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  • il y a 8 mois
DB - 23-05-2025

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00:00Musique
00:30André et Julien ont cherché leur oncle François dans toutes les rues de Meusse.
00:51L'oncle était mécanicien. Ils ont visité un à un tous les garages de la ville.
01:02Partout la même réponse.
01:06Le clair inconnu.
01:09Entre temps, l'incorrigible voiture de M. Gertal a fini par rendre l'âme.
01:14Et nos amis sont allés lui dire un dernier adieu au cimetière des voitures.
01:21C'est là soudain que nos amis, qui avaient perdu tout espoir, entendent soudain parler de l'oncle Leclerc.
01:34Il est à Belfort. M. Gertal saute sur le téléphone.
01:38Allô Belfort, l'oncle est-il retrouvé ?
01:40Nous allons le savoir dans ce neuvième épisode dont la maxime est
01:43La baguette des fées était moins puissante que la science des hommes d'aujourd'hui.
01:51Louis XV, le roi bien-aimé, offrit pour l'amour de sa femme Marie Lexinsca à son beau-père Stanislas, le duché de Lorraine.
02:12Et Stanislas, à son tour, offrit à Nancy une parure magnifique de pierre, de cuivre et d'or.
02:21À Nancy, ville des cadeaux décidément, M. Gertal est venu s'offrir une voiture nouvelle.
02:28Et son aspect annonce obéissance, ponctualité, sérieux.
02:33Ce n'est pas là le seul cadeau du jour.
02:45Au restaurant du Grand Hôtel, M. Gertal offre ses amis un somptueux déjeuner.
02:51Un déjeuner, souvenez-vous.
02:52Cette table dressée signifie à n'en pas douter que l'oncle ait retrouvé.
02:56Mais au bout de la table, une place vide.
02:59Et pourtant, M. Gertal n'a qu'une parole.
03:13Un déjeuner, si on retrouve l'oncle.
03:21Et pourtant, rien ne manque à la fête.
03:24Rien sinon, évidemment, un petit peu d'aisance et de laisser aller.
03:39Visiblement, nos amis ne sont pas tout à fait dans leur assiette.
03:43Et jettent des coups d'œil vers le maître d'hôtel,
03:47comme si c'était un maître d'école.
04:49Intimidé, lui aussi, sans doute, par la pompe de ces lieux,
05:03Ursi a trouvé un excellent prétexte pour s'esquiver quelques instants.
05:08Mais si nous voulons connaître le secret de l'oncle,
05:10il serait temps de rentrer au restaurant,
05:13où le déjeuner s'achevant, c'est pour nos voyageurs,
05:15l'heure du journal de bord.
05:17Alors, qu'est-ce que je mets ?
05:19Tu mets...
05:21Hélas, à ce joyeux déjeuner que M. Gertal nous offrait
05:24pour fêter l'oncle retrouvé,
05:27il ne manquait justement que l'oncle.
05:29Mais ne demandons pas chercher des choses compliquées.
05:32Tu écris la vérité, l'oncle est retrouvé, c'est tout.
05:35Il n'est pas retrouvé puisqu'il n'est pas là.
05:36Il n'est pas là, il n'est pas là.
05:38Parce qu'il est ailleurs.
05:40Il est retrouvé, on sait où il est.
05:42Entre Marseille et Casablanca.
05:44C'est vague.
05:45C'est encore plus vague que quand on le cherchait dans les rues de Metz.
05:47Mais tu sais où il est.
05:49Il est sur la mer Méditerranée, à bord du cargo Provence,
05:52où il installe un moteur pour le compte de sa compagnie de Belfort.
05:55C'est une adresse, ça.
05:57Alors, une fois le moteur installé,
05:58il retourne à Belfort où il trouvera ses neveux.
06:01C'est précis.
06:02Je ne crois pas encore.
06:03Ce n'est pas un vrai oncle qui existe.
06:05On ne l'a pas encore vu, il ne nous a pas vu.
06:07Mais c'est pour bientôt.
06:09Et puis ?
06:09Et puis ?
06:11Et puis, on ne sait pas encore s'il voudra bien de nous.
06:13Tais-toi donc.
06:15Si je parlais comme toi, je dirais que mon fils n'existe pas.
06:17Je ne l'ai pas encore vu.
06:19Mais quelqu'un à qui on peut parler, ça existe, non ?
06:22On ne lui a pas parlé.
06:23Si, monsieur.
06:24Je lui ai parlé, moi.
06:25Je lui ai envoyé un télégramme.
06:26Ça, c'est des mots.
06:28C'est une manière de parler, ça.
06:31C'est une langue.
06:32On répond même dans cette langue, figure-toi.
06:35Est-ce qu'il va nous répondre ?
06:37Oui, enfin, à André ou à moi, puisque c'est nous qui avons signé le télégramme.
06:41Il peut le recevoir, même dans le bateau ?
06:44Et répondre ?
06:45Bien sûr.
06:47Tiens, en ce moment, il doit être en train de l'ouvrir, mon télégramme, à Casablanca, à l'Escal.
06:54Il fume son cigare comme moi en ce moment.
06:57C'est pour te dire, on n'est jamais sans nouvelles.
07:00Ou qu'il soit, ton oncle, même en plein désert.
07:05C'est fait un tour là-bas, au Sahara.
07:09Les nomades te sont arrivés à des kilomètres.
07:13Ils sont dans leur dendée, parce que moi, il y a quelque chose qui les prévient.
07:16C'est pas une centaine de noms.
07:18Pour moi, c'est des oiseaux qu'ils dressent.
07:23Le bateau, c'est encore plus simple.
07:34Mécanicien François Leclerc à bord du Provence.
07:37Dès que le télégramme arrive, on l'appelle.
07:40Il n'y a pas de temps perdu.
07:42Autrefois, Lecleron ou Lesfagnons, comme un temps des corsaires.
07:45Est-ce que tu as entendu parler des corsaires ?
07:48Je n'ai pas connu ça, bien sûr, mais je l'ai lu.
07:51Des mois sur les mers, sans jamais voir les côtes.
07:55Et tu crois qu'ils étaient sans nouvelles de la Terre ?
07:58Pas du tout.
08:02Un jour, je me souviens, l'amiral,
08:06parce que je naviguais sur le navire amiral.
08:10L'amiral m'ordonne de transmettre un ordre.
08:14Je manquais d'habitude, puis le roulis.
08:19Mon vieux, je ne sais pas ce qui s'est passé.
08:22Je prends mes fagnons.
08:25Je devais dire, nous avons un malade à bord.
08:27Je ne sais pas ce qui s'est passé.
08:28Je leur dis un truc comme,
08:29« T'en fais pas bouboule » ou un truc comme ça.
08:33Un amiral, c'est quelque chose.
08:35Tout le monde regarde à vous sur le pont.
08:36Moi, j'étais cléron.
08:39Tu ne m'as jamais entendu.
08:41Cléron.
08:43J'ai travaillé des années.
08:45Et encore maintenant, le dimanche.
08:48Ah, il faut travailler si on veut conserver son jeu de langue.
08:51Et voilà que l'amiral se tourne vers moi.
08:53Sonnez, trompette.
08:54Sonnez, qu'il me dit.
08:55En tout cas, il n'y a pas à s'inquiéter.
09:02L'Intélégramme, ça fait le tour du monde, si on veut.
09:04Il n'y a qu'à attendre la réponse.
09:07Ce soir à Epinal, peut-être, ou à Vittel.
09:13On va peut-être savoir ce qu'il va dire, votre oncle.
09:17Maître d'hôtel.
09:19L'addition, s'il vous plaît.
09:20On peut se dire tout ce qu'on veut
09:50par télégramme.
09:51On veut par télégramme.
09:53On ne peut pas déjeuner par télégramme.
09:57Malgré l'imagination de Julien,
09:58la chaise est restée vide.
10:01Julien, viens ici, mon petit.
10:04La chaise de l'oncle, retrouvée, mais invisible.
10:20Mi-recours.
10:33Tandis que M. Gertal s'arrête pour consulter sa carte,
10:38un air de guitare venu à travers les branches
10:40a attiré Julien.
10:42Il y a quatre siècles,
11:05le luthier du duc de Lorraine décida de faire école à mi-recours.
11:09Et depuis, les meilleurs instruments du monde
11:13sont fabriqués dans cette petite ville de Lorraine.
11:16Après les violons, les viols et les mandolines
11:37des sérénades royales,
11:40Mi-recours continue de construire
11:41toute la famille étrange des instruments avant.
11:44Pour les musiciens et les chanteurs d'aujourd'hui.
11:48Pour tous les enfants du monde
11:50qui chantent tout au long des routes.
11:58Combien de gens depuis 400 ans
12:01ont dit sur les instruments de mi-recours
12:04leur amour ou leur peine,
12:08leur espoir ou leur mélancolie,
12:10tout ce que les mots ne savent pas dire.
12:14C'est parti.
12:16C'est parti.
12:17C'est parti.
12:18Sous-titrage Société Radio-Canada
12:21C'est parti.
12:24Sous-titrage Société Radio-Canada
12:26Sous-titrage Société Radio-Canada
12:28Sous-titrage Société Radio-Canada
12:30Sous-titrage Société Radio-Canada
12:32Sous-titrage Société Radio-Canada
12:34Comme les fées des légendes
12:55en sorcelles, en sorcelles, en sorcelles la forêt
12:57et font parler les arbres,
12:59tous ces morceaux de bois
13:00venus de toutes les forêts du monde
13:02apprennent ici de ses mains loraines
13:04à parler le langage de la musique,
13:07la seule langue que tous les hommes
13:10peuvent comprendre.
13:10Parti en visite au pays de la musique,
13:15Julien avait totalement oublié l'heure.
13:25Il rêvait à ce miracle,
13:27miracle plus extraordinaire encore certainement
13:31que celui de ce télégraphe mystérieux
13:34qui permet de parler à un oncle
13:37naviguant au loin au milieu des mers.
13:54Julien !
14:01Julien !
14:05Et alors ?
14:20Et la tournée reprend à travers la campagne de Lorraine,
14:23la tournée des marchés,
14:25la tournée des bureaux de poste.
14:27Mais oui, on a recommencé à courir les bureaux de poste.
14:30Monsieur Gertal, prudent, a transmis à l'oncle
14:33le détail de son itinéraire.
14:36Epinal vit-elle.
14:37On est sûr ainsi de ne pas manquer le télégramme.
15:01Epinal, toujours rien de l'oncle.
15:04En attendant, il faut bien que la vie continue.
15:06Le marché pour Monsieur Gertal et André.
15:09Les livraisons pour Julien.
15:11Juste un petit crochet,
15:13simplement pour acheter quelques-unes des célèbres images d'Epinal.
15:17...
15:37Attention, Monsieur. Attention.
15:39Un petit crochet.
15:42Pour l'un de la tournée !
15:43Pour l'un de la tournée !
15:44C'est parti.
16:14Dans le crépuscule étrange de Lorraine, Julien est reparti dans ses rêveries.
16:29Il rêve de télégrammes, d'oncles et de bateaux.
16:34Rêveries étranges sans doute, où les soldats d'Épinal, ayant dérobé la baguette des fées,
16:40s'envolent dans leur costume chamarré par rang de scie au-dessus des mers,
16:44au son des violons de Mircourt, pour aller chercher le message de l'oncle.
16:49Et quand Julien fut réveillé quelques heures après par M. Gertal,
17:14il y avait sur les images multicolores un papier bleu,
17:18du bleu lavé des images d'Épinal, qu'une fée sans doute avait apporté pendant son sommeil.
17:23Mais non, c'était un vrai télégramme.
17:28On était à Vittel, devant la poste, où M. Gertal venait de trouver le télégramme de l'oncle.
17:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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