Passer au playerPasser au contenu principal
Avec François de Voyer, chef d'entreprise dans le secteur agricole et journaliste pour la revue Éléments

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4


##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-04-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07L'écologie est-elle de gauche, voire d'extrême gauche ?
00:09Depuis plusieurs années, Europe Ecologie les verse en est attribué le monopole,
00:13mais c'est aussi parce que la droite lui a laissé le champ libre.
00:15C'est sans compter les innombrables lobbies, une influence ingérable,
00:18dont on va parler aujourd'hui avec un chef d'entreprise du secteur agricole.
00:21Il est également journaliste pour la revue Élément.
00:23Bonjour François Devoyer.
00:25Bonjour, bonjour Maud, bonjour Péricault.
00:27Bonjour François Devoyer, merci d'être en direct et en studio ici sur Sud Radio.
00:31J'aime bien la façon dont Maud vous a présenté.
00:34Chef d'entreprise dans le secteur agricole, ça veut dire qu'on peut être à la fois paysan
00:37et on est quand même un entrepreneur.
00:39Et c'est tout l'enjeu du débat agricole français.
00:41La loi d'agroécologie de Stéphane Neufolle prévoyait en disant
00:43attention, c'est quand même des chefs d'entreprise, il y a des enjeux économiques.
00:47Le durable, oui, mais il faut que ce soit rentable.
00:49Rentable et durable, voilà.
00:50Et donc, aujourd'hui, l'écologie est au cœur de ce débat,
00:54on s'en est emparé, c'est devenu une idéologie,
00:56une source de conflits, des anathèmes sur les paysans qui sont des pollueurs,
01:00d'autres qui sont au contraire des défenseurs un peu idéologues,
01:03selon les syndicats auxquels ils appartiennent, de la nature absolue.
01:06Mais la nature, elle est méchante, elle est cruelle, c'est pas quelqu'un de gentil.
01:09Donc voilà, je voudrais faire le point avec vous.
01:11J'allais dire le bon sens, équilibrer le bon sens paysan.
01:15Est-ce qu'on peut être chef d'entreprise et en même temps un paysan à part entière
01:19qui cultive la terre, qui élève des animaux ?
01:20Et est-ce qu'aujourd'hui, l'écologie, finalement,
01:25c'est plutôt une valeur de préservation, de conservation, de transmission ?
01:29Or, elle est aux mains, sur le plan politique,
01:32elle est aux mains de parquis très à gauche, très idéologisé.
01:35Où est le juste milieu ?
01:37Ah, il est toujours délicat à trouver.
01:38Qu'est-ce qu'un vrai écologiste ?
01:40Est-ce qu'il a une couleur politique ?
01:42J'ai une formule, l'écologie est de droite quand elle protège un héritage
01:46et elle est de gauche quand elle combat une prédation.
01:49Elle devrait être de gauche et de droite, naturellement.
01:52Elle devrait faire plus qu'aucun autre sujet compromis et consensus.
01:57L'ennui, c'est qu'elle a été captée, l'écologie,
02:00ce souci de la nature, finalement, a été capté dans les années 70
02:04par la gauche politique.
02:07Et a été finalement stérilisée, rapetissée et globalisée à la fois.
02:12C'est-à-dire qu'on l'a transformée en monstre.
02:14Et on se retrouve aujourd'hui avec une droite
02:16qui a abandonné totalement le champ de l'écologie à la gauche.
02:21Sur quelle base ?
02:22Le progrès industriel est une démarche capitalistique ?
02:25Exactement.
02:26Donc, le capitalisme, c'est l'ennemi de l'écologie
02:28puisque c'est lui qui pollue avec l'industrie
02:30et qui transforme nos campagnes en usines.
02:32Donc, l'écologie est de gauche.
02:33Tout à fait.
02:34Et bien, c'est un sophisme.
02:35Et la droite s'est contentée de gérer les externalités négatives.
02:38C'est-à-dire qu'on gère les pollutions, les dégâts,
02:40mais on ne pense pas, et en particulier, je pense qu'une planification serait nécessaire
02:45si on pense à l'agriculture,
02:46on ne pense pas au temps long,
02:48on ne pense pas justement à la préservation du patrimoine,
02:51des paysages, à la beauté tout simplement.
02:53Parce que c'est peut-être là la source de toute écologie.
02:56C'est la sensibilité littéraire et esthétique
02:58à la contemplation de la nature.
03:00Pourtant, vous vous souvenez, vous êtes jeune.
03:02Moi, j'étais gamin en 1974.
03:03Il y avait René Dumont, un des premiers candidats écologistes à la présidence.
03:07Tout à fait.
03:07Voilà, il faisait son allocution de campagne électorale.
03:11Assis sur une table, il y avait une pomme.
03:13Et puis ensuite, on a eu le premier leader politique
03:16qui a vraiment marqué le paysage, qui était Brice Lalonde.
03:18Exactement.
03:19Il n'était pas à gauche.
03:20Il était centre droit.
03:21Il est toujours là.
03:22D'ailleurs, on va le recevoir le 15 avril.
03:26Sud Radio organise le printemps de la planète.
03:29Et il viendra témoigner des débuts de l'écologie politique
03:31pour constater qu'elle est allée peut-être un peu au-delà
03:34de sa vocation initiale.
03:36J'écouterai attentivement et vous parlez de 1974.
03:38On oublie souvent qu'avant même 1974,
03:42il existait une écologie politique
03:43qui était portée par des hommes de droite.
03:45Je pense en particulier au discours de Chicago
03:48de Georges Pompidou.
03:50Absolument.
03:50Avec une citation véritablement sublime
03:54qui pour moi devrait être le manifeste écologique
03:56de l'ensemble des partis politiques en France.
03:59L'emprise de l'homme sur la nature est devenue telle
04:01qu'elle comporte le risque de destruction
04:04de la nature elle-même.
04:06Elle est, la nature, un cadre précieux et fragile
04:08qu'il importe de protéger.
04:10Il a la forme, il est superbe,
04:11pour que la terre demeure habitable à l'homme.
04:14Bien sûr.
04:15Pour que la terre demeure habitable à l'homme.
04:16Du coup, je me souviens avant lui, le général de Gaulle
04:18au discours de Bayer en 1946, une seule phrase
04:21et surtout veillons à préserver notre bonne vieille mer, la terre.
04:25Il avait déjà conscience que le progrès industriel
04:27pouvait mettre la ressource, pouvait mettre l'environnement en danger.
04:30On en est où aujourd'hui ?
04:31Alors, il y a des partis politiques, il y a des partis écologiques.
04:34Ils ont fait quelques triomphes.
04:35Ils ont conquis des grandes villes de France.
04:38Et finalement, quand on les entend bien,
04:40on parle rarement de pâquerette, de fêlier.
04:43On ne parle jamais d'écologie, ces gens ne parlent pas.
04:45On parle de droits sociaux, on parle d'immigration,
04:47on parle de conquête sociale, on parle de conflits,
04:50on parle de fascisme, on parle de...
04:51C'est terrible.
04:52Exactement.
04:53Mais pourquoi la droite ne réagit-elle pas dans ce cas ?
04:55Elle ne s'empare-t-elle pas du sujet ?
04:57En fait, elle refuse d'entendre qu'il y a un enjeu climatique,
05:02qu'il y a un enjeu environnemental,
05:03qu'il y a un enjeu en termes de biodiversité, de pollution.
05:06Cet enjeu est absolument...
05:09Il dépasse tous les clivages.
05:10Exactement, il devrait dépasser tous les clivages.
05:13Ensuite, on peut avoir une approche plutôt conservatrice
05:15ou plutôt progressiste.
05:16Et face à cet enjeu, justement,
05:18il y a un déni de la droite
05:20qui laisse finalement la nature être mutilée,
05:23tout comme, et vraiment c'est un déni pour moi miroir,
05:26un déni semblable à celui de la gauche
05:27sur les questions migratoires et démographiques.
05:29C'est très intéressant de voir que les raisonnements sont les mêmes.
05:33Ça s'appelle des tabous.
05:34Ça s'appelle des tabous.
05:36Exactement.
05:36Et la droite a transformé l'écologie en tabou.
05:39Elle ne veut pas s'en occuper,
05:40elle ne veut pas en parler,
05:41ou alors vraiment de manière très, très accessoire,
05:44très superficielle.
05:45En privé, les élus de gauche vous avouent très volontiers
05:48qu'il y a un problème avec l'immigration,
05:49avec la délinquance.
05:50Tout à fait.
05:50On voit quelquefois un lien de l'un à l'autre.
05:52À droite, les responsables vous disent bien sûr qu'il faut préserver
05:55les cultures, bien sûr, mais c'est essentiel.
05:58On a besoin de produits phytosanitaires pour certains types d'agriculteurs
06:01qu'il faut exporter, où la productivité est essentielle,
06:04mais en même temps, on ne peut pas tout se prémettre.
06:06Et si on veut préserver la source pour les générations à venir,
06:08il faut faire attention.
06:09Mais ça reste de la conversation privée.
06:10Exactement.
06:11Pour le reste, c'est du tabou.
06:12Parce qu'ils estiment que ce n'est pas opérant électoralement.
06:15Ce n'est pas utile, ça ne leur fait pas gagner de voix.
06:18Heureusement qu'on ne nous fait pas...
06:19Il n'y a pas de droite écolo à aller chercher.
06:21Non, à l'heure actuelle, elle est infinitésimale.
06:25Si ce n'est que les électeurs écologistes qui votent écologie,
06:28Europe Écologie, les Verts, depuis longtemps,
06:30se rendent compte que, j'allais dire, la mission,
06:33la dimension écologique de ce parti politique est assez réduite
06:36et que finalement, ils s'en retournent.
06:37Et là, les écologistes sont en train de perdre la voix
06:39parce qu'ils ne font plus de l'écologie.
06:41Ils font la politique de gauche.
06:43François de Voyon va appliquer les lois agricoles.
06:46Stéphane Folle, en 2014, la loi d'avenir,
06:48c'était une loi sur l'agroécologie.
06:50C'était un ministre de gauche socialiste.
06:52Il a fait la totalité du quinquennat de François Hollande.
06:54C'était un ingénieur agronome.
06:56C'est un ingénieur agronome.
06:57Il a mis en place cette loi qui avait été votée
06:59très consensuellement à l'Assemblée nationale
07:01en septembre 2014, où il disait bien
07:03l'agroécologie, bien sûr, il faut préserver l'environnement,
07:06mais n'oublions pas que les agriculteurs,
07:07ce sont d'abord des hommes d'entreprise
07:09qui connaissent des agricultrices, des hommes d'entreprise.
07:11Donc, il faut concilier le durable avec le rentable.
07:14C'était ça la priorité.
07:15Et là, la loi d'Anne Gennevard,
07:17et la prochaine loi qui va sortir,
07:18plus les lois du plomb,
07:19on envoie totalement la poubelle.
07:21Je vous disais tout à l'heure en rentaine,
07:23on jette le bébé avec l'eau du bain.
07:25Oui, il faut peut-être rétablir un peu les équilibres.
07:27Il y a des produits phytocénitiens dont on a besoin
07:28pour certains types de cultures,
07:30mais on ne peut pas comme ça se débarrasser
07:32de 20 ans de conquête environnementale
07:34et les jeter à la poubelle.
07:35Et puis, c'est un manque d'ambition absolument effarant
07:39face à la crise agricole.
07:40Et vous le savez mieux,
07:41personne qui est tragique aujourd'hui.
07:43On va sans doute connaître la troisième année
07:46pour la majorité des exploitations
07:48de déficit ou en tout cas d'angoisse permanente.
07:50Là, je connais des agriculteurs
07:52qui préfèrent...
07:53Ils sont au bout du rouleau.
07:54Ils sont au bout du rouleau.
07:55Ils sont au bout du rouleau
07:55et qui là réfléchissent à laisser leur exploitation
07:58en friche l'année prochaine
07:59parce que l'inconnu est tel sur le prix
08:02des intrants, des engrais
08:03qu'ils soient phosphatés ou azotés
08:05qu'ils hésitent même à travailler leur terre
08:07l'année prochaine.
08:08Vous rendez compte du symbole ?
08:09C'est vraiment dramatique.
08:10On va cesser d'exploiter la terre
08:11parce qu'on n'est pas sûr de vendre nos produits
08:13au moment où nous savons que pour la première fois
08:15la France a importé plus de produits alimentaires
08:17de l'étranger qu'elle en a produits sur son sol
08:19alors qu'elle a toutes les capacités.
08:21Pour utiliser une expression paysanne,
08:23on marche bien cul par-dessus tête.
08:24Oui, et dire qu'on était le grenier de l'Europe
08:27pendant des siècles même
08:29puisque dès le XVIIIe siècle
08:30c'était la grande puissance française
08:32c'était celle de pouvoir nourrir ses habitants
08:34mais exporter par ailleurs
08:36et en faire une richesse.
08:37Il y avait d'ailleurs sur le plan agricole
08:40mais également, parce qu'on l'oublie souvent
08:41mais sur le plan forestier
08:42une gestion de très long terme
08:44je veux dire la forêt de Troncet
08:46ou la forêt de Rambouillet
08:47elles ont été protégées
08:48et plantées en futée de chêne
08:49déjà au XVIIe siècle
08:51à l'époque de Colbert.
08:52Des monuments naturels
08:53qui font partie des globes de la France.
08:55Parce qu'en Europe
08:56et c'est le problème d'ailleurs
08:57de l'influence de l'écologie américaine
08:59nous avons une vieille histoire
09:01de paysages transformés
09:03apprivoisés par l'homme.
09:05En Europe, l'écologie est un combat
09:07qui a des allures d'accouplement
09:09entre l'homme et la nature.
09:10Ce n'est pas du tout le cas
09:11de l'autre côté de l'Atlantique.
09:12En France, nous n'avons que
09:13deux microscopiques forêts primaires.
09:15Tout le reste du paysage
09:16a été façonné par l'homme
09:17depuis le Néolithique.
09:18On le voit sur les débats sur les rivières.
09:20Les écologistes veulent réguler.
09:21On casse les déversoirs.
09:23On casse les moulins.
09:24Il faut retrouver,
09:25il faut redonner au cours de la rivière
09:27son passé naturel
09:28tel qu'à l'ère secondaire.
09:29C'est-à-dire un petit ruisseau en été,
09:30un torrent en hiver.
09:31Et c'est précisément le fait
09:33qu'on ait fait des barrages
09:34tous les deux kilomètres
09:34et des moulins.
09:35Ça a créé ce paysage
09:36et cet environnement.
09:37Exactement.
09:38Les rivières,
09:39les chemins de halage
09:39ont disparu.
09:40Les bords de rivières aujourd'hui
09:41sont livrés à la broussaille
09:43et c'est triste pour tout le monde.
09:45Monse Cofler.
09:46François-Louis,
09:46vous parliez tout à l'heure
09:47du déni de la droite
09:48au sujet de l'écologie
09:49parce que la question de base
09:51de cet entretien
09:52c'est l'écologie
09:53et celle de gauche.
09:54La gauche,
09:55est-ce qu'elle n'a pas fait
09:55de l'écologie
09:56une espèce de symbolisme ?
09:57Est-ce qu'elle ne traite pas
09:57l'écologie comme un symbole ?
09:59Et est-ce que finalement
09:59ça n'a pas transformé l'écologie
10:01en écologisme
10:01qui a tué l'écologie
10:03dans le débat public
10:04et dans le débat politique ?
10:05Tout à fait.
10:05C'est un totem
10:06et surtout elle se l'est appropriée.
10:08Elle dénie à tout autre
10:09qu'elle-même
10:11de pouvoir évoquer le sujet
10:12et surtout elle considère
10:14que justement
10:15comme le disait Pericot
10:16le fait de réfléchir
10:17à une entreprise durable
10:18quand on parle d'agriculture
10:19ça n'est pas simplement
10:21le paysan boulanger
10:23qui vit sur une micro-surface.
10:24Il vit de son travail
10:25le paysan.
10:26Exactement.
10:26Il a besoin de vivre de son travail.
10:28Et de faire des bénéfices
10:29au long terme.
10:30Le mot bénéfice
10:31est une affreuse insulte
10:33aux yeux de la gauche
10:34écologique actuelle.
10:35C'est tout de même dramatique
10:36de ne pas raisonner sur tout.
10:38On devrait pouvoir
10:39en France
10:40on aurait cette culture
10:41de raisonner sur le long terme
10:42c'est ce qui nous manque aussi.
10:44C'est un exemple étonnant
10:46mais la Chine
10:46aujourd'hui
10:47est un exemple à suivre
10:48sur bien des sujets
10:49en matière d'écologie.
10:51Ça peut sembler
10:51aberrant.
10:51Oui, ça peut être surprenant.
10:53Ils ont tout étudié.
10:54Ils ont tout étudié.
10:55Ils ont tout étudié.
10:55Ils ont tout étudié.
10:56Exactement.
10:56Mais parce qu'ils ont
10:57le temps long
10:58et c'est ce qui nous manque.
10:59C'est sûr qu'on voit
10:59en agriculture
11:00les lois sont détricotées
11:01aussitôt qu'elles sont votées.
11:02Elles sont des micro-mesures
11:04c'était le cas
11:05de la loi Duplomb
11:05qui n'est franchement
11:07pas à la hauteur des enjeux.
11:08Qui parle de la formation
11:09des agriculteurs ?
11:10Ça prend un temps fou.
11:12Moi j'ai été
11:13bachelier agricole
11:13il y a deux ans.
11:14Je vous assure
11:14qu'il me faudra encore
11:15plusieurs années
11:16pour me former
11:16à être réellement agriculteur.
11:18Un peu comme
11:18le numerus clausus
11:19des médecins.
11:20Vous savez,
11:20on s'est rendu compte
11:2120 ans après
11:22ça prend un petit peu
11:23de temps de former un médecin.
11:24C'est la même chose
11:25pour l'agriculture.
11:26On va perdre la moitié
11:27de nos agriculteurs demain
11:28pour les reformer
11:29et pour les reformer
11:30malheureusement
11:30l'IA ne suffira pas.
11:32Il faut des hommes.
11:33c'est un des rares domaines
11:34où l'humain restera
11:35au cœur des exploitations.
11:37Alors on a en France
11:37une science agricole prodigieuse
11:39qui s'appelle l'agronomie
11:39avec des ingénieurs agronomes
11:41qui sont absolument exceptionnels.
11:43Mais vous savez
11:44François de Voyer
11:45quand on a un écologiste
11:46qui voit un paysan
11:47qui gagne de l'argent
11:47c'est suspect.
11:48Un paysan
11:49s'il respecte l'environnement
11:50il doit être pauvre.
11:51Ils ont du mal
11:52à comprendre
11:53qu'on peut à la fois
11:53respecter l'environnement
11:54et gérer son entreprise
11:56de façon positive.
11:56Et pour cela
11:57il faut s'adapter au terroir.
11:58C'est-à-dire qu'il est naturel
11:59dans les grandes plaines
12:00de la Beauce
12:01qui existent depuis
12:02déjà Rabelais
12:02on parlait de ses eaux de plats
12:04qui sont vertiles
12:05comme est Beauce
12:06c'est ce qu'il dit à sa jument
12:07quand il traverse
12:08ce paysage
12:09et bien
12:10on devrait pouvoir accepter
12:12qu'il y a une agriculture
12:13en France
12:13qui est productiviste
12:14qui exporte
12:15et qui forcément
12:16emploie de la chimie
12:18des intrants
12:18une agriculture
12:21biologique
12:21j'allais dire
12:23exceptionnelle
12:23en termes de qualité de production
12:25et puis une agriculture
12:26intermédiaire
12:27qu'il faut aider
12:27parce que c'est aussi
12:28le gros mot
12:29on est passé
12:30de 44%
12:31de subvention
12:32au niveau de l'OCDE
12:33à l'agriculture
12:35à 25%
12:36de la valeur agricole
12:38et en fait
12:39contrairement à ce qu'imaginent les gens
12:40les agriculteurs européens
12:41sont très peu aidés
12:43un agriculteur français
12:44est des 3 fois moins
12:45qu'un Norvégien
12:462 fois moins qu'un Suisse
12:47et presque
12:48enfin 20 ou 30%
12:49de moins qu'un Américain
12:50la raison de plus
12:50qui retrouve son espoir
12:52et son énergie
12:52dans le marché intérieur
12:53merci François de Voyer
12:54d'avoir été aujourd'hui
12:55sur Sud Radio
12:56d'avoir été banné
12:56sur ce permis d'engagement
12:58en disant attention
12:59l'écologie ne fait pas
13:00forcément du bien
13:01à l'agriculture
13:02Merci Perico
13:03Vous restez bien avec nous
13:03sur Sud Radio
13:04on est ensemble jusqu'à 14h
13:05dans un instant
13:06les perles
13:07et vos appels
13:07au 0826 300 300
13:09à tout de suite
13:09Merci pour vous abonner à l'agriculture
Commentaires

Recommandations