- il y a 10 heures
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre en Iran", présentée par Alice Darfeuille, sur BFMTV ce vendredi 10 avril 2026.
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00:00:05Il est 21h43, notre édition spéciale se poursuit. On va parler évidemment des enjeux, des négociations qui vont commencer demain
00:00:12entre Américains et Iraniens au Pakistan à Islamabad.
00:00:17Quels vont être les sujets de friction évidemment car ils sont nombreux.
00:00:21Mais la dernière information c'est que Jay Evans, le vice-président américain qui est en route pour le Pakistan
00:00:27précisément pour mener ses négociations côté américain, a fait escale à Paris.
00:00:34C'est une information qui nous est donnée par Laurent Saïm qui est du côté de Washington pour BFM TV.
00:00:40Et c'est une surprise Philippe Géli, on est bien d'accord, c'est une escale pour ravitaillement.
00:00:45Oui, en même temps la Maison-Blanche dit qu'elle était prévue, donc on n'avait pas nécessairement le plan
00:00:49de vol en détail.
00:00:52Apparemment ils sont toujours à Paris puisqu'on n'a pas reçu l'avis que Air Force 2, comme ils
00:00:58l'appellent, avait redécollé.
00:01:00Un mot peut-être là-dessus Jérôme Klesch, classique, surprenant ou pas ?
00:01:05Non mais qu'il y ait des atermoiements, quelques hésitations, un petit peu de flou autour de ça.
00:01:11Il y en a eu aussi sur la délégation iranienne où là elle semble être en vol.
00:01:15On a regardé la trajectoire de l'avion, en l'occurrence l'Airbus concerné.
00:01:19Ils ont pris le départ parce que vraisemblablement il a joué gagnant sur le fait que le Liban fera effectivement
00:01:26partie du cessez-feu.
00:01:27Ce qui n'est encore pas le cas aujourd'hui mais ça devrait être le cas.
00:01:30Donc ils ont fini quand même par faire mouvement.
00:01:32Bon ça, ça fait partie des choses que l'on commente mais qui ne devraient pas avoir d'incidence sur
00:01:37les négociations elles-mêmes.
00:01:38Lesquelles, comme le disait à juste titre David, vont s'étirer parce que les positions sont extrêmement éloignées l'une
00:01:47de l'autre.
00:01:48Et qu'il va falloir rapprocher deux camps qui ont quand même, chacun pour des raisons différentes, quand même intérêt
00:01:53à trouver une voie d'entente.
00:01:54C'est ce que vous nous expliquez tout à l'heure David Kalfa.
00:01:57Vous êtes d'accord sur ce point ? Vous pensez que les deux parties ont intérêt à sortir de ce
00:02:02conflit ?
00:02:03Le Premier ministre pakistanais qui a donc déclaré que les responsables iraniens seraient bien présents pour parler de paix prévue
00:02:09demain à Islamabad.
00:02:11L'Iran n'ayant pas encore officiellement confirmé sa venue.
00:02:16On rappelle aussi les deux exigences qui ont été posées dans la dernière ligne droite.
00:02:21Le déblocage des actifs de son pays avant toute discussion avec Washington.
00:02:26Et aussi une trêve au Liban qui pour le coup n'est pas en vigueur au moment où l'on
00:02:33se parle.
00:02:33On est bien d'accord.
00:02:34Alors ce que montrent ces évolutions, ces nouvelles déclarations, c'est quand même que les préparatifs de cette négociation ont
00:02:45été minimaux par rapport à la complexité des sujets qu'ils vont devoir négocier.
00:02:50Et en dépit, on souhaite le meilleur aux Pakistanais et il faudra sûrement que leur protocole de négociation soit costaud
00:02:59pour arriver à sortir la négociation de tous les pièges devant lesquels elles se trouvent.
00:03:08Les conditions posées par les Iraniens en termes de cesser le feu au Liban, etc.
00:03:13Et qui rajoutent des conditions.
00:03:15La complexité des sujets, l'ordre dans lequel ils vont les aborder.
00:03:19Est-ce qu'ils partent du plus simple au plus compliqué ?
00:03:23Est-ce qu'ils commencent par dire le plus important pour nous c'est ça, c'est Hormuz et le
00:03:29nucléaire ?
00:03:29On en parle, on parlera des questions subsidiaires après.
00:03:32Tout ça, en fait, on est aussi aveugle sur la négociation diplomatique qu'on l'a été sur la guerre
00:03:39au moment de son déclenchement.
00:03:40Allons sur le terrain.
00:03:42On va aller retrouver Angie Louata du côté d'Israël à Tel Aviv puisque c'est l'une des informations
00:03:47importantes de la soirée.
00:03:49On en sait plus ce soir, Angie, sur ces frappes massives qui auraient été menées par les Israéliens au Liban
00:03:56mercredi.
00:03:57Et surtout, les objectifs et les résultats.
00:04:03Oui, exactement. Et opération de mercredi capitale en termes de communication, on le voit bien ici pour l'armée israélienne.
00:04:10Les précisions sont les suivantes. On nous parle donc de 180 membres du Hezbollah combattants qui ont été tués dans
00:04:16ces frappes de mercredi en une minute.
00:04:20Voilà l'enjeu de communication également pour montrer l'efficacité de l'armée israélienne et notamment via les airs.
00:04:27Ce que l'on peut préciser également, c'est qu'il y a eu dans ces frappes de mercredi 357
00:04:32victimes civiles, notamment des civils, pardonnez-moi,
00:04:36357 personnes tuées lors de ces opérations militaires de mercredi.
00:04:41Et l'armée israélienne précise également que tout cela s'est fait grâce notamment à des renseignements précis et de
00:04:48grande qualité.
00:04:49Les mots sont également importants pour montrer qu'il y a la volonté de dire voilà, nous avons effectivement très
00:04:55bien ciblé à ce moment-là
00:04:57et cette opération a été d'une efficacité sans conteste.
00:05:00Voilà la communication du soir par Tsaal qui précise également que ces frappes-là ont ciblé notamment des infrastructures bien
00:05:11renseignées.
00:05:12Toujours important de le préciser, bien renseignées grâce aux renseignements de grande qualité, disons-nous.
00:05:19La question est importante, je vous le disais, parce qu'aujourd'hui on apprend donc, on sait donc qu'il
00:05:23y a ces négociations qui sont prévues à Washington
00:05:26avec le gouvernement libanais et donc les représentants israéliens également.
00:05:30On a pu discuter aujourd'hui avec Caroline Bertolino dans les rues de Tel Aviv avec des habitants.
00:05:35L'optimisme n'est pas de rigueur ici lorsque l'on parle de ces éventuelles négociations.
00:05:40Beaucoup de gens également n'y croient pas et c'est important de le préciser.
00:05:43Voilà également le ressenti de la société israélienne que l'on a pu voir aujourd'hui.
00:05:48Important effectivement. Merci beaucoup Anjil Ouata et merci à Caroline Bertolino qui est avec vous sur place.
00:05:53Un mot, un tour de table sur ces chiffres et cette opération, 180 membres du Hezbollah éliminés en une minute.
00:06:01Si c'est vrai, c'est impressionnant, Olivier de Bavankov.
00:06:05Oui, c'est possible. Je ne suis pas capable de confirmer ce genre d'informations, bien évidemment, mais c'est
00:06:10possible.
00:06:11Compte tenu de la qualité du renseignement dont disposent les israéliens,
00:06:15dont d'ailleurs ils ont fait preuve dans les années qui précèdent, et on se souvient tous,
00:06:19de l'affaire des bipères mais également de l'élimination d'Assad Nasrallah.
00:06:23Qui était le leader charismatique du Hezbollah pendant tant de décennies au Liban.
00:06:28Le problème aujourd'hui du Liban.
00:06:30Mais vous avez déjà assisté vous à ce type d'opération avec autant de cibles simultanées ?
00:06:37Ce n'est pas une réponse que je vous apporterai, mais sur le théâtre de guerre qui était l'Afghanistan,
00:06:43il y avait 150 000 soldats de la coalition, dont 100 000 américains.
00:06:47Il y avait quelque chose comme 800 hélicoptères qui étaient sur le théâtre d'opérations,
00:06:52et des centaines de drones, sans parler des avions de combat bien évidemment.
00:06:57Et on a assisté probablement par semaine à quelques centaines d'opérations.
00:07:02Par semaine à quelques centaines d'opérations.
00:07:05Donc vous ne pouvez pas nous dire si c'est évidemment...
00:07:08Je ne sais pas si c'est vrai ou pas, mais en tout cas c'est faisable et militairement ça
00:07:12a du sens.
00:07:13Ça met l'accent surtout sur un point qui est très important et qui est vraiment un point fondamental.
00:07:17Et donc on voit bien que les négociations qui vont se dérouler à Washington sont des négociations très importantes.
00:07:23Parce qu'au fond, le Hezbollah libanais a choisi l'Iran.
00:07:27Il n'a pas choisi le Liban.
00:07:29Il a choisi l'Iran.
00:07:30Je connais bien le Liban.
00:07:31J'ai passé un an au Liban comme chef état-major, donc je connais bien le Liban.
00:07:35Il a choisi l'Iran.
00:07:36Il l'a choisi délibérément.
00:07:38C'est-à-dire qu'au lieu d'être une force politique comme était la force politique représentée au Parlement,
00:07:43les forces militaires influencées considérablement par les passes d'Aran et par l'Iran
00:07:48ont décidé de choisir l'Iran pour évidemment porter des coups terribles à Israël.
00:07:55Et donc le vrai sujet, c'est est-ce qu'il sera possible d'infléchir la position du Hezbollah
00:08:02et comment y parvenir, c'est-à-dire comment faire en sorte que cette force qui est incontestable au Liban,
00:08:08qui est une force politique et militaire, ce sont les chiites, pas tous les chiites, mais une partie des chiites,
00:08:14comment va-t-on faire pour qu'ils choisissent le Liban et pas l'Iran ?
00:08:21Et ça, ça changera toute la face du Moyen-Orient.
00:08:23Ça changera évidemment la suite.
00:08:25Un mot sur cette opération, Jérôme Klesch, ces chiffres 180 membres du Hezbollah éliminés en une minute.
00:08:30Combien de temps il faut pour préparer une telle opération ?
00:08:33Comment ça s'organise ?
00:08:35Alors que juste, je précise qu'on a des informations qui nous viennent de Téhéran,
00:08:40arrivée au Pakistan, de la délégation iranienne qui est donc menée par le président du Parlement.
00:08:45Alors que Jelly Vance, pour les Américains, fait escale à Paris pour ravitaillement,
00:08:50et bien les Iraniens, eux, sont sur place au Pakistan.
00:08:53Oui, donc sur l'opération, même si on regarde l'opération Rising Lion qui s'est faite au-dessus de
00:08:58l'Iran,
00:08:59donc sur un théâtre qui n'était pas totalement permissif,
00:09:01même si la supériorité aérienne était relativement acquise,
00:09:04il y avait jusqu'à 200 sorties par jour et à peu près autant de frappes.
00:09:09Donc là, on est sur ces ordres de grandeur-là.
00:09:10Simplement, là, c'est concentré sur un instant, presque, puisque c'est de l'ordre d'une minute.
00:09:15Peut-être au-delà, on ne peut pas le savoir exactement, mais enfin, c'est très concentré.
00:09:18Mais sur un théâtre où là, il y a vraiment la suprématie aérienne.
00:09:22C'est-à-dire que vous pouvez vraiment vous organiser comme vous voulez.
00:09:24Vous pouvez envisager de sortir tous les avions, d'avoir des stacks d'attente qui soient un peu autour,
00:09:29et évidemment arriver sur les objectifs quasi simultanément.
00:09:33Combien il faut d'avions à peu près pour faire ça ?
00:09:35Là, il faut qu'il y ait des centaines d'avions sortis en même temps.
00:09:37Par exemple, il y en a eu 50.
00:09:38Par exemple, il y a 50, donc c'est deux frappes par avion.
00:09:40Oui, deux frappes par avion.
00:09:42Une cinquantaine d'avions, deux frappes par avion.
00:09:44C'est le minimum, là, c'est le minimum.
00:09:46Pour une minute, c'est le minimum, parce que ça veut dire qu'ils font une noria de passage pour
00:09:52tirer la bombe.
00:09:54Deux passages en moins d'une minute.
00:09:56Bon, après, ça se calcule.
00:09:57Je ne vais pas retailler le crayon, là.
00:09:58Non, mais en tout cas, ce que vous dites, c'est possible.
00:10:01Les ordres de grandeur mobilisées sont possibles.
00:10:03C'est possible et ça correspond ?
00:10:03Et ça peut correspondre à un théâtre totalement permissif.
00:10:06Vous pouvez organiser votre campagne Inde vraiment comme vous le voulez, avec les moyens que l'on connaît.
00:10:10Et puis sur la planification froide-chaude, c'est-à-dire la capacité à savoir ce qu'on veut cibler
00:10:15en gros.
00:10:16Est-ce qu'on va vraiment cibler le jour J à la minute près pour faire mouche ?
00:10:20Ça, on sait que les Israéliens, avec cette imbrication entre les forces aériennes et les forces spéciales du Mossad
00:10:28et les services secrets plus généralement, j'allais dire, c'est vraiment, en matière d'état de l'art,
00:10:33on ne fait pas beaucoup mieux.
00:10:34Ils l'ont trouvé à plusieurs reprises.
00:10:36Donc ça, il n'y a aucun doute là-dessus.
00:10:37On est bien d'accord qu'on ne peut pas viser 180 membres du Hezbollah en une minute sans faire
00:10:41de victimes collatérales.
00:10:43C'est impossible ?
00:10:45C'est le lot.
00:10:47Les frappes aériennes sont souvent assorties de dommages collatéraux.
00:10:51Et j'allais dire, s'il y a une faiblesse, elle est reconnue, elle est connue, elle est reconnue.
00:10:55S'il y a une faiblesse à la puissance aérienne, c'est souvent qu'elle est assortie de dommages collatéraux.
00:11:00Elle a toutes les qualités du monde pour agir vite, bien, de façon réversible.
00:11:04Et ça en fait un recours vraiment de choix du politique.
00:11:07On le voit, d'ailleurs, peut-être parfois un peu trop sans doute, parce qu'on ne peut pas tout
00:11:11espérer.
00:11:12Mais il y a des dommages collatéraux.
00:11:13Et ça, c'est aux politiques de fixer le curseur.
00:11:16Israël communique beaucoup, évidemment, sur cette opération, ses résultats, son efficacité.
00:11:22Je disais tout à l'heure que ça me fait penser, même si, évidemment, le procédé n'est pas le
00:11:26même,
00:11:26et en termes d'efficacité et surtout d'intensité, ça fait un peu penser à l'opération des beepers.
00:11:32Oui, en fait, c'est une opération qui a été planifiée depuis novembre 2024.
00:11:36C'est-à-dire, en fait, très précisément, depuis le cessez-le-feu entre Israël et l'OS Bollard.
00:11:39Celle de ce mercredi-là, de cette semaine ?
00:11:42Oui, parce que ça implique, c'est un niveau de renseignement, parce que ce n'est pas une frappe uniquement
00:11:45sur Beyrouth.
00:11:45Vous avez au moins trois ou quatre lieux simultanés, une cinquantaine d'avions de chasse.
00:11:51Ça correspond aussi à une donnée de type opérationnel, c'est que la chasse israélienne a été quand même principalement
00:11:57mobilisée sur le front iranien.
00:12:00Donc, jusqu'à présent, les frappes étaient concentrées sur Darié, qui est vraiment le quartier,
00:12:05enfin le bastion historique d'Hezbollah à Beyrouth et dans le sud du Liban.
00:12:11Et là, vous avez une opération très importante.
00:12:13En fait, moi, je rappelle quand même qu'avant cette guerre, cette coalition israélo-maricaine, cette guerre contre l'Iran,
00:12:19il était question pour Israël d'obtenir un feu vert de Trump pour une nouvelle offensive contre le Hezbollah,
00:12:24qui était prévue au mois de juin, ce mois de juin.
00:12:27Et donc, cette opération, elle a été planifiée bien en amont.
00:12:30Il y a une donnée aussi qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que le Hezbollah a tiré
00:12:34les leçons de la guerre du mois de 2023 à 2024,
00:12:41parce qu'ils ont bien compris qu'Israël frappait quand même leur état-major, leur QG, etc.
00:12:49Donc, ils ont décentralisé par ailleurs de plus en plus de miliciens du Hezbollah.
00:12:54Désormais, ils sont dans les quartiers à majorité sunnites,
00:12:57ce qui peut aussi expliquer le nombre de civils qui sont tués en conséquence de ces frappes.
00:13:03Ça, c'est vraiment une stratégie qui est assumée par la milice pro-Iran.
00:13:08Et bien sûr, il faut aussi, par ailleurs, c'est dans le langage militaire technique qu'on parle de dommages
00:13:13collatéraux,
00:13:13mais derrière, il y a quand même des êtres humains.
00:13:15Personnellement, je sais bien que...
00:13:17Je n'ai pas dit dommages, j'ai dit victimes collatérales, et vous avez raison.
00:13:21Non, mais voilà, il faut avoir à l'esprit que derrière, il y a des tragédies humaines.
00:13:28Mais en tout cas, ce type d'opération ne se planifie pas comme ça à 48 heures.
00:13:33En amont, c'est bien une planification de longue durée.
00:13:37Et on parlait du cessez-le-feu tout à l'heure.
00:13:39Alors, je voudrais qu'on... Non, on reste sur le Hezbollah.
00:13:41Il n'y a pas le cessez-le-feu, mais il y a un cessez-le-feu sur Beyrouth.
00:13:43En fait, ce qu'il faut distinguer, c'est qu'il n'y a plus de frappe.
00:13:45Pour l'instant, en tout cas, il n'y a plus de frappe sur Beyrouth et sur Darquier,
00:13:48qui est le quartier général du Hezbollah. Et ça, c'est suite aux demandes iraniennes
00:13:52et aux pressions de Trump sur Netanyahou.
00:13:55En revanche, pour l'instant, il y a toujours une guerre en cours
00:13:57entre le Hezbollah et Israël dans le sud du Liban.
00:14:00Intéressant. On va donc un cessez-le-feu, enfin une trêve au-dessus de Beyrouth et de...
00:14:05Et au-dessus de Beyrouth, Beyrouth et au-dessus de Beyrouth.
00:14:08Donc le quartier général du Hezbollah. En revanche, dans le sud, la guerre continue.
00:14:11La guerre continue. On va aller retrouver notre envoyé spécial, Clémence Dibout,
00:14:15qui est au Liban, précisément à Beyrouth. On se posait cette question, Clément,
00:14:20sur ce plateau. Le Hezbollah peut-il rendre les armes ?
00:14:23Eh bien vous, aujourd'hui, ces dernières heures, vous vous êtes rendu dans l'un de ces bastions
00:14:28et vous avez pu échanger avec des militants du Hezbollah, des combattants du Hezbollah.
00:14:37Et au niveau communication, le message est clair.
00:14:40Aucune intention de la part du Hezbollah et de ses combattants ou de ses militants
00:14:43de rendre les armes. D'abord, cet après-midi, il y a eu le message
00:14:47dans les télévisions proches du Hezbollah, du leader du Hezbollah, Nassim Qassem.
00:14:51Alors attention, ce n'est pas un message qu'il a donné lui-même,
00:14:54c'est un message qui a été lu et qui aurait été écrit par lui-même.
00:14:57La distinction fait sens parce qu'il y avait des rumeurs sur sa disparition.
00:15:01Aujourd'hui, il n'est pas apparu, très probablement aussi pour des raisons de sécurité.
00:15:05En tout cas, son message, c'était pas de concession gratuite,
00:15:10ce sont ses mots à Israël et pas question de déposer les armes.
00:15:14Ça s'est traduit sur le terrain par une opération communication
00:15:17comme il y en a très souvent ici au Hezbollah.
00:15:19Les médias du monde entier, dont BFM TV, ont été conviés à venir à darier
00:15:24le fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth,
00:15:27là où il y a eu des frappes.
00:15:29Et sur place, il y avait des militants, des sympathisants du Hezbollah
00:15:31avec le drapeau sur les lieux des frappes qui étaient là pour parler à la presse notamment
00:15:36et dire qu'ils n'arrêteraient pas le combat.
00:15:38Je vous ai proposé d'en écouter l'un d'entre eux au micro, Sonia Reynaud.
00:15:43Tu sors d'ici, tu ne sais pas si tu vas rester en vie
00:15:45ou si tu vas prendre un missile par erreur.
00:15:47Peut-être que ce n'est pas toi qui es ciblé,
00:15:49mais quand tu meurs, tu sais que tu meurs car tu défends ta terre, ta patrie, ta fierté.
00:15:53Je ne vais pas signer un accord avec eux ou faire des négociations
00:15:56et aller à Washington comme le Premier ministre libanais,
00:15:58comme s'il allait faire des négociations.
00:16:00Qu'il aille faire ces négociations, peut-être qu'il n'aura même pas le temps de monter dans l
00:16:03'avion.
00:16:03S'il veut considérer ce que je dis comme une menace,
00:16:05eh bien qu'il le considère comme une menace.
00:16:10Dans ces images qui n'avaient rien de fortuit,
00:16:13dont les médias avaient été conviés pour voir cette opération communication,
00:16:18vous venez de l'entendre, un jeune du militant qui menace clairement le Premier ministre
00:16:22s'il venait négocier parce que ce qui est en jeu aussi au-delà du désarmement du Hezbollah,
00:16:27c'est un cessez-le-feu et une paix entre le Liban et Israël.
00:16:31Les ambassadeurs des deux pays doivent se rencontrer.
00:16:35Il y a déjà eu des discussions directes en interne sur un cessez-le-feu au long cours.
00:16:39Vous l'aurez compris, l'opération communication du Hezbollah, ça ne se fera pas avec nous.
00:16:44Merci beaucoup. Clément, c'est un drone qu'on entend derrière vous ?
00:16:50Tout à fait, effectivement. Et plusieurs drones même.
00:16:53Je ne sais pas si vous pouvez effectivement l'entendre ou pas.
00:16:55Je peux vous dire qu'ici, les équipes de BFM TV, Sonia Reynaud qui est derrière la caméra,
00:16:58c'est ce qui nous marque depuis qu'on est là, un bruit de drones assourdissant.
00:17:02Il y en a au moins deux parce qu'on les entend.
00:17:04Et c'est vrai que depuis hier soir que nous sommes arrivés ici, c'est un bruit très marquant.
00:17:08Je peux vous dire que même dans nos chambres d'hôtel, les fenêtres fermées,
00:17:10ou même quand on appelle nos proches, ils peuvent l'entendre au téléphone.
00:17:13C'est vrai que c'est très pesant et ça joue aussi, évidemment, bien sûr,
00:17:16sur le moral des habitants qui, eux, l'entendent depuis des semaines maintenant.
00:17:20Évidemment. Merci beaucoup, Clémence.
00:17:21Merci à Sonia Reynaud qui est avec vous.
00:17:23Et bravo, évidemment, pour votre travail.
00:17:27Un commentaire sur ces drones dont nous parlait Clémence.
00:17:29Et après, on parlera évidemment du Hezbollah, de la position du Hezbollah.
00:17:33Ce sont des drones de surveillance.
00:17:34Ils servent à quoi ces drones-là en permanence ?
00:17:36Depuis des dizaines d'années, le mapping du Liban par Israël
00:17:41est réalisé par des drones un peu de tout type,
00:17:46surtout des drones haute altitude,
00:17:47qui ont des capacités d'écoute, de renseignement et d'observation
00:17:51qui sont tout à fait remarquables, exceptionnelles,
00:17:53qui n'ont pas cessé d'être améliorées au fil du temps.
00:17:57Et puis là, évidemment, dans le cadre du conflit qui nous occupe,
00:18:00puisque là, Israël est engagé au Liban face au Hezbollah,
00:18:04bien évidemment, là, j'imagine qu'ils ont mis en œuvre
00:18:07toute une autre panoplie,
00:18:09qui ne sont plus seulement des drones d'observation, d'écoute et de surveillance,
00:18:13mais également des drones d'attaque
00:18:15qui complètent l'action des unités opérationnelles aériennes israéliennes
00:18:20comme des unités opérationnelles terrestres.
00:18:22Je vais saluer ceux qui viennent de nous rejoindre.
00:18:25L'Ouvarinal est avec nous, on ne vous a pas encore entendu.
00:18:27Vous êtes la première vers qui je me tourne ensuite.
00:18:29Sergei Jernoff, ancien officier évidemment de renseignement du KGB.
00:18:33Bertrand Galichet, bonsoir.
00:18:34Bonsoir.
00:18:35Bienvenue, grand reporter spécialiste des questions internationales,
00:18:38des relations internationales,
00:18:39et Michael Benemouko, directeur de l'Institut européen de la guerre,
00:18:43ancien conseiller politique de l'armée au Koweït,
00:18:46au Qatar, aux Émirats et en Afghanistan.
00:18:48Et il paraît qu'Olivier de Bavankov a été votre commandant, c'est ça ?
00:18:54Vous avez donc entendu la rumeur.
00:18:57On parle beaucoup, mon général, à la BFM.
00:18:59Je suis désolé.
00:19:00C'est vrai que vous ne vous êtes pas vu depuis dix ans.
00:19:02Vrai ou faux ?
00:19:03Oui, oui, c'est vrai.
00:19:04Mais beaucoup de souvenirs avec le général.
00:19:09C'est quelqu'un qui m'a...
00:19:10Je ne suis pas venu là pour parler.
00:19:12Non, non, non, mais je trouvais ça...
00:19:13Il m'a appris beaucoup de choses.
00:19:14En tout cas, c'était effectivement...
00:19:17C'est bien si on peut servir aussi à ça sur ce plateau.
00:19:19Lovarinelle, un commentaire sur ce témoignage très fort
00:19:22recueilli par nos équipes de ce militant du Hezbollah.
00:19:27Ça raconte aussi à quel point ces négociations,
00:19:33les positions des uns et des autres,
00:19:36à ce stade, ce soir, paraissent irréconciliables.
00:19:40Ça raconte que le Liban, en fait, c'est une société
00:19:44où sur la question du Hezbollah, c'est assez fracturé.
00:19:46Et qu'en fait, il ne faut pas oublier que s'ils sont là,
00:19:48c'est parce qu'il y a aussi une partie de la société
00:19:50qui accepte qu'ils soient là.
00:19:51Ils ne sont pas là rejetés.
00:19:53Il y a une partie certainement qui les rejette.
00:19:54Et aujourd'hui, effectivement, à partir de la fameuse,
00:19:58vous savez, le fameux moment où on a eu cette une
00:20:02qui disait le Hezbollah suicide le Liban.
00:20:06Là, oui, il y a quelque chose.
00:20:07Mais le Hezbollah fait partie, parce qu'il y a une histoire avec Israël.
00:20:10Rappelez-vous les grands débats qu'on a eus sur la question
00:20:12de la résistance du Hezbollah, la reconnaissance,
00:20:15la dichotomie entre le parti politique et le groupe terroriste.
00:20:18Comment même en Europe, ça a posé de vraies questions.
00:20:22Et encore aujourd'hui, pardon, mais moi, j'entends des gens
00:20:25qui considèrent que le Hezbollah, c'est une armée de résistance.
00:20:30Les traités comme des terroristes, ce n'est pas comprendre ce qu'est Israël.
00:20:33C'est pas ce que je partage.
00:20:34Mais j'ai expliqué qu'effectivement, il y a quelque chose.
00:20:37Ça dit quelque chose, peut-être, que quand on dit que le Hezbollah,
00:20:40et j'entendais ce que vous disiez tout à l'heure, Général,
00:20:42sur il faut que le Hezbollah redevienne en fait une armée
00:20:46pour le Liban et pas pour l'Iran.
00:20:48J'ai pas dit ça.
00:20:49Mais non, ce que je veux dire, qu'il soit du côté libanais
00:20:51et pas du côté iranien.
00:20:52Et donc, poser la question d'effectivement, cette espèce de...
00:20:56J'allais dire de...
00:20:58Ah, de lien ou de...
00:21:00La question, c'est comment la société est...
00:21:03Un peu, pardon, mais c'est un peu le chèque de la gouvernance libanaise
00:21:06sur sa incapacité à avoir réglé ce problème.
00:21:09Mais là, effectivement, le conflit, il ramasse aussi ça.
00:21:12Et c'est la difficulté.
00:21:13Donc, quand on entend ce militant qui est pro-Hezbollah
00:21:15et qui appelle, espère que ça échoue,
00:21:19ça en dit long, effectivement, sur les conséquences politiques,
00:21:22la capacité de cette population à concevoir ce conflit
00:21:25dans un rapport de paix immédiat.
00:21:26Et l'une des questions, évidemment, qu'on se pose,
00:21:29Mickaël Benhamou, c'est s'il est possible,
00:21:32oui ou non, d'éradiquer le Hezbollah.
00:21:36Et à quel prix cela se fera ?
00:21:39Est-ce que ça doit passer,
00:21:41on se posait la question tout à l'heure avec Bernard Olivier,
00:21:43par un bilan humain dramatique ?
00:21:45Parce que pour l'instant, c'est ce qui est en train de se passer.
00:21:48Je ne crois pas qu'on puisse éradiquer le Hezbollah
00:21:50pour avoir été au Liban plusieurs fois,
00:21:53notamment dans la BK,
00:21:54et avoir passé, par exemple, 10 jours.
00:21:57Le Hezbollah est complètement intégré
00:21:59dans l'écosystème de la BK, par exemple.
00:22:03Les villages chiites, chrétiens, sunnites de cette zone-là
00:22:07sont extrêmement soudés.
00:22:09C'est le Hezbollah qui assure la sécurité de cette zone.
00:22:11Ce n'est pas l'armée libanaise qui n'est pas financée,
00:22:13qui n'est pas armée.
00:22:14Par exemple, au moment de la guerre civile syrienne en 2014-15-16,
00:22:19c'est le Hezbollah qui contrôlait les montagnes
00:22:21et qui sécurisait la frontière entre le Liban et la Syrie.
00:22:25Ce n'est pas l'armée libanaise.
00:22:26Donc ça, les gens s'en rappellent.
00:22:27Les chrétiens de la BK s'en rappellent.
00:22:30Et donc, il y a une solidarité assez importante.
00:22:32Mais donc, cette opération de l'armée israélienne, elle est vaine ?
00:22:35Non, elle reste extrêmement utile.
00:22:37Elle remplit un objectif qui, je crois, est ciblé.
00:22:40Et je crois qu'elle, sur un plan purement opérationnel froid,
00:22:43je crois qu'elle fonctionne, qu'elle est bien calibrée.
00:22:45Je ne sais pas ce que le général en pense et les autres invités.
00:22:48Mais je pense qu'ils ont appris des leçons de 2006.
00:22:52Ils ont mieux dimensionné leur effort.
00:22:55Ils ont effectivement maintenant des règles en matière de victimes collatérales
00:22:58qui sont extrêmement différentes.
00:22:59Ils détruisent tout de ce qu'on voit, du kilomètre zéro jusqu'à 6-7 kilomètres.
00:23:06Et puis après, ils ont évacué les populations.
00:23:08On ne sait pas encore exactement s'ils vont autoriser le retour de ces populations
00:23:12ou alors s'ils vont chercher à faire un reformatage ethnique,
00:23:15c'est-à-dire attirer des communautés druzes ou chrétiennes.
00:23:18C'est ce que l'Israël fait aujourd'hui en Syrie, par exemple.
00:23:21C'est-à-dire qu'en Syrie, l'Israël soutient les communautés druzes
00:23:24qui sont à sa frontière, pour sécuriser sa frontière à ce niveau-là.
00:23:28– Mais est-ce qu'il n'y a pas un risque ?
00:23:30– Je pense qu'il y a un effort qui est extrêmement bien maîtrisé.
00:23:36– Maîtrisé ? Alors je ne sais pas si maîtrisé…
00:23:39– Je ne crois pas qu'Israël puisse croire qu'ils vont détruire le Hezbollah.
00:23:45Je crois qu'ils l'affichent pour des raisons politiques.
00:23:47Mais je pense que l'idée à court terme, si vous voulez,
00:23:49c'est de se créer une zone de sécurité tampon dans le sud-Liban.
00:23:54C'est ce qu'ils sont en train de faire
00:23:56pour défendre leurs villes et villages au nord d'Israël.
00:24:00– C'est un mot là-dessus,
00:24:01et après on reviendra sur les négociations à Islamabad,
00:24:04mais est-ce qu'il n'y a pas un risque
00:24:05que ce qui se passe au Liban
00:24:08devienne ce qui s'est passé ces derniers mois,
00:24:12ces dernières années, dans la bande de Gaza ?
00:24:14C'est-à-dire une impossibilité de neutraliser le Hezbollah,
00:24:22des destructions, et finalement peut-être une guerre civile même ?
00:24:26– Bien sûr qu'il y a un risque.
00:24:28Le Liban est une société multiconfessionnelle,
00:24:31qui est extrêmement fragile,
00:24:32et qui vit dans un état de guerre civile plus ou moins larvé,
00:24:36et plus ou moins intense depuis 50 ans.
00:24:39Et bien sûr, vous avez raison de souligner ça,
00:24:41et derrière tout cela, il y a des drames humains
00:24:43qui sont absolument considérables.
00:24:45Mais je crois que je voudrais mettre deux nuances,
00:24:48si vous voulez, deux nuances d'espoir.
00:24:50La première, c'est qu'il ne faut pas associer
00:24:52tout le mouvement chiite du Liban au Hezbollah.
00:24:57Il y a énormément, je ne dis que la majorité du mouvement chiite
00:25:01est favorable au Hezbollah,
00:25:02mais il y a une minorité très importante
00:25:04qui est tout à fait nationaliste
00:25:07et qui est totalement intégrée dans les structures
00:25:10et dans l'État libanais, et ça c'est très important.
00:25:13Et puis la deuxième, c'est quand même la nouvelle
00:25:15que nous venons tous d'apprendre d'il y a quelques jours,
00:25:20c'est cette histoire des négociations directes
00:25:22qui n'ont jamais existé entre Israël et le Liban.
00:25:27Et qui auront lieu la semaine prochaine aux États-Unis.
00:25:29Et ça, effectivement, c'est assez unique.
00:25:31Et on sent bien que derrière tout ça,
00:25:33il y a un mouvement absolument considérable
00:25:35qui s'organise et qui s'ordonne.
00:25:38Est-ce que cela va aboutir à ce que nous espérons
00:25:40un nouvel équilibre ?
00:25:42Ou est-ce que, au contraire,
00:25:44ça va déboucher sur des appartements
00:25:46toujours aussi sanglants ?
00:25:48C'est très difficile à dire à ce stade.
00:25:50Parlons de ce qui va se passer demain au Pakistan
00:25:52entre délégation iranienne et américaine.
00:25:55Ce qu'on sait ce soir,
00:25:56c'est que la délégation iranienne,
00:25:57ça y est, c'est confirmée,
00:25:59menée par le président du Parlement,
00:26:00est arrivée à Islamabad au Pakistan.
00:26:03Côté américain,
00:26:04J.D. Evans est en route pour Islamabad.
00:26:06Il a fait escale à Paris.
00:26:09On va faire un point pour se plonger
00:26:12dans ces discussions qui vont se tenir demain à Islamabad
00:26:16sur les principaux points de tension
00:26:19et les dernières déclarations entre Iran et Etats-Unis.
00:26:22Avec vous, Pierre-Olivier Dantan.
00:26:23Oui, Alice, à Islamabad,
00:26:25les délégations américaines et iraniennes
00:26:27vont devoir s'entendre, vous le disiez,
00:26:28sur plusieurs points majeurs.
00:26:30A commencer par la question du nucléaire.
00:26:32C'est une condition sine qua non pour Téhéran.
00:26:35Dans ces négociations,
00:26:36les MOLA veulent absolument faire reconnaître
00:26:38leur droit à l'enrichissement de l'uranium.
00:26:41On rappelle que l'Iran disposerait
00:26:42de près de 440 kg d'uranium enrichi
00:26:45à 60% sur son territoire.
00:26:47Il doit atteindre les 90%
00:26:48pour permettre la fabrication d'une arme nucléaire.
00:26:51Du côté américain, la position reste la même.
00:26:54On le sait, Washington souhaite
00:26:55le démantèlement des capacités nucléaires iraniennes,
00:26:58le renoncement à l'arme nucléaire.
00:27:00Et ces 440 kg, justement,
00:27:01dont je vous parlais à l'instant,
00:27:03devront être détruits.
00:27:04Même position pour Israël.
00:27:06L'enrichissement d'uranium iranien
00:27:07est une ligne rouge.
00:27:09A Islamabad, il sera aussi question
00:27:11du sort du détroit d'Hormuz.
00:27:12Dans son plan en 10 points fournis à Washington,
00:27:15Téhéran demande tout simplement
00:27:16le contrôle total du passage
00:27:18avec deux routes maritimes imposées aux pétroliers.
00:27:20Certains médias américains évoquent même
00:27:22l'existence d'un péage imposé
00:27:24par les gardiens de la Révolution.
00:27:26On parle d'un montant estimé
00:27:27à plus de 2 millions d'euros
00:27:29pour chaque navire qui souhaiterait circuler
00:27:31dans le détroit.
00:27:32Les Américains, eux, vous en doutez,
00:27:33ne veulent rien de tout ça.
00:27:35Ils souhaitent que le détroit soit déclaré,
00:27:36je cite, zone maritime libre,
00:27:38qu'il soit pleinement rouvert.
00:27:39Vous voyez donc une nouvelle fois
00:27:41que les positions divergent fortement.
00:27:42Et il y a un dernier point de crispation,
00:27:44c'est la présence militaire américaine
00:27:46dans la région.
00:27:47Oui, Alice, Téhéran demande un retrait complet
00:27:49de ses forces de combat américaines
00:27:51en plus d'un arrêt total des frappes en Iran.
00:27:53Mais aussi au Liban.
00:27:54Donald Trump, lui, il l'a assuré.
00:27:56Les forces militaires américaines
00:27:57resteront déployées jusqu'à l'application,
00:28:00je cite, d'un réel accord entre les deux pays.
00:28:03Et Israël ne compte pas arrêter
00:28:04ses frappes au Liban.
00:28:05Autre demande de Washington, enfin,
00:28:06que l'Iran cesse le financement
00:28:08de ses soutiens dans la région,
00:28:09le Hezbollah libanais,
00:28:10les outils du Yémen,
00:28:12et qu'il réduise son programme
00:28:13de missiles balistiques.
00:28:15Merci beaucoup, Pierre-Olivier Danton.
00:28:17Juste, je précise,
00:28:18puisqu'on parlait du Liban,
00:28:19que la présidence libanaise
00:28:20annonce la tenue de discussion
00:28:21avec Israël mardi à Washington.
00:28:24Donc ça, c'est confirmé.
00:28:24Pour revenir sur ces points de crispation
00:28:26qui concernent les négociations
00:28:27demain au Pakistan,
00:28:29Sergei Jernoff, nucléaire,
00:28:31détroit d'Hormuz
00:28:32ou présence militaire américaine
00:28:33dans la région,
00:28:34lequel de ces points
00:28:35vous paraît le plus sensible ?
00:28:39Tous.
00:28:39Ils sont tous sensibles.
00:28:41Personne n'est d'accord sur rien.
00:28:42On a bien compris.
00:28:44Et en fait,
00:28:45vous avez compris
00:28:46que ces pourparlers
00:28:47vont revenir
00:28:49à la mission impossible quasiment
00:28:51parce qu'en fait,
00:28:51ils ont des approches opposées,
00:28:54carrément opposées.
00:28:56Donc à la limite,
00:28:57je n'arrive même pas
00:28:58à imaginer
00:28:59comment ils pourront
00:29:00aboutir à quelque chose.
00:29:02En fait,
00:29:02il faudra trouver
00:29:03quelque chose d'autre
00:29:04parce que les points...
00:29:06Pas très optimiste,
00:29:07Sergei Jernoff.
00:29:07Non, moi,
00:29:08je ne suis pas très optimiste.
00:29:09C'est d'ailleurs
00:29:10ni pour le Liban
00:29:11ni pour l'Iran.
00:29:13Donc vous pensez là
00:29:13que les délégations
00:29:14américaines et iraniennes
00:29:15y vont finalement
00:29:17pour un combat de coq
00:29:19et chacun va repartir
00:29:21sur les mêmes positions ?
00:29:23Non, pas forcément.
00:29:24Mais ils vont se tâter.
00:29:27C'est un essai.
00:29:29D'ailleurs,
00:29:29on ne sait pas du tout
00:29:30comment ça va se passer.
00:29:31Parce que j'imagine...
00:29:32Enfin, déjà,
00:29:34j'imagine mal
00:29:35les Iraniens
00:29:36qui traitent l'Amérique
00:29:38comme le diable,
00:29:40le grand diable.
00:29:43Comment ils vont avoir
00:29:44des pourparlers directs
00:29:45avec les représentants
00:29:46du grand diable ?
00:29:47Vous savez,
00:29:48et surtout,
00:29:49raconter ça en Iran.
00:29:51Ça veut dire qu'à la limite,
00:29:53vous savez,
00:29:53si les pourparlers
00:29:54étaient secrets,
00:29:56on aurait pu l'imaginer.
00:29:58Mais comme ils sont publics,
00:29:59donc il y a aussi
00:30:00toute une imagerie
00:30:03qu'il faudra installer.
00:30:05Mais rien ne dit
00:30:05qu'ils vont se voir directement.
00:30:07Vous savez,
00:30:07il y a des intermédiaires aussi.
00:30:09Ça peut aussi se passer.
00:30:10On n'en sait rien du tout.
00:30:11On n'en sait rien du tout.
00:30:13On espère que ça va se passer bien.
00:30:17Mais vous savez,
00:30:19déjà,
00:30:19pour vous donner l'exemple,
00:30:21le DIC3 d'Ormouz.
00:30:23Alors attendez,
00:30:23on va revenir en détail
00:30:24ensuite sur chaque point.
00:30:25Mais je continue
00:30:26mon tour de table.
00:30:27Bertrand Galichet.
00:30:28Et ne me répondez pas tous
00:30:29comme Serguez Yonam.
00:30:31Quel point vous semble
00:30:32le plus crispant ?
00:30:34Par exemple,
00:30:34tout à l'heure,
00:30:34sur ce plateau,
00:30:35il y avait un des invités
00:30:35qui disait
00:30:36le DIC3 d'Ormouz.
00:30:37C'est sûr,
00:30:38ça va être le sujet
00:30:39sur lequel ils ne parviendront pas
00:30:40à se mettre d'accord.
00:30:41Oui,
00:30:41parce que c'est pour Donald Trump
00:30:44un enjeu essentiel,
00:30:45on le sait,
00:30:45pour des raisons
00:30:46du prix du pétrole.
00:30:48Et donc,
00:30:48pour lui,
00:30:49passer d'une situation
00:30:50où la circulation
00:30:52était libre
00:30:53dans le DIC3
00:30:53à une situation
00:30:54où il y aurait
00:30:56ce fameux péage
00:30:57qui serait imposé
00:30:58par les gardiens
00:30:58de la Révolution,
00:30:59même si les tarifs diminuent,
00:31:01même si ce péage
00:31:03est un peu assoupli,
00:31:04de toute façon,
00:31:06ça serait déjà
00:31:06un échec
00:31:07pour Donald Trump.
00:31:08Ça,
00:31:08c'est un premier point.
00:31:09Mais vous savez,
00:31:10plus généralement,
00:31:11le fait que la puissance américaine,
00:31:14que les États-Unis,
00:31:15s'assoient à la table
00:31:17des négociations
00:31:18avec un ennemi
00:31:19qu'ils avaient juré
00:31:20de détruire,
00:31:21c'est déjà un échec.
00:31:22Et donc,
00:31:23le fait de commencer
00:31:24ces négociations,
00:31:26ils sont en position
00:31:27de faiblesse,
00:31:28ce qui me fait dire
00:31:29que rien de bon
00:31:30ne peut sortir
00:31:31de ces discussions,
00:31:33ni pour les États-Unis,
00:31:35ni pour la région,
00:31:37ni pour Israël.
00:31:37Les seuls qui peuvent
00:31:38tirer leur épingle du jeu,
00:31:40ce sont les Iraniens.
00:31:41Pourquoi ?
00:31:41Parce qu'ils ont le temps
00:31:42et Trump, lui,
00:31:44a dit « je veux
00:31:45des résultats rapides ».
00:31:47Donc, déjà...
00:31:47Deux semaines,
00:31:48c'est le temps
00:31:48qu'il s'est donné.
00:31:49Mais oui, donc déjà,
00:31:49quand vous vous présentez
00:31:50à une négociation
00:31:51en disant « il faut aller vite,
00:31:52il faut trouver une solution »,
00:31:53déjà,
00:31:54vous êtes un peu battus.
00:31:55Et puis,
00:31:56les Iraniens de leur côté,
00:31:57au fond,
00:31:58qu'est-ce qu'ils ont
00:31:59à perdre ?
00:31:59Pas grand-chose.
00:32:02Cesser le feu,
00:32:03pour l'instant,
00:32:04il tient plus ou moins.
00:32:05Et de toute façon,
00:32:06ils profitent de ce répit
00:32:08pour se réarmer,
00:32:09pour se réorganiser,
00:32:10pour faire venir
00:32:11des armes de Russie,
00:32:12des éléments technologiques
00:32:14de Chine
00:32:15ou de Corée du Nord.
00:32:16Et donc,
00:32:17ils ont la possibilité
00:32:18de redevenir
00:32:19à un niveau de menace,
00:32:21pas tout de suite,
00:32:21mais au bout
00:32:22d'un certain temps,
00:32:23qui sera extrêmement
00:32:25difficile à supporter,
00:32:27notamment pour les Israéliens,
00:32:28notamment pour les États du Golfe.
00:32:29Ça,
00:32:30ça ne fait aucun doute,
00:32:31Olivier de Bavinkov,
00:32:32on profite de ces moments-là,
00:32:34on profite,
00:32:35entre guillemets,
00:32:35évidemment,
00:32:36pour refaire les stocks,
00:32:39pour remettre tout en place.
00:32:41C'est une réalité,
00:32:43ça c'est sûr,
00:32:44de ces moments aussi
00:32:45de négociation,
00:32:45une réalité militaire
00:32:47de ces moments
00:32:47de négociation ?
00:32:48Oui,
00:32:48je dirais,
00:32:49c'est une réalité
00:32:51de bon sens.
00:32:52Bien évidemment,
00:32:53ceux qui ont été
00:32:53durement touchés
00:32:54vont chercher
00:32:54à colmater les brèches
00:32:57et à effacer
00:32:57les cicatrices
00:32:58des coups
00:32:59qu'ils ont subis.
00:33:00Et ceux qui sont
00:33:01en position d'attente
00:33:02en se demandant
00:33:03ce qu'il en sortira
00:33:05vont se mettre
00:33:06en mesure
00:33:07de réagir.
00:33:08Mais par exemple,
00:33:09côté américain,
00:33:10concrètement,
00:33:11ça voudrait dire quoi ?
00:33:13Se refaire la cerise
00:33:14militairement ?
00:33:14Concrètement,
00:33:15c'est une commande
00:33:16de 4,5 milliards
00:33:16pour des patriotes.
00:33:17Voilà,
00:33:18ça a été signé
00:33:19il y a quelques heures.
00:33:20Des patriotes ?
00:33:21Pardon,
00:33:22c'est des intercepteurs
00:33:23de défense aérienne
00:33:24pour protéger
00:33:25les pays du Golfe,
00:33:26pour protéger Israël,
00:33:27pour protéger
00:33:28leurs dispositifs.
00:33:29Je pense que derrière
00:33:29tout ça,
00:33:30il faut imaginer...
00:33:30Par exemple,
00:33:31c'est un élément concret.
00:33:32Derrière tout ça,
00:33:32pour être beaucoup plus concret,
00:33:34il faut imaginer
00:33:35un immense mouvement logistique
00:33:37qui va se traduire
00:33:38par deux éléments
00:33:39un peu différents,
00:33:41soit la relève
00:33:42des unités
00:33:42qui ont été engagées,
00:33:44par exemple,
00:33:44le changement
00:33:45du groupe aéronaval,
00:33:46le changement
00:33:47de telle ou telle frégate
00:33:48qui doit arriver
00:33:50à une période d'entretien.
00:33:51On peut imaginer
00:33:52une relève
00:33:53de certaines unités,
00:33:54soit tout simplement
00:33:55le réapprovisionnement
00:33:56par des bateaux,
00:33:58qui sont des bateaux dédiés
00:33:59à ce genre d'opération,
00:34:01qui sont parfaitement capables
00:34:02de le faire à la mer
00:34:02et qui vont réapprovisionner
00:34:05de tout ce qui a été consommé,
00:34:08tous les consommables,
00:34:09ils vont les remplacer
00:34:10et les renouveler.
00:34:11On peut d'ailleurs aussi imaginer
00:34:13sur le groupe aéronaval
00:34:15qui est resté,
00:34:15de faire rentrer
00:34:17les pilotes
00:34:17qui ont participé
00:34:18aux opérations,
00:34:19tout ou partie,
00:34:20et de le faire relever
00:34:21par des équipes de pilotes
00:34:23qui arrivent des Etats-Unis
00:34:24et qui prennent les machines
00:34:25ou qui arrivent
00:34:26à être de nouvelles machines.
00:34:27Donc c'est un immense
00:34:28mouvement logistique
00:34:29qui est en train
00:34:29de se dérouler.
00:34:30Et ce mouvement logistique
00:34:31pour, encore une fois,
00:34:33se refaire la cerise,
00:34:34j'en prends l'expression
00:34:35de Gérôme Clèche,
00:34:36côté iranien,
00:34:37il ressemblerait à quoi ?
00:34:38C'est le même ?
00:34:39Non, pas du tout.
00:34:41Pas du tout.
00:34:41Parce que là, pour le coup,
00:34:42côté iranien,
00:34:43ils ont subi des frappes
00:34:44qui sont très très fortes.
00:34:46Ils avaient une organisation
00:34:47qui était extraordinairement
00:34:48décentralisée.
00:34:49On a beaucoup parlé
00:34:49de toiles d'araignées,
00:34:50mais c'est vraiment ça
00:34:51qui avait été mis en place
00:34:53depuis des dizaines d'années
00:34:54par le régime iranien,
00:34:55conscient qu'il était vulnérable.
00:34:57Et donc,
00:34:58ils sont à la fois enterrés,
00:34:59dont j'imagine
00:35:00qu'ils vont chercher
00:35:01pour les sites
00:35:02qui ont été durement frappés
00:35:03à voir si ceux-ci
00:35:05ont été effectivement détruits,
00:35:07à y pénétrer
00:35:08et à restructurer.
00:35:09Ils vont chercher
00:35:10à réapprovisionner
00:35:11et ils vont probablement chercher
00:35:13tout en étant
00:35:14sous une surveillance constante.
00:35:16Sous une surveillance constante.
00:35:18Ils vont chercher
00:35:18à rétablir
00:35:20des liens de commandement
00:35:21qui ont naturellement
00:35:22été distendus
00:35:22par les frappes
00:35:23qu'ils ont subies.
00:35:25On va parler à l'oreillette
00:35:28en même temps,
00:35:28dont j'ai été un petit peu troublée.
00:35:30Excusez-moi,
00:35:31Sergei Jirnoff,
00:35:32un mot sur le rôle
00:35:33des Russes peut-être.
00:35:34On sait que les Chinois
00:35:35ont poussé
00:35:36les Iraniens
00:35:37à essayer
00:35:37de se mettre
00:35:39à la table
00:35:39des négociations.
00:35:40Qu'en est-il
00:35:41des Russes ?
00:35:42Est-ce qu'on en sait
00:35:43un peu plus
00:35:44sur quelle religion
00:35:45joue exactement
00:35:46dans ce conflit ?
00:35:47On sait qu'ils fournissent
00:35:47des renseignements,
00:35:48mais au-delà de ça ?
00:35:50Le rôle de la Russie
00:35:51est très exagéré
00:35:53depuis un an
00:35:53dans ce conflit
00:35:55parce que
00:35:56d'un côté
00:35:58Donald Trump
00:35:59à deux reprises
00:36:00a rejeté
00:36:01la proposition
00:36:02de Poutine
00:36:02d'être un intermédiaire
00:36:04entre les Iraniens
00:36:04et les Américains.
00:36:06Il lui a dit
00:36:07l'année dernière
00:36:07Vladimir,
00:36:08tu as ton problème
00:36:09en Ukraine,
00:36:10on s'en passera ici
00:36:11sans toi,
00:36:12on est des grands,
00:36:13on n'a pas besoin
00:36:14de ton intermédiaire.
00:36:15Poutine l'a proposé
00:36:16encore une fois
00:36:17au mois de janvier,
00:36:17Trump lui a répondu
00:36:18exactement la même chose.
00:36:20Ça c'est la première chose.
00:36:21La deuxième chose,
00:36:22la Russie
00:36:23n'a rien fait
00:36:25pour l'Iran
00:36:26l'année dernière
00:36:27pour la guerre
00:36:27de 12 jours,
00:36:28ce qui a été considéré
00:36:29comme une trahison
00:36:30par les Iraniens.
00:36:31Les Iraniens ont
00:36:32beaucoup de comptes
00:36:33à régler avec les Russes.
00:36:34Je vous rappelle
00:36:35que l'Union soviétique
00:36:36a occupé l'Iran
00:36:37de 1941 à 1946
00:36:38et les Iraniens
00:36:39s'en souviennent encore.
00:36:41Ça veut dire
00:36:41que les Russes,
00:36:42contrairement à ce qu'on raconte,
00:36:44les Iraniens,
00:36:44contrairement à ce qu'on raconte,
00:36:46ne considèrent pas
00:36:46les Russes
00:36:47comme les grands amis
00:36:49qui sont là
00:36:50pour les aider.
00:36:52Et donc,
00:36:53Poutine est embourbé
00:36:54en Ukraine.
00:36:55Donc, tout à l'heure,
00:36:56vous avez dit
00:36:56que c'est les armes russes
00:36:58qui vont arriver.
00:36:58Je doute beaucoup
00:37:00parce que Poutine
00:37:01n'a pas énormément
00:37:02de stocks
00:37:02parce que déjà,
00:37:03il lui manque des armes
00:37:04sur le front ukrainien.
00:37:06Et il y a autre chose aussi,
00:37:07c'est que les Israéliens
00:37:08ont compris
00:37:10qu'il y avait
00:37:11une route logistique
00:37:12par la mer Caspienne
00:37:13parce que Poutine
00:37:14ne peut plus passer
00:37:15par l'Azerbaïdjan.
00:37:16il est en conflit
00:37:16avec l'Azerbaïdjan ouvert.
00:37:18Donc,
00:37:18Aliyev ne le laisse pas passer.
00:37:21Et donc,
00:37:22la seule route,
00:37:23c'est la mer Caspienne
00:37:25et les Israéliens
00:37:26ont abattu
00:37:28quelques bateaux russes
00:37:29et ont bombardé
00:37:30le port
00:37:31en fait iranien
00:37:32qui recevait
00:37:33les bateaux russes.
00:37:33Donc,
00:37:34l'aide russe,
00:37:34je ne crois pas...
00:37:35Donc,
00:37:35vous pensez-vous
00:37:36que finalement,
00:37:37cette aide russe,
00:37:37elle est plus limitée
00:37:38que ce qu'on imagine ?
00:37:40Elle est beaucoup plus limitée
00:37:41que ce qu'on en pense.
00:37:42Poutine voudrait
00:37:44s'immiscer.
00:37:45Donc,
00:37:45par exemple,
00:37:47dans les pays de golf,
00:37:48il y a Zelensky
00:37:49qui a fait
00:37:49une énorme tournée
00:37:50en fait
00:37:51dans les pays de golf
00:37:52et Poutine
00:37:53passe son temps
00:37:54à téléphoner.
00:37:55Bon,
00:37:55après,
00:37:55il y a une délégation
00:37:56iranienne
00:37:56qui est allée aussi
00:37:57en Russie
00:37:58parce qu'au mois
00:37:59de janvier,
00:38:00il y avait
00:38:01Larry Jani
00:38:02qui était à Moscou.
00:38:03Donc,
00:38:04en fait,
00:38:04ils n'auront pas
00:38:05les contacts.
00:38:07Mais c'est vrai
00:38:08que la question
00:38:09de livraison
00:38:10d'armes
00:38:11russes
00:38:11aux Iraniens
00:38:12s'est posée
00:38:13alors que...
00:38:14C'est plus la Chine
00:38:15que la Russie.
00:38:16Je voudrais
00:38:16qu'on se pose
00:38:19maintenant
00:38:19pour prendre
00:38:20les points de négociation,
00:38:21les points de crispation
00:38:22les uns après les autres.
00:38:23On va commencer
00:38:23par le nucléaire
00:38:24et ensuite,
00:38:25on reparlera évidemment
00:38:25du détroit d'Hormuz
00:38:26et ensuite,
00:38:28la présence américaine
00:38:29dans la région
00:38:29et des capacités
00:38:30balistiques aussi
00:38:31des Iraniens
00:38:31parce que ça,
00:38:32c'est un point
00:38:32sur lequel
00:38:33les Israéliens
00:38:35vont être
00:38:35très attentifs.
00:38:37Le nucléaire,
00:38:38l'Ovarinelle.
00:38:39Qu'est-ce qui pourrait
00:38:40ressortir
00:38:41de ces discussions ?
00:38:43Qu'est-ce qui pourrait
00:38:44représenter
00:38:45un point d'accord
00:38:48satisfaisant
00:38:48pour les uns
00:38:49et les autres
00:38:49qui ne serait pas
00:38:50ce qu'on a déjà
00:38:51connu avant cette guerre
00:38:52et qui avait été négocié
00:38:53par Barack Obama ?
00:38:54Alors,
00:38:54ce qu'il faut comprendre,
00:38:55c'est qu'aujourd'hui,
00:38:56sur la question du nucléaire,
00:38:57le temps du JCPOA
00:38:58est fini.
00:38:58On n'est plus du tout
00:38:59sur une logique
00:39:00de ce qu'on appelle
00:39:01le temps du JCPOA,
00:39:02c'était quoi ?
00:39:03Donc,
00:39:03l'accord,
00:39:03vous savez,
00:39:04de Vienne
00:39:05qui,
00:39:06en fait,
00:39:08avait pour projet
00:39:09de limiter
00:39:10ce qu'on appelle
00:39:11le temps de percer.
00:39:12C'était donc,
00:39:12on avait une capacité
00:39:13d'enrichissement
00:39:14à moins de 10%
00:39:16du côté iranien
00:39:17et en fait,
00:39:18on leur disait
00:39:18on va tout mettre en place
00:39:20par différentes mesures
00:39:21de contrôle
00:39:22avec l'AEA,
00:39:23je vais y revenir après,
00:39:25pour éviter
00:39:26que vous dépassiez,
00:39:27que vous arriviez
00:39:27au seuil nucléaire,
00:39:29le seuil militaire,
00:39:30pardon,
00:39:30qui est de 60%
00:39:31et donc,
00:39:32en fait,
00:39:32où ce ne serait
00:39:33qu'une question de temps.
00:39:34Vous voyez qu'aujourd'hui,
00:39:35on parle d'un taux
00:39:36d'enrichissement
00:39:36de 440 kilos
00:39:37à 60%.
00:39:38Donc,
00:39:39en fait,
00:39:39l'ère du JCPOA
00:39:41est finie.
00:39:42Donc,
00:39:42ce qui serait,
00:39:43déjà,
00:39:44c'est,
00:39:44pardon,
00:39:45une défaite,
00:39:45mais en tout cas,
00:39:46la question
00:39:47de la non-prolifération,
00:39:48aujourd'hui,
00:39:49je ne vais pas dire
00:39:49qu'on la met de côté,
00:39:50mais il y a une forme
00:39:50de dissuasion implicite.
00:39:52Parce qu'en fait,
00:39:53on dit quoi ?
00:39:53On accepte aujourd'hui,
00:39:55cet accord
00:39:55va certainement
00:39:57poser sur la table
00:39:58le fait d'accepter
00:39:59et c'est ce que veut l'Iran,
00:40:01manifestement,
00:40:02notamment quand on entend
00:40:03les propos
00:40:04d'Islami Mohamed,
00:40:05vous savez,
00:40:06le patron de l'agence iranienne
00:40:07à l'énergie atomique
00:40:08qui,
00:40:09depuis le début du conflit,
00:40:10on n'en parle pas souvent,
00:40:11mais il tape sur l'AEA,
00:40:13il tape sur le fait
00:40:14qu'on lui interdise,
00:40:15entre guillemets,
00:40:16leur capacité d'enrichissement.
00:40:17Donc qu'est-ce que les Iraniens
00:40:18selon vous ont essayé d'obtenir ?
00:40:20Aujourd'hui,
00:40:20il y a eu un papier
00:40:21dans le Figaro,
00:40:21ils étaient assez clairs
00:40:22sur leur velléité,
00:40:23c'était ne pas se restreindre
00:40:25sur la capacité d'enrichissement.
00:40:26On est tous en train
00:40:27de parler d'enrichissement civil,
00:40:29mais les Iraniens,
00:40:30quand ils parlent
00:40:30de capacité d'enrichissement,
00:40:31ce n'est pas sur le taux,
00:40:33c'est sur le principe d'enrichir.
00:40:34Donc ils sont en train,
00:40:35eux, de dire,
00:40:36nous,
00:40:37on veut garder cette,
00:40:38conserver cette capacité.
00:40:39Pourquoi c'est impossible
00:40:40de revenir en arrière ?
00:40:41Pour deux volets,
00:40:42le premier,
00:40:43c'est qu'ils ont
00:40:44le savoir-faire,
00:40:45vous ne pouvez pas le retirer.
00:40:46Vous savez lire aujourd'hui,
00:40:47j'ai beau vous retirer les bouquins,
00:40:49vous savez toujours lire.
00:40:50Donc ça,
00:40:51c'est acté,
00:40:51et tout le monde le sait.
00:40:52L'autre volet,
00:40:53ce sont les IR6,
00:40:54on en parle peu,
00:40:55ce sont les niveaux
00:40:56de centrifugeuses.
00:40:57Avant,
00:40:57ils avaient des IR1,
00:40:58en fait,
00:40:59c'était des centrifugeuses
00:41:01qui étaient lentes,
00:41:02en fait,
00:41:03et qui permettaient
00:41:04de pouvoir enrichir
00:41:06à moins de 5%
00:41:07dans des conditions
00:41:08contrôlées avec la UR.
00:41:09Moi,
00:41:09ce qui m'embête,
00:41:10c'est qu'autour de la table,
00:41:11on n'est pas des experts
00:41:13de l'AEA
00:41:13qui viennent donner des billes,
00:41:15que ce soit peut-être
00:41:16apporté par les Pakistanais.
00:41:17Et ce qui m'embête encore plus,
00:41:19c'est que les Pakistanais,
00:41:20sur la question
00:41:21de la non-prolifération
00:41:22et leur statut du TNP,
00:41:24est un peu embêtant
00:41:26de les voir arriver
00:41:26avec des experts de l'AEA
00:41:27en disant,
00:41:28posez...
00:41:28Donc,
00:41:29il y a quelque chose
00:41:30pour moi qui m'embête.
00:41:30Donc,
00:41:31ma crainte pour moi,
00:41:32c'est qu'effectivement,
00:41:33enfin,
00:41:33plutôt ce qui va ressortir,
00:41:34c'est que les Américains
00:41:35vont certainement
00:41:37devoir faire en sorte
00:41:38d'avoir un engagement
00:41:39de ne pas avoir l'arme nucléaire
00:41:41et les Iraniens
00:41:42de dire,
00:41:42on va faire en sorte
00:41:43de ne pas l'avoir,
00:41:44mais il faut conserver
00:41:45ce savoir-faire.
00:41:46Et donc,
00:41:46un jour...
00:41:47Je le dis,
00:41:48mais je l'engage...
00:41:48Donc,
00:41:48on est juste dans l'affichage ?
00:41:50Non,
00:41:50on est dans des engagements.
00:41:51Vous savez,
00:41:52les accords de paix
00:41:52sont des engagements.
00:41:54Sauf que là,
00:41:54la capacité de contrôle,
00:41:55elle est réduite.
00:41:56Mais donc,
00:41:57oui,
00:41:57là,
00:41:57ça va être plusieurs engagements
00:41:58de contrôle,
00:42:00notamment sur ces centrifugeuses
00:42:01que les Iraniens
00:42:03On ne leur laisse pas
00:42:04avoir l'arme nucléaire,
00:42:05mais on leur laisse pouvoir dire
00:42:07qu'ils continuent
00:42:08à enrichir de l'uranium.
00:42:09C'est ça ?
00:42:10J'ai bien compris.
00:42:10Je crois que les éléments
00:42:11de langage,
00:42:12chacun va se raconter
00:42:13des histoires,
00:42:13mais la réalité,
00:42:14c'est que l'Iran
00:42:15va pouvoir enrichir
00:42:16de manière cachée
00:42:17et on va se retrouver
00:42:18peut-être un an ou deux
00:42:19si ce régime est toujours là,
00:42:21avec un essai nucléaire
00:42:22qui arrivera.
00:42:23Vous êtes...
00:42:24Allez-y,
00:42:25après,
00:42:25Bertrand Gallet.
00:42:26Mon intuition,
00:42:26je pense que le général
00:42:27de Babinkoff l'a dit tout à l'heure,
00:42:28c'est qu'en fait,
00:42:29il y a beaucoup de points ici
00:42:30qui sont très techniques
00:42:31et qui prennent des mois
00:42:32en fait à négocier.
00:42:33Et en vérité,
00:42:33il n'y en a que deux à mon avis
00:42:34qui peuvent être négociés
00:42:35là tout de suite à court terme.
00:42:37C'est la réouverture d'Hormuz
00:42:38et c'est la fin des sanctions.
00:42:40C'est-à-dire que les Américains
00:42:41ont besoin de rentrer
00:42:42dans le Golfe Persique
00:42:44pour des raisons
00:42:44de stabilité économique
00:42:45et financière.
00:42:45Alors vous avez complètement
00:42:46évacué le sujet nucléaire.
00:42:48Je suis désolé,
00:42:48mais je pense qu'il a raison,
00:42:49c'est pour ça.
00:42:50Vous pensez qu'il ne ressortira rien
00:42:52sur ce sujet-là
00:42:54des négociations nucléaires ?
00:42:56Non, je pense que l'Américain
00:42:56et l'Israélien
00:42:57sont en train de se décorréler
00:42:58et que c'est un sujet
00:42:59qui est israélien
00:43:00qui n'est pas vraiment
00:43:00un sujet américain maintenant.
00:43:02On garde les autres sujets
00:43:04pour la suite.
00:43:06Non mais c'est comme ça,
00:43:07vous savez.
00:43:08Mais du coup,
00:43:09il faut qu'on soit
00:43:11un peu structuré,
00:43:12vous savez.
00:43:13Mais je reviendrai vers vous
00:43:14lorsqu'on parlera évidemment
00:43:15du détroit d'Hormuz.
00:43:16Bertrand Galichet,
00:43:17je vous voyais acquiescer
00:43:18sur le fait que
00:43:18sur le plan du nucléaire,
00:43:20il ne ressortira pas
00:43:21grand-chose
00:43:22de ces négociations.
00:43:24Mais pour une raison très simple,
00:43:25c'est que les Iraniens
00:43:26disent depuis toujours
00:43:27qu'ils ne cherchent pas
00:43:28à fabriquer une bombe atomique.
00:43:30Donc ils peuvent signer
00:43:31sur un beau paraf.
00:43:32En lettres d'or,
00:43:34nous ne fabriquerons pas
00:43:35de bombe atomique.
00:43:36Et puis ils feront rigoureusement
00:43:37ce qu'ils voudront.
00:43:38Et l'AEA viendra faire
00:43:39des inspections
00:43:40dans un cadre
00:43:41qui aura été préétabli
00:43:43par tous les experts du monde.
00:43:46Et pendant ce temps,
00:43:47les Iraniens feront
00:43:48ce qu'ils voudront
00:43:50sous la montagne de la Pioche
00:43:52ou ailleurs.
00:43:52Donc tout ça pour ça.
00:43:53Quant aux missiles,
00:43:55c'est pareil.
00:43:55Quelles sont les garanties
00:43:57de pouvoir inspecter
00:43:58les sites de missiles ?
00:43:59Les Israéliens
00:44:00dont on connaît
00:44:00les capacités
00:44:01en matière de renseignement
00:44:03se sont montrés incapables,
00:44:05on l'a bien vu,
00:44:05de connaître avec précision
00:44:07la capacité des missiles,
00:44:10la capacité de fabrication
00:44:11et les stocks de missiles.
00:44:13Donc déjà,
00:44:13ça s'est évacué.
00:44:15En revanche,
00:44:16effectivement,
00:44:16et là je vous rejoins,
00:44:18il y a sur cet accord de paix
00:44:19des choses
00:44:20qui peuvent être très claires.
00:44:20la restitution des accords
00:44:22des avoirs iraniens,
00:44:24là ça serait une défaite totale
00:44:25pour les occidentaux.
00:44:27Et puis la question
00:44:28de la réouverture
00:44:29du détroit d'Hormuz
00:44:30parce que là,
00:44:30c'est vite contrôlé,
00:44:31c'est-à-dire on passe
00:44:32ou on ne passe pas.
00:44:33On va passer du temps
00:44:34sur le détroit d'Hormuz.
00:44:35Une dernière question
00:44:37sur le nucléaire.
00:44:38Si effectivement
00:44:39les Iraniens
00:44:40ne lâchent rien
00:44:41sur ce point-là,
00:44:43sur ce sujet-là,
00:44:44est-ce que les Américains,
00:44:45et visiblement
00:44:46ces derniers mois
00:44:47nous ont prouvé le contraire,
00:44:48ont les moyens
00:44:48de détruire
00:44:50toutes les installations,
00:44:52tout ce qui peut servir
00:44:53à enrichir ce nucléaire ?
00:44:55C'est sur l'Aneur.
00:44:56Et Alice,
00:44:57la question part mal
00:44:58parce qu'en fait,
00:44:58je pense que
00:44:59la question du nucléaire,
00:45:01c'est ce sur quoi
00:45:02les Iraniens vont lâcher.
00:45:03En fait,
00:45:04c'est l'occasion
00:45:04pour eux
00:45:05d'offrir une victoire
00:45:06à Donald Trump
00:45:07qui ne leur coûte rien.
00:45:09Une victoire de façade ?
00:45:10Évidemment,
00:45:11la bombe,
00:45:11ça a été dit
00:45:11par mon camarade de droite.
00:45:13En fait,
00:45:13il n'en est plus question
00:45:14que dans l'esprit
00:45:15éventuellement
00:45:15de Donald Trump
00:45:16et que quelques personnes
00:45:18qui fantasment là-dessus.
00:45:19Mais en réalité,
00:45:20l'histoire de la bombe
00:45:21à proprement parler,
00:45:22c'est-à-dire
00:45:22la militarisation nucléaire
00:45:23au-delà de l'enrichissement,
00:45:25il n'en est plus question
00:45:26depuis 2003.
00:45:27Et encore une fois,
00:45:28le 25 mars 2026,
00:45:30c'était donc
00:45:31il y a trois semaines,
00:45:33la coordinatrice
00:45:34du renseignement américain
00:45:35a dit qu'il n'était pas
00:45:36question d'accession
00:45:36à la bombe nucléaire
00:45:37pour l'Iran.
00:45:38Voilà,
00:45:39bon,
00:45:39donc que faut-il de plus ?
00:45:41Après,
00:45:41il reste la question
00:45:42de l'enrichissement.
00:45:43Mais comme le disait Lova,
00:45:44le savoir-faire reste.
00:45:45Donc dire qu'ils vont
00:45:46cesser d'enrichir
00:45:47ou que ça va être contrôlé...
00:45:49Mais vous dites
00:45:49que la question se pose
00:45:50parce que malgré les déclarations
00:45:52officielles,
00:45:52ils l'ont ?
00:45:54Non,
00:45:56ils ne cherchent pas à l'avoir.
00:45:58Mais ils n'en sont pas loin.
00:45:59Non,
00:46:00le temps de percer,
00:46:01encore une fois,
00:46:01c'est la capacité
00:46:02de passer,
00:46:04d'enrichir du nucléaire,
00:46:05à militariser.
00:46:05Désolé, mais quand j'ai écouté
00:46:07Raphaël Grossi
00:46:07sur cette antenne
00:46:08il n'y a pas si longtemps,
00:46:09le patron de la IEA,
00:46:10il était un peu plus alarmiste
00:46:12que vous.
00:46:13Il parlait de l'enrichissement.
00:46:15Oui,
00:46:15mais c'est le dernier stade.
00:46:16Mais non,
00:46:17parce que pour avoir
00:46:18une bombe nucléaire,
00:46:19il faut enrichir
00:46:20pour avoir effectivement
00:46:21la matière fissile.
00:46:22Après,
00:46:23il faut la détonique,
00:46:24c'est-à-dire la capacité
00:46:25à créer,
00:46:26en fait,
00:46:26cette réaction en chaîne.
00:46:28Et puis,
00:46:28il faut la mettre
00:46:28sur des vecteurs
00:46:29et il faut que tout ça,
00:46:30ça marche.
00:46:31Donc,
00:46:31les vecteurs,
00:46:31ils l'ont,
00:46:32le missile balistique.
00:46:33La capacité à enrichir,
00:46:34ils l'ont.
00:46:34L'entre-deux,
00:46:35ils ne l'ont pas
00:46:35et ils n'ont pas cherché
00:46:36à l'avoir depuis 2003.
00:46:37Donc,
00:46:38en fait,
00:46:38renoncer à la bombe nucléaire,
00:46:39c'est renoncer à rien.
00:46:41C'est une victoire.
00:46:43J'entends ce que tu dis,
00:46:45mais alors l'intention,
00:46:46je suis moins d'accord
00:46:46parce que ce conflit
00:46:48a montré pour l'Iran
00:46:49que s'ils avaient été dotés
00:46:51d'une arme nucléaire,
00:46:52cette offensive
00:46:53n'aurait pas pu être possible.
00:46:54Ah non,
00:46:54mais le sujet...
00:46:54Et donc,
00:46:55on part pour la suite.
00:46:57Donc,
00:46:57moi,
00:47:01c'est la question
00:47:02de rester l'Iran
00:47:03tel que nous sommes
00:47:04avec notre idéologie
00:47:05et se conserver
00:47:06si on ne sanctuarise pas
00:47:08notre territoire.
00:47:09deux choses.
00:47:10La seule sanctuarisation possible.
00:47:11Malheureusement,
00:47:12c'est la pub.
00:47:13C'est le passage à l'acte.
00:47:14C'est un débat très intéressant
00:47:16et on va le poursuivre
00:47:17juste après la pub.
00:47:17Vous savez comment ça marche.
00:47:19Quelques secondes
00:47:20et on revient.
00:47:20Évidemment,
00:47:20à tout de suite.
00:47:21Les Israël.
00:47:27Bienvenue dans cette édition spéciale
00:47:29qui se poursuit,
00:47:29évidemment,
00:47:30à la veille
00:47:31de discussions,
00:47:33de négociations,
00:47:35tentatives de négociations
00:47:36évidemment
00:47:36entre Américains
00:47:37et Iraniens
00:47:38à Islamabad.
00:47:39Les Iraniens sont arrivés,
00:47:41les Américains sont toujours
00:47:42en route.
00:47:42Genevieve Vance
00:47:43qui doit se rendre
00:47:44à Islamabad
00:47:44a même fait escale à Paris.
00:47:46C'est des informations
00:47:46de Laurence Haim
00:47:48qui nous attend à Washington.
00:47:49Ce qu'on va suivre aussi
00:47:51attentivement,
00:47:51Laurence,
00:47:52dans les prochaines minutes,
00:47:53c'est que
00:47:53le président américain,
00:47:55Donald Trump,
00:47:56va quitter la Maison Blanche
00:47:57pour se rendre
00:47:58à Charlottesville
00:47:59et il pourrait
00:48:00prendre la parole.
00:48:03Oui,
00:48:04alors c'est évidemment
00:48:04ce qu'on attend
00:48:05parce que
00:48:05quand vous regardez
00:48:06la communication
00:48:07de Donald Trump,
00:48:07il y a quand même
00:48:08quelque chose
00:48:08de très étonnant
00:48:09factuellement.
00:48:10Depuis trois jours,
00:48:11depuis qu'il est apparu
00:48:14à un moment donné
00:48:15pour sa conférence de presse,
00:48:17eh bien,
00:48:17Donald Trump
00:48:18n'est pas du tout
00:48:18apparu en public.
00:48:19Il ne fait que des réunions
00:48:21à l'intérieur du bureau
00:48:22ovale
00:48:23où c'est indiqué
00:48:24« closed press »
00:48:25interdit à la presse,
00:48:27on ne sait pas
00:48:28qui il voit
00:48:28et tout à l'heure,
00:48:30il doit quitter
00:48:30la Maison Blanche
00:48:31pour se rendre
00:48:32à Charlottesville
00:48:33en Virginie
00:48:34pour tenir un meeting
00:48:35qui là aussi
00:48:36est interdit
00:48:36à la presse.
00:48:37C'est rare que Donald Trump
00:48:38fasse un meeting
00:48:39mais il a décidé
00:48:40de faire un meeting
00:48:41avec des supporters MAGA
00:48:43et avec des dirigeants MAGA
00:48:45et donc on attend tous
00:48:47de voir ce qui va se passer
00:48:48lorsqu'il va quitter
00:48:49la Maison Blanche
00:48:50pour se rendre
00:48:50à 30 km d'ici
00:48:52à Charlottesville
00:48:53en Virginie
00:48:54et voir si,
00:48:55comme à l'accoutumée,
00:48:57Donald Trump s'arrête
00:48:58pour parler aux fameux poules,
00:48:59ses 12 journalistes
00:49:00et ses influenceurs
00:49:02qui ne cessent
00:49:03de le suivre
00:49:05depuis qu'il a été élu
00:49:06pour ce deuxième mandat.
00:49:07Alors ça,
00:49:08ce sont les informations
00:49:09qu'on a sur Donald Trump.
00:49:10Donald Trump
00:49:11qui depuis trois jours
00:49:11multiplie aussi
00:49:12des conversations téléphoniques
00:49:14avec certains journalistes.
00:49:15Il a téléphoné ce matin
00:49:17à nos confrères
00:49:18du New York Post
00:49:19pour indiquer
00:49:20que les Iraniens,
00:49:22eh bien en 24 heures,
00:49:23on saurait
00:49:23si les négociations
00:49:25marchent ou pas
00:49:26et Donald Trump
00:49:27a également indiqué
00:49:28que les navires américains
00:49:30qui étaient basés
00:49:30dans la région
00:49:31recevaient d'autres armes
00:49:33et étaient prêts
00:49:35à intervenir militairement
00:49:37si les négociations
00:49:38échouaient.
00:49:39Enfin,
00:49:40ce que je peux vous signaler
00:49:41puisqu'on est au Congrès
00:49:43avec Dorine Jarnias,
00:49:45eh bien c'est qu'ici au Congrès,
00:49:46il y a énormément
00:49:47d'agitation
00:49:48de la part de démocrates
00:49:50très importants
00:49:51pour envoyer une lettre
00:49:52aux médecins
00:49:53de Donald Trump
00:49:54et invoquer
00:49:55le 25e amendement
00:49:56en disant
00:49:57que Donald Trump
00:49:58souffre de troubles cognitifs
00:50:00et les démocrates
00:50:01veulent absolument
00:50:02qu'un médecin
00:50:03de la Maison-Blanche
00:50:04examine au plus vite
00:50:05Donald Trump.
00:50:06Voilà,
00:50:06ce sont les informations
00:50:07qu'on a sur place
00:50:08en étant ici à Washington
00:50:09avec Dorine Jarnias.
00:50:12Merci beaucoup,
00:50:12Laurence Aïm.
00:50:13Merci à Dorine Jarnias
00:50:14et vous nous faites signe,
00:50:15évidemment,
00:50:16si le président américain
00:50:17prend la parole.
00:50:18Bertrand Gallichet,
00:50:20Donald Trump,
00:50:20c'est intéressant
00:50:21ce que nous racontait
00:50:22Laurence Aïm.
00:50:23Le président américain
00:50:24toujours aussi contesté
00:50:26ou de plus en plus contesté ?
00:50:28Les sondages tendent à dire
00:50:30qu'il est de plus en plus contesté
00:50:32et alors, paradoxalement,
00:50:34dans sa base Maga,
00:50:35il y a toute une partie
00:50:36de cette base
00:50:37qui était hostile à la guerre
00:50:40et qui s'est ralliée,
00:50:41finalement,
00:50:42à cette aventure militaire.
00:50:45Donc, c'est un peu
00:50:46le paradoxe de cette affaire.
00:50:47Mais globalement,
00:50:48on voit dans la presse américaine,
00:50:50dans les sondages
00:50:51qui ont été publiés
00:50:52ces derniers jours,
00:50:54ces dernières semaines,
00:50:55que la tendance
00:50:56est toujours la même,
00:50:57c'est-à-dire qu'il est
00:50:58extrêmement fragilisé.
00:51:01Et alors,
00:51:01est-ce que le fait
00:51:02qu'il tienne un meeting
00:51:03en dehors de la presse,
00:51:05ça, c'est quand même
00:51:05assez inhabituel,
00:51:07me semble-t-il.
00:51:07Ça faisait longtemps,
00:51:08effectivement,
00:51:08qu'il ne l'avait pas fait.
00:51:09Est-ce que ça dit quelque chose,
00:51:10justement,
00:51:10de la situation
00:51:11dans laquelle il se trouve ?
00:51:12En tout cas,
00:51:13il ne faut pas
00:51:13de surinterpréter,
00:51:14mais ce qui est certain,
00:51:15c'est qu'il n'est pas
00:51:16très fort dans les sondages
00:51:17et qu'il y a des échéances
00:51:20qui arrivent.
00:51:20Je rappelle qu'on parle
00:51:21tout le temps
00:51:22des midterms,
00:51:23mais il y a une autre échéance,
00:51:24c'est le 4 juillet,
00:51:26c'est-à-dire très bientôt,
00:51:27avec les 250 ans
00:51:29de l'indépendance américaine.
00:51:30Et là,
00:51:30Trump veut faire
00:51:32une grande fête.
00:51:33Il faudra que ce soit
00:51:34dans des conditions
00:51:34qui lui soient
00:51:35politiquement favorables.
00:51:36Ce n'est pas encore gagné.
00:51:38On voit des images
00:51:39qui nous parviennent
00:51:40en direct
00:51:40de la Maison-Blanche
00:51:42avec cette inscription
00:51:43The Oval Office.
00:51:44Le président américain
00:51:45qui pourrait donc apparaître
00:51:46d'une minute à l'autre.
00:51:48On l'écoutera,
00:51:49évidemment,
00:51:49s'il s'exprime.
00:51:50Sergei Jernoff,
00:51:51je voyais réagir
00:51:52à ce que disait
00:51:53Bertrand Galichet,
00:51:54ce n'est pas du tout anodin
00:51:55qu'aujourd'hui,
00:51:56à ce moment-là,
00:51:58de ce conflit,
00:52:00il aille auprès
00:52:01de ses supporters magas.
00:52:03Il en a bien besoin
00:52:04de ce réconfort
00:52:04et eux aussi, peut-être.
00:52:05Mais surtout,
00:52:06à porte-close,
00:52:09ça veut dire
00:52:09qu'il n'y a pas
00:52:10de journaliste
00:52:11parce que,
00:52:11vous avez vu,
00:52:12il a été attaqué
00:52:13frontalement
00:52:14par Fox News,
00:52:15sa chaîne préférée.
00:52:17Donc, en fait,
00:52:18on lui a reproché
00:52:18d'en avoir rien fait
00:52:21des buts
00:52:22qui étaient annoncés
00:52:23de la guerre.
00:52:24Il a été frontalement,
00:52:25il est depuis plusieurs mois,
00:52:27maintenant,
00:52:28attaqué par ses anciens
00:52:29supporters,
00:52:30mais les plus grands supporters
00:52:31comme Major Taylor Greene
00:52:33au Tucker Castle
00:52:35qui, maintenant,
00:52:36l'attaquent frontalement
00:52:37parce qu'en fait,
00:52:38il le traite
00:52:39de traître,
00:52:40d'avoir trahi
00:52:42ses promesses
00:52:42électorales
00:52:44parce qu'il leur permettait
00:52:46America First
00:52:47et il leur permettait
00:52:48que les États-Unis
00:52:49ne vont pas s'occuper
00:52:50de tout ce qui se passe
00:52:51à l'extérieur
00:52:51et en fait,
00:52:52depuis six mois,
00:52:53il fait l'inverse
00:52:54de ce qu'il a promis
00:52:56et pas d'ailleurs
00:52:57que depuis six mois,
00:52:59déjà l'année dernière,
00:53:00au mois de juin,
00:53:00avec la guerre de 12 jours.
00:53:02Et donc,
00:53:02je crois que,
00:53:03en fait,
00:53:04c'est quelque chose
00:53:05qui n'est pas à donner du tout.
00:53:07J'ai l'impression
00:53:07qu'ils ont un peu peur
00:53:09en fait de ça.
00:53:12Et puis,
00:53:12vous avez vu
00:53:13Jay Devens
00:53:14qui, lui,
00:53:16pendant cette fameuse réunion,
00:53:18enfin la deuxième réunion
00:53:19ou la troisième réunion
00:53:19sur la guerre en Iran,
00:53:22il s'est confronté
00:53:24frontalement aussi
00:53:25à Donald Trump
00:53:26en disant
00:53:27« Je ne crois pas
00:53:29que c'est une bonne chose.
00:53:30Même si,
00:53:31si vous y allez,
00:53:32je vais vous soutenir,
00:53:33mais je ne partage pas
00:53:34votre point de vue. »
00:53:35– Précisément
00:53:36sur ses promesses
00:53:37non tenues,
00:53:38vous savez qui a dit,
00:53:39qui a écrit
00:53:40« Toute ma vie d'adulte
00:53:41a été marquée
00:53:42par des présidents
00:53:42qui ont entraîné
00:53:43les Etats-Unis
00:53:44dans des guerres imprudentes
00:53:45et n'ont pas réussi
00:53:46à les gagner. »
00:53:47C'est quelqu'un
00:53:47qui avait 17 ans
00:53:48au début de la guerre
00:53:49en Afghanistan.
00:53:50Eh bien,
00:53:51c'est Jay Devens
00:53:51qui a écrit ça.
00:53:52Et qui est aujourd'hui
00:53:53celui qui va négocier
00:53:56pour les Américains
00:53:57au Pakistan,
00:53:59à Islamabad.
00:54:00Il est en route,
00:54:00lui,
00:54:01qui ne voulait pas
00:54:01de cette guerre,
00:54:02qui n'a pas pu l'empêcher.
00:54:04Qu'est-ce que ça indique,
00:54:06selon vous,
00:54:06ce choix de Jay Devens ?
00:54:08Est-ce que c'est un choix
00:54:10raisonnable,
00:54:10rationnel ?
00:54:12Juste encore
00:54:12quelques détails
00:54:13par rapport
00:54:14à la politique
00:54:14intérieure américaine.
00:54:16Jay Devens,
00:54:16c'est celui qui est
00:54:17le candidat numéro un
00:54:19actuellement
00:54:19chez les Républicains
00:54:20pour une prochaine
00:54:23élection présidentielle.
00:54:24C'est quelqu'un
00:54:25qui va s'occuper
00:54:26de la campagne
00:54:27de midterms
00:54:27parce que c'est lui
00:54:29qui va gérer ça.
00:54:30C'est lui qui va gérer
00:54:30les nominations.
00:54:31Donc,
00:54:31c'est quelqu'un
00:54:32qui peut se créer
00:54:33son propre réseau.
00:54:34C'est celui qui,
00:54:36si jamais il arrive
00:54:37quelque chose
00:54:37à Donald Trump,
00:54:39il est sans élection,
00:54:40il est proclamé
00:54:42président des États-Unis.
00:54:45Et donc,
00:54:45là,
00:54:46en revanche,
00:54:47l'envoyer
00:54:48au casse-pipe
00:54:49chez les Iraniens,
00:54:52en fait,
00:54:53c'est un cadeau
00:54:54empoisonné
00:54:54de Donald Trump
00:54:56parce qu'en fait,
00:54:57c'est lui
00:54:57qui a provoqué
00:54:58cette guerre,
00:54:58c'est lui
00:54:59qui a créé le conflit.
00:55:00Et maintenant,
00:55:01on envoie
00:55:01J.D.
00:55:02Vance
00:55:02parce qu'à la limite,
00:55:03moi,
00:55:04je vois très très bien
00:55:05Donald Trump
00:55:05en disant
00:55:06si jamais ça échoue,
00:55:07c'est J.D.
00:55:08Vance qui est nul.
00:55:09En fait,
00:55:10si moi,
00:55:10j'étais là,
00:55:11j'aurais pu régler,
00:55:12etc.
00:55:12Alors,
00:55:12parlons précisément
00:55:13de ce qu'il va
00:55:14tenter d'obtenir,
00:55:16J.D.
00:55:16Vance.
00:55:16Vous disiez tout à l'heure,
00:55:17en fait,
00:55:18au fond,
00:55:19il y a réellement
00:55:20deux sujets
00:55:21sur lesquels
00:55:22les Américains
00:55:23pourraient obtenir des choses
00:55:24ou vont tenter
00:55:25d'obtenir des choses.
00:55:26Lesquels ?
00:55:27Je crois qu'à court terme,
00:55:27effectivement,
00:55:28les Américains
00:55:29ont besoin
00:55:30de rentrer
00:55:31dans le Golfe Persique
00:55:32parce qu'effectivement,
00:55:33c'est la circulation
00:55:35du pétrole
00:55:35et du gaz.
00:55:37C'est aussi
00:55:37la confiance
00:55:40de l'économie mondiale
00:55:41dans le dollar
00:55:41qui se joue en ce moment.
00:55:43Il y a des transactions
00:55:43qui s'effectuent
00:55:44en yuan maintenant,
00:55:45à Hormuz,
00:55:46ce qui est quand même
00:55:46sur le plan symbolique
00:55:47une catastrophe
00:55:47pour la position
00:55:48du dollar
00:55:49dans le monde.
00:55:51Mais est-ce qu'ils sont
00:55:52en position de dire ?
00:55:53Et puis évidemment,
00:55:54il y a aussi
00:55:54l'accès
00:55:55des bases navales américaines.
00:55:55Désolé.
00:55:56Oui,
00:55:56Est-ce qu'ils sont
00:55:57en position de dire
00:55:57sur ce sujet
00:55:59vous débloquez
00:56:00le détroit d'Hormuz
00:56:01et on revient
00:56:01comme à l'époque d'avant
00:56:03ou est-ce qu'ils vont essayer
00:56:04ils ne sont plus
00:56:05en position de dire ça
00:56:06les Américains
00:56:07et ils vont essayer
00:56:07de trouver
00:56:08un compromis
00:56:09sur un système
00:56:10de péage
00:56:10dont les uns
00:56:12et les autres
00:56:12bénéficieraient en fait ?
00:56:13Ils n'en veulent plus.
00:56:14Est-ce qu'ils sont
00:56:15en position
00:56:15de vraiment dire ?
00:56:16Je pense que
00:56:17les Américains
00:56:18ne veulent pas de péage.
00:56:19Je pense qu'en fait
00:56:20au-delà du péage
00:56:21c'est aussi
00:56:22la possibilité
00:56:23pour leur navire militaire
00:56:24de rentrer
00:56:24dans le Golfe Persique.
00:56:26C'est ça aussi
00:56:26qui se joue en fait.
00:56:27Les Américains
00:56:27ont des bases navales
00:56:28considérables
00:56:28au Bahreïn
00:56:29et aux Émirats
00:56:30et ailleurs d'ailleurs
00:56:32mais les deux principales
00:56:33sont au Bahreïn
00:56:34et aux Émirats.
00:56:34Ils n'y ont plus accès
00:56:35par la mer.
00:56:37Ils ont toujours accès
00:56:37par la voie aérienne
00:56:39mais plus par la mer
00:56:40et donc ça
00:56:40ça fragilise
00:56:41leur position militaire
00:56:42dans la zone.
00:56:43Je pense qu'ils aimeraient
00:56:44pouvoir revenir
00:56:44en échange
00:56:45les Iraniens
00:56:46vont leur dire
00:56:46ok très bien
00:56:47mais qu'est-ce que
00:56:48vous nous donnez ?
00:56:49Et ce que les Américains
00:56:50peuvent donner
00:56:51à très court terme
00:56:52ce sont les sanctions.
00:56:53C'est la levée
00:56:53à plus long terme
00:56:55des sanctions
00:56:55pour que les Iraniens
00:56:56puissent retrouver
00:56:57leurs avoirs
00:56:58et aussi puissent
00:56:59marchander plus aisément
00:57:01dans le commerce international.
00:57:04Olivier de Bavankov
00:57:05est-ce qu'un coup
00:57:07de force américain
00:57:08est le seul moyen
00:57:10de débloquer
00:57:11ce détroit d'Hormuz
00:57:12si ces négociations
00:57:13n'aboutissent pas ?
00:57:15Je crois que
00:57:16sur le détroit d'Hormuz
00:57:19la position iranienne
00:57:20les Iraniens
00:57:22sont plutôt
00:57:22me semble-t-il
00:57:23aujourd'hui
00:57:24dans une position
00:57:26de force
00:57:27et c'est une position
00:57:29radicalement différente
00:57:30de ce qui prévalait
00:57:31il y a encore
00:57:33cinq ou six semaines.
00:57:34Ils sont en position
00:57:34de force
00:57:35et j'en veux d'ailleurs
00:57:36pour preuve
00:57:36pourquoi ?
00:57:37Parce que
00:57:39ils ont pris
00:57:40de facto
00:57:42à la gorge
00:57:44le monde entier
00:57:46en disant
00:57:47ça nous appartient
00:57:49et vous obéirez
00:57:50dorénavant
00:57:51à nos règles
00:57:52celles que nous établissons
00:57:53et il y a eu
00:57:54un élément
00:57:55qui est un élément
00:57:56de faiblesse
00:57:57lorsque
00:57:58pour des raisons
00:58:00de sécurité
00:58:01les Iraniens
00:58:02ont imposé
00:58:03un itinéraire
00:58:04dans le détroit
00:58:04d'Hormuz
00:58:05qui est un itinéraire
00:58:06différent
00:58:07de celui
00:58:08qui existait
00:58:08auparavant
00:58:09de façon
00:58:10à mieux contrôler
00:58:11et à rapprocher
00:58:13les navires
00:58:13qui transitent
00:58:14des côtes iraniennes
00:58:16donc là
00:58:17il me semble
00:58:18que sur le détroit
00:58:18d'Hormuz
00:58:19nous avons
00:58:20c'est un vrai sujet
00:58:22en soi
00:58:22dans les négociations
00:58:23c'est un sujet
00:58:25du fait
00:58:25de l'absence
00:58:26de stratégie américaine
00:58:27qui n'avait pas été
00:58:28imaginée
00:58:28en tous les cas
00:58:30conceptualisée
00:58:30de façon suffisante
00:58:31lorsque la guerre
00:58:33s'est déclenchée
00:58:33ce qui paraît fou
00:58:34et donc
00:58:35aujourd'hui
00:58:36ce sujet en soi
00:58:38il me semble
00:58:39que les Iraniens
00:58:39sont en position
00:58:40de force
00:58:41sur le
00:58:42sur ce même sujet
00:58:44du détroit d'Hormuz
00:58:45et sur le long terme
00:58:46ou le moyen terme
00:58:47ce que vont faire
00:58:48les pays du Golfe
00:58:49ils vont chercher
00:58:50à éviter
00:58:50le détroit d'Hormuz
00:58:51mais ça va prendre
00:58:53du temps
00:58:54éviter le détroit d'Hormuz
00:58:55c'est faire en sorte
00:58:56de construire
00:58:57des installations
00:58:58de type pipeline
00:59:00qui permettent
00:59:02d'éviter
00:59:02le détroit d'Hormuz
00:59:03pour le Koweït
00:59:04pour les Émirats
00:59:05pour le Qatar
00:59:07pour évidemment
00:59:08c'est Thierry Breton
00:59:09qui disait
00:59:10il y a quelques jours
00:59:10sur ce plateau
00:59:11le détroit d'Hormuz
00:59:12est en train de vivre
00:59:13ces dernières heures
00:59:14de gloire
00:59:15oui mais ces dernières heures
00:59:16il a raison de dire cela
00:59:18nous disons
00:59:19de ce point de vue là
00:59:20c'est vraiment
00:59:20c'est vraiment cela
00:59:22et ça va prendre
00:59:23un certain temps
00:59:24construire des installations
00:59:25des infrastructures
00:59:27de transport
00:59:28du gaz
00:59:29ou du pétrole
00:59:31ça prend beaucoup de temps
00:59:32ça prend
00:59:33je vais dire
00:59:34une dizaine d'années
00:59:34c'est pas tout à fait vrai
00:59:35mais probablement
00:59:36c'est de cet ordre là
00:59:37si les américains
00:59:38n'avaient peut-être pas
00:59:39anticipé à quel point
00:59:41ce détroit d'Hormuz
00:59:42pouvait devenir un sujet
00:59:43ça ne veut pas dire
00:59:45que ça a toujours été
00:59:46un détroit tranquille
00:59:48un long fleuve tranquille
00:59:50ce détroit d'Hormuz
00:59:51il y a déjà eu
00:59:51des hostilités
00:59:52autour de ce détroit
00:59:53bien sûr
00:59:53vous avez raison de le rappeler
00:59:54Alice
00:59:54c'était le cas déjà
00:59:56en 2019
00:59:56quand en fait
00:59:58les américains
00:59:59en 2018
00:59:59se sont retirés
01:00:00du JCPOA
01:00:02donc cet accord
01:00:02global
01:00:03sur le nucléaire iranien
01:00:06il y a eu
01:00:07des regains de tension
01:00:08et à l'été 2019
01:00:09il y a eu
01:00:104 navires marchands
01:00:11qui ont été sabotés
01:00:123 pétroliers
01:00:13et ensuite
01:00:15à l'initiative
01:00:16de la France
01:00:17s'est montée
01:00:17la fameuse opération
01:00:18AGNOR
01:00:19qui est une opération
01:00:20européenne
01:00:20et qui était
01:00:21pan-européenne
01:00:22avec un certain nombre
01:00:23de pays
01:00:23derrière la France
01:00:24et des frégates
01:00:25qui avaient pour vocation
01:00:26d'assurer la surveillance
01:00:27et l'escorte ponctuelle
01:00:28donc cette idée
01:00:29de sécurisation
01:00:30et de surveillance
01:00:31dans un détroit d'Hormuz
01:00:32qui n'était pas
01:00:33un chemin de rose
01:00:34c'est quelque chose
01:00:35qui est connu
01:00:35et soit dit en passant
01:00:37l'armée américaine
01:00:37l'a forcément envisagé
01:00:39cette histoire
01:00:40du blocage
01:00:41à ce point-là
01:00:41mais que ça n'était pas
01:00:42entendu par Donald Trump
01:00:43ça c'est forcément
01:00:44c'est ce qui s'est passé
01:00:45il y a une différence
01:00:46entre les informations
01:00:48qui ont pu être exposées
01:00:49de façon très professionnelle
01:00:51et ça on ne peut pas en douter
01:00:53et ce qu'il a choisi d'entendre
01:00:55mais vous êtes d'accord avec ça
01:00:57c'est forcément un risque
01:00:59qu'on lui a exposé
01:01:00sur son bureau
01:01:01Oui c'est sûr
01:01:02en fait en tous les ans
01:01:03il y avait
01:01:04puisque maintenant
01:01:05il faut parler au passé
01:01:06le général c'est ça peut-être
01:01:07il y a tous les ans
01:01:09il y avait dans la zone
01:01:10des exercices de crise
01:01:11avec la France
01:01:12l'Angleterre
01:01:13et les Etats-Unis
01:01:14et il y a participé
01:01:15à trois reprises
01:01:16des exercices assez massifs
01:01:18parfois d'ailleurs
01:01:1810 000
01:01:1920 000 soldats
01:01:20airs, terre et mer
01:01:21qui je pense maintenant
01:01:22n'auront plus lieu
01:01:23en tout cas pas dans le même format
01:01:25certainement
01:01:25et effectivement
01:01:26je ne peux pas aller
01:01:27dans les détails
01:01:28mais oui
01:01:29c'était des scénarios
01:01:30qui étaient
01:01:30qui étaient envisagés
01:01:31c'est sûr et certain
01:01:32Oui ça ne sort pas
01:01:32de nulle part
01:01:33L'autre sujet
01:01:34qui va revenir
01:01:35dans ces négociations
01:01:36demain à Islamabad
01:01:37c'est la capacité
01:01:40balistique
01:01:40des Iraniens
01:01:41point sur lequel
01:01:42je le disais
01:01:43les Israéliens
01:01:45vont être particulièrement
01:01:46attentifs
01:01:47aujourd'hui
01:01:48après un mois de conflit
01:01:49quand on parle
01:01:50de la capacité
01:01:51balistique iranienne
01:01:52on parle de quoi ?
01:01:53Personne ne le sait
01:01:54Si je dis un chiffre
01:01:54tout le monde va me tomber dessus
01:01:55mais on va quand même
01:01:56encadrer les choses
01:01:57on sait que pendant
01:01:58Rising Lion
01:01:58il y avait à peu près
01:01:59la moitié
01:02:00du dispositif
01:02:01qui avait été
01:02:03érodée
01:02:04alors moitié
01:02:05ça veut dire quoi ?
01:02:06ça comprend les lanceurs
01:02:07ça comprend les stocks
01:02:08ça comprend évidemment
01:02:09la production
01:02:11voilà
01:02:12les usines
01:02:13bon voilà
01:02:13là
01:02:14vraisemblablement
01:02:15parmi les chiffres
01:02:16les plus tangibles
01:02:17les plus probants
01:02:18qui sont sortis
01:02:19il y a eu
01:02:19un moment donné
01:02:20il y a de ça
01:02:21une quinzaine de jours
01:02:22on dirait réduit par 6
01:02:24donc il restait 15 à 20%
01:02:25et puis vraisemblablement
01:02:27erreur
01:02:27ce serait plutôt
01:02:28la moitié
01:02:28ou un peu plus de la moitié
01:02:29donc ce qu'il faut comprendre
01:02:31c'est qu'il y a
01:02:32un nombre considérable
01:02:34de ces dispositifs
01:02:35qui ont été éliminés
01:02:36est-ce que c'est plus de la moitié
01:02:38est-ce que ça va jusqu'aux trois quarts
01:02:40on ne sait pas le dire
01:02:41mais clairement
01:02:41ça veut dire quoi ?
01:02:43ça veut dire qu'en fait
01:02:43il reste une quantité incroyable
01:02:46et on le voit
01:02:47d'ailleurs
01:02:48les Iraniens
01:02:48sont tout à fait en capacité
01:02:50d'autant qu'ils ont réduit
01:02:51leurs tirs de missiles saturants
01:02:53incroyables
01:02:53ça veut dire quantité
01:02:54si l'on reste plus de la moitié
01:02:55même un tiers
01:02:56même un quart
01:02:57c'est suffisant
01:02:58pour quand vous menez
01:02:59des tirs qui ne sont plus
01:03:00de saturation
01:03:00il y a eu des tirs de saturation
01:03:02au début
01:03:02pour faire en sorte
01:03:03qu'il y ait des grosses dépenses
01:03:04de défense solaire
01:03:06et puis ensuite
01:03:07il y a eu du ciblage
01:03:08de bien meilleure qualité
01:03:09et puis surtout
01:03:10une volonté véritablement
01:03:11de passer
01:03:11et de faire des dégâts
01:03:13et ça a marché
01:03:14mais il pourrait tenir
01:03:14combien de temps
01:03:15comme ça ?
01:03:16ça c'est difficile à dire
01:03:17mais la capacité
01:03:18de nuisance
01:03:19reste réelle
01:03:20et elle est sûrement
01:03:21plus endurante
01:03:22que ne l'est
01:03:23la capacité
01:03:24des Israéliens
01:03:25et des Américains
01:03:26déjà à se prémunir
01:03:27de dégâts
01:03:28qui seraient pour eux
01:03:28inacceptables
01:03:29parce que coup politique
01:03:30trop important
01:03:31en particulier
01:03:32pour Donald Trump
01:03:33surtout pour Donald Trump
01:03:34et puis
01:03:35leur capacité
01:03:36à eux aussi
01:03:37la coalition israélo-américaine
01:03:38a toujours mené
01:03:39cette offensive
01:03:40parce qu'il faut quand même
01:03:41de l'armement
01:03:41air sol aussi
01:03:43pour le coup
01:03:43il n'y a pas que la défense
01:03:44donc il y a éviter le coup
01:03:45et mener des frappes
01:03:47dans la continuité
01:03:48et ça
01:03:48il risque de s'user
01:03:50bien avant
01:03:50que le pouvoir
01:03:52de nuisance iranien
01:03:54à travers
01:03:54ces missiles balistiques
01:03:55missiles balistiques
01:03:56plus Hormuz
01:03:57c'est le combo gagnant
01:03:59pour avoir
01:04:00cette dominance stratégique
01:04:01du faible au fort
01:04:02et y compris
01:04:02dans ces négociations
01:04:03et les missiles balistiques
01:04:05évidemment
01:04:05c'est un sujet
01:04:06qui tient à coeur
01:04:09à Benyamin Netanyahou
01:04:10on imagine
01:04:11Bertrand Gallichet
01:04:12que
01:04:12Jelly Vance
01:04:13il va négocier
01:04:14à Islamabad
01:04:15avec une to-do list
01:04:16des Israéliens
01:04:18et des points
01:04:19sur lesquels
01:04:19il ne doit absolument
01:04:20pas transiger
01:04:21alors il y a une liste
01:04:23de courses évidemment
01:04:24mais qui est plutôt
01:04:25édictée par la Maison Blanche
01:04:26et par le Pentagone
01:04:27alors priorité au direct
01:04:28je vous interroge
01:04:29je suis désolée
01:04:30Bertrand Gallichet
01:04:30puisque
01:04:31on aperçoit
01:04:32le président américain
01:04:34qui s'apprête
01:04:35à quitter
01:04:36la Maison Blanche
01:04:37les images se suivent
01:04:39et se ressemblent
01:04:40chaque semaine
01:04:40il fait des déplacements
01:04:41le président américain
01:04:42au moment du week-end
01:04:44et là il est avec
01:04:48attention parce qu'on vous entend
01:04:50le président américain
01:04:51qui va prendre la direction
01:04:52de Charlottesville
01:04:53où il doit participer
01:04:54à un meeting
01:04:57avec des militants magas
01:04:59auprès de ses troupes
01:05:01mais un meeting
01:05:03qui ne sera pas ouvert
01:05:04à la presse
01:05:04fait assez surprenant
01:05:06dans le contexte actuel
01:05:07et qui va peut-être
01:05:09décider de prendre la parole
01:05:10là ce qu'on voit
01:05:11c'est que derrière la caméra
01:05:12il y a évidemment
01:05:13le pool de journalistes
01:05:15qui essaient de faire
01:05:16d'interpeller le président américain
01:05:18pour qu'il s'exprime
01:05:19dont fait partie
01:05:20Laurent Say
01:05:21mais visiblement
01:05:22Donald Trump
01:05:23à l'instant T
01:05:24n'a pas envie
01:05:25de prendre la parole
01:05:27ce qui ne lui ressemble pas
01:05:28non plus
01:05:28la dernière déclaration
01:05:29qu'il a faite
01:05:30en tout cas
01:05:30elle était au New York Post
01:05:31et elle donnait le ton
01:05:33il a fait du Donald Trump
01:05:34il a mis la pression
01:05:35alors que les négociations
01:05:36n'ont pas commencé
01:05:37il a dit
01:05:37si ça ne marche pas
01:05:39on redémarre tout
01:05:40on charge les navires
01:05:41avec les meilleures munitions
01:05:42les meilleures armes
01:05:43jamais construites
01:05:44meilleures encore
01:05:45que celles qu'on avait avant
01:05:47alors qu'on avait
01:05:48déjà tout fait exploser
01:05:50voilà pour les derniers mots
01:05:52du président américain
01:05:54à la veille de ces négociations
01:05:56alors que je vous le disais
01:05:56là il doit embarquer
01:05:58il va se rendre
01:05:59vers Air Force One
01:06:00c'est ça Jérôme Klesch
01:06:01pour ensuite
01:06:02aller à Charlottesville
01:06:03peut-être un mot
01:06:04sur le président américain
01:06:06ce dernier coup de pression
01:06:08à la veille de ces négociations
01:06:09c'est du Trump
01:06:10tout craché
01:06:10oui et le problème
01:06:11c'est qu'au moins
01:06:12sur ce sujet là
01:06:13la parole de Trump
01:06:15elle est largement
01:06:15démonétisée
01:06:16parce que souvenez-vous
01:06:17de toutes les déclarations
01:06:19vengeresse
01:06:20incendiaire
01:06:21contre le régime
01:06:22mais aussi
01:06:23contre l'Iran
01:06:24en elle-même
01:06:25et contre
01:06:25le peuple iranien
01:06:26et sur
01:06:28les injonctions
01:06:29qui ont été faites
01:06:31au régime iranien
01:06:32de capituler
01:06:33de rendre les armes
01:06:34et tout ça
01:06:34n'a rien donné
01:06:35et le fait
01:06:36de promettre
01:06:37de déchaîner
01:06:38les feux de l'enfer
01:06:39et de ne pas aboutir
01:06:40notre conversation
01:06:41vient de le prouver
01:06:42puisqu'ils sont obligés
01:06:43de s'asseoir
01:06:44à la table des négociations
01:06:45donc tout ça
01:06:46fait qu'il est
01:06:47de plus en plus
01:06:48difficile
01:06:49à entendre
01:06:50Donald Trump
01:06:50ce soir
01:06:51peut-être pour ça
01:06:51qu'il évite
01:06:53la presse
01:06:54c'est peut-être
01:06:54l'explication
01:06:55du fait
01:06:55qu'il ne parle pas
01:06:57en tout cas
01:06:57dans l'immédiat
01:06:58et vous trouviez ça
01:06:59vous le soulignez
01:07:00tout à l'heure
01:07:02surprenant
01:07:02qu'il se réunisse
01:07:03comme ça
01:07:04avec ses troupes
01:07:04sans que les médias
01:07:06puissent être là
01:07:06là aussi
01:07:07ça ne lui ressemble
01:07:08pas forcément
01:07:09ça ne lui ressemble
01:07:09même pas du tout
01:07:10on rappelle quand même
01:07:11que c'est un homme
01:07:12de communication
01:07:12de médias
01:07:13ex de télévision
01:07:15et donc il a vraiment
01:07:16dans son ADN
01:07:18le fait de communiquer
01:07:19à propos de tout
01:07:20et de n'importe quoi
01:07:20on l'a vu dans ses conférences
01:07:22de presse
01:07:22là s'il se tait
01:07:23c'est peut-être
01:07:24qu'il y a un souci
01:07:25ou en tout cas
01:07:25une tension extrême
01:07:27en ce moment
01:07:29chez Donald Trump
01:07:30et à la Maison Blanche
01:07:31le parcours classique
01:07:33dans ces moments-là
01:07:34Jérôme Klesch
01:07:35il quitte la Maison Blanche
01:07:36et en fait
01:07:36il va retrouver
01:07:37Air Force One
01:07:38sur la base d'Andrews
01:07:40c'est ça ?
01:07:40oui
01:07:41et la suite
01:07:42et la suite
01:07:43c'est Charlottesville
01:07:44et c'est en général
01:07:45au moment
01:07:46parce qu'on en a vécu
01:07:48des moments comme ça
01:07:48ces dernières semaines
01:07:49c'est au moment
01:07:50où il embarque
01:07:51à bord d'Air Force One
01:07:52qu'il décide
01:07:53qu'il prend la parole
01:07:54et qu'il est inspiré
01:07:56parfois ça peut se passer
01:07:57aussi sur la pelouse
01:07:58de la Maison Blanche
01:07:59mais là en l'occurrence
01:08:00il n'avait rien à faire
01:08:01qu'est-ce qu'il y a
01:08:02Sergei Genoff
01:08:03me fait comme ça
01:08:04non parce qu'en fait
01:08:05on sent qu'il y a
01:08:06les pourparlers
01:08:07et donc on lui a imposé
01:08:09je crois
01:08:09le silence
01:08:10pour ne pas provoquer
01:08:12quelque chose
01:08:13avant les pourparlers
01:08:14il y a eu certainement
01:08:15des échanges
01:08:16et sa communication
01:08:18par rapport
01:08:18à l'extermination
01:08:19de la civilisation
01:08:20personne
01:08:21a très très mal passé
01:08:23partout
01:08:24y compris aux Etats-Unis
01:08:25et à mon avis
01:08:26là on lui a dit
01:08:28tu te tais
01:08:29tu fais un petit effort
01:08:30donc bien évidemment
01:08:32il y a toujours
01:08:32son réseau social
01:08:34sur lequel il ne peut pas
01:08:35s'arrêter
01:08:35à tweeter
01:08:38mais en fait
01:08:39je crois qu'on lui a dit
01:08:41il faut éviter
01:08:42des petites phrases
01:08:45déjà quand il prononçait
01:08:47son discours
01:08:48c'était un discours écrit
01:08:50donc non
01:08:51je crois qu'en fait
01:08:52un silence
01:08:53un silence
01:08:54imposé
01:08:54du coup Bertrand
01:08:56Gallichet
01:08:56vérifiait les réseaux sociaux
01:08:58pour voir si
01:08:58le président américain
01:08:59n'a pas parlé
01:09:00est-ce qu'on sait
01:09:01en ce moment
01:09:03en particulier
01:09:04alors que
01:09:05les négociations
01:09:06commencent demain
01:09:07est-ce qu'on sait
01:09:07qui parle
01:09:09à l'oreille
01:09:10du président américain
01:09:11est-ce que le fait
01:09:11que Gene Evans
01:09:12soit envoyé
01:09:13à Islamabad
01:09:14est la preuve
01:09:15que c'est vraiment lui
01:09:16qui l'écoute
01:09:17en ce moment
01:09:17et c'est lui
01:09:18avec Trump
01:09:19qui a le dernier mot
01:09:20ou pas forcément
01:09:21pas forcément
01:09:22parce qu'en l'occurrence
01:09:23Evans c'est celui
01:09:24qui va représenter
01:09:25les Etats-Unis
01:09:25enfin qui va représenter
01:09:26la délégation
01:09:27parce qu'il n'y va pas
01:09:28tout seul
01:09:29comme vous le savez
01:09:29et puis il y a aussi
01:09:30d'ailleurs c'est intéressant
01:09:31dans cette délégation
01:09:32des conseillers
01:09:33des gens qui sont
01:09:33des techniciens
01:09:35entre guillemets
01:09:35à la fois de la diplomatie
01:09:36et des militaires
01:09:37donc ça
01:09:37ça montre quand même
01:09:39que là on est arrivé
01:09:40à un point critique
01:09:40et qu'on ne se contente plus
01:09:42d'envoyer
01:09:43Whitcoff et Kushner
01:09:44comme d'habitude
01:09:45pour régler
01:09:46d'un coup de baguette magique
01:09:47des situations compliquées
01:09:49là il y a un véritable enjeu
01:09:51et là
01:09:52Evans a une carte à jouer
01:09:53c'est-à-dire
01:09:54s'il arrive à dénouer
01:09:55la situation
01:09:56et à faire croire
01:09:57aux Américains
01:09:58que la guerre
01:10:00a été utile
01:10:01et que la situation
01:10:02est meilleure qu'avant
01:10:03là il aura réussi
01:10:05pour son avenir politique
01:10:07un moment important
01:10:09et ce que nous expliquait
01:10:10tout à l'heure
01:10:10Ulysse Gosset
01:10:11qui était très intéressant
01:10:12c'est que J.D. Evans
01:10:13part avec une délégation
01:10:14importante
01:10:16avec des experts
01:10:17dans différents domaines
01:10:19pour que toutes les questions
01:10:20contrairement aux fois précédentes
01:10:21puissent être réglées
01:10:23sur place
01:10:23ça prouve quand même
01:10:25la volonté
01:10:26que quelque chose
01:10:28ressorte de ces discussions
01:10:29en face
01:10:30il y a Arachi
01:10:30qui lui était déjà
01:10:31dans les négociations
01:10:32de 2013
01:10:32donc lui il a quand même
01:10:33une profondeur historique
01:10:34et stratégique
01:10:35sur le dossier
01:10:35alors que les autres
01:10:36ils arrivent honnêtement
01:10:36ils n'ont quand même
01:10:37aucune compétence
01:10:38donc ça risque
01:10:39d'être une boucherie
01:10:39en matière de déchets
01:10:41sur certains sujets
01:10:42ça marche
01:10:43oui
01:10:44c'est la chance
01:10:45du débutant
01:10:45mais ça peut marcher
01:10:46qu'une fois
01:10:47et là ça n'a pas
01:10:47très bien marché
01:10:49pour J.D. Evans
01:10:50il faut se rappeler
01:10:51qu'il y a deux jours
01:10:52il était en Hongrie
01:10:53donc on l'a fait venir
01:10:55de Hongrie
01:10:56spécialement aux Etats-Unis
01:10:57on ne l'a pas fait partir
01:10:58de là-bas
01:10:58on l'a fait venir
01:10:59pour le briefer
01:11:00avec le président
01:11:01donc en fait
01:11:02il va représenter
01:11:03le président
01:11:03et bien évidemment
01:11:04vous imaginez
01:11:05qu'il ne va pas dire
01:11:06moi je n'étais pas d'accord
01:11:07avec le président
01:11:08aux Iraniens
01:11:08parce qu'en fait
01:11:09il représente les Etats-Unis
01:11:10donc il fait bloc
01:11:12avec le président
01:11:13mais les Iraniens savent
01:11:15oui voilà c'est ça
01:11:16les Iraniens savent
01:11:17qu'il était contre
01:11:19et donc en fait
01:11:20c'est symbolique
01:11:20et c'est pas anodin
01:11:22peut-être
01:11:22du coup
01:11:23que ce soit lui
01:11:24qui y aille
01:11:24c'est pas anodin du tout
01:11:25ah la voici
01:11:27cette fameuse base
01:11:28d'Andros
01:11:29dont je vous parlais
01:11:30Jérôme Clèche
01:11:30on aura une déclaration
01:11:31avec ce fameux
01:11:33Air Force One
01:11:34qui attend
01:11:35donc le président
01:11:36américain
01:11:37qui je le rappelle
01:11:38vient de quitter
01:11:39la Maison Blanche
01:11:40direction Charlottesville
01:11:41pour une sorte de meeting
01:11:43auprès de ses troupes
01:11:45MAGA
01:11:45qui ne sera pas
01:11:46ouverte à la presse
01:11:48et ça c'est un fait
01:11:49intéressant
01:11:50que nous avons souligné
01:11:50en tout cas tous ensemble
01:11:51sur ce plateau
01:11:52Laurent Saïm
01:11:54est visiblement
01:11:55avec nous
01:11:55depuis la Maison Blanche
01:11:57en tout cas
01:11:58Laurence
01:11:58on imagine
01:11:59que vous avez essayé
01:12:00de le faire parler
01:12:01mais le président américain
01:12:03n'a pas voulu
01:12:04s'exprimer
01:12:04sur la pelouse
01:12:05de la Maison Blanche
01:12:06ce sera peut-être
01:12:07juste avant
01:12:08d'embarquer
01:12:08à bord
01:12:09d'Air Force One
01:12:10alors que juste
01:12:12oui non rien à voir
01:12:13Donald Trump
01:12:14qui fait une déclaration
01:12:14sur la Hongrie
01:12:15donc restons concentrés
01:12:16sur Washington
01:12:20alors sur Washington
01:12:21écoutez
01:12:21depuis que Donald Trump
01:12:23a fait en début de semaine
01:12:24sa conférence de presse
01:12:25il y a une expression
01:12:26favorite pour les journalistes
01:12:27malheureusement
01:12:28c'est closed presse
01:12:29ça veut dire aucun accès
01:12:30à la presse
01:12:31c'est pour ça qu'avec
01:12:33Doreen Jarnias
01:12:34nous nous sommes mis ici
01:12:35devant le congrès
01:12:36où il se passe
01:12:36beaucoup de choses
01:12:37on l'a évoqué tout à l'heure
01:12:38et on l'évoquera sans doute
01:12:39dans les prochaines éditions
01:12:40de BFM TV
01:12:41en tout cas ce que je peux vous dire
01:12:43c'est qu'on attend
01:12:44évidemment que Donald Trump
01:12:45parle en dehors
01:12:46de ses réseaux sociaux
01:12:46et Donald Trump
01:12:48dans sa communication
01:12:48depuis quelques jours
01:12:50et bien appelle
01:12:51quelques journalistes
01:12:52pour donner sa pensée
01:12:53tout à l'heure
01:12:54il a téléphoné
01:12:55au journaliste
01:12:56du New York Post
01:12:57quotidien détenu
01:12:58par Rupert Murdoch
01:13:00et Donald Trump
01:13:01a dit
01:13:01au journaliste
01:13:03accrédité de la Maison Blanche
01:13:04pour le New York Post
01:13:05qu'il pensait
01:13:06que les négociations
01:13:07à Islamabad
01:13:08et bien on allait savoir
01:13:09très vite
01:13:10dans les 24 heures
01:13:11si ça marchait ou pas
01:13:12et que si ça ne marchait pas
01:13:13et bien les navires américains
01:13:15qui sont toujours stationnés
01:13:16dans la région
01:13:17avec je vous le rappelle
01:13:18plus de 50 000 militaires américains
01:13:21mobilisés
01:13:21et bien que ces navires américains
01:13:23ont reçu plus d'armes
01:13:25plus de munitions
01:13:26dit Donald Trump
01:13:27et pour lui
01:13:27dans les négociations
01:13:28qui vont commencer
01:13:29un point capital
01:13:30c'est la réouverture
01:13:32du détroit d'Ormouz
01:13:33voilà ce que Donald Trump
01:13:34a dit par téléphone
01:13:35à notre confrère
01:13:36du New York Post
01:13:37autre point très important
01:13:39c'est le départ
01:13:40qu'on est en train
01:13:41de vivre à l'instant
01:13:42de Donald Trump
01:13:43pour Charlottesville
01:13:44alors vous vous dites
01:13:45Charlottesville
01:13:45c'est rien
01:13:46c'est une petite ville
01:13:47en Virginie
01:13:48et bien pour les trumpismes
01:13:49Charlottesville
01:13:50c'est quelque chose
01:13:51de très important
01:13:52parce qu'en 2017
01:13:54à un moment donné
01:13:55au moment où
01:13:57Donald Trump
01:13:58venait d'accéder au pouvoir
01:13:59il y a eu une manifestation
01:14:00absolument terrible
01:14:02à Charlottesville
01:14:03entre l'extrême droite
01:14:05des white nationalistes
01:14:07il y a une femme
01:14:08qui est morte
01:14:08et Donald Trump
01:14:09n'avait pas à l'époque
01:14:10condamné cette manifestation
01:14:12et pour l'extrême droite
01:14:14américaine
01:14:15et les white supremacists
01:14:17et bien Charlottesville
01:14:18c'est là où Donald Trump
01:14:20a manifesté son soutien
01:14:22à la partie extrémiste
01:14:23de MAGA
01:14:24Donald Trump
01:14:25selon nos informations
01:14:26va rencontrer
01:14:27des supporters MAGA
01:14:29donc dans cette ville
01:14:30si symbolique pour eux
01:14:32là aussi c'est
01:14:33closed press
01:14:34comprenez
01:14:34accès interdit à la presse
01:14:36on essaye d'avoir
01:14:36des informations
01:14:37ce que vous devez retenir
01:14:39c'est aussi ce qui se passe
01:14:40au Congrès
01:14:40cet après-midi
01:14:41les démocrates
01:14:42qui se sont réunis
01:14:44en réunion spéciale
01:14:46pour faire une lettre
01:14:47qu'ils vont adresser
01:14:48aux médecins
01:14:49de la Maison-Blanche
01:14:50en disant que
01:14:51Donald Trump
01:14:51je cite
01:14:52a des problèmes cognitifs
01:14:53il demande un examen
01:14:55médical au plus vite
01:14:56du président américain
01:14:58suite à ses tweets
01:14:59qu'il a fait toute la semaine
01:15:00sur la guerre en Iran
01:15:01certains disent
01:15:02qu'il est fou
01:15:02et ils veulent invoquer
01:15:04le 25e amendement
01:15:05c'est bien évidemment
01:15:06à surveiller
01:15:06Laurent Saïm
01:15:08en direct de Washington
01:15:09avec Doreen Jarnias
01:15:10restez avec nous
01:15:11toutes les deux
01:15:12puisque c'est la suite
01:15:13de notre édition spéciale
01:15:14consacrée à la situation
01:15:15au Moyen-Orient
01:15:16vous le savez
01:15:16avec des regards
01:15:17qui convergent
01:15:18certes vers Islamabad
01:15:19au Pakistan
01:15:19où doivent se tenir
01:15:20demain
01:15:21les pourparlers
01:15:22entre la délégation américaine
01:15:23et la délégation iranienne
01:15:25on va tout vous dire
01:15:26à ce sujet
01:15:26mais ce qui domine
01:15:27ce soir encore
01:15:29ce sont ces nouvelles menaces
01:15:30de Donald Trump
01:15:31Dominique
01:15:31Donald Trump
01:15:32qui est en train
01:15:33d'arriver sur la base
01:15:34Andrew
01:15:34dans le Maryland
01:15:35image en direct ici
01:15:37qui va prendre son avion
01:15:39peut-être
01:15:39peut-être fera-t-il
01:15:40une déclaration
01:15:41juste avant de se rendre
01:15:42à Charlottesville
01:15:43on va vous retrouver
01:15:44à Washington
01:15:45Laurent Saïm
01:15:45Donald Trump
01:15:46qui vous le disiez
01:15:47a décidé de hausser
01:15:48une nouvelle fois
01:15:49le ton
01:15:49ce soir
01:15:50envers l'Iran
01:15:52si les discussions échouent
01:15:54information du New York Post
01:15:55qui s'est entretenu
01:15:56avec le président
01:15:57si les négociations échouent
01:15:59Donald Trump
01:16:00est prêt
01:16:00à aller plus loin
01:16:02que nous dit
01:16:02exactement
01:16:03le New York Post
01:16:06Oui c'est ça
01:16:07notre confrère
01:16:08du New York Post
01:16:09a eu brièvement
01:16:10le président Trump
01:16:11au téléphone
01:16:11vous savez
01:16:12c'est la nouvelle
01:16:12communication de guerre
01:16:14qu'on n'a
01:16:14mais vraiment
01:16:15jamais vue
01:16:16ici
01:16:16à la Maison Blanche
01:16:18pour ceux qui suivent
01:16:19depuis des années
01:16:19les présidents
01:16:20dans des crises
01:16:21le chef de l'État
01:16:23ne fait plus d'apparition
01:16:24devant les caméras
01:16:25de télévision
01:16:25il a fait une conférence
01:16:26de presse
01:16:26en début de semaine
01:16:27et il téléphone
01:16:28à quelques journalistes
01:16:30en leur disant
01:16:31de manière très lapidaire
01:16:32voilà ce que j'ai à vous dire
01:16:33posez-moi
01:16:33deux ou trois questions
01:16:34il dit même
01:16:36à notre confrère
01:16:37de NBC News
01:16:39il y a deux jours
01:16:39vous parlez trop lentement
01:16:41moi c'est ça
01:16:41que j'ai à vous dire
01:16:42alors il a fait ça
01:16:43ce matin
01:16:43avec la journaliste
01:16:45du New York Post
01:16:46pour lui dire
01:16:47voilà
01:16:47les bateaux américains
01:16:49dans la région
01:16:50sont toujours stationnés
01:16:52on leur a envoyé
01:16:53plus d'armes
01:16:54plus de munitions
01:16:55et on va savoir
01:16:56voir au moment
01:16:56où les négociations
01:16:57commencent
01:16:58si dans les prochaines
01:16:5924 heures
01:16:59ça marche ou pas
01:17:00c'est ce que Donald Trump
01:17:02dit
01:17:02Donald Trump
01:17:04qui donc n'exclut pas
01:17:05une possibilité militaire
01:17:06si jamais
01:17:07les négociations
01:17:09entre iraniens
01:17:10et américains
01:17:11n'aboutissent pas
01:17:12à Islamabad
01:17:13le vice-président
01:17:15Vence
01:17:15comme Ulysse Gosset
01:17:17et comme toutes les équipes
01:17:18de BFM
01:17:18vous le disent
01:17:19depuis quelques heures
01:17:20sont en route
01:17:21vers le Pakistan
01:17:22à bord de Air Force 2
01:17:24c'est ainsi qu'on appelle
01:17:25l'avion du vice-président
01:17:28J.D. Vence
01:17:29il y a des reporters
01:17:30qui nous ont fait savoir
01:17:31tout à l'heure
01:17:32qu'il y avait eu
01:17:33une escale à Paris
01:17:34à l'aéroport
01:17:35du Bourget
01:17:36pour ravitaillement
01:17:37on ne sait pas
01:17:38si dans cette escale
01:17:39J.D. Vence
01:17:39a vu des français
01:17:40ou pas
01:17:41officiellement
01:17:41c'est pour du ravitaillement
01:17:42mais voilà
01:17:43J.D. Vence
01:17:44devrait arriver
01:17:44dans quelques heures
01:17:45à Islamabad
01:17:46il est accompagné
01:17:47de Jared Kushner
01:17:48le gendre
01:17:49du président Trump
01:17:50de Steve Witkopf
01:17:51et de plein de diplomates
01:17:53importants
01:17:54du NSC
01:17:55pour essayer
01:17:55de faire avancer
01:17:56au mieux
01:17:57ces négociations
01:17:58et aboutir
01:17:59à un accord
01:18:00entre Américains
01:18:00et Iraniens
01:18:02Laurent Saillement
01:18:03direct de Washington
01:18:03avec Dorine Jarnas
01:18:04vous restez avec nous
01:18:05vous êtes le fille rouge
01:18:05de cette soirée
01:18:06on a les yeux rivés
01:18:07Ulisse Gosset
01:18:08vers cette base
01:18:09d'Androus
01:18:10dans le Maryland
01:18:11il y a un agenda
01:18:12très chargé
01:18:13on va tenter de voir
01:18:14si Donald Trump
01:18:15prend la parole
01:18:15pour l'instant
01:18:16il ne l'a pas encore fait
01:18:17mais il va se rendre
01:18:18là à un événement
01:18:19Maga
01:18:19racontez-nous
01:18:20ce qui va se passer
01:18:21quand il va se rendre
01:18:22à Charlottesville
01:18:23alors c'est un meeting
01:18:24c'est le début
01:18:25de la campagne
01:18:26pour les élections
01:18:27de novembre
01:18:27c'est très important
01:18:28parce que
01:18:28autant Donald Trump
01:18:30que J.D. Vance
01:18:30le vice-président
01:18:31doivent sillonner
01:18:32les Etats-Unis
01:18:33pour faire campagne
01:18:34pour les sénateurs
01:18:35les membres de la chambre
01:18:36des représentants
01:18:37qui sont candidats
01:18:37et qui sont en difficulté
01:18:39ce qui est important
01:18:40c'est que
01:18:40J.D. Vance
01:18:42lui pourrait être
01:18:42mobilisé pendant
01:18:43plusieurs semaines
01:18:44si les conversations
01:18:45durent avec les Iraniens
01:18:46lui donc on l'a vu
01:18:48il est parti pour Islamabad
01:18:50il est en route
01:18:51il a fait escale
01:18:52à Paris
01:18:52pour
01:18:54alors officiellement
01:18:55pour ravitaillement
01:18:56nous dit-on
01:18:56est-il possible
01:18:57comme le disait Laurence
01:18:58qu'il ait pu s'entretenir
01:18:59avec des français
01:19:00selon vous
01:19:00alors on n'a pas d'informations
01:19:03mais oui effectivement
01:19:04comme les français
01:19:04savaient qu'il ferait
01:19:07une escale
01:19:07pour approvisionner
01:19:08son avion
01:19:09Air Force 2
01:19:11peut-être y a-t-il eu
01:19:12un émissaire
01:19:13qui s'est rendu sur place
01:19:15ne sache que pour l'accueillir
01:19:16à des fins protocolaires
01:19:16mais ça on n'a pas
01:19:17d'information pour l'instant
01:19:18ce que l'on sait par contre
01:19:19alors que l'on voit
01:19:20l'hélicoptère
01:19:21de Donald Trump
01:19:22se poser
01:19:22donc sur la base
01:19:23d'Andrews
01:19:25dans le Maryland
01:19:25c'est que la délégation
01:19:27iranienne
01:19:28elle est bien arrivée
01:19:29à Islamabad
01:19:31au Pakistan
01:19:32et on connaît
01:19:33la composition
01:19:34des membres
01:19:35les plus importants
01:19:36de cette délégation
01:19:37et c'est important
01:19:38parce que
01:19:39il y a non seulement
01:19:40celui qu'on avait annoncé
01:19:41qui est le président
01:19:42du parlement iranien
01:19:44qui est l'un des hommes forts
01:19:45du pouvoir
01:19:46Mohamed Galibaf
01:19:47absolument
01:19:48mais il y a aussi
01:19:49donc le ministre
01:19:50des Affaires étrangères
01:19:51Abbas Arraqchi
01:19:52et surtout
01:19:53on a appris ce soir
01:19:54qu'il y avait
01:19:55un personnage
01:19:56très important
01:19:56dans la délégation
01:19:57c'est Mohamed Zogdard
01:19:59qui est le nouveau secrétaire
01:20:01du conseil national
01:20:02de sécurité iranien
01:20:04c'est celui
01:20:04qui a remplacé
01:20:05je ne sais pas
01:20:06si vous vous souvenez
01:20:06de cet iranien
01:20:08qui s'appelait
01:20:08Larry Jani
01:20:09qui était
01:20:09donc un homme clé
01:20:11qui était le conseiller
01:20:11du guide suprême
01:20:12et bien son remplaçant
01:20:14a fait le voyage
01:20:14et ça c'est un signe
01:20:16qu'on peut interpréter
01:20:17de deux manières
01:20:17la première
01:20:18c'est que les gardiens
01:20:19d'évolution
01:20:19veulent être présents
01:20:20dans la négociation
01:20:21et tout vérifier
01:20:23surveiller
01:20:23approuver
01:20:24ou pas
01:20:25et ça aussi
01:20:27ça traduit
01:20:27le sérieux
01:20:28de la négociation
01:20:30qui va s'engager
01:20:30et d'ailleurs
01:20:31du côté américain
01:20:32ce qu'on peut dire
01:20:32c'est que
01:20:33G.D. Vance
01:20:33lui-même
01:20:34est accompagné
01:20:35donc de deux hommes
01:20:36importants
01:20:37d'abord
01:20:38l'émissaire spécial
01:20:39de Donald Trump
01:20:39Steve Whitcoff
01:20:40le gendre
01:20:41Jared Kushner
01:20:43qui a l'habitude
01:20:43maintenant de négocier
01:20:44mais ce qui est nouveau
01:20:45c'est qu'ils sont
01:20:46accompagnés
01:20:47d'une demi-douzaine
01:20:48de spécialistes
01:20:50du département d'état
01:20:51des experts
01:20:52du nucléaire
01:20:53du conseil national
01:20:54de sécurité américain
01:20:55et du pentagone
01:20:57ça veut dire quoi ?
01:20:57ça veut dire qu'ils auraient
01:20:58eux tous réponse à tout ?
01:21:00alors ça veut dire que
01:21:01c'est plus une discussion
01:21:02de salon
01:21:02c'est-à-dire que
01:21:03ça va aller beaucoup plus loin
01:21:05que la dernière fois
01:21:05vous savez
01:21:06il y avait eu une tentative
01:21:07de négociation
01:21:08avant la guerre
01:21:08et là
01:21:09ça va être du sérieux
01:21:10pour négocier
01:21:11les points
01:21:12qui sont en suspens
01:21:12alors qu'à l'instant
01:21:13regardez Donald Trump
01:21:15qui sort de son hélicoptère
01:21:16l'hélicoptère
01:21:17qui le transportait
01:21:19depuis la pelouse
01:21:20de la maison blanche
01:21:21jusque sur cette base Andrew
01:21:22dans le Maryland
01:21:23où il doit donc prendre
01:21:25son avion
01:21:25direction Charlottesville
01:21:27pour un meeting
01:21:28vous nous disiez
01:21:29un meeting
01:21:29où il parlera à sa base
01:21:30peut-être qu'il expliquera
01:21:31oui la base Maca
01:21:32qui est un peu fracturée
01:21:33en ce moment
01:21:33entre le refus de la guerre
01:21:35et le soutien au président
01:21:36il leur dira certainement
01:21:37qu'il a gagné la guerre
01:21:37comme il l'a fait
01:21:39et il créera victoire
01:21:40il pourrait peut-être
01:21:40on va suivre ça évidemment
01:21:42en direct
01:21:43petit coucou pour l'instant
01:21:45est-ce qu'il va parler
01:21:46est-ce qu'il va prendre la parole
01:21:48en tout cas s'il le fait
01:21:49voilà
01:21:50on va suivre ça de près
01:21:52est-ce qu'un micro
01:21:54ah
01:21:54il se dirige vers la presse
01:21:55on va
01:21:55il a résisté
01:21:56mais finalement il y va
01:21:57Donald Trump
01:21:58on l'écoute
01:22:06on va pouvoir entendre
01:22:08Donald Trump
01:22:08non
01:22:09petit souci
01:22:11de son
01:22:13il est en train de dire
01:22:15que les négociations
01:22:15sur le Groenland
01:22:16ont commencé
01:22:17sur le Groenland
01:22:18bon on n'a pas de son
01:22:19pour l'instant
01:22:19on réécoutera
01:22:20on réécoutera tout à l'heure
01:22:21Donald Trump
01:22:22évidemment
01:22:26Marine
01:22:26la force aérienne
01:22:32les batteries
01:22:33anti-aériennes
01:22:35les dirigeants
01:22:36ont disparu
01:22:37donc c'est JD
01:22:38et d'autres
01:22:40qui négocient
01:22:41nous avons une bonne équipe
01:22:42sur place
01:22:45non ce sont des eaux
01:22:48internationales
01:22:49nous verrons bien
01:22:51s'ils bloquent
01:22:51mais nous ne les laissons
01:22:53pas faire
01:22:55pas d'armes nucléaires
01:22:56c'est la première exigence
01:22:58je crois que
01:22:59nous avons eu
01:23:00un changement de régime
01:23:01même si ça n'a jamais été
01:23:03un objectif
01:23:04pas d'armes nucléaires
01:23:05ça c'est
01:23:0699%
01:23:07de notre but
01:23:09ils vont ouvrir
01:23:11le détroit
01:23:11automatiquement
01:23:12la réponse est
01:23:13oui
01:23:13le détroit
01:23:14va s'ouvrir
01:23:15si nous quittions
01:23:17les lieux
01:23:17ils rouvriraient
01:23:18parce que sinon
01:23:19ils n'auraient pas
01:23:20de rentrée
01:23:21d'argent
01:23:21donc l'objectif principal
01:23:23c'est pas d'armes nucléaires
01:23:24nous n'utilisons pas
01:23:25le détroit
01:23:26d'autres pays
01:23:27en ont besoin
01:23:28d'autres pays
01:23:30viendront
01:23:30et se prêteront
01:23:31main forte
01:23:32nous ne l'utilisons pas
01:23:33ça ne sera pas facile
01:23:35je vous dirais ceci
01:23:38nous l'ouvrirons
01:23:40bientôt
01:23:41un plan de repli
01:23:44pas besoin
01:23:47leurs forces militaires
01:23:49ont été détruites
01:23:53nous avons tout détruit
01:23:54ils n'ont plus
01:23:55beaucoup de missiles
01:23:57de capacité
01:23:58de production
01:23:58nous les avons
01:23:59durement frappés
01:24:00nos forces militaires
01:24:02ont fait un excellent travail
01:24:06je ne peux pas
01:24:07parler
01:24:08pour parler
01:24:08nous verrons bien
01:24:09ce qui se passera
01:24:11cela fait 47 ans
01:24:14que nous discutons
01:24:15avec eux
01:24:16merci
01:24:17merci
01:24:17merci
01:24:17merci
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