- il y a 12 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:01Voilà pour cette prise de parole du président américain qui va décoller à bord d'Air Force One de la
00:06base Androus dans le Maryland, précisons-le, pour rejoindre Charlottesville.
00:10Maneli Myrkan, je ne peux pas parler des pourparlers, mais néanmoins il donne son avis sur ce qu'il est
00:15en train de se passer actuellement.
00:17Je note que sur le détroit d'Hormuz, on évoquera tous les points, il dit qu'ils vont le rouvrir
00:20automatiquement.
00:22Cet adverbe est assez facile quand on sait qu'il y a eu hier, je regardais, 10 traversées seulement dans
00:27le détroit d'Hormuz, c'était 140.
00:30Avant-hier, et c'était au début de la guerre, il n'y avait aucun problème.
00:33Pourquoi dire ça maintenant, automatiquement, puis après, deux secondes après, changer en disant on va l'ouvrir ?
00:38Alors, il dit automatiquement, mais après avoir dit, de toute façon nous on n'en a pas besoin.
00:42Donc ça veut dire, en fait, ce n'est pas ma priorité, on fera éventuellement, on mettra la pression éventuellement,
00:49mais ce n'est pas sa priorité.
00:51Le détroit d'Hormuz, je pense qu'il a montré, ce n'est pas sa priorité.
00:56Et quand il dit automatiquement, je pense qu'il le remet dans les mains des Iraniens en disant, ils l
01:03'ouvriront éventuellement suite à la négociation.
01:04Il le met aussi dans les mains des autres pays, il dit d'autres pays viendront prêter main-fort.
01:08Ce n'est presque plus notre problème à nous, les États-Unis.
01:11Il se désengage d'étroit d'Hormuz, je pense.
01:13Vous pensez que ce soir, il se désengage en disant cela ?
01:16Je pense qu'aujourd'hui, en fait, sur la table des négociations, il y a quatre sujets, pour les Américains
01:22en tout cas.
01:23Pour les Américains, il y a quatre sujets.
01:24Les deux sujets, détroit d'Hormuz et nucléaire, se font face.
01:29Donc là, il l'a précisé, le nucléaire, c'est l'enjeu numéro un.
01:33C'est pratiquement le seul enjeu pour Donald Trump.
01:36Il va devoir céder sur le détroit d'Hormuz, je pense.
01:39Et il les met face à face.
01:41Pour les Iraniens, ces deux dossiers sont équivalents.
01:44C'est des armes de dissuasion.
01:45Donc, ils vont échanger l'un contre l'autre.
01:48Et limite, ils préféreront le détroit d'Hormuz, les Iraniens.
01:52Dans la toute première phrase qu'il a prononcée en sortant l'hélicoptère, il a dit, je cite,
01:58« Nous allons ouvrir le golfe d'Hormuz avec ou sans œuf. »
02:02Et ça va être très rapide.
02:03Ça, c'est ce qu'on n'a pas entendu au début.
02:05Moi, j'ai eu le texte par la bidon blanche.
02:08Donc, nous allons l'ouvrir avec ou sans œuf.
02:10Et cela va être très rapide.
02:12C'est vrai.
02:12Il a dit aussi, nous n'en avons pas besoin.
02:14D'autres pays vont arriver.
02:15Mais nous l'ouvrirons.
02:16Et il a ajouté, ça se passe bien.
02:19Leur armée a été décimée.
02:21Elle a été détruite.
02:22Donc, c'est un peu l'état d'esprit du président qui ne parle pas, effectivement, de la négociation.
02:26Parce que là, effectivement, le travail va commencer.
02:29Et c'est dur, c'est difficile.
02:30Il y a tous les points qui viennent d'être abordés.
02:33Notamment le sort des 440 kilos d'uranium.
02:35L'enrichissement de l'uranium qui permet de fabriquer éventuellement une bombe atomique.
02:40Et ça, c'est vraiment très dur.
02:42Et sur le détroit d'Hormuz, il y aura une négociation, évidemment.
02:45Parce que l'Iran a déjà décidé d'imposer un droit de passage.
02:48Les Américains n'en veulent pas.
02:49Ils ont un peu hésité au départ.
02:51Je ne sais pas si vous vous souvenez.
02:52Donald Trump a fait cette déclaration en disant.
02:53Ah, il y a peut-être du business là-bas.
02:55Il parlait de joint venture en plus.
02:56Voilà, on préfère une co-entreprise pour exploiter le détroit.
03:00Finalement, il a fait marche arrière.
03:01Il s'est rendu compte que c'était un peu difficile.
03:03Les armateurs du monde entier étaient vent debout.
03:06Et puis, après tout, c'est la liberté de navigation qui était remise en cause.
03:10Donc là, il est redevenu assez ferme.
03:12Et puis, là, il affiche tout simplement aussi une très grande volonté de fermeté.
03:17Si les Iraniens cèdent et s'ils discutent avec nous, ça ira.
03:21S'ils ne le font pas, eh bien, j'ai les Marines qui sont prêts à débarquer.
03:24Guillaume Ancel, les forces militaires iraniennes ont été détruites.
03:29Dit ce soir, une nouvelle fois, Donald Trump.
03:31Vous l'avez trouvé comment ?
03:32Plutôt confiant ? Plutôt optimiste ?
03:35Trop, peut-être ?
03:36Ce qu'il raconte n'a absolument aucun intérêt.
03:40D'un point de vue militaire, je veux dire, c'est...
03:41Au moins, ça cache.
03:42C'est désastreux.
03:43Il raconte n'importe quoi.
03:44Quand il explique qu'il y a des munitions encore plus puissantes
03:48qui sont embarquées dans les navires...
03:49Ça, c'est ce qu'il dit au New York Post, effectivement.
03:51Mais je veux dire, il n'apporte rien.
03:52En réalité, il fait du cirque médiatique autour d'une négociation
03:57dont il ne peut pas parler.
03:58Il le sait, parce que la négo, par nature, c'est quelque chose de très compliqué.
04:02Chacun va se tirer les oreilles pendant plusieurs jours.
04:05Mais ce qui est important, c'est qu'il a, en réalité, décidé de stopper cette guerre.
04:10Ça qui est important, à mon avis, dans le processus actuel,
04:13c'est-à-dire que depuis mercredi, il a décidé que cette guerre,
04:17qui a duré presque six semaines, devait se terminer.
04:20C'est d'autant plus important que, ça, il l'a entendu de son armée,
04:23la guerre avait été planifiée sur sept semaines.
04:26La prolongée aurait été très compliquée.
04:28Et il savait que, d'un point de vue politique, ça aurait été très douloureux.
04:31Donc, en réalité, il observe maintenant un phénomène
04:34qui l'a enclenché lui-même.
04:36Je rappelle que c'est lui qui a déclenché cette guerre.
04:38Et le seul qui peut vraiment l'arrêter, c'est lui.
04:40C'est pour ça aussi que, quand il parle d'Hormuz, de la réouverture,
04:44ça se fera naturellement, si la guerre est réellement suspendue,
04:47le détroit d'Hormuz n'a jamais été fermé.
04:49Il n'y a jamais eu de pression sur Hormuz.
04:51C'est quelque chose d'essentiel, y compris pour les Iraniens,
04:54pour exporter leur propre pétrole.
04:56Donc, ce serait un piège qui se referme.
04:58La différence, aujourd'hui, c'est qu'il demande de payer pour faire passer les bateaux.
05:01Ça, ce sera peut-être la différence ?
05:02Ça, c'est lié, à mon avis, au contexte de guerre.
05:06Puis, surtout, c'était pour montrer à Trump
05:07qu'il y ait des compagnies maritimes qui n'hésiteraient pas à payer cher
05:10pour pouvoir passer.
05:11Donc, la logique du business, rattraper la logique de guerre de Trump,
05:15qui a toujours affirmé qu'il préférait la logique du business.
05:17C'était intéressant comme contradiction.
05:19Mais pour ce qui est des négo, elles vont mal se passer.
05:22On va avoir des violations de cesser le feu.
05:24On va entendre des cris.
05:25Ils vont se jeter par terre à certains moments.
05:27Mais, en réalité, les deux protagonistes veulent sortir de la guerre.
05:30Donc, on aboutira à un accord.
05:32On va partir vous retrouver, Laurence Aïm, en direct de Washington.
05:35Parce que vous vouliez revenir, justement, sur une partie de cette déclaration de Donald Trump.
05:39À savoir qu'il y avait une bonne partie, justement, de l'armée,
05:44des munitions qui avaient été décimées pendant ces 42 jours de guerre.
05:51Oui, et je rebondis un peu sur ce que Guillaume Ancel disait.
05:55Parce que, vous savez, quand on est dans des situations de crise qu'on connaît,
05:58c'est très compliqué de ne pas répéter comme des perroquets
06:02ce que les officiels nous disent.
06:04En même temps, il faut écouter les briefings.
06:06Il faut les comparer.
06:07Il faut savoir ce que la Maison-Blanche dit,
06:08ce que le Pentagone dit, ce que le département d'État dit.
06:12Et il y a quand même eu un briefing assez intéressant
06:14qui a été fait en début de semaine par le Pentagone.
06:16Et c'est un argument qui est repris par tous les officiels
06:20quand vous leur parlez sur « Nous, les Américains, on a détruit l'Iran ».
06:24Alors, on leur a demandé à tous des précisions.
06:26Et Donald Trump, tout à l'heure, disait ça.
06:28« Je sais qu'ils ont été bien détruits ».
06:31Et dans les faits, et encore une fois, on n'est pas en Iran.
06:34On n'est pas sur place dans les petits villages
06:36ou sur des usines pour voir ce qui s'est passé.
06:39Mais pour les Américains, et je cite les communiqués officiels,
06:42environ 80% des systèmes de défense aérienne en Iran ont été détruits.
06:48Des centaines de sites liés aux missiles balistiques ont été touchés.
06:53Le Pentagone a évoqué, avec Donald Trump, une capacité iranienne quasi détruite.
06:59Plus de 90% de la flotte iranienne aura été détruite.
07:04Et le secrétaire à la guerre, comme il le dit,
07:06Pete Exet, comprenez le secrétaire à la défense
07:09ou d'autres administrations, a dit triomphalement,
07:12de toute manière, 90% des bateaux iraniens
07:15sautent au fond de l'océan.
07:17Et à Washington, en ce moment, cette semaine,
07:20ce qui est très intéressant,
07:21c'est qu'il y a quand même pas mal de gens qui disent
07:23« Est-ce que Trump a les bonnes informations
07:25pour prendre ses décisions ? »
07:27Est-ce que si des gens au Pentagone disent ça à Trump,
07:31il va vérifier ?
07:32Est-ce que c'est vrai ?
07:33Est-ce qu'il les écoute ?
07:34En tout cas, ce soir, visiblement, il les écoute.
07:36Lorsque tout à l'heure, devant les caméras,
07:39il dit « Voilà, je suis certain que les Iraniens ont été en partie détruits. »
07:44On s'aime avec Doreen Jarnies à Washington,
07:47alors que vous le voyez en direct à l'image,
07:51l'avion Air Force One sur la base Androus dans le Maryland.
07:54À l'intérieur, Donald Trump qui doit s'envoler
07:56d'une minute à l'autre pour Charlottesville en Virginie,
08:00où il doit assister à un meeting avec sa base,
08:03un meeting MAGA.
08:04Vous disiez, Guillaume Ancel, tout à l'heure,
08:07Donald Trump a décidé d'arrêter cette guerre au bout de six semaines.
08:11Il a compris qu'il fallait arrêter cette guerre,
08:13quitte à perdre beaucoup dans cette négociation.
08:17On se souvient, on a un précédent avec Donald Trump,
08:19qui date de 2025, juin 2025,
08:21la guerre contre l'Iran,
08:22qui était censée détruire leur capacité nucléaire.
08:25Au bout de 12 jours, il décide que ça suffit.
08:28Netanyahou veut absolument continuer.
08:29D'ailleurs, il continue ses bombardements pendant une journée.
08:31Il est sifflé, rappelé à l'ordre rapidement,
08:34à mon avis, ce qui s'est passé hier avec le Liban.
08:37Et là, tout s'arrête. Pourquoi ?
08:38Parce qu'il est le maître du jeu du côté de la coalition.
08:43Ce n'est pas Netanyahou qui peut décider tout seul de faire la guerre.
08:45Il ne peut le faire que s'il a le soutien de Benyamin Netanyahou.
08:48Il sait aussi que s'il n'avait plus le soutien de Donald Trump,
08:53Netanyahou, probablement que sa survie politique en Israël
08:56ne durerait pas longtemps.
08:56Donc, il est très étonnant,
08:58parce que finalement, on a l'impression qu'il est coincé
09:00entre sa volonté de faire la guerre pour rester au pouvoir
09:03et la décision de Donald Trump, maintenant, de stopper la guerre.
09:07Donc, lui, il est pris entre le marteau et l'enclume.
09:09Mais du côté de Donald Trump, c'est très clair,
09:11il veut sortir de cette guerre.
09:13C'est crucial pour lui, politiquement, pour la suite.
09:17Bertrand Galiché, est-ce que vous partagez ce que vient de dire Guillaume Ancel ?
09:19À savoir, il l'acte la fin de la guerre, il la souhaite.
09:21Et est-ce qu'il n'est pas en train de nous préparer aussi
09:23à une sorte de deal un peu au rabais, finalement ?
09:26Si deal il y a, ce sera forcément un deal au rabais.
09:30Oui, je partage ce que vous venez de dire, Guillaume,
09:33sur le fait que Trump souhaite un accord,
09:36et quasiment un accord, je ne dirais pas à n'importe quel prix,
09:40mais même un accord qui serait perdant pour les États-Unis.
09:43Le seul problème, ça serait d'habiller cet accord
09:45pour l'opinion publique américaine,
09:48et notamment pour cette fameuse base MAGA,
09:50qui déjà n'était pas emballée par l'idée de partir en guerre.
09:53Mais vous savez, à partir du moment où on déclare
09:56« nous avons anéanti l'Iran » et que dans la foulée,
10:00on s'assied à la table des négociations,
10:02il y a quand même un problème.
10:03Enfin, rappelons-nous quand même dans l'histoire...
10:06Et l'emploi de cette expression anéantire deux fois cette semaine.
10:08Bien sûr, et c'est pour ça que c'est intéressant,
10:10parce qu'il y a une contradiction qui saute aux yeux,
10:13dans l'histoire, et pas seulement dans l'histoire des États-Unis.
10:16Quand vous avez écrasé un pays, vous faites signer une capitulation,
10:20point final, vous ne commencez pas à discuter
10:22pour savoir quelles armes ils pourront conserver,
10:25quel type de territoire ils pourront contrôler ou pas.
10:28Donc là, déjà, ils partent en position de faiblesse extrême,
10:32avec une pression qui est une pression chronologique pour Trump,
10:36parce qu'il faut qu'il règle l'affaire rapidement,
10:39alors que les Iraniens ont tout leur temps,
10:40tant que les bombes ne pleuvent plus, tout va bien,
10:43le régime reste en place, il n'y a pas eu de changement de régime,
10:46la constitution iranienne n'a pas varié d'un iota,
10:48et même si les personnes ont été changées,
10:51le régime lui-même, qui est un régime religieux-militaire,
10:55plus militaire, c'est vrai maintenant,
10:56mais toujours avec les mêmes fondamentaux,
10:59ce régime reste en place.
11:01– Sergei Jernoff, Bertrand Gallichet explique finalement,
11:04quand on anéantit un pays, on n'a pas besoin de négocier,
11:06sur ce point, vous êtes d'accord,
11:08ou Donald Trump ne veut pas vraiment d'accord ?
11:12Qui a la main dans cette négociation ?
11:13– Je suis d'accord et pas d'accord,
11:15parce qu'en fait, la main, pour le temps,
11:17ce sont les Iraniens qui l'ont,
11:18parce qu'eux, ils ont le temps.
11:20– Depuis le début de la guerre, c'est un peu ce qu'on dit,
11:23c'est-à-dire que les Iraniens, finalement,
11:24ont le temps de faire cette guerre.
11:25– Le truc, c'est que les Iraniens n'ont pas les élections de midterms,
11:28les Iraniens n'ont pas l'anniversaire de Donald Trump le 14 juin.
11:33– 14 juin, avec un spectacle de MMA, un combat de MMA.
11:36– Avec un spectacle, c'est 80 ans.
11:37– Et le voyage en Chine.
11:38– Les Iraniens n'ont pas le voyage en Chine pour voir Xi Jinping,
11:42les Iraniens n'ont pas le jour de l'indépendance d'Israël dans 10 jours
11:45pour recevoir la prime pour la première fois.
11:49– Ça leur permet que la population souffre économiquement,
11:51ils ont tout leur temps.
11:52– Donc, en fait, ils sont chez eux, ils ont subi un certain nombre de pertes
11:57qui sont importantes, mais ils ont le temps, Trump ne l'a pas.
12:03Petit détail, petit détail.
12:05– Donc, ils ont l'avantage sur Trump ?
12:07– Dans les pourparlers, oui, dans les pourparlers, oui.
12:10Après, est-ce qu'ils seront utilisés cet avantage ?
12:13Dans les pourparlers, rien n'est garanti.
12:15Petit détail, vous savez, on a dit que c'est le Pakistan,
12:18le Premier ministre pakistanais, qui a demandé à Trump de faire la trêve.
12:23En fait, c'est faux.
12:24Ce sont les Américains qui ont envoyé le texte au Premier ministre pakistanais
12:28et c'est tellement faux qu'en fait, le fonctionnaire qui a reçu ce texte,
12:32il a mis en ligne avec le truc, c'est pour le Premier ministre pakistanais.
12:36En fait, tout le monde a compris que ça venait de Washington
12:38et ont demandé au Pakistan, en fait, de faire semblant,
12:42de faire pression sur les États-Unis.
12:45Donc, c'est Trump qui a voulu ça.
12:46Et d'ailleurs, la preuve que Trump n'a pas le temps,
12:51c'est son déplacement aujourd'hui.
12:52Il va où ?
12:53Il va au meeting auprès de sa base Maga,
13:00par laquelle il est critiqué.
13:02Il a été attaqué par Fox News,
13:04il a été attaqué par ses anciens...
13:06Et même sur Trousseau-Chiol, il y a des gens de sa base
13:07qui lui répondent avec des premières critiques.
13:10Voilà.
13:10En revanche, il y a un petit détail qui est très important,
13:13il y a son fils Eric qui est avec lui.
13:15Et vous savez pourquoi c'est important ?
13:16Parce qu'Eric, actuellement, est passé deuxième personne la plus populaire
13:21chez les Républicains, devant Marco Rubio.
13:25Et vous vous souvenez le slogan Trump 2028 ?
13:30Eh bien, c'est ça, Trump 2028.
13:33Mais c'est le fils.
13:33C'est le fils.
13:34C'est plus le père.
13:34Et donc, Dave Evans, lui, il n'est pas dans le truc électoral.
13:40On l'a envoyé au casse-pipe chez les Iraniens,
13:43donc réglé.
13:44On ne sait pas du tout comment ça va se terminer.
13:47Et Trump reprend la main, du coup, sur la politique interne.
13:50Parce que pour lui, ce qui compte actuellement,
13:53cette année-là, c'est ça ce qui compte le plus.
13:57Parce que sinon, impeachment au mois de novembre.
13:59Alors, je voulais vous montrer, je fais circuler la parole, Guillaume Ancel,
14:02mais voici les images de l'arrivée de la délégation iranienne
14:06qui arrive à Islamabad avec, Ulysse, vous nous l'avez dit,
14:09l'homme fort, on va aller voir ces images.
14:11Voilà, l'avion s'est posé à Islamabad, la capitale du Pakistan.
14:14Oui, ça se passe dans la nuit.
14:16Exactement.
14:16Et l'homme fort du régime, c'est le président du Parlement iranien.
14:19Absolument.
14:20Maël Galibaf, qui est le premier, là, qui descend de l'avion.
14:22Ils ont été accueillis par une délégation
14:24avec le vice-ministre des Affaires étrangères et de la Défense.
14:27C'est lui, le président du Parlement iranien, Galibaf,
14:30qui est accueilli par un militaire pakistanais.
14:34Ils sont là.
14:35C'est le plus important, parce que les Iraniens ont posé deux conditions.
14:40Notamment lui, M. Galibaf, qui est un des hommes forts du régime aujourd'hui,
14:44un ancien gardien de la Révolution.
14:46Donc, on peut le qualifier de quelqu'un de solide
14:49et de bien ancré dans le régime, si j'ose dire.
14:51Et lui a dit, avant que la négociation commence,
14:54il faut qu'il y ait deux questions qui soient réglées.
14:57La première, il demande que les avoirs iraniens qui ont été gelés,
15:01ça représente des milliards de dollars.
15:02Ça, c'est une première, Ulysse, non ?
15:03C'est la première fois.
15:04Ça a ressurgi.
15:05On sait, ça fait des années que ces avoirs sont bloqués.
15:07Mais jusque-là, ils n'en avaient pas parlé.
15:09Ils ont sorti ça en dernière minute, en disant,
15:11si les avoirs ne sont pas dégelés, si j'ose dire,
15:15enfin disponibles à nouveau pour l'Iran,
15:16eh bien, il n'y aura pas de négociation.
15:19Donc, c'est quand même un Iran qui est exigeant.
15:23Et l'autre exigence, elle n'est pas moins importante,
15:25compte tenu de ce qui se passe au Liban,
15:28il demande une trêve au Liban pendant les négociations.
15:32C'est-à-dire, en fait, que Trump demande à Benjamin Netanyahou
15:35d'arrêter les bombardements,
15:37ce que refuse absolument le Premier ministre israélien.
15:39Donc, est-ce que ces deux conditions vont être remplies ou pas ?
15:43On verra demain.
15:45Parce qu'en fait, avec le décalage horaire,
15:46c'est la nuit profonde en ce moment au Pakistan.
15:49Ils ont plusieurs heures d'avance sur nous.
15:50Il faudra attendre demain matin pour voir
15:52si les deux chefs de l'indécution se voient
15:55dans un des palais d'Islamabad.
15:58Et à ce moment-là, que se passe-t-il ?
16:00C'est-à-dire que concrètement, pardon,
16:02qu'on comprenne bien demain,
16:03il peut y avoir autour de la même table
16:07des Iraniens et des Américains ?
16:10C'est-à-dire qu'on peut assister à ça,
16:11ce qui serait extraordinaire.
16:12Il y a un doute, parce qu'à chaque fois
16:13qu'ils ont évoqué des négociations directes,
16:16il y a eu un sas entre les deux
16:17avec quelqu'un qui a un pigeon voyageur
16:19qui a amené les messages.
16:20Donc, ce n'est pas une négociation directe, pour le coup ?
16:22On ne sait pas.
16:23Là-dessus...
16:23Ça serait historique, quoi.
16:24Le fait que J.D.Van soit là,
16:27normalement, doit pousser pour des négociations directes.
16:30On n'imagine pas que le vice-président des États-Unis
16:32ait fait tout ce voyage
16:33uniquement pour rester dans un salon
16:35en attendant qu'un maréchal pakistanais,
16:38parce que c'est le grand maréchal du Pakistan,
16:40lui, lui, apprend...
16:40Il vient de faire le pigeon voyageur entre les deux.
16:42C'est ce qui s'est passé dans la dernière négociation
16:44avant la guerre.
16:45C'était le Premier ministre Doman
16:46qui faisait, comme vous dites, le pigeon voyageur.
16:49Pardon, ça fait combien de temps
16:49qu'il n'y a pas eu un Américain, un Iranien
16:51à la même table ?
16:51Ça ne s'est jamais produit.
16:52Jamais.
16:54Il n'y a pas de lien du tout depuis 47 ans.
16:58En revanche, un mot sur ces deux conditions.
17:00J'ai ma théorie là-dessus.
17:02Si vous vous souvenez,
17:03la première fois que la condition du Liban
17:07a été exprimée par Valibaf,
17:09il a dit que la condition,
17:11c'est que le Liban fasse partie de nos négociations.
17:15Ensuite, ils ont reculé d'un pas
17:17en disant qu'un cessez-le-feu soit appliqué
17:21avant qu'on vienne négocier.
17:23Pourquoi ils ont fait ça ?
17:24Parce qu'ils se sont rendus compte que
17:25les dossiers se séparaient
17:27et que les Américains et les Israéliens
17:29n'allaient pas céder là-dessus.
17:30En revanche, il fallait garder le sujet Liban
17:32pour leur base idéologique à l'intérieur
17:35qui est contre ces négociations.
17:39Ce soir, ils ont rajouté ce sujet des gels d'avoir.
17:42C'est un sujet facile pour les Américains à traiter.
17:47Pourquoi ?
17:47Joe Biden avait cédé le dégel de 6 milliards de dollars
17:54juste avant que Trump arrive au pouvoir.
17:56Et ces 6 milliards de dollars sont au Qatar.
17:59Les Iraniens ont pu y accéder pendant un très court temps.
18:03Et c'est resté coincé au Qatar.
18:07Et je pense qu'aujourd'hui,
18:09c'est d'amener le sujet des gels d'avoir,
18:11c'est pour pouvoir se débarrasser du Liban
18:15si jamais la question Liban n'arrive pas à se résoudre
18:20pour quand même poursuivre la négociation.
18:22C'est comme si on ait changé une condition contre une autre
18:25en les mettant dans un même communiqué
18:28et pour que demain,
18:29ils puissent toujours à cette base idéologique dire
18:32les Américains ont montré quand même
18:36qu'ils étaient prêts à nous donner quelque chose
18:40pour poursuivre les négociations.
18:41Donc on en saura plus demain,
18:44mais je pense que c'est gel d'avoir...
18:45Et on verra surtout ce qui se passe à Beyrouth
18:47si l'armée israélienne poursuit ou pas
18:49sa campagne de bombardement.
18:50Parce que là, c'est important aussi,
18:51Donald Trump a eu Netanyahou au téléphone.
18:54Apparemment, il y a eu une discussion assez houleuse.
18:56Troisième coup de fil, houleux.
18:58Je le dis, entre les deux.
18:59Sur le Liban, justement.
19:00Parce que Trump a bien vu que si la guerre
19:02continuait avec cette intensité
19:04et ce nombre de victimes civiles au Liban,
19:07eh bien ça risquait de remettre en cause...
19:10Mettre en péril, en tout cas, toute discussion.
19:12Et la négociation qui commence à peine.
19:14Alors il y a des menaces de toutes parts
19:15avant ces négociations.
19:16Regardez aux menaces trumpiennes,
19:17répondent aussi les Iraniens.
19:19Regardez ce qu'a posté sur X cet élu iranien.
19:22Il vaudrait mieux que nos diplomates
19:24n'aillent pas au Pakistan,
19:24mais s'ils y vont,
19:25qu'ils emportent avec eux un missile
19:26Kebar Sheetan.
19:28Pour que l'ennemi sache
19:29qu'il ne se soumet pas
19:29aux diplomates iraniens,
19:31il devra se soumettre
19:32aux missiles iraniens.
19:34Guillaume Ancel,
19:35c'est quoi ce missile balistique
19:36Kebar Sheetan ?
19:37Vous connaissez ?
19:38Absolument pas.
19:39D'accord.
19:39Je pense que les Iraniens ont montré
19:42les limites de leur arsenal.
19:44Ce qui est très impressionnant.
19:45Non mais c'est l'équivalent un peu
19:46du Satan chez les Russes
19:47ou certainement, non ?
19:48C'est la dernière génération.
19:50Un peu moins.
19:51Ce qui est important dans cet affrontement,
19:53c'est qu'en fait,
19:55c'est une impasse militaire.
19:57C'est-à-dire que les Américains
19:58ne font que des bombardements aériens.
20:00Ils ont manifestement,
20:02incroyablement,
20:03fragilisé le régime.
20:04Mais personne ne sait
20:05ce qu'il lui reste aujourd'hui.
20:07Et surtout,
20:08ce que le régime des gardiens
20:10de la Révolution
20:11a très bien montré,
20:12c'est qu'ils gardaient
20:12une capacité de riposte.
20:14Pourquoi ?
20:14Parce qu'en fait,
20:15ils ont des drones.
20:16Et tant qu'ils auront des drones,
20:18ils pourront exercer
20:19une pression surtout
20:20et notamment sur la circulation
20:23des navires,
20:24la circulation maritime
20:25dans le golfe Persique.
20:26Je reviens un instant
20:27sur ce qu'a expliqué Ulysse tout à l'heure
20:29qui me semble crucial
20:30dans cette négociation.
20:31C'est l'arrivée
20:32d'une délégation d'experts
20:33du côté américain.
20:34Parce que jusqu'ici,
20:35Steve Witkopf,
20:36Gerald Kushner
20:37étaient connus
20:39et détestés d'ailleurs
20:40par les diplomates américains
20:42pour le fait
20:42qu'ils venaient
20:43les mains dans les poches
20:44avec des traducteurs
20:45qui leur étaient fournis
20:46sur place,
20:47ce qui est vraiment
20:48une empreinte
20:49aux règles
20:50de la négociation
20:52et qu'ils pouvaient
20:53raconter n'importe quoi.
20:55Et là,
20:55on voit bien
20:56que Jay Evans,
20:57lui,
20:57a l'intention de faire ça
20:58de manière très organisée
21:00et professionnelle
21:01et qu'en particulier,
21:03le point clé
21:04de la négociation,
21:05c'est le nucléaire.
21:06Et donc,
21:07il faut des experts
21:08parce que les Iraniens
21:09ont quand même réussi
21:10à mentir
21:11pendant 40 ans
21:12sur le sujet
21:13du nucléaire.
21:14Nombre de fois
21:15où on a cru
21:16qu'on en avait fini
21:17ou qu'on avait
21:17un accord,
21:19alors qu'en fait,
21:19ils avaient des bases
21:20souterraines
21:20qui leur permettaient
21:21de continuer.
21:22Or,
21:22aujourd'hui,
21:23les experts sérieux
21:24sur le sujet
21:25disent tous
21:25que les Iraniens
21:27maîtrisant la technologie
21:28des centrifugeuses.
21:29Il leur faudrait
21:30moins de trois ans
21:31pour reconstruire
21:32des bases d'enrichissement
21:33et relancer
21:34leur capacité
21:35à fabriquer
21:36une arme nucléaire,
21:37surtout s'ils gardent
21:38cette matière,
21:39ces 440 kilos
21:40d'uranium enrichi.
21:41Donc,
21:41le point clé
21:42de la négociation,
21:43c'est que deviennent
21:44ces 440 kilos
21:45et ce qu'ils sont
21:46dissous,
21:47dilués,
21:47rendus.
21:48Et puis surtout,
21:49quel est le mécanisme
21:50qu'on met en place
21:51qui sérieusement
21:52peut contraindre
21:53les Iraniens
21:53ce que personne
21:54n'a su faire
21:55ces 40 dernières années ?
21:56Mais quand le lieutenant-colonel
21:58Guillaume-Mancel,
21:58on va reparler
21:59des négociations
21:59bien évidemment,
22:00mais quand Trump dit
22:01nous réapprovisionnons
22:02nos navires
22:02avec les meilleures munitions,
22:04si jamais,
22:04vous pensez que c'est
22:05vraiment la fin de la guerre,
22:06si jamais ça échoue par exemple,
22:07est-ce qu'il peut quand même
22:08tenter une petite action
22:09du côté du T3 d'Ormus,
22:10du côté de l'île de Cargue
22:11à un moment donné,
22:12s'il est un peu trop énervé ?
22:13Parce que le Wall Street Journal
22:14nous dit aussi,
22:15il y a des renforts militaires
22:16qui sont en route ce soir.
22:17Oui, parce qu'ils ont été
22:18tasqués, pardon,
22:19ils ont été missionnés
22:20pour venir se déployer.
22:22Prenez la phrase
22:23de Donald Trump
22:24en sens inverse.
22:25Jusqu'ici,
22:26on a tiré des munitions
22:27sans intérêt,
22:28alors là maintenant
22:29on va prendre
22:29des bonnes munitions
22:30pour tirer sur les Iraniens.
22:31Enfin, ça n'a pas de sens,
22:32c'est les mêmes munitions
22:33qui arrivent.
22:33Le réapprovisionnement
22:34en cours de mission,
22:35c'est un classique,
22:36c'est ce qu'on fait tous
22:37quand les soudes
22:38sont quasiment vides,
22:39parce que c'est le cas.
22:40Je rappelle que l'opération
22:41a été planifiée
22:42sur sept semaines.
22:43Des opérations comme ça,
22:44il faut imaginer,
22:45ce sont des milliers
22:46de tonnes de logistique
22:47qu'il faut faire acheminer
22:49sur des bases
22:49pour ensuite les distribuer
22:51aux navires,
22:51aux bases, etc.
22:52C'est extrêmement lourd
22:53et compliqué.
22:54Donc pour vous tous,
22:55il n'y a pas d'action
22:55à venir au cas où ?
22:56Non, ça ne veut rien dire.
22:57Ça veut juste dire
22:58que tout est mis en place
23:00pour que l'action
23:01puisse reprendre.
23:02Mais évidemment
23:02que les Américains
23:03ne peuvent pas dire
23:03écoutez, on vous fait croire
23:05qu'on pourrait reprendre
23:06l'action militaire
23:06mais on va replier nos bases.
23:08Ce n'est pas jouable.
23:09Donc tout le monde
23:09va garder le doigt
23:10sur la gâchette
23:11mais ça ne veut pas dire
23:12que la guerre va reprendre.
23:13Au contraire,
23:13ça veut dire que
23:14tout le monde fait en sorte
23:16que la guerre ne reprenne pas.
23:17Guillaume Ancel
23:18est peut-être un peu optimiste
23:19parce que les négociations
23:22dans ce type de conflit
23:24sont marquées
23:25par des cessez-le-feu
23:26qui sont rompus
23:27par des reprises
23:28de négociations
23:29et l'exemple type
23:31que les experts citent souvent
23:32c'est celui du Vietnam
23:33où les bombardements
23:34n'ont jamais été aussi violents
23:35que jusqu'à la fin
23:36des négociations
23:37qui ont duré des années
23:38et notamment à Paris.
23:40Donc si vous voulez,
23:42si cette négociation
23:43aboutissait en deux semaines,
23:45ça serait un tour de force
23:46extraordinaire,
23:47ça serait quasiment miraculeux
23:49pour Trump
23:50qui, on le sait,
23:51là Guillaume a raison,
23:52Donald Trump
23:53veut absolument
23:54arracher une victoire.
23:55Donc la victoire
23:56c'est un cessez-le-feu
23:57qui est confirmé
23:58par cette négociation
23:59d'Islamabad
24:00et évidemment
24:01il souhaite que
24:02GD Vance,
24:03comme il l'appelle GD,
24:04James David Vance,
24:05il souhaite que GD
24:07revienne à Washington
24:07avec sa victoire.
24:09C'est-à-dire qu'il puisse dire
24:10ça y est,
24:11les Iraniens
24:12ont accepté
24:13de ne plus enrichir
24:14de l'uranium,
24:15ils vont réouvrir
24:16le détroit d'Hormuz,
24:17etc.
24:18Mais ça peut capoter.
24:19Trump a eu une phrase quand même
24:21parce que quand il dit quelque chose,
24:22il faut quand même l'écouter,
24:23même si c'est parfois contradictoire,
24:24il a dit
24:25je pense que d'ici 24 heures,
24:27on aura une idée,
24:27une bonne idée
24:28de la façon
24:29dont les choses se passent.
24:30Et c'est vrai
24:31que la première journée
24:31va être très importante.
24:33Vous vous demandiez tout à l'heure
24:33qu'est-ce qui va se passer ?
24:35Est-ce qu'ils vont se retrouver
24:36dans la même salle ?
24:36Est-ce qu'ils vont se serrer la main ?
24:38Ils sont en guerre quand même.
24:39Est-ce qu'ils peuvent se serrer la main
24:40en guerre comme ça ?
24:41Même s'il y a un cessez-le-feu,
24:42ce n'est pas évident du tout.
24:43S'ils se serrent la main demain,
24:44c'est un cessez-le-signe en tout cas.
24:45Non mais c'est...
24:47Personnellement,
24:47j'ai du mal à imaginer
24:48que ça se produise.
24:49Mais est-ce qu'au moins
24:51ils vont être dans la même salle ?
24:52Ou est-ce qu'ils vont attendre
24:54dans deux salons séparés
24:55que chacun fasse des déclarations ?
24:57On verra.
24:57Mais donc,
24:57ce n'est pas joué d'avance
24:58et le dialogue peut être interrompu
25:01pour reprendre plus tard.
25:04Tout peut arriver en fait.
25:05Alors est-ce que J.D.,
25:06comme l'appelle Donald Trump...
25:07J.D.
25:07J.D.
25:08J.D.
25:09Parti là-bas négocié.
25:10Est-ce qu'il parviendra
25:11à obtenir la réouverture libre,
25:14en tout cas du détroit d'Hormuz ?
25:15Nous ne laisserons pas l'Iran
25:16bloquer le détroit d'Hormuz.
25:17Voilà ce qu'a déclaré Donald Trump.
25:19C'était il y a quelques minutes.
25:21Vous avez pu le suivre sur BFM TV
25:23juste avant de prendre son avion
25:24en direction Charlottesville
25:26et ce meeting auprès de sa base.
25:27Est-ce qu'on peut, objectivement,
25:31imaginer un retour à la situation
25:32d'avant-guerre, Bertrand Galichat,
25:34avec un détroit d'Hormuz
25:35où les navires circulent librement ?
25:36La question est de savoir
25:37à quel prix,
25:38si les Américains arrivent
25:39à arracher ça aux Iraniens,
25:41il y aura une contrepartie
25:43qui sera forcément très coûteuse
25:45pour les États-Unis
25:46ou pour le reste du monde occidental.
25:49On verra comment les choses
25:50vont se passer.
25:51Mais vous savez,
25:52le fait que les Américains
25:54soient obligés de poser
25:55cette question sur la table
25:57dit quelque chose
25:58de la situation de faiblesse
26:00dans laquelle il se présente
26:01à ces négociations.
26:03Il dit dans le même temps
26:04que nous n'en avons pas besoin.
26:05Voilà, c'est ce que j'allais souligner.
26:07C'est qu'effectivement,
26:08il dit qu'on n'en a pas besoin,
26:09ce qui n'est pas tout à fait vrai.
26:10Même si, effectivement,
26:12les États-Unis sont autonomes
26:14d'un point de vue
26:15de ressources pétrolières,
26:17mais il a quand même besoin,
26:19parce qu'il a des alliés,
26:20et puis parce que l'économie mondiale
26:22dépend en partie
26:23de la réouverture de ce détroit,
26:25il a quand même besoin
26:26de fluidifier le trafic,
26:27parce que si les cours du pétrole
26:30continuent de monter,
26:31ça aura quand même un impact
26:33sur le consommateur américain,
26:35et ça, il ne peut pas,
26:36il ne peut plus se le permettre.
26:38C'est la raison pour laquelle,
26:39quand il dit,
26:40ça ne me concerne plus,
26:42il l'avait déjà dit,
26:42je vous le rappelle,
26:43et après, pour revenir en disant,
26:46on va faire en sorte
26:47que nous ayons à nouveau
26:49la maîtrise du détroit,
26:50et puis avec un épisode
26:52qui a été,
26:53on va faire un joint venture
26:54avec les Iraniens
26:56pour taxer au fond
26:57les pétroliers qui passent
26:59et chacun va récupérer
27:00un peu de monnaie au passage.
27:01Mais vous voyez,
27:02tout ça est variable,
27:03la réalité,
27:04c'est qu'il faut quand même,
27:05pour les Américains,
27:06trouver le moyen
27:07de fluidifier ce trafic,
27:09et c'est un enjeu majeur
27:11pour Donald Trump,
27:13je pense qu'il devra payer
27:14le prix fort pour y arriver.
27:16Une trêve sensible,
27:17on disait qu'elle était conditionnée
27:18à l'attitude notamment du Liban
27:20et d'Israël aussi,
27:21des deux,
27:22du Hezbollah et d'Israël,
27:23le Liban qui avait annoncé
27:24des discussions avec Israël
27:25mardi à Washington,
27:26et on vient de l'apprendre Ulysse,
27:27peut-être un petit coup de théâtre ce soir,
27:29Israël ne discutera pas
27:30d'un cessez-le-feu
27:30avec le Hezbollah
27:32lors des pourparlers avec le Liban.
27:33Voilà ce que nous dit
27:34un émissaire israélien,
27:35de quoi va-t-on parler mardi alors ?
27:36Alors, non mais attention,
27:37parce qu'il n'y a pas
27:38de négociation avec le Hezbollah,
27:39il y a une négociation
27:40entre le Liban
27:44et Israël,
27:44c'est-à-dire d'un côté,
27:45il y aura l'ambassadeur du Liban
27:46à Washington et de l'autre.
27:48Deux, cessez-le-feu,
27:49mais pas avec le Hezbollah en lui-même,
27:50c'est ça ?
27:50Oui, il n'y a jamais été question
27:51de parler avec le Hezbollah,
27:52d'avoir le Hezbollah
27:53n'est pas au pouvoir à Pérout,
27:55et certes,
27:56il a quelques ministres
27:57dans le gouvernement
27:58et des députés,
28:00et voilà,
28:00mais le patron du Liban aujourd'hui,
28:02c'est en théorie,
28:03en tout cas,
28:04le président Aoun
28:05avec un premier ministre.
28:07Voilà,
28:07la question est de savoir
28:08si effectivement,
28:09par exemple,
28:10le président Aoun va aller
28:11à Washington
28:12pour participer aux négociations,
28:13par exemple.
28:14Bon, il est clair
28:15que cette négociation,
28:16elle a été voulue,
28:18imposée par Donald Trump
28:19à Netanyahou,
28:20qui n'en voulait pas.
28:22Elle a lieu,
28:23d'ailleurs,
28:23c'est intéressant de le dire,
28:24elle a lieu au département
28:25d'État américain,
28:26c'est-à-dire que le médiateur,
28:27c'est quand même l'Amérique.
28:28Et là,
28:29on sait qu'ils vont être
28:29dans la même pièce
28:30et qu'ils vont se parler.
28:31Mais c'est très important
28:33que ces deux ambassadeurs
28:34se parlent,
28:34car ça ne s'est pas produit
28:35depuis 1948,
28:37depuis 1949,
28:37et de création de l'État d'Israël.
28:38Voilà, en fait,
28:39en 1948,
28:40donc c'est la création,
28:42en 1949,
28:43il y a des délégations
28:44qui se voient
28:44et depuis, rien.
28:46Il y a eu, évidemment,
28:47des pourparlers secrets
28:48ou des délégations
28:49qui se sont vues,
28:50mais des pourparlers directs,
28:52c'est la première fois.
28:53Et pourquoi c'est important ?
28:55Parce que ni le Liban
28:56ni l'Israël
28:56ne se sont reconnus
28:58réciproquement.
28:58Il n'y a pas
28:59de relation diplomatique,
29:00ils sont toujours,
29:01ils ont signé un armistice
29:02mais ils n'ont pas vraiment
29:03fait la paix.
29:03Et il n'y a pas de liaison
29:04béroutée la vive.
29:05Voilà, donc le fait
29:06qu'il y ait cette représentation,
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