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  • il y a 2 jours
En 1960, la position de Charles de Gaulle sur l'avenir de l'Algérie connaît un tournant décisif. C’est l'année où il reconnaît officiellement, pour la première fois, la perspective d'une République algérienne.

les moments clés de cette année charnière :
Le virage du 4 novembre 1960 : Lors d'une allocution télévisée, de Gaulle déclare que « la République algérienne, laquelle n'avait jamais existé, existerait un jour ». Ce discours marque l'acceptation de l'idée d'une Algérie souveraine, rompant avec le dogme de l'Algérie française.
Annonce du référendum : À la suite de cette déclaration, il annonce le 16 novembre l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination pour janvier 1961, afin d'obtenir le soutien de l'opinion publique française pour sa politique.
Voyage en Algérie (9-14 décembre 1960) : De Gaulle se rend sur place pour promouvoir son projet d'« Algérie algérienne ». Son passage déclenche :
Le rejet violent des partisans de l'Algérie française (Européens).
De vastes contre-manifestations populaires algériennes le 11 décembre 1960, où le peuple brandit le drapeau national pour réclamer l'indépendance.

Bien que l'indépendance ne soit officiellement proclamée que le 3 juillet 1962 (fêtée le 5 juillet), les déclarations de de Gaulle en 1960 ont scellé le processus diplomatique et politique menant à la fin de la période coloniale.

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Transcription
00:00L'Algérie, si elle le veut, pourra avoir son gouvernement, ses institutions et ses lois.
00:13On peut même envisager le jour où nous déciderions d'interrompre l'emploi des armes,
00:26sauf les cas de légitime défense.
00:31Mais cette amélioration, pour constante qu'elle soit, ne résout évidemment pas le problème fondamental.
00:41Ayant repris la tête de la France, j'ai, on le sait, décidé en son nom de suivre un chemin
00:49nouveau.
00:51Ce chemin conduit non plus au gouvernement de l'Algérie par la métropole française, mais à l'Algérie algérienne.
01:02Cela veut dire une Algérie émancipée,
01:06où c'est aux Algériens qu'il appartienne de décider de leur destin,
01:11où les responsabilités algériennes seront aux mains des Algériens,
01:18et où, comme d'ailleurs je crois que c'est le cas,
01:25l'Algérie, si elle le veut,
01:27pourra avoir son gouvernement, ses institutions et ses lois.
01:33L'Algérie de demain,
01:36telle qu'elle sera décidée par l'autodétermination,
01:41peut être faite, ou bien avec la France,
01:45ou bien contre la France.
01:48Et celle-ci, je le déclare une fois de plus,
01:53ne fera opposition,
01:56aucune opposition,
01:58à la solution, quelle qu'elle soit,
02:01qui sortira des urnes.
02:03Si cela devait être la rupture hostile,
02:09eh bien, nous ne nous acharnerions certainement pas
02:13à vouloir rester auprès de gens qui nous rejetteraient,
02:18ni en gouffrer dans une entreprise sans issue et sans espoir,
02:23nos efforts et nos milliards,
02:26dont l'emploi est tout trouvé ailleurs,
02:28nous laisserions à elles-mêmes l'Algérie,
02:34tout en prenant, bien entendu,
02:35les mesures voulues
02:36pour sauvegarder ceux des Algériens
02:39qui voudraient rester Français
02:41et, d'autre part,
02:44nos intérêts.
02:46Mais si, au contraire,
02:49comme je le crois de tout mon cœur
02:51et de toute ma raison,
02:53il s'agissait d'une Algérie
02:55où les deux communautés
02:59musulmanes et françaises de souche
03:02coopèreraient avec les garanties voulues
03:05et une Algérie qui choisirait,
03:09comme c'est le bon sens
03:11d'être unis à la France
03:14pour l'économie, la technique,
03:16les écoles, la défense,
03:18alors nous fournirions
03:21à son développement matériel et humain
03:23l'aide puissante et fraternelle
03:27que nous seuls pouvons lui donner.
03:31Car, si l'œuvre de la France
03:34vis-à-vis de l'Algérie
03:35doit changer de nature et de forme,
03:41elle demeure indispensable
03:43pour le progrès humain.
03:47Encore faut-il qu'on puisse y voter
03:51et y voter dans l'apaisement
03:55aux dirigeants de l'organisation extérieure
03:59de la rébellion.
04:00J'ai proposé sans relâche
04:04de venir participer
04:09sans restriction.
04:12Je l'ai proposé loyalement
04:14qu'ils viennent participer
04:17sans restriction
04:18au pourparler
04:20relatif à l'organisation
04:22de la consultation future,
04:25à la campagne
04:26qui sera ensuite menée
04:28à ce sujet
04:29et au contrôle du scrutin.
04:33Et afin
04:34que la liberté du vote
04:36puisse être largement constatée,
04:38j'ai invité d'avance
04:40les informateurs du monde entier
04:43à assister à l'opération.
04:47Mais
04:48je n'y ai mis
04:50qu'une seule condition
04:52au pourparler
04:53dont je parle,
04:56c'est que l'on s'accorde
04:58pour cesser
04:59de s'entretuer.
05:03Mais
05:03les dirigeants rebelles
05:07installés
05:08depuis six ans
05:09en dehors de l'Algérie
05:11et qui,
05:12à les entendre,
05:14y sont,
05:14le sont encore
05:15pour longtemps,
05:18se disent
05:19être le gouvernement
05:21de la République algérienne
05:23laquelle
05:24existera
05:26un jour,
05:27mais n'a encore
05:29jamais existé.
05:30et qui,
05:32le sont encore
05:35en dehors de l'Algérie
05:36qui,
05:36c'est le gouvernement
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