00:00Oui, il y a une négociation. La France doit faire entendre sa voix, qui est que cette négociation puisse aboutir
00:07et de faire pression pour que les Iraniens concèdent.
00:10Je ne sais pas quelle était la teneur de leur conversation, mais ce n'est pas pour dire, allez simplement
00:14envoyer le président du Parlement iranien.
00:17D'ailleurs, je ne sais pas dans l'ordre hiérarchique si le président du Parlement iranien n'est pas supérieur
00:22au président iranien.
00:24Le président iranien, c'est celui qu'Emmanuel Macron a eu au téléphone, le président du Parlement, c'est celui
00:28qui était à Isra Mabak.
00:29Il a eu son homologue.
00:31Il était important de dire, nous voulons qu'il y ait une négociation et vous devez faire des concessions. Je
00:36pense que ça a dû être le message.
00:37Donc on peut parler au président iranien. Le débat s'est posé il y a quelques mois. Est-ce qu
00:41'il faut continuer à parler à Vladimir Poutine ?
00:43L'un est fréquentable, en tout cas au téléphone, l'autre non.
00:46Il n'est pas fréquentable, mais il y a une guerre. Donc lorsqu'il s'agit d'arrêter la guerre,
00:53oui, il faut faire pression.
00:54Il y a eu un cessez-le-feu. Si demain, la guerre s'arrêtait en Ukraine, il faudrait reparler de
01:01façon aux deux protagonistes pour qu'il y ait un accord de paix.
01:04Donc ce n'est pas ça qui est en cause. Ce qui est en cause, c'est ce qu'on
01:06dit.
01:07Et tout ce qu'on doit dire, c'est que l'Iran se mettrait dans une très grande difficulté.
01:11Il est dans une très grande difficulté s'il ne concluait pas un accord.
01:15Est-ce que vous auriez fait les choses, certaines choses différemment d'Emmanuel Macron ?
01:19Ou est-ce que vous estimez que depuis le déclenchement de cette guerre, la voix de la France est suffisamment
01:23bien représentée,
01:24qu'il a pris les bonnes décisions et qu'il a eu les bons mots ?
01:27Dans cette période, il vaut mieux faire preuve de cohésion et de ne rien faire qui puisse gêner la France.
01:33Ce que je peux simplement dire, c'est que nous aurions dû, la France, depuis plusieurs mois, pour ne pas
01:39dire depuis la réélection de Donald Trump, être beaucoup plus ferme.
01:43Nous avons accepté des provocations, des agressions, des mises en cause de nos droits commerciaux insupportables.
01:51Mais ça, on va vous dire, ce n'est pas Emmanuel Macron.
01:53Non, non, non, mais c'est l'Europe.
01:54C'est l'Europe et la France a pu reprendre sa part.
01:57Là, face à des personnages comme Trump, issus d'une démocratie, il faut être ferme.
02:04Ils ne comprennent que les rapports de force.
02:05Ils peuvent être méprisants, regardez comment il a été à l'égard du chef de l'État français.
02:09Il peut être agressif, regardez comment il a fait pour les droits d'Oise.
02:12Mais il faut tenir bon, parce qu'ils ne comprennent que ce langage-là.
02:16Il faut leur faire, pardon l'expression, il faut leur faire mal.
02:19Les droits commerciaux, c'est pas simplement une difficulté pour la France, c'est une difficulté pour les États-Unis.
02:26Comment on fait la Chine ? La Chine a une autre dimension.
02:28Mais comment on fait la Chine ?
02:30Elle a imposé des droits de douane sur les produits américains.
02:33Ça a calmé Donald Trump.
02:34De la même manière, quand les Européens et Emmanuel Macron ont joué ce rôle aussi, tant mieux.
02:39Quand il a prétendu qu'il pouvait prendre le Groenland, il fallait envoyer des forces au Groenland.
02:45En disant, ça ne se fait pas, ça ne se fait surtout pas en tant qu'allier.
02:47Il faut lui faire mal.
02:48Il faut lui faire mal.
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