- il y a 12 minutes
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Avec François de Voyer, chef d'entreprise dans le secteur agricole et journaliste pour la revue Éléments
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07L'écologie est-elle de gauche, voire d'extrême gauche ?
00:09Depuis plusieurs années, Europe Ecologie les verse en est attribué le monopole,
00:13mais c'est aussi parce que la droite lui a laissé le champ libre.
00:15C'est sans compter les innombrables lobbies, une influence ingérable,
00:18dont on va parler aujourd'hui avec un chef d'entreprise du secteur agricole.
00:21Il est également journaliste pour la revue Élément.
00:23Bonjour François Devoyer.
00:25Bonjour, bonjour Maud, bonjour Péricault.
00:27Bonjour François Devoyer, merci d'être en direct et en studio ici sur Sud Radio.
00:31J'aime bien la façon dont Maud vous a présenté.
00:34Chef d'entreprise dans le secteur agricole, ça veut dire qu'on peut être à la fois paysan
00:37et on est quand même un entrepreneur.
00:39Et c'est tout l'enjeu du débat agricole français.
00:41La loi d'agroécologie de Stéphane Neufolle prévoyait en disant
00:43attention, c'est quand même des chefs d'entreprise, il y a des enjeux économiques.
00:47Le durable, oui, mais il faut que ce soit rentable.
00:49Rentable et durable, voilà.
00:50Et donc, aujourd'hui, l'écologie est au cœur de ce débat,
00:54on s'en est emparé, c'est devenu une idéologie,
00:56une source de conflits, des anathèmes sur les paysans qui sont des pollueurs,
01:00d'autres qui sont au contraire des défenseurs un peu idéologues,
01:03selon les syndicats auxquels ils appartiennent, de la nature absolue.
01:06Mais la nature, elle est méchante, elle est cruelle, c'est pas quelqu'un de gentil.
01:09Donc voilà, je voudrais faire le point avec vous.
01:11J'allais dire le bon sens, équilibrer le bon sens paysan.
01:15Est-ce qu'on peut être chef d'entreprise et en même temps un paysan à part entière
01:19qui cultive la terre, qui élève des animaux ?
01:20Et est-ce qu'aujourd'hui, l'écologie, finalement,
01:25c'est plutôt une valeur de préservation, de conservation, de transmission ?
01:29Or, elle est aux mains, sur le plan politique,
01:32elle est aux mains de parquis très à gauche, très idéologisé.
01:35Où est le juste milieu ?
01:37Ah, il est toujours délicat à trouver.
01:38Qu'est-ce qu'un vrai écologiste ?
01:40Est-ce qu'il a une couleur politique ?
01:42J'ai une formule, l'écologie est de droite quand elle protège un héritage
01:46et elle est de gauche quand elle combat une prédation.
01:49Elle devrait être de gauche et de droite, naturellement.
01:52Elle devrait faire plus qu'aucun autre sujet compromis et consensus.
01:57L'ennui, c'est qu'elle a été captée, l'écologie,
02:00ce souci de la nature, finalement, a été capté dans les années 70
02:04par la gauche politique.
02:07Et a été finalement stérilisée, rapetissée et globalisée à la fois.
02:12C'est-à-dire qu'on l'a transformée en monstre.
02:14Et on se retrouve aujourd'hui avec une droite
02:16qui a abandonné totalement le champ de l'écologie à la gauche.
02:21Sur quelle base ?
02:22Le progrès industriel est une démarche capitalistique ?
02:25Exactement.
02:26Donc, le capitalisme, c'est l'ennemi de l'écologie
02:28puisque c'est lui qui pollue avec l'industrie
02:30et qui transforme nos campagnes en usines.
02:32Donc, l'écologie est de gauche.
02:33Tout à fait.
02:34Et bien, c'est un sophisme.
02:35Et la droite s'est contentée de gérer les externalités négatives.
02:38C'est-à-dire qu'on gère les pollutions, les dégâts,
02:40mais on ne pense pas, et en particulier, je pense qu'une planification serait nécessaire
02:45si on pense à l'agriculture,
02:46on ne pense pas au temps long,
02:48on ne pense pas justement à la préservation du patrimoine,
02:51des paysages, à la beauté tout simplement.
02:53Parce que c'est peut-être là la source de toute écologie.
02:56C'est la sensibilité littéraire et esthétique
02:58à la contemplation de la nature.
03:00Pourtant, vous vous souvenez, vous êtes jeune.
03:02Moi, j'étais gamin en 1974.
03:03Il y avait René Dumont, un des premiers candidats écologistes à la présidence.
03:07Tout à fait.
03:07Voilà, il faisait son allocution de campagne électorale.
03:11Assis sur une table, il y avait une pomme.
03:13Et puis ensuite, on a eu le premier leader politique
03:16qui a vraiment marqué le paysage, qui était Brice Lalonde.
03:18Exactement.
03:19Il n'était pas à gauche.
03:20Il était centre droit.
03:21Il est toujours là.
03:22D'ailleurs, on va le recevoir le 15 avril.
03:26Sud Radio organise le printemps de la planète.
03:29Et il viendra témoigner des débuts de l'écologie politique
03:31pour constater qu'elle est allée peut-être un peu au-delà
03:34de sa vocation initiale.
03:36J'écouterai attentivement et vous parlez de 1974.
03:38On oublie souvent qu'avant même 1974,
03:42il existait une écologie politique
03:43qui était portée par des hommes de droite.
03:45Je pense en particulier au discours de Chicago
03:48de Georges Pompidou.
03:50Absolument.
03:50Avec une citation véritablement sublime
03:54qui pour moi devrait être le manifeste écologique
03:56de l'ensemble des partis politiques en France.
03:59L'emprise de l'homme sur la nature est devenue telle
04:01qu'elle comporte le risque de destruction
04:04de la nature elle-même.
04:06Elle est, la nature, un cadre précieux et fragile
04:08qu'il importe de protéger.
04:10Il a la forme, il est superbe,
04:11pour que la terre demeure habitable à l'homme.
04:14Bien sûr.
04:15Pour que la terre demeure habitable à l'homme.
04:16Du coup, je me souviens avant lui, le général de Gaulle
04:18au discours de Bayer en 1946, une seule phrase
04:21et surtout veillons à préserver notre bonne vieille mer, la terre.
04:25Il avait déjà conscience que le progrès industriel
04:27pouvait mettre la ressource, pouvait mettre l'environnement en danger.
04:30On en est où aujourd'hui ?
04:31Alors, il y a des partis politiques, il y a des partis écologiques.
04:34Ils ont fait quelques triomphes.
04:35Ils ont conquis des grandes villes de France.
04:38Et finalement, quand on les entend bien,
04:40on parle rarement de pâquerette, de fêlier.
04:43On ne parle jamais d'écologie, ces gens ne parlent pas.
04:45On parle de droits sociaux, on parle d'immigration,
04:47on parle de conquête sociale, on parle de conflits,
04:50on parle de fascisme, on parle de...
04:51C'est terrible.
04:52Exactement.
04:53Mais pourquoi la droite ne réagit-elle pas dans ce cas ?
04:55Elle ne s'empare-t-elle pas du sujet ?
04:57En fait, elle refuse d'entendre qu'il y a un enjeu climatique,
05:02qu'il y a un enjeu environnemental,
05:03qu'il y a un enjeu en termes de biodiversité, de pollution.
05:06Cet enjeu est absolument...
05:09Il dépasse tous les clivages.
05:10Exactement, il devrait dépasser tous les clivages.
05:13Ensuite, on peut avoir une approche plutôt conservatrice
05:15ou plutôt progressiste.
05:16Et face à cet enjeu, justement,
05:18il y a un déni de la droite
05:20qui laisse finalement la nature être mutilée,
05:23tout comme, et vraiment c'est un déni pour moi miroir,
05:26un déni semblable à celui de la gauche
05:27sur les questions migratoires et démographiques.
05:29C'est très intéressant de voir que les raisonnements sont les mêmes.
05:33Ça s'appelle des tabous.
05:34Ça s'appelle des tabous.
05:36Exactement.
05:36Et la droite a transformé l'écologie en tabou.
05:39Elle ne veut pas s'en occuper,
05:40elle ne veut pas en parler,
05:41ou alors vraiment de manière très, très accessoire,
05:44très superficielle.
05:45En privé, les élus de gauche vous avouent très volontiers
05:48qu'il y a un problème avec l'immigration,
05:49avec la délinquance.
05:50Tout à fait.
05:50On voit quelquefois un lien de l'un à l'autre.
05:52À droite, les responsables vous disent bien sûr qu'il faut préserver
05:55les cultures, bien sûr, mais c'est essentiel.
05:58On a besoin de produits phytosanitaires pour certains types d'agriculteurs
06:01qu'il faut exporter, où la productivité est essentielle,
06:04mais en même temps, on ne peut pas tout se prémettre.
06:06Et si on veut préserver la source pour les générations à venir,
06:08il faut faire attention.
06:09Mais ça reste de la conversation privée.
06:10Exactement.
06:11Pour le reste, c'est du tabou.
06:12Parce qu'ils estiment que ce n'est pas opérant électoralement.
06:15Ce n'est pas utile, ça ne leur fait pas gagner de voix.
06:18Heureusement qu'on ne nous fait pas...
06:19Il n'y a pas de droite écolo à aller chercher.
06:21Non, à l'heure actuelle, elle est infinitésimale.
06:25Si ce n'est que les électeurs écologistes qui votent écologie,
06:28Europe Écologie, les Verts, depuis longtemps,
06:30se rendent compte que, j'allais dire, la mission,
06:33la dimension écologique de ce parti politique est assez réduite
06:36et que finalement, ils s'en retournent.
06:37Et là, les écologistes sont en train de perdre la voix
06:39parce qu'ils ne font plus de l'écologie.
06:41Ils font la politique de gauche.
06:43François de Voyon va appliquer les lois agricoles.
06:46Stéphane Folle, en 2014, la loi d'avenir,
06:48c'était une loi sur l'agroécologie.
06:50C'était un ministre de gauche socialiste.
06:52Il a fait la totalité du quinquennat de François Hollande.
06:54C'était un ingénieur agronome.
06:56C'est un ingénieur agronome.
06:57Il a mis en place cette loi qui avait été votée
06:59très consensuellement à l'Assemblée nationale
07:01en septembre 2014, où il disait bien
07:03l'agroécologie, bien sûr, il faut préserver l'environnement,
07:06mais n'oublions pas que les agriculteurs,
07:07ce sont d'abord des hommes d'entreprise
07:09qui connaissent des agricultrices, des hommes d'entreprise.
07:11Donc, il faut concilier le durable avec le rentable.
07:14C'était ça la priorité.
07:15Et là, la loi d'Anne Gennevard,
07:17et la prochaine loi qui va sortir,
07:18plus les lois du plomb,
07:19on envoie totalement la poubelle.
07:21Je vous disais tout à l'heure en rentaine,
07:23on jette le bébé avec l'eau du bain.
07:25Oui, il faut peut-être rétablir un peu les équilibres.
07:27Il y a des produits phytocénitiens dont on a besoin
07:28pour certains types de cultures,
07:30mais on ne peut pas comme ça se débarrasser
07:32de 20 ans de conquête environnementale
07:34et les jeter à la poubelle.
07:35Et puis, c'est un manque d'ambition absolument effarant
07:39face à la crise agricole.
07:40Et vous le savez mieux,
07:41personne qui est tragique aujourd'hui.
07:43On va sans doute connaître la troisième année
07:46pour la majorité des exploitations
07:48de déficit ou en tout cas d'angoisse permanente.
07:50Là, je connais des agriculteurs
07:52qui préfèrent...
07:53Ils sont au bout du rouleau.
07:54Ils sont au bout du rouleau.
07:55Ils sont au bout du rouleau
07:55et qui là réfléchissent à laisser leur exploitation
07:58en friche l'année prochaine
07:59parce que l'inconnu est tel sur le prix
08:02des intrants, des engrais
08:03qu'ils soient phosphatés ou azotés
08:05qu'ils hésitent même à travailler leur terre
08:07l'année prochaine.
08:08Vous rendez compte du symbole ?
08:09C'est vraiment dramatique.
08:10On va cesser d'exploiter la terre
08:11parce qu'on n'est pas sûr de vendre nos produits
08:13au moment où nous savons que pour la première fois
08:15la France a importé plus de produits alimentaires
08:17de l'étranger qu'elle en a produits sur son sol
08:19alors qu'elle a toutes les capacités.
08:21Pour utiliser une expression paysanne,
08:23on marche bien cul par-dessus tête.
08:24Oui, et dire qu'on était le grenier de l'Europe
08:27pendant des siècles même
08:29puisque dès le XVIIIe siècle
08:30c'était la grande puissance française
08:32c'était celle de pouvoir nourrir ses habitants
08:34mais exporter par ailleurs
08:36et en faire une richesse.
08:37Il y avait d'ailleurs sur le plan agricole
08:40mais également, parce qu'on l'oublie souvent
08:41mais sur le plan forestier
08:42une gestion de très long terme
08:44je veux dire la forêt de Troncet
08:46ou la forêt de Rambouillet
08:47elles ont été protégées
08:48et plantées en futée de chêne
08:49déjà au XVIIe siècle
08:51à l'époque de Colbert.
08:52Des monuments naturels
08:53qui font partie des globes de la France.
08:55Parce qu'en Europe
08:56et c'est le problème d'ailleurs
08:57de l'influence de l'écologie américaine
08:59nous avons une vieille histoire
09:01de paysages transformés
09:03apprivoisés par l'homme.
09:05En Europe, l'écologie est un combat
09:07qui a des allures d'accouplement
09:09entre l'homme et la nature.
09:10Ce n'est pas du tout le cas
09:11de l'autre côté de l'Atlantique.
09:12En France, nous n'avons que
09:13deux microscopiques forêts primaires.
09:15Tout le reste du paysage
09:16a été façonné par l'homme
09:17depuis le Néolithique.
09:18On le voit sur les débats sur les rivières.
09:20Les écologistes veulent réguler.
09:21On casse les déversoirs.
09:23On casse les moulins.
09:24Il faut retrouver,
09:25il faut redonner au cours de la rivière
09:27son passé naturel
09:28tel qu'à l'ère secondaire.
09:29C'est-à-dire un petit ruisseau en été,
09:30un torrent en hiver.
09:31Et c'est précisément le fait
09:33qu'on ait fait des barrages
09:34tous les deux kilomètres
09:34et des moulins.
09:35Ça a créé ce paysage
09:36et cet environnement.
09:37Exactement.
09:38Les rivières,
09:39les chemins de halage
09:39ont disparu.
09:40Les bords de rivières aujourd'hui
09:41sont livrés à la broussaille
09:43et c'est triste pour tout le monde.
09:45Monse Cofler.
09:46François-Louis,
09:46vous parliez tout à l'heure
09:47du déni de la droite
09:48au sujet de l'écologie
09:49parce que la question de base
09:51de cet entretien
09:52c'est l'écologie
09:53et celle de gauche.
09:54La gauche,
09:55est-ce qu'elle n'a pas fait
09:55de l'écologie
09:56une espèce de symbolisme ?
09:57Est-ce qu'elle ne traite pas
09:57l'écologie comme un symbole ?
09:59Et est-ce que finalement
09:59ça n'a pas transformé l'écologie
10:01en écologisme
10:01qui a tué l'écologie
10:03dans le débat public
10:04et dans le débat politique ?
10:05Tout à fait.
10:05C'est un totem
10:06et surtout elle se l'est appropriée.
10:08Elle dénie à tout autre
10:09qu'elle-même
10:11de pouvoir évoquer le sujet
10:12et surtout elle considère
10:14que justement
10:15comme le disait Pericot
10:16le fait de réfléchir
10:17à une entreprise durable
10:18quand on parle d'agriculture
10:19ça n'est pas simplement
10:21le paysan boulanger
10:23qui vit sur une micro-surface.
10:24Il vit de son travail
10:25le paysan.
10:26Exactement.
10:26Il a besoin de vivre de son travail.
10:28Et de faire des bénéfices
10:29au long terme.
10:30Le mot bénéfice
10:31est une affreuse insulte
10:33aux yeux de la gauche
10:34écologique actuelle.
10:35C'est tout de même dramatique
10:36de ne pas raisonner sur tout.
10:38On devrait pouvoir
10:39en France
10:40on aurait cette culture
10:41de raisonner sur le long terme
10:42c'est ce qui nous manque aussi.
10:44C'est un exemple étonnant
10:46mais la Chine
10:46aujourd'hui
10:47est un exemple à suivre
10:48sur bien des sujets
10:49en matière d'écologie.
10:51Ça peut sembler
10:51aberrant.
10:51Oui, ça peut être surprenant.
10:53Ils ont tout étudié.
10:54Ils ont tout étudié.
10:55Ils ont tout étudié.
10:55Ils ont tout étudié.
10:56Exactement.
10:56Mais parce qu'ils ont
10:57le temps long
10:58et c'est ce qui nous manque.
10:59C'est sûr qu'on voit
10:59en agriculture
11:00les lois sont détricotées
11:01aussitôt qu'elles sont votées.
11:02Elles sont des micro-mesures
11:04c'était le cas
11:05de la loi Duplomb
11:05qui n'est franchement
11:07pas à la hauteur des enjeux.
11:08Qui parle de la formation
11:09des agriculteurs ?
11:10Ça prend un temps fou.
11:12Moi j'ai été
11:13bachelier agricole
11:13il y a deux ans.
11:14Je vous assure
11:14qu'il me faudra encore
11:15plusieurs années
11:16pour me former
11:16à être réellement agriculteur.
11:18Un peu comme
11:18le numerus clausus
11:19des médecins.
11:20Vous savez,
11:20on s'est rendu compte
11:2120 ans après
11:22ça prend un petit peu
11:23de temps de former un médecin.
11:24C'est la même chose
11:25pour l'agriculture.
11:26On va perdre la moitié
11:27de nos agriculteurs demain
11:28pour les reformer
11:29et pour les reformer
11:30malheureusement
11:30l'IA ne suffira pas.
11:32Il faut des hommes.
11:33c'est un des rares domaines
11:34où l'humain restera
11:35au cœur des exploitations.
11:37Alors on a en France
11:37une science agricole prodigieuse
11:39qui s'appelle l'agronomie
11:39avec des ingénieurs agronomes
11:41qui sont absolument exceptionnels.
11:43Mais vous savez
11:44François de Voyer
11:45quand on a un écologiste
11:46qui voit un paysan
11:47qui gagne de l'argent
11:47c'est suspect.
11:48Un paysan
11:49s'il respecte l'environnement
11:50il doit être pauvre.
11:51Ils ont du mal
11:52à comprendre
11:53qu'on peut à la fois
11:53respecter l'environnement
11:54et gérer son entreprise
11:56de façon positive.
11:56Et pour cela
11:57il faut s'adapter au terroir.
11:58C'est-à-dire qu'il est naturel
11:59dans les grandes plaines
12:00de la Beauce
12:01qui existent depuis
12:02déjà Rabelais
12:02on parlait de ses eaux de plats
12:04qui sont vertiles
12:05comme est Beauce
12:06c'est ce qu'il dit à sa jument
12:07quand il traverse
12:08ce paysage
12:09et bien
12:10on devrait pouvoir accepter
12:12qu'il y a une agriculture
12:13en France
12:13qui est productiviste
12:14qui exporte
12:15et qui forcément
12:16emploie de la chimie
12:18des intrants
12:18une agriculture
12:21biologique
12:21j'allais dire
12:23exceptionnelle
12:23en termes de qualité de production
12:25et puis une agriculture
12:26intermédiaire
12:27qu'il faut aider
12:27parce que c'est aussi
12:28le gros mot
12:29on est passé
12:30de 44%
12:31de subvention
12:32au niveau de l'OCDE
12:33à l'agriculture
12:35à 25%
12:36de la valeur agricole
12:38et en fait
12:39contrairement à ce qu'imaginent les gens
12:40les agriculteurs européens
12:41sont très peu aidés
12:43un agriculteur français
12:44est des 3 fois moins
12:45qu'un Norvégien
12:462 fois moins qu'un Suisse
12:47et presque
12:48enfin 20 ou 30%
12:49de moins qu'un Américain
12:50la raison de plus
12:50qui retrouve son espoir
12:52et son énergie
12:52dans le marché intérieur
12:53merci François de Voyer
12:54d'avoir été aujourd'hui
12:55sur Sud Radio
12:56d'avoir été banné
12:56sur ce permis d'engagement
12:58en disant attention
12:59l'écologie ne fait pas
13:00forcément du bien
13:01à l'agriculture
13:02Merci Perico
13:03Vous restez bien avec nous
13:03sur Sud Radio
13:04on est ensemble jusqu'à 14h
13:05dans un instant
13:06les perles
13:07et vos appels
13:07au 0826 300 300
13:09à tout de suite
13:09Merci pour vous abonner à l'agriculture
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