00:00En fait, il y a deux choses. On pourrait croire que simplement c'est un amour déçu, parce qu'effectivement,
00:04Jean-Luc Mélenchon a essayé de séduire cet électorat-là,
00:07notamment l'électorat du Nord, en 2012, en se présentant à Hénin-Beaumont. Il s'est pris une calotte électorale
00:13et il a dédié une calotte électorale lui-même.
00:15C'était la pire campagne électorale qu'il ait jamais vécue et qui s'est sentie très mal. Et là,
00:20il a été très méprisant avec l'électorat, puisqu'il a même parlé de gens qui avaient une tendance à
00:25l'alcool, etc.
00:26Donc ça, effectivement, c'est quelque chose qui est dans son trait d'esprit. Mais c'est beaucoup plus profond,
00:31ce qu'il dit là.
00:32En fait, ce qu'il est en train de dire, c'est là où on voit bien qu'il est
00:37dans une logique aujourd'hui réellement révolutionnaire, c'est qu'il est en train de nous établir une vraie stratégie.
00:42Et il parle en vrai marxiste. Quand il parle de quel est l'acteur de l'histoire sur lequel on
00:47va pouvoir s'appuyer, c'est une vraie logique de stratégie marxiste.
00:50Et là, c'est extrêmement intéressant, parce qu'effectivement, il a bien conscience que ce n'est plus les classes
00:56populaires qui sont pour lui l'acteur historique.
00:59Et c'est là que c'est intéressant, parce que pendant très longtemps et dans l'imaginaire, encore une grande
01:03partie des Français, l'extrême gauche et la gauche, et les ambassadeurs des classes populaires, et celles qui les défendent.
01:11Or, non, Jean-Luc Mélenchon, il rappelle bien que leur premier objectif, c'est la révolution, ce n'est pas
01:16la défense des classes populaires.
01:18Et si les classes populaires ne sont plus un élément important pour la révolution, il faut changer d'acteur.
01:25Et donc, il faut trouver quels sont ceux qui détestent assez la France, assez nos institutions, pour être les facteurs
01:31de cette révolution.
01:32Et il a bien conscience que ce n'est pas le peuple français.
01:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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