00:00La population iranienne, elle vit comment depuis 40 jours ?
00:04Je crois qu'il faut se demander comment elle vit depuis plusieurs mois maintenant.
00:07Parce que succession de guerres, de manifestations et de répressions violentes,
00:13à nouveau une guerre, des destructions terribles,
00:16c'est une population qui est complètement désespérée et perdue.
00:21Je dirais perdue face à la réalité de la guerre qu'elle vit au quotidien
00:24et perdue face aux discours qu'elle entend qui sont des discours de destruction.
00:31– Mais désespérée par le régime qui, on le sait,
00:36n'a pas hésité à massacrer des dizaines de milliers de personnes en deux jours seulement,
00:40ou désespérée aussi par les frappes ?
00:41– Mais bien sûr aussi désespérée par les frappes et par l'absence de perspective.
00:45Donc il y a eu des évolutions, moi je ne peux pas m'exprimer
00:48au-delà de la population iranienne, nous avons des contacts
00:50qui nous permettent d'avoir quelques indices,
00:53mais je dirais que quand nous avons aujourd'hui un cessez-le-feu,
00:57heureusement, mais il y avait une extraordinaire fatigue de la population,
01:01une fatigue nerveuse, la population est à bout,
01:04et on peut la comprendre, les Iraniens méritent beaucoup mieux
01:08que ce qu'ils vivent aujourd'hui.
01:10– Vous avez dit que les rues sont quasiment désertées,
01:12il y a beaucoup de checkpoints, il y a tout de même une vie qui continue,
01:16il y a des commerces qui sont ouverts.
01:18– Il y a une vie qui reprend petit à petit,
01:20qui reprenait même quelques jours avant qu'on soit parti,
01:22puisque les fêtes de Noureuse, encore une fois, sont traditionnelles
01:25un peu le mois d'août chez nous, si vous voulez.
01:27Donc la vie, l'activité, la circulation, les bouchons ont repris,
01:31mais quand même dans une atmosphère qui était très pesante pour la population.
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