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Conférence de presse de l’AJP : M. Philippe Juvin, député Droite républicaine des Hauts-de-Seine, rapporteur général de la commission des finances

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00:15:51et de faire des arbitrages. Est-ce que vous y voyez d'ores et déjà un risque sur la croissance
00:15:56? Et peut-être du coup, par effet de suite, la nécessité de commencer à réfléchir à un projet de
00:16:04loi de finances rectificative éventuellement ?
00:16:06Alors est-ce que les hypothèses de la construction du budget 2026, c'est en fait votre question, sont toujours
00:16:12bonnes ? Elles sont évidemment revues à la baisse.
00:16:16Donc mardi prochain, comme vous le savez, il y a ce qu'on appelle le comité d'alerte qui se
00:16:19réunit. Le comité d'alerte, c'est-à-dire le gouvernement, un certain nombre d'instances dont les représentants évidemment
00:16:26de la nation sont réunis.
00:16:28J'ai reçu hier ou ce matin du cabinet Lescure une note de quelques pages avec quelques chiffres pour éclairer
00:16:38non pas en réalité le comité d'alerte, mais vous savez qu'il y a à la fois le comité
00:16:40d'alerte,
00:16:41mais le 30 mars, le 30 avril, il y a la transmission par la France à la Commission européenne de
00:16:50nos hypothèses pour les prévisions sur plusieurs années.
00:16:54Et les chiffres que nous voyons sont que globalement, on va avoir une augmentation de l'inflation. On avait une
00:16:59inflation qui était prévue à 1%. Dans la construction du budget, on serait plutôt à 1,7%, 1,6%, 1
00:17:06,7%.
00:17:06On a une croissance qui est révisée à la baisse de 0,1%, donc du pouvoir d'achat en moins.
00:17:14Et je vous lis une phrase du document de Bercy.
00:17:20Dans un scénario où le prix de pétrole atteindrait 150 dollars par baril pendant 3 mois, avant de redescendre à
00:17:28100, donc 150 pendant 3 mois avant de redescendre progressivement à 100 dollars,
00:17:33la perte de PIB pourrait atteindre jusqu'à 0,9 points en 2026.
00:17:38Donc on est dans cette hypothèse, évidemment, mais qui ne dépend pas de nous, qui dépend de l'ouverture du
00:17:44détroit d'Hormuz, on est sur l'hypothèse d'un effet économique assez important.
00:17:55Je vous lis la phrase. La croissance actuellement est à, on a dit d'ores et déjà, c'est 0
00:18:03,1 en moins, mais il rajoute cette phrase.
00:18:05Dans l'hypothèse où vous auriez 150 euros le baril pendant 3 mois, puis 100 euros le baril, ensuite, fin
00:18:122026, la perte de PIB pourrait atteindre jusqu'à 0,9 points en 2026.
00:18:19Donc la croissance serait à 0 ?
00:18:21Par rapport à un scénario contrefactuel sans conflit. Donc, à vous d'interpréter cette phrase.
00:18:28A vous d'interpréter cette phrase. Je ne sais pas interpréter. En tout cas, une diminution importante.
00:18:35On a le sentiment qu'il y a une impuissance publique face à cette augmentation des prix. Le gouvernement, pour
00:18:43l'instant, ne vit que d'expédients sur cette crise.
00:18:47Quand on voit que les Allemands, les Italiens, les Espagnols ont baissé le prix des taxes de plus de 20
00:18:53centimes.
00:18:55Combien de temps le gouvernement peut-il tenir sans baisser les taxes ? On connaît les conséquences sur les finances
00:19:02publiques des taxes.
00:19:03On sait qu'on sort d'une crise des gilets jaunes très importante.
00:19:06Et pour vous, quels seront les signes annonçatisateurs d'une crise beaucoup plus grave qui pourrait mettre les Français dans
00:19:15la rue ?
00:19:16Où est-ce que ça peut démarrer ? Quels sont, vous, les signaux que vous surveillez pour qui imposeront d
00:19:25'agir avant qu'il ne soit trop tard ?
00:19:28Les gilets jaunes, je crois, avaient explosé avec un prix à 50. C'est ça. Là, on est à plus
00:19:34de 2, comme vous le savez.
00:19:36Donc oui, il y a un risque social évident. Encore une fois, moi, je ne fais que regarder les choses.
00:19:42Et ce que je vous dis là, je vous l'ai dit il y a un mois, je vous l
00:19:45'ai dit il y a trois mois, je vous l'ai dit il y a un an.
00:19:48L'absence de réduction significative du déficit fait que face à une crise, en l'occurrence, une crise du baril,
00:19:56mais demain, la dette privée, j'en ai cité quelques unes possibles,
00:19:59qui pourraient toutes arriver ensemble. Nous n'avons pas de marge de manœuvre. Donc là, nous sommes en train de
00:20:05vivre l'absence de marge de manœuvre.
00:20:08Alors le gouvernement n'a pas zéro marge de manœuvre. On a la possibilité. C'est probable. Peut-être qu
00:20:13'il va nous annoncer mardi prochain.
00:20:14Moi, je suis favorable à quelques annulations de crédit. Il faut regarder le budget. Il y a probablement quelques annulations
00:20:20de crédit à faire.
00:20:23Dire qu'il n'y a pas de marge de manœuvre, c'est un abus de langage. Il y a
00:20:26toujours des marges de manœuvre parce qu'après, vous faites des choix, bien entendu.
00:20:31Mais après, il faut porter ses choix. Et j'avais dans la discussion budgétaire, par exemple, sur la P2, la
00:20:39deuxième partie qui était ce qu'on appelle les dépenses de l'État.
00:20:42J'avais fait une proposition, moi, de diminution de 2%, non pas homothétiques, mais différente selon évidemment le type de
00:20:50dépense, de 2% des dépenses de l'État.
00:20:52J'avais fait cette proposition qui n'avait pas été suivie par la majorité de mes collègues. Cela nous aurait
00:20:58permis de trouver un peu plus de 6 milliards, 6,5 dans mon souvenir,
00:21:02c'est-à-dire 0,2. A 0,2, 6 milliards, avec ça, on retrouvait des marges de manœuvre. Donc,
00:21:10à budget constant, nous n'avons pas de marge de manœuvre.
00:21:16En revanche, nous pouvons en trouver en baissant la dépense. Si nous baissons la dépense publique, on retrouve de la
00:21:23marge de manœuvre. Et ça, vous avez des choix et vous pouvez aider telle ou telle catégorie.
00:21:27Alors, où est la vraie baisse de la dépense publique ? Un peu sur l'État, mais pas beaucoup. Un
00:21:35peu sur les opérateurs, mais pas beaucoup. Sauf que chaque fois pas beaucoup, c'est toujours utile.
00:21:41Je vous rappelle, 2% de dépense de l'État, ma proposition, 6 milliards. Avec 6 milliards, vous faites beaucoup
00:21:46plus que ce que le gouvernement a fait, puisque le gouvernement est à environ 300 millions,
00:21:51un peu plus d'aide actuellement. Donc, on pourrait dégager ces marges de manœuvre. Et puis, évidemment, la marge de
00:21:56manœuvre importante, elle est sur les retraites, puisque 40% de la dépense,
00:22:00comme vous le savez, sont les retraites. Et donc, je conclue mon propos, qui n'est qu'un propos introductif.
00:22:06Il faut baisser la dépense publique,
00:22:08mais on ne baissera pas les dépenses publiques si on ne s'intéresse pas à la question des retraites, qui
00:22:18sont aujourd'hui, qui pèsent de façon très importante sur la dépense publique.
00:22:23Pas de réforme des retraites, pas d'amélioration des équilibres généraux. Il faut bien l'avoir.
00:22:29Jannick ?
00:22:30On peut vous entendre et beaucoup vous entendent sur la réforme des retraites.
00:22:34Peu, assez peu.
00:22:35Si, tendez l'oreille, il y en a quand même dans votre camp, et des candidats à la présidentielle déclarés
00:22:41ou potentiels qui sont prêts à reculer l'âge,
00:22:43à augmenter le nombre d'annuités, etc., etc. Je pense à Edouard Philippe, par exemple.
00:22:48Bref, ce n'était pas ma question.
00:22:49Ma question, je sais bien que vous êtes LR et que vous êtes pour l'allègement des prélèvements, etc., etc.
00:22:58Mais pourquoi vous fermez totalement la porte à une augmentation de certains impôts ?
00:23:05Par exemple, pérenniser la taxation des surprofits, je ne sais plus comment ça s'appelle, enfin, des Elf, des Total
00:23:15Energy et autres.
00:23:16Il y a même des parties du socle central, comme le Modem, qui n'est pas collectiviste, qui n'est
00:23:25pas contre.
00:23:26Pourquoi ? Vous êtes médecin, vous êtes rationnel, vous êtes un scientifique.
00:23:29Pourquoi fermer une porte définitivement ?
00:23:33Alors, d'abord, je ne ferme aucune porte. Je regarde simplement les chiffres.
00:23:37Au fond, pour établir les comptes publics, il faut de l'ordre, ça dépend, 130 à 150 milliards.
00:23:43C'est ça. Et ayons quand même les échelles, parce que sinon, on se raconte des histoires.
00:23:49Si certains vous disent, il suffit de faire en sorte que les opérateurs de l'État, les agences, etc.,
00:23:55bon, l'IFRAP, qui n'est pas particulièrement suspect d'être un think tank non libéral,
00:24:00vous dit que si on fait ça, on a probablement 2, 3, 4 milliards à récupérer.
00:24:05Je voudrais raconter, il en faut 150. Donc, évidemment, ce n'est pas la solution.
00:24:10La taxation des surprofits des pétroliers. Moi, je ne suis pas du tout défavorable.
00:24:15Si demain, effectivement, Total ou d'autres font des surprofits grâce à la crise,
00:24:22oui, je suis favorable à ce qu'on les taxe.
00:24:23Sauf que j'ai regardé ce qui s'était passé la dernière fois qu'on a voulu le faire.
00:24:29On escomptait une recette de l'ordre de 600 millions.
00:24:31Je crois que ça a rapporté quelque chose comme moins de 100 millions.
00:24:34Pourquoi ? Parce que les profits ne sont pas en France.
00:24:37Donc, la taxe Zuckman, puisque ça a été le grand débat budgétaire l'année dernière,
00:24:42oui, il n'y a qu'à taxer les patrimoines.
00:24:44Bon, regardons.
00:24:46Premièrement, posons-nous la question de l'effet économique.
00:24:49Est-ce que ça aurait des effets économiques négatifs ?
00:24:51Ça, personne ne regarde.
00:24:54Personne ne regarde.
00:24:55Quand on invente une taxe ou un impôt, les effets économiques.
00:24:57C'est un tout petit sujet quand même.
00:24:58Mais admettons que ça n'est pas des faits économiques.
00:25:02Oui, la taxe Zuckman, elle aurait rapporté quoi ? 3, 4, 5, 5 milliards.
00:25:07Et c'est 150 qu'il faut.
00:25:09Donc, si je dis ça, c'est que souvent, un certain nombre d'hommes et de femmes politiques,
00:25:14dont je ne sous-estime absolument pas ni le patriotisme, ni la volonté d'arriver à une solution,
00:25:22ne regarde pas les échelles de valeurs.
00:25:24Et je vous le dis comme je le pense, je crois que le drame de la vie politique, c'est
00:25:29qu'on ne sait pas compter.
00:25:30Les gens pensent trouver une solution là où, en fait, il n'y a que des expédients.
00:25:36Et je vous le répète, quand vous regardez la dépense publique, la structure de la dépense publique,
00:25:41quelle est la première dépense publique ?
00:25:44Les retraites.
00:25:45Quelle est la deuxième dépense publique ?
00:25:46La santé.
00:25:47Donc, si personne ne fait aucune proposition sur les retraites,
00:25:53personne ne fait aucune proposition sur la santé,
00:25:56et en fait, nous n'y arriverons probablement pas.
00:25:59Moi, je suis favorable à ce que les opérateurs de l'État soient vertueux,
00:26:03fassent attention à leurs dépenses.
00:26:06J'ai même, comme je vous l'ai dit, proposé une diminution des dépenses de l'État.
00:26:09Mais on aurait trouvé 6 milliards avec une grande difficulté.
00:26:13Donc, il faut faire ces efforts.
00:26:15Mais il faut se poser la question fondamentale.
00:26:17qui est la question des retraites.
00:26:19Sinon, pas de marge de manœuvre réellement.
00:26:22François, juste devant.
00:26:23Attends, attends, attends, attends, dans le micro, s'il te plaît.
00:26:25Il fallait jouer sur les retraites.
00:26:27Apparemment, ce ne sera pas possible avant l'élection présidentielle.
00:26:31Donc, on est dans une impasse, ou quoi ?
00:26:34En fait, la question que vous posez, c'est est-ce que le budget prochain va servir à quelque chose
00:26:38?
00:26:39C'est ça, en fait.
00:26:39Puisqu'il y a une élection présidentielle 4 mois plus tard, et probablement, probablement que le président ou la présidente
00:26:46de la République élue en...
00:26:48Ça sera en mai, en mai ?
00:26:50Oui, en mai, en mai, oui.
00:26:52Mais en deuxième tour.
00:26:53Est-ce qu'il fera, ou elle fera, ou elle poussera à faire l'Assemblée un projet de loi rectificatif,
00:26:59de finances rectificatives ?
00:27:00Probablement.
00:27:01Donc, les gens disent, au fond, le budget de l'année prochaine, il faut l'enjamber.
00:27:05Moi, je pense tout à fait le contraire.
00:27:07Je pense que le budget de l'année prochaine, il faut en faire un budget de vérité.
00:27:12Et je ne vois pas pourquoi quelqu'un m'expliquerait que, élu au mois de mai, il fera ça, ça
00:27:18et ça,
00:27:19mais que dans la discussion budgétaire 6 mois avant, il aurait exprimé une idée contraire.
00:27:26Autrement dit, si nous voulons vraiment rétablir les finances publiques, et il y a urgence, on le voit bien,
00:27:31la moindre crise nous met en tension majeure.
00:27:33Et ce que vous dites sur le risque des gilets jaunes est évidemment vrai, il faut agir.
00:27:37Et avec quoi ?
00:27:38Eh bien, je pense qu'il faut, dès le mois de novembre, reparler de la question des retraites.
00:27:43Bon, entre nous, la disposition qui a été votée il y a un an gèle la réforme des retraites,
00:27:50mais mise en application à partir d'octobre prochain.
00:27:52Donc, en fait, les gens vont vous raconter, oui, mais enfin, si on n'y touche pas au mois de
00:27:55novembre,
00:27:56lors du PLFSS et du PLF, parce que le PLF finance le PLFSS, ça n'a échappé à personne,
00:28:02cette hypocrisie d'un PLFSS autonome, ça signifie que nous aurons à subir cette réforme en matière budgétaire
00:28:12uniquement jusqu'au projet de loi de finances rectificative qui aura lieu, je l'espère, au mois de juillet qui
00:28:16suit.
00:28:17Mais je pense qu'il ne faut pas perdre de temps. Donc moi, je suis favorable à quoi sur les
00:28:21retraites ?
00:28:22Je suis favorable à trois choses. Un, plus d'âge. Les gens partent quand ils veulent.
00:28:27Ils veulent partir à 60 ans, ils partent à 60 ans. Ils veulent partir à 68, ils partent à 68.
00:28:32Mais, évidemment, la rente est différente selon l'âge à laquelle vous partez.
00:28:37Modulo, évidemment, quelques métiers difficiles, où là, vous devez pouvoir bénéficier d'une surrente.
00:28:45Mais, enfin, pardon, l'économie française, c'est d'ailleurs bien son drame, est désormais une économie des services.
00:28:49Donc, il y a une sacrée différence entre la pénibilité du marin-pêcheur, qui, lui, a des métiers les plus
00:28:56difficiles du monde,
00:28:57et ils ne sont pas les plus nombreux, et ceux de travaux de type administratif.
00:29:03Deuxièmement, ce que je souhaite, c'est qu'on commence à provisionner pour les retraites futures.
00:29:10C'est ainsi que j'ai lancé, en tant que rapporteur général du budget, une mission, avec des auditions qui
00:29:18commencent dans quelques jours,
00:29:20pour proposer à ce qu'il y ait un provisionnement automatique des retraites de tous les nouveaux fonctionnaires,
00:29:30dans les trois fonctions publiques.
00:29:32L'idée, c'est que, désormais, tous les fonctionnaires qui seront embauchés, donc les nouveaux entrants,
00:29:37pas sur les anciens, parce que les anciens, ça coûterait beaucoup trop cher,
00:29:39eh bien, l'employeur provisionne la retraite de demain.
00:29:43Ce qui aura un effet positif, c'est que ça vous garantit la retraite.
00:29:45Il y a un deuxième effet positif, c'est que ça crée un fonds, et ce fonds, il permettra probablement
00:29:50d'irriguer l'économie.
00:29:51Enfin, troisièmement, et c'est lié au deuxième, je pense qu'il faut qu'on réanime ce que Jospin avait
00:29:58lancé
00:29:58avec le fonds de réserve des retraites, qui était une très bonne idée,
00:30:02mais qui a été pillé par les gouvernements successifs, qui, dès qu'ils avaient besoin d'argent,
00:30:07piquaient dans le fonds de réserve des retraites,
00:30:08qui a 10 fois moins d'euros sur son compte qu'il aurait dû avoir en 2020.
00:30:15Excusez-moi, mais vous dites sur les 130 à 150 milliards, pour les autres, vous chiffrez,
00:30:20Zuckmann, 5 milliards.
00:30:21Là, quelle mesure sur les retraites permet de rapporter combien ?
00:30:26L'augmentation de l'âge, mécaniquement, conduit à moins de retraites inversées, plus de cotisations longtemps,
00:30:35avec cette idée que si on ne joue que sur l'âge, on oublie peut-être la question qui est
00:30:42principale,
00:30:42c'est ce qu'on appelle le taux d'emploi des seniors.
00:30:44Vous savez que les projections montrent que si nous avions un taux d'emploi des seniors identique,
00:30:51prenons la Hollande, les Pays-Bas, eh bien, nous n'aurions probablement pas de problème de déficit.
00:30:57Et à ce sujet, le rapporteur général du budget de la Sécurité sociale Thibaut Bazin et moi-même
00:31:04avons co-signé un courrier qui est parti hier ou qui va partir aujourd'hui au ministre du Travail
00:31:11pour attirer son attention sur un certain nombre de dispositions qui sont prises désormais depuis quelques années
00:31:16qui font tout, tout pour empêcher le cumul emploi-retraite.
00:31:20C'est quand même ahurissant, c'est-à-dire qu'on dissuade les gens de travailler
00:31:25alors qu'ils peuvent en avoir besoin parce qu'ils ont une petite retraite
00:31:27ou parce que simplement ils souhaitent continuer à travailler pour des tas de raisons qui les regardent.
00:31:32Donc là-dessus, c'est de l'ordre de... c'est plusieurs dizaines de milliards,
00:31:38ça se joue en plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, par an, de recettes.
00:31:42Avec les gens de l'année ?
00:32:12Et les gens de continuer à travailler s'ils le souhaitent.
00:32:13Enfin, vous voyez, c'est quand même assez fou.
00:32:17Vous avez parlé de la santé tout à l'heure, encore une fois, vous êtes médecin.
00:32:21Dans quelles dépenses vous verriez passer la tronçonneuse, le scalpel, tout ce que vous voudrez ?
00:32:26Alors, aucune tronçonneuse et aucune scalpel.
00:32:28Moi, je ne suis pas chirurgien, je suis réanimateur, madame.
00:32:31Et je n'en pute pas.
00:32:32D'ailleurs, je me méfie toujours des raccourcis des gens qui passent à la tronçonneuse.
00:32:37C'est dangereux, la tronçonneuse, et puis il y a beaucoup de sang partout.
00:32:41Non, j'observe quoi ?
00:32:43J'observe que moi, je sais où me faire opérer, madame, mais pas vous.
00:32:49Je sais où me faire opérer, mais vous ne savez pas où aller.
00:32:54Je sais surtout où ne pas me faire opérer.
00:32:58Et vous, vous ne savez pas.
00:33:00Qu'est-ce que je veux dire en disant ça ?
00:33:01Je veux dire qu'il y a des endroits où les soins sont probablement moins bien faits qu'ailleurs.
00:33:06Je dis poliment comme ça et pour des raisons confraternelles.
00:33:09On a une hétérogénéité de la qualité de l'offre de soins et ça doit nous poser question.
00:33:14Moi, je pense, par exemple, qu'il y a trop de petits hôpitaux en France aujourd'hui
00:33:19qui ne sont pas armés pour faire de la bonne médecine.
00:33:22Et donc, il faut que nous ayons une réflexion sur la structure.
00:33:26Deuxième exemple.
00:33:27Il me semble que là, il y a une confusion entre les prises en charge sécurité sociale et mutuelle
00:33:35avec parfois des payeurs mixtes qui font qu'on ne sait plus qui dépense quoi.
00:33:41Moi, il y a beaucoup de travaux qui montrent que ce qu'on appelle les contrats responsables
00:33:46qui ont été mis en place il y a une dizaine d'années,
00:33:49les complémentaires responsables,
00:33:51ont conduit une inflation de la dépense pour une qualité des soins qui n'a pas augmenté.
00:33:58Par exemple, moi, quand j'ai mon contrat d'assurance ou de mutuelle,
00:34:02ça m'ennuie que ma mutuelle propose des contrats, propose des médecines alternatives.
00:34:10Alors, pas dans mon contrat à moi que je n'ai pas pris, mais à d'autres,
00:34:14ce qui renchérit au total le coût de ce que fait payer à tous ces assurés la compagnie d'assurance.
00:34:22Donc, je pense que oui, il y a de l'argent qui est jeté par les fenêtres en matière de
00:34:27santé.
00:34:27Je vous le garantis.
00:34:28Je suis, j'en suis certain.
00:34:33Non, mais d'abord, je suis moi pour la diminution de la charge administrative globalement, globalement.
00:34:39Maintenant, ceux qui vous disent on supprime les ARS.
00:34:42Moi, je suis un homme, je suis plutôt sympathique et courtois.
00:34:45J'écoute tout.
00:34:46Donc, j'écoute tout.
00:34:47Sauf qu'il faut qu'on m'explique dans ces cas là.
00:34:50qui fera le travail que font les ARS aujourd'hui ?
00:34:53Vous voyez, c'est toujours le même problème.
00:34:55Est-ce qu'il y a des tâches que les ARS pourraient ne pas faire ?
00:34:59Oui, probablement.
00:35:01On a créé des couches administratives de normes.
00:35:05Le coût de la norme coûte très cher en France.
00:35:08L'IFRAP, d'ailleurs, avait, je crois, évalué à 100 milliards d'euros par an
00:35:12le coût de la norme en France, pas en matière de santé, en matière générale.
00:35:17100 milliards.
00:35:18On n'est pas sur les 30 millions d'aides au carburant.
00:35:25100 milliards.
00:35:25Donc, on a lesté l'activité économique, y compris de santé, mais pas seulement,
00:35:30d'un poids de norme qui est très important.
00:35:32Et la santé paye largement son écho.
00:35:35Pourquoi en France, quand un médicament demande une AMM, autorisation de mise sur le marché,
00:35:42pourquoi je crois que c'est de l'ordre de 500 jours le délai en France,
00:35:46alors que ça doit être de l'ordre de 250 ou 300 ?
00:35:48Il faudrait voir les chiffres les plus récents en Allemagne.
00:35:52Il y a quand même une question qui se pose.
00:35:54Est-ce que vous ne croyez pas qu'il y a peut-être plus de complications administratives ?
00:35:58Eh bien, tout ça, c'est un coût.
00:35:59Donc, oui, je pense que l'argent doit aller à la santé, aux soins.
00:36:04Et parfois, l'argent est jeté par les fenêtres, y compris dans le budget de la sécurité sociale.
00:36:09Frédéric.
00:36:09Oui, dans ce contexte que vous décrivez,
00:36:12quelle est votre appréciation, votre opinion sur ce qui s'est passé sur la PPL 1er mai la semaine dernière
00:36:19?
00:36:19Est-ce que vous comprenez le gouvernement qui a préféré prendre un peu de temps et repousser la CMP ?
00:36:25Est-ce que vous le regrettez ?
00:36:27Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
00:36:29Est-ce qu'on a le sentiment que Yael Brunpivet n'a pas accepté la proposition de convoquer malgré tout
00:36:35une CMP,
00:36:36que Gérard Larcher était prêt à faire ?
00:36:39Comment voyez-vous l'issue de cette affaire du 1er mai ?
00:36:43D'abord, c'est tout à fait désolant.
00:36:45Comme vous le savez, les LR avaient inscrit dans leur niche, déjà, une niche 1er mai.
00:36:52Et évidemment, il y avait eu l'obstruction.
00:36:55Ceux qui ont suivi l'activité législative, vous le faites tous,
00:36:57savent qu'il y avait eu une obstruction très importante de certaines forces de gauche.
00:37:02C'est désolant.
00:37:03Je regrette que le gouvernement ait abdiqué en race campagne.
00:37:08C'est vrai, la politique, c'est parfois prendre des risques,
00:37:10mais c'est surtout être fidèle à ce qu'on croit.
00:37:12Qu'est-ce que nous croyons ?
00:37:13Nous croyons simplement qu'il faut faciliter la France qui travaille et qui souhaite travailler.
00:37:17Et il y a quand même une grande hypocrisie
00:37:21à laisser se vendre du muguet sur toutes les trottoirs de France,
00:37:25mais à provoquer des contrôles pour des fleuristes qui travaillent normalement.
00:37:30Vous voyez, ce n'est pas normal.
00:37:33J'ai reçu récemment des représentants du Centre national du cinéma, le CNC,
00:37:39qui m'expliquaient qu'il y avait des salles de cinéma qui avaient été contrôlées
00:37:44parce qu'elles étaient ouvertes le 1er mai.
00:37:46Alors je ne sais pas si vous allez souvent au cinéma.
00:37:49Je n'ai pas beaucoup de temps.
00:37:50Et s'il y a un jour où peut-être je peux y aller, c'est le 1er mai.
00:37:53Et donc cette idée qu'on abdique parce qu'il y a une vision étriquée des droits sociaux est absurde.
00:38:01D'ailleurs, ce que me disaient les gens du CNC était très intéressant.
00:38:04Ils me disaient que ceux qui voulaient venir travailler ce jour-là,
00:38:08les gens voulaient venir travailler ce jour-là parce qu'ils étaient payés 2 à 3 fois plus.
00:38:14Donc tout ça est absurde.
00:38:16On est dans un pays qui s'empêche lui-même de travailler.
00:38:18Mais ça pose le problème plus profondément de la question du travail en France.
00:38:22Et vous savez que si vous prenez le nombre d'heures travaillées en France,
00:38:27le nombre d'heures effectivement travaillées,
00:38:28divisé par la population en âge de travailler,
00:38:32nous sommes les derniers de l'OCDE.
00:38:35Les derniers.
00:38:36Alors ceux qui travaillent, travaillent comme les voisins, globalement,
00:38:40même si ça dépend des...
00:38:41Globalement.
00:38:42En revanche, nous avons une partie importante de la population
00:38:46qui ne travaille pas du tout, aux deux âges extrêmes aussi.
00:38:49Mais le 1er mai est très symptomatique de cette histoire.
00:38:51En France, nous n'aimons pas le travail.
00:38:54Moi, je crois le contraire.
00:38:55De toute façon, pour s'en sortir,
00:38:57pour revenir à la question des finances publiques que vous me posiez tout à l'heure,
00:39:00les solutions, elles sont connues.
00:39:02Dépensez moins, dépensez mieux,
00:39:05mais travaillez plus, c'est-à-dire produire plus de richesses.
00:39:08Et d'ailleurs, les gens en ont besoin pour leur pouvoir d'achat.
00:39:12Il faut que le travail soit rentable.
00:39:14Ce qui ouvre d'ailleurs un autre sujet, c'est la question du salaire direct.
00:39:17Mais non, je regrette que le gouvernement ait manqué de courage dans cette affaire
00:39:22et je souhaite qu'une solution soit trouvée le plus rapidement.
00:39:25En tout cas, prétendre qu'on va se faire élire président de la République,
00:39:28si certains le prétendent, dans un an, en disant
00:39:31« Oui, on va faire ça, oui, on va faire ci »,
00:39:33alors qu'on n'a pas eu le courage de même essayer le faire.
00:39:36Essayer le faire, c'est scandaleux.
00:39:39Au pire, on passe au vote et on perd.
00:39:41Ça s'appelle la démocratie.
00:39:43Mais enfin, je suis très déçu.
00:39:46Très, très déçu.
00:39:47Pardon, sur ce sujet, vous n'avez pas l'impression de vous être un peu fait
00:39:50par l'expression « rouler dans la farine ».
00:39:52Dans un premier temps, le texte dit
00:39:55« C'est pour les artisans floristes et les artisans boulangers ».
00:39:58Le Premier ministre a dit clairement à la tribune
00:40:01que ce texte avait été totalement dévoyé,
00:40:03qu'à la fin, Truffaut, Interflora, la FNAC,
00:40:09Cultura, ce sont les propos du Premier ministre hier à la tribune,
00:40:12aurait pu, avec ce texte-là, ouvrir.
00:40:14Est-ce que ce texte-là n'a pas été totalement dévoyé au Sénat,
00:40:18puis aussi dévoyé par les lobbies lors de la commission ?
00:40:22Non, je crois que tout simplement,
00:40:25il n'y a pas eu de courage politique de prendre un risque.
00:40:29Non, bien entendu, ce n'est pas ce qu'on demandait.
00:40:30Mais ce n'est pas ce que nous demandions.
00:40:32Il n'y a pas de débat.
00:40:33Moi, je vous dis, ce que nous avions, nous, dans notre texte LR,
00:40:39vous vous souvenez de la niche LR, ce n'était pas ça.
00:40:42Donc, nous, nous souhaitions que ça puisse ouvrir.
00:40:45Bon, ben, ça ne peut pas, ça ne peut pas.
00:40:47Qu'est-ce que vous voulez ?
00:40:48Je le regrette.
00:40:51Est-ce que vous croyez qu'avec ce refus et d'autres,
00:40:55le Premier ministre perd toute chance d'être un jour candidat ?
00:41:00Vous savez, tout corps plongé dans une baignoire,
00:41:02on sait, a tendance à remonter à la surface.
00:41:05Tout Premier ministre nommé à Matignon a vocation
00:41:07à être candidat à la présidence de la République.
00:41:09Donc, non, je ne sais pas répondre à votre question.
00:41:11Mais il est certain que nous avons besoin
00:41:14d'un futur président de la République
00:41:17qui est, comme principale qualité,
00:41:20non pas l'intelligence, parce qu'honnêtement,
00:41:22ils le sont tous.
00:41:22Il y a une grande qualité, contrairement à ce qu'on dit du monde politique,
00:41:25mais qui est du caractère.
00:41:27C'est ça, la principale qualité qu'on demande
00:41:30à un président de la République, en plus en France,
00:41:33avec les pouvoirs qui sont celui du président de la République française,
00:41:36qui n'ont rien à voir avec ceux d'un certain nombre
00:41:38de premiers ministres ou chefs d'exécutifs de nos voisins.
00:41:41C'est dommage.
00:41:43C'est dommage.
00:41:44Et je le regrette parce que je trouve que le corps nu
00:41:48avait été intelligent dans le maniement d'une barque
00:41:51très compliquée dans une assemblée sans majorité.
00:41:55Mais là, je suis très déçu.
00:41:57Oui, excusez-moi, puisqu'on est sur le sujet de la présidentielle.
00:42:00Vous n'avez qu'à dire autre chose.
00:42:01Je voulais savoir ce que vous pensez du début de campagne
00:42:03de David Lina, qui a lancé depuis le début de la semaine
00:42:05une vaste campagne d'affichage en France.
00:42:08Et pensez-vous qu'il est le candidat idoine ?
00:42:12Alors vous avez devant vous le député républicain qui, depuis le début,
00:42:17mais le début, il y a une semaine, il y a deux ou trois ans, dit de toute façon
00:42:23pour que nous soyons au second tour, il faut une primaire ouverte de type celle de 2017.
00:42:28C'est la seule solution pour qu'il n'y ait pas une Taubira ou un Chevènement
00:42:35qui empêche Jospin d'être au second tour.
00:42:37Souvenez-vous, Jospin n'est pas au second tour, il y manque 200 000 voix.
00:42:41200 000, c'est rien.
00:42:43Pourquoi ? Parce qu'il a échevènement et Taubira.
00:42:46D'ailleurs, un des deux aurait suffi à ce qu'il ne soit pas au second tour.
00:42:48Bon, moi, ma thèse, c'est que nous devons faire une primaire ouverte.
00:42:53Qui dit primaire ouverte, dit par définition que j'accepte qu'il y ait une multitude de candidatures.
00:42:58Donc la question n'est pas qu'il y ait lui plus lui plus lui.
00:43:02La question, c'est comment on atterrit, comment on finit ?
00:43:04Si chacun va jusqu'au bout, dans ces cas-là, les amis, pardon de vous le dire,
00:43:09mais la droite et le centre ne seront tout simplement pas au second tour.
00:43:12Mécaniquement, mais arithmétiquement, ce n'est pas possible.
00:43:14Donc comment on en sort ?
00:43:17Je n'aime pas parier, mais je vais quand même vous faire un pari sur l'intelligence.
00:43:21Je pense que nous aurons une primaire ouverte à la fin de l'année,
00:43:23parce qu'on ne pourra pas faire autrement.
00:43:26On ne pourra pas faire autrement.
00:43:29Alors, la fameuse question d'Ouahou, de Knafou à Attal,
00:43:34je vous vois venir, j'entends...
00:43:35Bon, moi, la méthode que je préconise depuis toujours,
00:43:39et la suivante, elle est assez simple,
00:43:41c'est d'écrire un manifesto dans lequel vous dites un certain nombre de choses.
00:43:46Et voilà ce à quoi vous vous engagez quand vous êtes candidat,
00:43:50mais aussi quand vous venez voter.
00:43:51Un certain nombre de valeurs que vous décrivez.
00:43:54Par exemple, dans ces valeurs, moi, je crois à la vertu du marché unique européen.
00:43:58Je pense que c'est un très grand avantage d'être dans l'Union européenne,
00:44:02y compris en matière de commerce international.
00:44:06Si les gens sont prêts à signer ça, ils peuvent être candidats.
00:44:10Ça regardera chacun.
00:44:12Donc, si on ne fait pas ça, on ne sera pas au second tour.
00:44:16Un certain nombre de gens disent, non, non, ce n'est pas nécessaire.
00:44:19Les sondages décideront.
00:44:22Les sondages décideront.
00:44:24Enfin, s'ils avaient raison, je serais très heureux,
00:44:25mais je n'y crois absolument pas.
00:44:27Parce qu'il y en a toujours un qui vous dira,
00:44:29tu ne m'as jamais vu en campagne.
00:44:31Je suis à 2%, mais avec une campagne formidable,
00:44:35je vais arriver à 17%.
00:44:36OK, d'accord.
00:44:37Et certains, d'ailleurs, diront à raison.
00:44:42Regarde Hollande un an avant son élection.
00:44:44Regarde Fillon un mois avant la fin de la primaire de 2017.
00:44:49Chirac.
00:44:50Chirac, absolument, Chirac-Baladur.
00:44:52On connaît, on sait ce qui va se passer.
00:44:53En fait, ce qui est extraordinaire,
00:44:55c'est que j'ai l'impression...
00:44:57Moi, j'ai fait du grec en terminale, langue morte.
00:45:01Mais la tragédie grecque a une caractéristique.
00:45:03C'est qu'on sait au premier acte qui va mourir.
00:45:06Et quelle que soit l'énergie que mettent les personnages
00:45:08pendant les trois actes,
00:45:09ils meurent à la fin.
00:45:10Ils meurent.
00:45:11Vous faites ce que vous voulez.
00:45:12Et moi, je ne veux pas vivre une tragédie grecque.
00:45:15Je pense que nous devons,
00:45:16parce que le pays est à droite,
00:45:18demande qu'on remette de l'ordre dans les comptes publics,
00:45:21demande qu'on remette de l'ordre dans la rue,
00:45:23demande qu'on remette de l'ordre à l'école,
00:45:25demande qu'on remette de l'ordre aux frontières.
00:45:26Le pays est à droite.
00:45:28Et le pays est européen.
00:45:30Ils croient...
00:45:30Les Français, ils sont européens, en réalité.
00:45:32Ils sont de mauvaise humeur, mais ils sont européens.
00:45:34Eh bien, il me semble
00:45:35que si on veut que ces valeurs gagnent,
00:45:38eh bien, il faut que nous ayons une primaire.
00:45:42Il n'y a que la primaire ouverte qui permet ça.
00:45:44Il n'y a pas d'autre choix.
00:45:47Stéphanie.
00:45:52Il y a des choses que j'aime bien chez Lysnard.
00:45:54Lysnard dit, par exemple,
00:45:56qu'il faut ordonner de la liberté aux acteurs.
00:45:58Moi, je suis très favorable à ça.
00:45:59Moi, j'aime la liberté.
00:46:00Bon, là, quand il passe à la moulinette,
00:46:03le code du travail,
00:46:06je pense que c'est utile, le code du travail.
00:46:09Stéphanie.
00:46:09Oui, Stéphanie.
00:46:10Même s'il faudrait probablement le revoir, évidemment,
00:46:12comme toutes les normes.
00:46:13Excusez-moi.
00:46:14Vous disiez tout à l'heure
00:46:16que le gouvernement avait manqué de courage
00:46:18sur le 1er mai.
00:46:20La gauche avait présenté un front uni
00:46:23sur cette question
00:46:24en menaçant d'une motion de censure.
00:46:27Est-ce que vous pensez que tout risque de censure
00:46:30est désormais écarté,
00:46:32que ce soit pour le printemps, là,
00:46:34ou pour l'automne ?
00:46:35Et donc, question connexe,
00:46:37comment vous envisagez de faire passer
00:46:39ce fameux budget ?
00:46:41Est-ce que ce sera éventuellement
00:46:43par ordonnance, par 49-3 ?
00:46:46Ou est-ce qu'il faut envisager,
00:46:48comme le fait déjà Philippe Brun,
00:46:50une loi spéciale pour 6 mois ?
00:46:54Moi, je ne suis pas l'exécutif.
00:46:55Ce n'est pas à moi de faire passer le budget.
00:47:00D'abord, est-ce qu'une censure,
00:47:03et votre question, est évacuée ?
00:47:06Je ne vois pas très bien sur quoi
00:47:08la censure tomberait aujourd'hui.
00:47:10Donc, oui, en tout cas,
00:47:12dans un court délai,
00:47:13je ne vois pas très bien
00:47:14ce qui conduirait à une censure.
00:47:16Moi, je regrette,
00:47:17j'ai été parlementaire européen
00:47:19pendant 10 ans
00:47:19et nous n'avons pas de majorité là-bas.
00:47:21Et nous arrivions à créer des coalitions,
00:47:25y compris entre le PPE auquel j'appartenais
00:47:27et les sociodémocrates,
00:47:29l'équivalent des socialistes.
00:47:30On y arrivait.
00:47:31Alors, évidemment,
00:47:33ça ne correspond pas à l'esprit français
00:47:36du franchissement du pont d'Arcole
00:47:37où, en France, on pense que
00:47:39toute victoire politique
00:47:40doit se faire au détriment
00:47:41de l'écrabouillement d'un adversaire.
00:47:43C'est vrai qu'on a cette vision-là.
00:47:45Ça nécessite de trouver des voies de passage, etc.
00:47:51Moi, c'est ce que je vais essayer de faire
00:47:52sur le budget
00:47:52en disant toutefois les choses,
00:47:54en disant la vérité.
00:47:55En tant que rapporteur général du budget,
00:47:57je mettrai sur la table
00:47:58un certain nombre de propositions
00:48:00pour rendre l'économie française compétitive.
00:48:03Tant que nous n'avons pas d'économie compétitive,
00:48:06nous n'avons pas de possibilité
00:48:07de rétablissement des comptes publics.
00:48:09Tant que nous n'avons pas
00:48:10de rétablissement des comptes publics,
00:48:11nous n'avons pas de marge de manœuvre.
00:48:12Tant que nous n'avons pas de marge de manœuvre,
00:48:14nous sommes condamnés
00:48:14à avoir des services publics
00:48:15qui s'écroulent.
00:48:17Moins d'argent pour l'école,
00:48:18moins d'argent pour la santé, etc.
00:48:20Nous mettons d'ailleurs
00:48:21moins d'argent dans l'école en France
00:48:22que chez nos voisins actuellement,
00:48:24comme vous le savez déjà.
00:48:25Quant à la défense,
00:48:26on peut en parler si vous le souhaitez.
00:48:28On voit la difficulté à boucler
00:48:30un budget complémentaire pour la défense.
00:48:32Donc, je ne sais pas comment on fera.
00:48:35En tout cas, moi,
00:48:35je mettrai des méthodes sages sur la table.
00:48:38Je comprends qu'il y aura
00:48:39des impératifs politiques.
00:48:41Les gens voudront se compter.
00:48:42Mais je dirai les yeux dans les yeux
00:48:44aux différents acteurs politiques,
00:48:46qu'ils soient de gauche ou de droite,
00:48:48je leur dirai,
00:48:50vous allez vouloir compter
00:48:51dans l'élection présidentielle.
00:48:53Si le peuple souhaite vous désigner
00:48:55vous serez en charge de responsabilité,
00:48:58quand on est un homme ou une femme politique
00:49:00et qu'on veut être président de la République,
00:49:02on a des responsabilités.
00:49:04Ça signifie qu'on doit s'extraire
00:49:05d'un certain nombre de déterminismes partisans
00:49:12pour chercher l'intérêt général.
00:49:14La France, on ne rigole pas avec la France.
00:49:17Et donc, le budget sera un budget de sagesse
00:49:19et de rétablissement des comptes publics.
00:49:21Et je demanderai aux gens
00:49:22de se placer par rapport à ça.
00:49:25Si ensuite, certains veulent faire
00:49:27de la politique politique
00:49:28en disant déjà,
00:49:29six mois avant,
00:49:30il faut faire une loi spéciale,
00:49:31il faut faire une ordonnance,
00:49:33attendez de voir ce qu'il y a dans la copie.
00:49:35Est-ce que vous ne trouvez pas,
00:49:36quand même, assez extraordinaire
00:49:37qu'on dise,
00:49:38il faudrait une loi spéciale
00:49:39alors qu'on ne sait même pas
00:49:40ce qu'il y a dans le budget ?
00:49:41Et ça témoigne, pardon,
00:49:44d'une incapacité à avoir une vision adulte
00:49:49de la vie politique.
00:49:50Et qu'est-ce qui se passera
00:49:52dans cette hypothèse
00:49:53où nous ne sommes pas capables
00:49:54d'être collectivement sages
00:49:56si, à l'issue de l'élection présidentielle,
00:49:58il y aura des législatives ?
00:49:59Et à l'issue de ces législatives,
00:50:00il n'y a toujours pas de majorité.
00:50:01Ça signifie qu'on va continuer comme ça
00:50:03en disant qu'on n'est pas capable de s'entendre ?
00:50:06J'ai dit, il va falloir qu'on s'entende,
00:50:08pas sur des fausses vérités,
00:50:10sur des vraies vérités.
00:50:12Et je suis persuadé
00:50:13que M. Brun vaut beaucoup plus
00:50:15que ce qu'il a dit.
00:50:16C'est un homme qui, au fond, est sage
00:50:18quand vous analysez avec lui
00:50:19la dépense publique.
00:50:20Simplement, il est pris
00:50:22parce qu'il est socialiste
00:50:23par un jeu de surenchère
00:50:26à cause de son aile gauche.
00:50:27On voit la difficulté.
00:50:29Pourquoi les socialistes français
00:50:31sont les seuls socialistes en Europe
00:50:33qui ne sont pas capables
00:50:34d'avoir une analyse vraie
00:50:36des équilibres des finances publiques ?
00:50:37Les seuls.
00:50:39Qui a rétabli les comptes publics en Allemagne ?
00:50:41Un PPU ou un socialiste ?
00:50:43Un socialiste.
00:50:44Schröder.
00:50:45Pourquoi ce n'est pas possible en France ?
00:50:47Pourquoi les socialistes sont-ils toujours...
00:50:50Se sentent-ils toujours les otages
00:50:53de M. Mélenchon ?
00:50:55Ben oui.
00:50:57Devenez adultes.
00:50:58Et vous savez, je pense que les Français
00:50:59sont beaucoup plus adultes
00:51:01que les hommes et les femmes politiques le croient.
00:51:04beaucoup plus prêts à voir les choses.
00:51:06Simplement, ça demande aux hommes politiques
00:51:08d'avoir le courage de dire
00:51:10ben oui, un plus un, ça fait deux.
00:51:11Et je ne peux pas vous expliquer
00:51:12que ça fait 2,1 ou 1,9.
00:51:14Ce n'est pas vrai.
00:51:15Si vous dites ça, les gens râlent peut-être,
00:51:17mais à la fin, ils vous écoutent.
00:51:19Oui, deux petites questions.
00:51:21La première vous concerne.
00:51:22Il y a une demi-douzaine actuellement
00:51:24de candidats de droite à l'élection présidentielle.
00:51:27Il va y en avoir plus.
00:51:29Est-ce que vous seriez prêts vous-même
00:51:30à rejoindre le club des machos,
00:51:33comme l'a dit la présidente
00:51:34de l'Assemblée nationale hier ?
00:51:36Et deuxième question,
00:51:37sur tous ces candidats, aucun ne s'aime.
00:51:40Il y en a même qui se détestent entre eux.
00:51:42Et ils disent tous, tout ce que vous avez dit,
00:51:44il faut qu'il n'y ait qu'un seul candidat.
00:51:46Comment voulez-vous qu'un électeur de droite
00:51:48comprenne ça et qu'il ne se remémore pas
00:51:51une phrase qu'avait eu Guy Mollet en 1957
00:51:55« La droite française est la plus bête du monde ».
00:52:01Alors d'abord, que les candidats ne s'aiment pas,
00:52:03bon, entre nous, ce n'est pas le problème.
00:52:05Moi, je veux simplement qu'ils s'entendent
00:52:06et je voterai parmi ces 12,
00:52:09mais probablement vous en avez oublié quelques-uns,
00:52:11moi, j'ai même une liste qui peut monter un peu plus.
00:52:15Je voterai pour celui qui va gagner
00:52:17avec un programme derrière qui tient.
00:52:20Vous voyez, peu importe d'aimer ou de ne pas aimer,
00:52:23la question, c'est qui a les épaules
00:52:26pour avoir une vision pour le pays ?
00:52:28Moi, ce que je reproche à la plupart des débats aujourd'hui,
00:52:31c'est que ce sont des débats sur des mesures,
00:52:33des mesures techniques.
00:52:34Tiens, je vais faire ci, je vais faire ça.
00:52:36La question qu'on pose à un futur président de la République,
00:52:38ce n'est pas ça.
00:52:39C'est quelle est votre vision pour le pays ?
00:52:42Comment voyez-vous les choses ?
00:52:44Quand Sarko est élu il y a 15 ans,
00:52:46on dit oui, mais il est élu parce qu'il trouve une formule magique,
00:52:49vous vous souvenez, le travailler plus, gagner plus.
00:52:51Mais non, c'est une très mauvaise analyse des choses.
00:52:55Ce qu'il dit là sur le travail à ce moment-là,
00:52:57ce n'est que l'expression technique d'une vision.
00:53:00À l'époque, sa vision, c'est le travail.
00:53:04Quand Hollande est élu quelques années plus tard,
00:53:08sa vision, c'est, vous vous souvenez, sur la finance,
00:53:10ce qu'il dit sur la finance.
00:53:13Quand Chirac est élu en 1995,
00:53:15sa vision, c'est la fracture sociale,
00:53:16c'est une France qui se fracture.
00:53:18Aujourd'hui, j'attends, moi, des hommes et des femmes politiques
00:53:22qui se présentent.
00:53:23Et s'il y en a 12, tant mieux.
00:53:24S'il y en a 15, encore mieux.
00:53:26Encore une fois, ce n'est pas le problème.
00:53:27Moi, je suis content qu'il y en ait de nombre.
00:53:28Parce que sur le lot, on trouvera probablement la vision.
00:53:31Moi, mon inquiétude, c'est qu'ils ne se mettent pas d'accord
00:53:34sur la méthode de départage.
00:53:38Ils disent tous qu'il ne faut qu'un seul candidat.
00:53:40D'accord ?
00:53:40Eh bien, OK.
00:53:41Je les prends au mot.
00:53:44Soit.
00:53:44Alors, comment on fait ?
00:53:45C'est ça, le vrai sujet.
00:53:46C'est la question de la méthode.
00:53:47C'est Thatcher qui disait,
00:53:48ne me dites pas ce qu'il faut faire.
00:53:50Je le sais.
00:53:51Dites-moi, comment on le fait ?
00:53:52Et moi, comment on le fait ?
00:53:55Il n'y a que la primaire ouverte qui ne le permet.
00:53:57Il n'y a que ça.
00:53:59Elle a des imperfections.
00:54:02Pire des systèmes, à l'exception de tous les autres,
00:54:04pourrait-on dire.
00:54:05Mais je n'en vois pas d'autres.
00:54:07Et la primaire ouverte, de type 2017, 4 millions.
00:54:11Quant à moi, vous me posez la question,
00:54:12c'est très flatteur de mettre dans les 12.
00:54:15Sauf que dans une équipe de foot,
00:54:16quand on est 11, le 12e, souvent, il est remplaçant.
00:54:20J'ai déjà participé à cette épreuve.
00:54:23Cette épreuve, on peut dire que c'est une épreuve
00:54:25à tous les sens du terme.
00:54:26C'était fort intéressant.
00:54:28Aujourd'hui, je ne prévois pas de le faire
00:54:30parce qu'il y a peut-être plusieurs raisons,
00:54:33mais il y a une des raisons qui font que,
00:54:35en tant que rapporteur général du budget,
00:54:37j'ai une responsabilité particulière
00:54:39qui va essayer de mettre des gens
00:54:42qui déclarent ne pas penser pareil,
00:54:45les mettre d'accord sur ce qui est absolument indispensable
00:54:49pour le pays, c'est que nous ayons un budget
00:54:50qui tienne la route et qui prépare l'avenir.
00:54:52Je ne veux pas que l'on perde encore 6 mois ou un an
00:54:55avec un budget qui ne servira à rien.
00:54:57Ça, ce n'est pas possible.
00:55:00Guy Bollet, il est candidat ?
00:55:03Oui, la base...
00:55:06Oui, écoutez...
00:55:09Le grand paradoxe, c'est qu'il y a des individualités
00:55:12très intéressantes.
00:55:14Mais collectivement, effectivement,
00:55:18les uns et les autres n'arrivent pas à se projeter
00:55:20dans un grand tout.
00:55:22Et c'est vrai que c'est un problème.
00:55:24C'est un problème.
00:55:26Je n'ai pas d'autre solution technique,
00:55:29parce qu'il faut une solution technique,
00:55:30que cette primaire ouverte de type 2017,
00:55:33dont évidemment les oiseaux de mauvaise augure disent
00:55:35mais regardez, on perd avec une primaire.
00:55:38Non, en 2017, on ne m'en a pas perdu à cause de la primaire.
00:55:40On a failli gagner grâce à la primaire
00:55:43et malgré les costumes.
00:55:44Donc, le sujet, il...
00:55:47Quand vous avez 4 millions de personnes qui votent pour vous,
00:55:49globalement, vous créez un dynamisme.
00:55:51Et si on est battu, vous savez bien que c'est pour autre chose.
00:55:54Bonjour, M. Givin.
00:55:55J'ai deux questions.
00:55:56Une qui poursuit la question précédente.
00:55:59Est-ce que dans le cadre de l'hypothèse d'une primaire ouverte,
00:56:02il ne faudrait pas un minimum la serrer, cette primaire,
00:56:05pour qu'il n'y ait pas une évaporation des électeurs
00:56:08qui aillent soit d'un côté vers un autre candidat,
00:56:13soit de l'autre vers un autre candidat ?
00:56:14Est-ce qu'il n'y a pas un risque si on fait une primaire ouverte large ?
00:56:19Et la deuxième question...
00:56:20Pardon, je n'ai pas très bien compris.
00:56:21C'est quoi le recéder de primaire ?
00:56:22Non, mais typiquement, si on prend une primaire de Gabriel Attal à Saracnafo,
00:56:27est-ce qu'il n'y a pas un risque que les électeurs de Gabriel Attal
00:56:30n'aillent pas voter pour Saracnafo
00:56:32et que les électeurs de Saracnafo n'aillent pas voter
00:56:34pour les électeurs de Gabriel Attal au final ?
00:56:37Ça, c'est pour l'exemple.
00:56:38Oui, je réponds à cette question et il faut poser le...
00:56:41Non, mais encore une fois, moi, je n'ai pas de baguette magique.
00:56:44Et je ne suis pas en train de vous dire, si on fait ça, c'est gagnant.
00:56:46Je vous dis, en revanche, si on ne le fait pas, c'est perdant, premièrement.
00:56:51Deuxièmement, le spectre, évidemment, je vois qu'il y a une difficulté conceptuelle.
00:56:56Qu'y a-t-il de commun entre Saracnafo et M. Attal ?
00:56:59Pas grand-chose.
00:57:01Ce que je veux dire simplement, c'est que là où il faut l'encadrer,
00:57:05c'est sur les idées.
00:57:07Que chacun qui participera et qui votera, candidat et électeur,
00:57:11s'engage sur un corps...
00:57:13Quand j'étais jeune, on disait un corpus idéologique,
00:57:17un manifeste de valeur, tout simplement.
00:57:20Et ce manifeste de valeur, il doit vous engager.
00:57:24Êtes-vous pour la dissuasion nucléaire ?
00:57:28Êtes-vous pour le marché unique ?
00:57:30L'abolition des frontières, des biens, capitaux, personnes en Europe ?
00:57:36Dans votre tête, ça ne fonctionnera que s'il y a ce corpus de valeur qui est partagé ?
00:57:42Oui, parce que sinon, ça devient un outil qui sera la merci des mouvements d'humeur de la population.
00:57:58La politique, c'est quelque chose de sérieux.
00:58:00Et on parle de la France, quand même.
00:58:03La France, ça a été un grand pays, ça l'est moins aujourd'hui, elle peut le redevenir.
00:58:09Il faut en mettre les conditions.
00:58:11Vous aviez une deuxième question, si je puis me permettre.
00:58:12J'avais une deuxième question, vous avez parlé de la réforme d'ertrade, vous avez parlé du 1er mai.
00:58:17Qu'est-ce que vous répondez finalement à ceux qui disent que la France est un réformable ?
00:58:22Vous avez commencé des discussions avec Yael Brunpivet, avec d'autres, sur la réforme du budget, du calendrier budgétaire.
00:58:29Qu'est-ce que cela donne ? Est-ce qu'il y a une possibilité de faire des changements qui
00:58:33puissent débloquer un peu les choses ?
00:58:35J'ai fait tout un tas de propositions sur la réforme budgétaire.
00:58:39Certaines demandent une réforme de la Constitution, d'autres une réforme de la loi, d'autres une réforme du règlement,
00:58:44et d'autres tout simplement le respect des règles.
00:58:48Le gouvernement ne peut pas nous donner le projet de loi de finances initiale quelques jours avant le début de
00:58:56la discussion budgétaire.
00:58:58Nous sommes le 15 avril, n'est-ce pas ?
00:59:00La loi organique dit que nous devrions, ici au Parlement, pas seulement le rapporteur général, le Parlement, disposer du R2A,
00:59:11le rapport d'activité,
00:59:14qui va nous permettre de participer aux prévisions budgétaires qui vont être transmises à la Commission le 30, 15 jours
00:59:21avant.
00:59:22On est le 15, moi j'ai reçu un document de 3 pages, c'est déjà pas mal, mais c
00:59:26'est pas ça, c'est pas le R2A.
00:59:29Donc déjà, déjà, que les acteurs, gouvernement, mais Parlement aussi, par exemple, vous savez qu'il y a une règle
00:59:36au Parlement,
00:59:36c'est qu'il faut au minimum 3 jours entre le dépôt des amendements et la réunion de la Commission,
00:59:41il faut qu'on puisse le travailler quand même, tout ça.
00:59:42Non, on n'a même pas ça maintenant, tout se fait rapidement, il y a une sorte de laisser-aller
00:59:50général où les règles ne sont plus respectées.
00:59:52Déjà, respecter les règles, ça serait une révolution en matière de discussion budgétaire.
00:59:57Avec le président Coquerel, nous allons écrire au ministre Amiel en lui demandant, non seulement de respecter les délais pour
01:00:05la transmission du projet de loi de finances initiale de 2027,
01:00:09mais aussi de nous le transmettre le 15 septembre. Vous voyez qu'on ait le budget 15 jours avant. C
01:00:15'est quand même pas scandaleux.
01:00:16Avoir le temps de le lire, ça a l'air idiot, avoir le temps d'étudier, de l'évaluer. Eh
01:00:22bien non, personne fait ça aujourd'hui.
01:00:23J'ai été élu rapporteur général du budget, je crois que c'était un jeudi soir, et on devait déposer
01:00:28les amendements le lundi soir, ou mardi.
01:00:31Enfin, c'est tout ça. Est-ce raisonnable ? Alors maintenant, vous dites, est-ce que la France est réformable
01:00:36?
01:00:36Ben oui, moi je le crois. Sauf qu'il faut dire la vérité aux Français.
01:00:40Si vous leur dites que demain, ils n'auront pas le médicament nouveau qui va leur permettre de guérir de
01:00:47maladies aujourd'hui inguérissables,
01:00:49c'est la vérité. Il y a des maladies inguérissables aujourd'hui qui peuvent être guéries demain.
01:00:52Je peux vous donner plusieurs exemples. Sauf que ça va coûter très cher.
01:00:55Si on veut se payer ça, eh bien il y a des réformes nécessaires à faire.
01:00:59Le sujet, c'est qu'on ne dit pas la vérité aux Français.
01:01:02Donc je pense que les Français sont en fait beaucoup plus réformistes que ne le sont les hommes politiques.
01:01:07Mais ils n'y croient pas parce que la parole publique, probablement, a trop dissimulé dans le passé.
01:01:17Et si vous dites les choses, et si vous donnez un espoir aux Français, ça ne doit pas être la
01:01:21purge.
01:01:22La politique est devenue soit l'anesthésie analgésie, c'est-à-dire qu'en gros, vous inquiétez pas, on fera
01:01:27rien,
01:01:29soit la purge. On va vous supprimer ça, et puis ça, et puis on va vous couper la tête, et
01:01:33puis vous allez voir, et puis 500 000 fonctionnaires en moins.
01:01:36La schlag ou l'analgésie, vous préférez quoi ?
01:01:39Je pense que peut-être que la sagesse permettrait d'aller vers une réforme.
01:01:44Lisez, c'est dans Le Monde, je crois, un excellent journal du soir, une tribune de Breton, l'ancien commissaire
01:01:51européen, il y a quelques semaines, sur le retour à un équilibre.
01:01:55Je trouve que les pistes qu'ils donnent sont très intéressantes. Très intéressantes. Une règle d'or. Une règle d
01:02:01'or.
01:02:02Ben voilà, fixons-nous une règle d'or. Moi, j'ai été maire 25 ans, il y a une règle
01:02:05d'or. Vous ne pouvez pas avoir un budget de fonctionnement en déficit.
01:02:08Ben c'est formidable. Appliquons ça à l'État d'ici 6 ou 7 ans. On va pas y arriver
01:02:13tout de suite, hein. Il va falloir...
01:02:15Donc, les Français, ils sont prêts à entendre une voix qui est raisonnable et qui leur dit la vérité.
01:02:22C'est ça. Je ne crois ni au père fouettard que représentent les moins 500 000 fonctionnaires que la droite,
01:02:30de temps en temps, sort ou a sorti dans le passé.
01:02:33C'est tellement bien réussi, vous voyez. Ou à M. Mélenchon qui dit qu'il n'y a pas de
01:02:38problème de déficit.
01:02:42Lors de la fin de notre rencontre approche, on va... Je vous en prie. Je suis désolé, je suis très
01:02:46bavard.
01:02:46Quelques questions, non mais c'est très intéressant. Donc, allez-y. Jannick, François et Stan.
01:02:50Très rapidement. Vous vous demandiez tout à l'heure pourquoi l'EPS ne se déconnectait pas de la France insoumise.
01:02:56Une des solutions techniques, très techniques, aurait pu être la proportionnelle.
01:03:01Or, vous, comme beaucoup de députés, l'ont de nouveau retoqué, cette réforme, je crois que c'était cette semaine
01:03:08ou en fin de semaine dernière.
01:03:10Pourquoi tant de haine ?
01:03:12Alors, je vais vous surprendre. J'ai, dans le passé, pris des positions en faveur de la proportionnelle.
01:03:18J'étais d'ailleurs le seul dans une famille politique qui est traditionnellement la famille gaulliste, très scrutin majoritaire.
01:03:23Parce que je croyais à cela. Depuis que je suis député, je n'y crois plus. Pourquoi ?
01:03:28Pourquoi j'y croyais ? Parce que j'avais l'expérience du Parlement européen où j'avais vécu les vertus
01:03:33d'une assemblée sans majorité.
01:03:36On était obligé de se mettre d'accord. Et donc, du coup, même si c'était parfois moins flamboyant, on
01:03:41arrivait à des choses relativement efficaces et avec une acceptabilité sociale.
01:03:45Et puis, je suis élu député ici. Et j'arrive dans une assemblée qui est en réalité déjà une assemblée
01:03:51de type proportionnel.
01:03:52Aujourd'hui, nous avons une répartition de type proportionnel. Regardez le poids relatif des forces politiques nationales.
01:04:02En tout cas, nous sommes de type proportionnel. Et ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce que les forces politiques
01:04:10ont encore ce raisonnement de type majoritaire.
01:04:14Tout le monde, d'ailleurs. Tout le monde. Souvenez-vous de la discussion après la législative de la gauche qui
01:04:20dit « Nous sommes majoritaires ».
01:04:21Alors qu'il n'était pas cette idée que... Bref, on a une absence de culture de compromis qui rend
01:04:33extrêmement périlleux la mise en place d'un scrutin proportionnel.
01:04:40On pourrait peut-être travailler sur un scrutin proportionnel de type communal. C'est parce qu'en matière communale, il
01:04:47y a un scrutin proportionnel, mais qui garantit de majorité.
01:04:51Or, on voit bien qu'il faut une majorité. Ce dont souffre le pays aujourd'hui, c'est l'absence
01:04:55de majorité.
01:04:56Pourquoi, en fait, avez-vous le sentiment que rien n'avance ? C'est qu'il n'y a pas
01:05:00de majorité. Et dans une proportionnelle, vous n'avez pas de majorité.
01:05:04Donc, est-ce qu'il faut chroniciser une situation comme nous la vivons aujourd'hui, alors même que la culture
01:05:10des hommes politiques et des femmes politiques n'a pas changé, en passant d'emblée à la proportionnelle ?
01:05:14Je ne le crois pas. François.
01:05:17Vous avez dit tout à l'heure que le bon candidat doit avoir du caractère et proposer un ensemble de
01:05:24politiques.
01:05:25Michel Barnier a-t-il ce profil et avait voulu le programme qu'il a fait, un petit livre bleu,
01:05:38bâtir ?
01:05:39Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous souhaitez qu'il soit dans la course de
01:05:46la primaire ?
01:05:47Il faut effectivement quelqu'un qui ait du caractère et de l'expérience. Ça, c'est clair.
01:05:52Non, mais encore une fois, Barnier, j'ai été son colistier aux européennes. Il était commissaire au marché intérieur.
01:06:00J'étais un des WIP de la commission du marché intérieur au Parlement européen.
01:06:05J'ai travaillé depuis des années avec lui et c'est quelqu'un pour lequel j'ai non seulement de
01:06:10l'animation, de l'amitié, mais aussi de l'admiration, mais aussi de l'amitié.
01:06:16Ça fait partie des candidats crédibles. Voilà, il fait partie des candidats.
01:06:19Mais le paradoxe, c'est exactement celui que vous soulignez. C'est que je peux vous en citer plusieurs qui
01:06:25sont crédibles en termes d'expérience, en termes de sérieux.
01:06:29Et c'est probablement dans notre famille élargie où nous avons le plus de candidats crédibles, alors que les autres
01:06:35en ont beaucoup moins de crédibles.
01:06:37Beaucoup moins. Ils ont moins de choix. Nous, nous avons trop de choix. On dit souvent qu'abondance de choix
01:06:42ne nuit pas. Il se trouve que si, en l'occurrence.
01:06:44Donc, oui, il fait partie des candidats crédibles, mais il n'est pas le seul.
01:06:48Stan.
01:06:48Vous avez commencé ou vous allez commencer à travailler sur l'actualisation du projet de loi militaire, projet de loi
01:06:58de la loi de programmation militaire.
01:07:02D'après ce que j'ai compris, ça coûte un surcroît de dépenses de 10 milliards pour l'année qui
01:07:07vient. Il faudra le prendre sur le reste.
01:07:13Certains des membres de la commission m'ont dit qu'en fait, je leur demandais comment c'est financé.
01:07:17Et ils m'ont dit ce sera ou par l'impôt et ou semble-t-il par la dette. Qu
01:07:23'est-ce que vous en pensez ?
01:07:24Et deuxième point, puisque j'ai une autre petite question. Il y a aujourd'hui ou demain l'audition de
01:07:30madame Claverie de Saint-Martin pour la direction générale de l'ANSES.
01:07:36Je n'ai pas vu qu'elle ait énormément de compétences en matière de santé. Je voudrais savoir ce que
01:07:40vous en pensez.
01:07:42Alors, sur le budget militaire, la surmarche, c'est 36 milliards entre maintenant et 2030. La question, c'est où
01:07:50on trouve les 36 milliards ?
01:07:51Votre interlocuteur vous a dit, c'est soit l'impôt, soit l'emprunt. Oui, il a raison. C'est la
01:07:57définition de la recette. Soit l'emprunt, soit l'impôt.
01:08:00Pouvons-nous augmenter l'impôt ? Je ne crois pas. Je pense qu'on est au max. En tout cas,
01:08:05pas significativement.
01:08:06Pourquoi ? Parce que vous avez des effets économiques délétères à un moment, si vous prenez plus d'argent.
01:08:11Est-ce que nous avons des capacités d'emprunt ? Non. Enfin, on peut toujours emprunter plus.
01:08:15Mais il y a un moment où les gens qui nous prêtent peuvent se dire, finalement, il faut augmenter les
01:08:23taux.
01:08:23Vous savez que l'augmentation des taux cette année, uniquement à cause de la crise pétrolière, c'est la note
01:08:29de Bercy,
01:08:30ils envisagent 4 milliards de dépenses supplémentaires sur le budget de l'État.
01:08:34C'est la note dont je vous ai parlé tout à l'heure. En page 2 ou 3, vous verrez.
01:08:38Bercy dit, l'augmentation simple des taux liées au Détroit d'Ormuse va nous coûter 4 milliards de plus cette
01:08:45année.
01:08:46En 4 milliards, c'est plus de 0,1 de déficit.
01:08:50Donc, est-ce qu'on a les moyens ?
01:08:53Oui, en baissant les dépenses ailleurs.
01:08:56Alors, il faut que vous sachiez quand même, comme ça, votre copie est totale,
01:08:59sur les 36 milliards, il y en a déjà 15,3 qui feront l'objet d'un prêt de la
01:09:05Commission européenne
01:09:06au titre du plan de SAFE, S-A-F-E, SAFE.
01:09:12Je ne sais pas l'acronyme, ce que ça signifie, security, etc.
01:09:17Mais il ne reste pas moins que ça ne fait pas l'ensemble des 36.
01:09:20Et j'ai interrogé madame la ministre hier.
01:09:25Je vais vous dire, je trouve, d'abord, la LPM, c'est très bien.
01:09:28La Surmarche, c'est très bien. Je l'ai félicité.
01:09:31Mais je pense que ça ne sera pas assez.
01:09:33Et je vous donne un chiffre que je vous demande de méditer.
01:09:36L'année dernière, les forces armées ukrainiennes ont utilisé,
01:09:41tenez-vous bien, 5 millions de drones.
01:09:445 millions de drones, voilà, en un an.
01:09:48Vous avez la consommation.
01:09:49Est-ce qu'avec le budget que nous votons,
01:09:52nous avons la possibilité d'acheter 5 millions de drones ?
01:09:54Évidemment non.
01:09:56Alors ça serait d'ailleurs absurde,
01:09:57parce que le drone qu'on utilisait il y a 2 ans
01:09:59n'est plus celui qu'on utilise aujourd'hui.
01:10:00Donc ça ne sert à rien d'avoir des stocks de trucs qui seront périmés.
01:10:03Et on voit bien que la massification de l'armée
01:10:06est une donnée absolument indispensable.
01:10:10Moi, j'ai été militaire.
01:10:11J'ai été officier de l'armée en Afghanistan
01:10:14à une époque où on n'y allait pas pour faire du tourisme.
01:10:16J'ai souvenir, vous allez me dire il y a longtemps,
01:10:18merci, mais pas tant que ça d'ailleurs.
01:10:21J'ai souvenir d'une armée qui était un peu pauvre.
01:10:24On était pauvre, on avait peu de moyens.
01:10:26Il faut absolument que nous soyons moins pauvres
01:10:28et que nous ayons de la masse,
01:10:30mais vraiment de la masse en plus,
01:10:32c'est-à-dire des moyens en plus.
01:10:35Les Russes vont former cette année,
01:10:38c'est ce que dit la presse, bien informée,
01:10:411 million de dronistes,
01:10:43de jeunes là qui vont avec leur joystick.
01:10:47Vous voyez, l'enjeu de défense est fondamental.
01:10:50Donc, il faut faire les 36 milliards,
01:10:52mais probablement, il faudra aller au-delà.
01:10:53Comment ? En baissant la dépense ailleurs.
01:10:55Je ne vois pas d'autre solution.
01:10:57Et c'est ce que je ferai comme proposition dans le budget.
01:11:01Frédéric.
01:11:03Demain, les députés vont débattre de la PPL Yadant.
01:11:07Est-ce que vous serez présent au débat ?
01:11:09Est-ce que vous allez vous impliquer dans le débat ?
01:11:11Et qu'est-ce que vous allez voter ?
01:11:12Est-ce que vous allez soutenir ou vous opposer
01:11:14à cette proposition de loi ?
01:11:16Alors, moi, je partage tous les combats de Mme Yadant, tous.
01:11:22Je sais quand même que l'antisémitisme prend des habits
01:11:26qui sont les habits aujourd'hui qui lui permettent
01:11:28de se dissimuler derrière une critique de l'État d'Israël.
01:11:32Je sais tout ça.
01:11:34Moi, j'aurais été favorable,
01:11:36presque j'aurais été favorable à une loi spécifique sur le Hamas.
01:11:39Parce que c'est ça le sujet.
01:11:41En revanche, il y a dans la disposition de la loi
01:11:44quelques éléments qui me posent problème
01:11:47et qu'il faut absolument résoudre.
01:11:50Et en particulier,
01:11:51alors je n'ai pas le texte sous les yeux,
01:11:52mais il y a une sorte...
01:11:54Le texte parle de...
01:11:59d'implicite.
01:12:00C'est-à-dire qu'en gros, le juge aura
01:12:02à juger non pas ce que la personne a dit
01:12:04et ce qu'elle souhaitait dire.
01:12:07Et je trouve
01:12:08que le mot implicite...
01:12:11Bah écoutez, je l'ai dans mes papiers,
01:12:14je vous l'en ai tout à l'heure.
01:12:15Et donc ça, je pense que c'est un vrai danger.
01:12:18Le juge doit juger ce qui est,
01:12:20pas ce qu'il comprend être.
01:12:24Et ça, ça doit faire l'objet d'un débat entre nous.
01:12:26Absolument majeur.
01:12:27Sinon, sur le fond, elle a évidemment raison.
01:12:30Il serait aveugle.
01:12:31Quand on voit
01:12:33notre collègue députée européenne
01:12:35Rima Hassan
01:12:37flirter avec l'antisémitisme,
01:12:40on se dit qu'il y a un sujet,
01:12:41évidemment, politique.
01:12:42Et en plus,
01:12:43qui fractionne le corps social.
01:12:45Inutilement.
01:12:46Une toute dernière question avant de terminer.
01:12:49sur un sujet
01:12:51sur lequel on sait que vous êtes très impliqué,
01:12:53la proposition de loi sur la fin de vie.
01:12:57Examinée au Sénat au mois de mai,
01:12:58soins palliatifs et aides à mourir.
01:13:01Les partisans du texte
01:13:02espèrent toujours que
01:13:04la proposition de loi sur l'aide à mourir en particulier
01:13:06puisse être définitivement adoptée
01:13:09d'ici à l'été.
01:13:10Et comment est-ce que vous envisagez
01:13:12cette perspective ?
01:13:14Vous connaissez ma position.
01:13:16Je l'ai exprimée ici.
01:13:17Je l'ai exprimée à la tribune plusieurs fois.
01:13:19Je pense que
01:13:21c'est une loi qui est expéditive
01:13:24qui fait que des gens
01:13:25vont choisir l'euthanasie
01:13:28pour des mauvaises raisons.
01:13:30Parce qu'ils sont seuls.
01:13:31Parce qu'ils ont une pression sociale,
01:13:33une pression familiale.
01:13:34Il y a des héritages qui sont longs à arriver.
01:13:36Vous savez,
01:13:37les familles ne sont pas toutes aimantes.
01:13:40Parce qu'ils sont pauvres,
01:13:41parce qu'ils n'ont pas accès aux soins palliatifs.
01:13:42Il y a toutes ces raisons
01:13:44qui font que ce n'est pas une loi d'équilibre.
01:13:45Et donc, moi, mon combat reste le même.
01:13:49Je pense qu'on ne répond pas à la bonne question.
01:13:52J'aurais été favorable
01:13:53à permettre
01:13:55à ce que certaines situations singulières
01:13:57puissent être
01:14:00réglées
01:14:00dans le secret de la discussion
01:14:02entre le médecin et le malade.
01:14:03Je l'ai dit à la tribune,
01:14:05ce que je viens de vous dire là.
01:14:06Mais une telle loi va conduire
01:14:08en fait à...
01:14:11Ça sera très loin de la loi d'équilibre
01:14:13que certains, de bonne foi, le souhaitent.
01:14:16Et d'ailleurs,
01:14:17si vous voulez en rester
01:14:18à un strict cadre juridique,
01:14:20on crée quasiment
01:14:21un droit opposable à l'euthanasie,
01:14:23dans la loi.
01:14:25Et le droit opposable
01:14:26aux soins palliatifs
01:14:27a disparu.
01:14:28Donc, ne serait-ce que ça
01:14:30devrait ouvrir les yeux
01:14:32aux uns et aux autres.
01:14:33J'attire l'attention
01:14:34sur le vote du Parlement écossais
01:14:37qui a eu lieu il y a trois semaines,
01:14:39qui a été remporté par la gauche.
01:14:41Et je le comprends
01:14:42parce que c'est une valeur de gauche
01:14:43que de défendre les plus vulnérables.
01:14:45Et dans cette affaire,
01:14:46ce sont les plus vulnérables
01:14:47qui paieront la facture.
01:14:49Merci beaucoup, Philippe Juin,
01:14:51pour cette rencontre
01:14:52pleine d'idées et de volontarisme.
01:14:53Et on verra si vous êtes entendus,
01:14:54notamment sur la primaire ouverte
01:14:56de la droite et du centre.
01:14:57Merci à tous.
01:14:58Bon après-midi.
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