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  • il y a 3 minutes
Frédéric Encel, docteur en géopolitique, était l'invité du Face à Face sur BFMTV et RMC ce lundi 13 avril.

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Transcription
00:00Trump continue à mettre la pression sur Téhéran pour que Téhéran ne puisse pas exiger justement que le Hezbollah ne
00:07soit pas frappé.
00:07C'est-à-dire qu'en réalité, vous avez un Hezbollah créé de toute pièce par l'Iran en 1982
00:12et qui lui obéit de manière totale d'ailleurs,
00:15qui est tout à fait inféodée à Téhéran et qui, à chaque fois qu'il y a une montée de
00:20tension, de pression très dure entre Téhéran et Israël,
00:24propulse des missiles sur Israël. Et de ce point de vue-là, il faut dire que les Libanais aujourd'hui
00:29sont dans une immense majorité hostiles au Hezbollah
00:33et je pense que c'est la raison pour laquelle il joue aujourd'hui sa survie.
00:37Le Hezbollah est en train de perdre la guerre, pas tant sur le plan militaire. Évidemment, il est moins fort
00:41qu'Israël, mais ce n'est pas ça.
00:42Klaus Witz, le grand stratège prussien du début du XIXe, le disait bien, une guerre se gagne ou se perd
00:47à la fin des fins sur le plan politique.
00:49Or, le Hezbollah aujourd'hui est seul, non seulement parce que Bachar Al-Assad, le président syrien, a été déchu
00:56il y a un an uni
00:57et que le nouveau pouvoir est très hostile, puisqu'il est sunnite, ultra-conservateur.
01:01Donc évidemment, il est très hostile à l'Iran et au Hezbollah. Donc le continuum Liban-Hezbollah, donc Syrie, Irak
01:08et Iran n'existent plus.
01:09Mais au sein même de la société et de la vie politique libanaise, le Hezbollah aujourd'hui est totalement seul.
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