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Jacques Serais reçoit Aurore Bergé, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue au Grand Rendez-vous Européen CNews.
00:05Notre invité ce matin est ministre, ministre chargé de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.
00:11Bonjour Aurore Berger.
00:12Bonjour.
00:13Merci d'être avec nous ce matin. Vous étiez ces derniers jours en Israël.
00:17La France doit-elle faire plus face à l'antisémitisme après la mort de Quentin de Ranck à Lyon ?
00:22Quelle réponse le gouvernement peut-il apporter ?
00:24Le camp présidentiel soutiendrait-il encore LFI pour faire barrage au ERN comme ce fut le cas lors des dernières
00:30législatives ?
00:31A mes côtés pour vous interroger, Mathieu Bock-Côté pour CNews. Bonjour Mathieu.
00:34Bonjour.
00:35Et Stéphane Dupont pour Les Echos. Bonjour Stéphane.
00:37Bonjour.
00:38Aurore Berger, une semaine après la mort de Quentin de Ranck est encore dans tous les esprits.
00:44Est-ce qu'un seuil a été franchi ces derniers jours ?
00:47Est-ce qu'à vos yeux, la France insoumise est devenue un parti à considérer comme un danger pour la
00:53République ?
00:54Je ne sais pas s'il est devenu. Je crois que ça fait longtemps qu'il l'était déjà.
00:57Et je pense que les mots en politique, malheureusement, ils précèdent souvent les coups.
01:00Et c'est ça qui s'est passé. C'est-à-dire qu'on est passé de la théorie à
01:04la pratique, en fait, avec la France insoumise et ses proxys.
01:07Puisque quand on parle de la jeune garde, on parle d'un proxy de la France insoumise qui a d
01:11'ailleurs soutenu l'intégralité des candidats du nouveau Front populaire.
01:14En 2024, parti socialiste compris.
01:18Et donc, j'espère en tout cas que ce drame épouvantable, et je pense évidemment d'abord à ses parents
01:24et à ses proches,
01:25fera prendre conscience à chacun du danger que représente pour notre pays, pour notre cohésion, pour nos valeurs, pour la
01:33démocratie, la France insoumise.
01:34Vous voulez dire que la France insoumise a une forme de responsabilité politique, morale, dans ce qui a pu se
01:40passer ces derniers jours à Lyon ?
01:41Oui, mais parce que, en fait, dans l'ADN même de la France insoumise, il y a cette volonté systématique
01:47de la brutalisation du débat public,
01:49de la conflictualisation permanente de la vie politique.
01:52Souvent dans ces meetings, il suffit d'écouter, en fait, ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
01:56Peut-être qu'on a l'impression que les extrêmes, en fait, c'est que des mots et puis que
01:59ça ne se traduit jamais dans les actes.
02:00Mais dans ces meetings lui-même, il dit quoi ? Il dit que ça se finira entre eux et nous.
02:04Ça se finira entre eux et nous. Voilà ce qui s'est produit ensuite dans un affrontement, dans un affrontement
02:09de rue,
02:09où un jeune homme a été lynché alors qu'il était déjà au sol et où il a été tabassé
02:15jusqu'à entraîner sa mort
02:17avec la volonté délibérée de continuer à frapper, à molester un jeune homme à terre.
02:23Voilà ce qui s'est produit. Et puis avec des députés de la France insoumise qui sont issus de ces
02:29factions-là.
02:30Raphaël Arnaud, pour ne pas le citer, est quand même un député Fiché-S et un député qui était...
02:36Est-ce qu'il a encore sa place à l'Assemblée nationale, Raphaël Arnaud ?
02:40Malheureusement, il n'y a rien qui légalement nous permettrait de l'enlever.
02:43Il y a de ces assistants parlementaires qui sont mis en examen, un qui est incarcéré. Est-ce qu'aujourd
02:47'hui...
02:48Mais encore une fois, le devoir de décence, si tant est que ce mot, est du sens pour la France
02:52insoumise,
02:53serait évidemment de le mettre au banc de la France insoumise, de l'exclure du parti, de l'exclure du
02:59groupe politique.
02:59Vous savez, cette situation, on l'a déjà vécu à un autre moment, dans un autre cas,
03:04qui était l'affaire Quatennens, où un homme avait été condamné pour des faits de violences conjugales.
03:08Quelle avait été la réaction de la France insoumise ?
03:10Est-ce que ça avait été de soutenir la femme qui avait été victime de violences conjugales ?
03:14Non. La réaction de Jean-Luc Mélenchon avait été de soutenir l'agresseur.
03:18La réaction de son groupe politique avait été de le suspendre de manière très momentanée
03:23pour ensuite l'ovationner au moment où il était revenu à l'Assemblée nationale.
03:28Et là, c'est pareil.
03:29Et là, c'est pareil.
03:30C'est-à-dire, est-ce qu'on a un mot de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de la
03:35jeune garde,
03:36à l'encontre de ce mouvement, à l'encontre de ses factieux,
03:39à l'encontre des conséquences que cela a emportées, c'est-à-dire la mort d'un jeune homme ?
03:44Non. Il a réaffirmé encore cette semaine,
03:47après donc le décès de Quentin.
03:49Il a réaffirmé que personne au grand jamais ne le couperait de ses bases militantes.
03:55Aujourd'hui, l'EFI est devenu infréquentable pour vous ?
03:58Il faut couper les ponts totalement ?
03:59Mais moi, je n'ai jamais eu de lien particulier pour France Insoumise, vous savez.
04:03Non, mais en l'occurrence, on envergeait tout ce que vous parliez
04:05de ces candidats socialistes-écologistes qui étaient soutenus par l'EFI,
04:09par la jeune garde également, puisqu'on voyait ce logo sur certains tracts,
04:12certaines affiches du Nouveau Front Populaire.
04:14Le Nouveau Front Populaire a été soutenu en 2024 par votre famille politique.
04:21Pas par moi.
04:22Il suffit de retrouver les propos.
04:23Pas par vous, mais par votre famille.
04:24Votre famille politique s'est montré solidaire du NFP au nom du France républicain.
04:28Moi, j'ai fait un choix très clair au soir du premier tour des élections législatives de 2024.
04:33La vérité, c'est tout simplement les déclarations que les uns et les autres nous avons faites.
04:37Et moi, dès le soir du premier tour, j'ai dit qu'on ne combattait pas le Rassemblement national
04:42avec un bulletin de vote LFI, que c'était ni RN, ni LFI,
04:46et que jamais, au grand jamais, je ne prendrais ni ne glisserais dans l'urne un bulletin de la France
04:52Insoumise.
04:52C'était une erreur de renaissance ?
04:53Je l'ai dit très clair.
04:54Mais moi, je l'ai dit publiquement.
04:55Je n'ai pas attendu la mort de Tantin.
04:56Est-ce que c'est une erreur ou est-ce que c'est une faute de renaissance à l'époque
04:58?
04:58Je pense que c'est plus qu'une faute avant d'être une erreur,
05:01parce qu'une erreur, c'est de la tactique.
05:02Une faute, c'est aussi des conséquences que ça peut emporter.
05:05Mais vous n'en avez pas tiré de conséquences.
05:06Vous n'avez pas pour quitter votre famille politique, votre parti.
05:09J'espère, et parce qu'on a été plusieurs à dire la même chose,
05:11heureusement, à dénoncer, malheureusement,
05:14ces déclarations qui avaient pu être faites,
05:16qui avaient été faites sans qu'on soit vraiment concertés.
05:18Mais vous étiez plutôt dissidente dans vos rangs.
05:20C'est-à-dire que globalement, la Macronie...
05:22Je ne suis pas minoritaire à ce moment-là.
05:23D'accord, mais vous avez néanmoins des solidaires de ce camp.
05:25Votre camp a fauté en s'alliant indirectement avec LFI.
05:28Moi, vous savez, ça a eu des conséquences très directes.
05:30J'étais à ce moment-là aussi candidate aux élections législatives.
05:33Et il se trouve que comme j'avais pris ces positions-là,
05:36et que j'avais dit que ce ne sera ni RN ni LFI,
05:38et qu'en aucun cas je considère qu'il faille se désister
05:40en faveur d'un candidat qui pourrait être LFI
05:43pour faire battre, soi-disant, le Rassemblement national,
05:46bien moi, dans mon élection législative,
05:49la France insoumise, c'était maintenu.
05:50C'était maintenu pour espérer me faire perdre.
05:53Et donc, j'étais en triangulaire face au RN et LFI.
05:56J'ai gagné.
05:57On doit pouvoir gagner dans la clarté.
05:59Et la clarté, c'est clairement refuser.
06:02Et le RN et la France insoumise.
06:04Je vois plusieurs s'étonner aujourd'hui
06:05de la violence de la jeune garde, et ainsi de suite.
06:07Mais la violence politique revendiquée à gauche,
06:10la gauche radicale, ce n'est pas nouveau.
06:13Ce serait-ce que quand M. Mélenchon, par exemple,
06:15se réclame de Trotsky.
06:16Trotsky, à l'échelle de l'histoire, je le rappelle,
06:18c'est quand même quelqu'un qui était un massacreur généreux.
06:20Il n'hésitait pas.
06:21Mais il peut s'en réclamer,
06:22et on continue quand même de le traiter
06:24comme une figure presque normalisée du débat public.
06:27Est-ce qu'une partie du centre
06:28ne doit pas peut-être aujourd'hui
06:30faire un bilan très critique
06:31de sa complaisance envers la gauche radicale ?
06:34Je pense qu'il n'y a pas eu de complaisance,
06:36pour autant évidemment,
06:36sur quelconque appel à la violence
06:38ou banalisation de cette violence.
06:39Non, mais quand on décide de faire affaire
06:40à quelqu'un qui se dit trotskyste...
06:41Après, encore une fois,
06:42il y a eu des positions,
06:43qui étaient des positions politiques différentes.
06:45Et la vérité, je vais dire, des chiffres,
06:47c'est ce qui s'est passé au soir du premier tour
06:49des élections législatives en 2024.
06:51Moi, j'ai été très claire.
06:52Et vous étiez claire par rapport à LFI ?
06:54Chaque jour, je pense,
06:55me donne aussi raison au regard
06:56de ce qu'est la France insoumise.
06:56Il faudrait que ce soit aujourd'hui
06:57la ligne de renaissance ?
06:59Mais je pense que ce serait impossible
07:01qu'il y ait aujourd'hui une autre ligne.
07:03Je pense qu'après ce qui s'est produit
07:05à l'issue des élections législatives,
07:07on va en reparler sur la question
07:08de l'antisémitisme.
07:09LFI, c'est ça.
07:11LFI, c'est de l'antisémitisme.
07:12LFI, c'est un parti anti-France.
07:14Et LFI, c'est un parti qui appelle
07:16et revendique ou assume une part de violence.
07:18Comme si la violence faisait partie
07:19d'une forme de combat politique.
07:21Le combat politique, nous ne pouvons pas accepter
07:24qu'il se traduise dans la violence.
07:25Parce que sinon, nous légitimons
07:27le fait que cela puisse exister.
07:28Oui, mais lorsque le camp présidentiel,
07:30votre camp, soutient des candidats
07:33socialistes ou écologistes
07:34qui portent sur leurs tracts
07:36et leurs affiches le logo de la jeune garde,
07:39là, pour le coup, vous êtes d'accord avec ça ?
07:40Écoutez, moi, j'ai eu des positions très claires.
07:43Et je le dis parce que nous allons avoir
07:44des élections municipales.
07:45Moi, j'ai toujours dit que la vérité
07:46par rapport à ceux qui disaient
07:48ça y est, c'est fini, c'est définitivement coupé
07:50de la France insoumise.
07:51La vérité, ce sera ce qui se passera
07:53au moment des élections municipales.
07:54Donc, je le dis d'un côté,
07:56au camp de gauche qui veut être
07:58à nouveau une gauche républicaine
08:00et de gouvernement,
08:01est-ce qu'enfin, vous allez,
08:03de manière définitive, rompre
08:05avec la France insoumise ?
08:07J'entends ces derniers jours
08:08des voix qui disent l'inverse.
08:09Des voix qui disent l'inverse.
08:11Finalement, s'il y a un risque,
08:12on peut reconsidérer des alliances,
08:14on peut fusionner des listes,
08:16on peut se désister.
08:17Non.
08:17Si c'est une question de valeur
08:19et une question de principe,
08:20ça veut dire qu'il n'y a aucune raison,
08:22à un moment,
08:23de remettre en cause ces principes-là.
08:25Donc, est-ce que la gauche
08:26est prête de manière définitive
08:28à rompre,
08:29au risque peut-être
08:31de perdre un certain nombre de villes ?
08:32Et je le dis aussi
08:33au Rassemblement national
08:35à Jordan Bardella,
08:35il a parlé de cordon sanitaire
08:37avec LFI,
08:38qu'il le montre aussi
08:39au moment des élections municipales.
08:40Pourquoi maintiendrait-il
08:42des candidats
08:42dans des villes
08:43où ils savent
08:43que le RN n'a aucune chance
08:45de gagner
08:45et où LFI peut gagner ?
08:46Est-ce que vous feriez la même chose ?
08:47Retireriez-vous vos candidats
08:49pour le RN
08:50pour bloquer LFI ?
08:51J'aimerais qu'ils répondent
08:52à cette question.
08:52Mais je vous la pose aussi.
08:53Oui, mais d'abord,
08:54moi, je suis là
08:55pour poser aussi des questions
08:56et interpeller
08:57d'autres responsables politiques.
08:59Donc, j'interpelle la gauche.
09:00Est-ce que c'est le fond ?
09:01Est-ce que c'est définitif ?
09:02Est-ce qu'ils ne reviendront pas en arrière ?
09:04Ou est-ce qu'encore une fois,
09:05on nous refait le coup
09:06des circonstances
09:07qui justifieraient qu'éventuellement ?
09:09Non.
09:09Soit c'est permanent,
09:10on rompt
09:11et on rompt définitivement
09:12et ils redeviennent alors
09:13un parti de gouvernement,
09:15soit on accepte des alliances
09:16et est-ce que Jordan Bardella
09:18qui appelle
09:18à un cordon sanitaire,
09:20est-ce que vraiment
09:20il va le tenir ?
09:21Il y a des villes où on sait
09:22qu'il y a un risque
09:23que la France insoumise
09:24puisse les gagner.
09:25Il y en a très peu.
09:26Et heureusement,
09:27est-ce que dans ces cas-là,
09:28ils sont prêts,
09:29dès le premier tour,
09:30à des délents candidats ?
09:30Mais je vous repose
09:30la question de l'autre côté.
09:31Vous posez des questions,
09:32il m'arrive d'en poser aussi un peu.
09:34Imaginons une situation
09:35qui n'est pas si inimaginable que ça
09:36où pour bloquer LFI,
09:38vous devriez retirer
09:39votre candidat pour le RN.
09:40Vous accepteriez ?
09:41Mais moi,
09:41j'ai toujours tenu
09:41la même position,
09:42ni RN, ni LFI.
09:43D'accord,
09:44vous avez dit LFI,
09:45anti-France,
09:46anti-sémite et violent.
09:48Diriez-vous la même chose
09:49du RN ?
09:50Je pense qu'il y a
09:51aujourd'hui dans leurs candidats
09:52aux élections municipales,
09:53malheureusement,
09:54encore des candidats
09:55dont ils doivent les avouer.
09:56Il y a une équivalence
09:57pour vous,
09:58entre les deux ?
09:58C'est de nature différente
09:59parce que c'est historiquement différent.
10:01Ce sont des idées différentes,
10:02ce sont des principes différents.
10:04Mais il se trouve que là,
10:05ce n'est pas le passé
10:06que j'attaque.
10:07Regardez ce qui se passe
10:08au moment des élections municipales
10:09où encore une fois,
10:10le Rassemblement national
10:11qui nous avait promis
10:12qu'il allait faire le ménage
10:13de manière définitive,
10:14de manière définitive
10:15parce qu'il y a eu suffisamment de cas
10:16au moment des élections
10:17législatives de 2024
10:18et encore en train de devoir
10:20désinvestir.
10:20Vous mettez encore un signe égal
10:21entre l'FI et l'ERN ?
10:22Je dis juste,
10:24moi je parle du présent.
10:25Le présent,
10:26c'est qu'il y a des candidats
10:27aujourd'hui du Rassemblement national
10:28que Jordan Bardella lui-même
10:29doit désinvestir
10:31parce qu'on retrouve
10:33sur les réseaux sociaux
10:33des déclarations.
10:34Parce qu'ils auraient
10:34le travail famille-patrie ?
10:36Non, ça ce n'est pas
10:36chez lui.
10:37Non, des déclarations.
10:38Non, parce que c'est des sujets
10:39qui méritent plus de sérieux
10:40que de la ricanerie.
10:42Quand vous avez des candidats
10:44qui aujourd'hui encore
10:45ont tenu
10:45soit des propos antisémites
10:47soit des propos négationnistes
10:48et qui les ont tenus
10:49il y a quelques semaines
10:50ou quelques mois à peine
10:51sur les réseaux sociaux
10:52Il les purge systématiquement.
10:55Écoutez,
10:55il les purge a posteriori.
10:57Quand ils découvrent
10:57que je ne veux pas me porter
10:58à leur défense.
10:59Est-ce que c'est normal
10:59quand on est un grand parti
11:00sur le bon côté
11:01quand on est un grand parti
11:03qui nous dit
11:04qu'il est prêt
11:05à présider notre pays
11:06est-ce que c'est normal
11:07de découvrir a posteriori
11:08une fois qu'il y a un égard
11:09que des candidats
11:12ont tenu
11:12des propos antisémites
11:14ou négationnistes
11:15est-ce que c'est normal ?
11:16Est-ce qu'il est pur ?
11:16Soit c'est de l'amateurisme
11:17M. Bocoté
11:18c'est-à-dire qu'on ne sait même pas
11:19qui on a investi
11:20soit on laisse quand même passer
11:22en espérant que ça ne se voit pas trop
11:23donc qu'il fasse définitivement
11:25le ménage
11:26il est quand même temps.
11:27Aurore Berger
11:28l'invité du grand rendez-vous
11:29sur Europe 1 et sur CNews
11:30on marque une courte pause
11:31et dans un instant
11:31on va parler des propos
11:32du chef de l'État
11:33qui s'en est pris cette semaine
11:34à Georgia Meloni
11:35à tout de suite.
11:40Le grand rendez-vous
11:41d'Aurore Berger
11:42ce matin
11:43sur Europe 1
11:43et sur CNews
11:44ministre de l'égalité
11:45femmes-hommes
11:46et de la lutte
11:46contre les discriminations
11:47avec Mathieu Bocoté
11:48pour CNews
11:48et Stéphane Dupont
11:49pour les échos.
11:50Aurore Berger
11:51Emmanuel Macron
11:52était en Inde
11:53cette semaine
11:54et il a réagi
11:54à la mort de
11:56Quentin de Ranque
11:56et il a taclé
11:57au passage
11:58Georgia Meloni
11:59la première ministre
11:59italienne
12:00avait qualifié
12:01l'assassinat
12:01de Quentin de Ranque
12:02d'événements
12:03profondément choquants
12:04et attristants
12:05de blessures
12:06pour toute l'Europe
12:07que chacun reste chez soi
12:09et les moutons
12:09seront bien gardés
12:10a dit Emmanuel Macron
12:11une question ce matin
12:12à Orberger
12:12qui sont les moutons ?
12:13C'est-à-dire ?
12:15Aux yeux du chef de l'État
12:16elle dit
12:17que chacun reste chez soi
12:18et les moutons
12:19seront bien gardés
12:20qui sont les moutons ?
12:21Parce que c'est une expression
12:22populaire
12:23que les Français
12:23emploient eux-mêmes
12:24régulièrement
12:24Les Français sont des moutons ?
12:25Non, je pense que
12:26c'est une expression
12:27juste populaire
12:28qu'on emploie
12:29toutes et tous
12:30et qui part de notre identité
12:31d'ailleurs d'avoir
12:32ce type d'expression
12:33un peu imagée
12:34Je pense que
12:35ce qu'a dit
12:36le Président de la République
12:37est que
12:37quand on a un drame
12:38de cette nature
12:39il y a un devoir
12:40de décence d'abord
12:42évidemment
12:42il y a un devoir
12:43de compassion
12:43vis-à-vis des familles
12:44C'était pas la nature
12:45du message
12:46de la Première Ministre
12:47et je pense que
12:47c'est important
12:48en effet
12:48que les autres pays
12:50ne cherchent pas
12:50à utiliser
12:51ce qui s'est produit
12:52pour en tirer
12:53des conséquences politiques
12:54Vous avez vu
12:55leur décence
12:56dans les mots
12:56de Jean-Dame Mélanie ?
12:57Je pense que
12:57Madame Mélanie
12:58n'aurait pas apprécié
12:59si un tel drame
13:00s'était produit
13:00dans son pays
13:01que le Président
13:02de la République
13:02s'exprime
13:03et en tire
13:03des conséquences
13:04politiques
13:05Je crois que
13:06c'est uniquement ça
13:07qui a été dit
13:08Mais est-ce qu'il n'y a pas
13:09un paradoxe ?
13:09Vous me corrigerez
13:10mais le Président
13:11de la République
13:11est probablement
13:11le plus européen
13:13de tous les présidents
13:15de la République
13:15depuis longtemps
13:15La conscience européenne
13:17il plaide pour cela
13:17Le destin commun
13:19de l'Europe
13:19il plaide pour ça
13:20Et là soudainement
13:21Madame Mélanie
13:21s'inquiète
13:22de ce qui se passe
13:22en France
13:23parce que des choses
13:23semblables sont arrivées
13:24en Italie
13:25et soudainement
13:25elle devrait rester chez elle
13:27Est-ce qu'il est soudainement
13:28souverainiste
13:28sans nous avoir avertis ?
13:30Non mais je pense
13:30qu'il pointe justement
13:31cette forme de paradoxe
13:32c'est-à-dire que
13:33ceux qui se prétendent
13:34les plus souverainistes
13:35sont souvent les plus
13:36interventionnistes
13:36chez les autres
13:37Mais la conscience européenne
13:38ça existe là-dedans
13:38L'extrême gauche
13:39c'est une menace partout
13:40S'inquiéter de la violence politique
13:42qui tue un jeune homme
13:43de 23 ans
13:43Je pense que personne
13:44ne reprend chez Madame Mélanie
13:45de s'être émue
13:47évidemment
13:48du fait que Quentin
13:49ait été assassiné
13:50sauvagement
13:51et que l'extrême gauche
13:52en soit vraisemblablement
13:53la responsable
13:54et puis l'enquête judiciaire
13:56est en cours
13:56et dira exactement
13:57les responsabilités
13:58de chacune et de chacun
13:59La question qui s'est posée
14:01c'est est-ce que
14:01encore une fois
14:02à partir du moment
14:03où on a ce type de drame
14:05qui émeut un pays tout entier
14:06au-delà évidemment
14:07de s'associer à cette émotion
14:08est-ce qu'il faut
14:10encore une fois
14:10aller chercher
14:11une part
14:13de volonté politique
14:14Parce que j'ai souvenir
14:15de l'affaire George Floyd
14:16vous en souvenez probablement aussi
14:17je n'ai pas souvenir
14:18d'une telle discrétion
14:19dans la classe politique française
14:20en ce moment
14:20Maintenant ça se passe
14:21aux Etats-Unis
14:22ça ne nous concerne pas
14:22ou récemment
14:23avec l'affaire de ICE
14:24au Minnesota
14:25encore une fois
14:26cette discrétion
14:27elle était absente
14:27donc quel est le critère
14:28qui permet de se prononcer
14:31sur ce qui se passe
14:31quelque part
14:32La grande différence
14:32par exemple
14:33avec ICE
14:34qui est la politique
14:35de lutte contre l'immigration
14:37portée aux Etats-Unis
14:38c'est que c'est
14:39le gouvernement américain
14:41qui cherche
14:42à porter cette politique-là
14:43donc on a le droit
14:44de critiquer
14:44comme n'importe qui d'ailleurs
14:45la politique menée
14:47par un gouvernement
14:48et je suis d'ailleurs
14:48la première
14:49à être très critique
14:49de la politique
14:50qui est menée par ICE
14:51parce que je considère
14:52que je n'ai pas envie
14:53demain dans mon pays
14:54qu'on puisse aller
14:55interpeller
14:56des enseignants
14:57dans leur classe
14:58Mais critiquer l'immigrés
14:59d'ultra-gauche
15:00qui tue un homme
15:00dans la rue
15:01ça veut mieux
15:01vous garder
15:02une certaine distance
15:02Parce que je pense
15:03que la politique
15:04de l'immigration
15:04telle qu'elle est mise
15:05en place aux Etats-Unis
15:06qui a fait que même
15:07des Américains eux-mêmes
15:08ont été appréhendés
15:09appréhendés violemment
15:11et n'ont été libérés
15:12qu'après des semaines
15:12et des semaines
15:13est un problème
15:14et un problème
15:15des pas de droit
15:15et un problème
15:16des moins de droit
15:17Non, ce n'est pas une ingérence
15:18c'est juste une position
15:20par rapport à la politique
15:21menée par un gouvernement
15:23Mais dans les circonstances
15:23des milliers d'ultra-gauche
15:25les antifas existent
15:26partout en Europe
15:26Vous le savez
15:27Ce qui s'est passé
15:28concernant le drame de Quentin
15:29ce n'est pas lié
15:30à la politique gouvernementale
15:32Personne ne dit ça d'ailleurs
15:33pas plus vous
15:34Le drame de Quentin
15:35Quentin n'est pas mort
15:36du fait de la politique
15:37menée par le gouvernement
15:38Elles sont violentes
15:39partout en Europe
15:39lorsqu'elles tuent
15:40partout en Europe
15:41pour s'en inquiéter
15:42Et donc nous devons
15:43les combattre
15:44évidemment
15:44Il n'y a aucune ambiguïté
15:46sur la détermination
15:48de la France
15:48à les combattre
15:49C'est la raison pour laquelle
15:50d'ailleurs
15:50le gouvernement
15:51avait dissous
15:52le mouvement factieux
15:53de la jeune garde
15:54Il y a aujourd'hui
15:55vous le savez
15:55certains qui ont demandé
15:57à la justice française
15:58de s'exprimer sur le sujet
16:00pour savoir
16:00ce mouvement pourrait être
16:01définitivement dissous
16:02J'espère qu'évidemment
16:03ce sera le cas
16:04Les propos du président
16:04de la République
16:05étaient quand même
16:05très forts
16:06et même très désagréables
16:07pour Mme Mélanie
16:08Est-ce que ça traduit
16:08une forme de
16:09les relations entre la France
16:10et l'Italie
16:11sont devenues
16:12exécrables
16:12et avec pas mal
16:13de pays d'Europe
16:14Aujourd'hui
16:14le président
16:15a beaucoup d'écoutés
16:15Ce sont des relations
16:16qui sont essentielles
16:17pour nous
16:17Ce sont d'abord
16:18des relations historiques
16:20culturelles
16:21universitaires
16:21économiques
16:22qui sont majeures
16:23entre la France
16:24et l'Italie
16:24Avec de grandes divergences
16:25Avec d'ailleurs
16:25beaucoup d'immigration
16:26de part et d'autre
16:27Il y a une longue histoire
16:28On l'a vu même cette semaine
16:28avec l'Allemagne
16:29sur l'avion de combat
16:30sur plein de sujets
16:31Mais on a le droit
16:31d'avoir des différences
16:32on a le droit
16:33d'avoir des divergences
16:34D'ailleurs il n'y a jamais eu
16:35cette volonté
16:36d'avoir une unicité
16:38de point de vue
16:39Par contre
16:39il y avait la volonté
16:40de se dire
16:41qu'on arrivait
16:41à faire une Europe
16:42à 27
16:42qui défendent
16:44collégialement
16:44les intérêts
16:45qui étaient ceux
16:46des Européens
16:47C'est ça peut-être
16:48qu'il faut réinterroger
16:48pour garantir
16:49que ce soit
16:51effectivement le cas
16:52Il y a des moments
16:53où on a été
16:55alliés
16:55et en accord
16:56Il y a des moments
16:56où on a été en désaccord
16:57Regardez sur la question
16:58de l'accord
16:59sur le Mercosur
17:00Il ne vous aura pas échappé
17:01que la France
17:02était contre cet accord
17:03que l'Italie
17:03était favorable
17:04à cet accord
17:05Je pense que la France
17:06a eu raison
17:06de continuer
17:08à s'y opposer
17:09Aurore Berger
17:09Vous êtes ministre
17:10de la lutte
17:10contre les discriminations
17:11et parmi vos dossiers
17:12figure bien sûr
17:13la lutte
17:13contre l'antisémitisme
17:15Vous étiez cette semaine
17:16en Israël
17:16Vous avez notamment
17:17rendu hommage
17:17à Ilan Halimi
17:19Selon de récents chiffres
17:21publiés la semaine dernière
17:22en 2025
17:23plus de la moitié
17:24des actes anti-religieux
17:25en France
17:25ont concerné les juifs
17:27Cette réalité-là
17:28aujourd'hui
17:29Aurore Berger
17:29vous l'expliquez comment ?
17:31Alors ce qu'il faut
17:32avoir en tête
17:32c'est que la moitié
17:33des actes anti-religieux
17:34ciblent les français juifs
17:36alors qu'ils représentent
17:36moins de 1%
17:37de la population
17:38Donc c'est cette disproportion
17:39qui doit évidemment
17:41nous interpeller
17:42et en fait
17:42depuis le 7 octobre
17:43c'est-à-dire
17:43depuis les attentats terroristes
17:45perpétrés par le Hamas
17:46en Israël
17:4751 français
17:48y ont été assassinés
17:50On a eu dans toutes
17:51les démocraties
17:51une explosion
17:52de l'antisémitisme
17:53On a des démocraties
17:54qui ont lâché
17:54qui ont cédé
17:55qui ont même parfois
17:56accompagné
17:56Souvenez-vous
17:57de ce qui nous a opposés
17:58par exemple
17:59avec le gouvernement espagnol
18:00quand des jeunes français
18:02avaient été interdits
18:04d'un vol
18:04vu et ligne
18:05en Espagne
18:06et avaient été arrachés
18:07à cet avion
18:08Nous nous étions opposés
18:09au gouvernement espagnol
18:10et à la manière
18:11avec laquelle
18:11il avait réagi
18:12c'est-à-dire
18:12il n'a pas protégé
18:13ses enfants
18:13et même ses enfants
18:14ont été pris pour cible
18:15de manière intolérable
18:16La France
18:17elle a tenu
18:18dans le combat
18:19face à l'antisémitisme
18:21et nous allons continuer
18:22à aller beaucoup plus loin
18:23puisque nous voulons
18:25face aux nouvelles formes
18:26d'antisémitisme
18:27changer la loi
18:28changer la loi
18:29parce qu'on voit bien
18:29qu'aujourd'hui
18:30les attaques
18:31elles ont changé de nature
18:32les insultes
18:33les menaces
18:34les intimidations
18:35ont changé de nature
18:36et qu'il y a
18:36là encore
18:37de la part de l'extrême gauche
18:38une obsession
18:39à l'encontre
18:40de l'état d'Israël
18:41et je dis bien
18:42de l'état d'Israël
18:43pas du gouvernement israélien
18:45chacun a le droit
18:46d'avoir la critique
18:47donc c'est pour pénaliser
18:47l'antisémitisme
18:48c'est ça madame
18:49c'est pour ça que j'essaie
18:50de bien redire les choses
18:51de manière très claire
18:52face à ceux qui volontairement
18:53veulent entretenir
18:54la confusion
18:56chacun est libre
18:57et sera libre
18:58de critiquer
18:59comme il le souhaite
19:00la politique menée
19:01par le gouvernement israélien
19:02ça n'a rien à voir
19:04avec le fait d'appeler
19:05à la destruction
19:07de l'état d'Israël
19:08Israël c'est le seul état
19:09refuge au monde
19:11pour les juifs
19:12le seul état
19:13refuge au monde
19:14pour les juifs
19:14se dire que même
19:16cet état là
19:16serait appelé à disparaître
19:17que certains
19:18veulent encore
19:19le délégitimer
19:20que certains
19:21appellent à sa destruction
19:22personne n'appelle
19:23à la destruction
19:23de l'Iran
19:24ou de l'Afghanistan
19:24que je sache
19:25on critique les régimes
19:26et avec raison
19:28mais on n'appelle pas
19:29à rayer ces états
19:30de la carte
19:30pourquoi le faire
19:31uniquement pour Israël
19:33c'est ça qu'on veut
19:34pouvoir interdire
19:34vous êtes allé un peu
19:36plus loin cette semaine
19:36cela dit
19:37donc vous voulez
19:37pénaliser l'antisionisme
19:39mais vous voulez aussi
19:39si je suis bien compris
19:40rendre inéligibles
19:41les candidats condamnés
19:43pour incitation à la haine
19:45ou incitation à la haine raciale
19:46si j'ai bien compris
19:48mais quand on voit
19:48ce qu'on rentre aujourd'hui
19:49dans la catégorie haine
19:51aujourd'hui
19:51on le voit de manière
19:52si vous contestez le fait
19:53par exemple
19:54qu'un homme ne puisse
19:54jamais accoucher
19:55vous risquez d'être traité de haineux
19:56si vous parlez à tort
19:58ou à raison de grands remplacements
19:59vous pouvez être assimilé à la haine
20:00si vous faites un lien
20:01entre immigration
20:01et insécurité
20:03vous pouvez être assimilé à la haine
20:04est-ce qu'il n'y a pas un danger
20:06dans cette volonté
20:07de rendre inéligibles
20:07les gens
20:08pour des propos
20:08qui peuvent choquer
20:09ce n'est pas ce qui a été dit
20:10par le président de la république
20:11ce qui a été dit
20:12par le président de la république
20:13c'est que quand vous êtes
20:14un élu de la république
20:15vous avez la responsabilité
20:16de représenter
20:17l'ensemble des français
20:18qui peut prétendre
20:19représenter l'ensemble
20:20des français
20:21s'il a été condamné
20:22pour antisémitisme
20:23s'il a été condamné
20:24pour du racisme
20:25et c'est uniquement ça
20:30qui a été ciblé
20:30par le président de la république
20:31est-ce qu'Éric Zemmour
20:32devrait être inéligible ?
20:33écoutez
20:34on va avoir ce débat
20:35à l'assemblée nationale
20:36donc pour vous c'est un débat ?
20:37déjà c'est un débat démocratique
20:38parce qu'il faut changer la loi
20:39donc il va y avoir le débat
20:40à l'assemblée nationale
20:41quelqu'un qui a été condamné
20:43parce qu'il a tenu
20:44des propos racistes
20:45parce qu'il a tenu
20:46des propos antisémites
20:47peut-il être dignement
20:49un élu de la république
20:51un élu de la nation
20:52et représenter demain
20:53l'ensemble des français
20:54ça veut dire que tous les français
20:55doivent pouvoir se reconnaître en lui
20:56se reconnaître en elle
20:57est-ce que je pourrais demain
20:59être ministre en charge
21:00de la lutte contre les discriminations
21:01si j'avais été condamnée
21:03pour antisémitisme ?
21:04le grand historien
21:04Georges Ben Soussan
21:05qui a été traîné devant les tribunaux
21:06à la fin il s'en est tiré
21:07mais il a d'abord été condamné
21:08traîné par les tribunaux
21:09par SOS racistes
21:10oui notamment
21:10par SOS racistes
21:11pour avoir dit
21:12qu'il y avait une forme
21:13de lien naturel entre guillemets
21:15entre l'antisémitisme
21:16et certaines cultures
21:16je pense qu'il faisait référence au Maghreb
21:18à toi avoir raison
21:19la question n'est pas là
21:20il aurait pu être inéligible pour cela ?
21:23déjà il faut que la personne
21:25ait été condamnée
21:26et ensuite c'est un magistrat
21:28qui décide s'il y a
21:29une peine complémentaire
21:30d'inéligibilité
21:31c'est comme ça
21:32est-ce qu'il n'y a pas un risque
21:32de dérive Madame Berger
21:34c'est ce que veut dire
21:34mais la dérive
21:35c'est l'antisémitisme
21:36on ne peut peut-être pas
21:37inverser les choses
21:37la dérive c'est l'antisémitisme
21:39on a commencé
21:40on a commencé
21:40en parlant des chiffres
21:42on a commencé en disant
21:43qu'au moins de 1%
21:44de la population
21:45subissait 53%
21:47des actes antireligieux
21:48dans notre pays
21:48on voit bien aujourd'hui
21:50l'explosion
21:51qu'il y a dans notre pays
21:52sur la question singulièrement
21:53de l'antisémitisme
21:56l'antisémitisme ne recule pas
21:57je suis désolée
21:57mais à un moment
21:58on doit prendre nos responsabilités
21:59et moi j'attends de savoir
22:01qui dans l'hémicycle
22:02qui dans l'hémicycle
22:03s'opposera
22:04et pour quel motif
22:06on peut s'opposer au fait
22:07que quelqu'un condamné
22:08pour antisémitisme
22:09puisse être dignement
22:10un député de la République
22:10incitation à la haine raciale
22:11on l'entend
22:12je me permets d'y revenir
22:12si quelqu'un dit par exemple
22:14c'est un propos qui existe aujourd'hui
22:15il y a un grand remplacement
22:15on peut être en désaccord complet
22:17mais on entend ça
22:18dans l'espace public
22:19plusieurs voilà
22:20dans le propos haineux
22:20quelqu'un qui dit cela
22:21doit-il être déligible
22:22quelqu'un qui dit ça
22:23on peut le contester politiquement
22:24on peut avoir un débat politique
22:26moi je ne crois pas
22:27à la théorie du grand remplacement
22:28mais on va le traîner
22:29devant les tribunaux
22:30je ne pense pas
22:30qu'on soit condamné
22:31à l'incitation à la haine raciale
22:33si on dit ça
22:34si on dit ça
22:35si je peux me permettre
22:36vu la tendance
22:37d'extension du domaine de la haine
22:38aujourd'hui
22:38ça va être le cas demain
22:39le problème de l'extension
22:40du domaine de la haine
22:41c'est plutôt qu'à la fin
22:42ça finit avec Quentin
22:42l'extension du domaine de la haine
22:44ça finit dans une tenaille identitaire
22:45entre l'ERN
22:46Jean-Marion Maréchal
22:47dit par exemple
22:47que jamais un homme
22:48ne pourra accoucher
22:49on l'a accusé de propos haineux
22:50non mais là
22:51on parle de racisme
22:52ou d'antisémitisme
22:53vous parlez de haine
22:53c'est ça les propos
22:54non mais ce qu'a dit
22:55le président de la république
22:56il suffit d'écouter le discours
22:57il est public
22:57il est public
22:58ce qu'a dit le président de la république
23:00c'est racisme ou antisémitisme
23:01voilà
23:02c'est ni plus ni moins ça
23:04et c'est suffisant
23:05parce que le coeur des valeurs
23:06que nous défendons
23:07dans notre pays
23:07des valeurs démocratiques
23:08qui sont les nôtres
23:09ça fait que l'on rejette
23:10dans le même mouvement
23:11l'antisémitisme et le racisme
23:12et que la force de notre pays
23:14justement
23:14c'est de ne pas hiérarchiser
23:15c'est de ne pas trier
23:16on ne va pas faire une loi
23:17en disant
23:18alors parce que c'est l'antisémitisme
23:19on accepterait
23:20que les personnes
23:21soient rendues inéligibles
23:22mais ce serait moins grave
23:23quand il y aurait du racisme
23:24monsieur Bocoté
23:24ce serait moins grave
23:25si c'était du racisme
23:26la question c'est peut-être
23:27l'extension du racisme
23:29sur Europe 1
23:29et sur ces news
23:30on poursuit le débat
23:32dans un instant
23:33juste après la pause
23:34à tout de suite
23:38le grand rendez-vous
23:39d'Aurore Berger
23:40ministre de l'égalité femmes-hommes
23:42et de la lutte contre
23:42les discriminations
23:43avec Mathieu Bocoté
23:44pour sa news
23:45et Stéphane Dupont
23:45pour les échos
23:46Aurore Berger
23:47un remaniement
23:48est attendu
23:49cette semaine
23:50une de vos collègues
23:52va quitter le gouvernement
23:53ce soir
23:54ou plus tard demain matin
23:55c'est Amélie de Montchalin
23:56qui va prendre la présidence
23:57de la Cour des Comptes
23:59à la suite de sa nomination
24:00par le chef de l'Etat
24:01donc elle va avoir
24:02à se prononcer
24:03dans les prochaines semaines
24:04sur son propre budget
24:06vous ne trouvez pas ça
24:06un peu fort de café ?
24:08Vous ne savez rien
24:08que la Cour des Comptes
24:09c'est à la fois indépendant
24:11et collégial
24:11donc elle n'est pas seule
24:12à se prononcer
24:13heureusement
24:14ça n'a jamais été le président
24:15et pour la première fois
24:16d'ailleurs la présidente
24:17qui se prononce seule
24:19sur un certain nombre
24:20des éléments
24:20donc il y a une collégialité
24:22et je pense que tout le monde
24:23sera tellement attentif
24:24justement
24:25au premier rapport
24:25de la Cour des Comptes
24:26sous la présidence
24:27d'Amélie de Montchalin
24:28que je n'ai aucun doute
24:30sur évidemment
24:31l'indépendance
24:32sous la cinquième république
24:34qu'un ministre en exercice
24:36soit appelé
24:36à prendre la tête
24:37de la Cour des Comptes
24:38jusqu'à présent
24:38mais je n'ai pas vu
24:39une seule personne
24:40mettre en cause
24:40d'ailleurs sa compétence
24:42et sa légitimité
24:42ce n'est pas le sujet
24:43c'est le conflit d'intérêt
24:44le sujet
24:45est-ce que le principal critère
24:46ce n'est pas la compétence ?
24:47Certains ont mis sa compétence
24:48ah bon qui ?
24:49notamment du côté
24:51d'autres parmi les oppositions
24:52que ce soit à gauche
24:53à droite
24:54non ils n'ont pas mis en cause
24:54sa compétence
24:55ils ont considéré
24:56que parce qu'elle était
24:56une ancienne ministre
24:58ou future ancienne ministre
24:59elle n'avait pas A
24:59mais ils ont mis en cause
25:01la compétence
25:01et qu'elle avait un bilan
25:02et que son bilan
25:03n'était pas forcément
25:04le plus glorieux
25:05mais ça après
25:06c'est un débat politique
25:07de considérer
25:07est-ce qu'elle a un bon
25:08ou un mauvais bilan
25:09quelqu'un qui a un mauvais
25:10bilan politique
25:11en matière de finances publiques
25:12théoriquement
25:13ça pourrait nous amener
25:13à douter de la compétence
25:14ça c'est votre point de vue
25:15non c'est l'état des finances
25:17les finances publiques vont bien
25:19moi ce que je sais
25:19c'est qu'on cherche
25:20volontairement à réduire
25:21le déficit public
25:22qui ne vous aura pas
25:22totalement échappé
25:23que notre objectif là
25:25était absolument
25:26et impérativement
25:26de repasser sous la barre
25:27des 5%
25:31aisé notamment
25:31à l'Assemblée Nationale
25:32de le faire
25:33que si on avait retenu ici
25:34tous les amendements
25:34de la France Insoumise
25:35à tous les amendements
25:36du Rassemblement National
25:37on aurait explosé
25:38les chiffres du déficit public
25:40et explosé
25:41les chiffres de la fiscalité
25:42dans notre pays
25:43Vous voyez Madame de Montchalin
25:44dans 8 jours
25:45dans 15 jours
25:45nous dire
25:46la trajectoire des finances publiques
25:47de la France
25:48elle est hors de contrôle
25:49tout ce qu'on fait
25:50depuis des années
25:50ça ne va pas
25:51Pour la connaître
25:52je sais l'intégrité
25:53qui est la sienne
25:54et l'honnêteté qui est la sienne
25:55Et comme vous serez
25:57particulièrement
25:57et comme vous serez
26:00particulièrement attentif
26:01justement à tout ce qu'elle dira
26:03à tout ce qu'elle écrira
26:05je ne doute pas
26:06que vous saurez rappeler
26:07la nécessité
26:08de son indépendance
26:09mais jugez-la sur pièce
26:10attendez qu'elle soit en poste
26:12et attendez qu'elle commence
26:13à devoir rendre des comptes
26:14sur la mission
26:15qui sera la sienne
26:16ne la jugez pas
26:16a priori
26:17vous n'aimeriez pas
26:18être jugé a priori
26:19Aurore Berger
26:19en attendant
26:20justement
26:21certains posent le fait
26:22qu'on rentre dans une forme
26:23de république des copains
26:25on entend ça ici
26:26de l'autre côté
26:27on entend que le chef de l'état
26:28souhaite verrouiller
26:29les institutions
26:30à un an de la présidentielle
26:32vous vous l'analysez comment
26:33vous ne voyez pas
26:34cette volonté là
26:35du chef de l'état
26:36de peur finalement
26:37de voir par exemple
26:38un rassemblement national
26:39arriver au pouvoir
26:40l'année prochaine
26:40Mais de toute façon
26:41le mandat de l'ancien président
26:43de la cour des comptes
26:43venait à son échéance
26:44il y avait donc la nécessité
26:45de le remplacer
26:46Oui mais dans le même temps
26:47le président de la Banque de France
26:49je pense qu'on nomme
26:50pour la première fois
26:51une femme
26:52permettez-moi
26:53ça de m'en féliciter
26:54c'est vrai que c'était
26:54une des très rares institutions
26:55de la République
26:56qui n'avait jamais été occupée
26:57par une femme
26:58et puis c'est elle
26:59qui fera ses preuves
26:59C'est un critère de plus
27:00dans la sélection ?
27:02C'est elle qui fera ses preuves
27:03Non mais on peut considérer
27:03que c'était une anomalie
27:04qu'il n'y ait jamais eu
27:05D'abord la compétence
27:06ensuite vous êtes par une femme
27:07donc le critère sexuel
27:08doit être tenu
27:09comme un élément de compétence
27:10Ce n'est pas ce que j'ai dit
27:10mais permettez-moi
27:11de me réjouir
27:11que pour la première fois
27:12une femme soit nommée
27:13à ce poste
27:13et vous verrez
27:14que ce n'est pas parce que
27:15c'est une femme
27:16qu'elle abaissera le niveau
27:16de l'institution
27:17Mais personne ne pense ça !
27:17Qui pense ça ?
27:18Vous pensez vraiment
27:19que personne ne le pense ?
27:19Personne ne pense ça !
27:20Je suis ravie de vous l'entendre
27:21Je serais surpris
27:23J'étais étonné d'entendre
27:23le fait que mentionner son sexe
27:25est un élément
27:26qui participe à sa compétence
27:28Vous m'étonnez !
27:29Quand c'est la première fois
27:30évidemment on continue à dire
27:31c'est la première fois
27:32qu'une femme est nommée
27:32Justement pour la première fois
27:33la Banque Centrale Européenne
27:35est présidée par une femme
27:36Christine Lagarde
27:37une Française
27:38qui manifestement
27:39va écourter son mandat
27:41pour que le Président
27:42de la République
27:42puisse participer
27:44à la nomination
27:45de son successeur
27:45ce qui ne serait pas le cas
27:46si elle allait au terme
27:47de son mandat
27:47puisque ça serait après
27:48l'élection présidentielle
27:49Est-ce que ça vous paraît normal ?
27:51C'est elle qui décidera
27:52ou pas de mettre un terme
27:53plutôt à son mandat
27:54Je pense que chacun connaît
27:57la compétence
27:57qui est celle de Christine Lagarde
27:58la liberté aussi
28:00qui est la sienne
28:00Je ne crois que personne
28:02n'a matière
28:02à lui forcer la main
28:03d'une quelconque manière
28:04Donc si elle décide
28:05de le faire
28:06c'est elle qui décidera
28:07de manière totalement indépendante
28:09de le faire
28:09Mais là ça s'accumule
28:10parce qu'on a le sentiment aussi
28:11on a appris également
28:12dans la même période
28:13que le Président
28:14de la Banque de France
28:15Antoine-Pierre-Lewras de Gallo
28:16décidait lui aussi
28:17de démissionner
28:18avant la fin de son mandat
28:20Vous ne trouvez pas
28:21que ça commence
28:22un peu à faire beaucoup ?
28:23Mais ce sont des institutions
28:24qui sont des institutions
28:25importantes pour notre pays
28:26La Cour des comptes
28:27était à renouveler
28:28Elle a été renouvelée
28:29L'ancienne ministre du budget
28:31y a été nommée
28:32Elle sera ensuite jugée
28:35sur la manière
28:36avec laquelle
28:36elle présidera
28:37cette institution
28:38et vous serez là
28:39pour la critiquer
28:40autant que nécessaire
28:41si jamais
28:42il y avait matière à critique
28:43et puis après
28:44il y aura en effet
28:45le renouvellement
28:46d'un certain nombre
28:47d'institutions
28:47qui sont importantes
28:48pour la vie démocratique
28:50de notre pays
28:51tout simplement
28:51Je pense qu'il n'y a rien
28:53à aller chercher
28:54d'autre que cela
28:54Mais imaginons
28:55qu'il y a quelque chose
28:56d'autre à aller chercher
28:56Par exemple
28:57le sentiment de défiance
28:58envers la classe politique
28:59aujourd'hui
28:59Peut-être l'impression
29:00qu'entre un poste
29:01je pense à Mme Monchalin
29:02Donc ministre
29:04vous rendez compte
29:05peut-être un sas de décompression
29:06théoriquement
29:07ce ne serait pas inimaginable
29:08Peut-être si vous étiez
29:09dans l'opposition
29:10vous exigeriez vous-même
29:11un sas de décompression
29:13Est-ce que le sas de décompression
29:15n'est pas une tradition
29:15de la République ?
29:16Vous savez
29:17Il n'est pas impossible
29:19que d'anciens présidents
29:20de la République
29:20ici de gauche
29:21ou là de droite
29:22et parfois dans le passé
29:23nommer des proches à eux
29:24qui n'étaient pas forcément
29:25les plus compétents
29:26pour un certain nombre de postes
29:27Il se peut même
29:28que les journalistes
29:29aient beaucoup critiqué
29:30cette République
29:30parfois en effet
29:31comme vous dites
29:32de copains
29:32qui faisaient que des gens
29:33étaient nommés
29:34sans qu'ils en aient eu
29:35la compétence
29:35Mais là ça a changé
29:36C'est pas le cas
29:38avec Emmanuel Macron
29:39C'est pas le cas
29:39par exemple
29:40on a supprimé
29:41la possibilité
29:41pour le président
29:42de la République
29:42de nommer en Conseil des ministres
29:44ici
29:44des membres de la Cour des comptes
29:46là des membres du Conseil d'Etat
29:47ça ne se fait plus
29:48ça ne se fait plus
29:49C'était une politique
29:50que l'on pourrait éventuellement
29:52nommer de recasage
29:53qui a longtemps
29:55longtemps existé
29:55à gauche
29:56Sur beaucoup de postes importants
29:58l'Assemblée nationale
29:59et le Sénat
30:00sont consultés
30:00ont même un droit de veto
30:01C'est pas le cas
30:02pour la présidence
30:03de la Cour des comptes
30:04Est-ce que ça vous paraît anormal ?
30:05Parce que c'est dans la Constitution
30:07en fait
30:07les postes qui doivent être
30:08il y a dans la Constitution
30:10un certain nombre de postes
30:11où il n'y a pas d'autre choix
30:12que d'avoir un vote
30:13qui est un vote conforme
30:14et de l'Assemblée nationale
30:15et du Sénat
30:16Après il appartient
30:17pour le coup
30:18aussi aux parlementaires
30:19de réinterroger cela
30:20sur un certain nombre de postes
30:21s'ils considèrent
30:22qu'il faudrait élargir
30:24le nombre de postes
30:25où cela serait en effet
30:26aussi de leur responsabilité
30:28Pourquoi pas ?
30:28Mais c'est à eux
30:29de le dire
30:30Il ne faut pas le faire
30:31parce qu'on n'aimerait pas
30:32telle ou telle personnalité
30:33Soit on se dit
30:34c'est une règle absolue
30:34il faut que sur tous les postes
30:36ce soit le cas
30:37mais là
30:37disons que
30:38ça viendrait un peu
30:39à point nommé
30:39en considérant
30:40que ce serait un mauvais choix
30:41Encore une fois
30:42Ce qui est un peu étonnant
30:43c'est de la juger
30:46comme l'ont fait
30:47ses prédécesseurs
30:47La juger avant même
30:49qu'elle ait pris ses fonctions
30:49alors que
30:50la veille
30:51tout le monde trouvait
30:52qu'elle était une formidable
30:53ministre du budget
30:54et qu'il y avait des portraits
30:55dans la presse d'elle
30:56où il y avait des citations
30:58du RN
30:58jusqu'à la France Insoumise
31:00en parlant par les LR
31:01et le partitialiste
31:02qui disait
31:02à quel point
31:02c'était formidable
31:03de travailler avec elle
31:04et qu'elle était très compétente
31:05puis le lendemain
31:06elle est nommée
31:07à la Cour des comptes
31:07et là
31:08elle devient profondément incompétente
31:10peut-être qu'on peut y voir
31:13Si je peux me permettre
31:14vous-même en ce moment
31:15Ça m'arrive de faire de la politique
31:16C'est très bien
31:17J'ai bien compris
31:18mais c'est pour ça
31:19que je peux me permettre
31:19quelques questions
31:20L'universalité de sa compétence
31:21n'était peut-être pas reconnue
31:22de manière aussi unanime
31:23Des gens étaient critiques
31:24à son endroit
31:24Des gens disent
31:25des finances publiques
31:26aussi catastrophiques
31:27Celui qui nous y conduit
31:28s'il est compétent
31:29Imagine s'il était incompétent
31:30Ces critiques
31:31vous les avez déjà entendues
31:32je devine
31:33Non mais j'ai des critiques
31:34sur la politique
31:35que nous avons menée
31:35pas sur la compétence
31:36de la personne
31:37qui était en charge
31:38C'est quoi les critiques
31:39sur la politique
31:39que vous avez menée
31:40Mais moi j'aurais aimé
31:43qu'à l'Assemblée nationale
31:44nous puissions
31:45nous passer d'un 49-3
31:47et nous puissions
31:47aller au vote
31:48Mais malheureusement
31:49cela n'a pas été possible
31:50Pourquoi ?
31:51Mais là vous parlez
31:52de la dernière séquence
31:53c'est quand même un bilan
31:53de 9 ans de Macronisme
31:55c'est ça la réalité aujourd'hui
31:56Mais quand vous avez
31:56à la fois ici
31:57la folie fiscale
31:58la folie fiscale
32:00de la France insoumise
32:01et du Rassemblement national
32:02Vous critiquez ça ?
32:03Vous critiquez ?
32:04L'accumulation de la dette
32:06les déficits
32:07qui se sont accumulés
32:08toutes ces dernières années
32:08Est-ce que vous le critiquez ?
32:10Est-ce que vous dites
32:10qu'on a échoué là-dessus ?
32:12Je pense qu'on aurait
32:13peut-être en effet
32:14pu faire plus
32:15Peut-être ?
32:16Mais je me souviens
32:17parce que j'étais
32:17présidente de groupe
32:18à ce moment-là
32:19présidente de groupe
32:19Renaissance en 2022
32:21et je me souviens
32:22que les seuls accords
32:23qui étaient possibles
32:24d'avoir à l'Assemblée nationale
32:25n'étaient jamais des accords
32:27sur la baisse
32:27de la dépense publique
32:28mais toujours malheureusement
32:29des accords
32:30sur l'augmentation
32:30de la dépense publique
32:31quels que soient
32:33les partis concernés
32:34quels que soient
32:34les partis concernés
32:35Je n'ai pas entendu
32:37de demande claire
32:38de baisse
32:38de la dépense publique
32:40malheureusement
32:40et j'aurais préféré
32:42qu'on puisse s'accorder
32:43sur moins de dépenses publiques
32:45plus de travail
32:46moins d'impôts
32:47parce que je pense
32:48que c'est plus
32:48dans cette direction-là
32:49qu'il faut qu'on puisse
32:51continuer à emmener le pays
32:53malheureusement
32:53il se trouve que
32:54souvent dans notre pays
32:55les accords se font
32:56Le dernier budget
32:57de Mme Bonchalin
32:57c'était plus d'impôts
32:58quand même
32:58C'était exactement
33:00la même fiscalité
33:01que l'année précédente
33:02Pas du tout
33:02Si
33:04Aurore Berger
33:05de manière très court
33:08remaniement attendu
33:09dans la semaine
33:09vous souhaitez rester
33:10dans le gouvernement
33:11vous souhaitez changer
33:11d'un portefeuille
33:13vous souhaitez quitter
33:14le gouvernement
33:14Je vais vous faire
33:15la réponse
33:15la plus politique
33:16qui soit
33:17à savoir qu'un remaniement
33:18c'est la prérogative
33:20du président de la République
33:21et du Premier ministre
33:22et de eux
33:22seul
33:23mais je m'en tiendrai là
33:24et évidemment
33:25j'ai envie
33:26j'ai envie de continuer
33:27à porter la voix
33:28qui est la mienne
33:29et envie de porter
33:31des politiques
33:32qui me paraissent
33:32absolument essentielles
33:33regarder les sujets
33:34que nous avons traités
33:35aujourd'hui
33:35je crois qu'ils sont
33:36malheureusement
33:37au cœur de l'actualité
33:37et que ça nécessite
33:38d'y mettre beaucoup
33:38d'engagement et de combat
33:39D'accord
33:40vous n'avez pas
33:40une volonté particulière
33:42de lancer votre propre écurie
33:44par exemple
33:44pour se lancer
33:45à la prochaine présidentielle
33:46Déjà
33:46moi je suis membre du gouvernement
33:48et je crois
33:49qu'il a été dit
33:49de manière extrêmement claire
33:50que les membres du gouvernement
33:51étaient d'abord là
33:52pour obtenir des résultats
33:54et c'était ça
33:55notre responsabilité
33:56c'est ça notre responsabilité
33:57c'est la raison pour laquelle
34:00ça vous pose pas de problème
34:01c'est la raison pour laquelle
34:02elle a elle-même annoncé
34:03qu'elle quitterait le gouvernement
34:05et que dans les heures qui viennent
34:06vous l'avez largement dit
34:07ce matin sur ce plateau
34:08on est à 15 jours du scrutin
34:08Madame Berger
34:09et que dans les heures qui viennent
34:10un remaniement
34:11un réajustement
34:12sera mis en place
34:13pour que cette situation
34:15soit clarifiée
34:16je souhaite
34:17qu'elle puisse gagner
34:18parce que je pense
34:19qu'on a besoin
34:19d'alternance à Paris
34:21et je crois qu'elle est la seule
34:22qui puisse gagner aujourd'hui
34:23Et bien justement
34:23les municipales
34:24on en parle dans un instant
34:25sur CNews et sur Europe 1
34:27avec vous Aurore Berger
34:28c'est votre grand rendez-vous
34:29jusqu'à 11h
34:34Le grand rendez-vous
34:35d'Aurore Berger
34:36ce matin sur Europe 1
34:38et sur CNews
34:38Aurore Berger
34:39parmi les ministres
34:40qui pourraient quitter
34:41leur fauteuil cette semaine
34:42et bien il y a
34:43la ministre de la Culture
34:44Rachida Dati
34:45qui veut devenir maire
34:46de Paris
34:47alors le patron
34:48de votre parti
34:49Gabriel Attal
34:50ne la soutient pas
34:51il préfère le candidat
34:52Horizon
34:53Pierre-Yves Bournazel
34:54alors il y a quelque chose
34:55qui m'échappe
34:56Horizon
34:56c'est le parti d'Edouard Philippe
34:57Edouard Philippe
34:58qui a appelé
34:59à la démission
35:00d'Emmanuel Macron
35:01qui est donc soutenu
35:02par votre famille politique
35:03dans ces circonstances
35:04comment est-ce que vous pouvez
35:05toujours faire partie
35:06de votre réponse ?
35:07Il faut résumer
35:08assez bien une situation
35:08qui en effet
35:09n'est pas totalement limpide
35:10moi j'ai fait le choix
35:12avec d'autres
35:12avec Benjamin Haddad
35:13qui est aussi membre du gouvernement
35:15avec Sylvain Maillard
35:16député de Paris
35:16de soutenir Rachida Dati
35:19parce que je crois
35:20à la nécessité
35:20de l'alternance à Paris
35:21moi je suis élue
35:22de grande couronne
35:23je suis élue dans les Yvelines
35:24et je vois les conséquences
35:25de la politique
35:27menée par Anne Hidalgo
35:28et donc Emmanuel Grégoire
35:29et l'ensemble de leurs alliés
35:30depuis maintenant
35:31de très nombreuses années
35:32les conséquences très directes
35:34sur l'île de France
35:35et même au-delà
35:35sur l'image de notre pays
35:37donc moi je pense
35:38qu'il faut l'alternance
35:38je pense que la seule
35:40qui peut réussir
35:41l'alternance
35:42c'est Rachida Dati
35:44et donc j'espère
35:45qu'il y aura
35:46un rassemblement très clair
35:47mais elle ne gagnera pas
35:49au premier tour
35:49elle ne gagnera pas
35:50au premier tour
35:50ça on en convient
35:51personne ne gagnera
35:52je pense à Paris
35:53au premier tour
35:53donc est-ce qu'il faut
35:54quelque chose
35:54comme une alliance
35:55entre Mme Dati
35:57M. Bournazel
35:58Mme Knafo
36:00alors ça appartiendra
36:01aux différents candidats
36:03de se prononcer
36:03mais ce ne serait pas
36:04scandaleux pour vous
36:05une telle union des droits
36:05alors de toute façon
36:07Rachida Dati
36:08a écarté elle-même
36:09l'idée d'une quelconque alliance
36:11avec Sarah Knafo
36:12et quant à Pierre-Yves Bournazel
36:14j'espère qu'évidemment
36:15il se rangera derrière
36:16la candidate
36:17la mieux placée
36:18pour gagner
36:18c'est-à-dire
36:19vraisemblablement
36:20Rachida Dati
36:20au soir du premier tour
36:22mais votre critère
36:22Mme Berger
36:22c'est la meilleure candidate
36:23parce qu'elle est en tête
36:25dans les sondages
36:26mais dans votre famille politique
36:28alors en naissance
36:28on dit
36:30Rachida Dati
36:30n'est pas une bonne candidate
36:31compte tenu
36:32de ses soucis judiciaires
36:33et qu'elle risque
36:34d'être
36:34elle va être au tribunal
36:35à l'automne prochain
36:36c'est pas la bonne candidate
36:37il faut
36:38il faut plutôt soutenir
36:39pour cette raison
36:40Pierre-Yves Bournazel
36:41et vous vous nous répondez
36:42mais non
36:42mais c'est elle qu'elle a plus de chances
36:43de gagner
36:44je la soutiens
36:45parce que déjà
36:45je travaille avec elle
36:47maintenant depuis plusieurs années
36:48puisque nous sommes ensemble
36:49membres du gouvernement
36:50donc j'ai appris à travailler avec elle
36:52et j'aime travailler avec elle
36:54donc ça c'est aussi un critère
36:56moi je sais
36:56que la force de travail
36:57et de conviction
36:58qui sont les siennes
37:00je sais aussi
37:01l'engagement
37:02qu'elle a mis depuis des années
37:03dans ce combat pour Paris
37:05où je crois
37:05qu'elle est jugée par tous
37:06comme ayant été
37:07l'opposante la plus claire
37:08et la plus déterminée
37:09à la politique menée
37:10par Anne Hidalgo
37:11la plus identifiée
37:12sans doute d'ailleurs
37:13des parisiens
37:14et au-delà même
37:14par les français
37:15sur ce terrain-là
37:17et puis parce que je crois
37:18que j'aurais préféré
37:19évidemment qu'on ait
37:20dès le premier tour
37:21une union
37:22qui puisse s'organiser
37:23j'espère
37:24qu'elle aura lieu
37:25au soir
37:26du premier tour
37:27parce que sinon
37:28nous serons responsables
37:29du fait que la gauche
37:30regagne à Paris
37:31et je crois que nos électeurs
37:32ne souhaitent pas
37:33que la gauche regagne à Paris
37:34mais une union jusqu'où ?
37:34on y revient cette question
37:35une union entre qui et qui ?
37:38entre Rachida Dati
37:39si elle est en tête
37:40mais je pense
37:40qu'elle sera en tête
37:41et peut-être Pierre-Yves Bournazel
37:43c'est eux qui le décideront
37:45et je ne crois pas
37:46à une alliance
37:47avec Sarah Knafow
37:48et d'ailleurs Rachida Dati
37:49elle-même a écarté
37:50très clairement cette question-là
37:50mais c'est la condition
37:51de victoire
37:52de Madame Dati
37:52dans les mêmes opinions politiques
37:54Madame Knafow
37:55elle a fait un choix
37:56vous vous sentez plus proche
37:56de Knafow
37:57d'Emmanuel Grégoire ?
37:58de ni l'un ni l'autre
37:59elle a fait
38:00elle a fait un choix
38:01au sein du Parlement européen
38:03vous les mettez
38:03pardon
38:03excusez-moi
38:04Emmanuel Grégoire
38:05Sarah Knafow
38:06vous mettez un signe égal
38:07entre les deux ?
38:07c'est des politiques
38:08qui n'ont à peu près
38:09rien à voir
38:09donc je mets pas un signe égal
38:10parce qu'ils n'ont à peu près
38:11pas les mêmes valeurs
38:12les mêmes idées
38:13les mêmes parcours
38:14mais Madame Knafow
38:15au-delà de la campagne
38:16réjouissante
38:17qu'elle essaye d'avoir
38:17pour Paris
38:18ce qui est moins réjouissant
38:19c'est ce qu'elle fait
38:20au Parlement européen
38:20et avec qui elle siège
38:21au Parlement européen
38:22même le Rassemblement national
38:23n'a pas fait le même choix
38:24au Parlement européen
38:25au Parlement européen
38:26elle siège avec qui ?
38:27elle siège avec l'AFD
38:29l'AFD
38:29qui était un parti néo-nazi
38:32donc à un moment
38:32il faut être quand même lucide
38:33là-dessus
38:34elle n'a même pas fait
38:35le même choix
38:35que celui du Rassemblement national
38:36dans ceux avec lesquels
38:37elle siège
38:38le groupe parlementaire
38:41avec lesquels elle est
38:43dans le cas
38:44d'un second tour
38:45très serré
38:46vous souhaitez qu'elle appelle
38:47elle a voté pour Achida Datil
38:48en l'occurrence
38:49vous souhaitez
38:50qu'elle apporte ses voix
38:51moi je ne souhaite rien
38:53si ce n'est
38:54qu'il y ait l'alternance
38:55qui puisse exister
38:56à Paris
38:56c'est juste ce que je dis
38:58Pierre-Yves Bournazel
38:58ce n'est pas l'alternance
38:59à vos yeux
38:59et je dis juste
39:00aux électeurs
39:00qui seraient tentés
39:01par cette fameuse campagne
39:03souriante et joyeuse
39:05qu'elle porte
39:06de regarder juste
39:07ce qu'elle vote
39:08de regarder ce qu'elle vote
39:09de regarder ce qu'elle dit
39:11de regarder
39:11qui sont ses alliés
39:12au Parlement européen
39:13qui sont encore moins fréquentables
39:15que ceux du Rassemblement national
39:16notamment quand on siège
39:18avec l'AFD
39:19où il y a des propos
39:20antisémites
39:21qui sont tenus
39:22de manière malheureusement
39:23récurrente
39:24par ce parti politique là
39:25en Allemagne
39:26donc quand on siège
39:27main dans la main
39:27avec lui
39:28au Parlement européen
39:30c'est un problème
39:31donc elles disent
39:31très clairement
39:32qu'elles renoncent
39:33à ce type d'alliance
39:34qu'elles renoncent
39:35à travailler avec ces gens là
39:37qui dans notre pays
39:38ne sont pas jugés
39:39comme étant fréquentables
39:40et comment est-ce qu'il pourrait
39:41y avoir une alliance
39:41avec Pierre-Yves Bournazel
39:42avec Rachida Datil
39:43puisque quand on voit
39:44leur déclaration
39:46réciproque
39:47on est à la limite
39:48de l'insulte
39:50Bournazel dit
39:50que Mme Datil
39:52a un rapport
39:52à la vérité
39:53qui est assez élastique
39:54j'en passe
39:54et des meilleurs
39:55elle était accusée
39:56de propos homophobes
39:57comment
39:59immédiatement
39:59qu'elle a démenti
40:00qu'elle a démenti
40:02comment est-ce qu'une union
40:03entre ces deux personnes
40:05est-elle possible
40:06au soir du premier tour
40:07on verra au soir du premier tour
40:08on verra au soir du premier tour
40:10encore une fois
40:10ce que je souhaite
40:11c'est qu'il y ait
40:12l'alternance
40:13à Paris
40:13parce que je pense
40:14que c'est souhaitable
40:15pour Paris
40:15je pense que c'est souhaitable
40:16pour l'île de France
40:17je pense que c'est souhaitable
40:18pour notre pays
40:19et donc c'est dans ce cadre là
40:21que je m'inscris
40:22de la même manière
40:23que je vois qu'il y a
40:24un certain nombre
40:24d'autres villes
40:25dans lesquelles
40:25l'alternance
40:26est possible
40:28est possible
40:28que ce soit à Bordeaux
40:29je pense à M. Doucet
40:30à Lyon
40:31il y avait l'alliance
40:32n'oublions pas
40:33avec la jeune garde
40:34il fut un temps
40:34au nom de la lutte
40:35contre l'extrême
40:35je crois qu'il y a
40:36un candidat très clair
40:37qui peut permettre
40:37l'alternance
40:38avec Jean-Michel Aulas
40:39j'entends bien
40:40mais ce que je veux dire
40:40par là
40:41c'est est-ce que la question
40:41de la gauche plurielle
40:43dans ces différentes manifestations
40:44écolo, communes, sociales
40:46est-elle et fi
40:47aujourd'hui
40:47est-ce que la conquête
40:48de différentes villes
40:49ça ne risque pas
40:50de paralyser le pays
40:51d'une manière ou d'autre
40:51donc peu importe
40:52le résultat de 2027
40:53si la gauche confirme
40:54son emprise
40:55sur plusieurs villes
40:55il y a une forme
40:56de paralysie du pays
40:57je crois qu'il y a
40:57un certain nombre
40:58de villes
40:58où l'alternance
40:59va se faire
41:00va se faire
41:01parce que
41:02l'expérience
41:04des écolos
41:04alliés à la France insoumise
41:06dans la plupart des cas
41:07parce que quand
41:08les écologistes
41:09ont réussi à gagner
41:09ils ont souvent réussi
41:10à gagner
41:11grâce aussi
41:12aux voix
41:13de la France insoumise
41:14et même
41:15d'élus de la France insoumise
41:16et bien je crois
41:17qu'on voit les dégâts
41:18que ça fait
41:19notamment en matière
41:20de sécurité
41:21notamment en matière
41:22de narcotrafic
41:23et donc si on veut
41:26l'alternance
41:27et bien je crois
41:28que c'est possible
41:29notamment à Lyon
41:30ou à Bordeaux
41:30Madame Berger
41:30comment jugez-vous
41:31la campagne électorale
41:33de Madame Vassal
41:34à Marseille
41:34qui est la représentante
41:36de votre famille politique
41:37elle est la représentante
41:38là pour le coup
41:38de l'Union
41:39puisque que ce soit
41:40les Républicains
41:40Horizon, le Modem
41:41ou Renaissance
41:42soutiennent sa candidature
41:44on a réussi à se mettre
41:45d'accord tous ensemble
41:46pour une candidature
41:47avec un vrai risque
41:49parce que
41:50M. Payan
41:50n'est pas totalement clair
41:51sur ses alliances
41:52de second tour
41:53à là aussi
41:54avec la France insoumise
41:55et avec un candidat
41:57très particulier
41:58de la France insoumise
41:58en plus à Marseille
42:02J'espère déjà que M. Payan
42:05pour espérer regagner
42:06sera très clair
42:07sur ses alliances
42:08de second tour
42:08et puis on verra
42:09il y aura sans doute
42:10une triangulaire à Marseille
42:11Mais comment avez-vous compris
42:12par exemple
42:12son utilisation étonnante
42:14des termes travail
42:15famille, patrie
42:16dans les circonstances
42:16vous y avez une forme
42:17de pétanisme clandestin ?
42:18Disons que ce n'est pas
42:19l'expression la plus heureuse
42:20qu'elle ait eu à employer
42:21c'est très clair
42:22Elle en était consciente ?
42:23D'après vous
42:23c'est une provocation
42:24une marque d'inculture ?
42:25Je ne sais pas
42:26je vous laisse choisir
42:26Mais je vous pose la question
42:28quand même
42:28Je voulais choisir
42:29Parce que si c'est une provocation
42:30c'est grave
42:30Si c'est de l'inculture
42:31je ne ferai pas ce choix-là
42:33Vous avez une troisième option ?
42:34Je pense qu'en tout cas
42:36elle s'en est expliquée
42:37elle s'en est excusée
42:38Vous avez été convaincue ?
42:38Que c'était nécessaire
42:39qu'elle clarifie
42:40pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté
42:42sur ses propos
42:42et sur ses valeurs
42:43Et vous pardonnez ?
42:44En tout cas
42:45elle s'en est excusée
42:46expliquée
42:47Il y a un vrai risque
42:48que Marseille bascule
42:49soit reste avec M. Payan
42:52et peut-être le risque
42:53d'une alliance
42:53avec la France Insoumise
42:54soit bascule au Rassemblement National
42:56Il y aura vraisemblablement
42:57une triangulaire à Marseille
42:58Les choses sont donc
42:59très ouvertes
43:00et nous verrons
43:01ce que les Marseillais
43:02et les Marseillaises décident
43:03Cette deuxième ville de France
43:04est une ville
43:04qui aujourd'hui est vérolée
43:05par le narcotrafic
43:06Le gouvernement
43:06il met énormément d'engagement
43:08pour lutter
43:09contre le narcotrafic
43:10et les conséquences dévastatrices
43:12que ça peut avoir
43:12sur la violence
43:13et un certain nombre de morts
43:14que malheureusement
43:15Marseille a compté
43:16ces dernières années
43:16Aurore Berger
43:17je me permets de vous reposer
43:18la question
43:19en début d'émission
43:20vous vous êtes distinguée
43:21de votre famille politique
43:22Renaissance
43:22sur la stratégie
43:23qui avait été employée
43:24en 2024
43:25J'ai pas attendu aujourd'hui
43:26pour le faire
43:26Lors des législatives
43:27Là encore au municipal
43:28vous vous distinguez
43:29vous ne soutenez pas
43:30le candidat
43:32qui est soutenu
43:32par votre famille politique
43:33jusqu'à quand
43:34allez-vous rester
43:35au sein de Renaissance ?
43:36Depuis quand
43:36les partis politiques
43:37c'est des casernes
43:38Moi je suis pas membre de LFI
43:39Je suis pas membre de LFI
43:41où il n'y a pas de démocratie
43:41Non mais attendez
43:42je suis pas membre
43:43de la France Insoumise
43:44où on me dit
43:45ce que j'ai le droit de penser
43:46et ce que j'ai le droit de dire
43:46Je suis pas membre
43:47du Rassemblement National
43:48où on me dit
43:49qui sera quoi qu'il arrive
43:50le candidat ou la candidate
43:51Donc à un moment
43:52moi je m'appelle
43:53Aurore Berger
43:53je suis ministre de la République
43:54j'ai des convictions
43:55j'ai des valeurs
43:56Le jour où quelqu'un
43:57m'interdira de les porter
43:58et bien j'irai voir ailleurs
43:59Pour l'instant
44:00je me sens quand même
44:01et heureusement
44:02libre de porter
44:03des convictions
44:03et des combats
44:04et donc libre aussi
44:05de soutenir celles et ceux
44:06dont j'estime
44:07qu'ils portent nos valeurs
44:09avec le plus d'engagement
44:13Mais moi
44:14vous savez très bien
44:15la position qui est la mienne
44:16c'est de dire que
44:17dans la multiplication
44:17de candidatures
44:18qui existent aujourd'hui
44:20il n'y en aura aucune
44:21qui arrivera
44:22à être qualifiée
44:23au second tour
44:24s'il n'y a pas
44:25une candidature unique
44:27et on le voit
44:28au moment des municipales
44:29on voit à chaque fois
44:30que la dispersion
44:31elle crée ensuite
44:32le risque de la défaite
44:34Tout le monde est d'accord là-dessus
44:35mais comment départager
44:37la multitude de candidats
44:38parce qu'il y en a
44:39quasiment un par semaine
44:40Mais la seule solution
44:41c'est une primaire
44:42la seule solution
44:43c'est une primaire
44:43et d'ailleurs
44:44je ne vois pas
44:45je ne vois pas d'alternative
44:46et ceux qui disent
44:47que la primaire
44:48n'est pas une bonne solution
44:48n'en proposent pas
44:49Il y a une primaire qui s'arrête à qui
44:50au revoir
44:50Typiquement nous parlions
44:51de Madame Tnafou
44:52il y a quelques minutes
44:53c'est quelqu'un que vous intégrez
44:54dans votre primaire
44:54de la droite et du centre
44:55Bien sûr que non
44:55mais je pense que c'est une primaire
44:57à la fois ce qu'on appelle
44:58le bloc central
44:58c'est-à-dire nos alliés naturels
45:00avec lesquels nous gouvernons
45:01depuis 2017
45:02Renaissance
45:03le Modem
45:04Horizon
45:05et élargis sans doute
45:06à l'UDI
45:07et je l'espère même
45:07aux Républicains
45:08parce que les Français
45:09nous voient gouverner
45:10bon an mal an
45:11c'est pas toujours simple
45:12il y a des nuances
45:13vous le savez bien
45:13mais depuis
45:15quand même le gouvernement
45:16de Michel Barnier
45:16il y a eu cette volonté
45:17d'arriver à faire
45:19et à faire ensemble
45:19et en tout cas
45:20si à la fin
45:21on se retrouve
45:22avec une candidature LR
45:23une candidature Modem
45:24une candidature Horizon
45:24une candidature Renaissance
45:25c'est formidable
45:26on aura sans doute
45:274 merveilleuses candidatures
45:29mais aucune d'entre elles
45:30qualifiée au second tour
45:31et on se retrouvera
45:32avec cette fameuse phrase
45:33Jean-Luc Mélenchon
45:34ce sera eux ou nous
45:35et eux ou nous
45:36ça veut dire
45:36cette tenaille identitaire
45:37entre le RN
45:38et la France Insoumise
45:38et je crois sincèrement
45:40que notre pays
45:40mérite mieux que ça
45:41Merci Aurore Berger
45:43c'était votre grand rendez-vous
45:45sur CNews
45:46et sur Europe 1
45:47très bon dimanche à vous
45:48Merci à vous
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