édition.
44:55C'est un Français
44:57un très grand auteur
44:58qui est très apprécié
44:59je crois des Français eux-mêmes
45:00je crois que son dernier ouvrage
45:01plus de 400 000 Français
45:02l'ont acheté
45:03donc sans doute encore plus
45:04l'ont lu.
45:05Je crois que sa parole
45:06est attendue
45:07singulièrement après
45:07ce qu'il a eu à subir
45:09en Algérie
45:09ce qu'il a eu à vivre
45:10et je crois que
45:12mettre en accusation
45:13cet homme
45:14moi me dérange profondément.
45:16Voilà
45:16et je n'aime pas
45:18les cabales
45:18je n'aime pas les campagnes
45:19de presse
45:20à l'encontre d'un homme
45:21ou d'une femme
45:21et je n'aime pas l'idée
45:22qu'il soit en une
45:23d'un journal
45:23quel qu'il soit
45:26plutôt qu'encore une fois
45:28soutenir un homme
45:29qui je crois
45:30au-delà du fait
45:31qu'il ait été emprisonné
45:32est d'abord
45:33un très grand auteur
45:34et que la France
45:35a la chance d'avoir.
45:36Aurore Berger
45:36campagne de presse
45:37menée contre Boalem Sansal
45:39en grande partie
45:39par le service public
45:40vous êtes d'accord ?
45:41Je ne sais pas
45:42moi j'ai vu surtout
45:43deux unes de journaux
45:44qui ont été faites
45:45Vous n'avez pas regardé
45:46France 5
45:46vous n'avez pas écouté
45:47France Inter
45:48Je ne lis pas
45:48et je n'écoute pas
45:49tout le temps
45:50ce que je sais
45:51c'est qu'encore une fois
45:51je n'aime pas les cabales
45:52et c'est un peu
45:55face à son encontre
45:56donc moi j'irai acheter son livre
45:58je le lirai
45:59et j'espère que les français
46:00seront très nombreux
46:01à le faire
46:02et non pas encore une fois
46:03uniquement au regard
46:03de ce qu'il a eu
46:04à endurer et à subir
46:05au regard de l'auteur
46:06et de l'écrivain qu'il est
46:07et de la liberté
46:08qu'il représente et incarne
46:09Notre pays est grand
46:11au regard de ses valeurs
46:12et au regard notamment
46:13de la liberté
46:14parce que c'est ça
46:15la vocation universelle
46:16universaliste de la France
46:17c'est de porter ses valeurs
46:18à travers le monde
46:19je crois que Boalem Sansal
46:20fait partie de celles et ceux
46:22qui permettent
46:23que nous portions ces valeurs-là
46:24il a fait un choix
46:25libre de sa maison d'édition
46:27il a le droit
46:27d'être un homme libre
46:28il a le droit
46:29d'avoir ses convictions
46:31et de les porter
46:32et je crois que les français
46:33seront au rendez-vous
46:33en tout cas le 6 juin
46:34pour le lire
46:35Merci beaucoup Aurore Berger
46:36d'avoir été l'invité
46:37du grand rendez-vous
46:38Europe 1 C News
46:39Les Echos
46:40Très bon dimanche
46:41à vous sur Europe 1
46:42et sur C News
Commentaires