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Transcription
00:00Déjà, avant de commencer, nous allons quand même faire un petit préambule.
00:03Il faut savoir qu'encore une fois, nous l'avons été accueillis comme des voyous ici.
00:07Comme des voyous.
00:08Et on a certains responsables d'établissements qui passent ici, qui ne disent même pas bonjour
00:14et qui ont un déni social.
00:16Déjà, ça c'est le premier à faire.
00:17C'est le même monde qui prône le dialogue social au sein de l'entreprise.
00:21Donc déjà, ça commence par un bonjour.
00:23Et après, pourquoi nous sommes là aujourd'hui ?
00:25C'est encore une fois, ça fait depuis 2002 qu'il n'y a pas eu d'augmentation au niveau
00:30de la grille de salaire.
00:31Il faut savoir qu'ici à La Réunion, on a plus de 80% des associations en but non lucratif
00:36que les adhérentes à la FEAP.
00:38Donc c'est une grosse structure, ça représente plus de 10 000 salariés.
00:41Et aujourd'hui, nous retrouvons à nous face au déni de la FEAP.
00:46Encore une fois, il y en avait une rencontre avec la présidente nationale
00:49que La Réunion nous cache qu'il n'y aura pas de négociation salariale
00:54tant qu'il n'y aura pas un budget du gouvernement.
00:57Et ça, il est inacceptable.
00:59Aujourd'hui, nous nous retrouvons à nous avec des familles
01:01qui sont en difficulté.
01:03À arriver en fin du mois, d'un instant, nous-mêmes a découvert.
01:07Nous prenons soin des personnes vulnérables, des personnes handicapées,
01:10des personnes âgées, etc., des enfants en difficulté,
01:14alors que nous-mêmes, nos familles, d'un instant, sont en difficulté.
01:17Il est inadmissible.
01:18Et là, aujourd'hui, nous voici les mêmes dirigeants
01:21dans un joli cadre, bien confortable dans la clim,
01:25qui ne disent même pas bonjour.
01:27Et là, c'est des personnes qui prennent à un certain moment
01:29le dialogue social, ne croient plus.
01:31Et à un moment donné, il faut que tout cela est stoppe.
01:34L'idée, c'est aussi de pouvoir avancer sur ce point
01:37au niveau du salaire, mais aussi sur nos conditions de travail.
01:42Aujourd'hui, le secteur social et médico-social
01:45les plus attractifs, en lien avec, justement,
01:48ce manque de reconnaissance salarial,
01:50ce manque de reconnaissance au niveau du terrain,
01:54mais aussi par rapport aux conditions d'accueil
01:58de nos bénéficiaires, qui sont en train de dégrader,
02:01suite, justement, à des personnes qui sont en burn-out,
02:05qui sont en arrêt maladie,
02:07et que c'est difficile à ces personnes-là
02:09de pouvoir être, de pouvoir remplacer,
02:14parce que les personnes n'ont pas envie
02:15de travailler pour la patate.
02:19Donc, voilà un petit peu aussi nos revendications.
02:24Aujourd'hui, nous sommes là,
02:26parce qu'en fait, nous rencontrons beaucoup de problèmes,
02:29que ce soit au niveau des heures,
02:32où le département, maintenant,
02:36finance beaucoup moins le nombre d'heures.
02:39Il y a aussi le carburant, actuellement,
02:41qui pose un souci,
02:42parce que c'est nous qui devons mettre
02:44de l'essence dans nos véhicules.
02:45On utilise nos propres véhicules.
02:47Du coup, on n'a pas vraiment de frais kilométriques
02:51pour pouvoir financer tout ça.
02:53Et là, avec l'augmentation du carburant,
02:57c'est une grosse difficulté pour les auxiliaires de vie.
02:59C'est un budget, en plus, sur nos salaires, en fait.
03:02C'est un grand combat pour nous, aujourd'hui,
03:05d'être revalorisés,
03:06que ces dames, en fait, soient prises en considération,
03:10parce qu'on se lève tous les jours,
03:12on va au boulot, qu'il neige pas ici,
03:15mais de façon à dire qu'il neige, qu'il pleut,
03:17on est sur les terrains.
03:18Quand il y a eu le Covid, on était là,
03:20on était présentes.
03:22On était, à ce moment-là,
03:23on était des guerrières,
03:24on était reconnus.
03:25Et à l'heure d'aujourd'hui,
03:27nous sommes des, comme disent souvent,
03:30on est des invisibles.
03:32Or, on n'est pas invisibles,
03:33on est là et on veut être reconnus
03:36et qu'on soit pris en considération,
03:43que les gens comprennent
03:44que notre métier est essentiel
03:46et que sans nous,
03:48le maintien à domicile ne sera pas possible.
03:51Nous, ce qu'on attend,
03:52déjà, je peux dire qu'hier,
03:54on a été reçus par la présidente de la FEA,
03:56ce qui était un point assez positif,
03:58même si elle nous dit qu'il n'y a pas grand-chose
04:00à voir en gagner pour l'instant,
04:01puisqu'il y a quand même des soucis au niveau national
04:04concernant les négociations,
04:06les changements de gouvernement.
04:07Mais nous, ce qu'on veut,
04:08nous, aujourd'hui,
04:09c'est la réalité réunionnaise.
04:10Dans le secteur médico-social, santé,
04:12que ce soit médico-social, sanitaire ou sociale,
04:16on a vraiment un gros souci
04:18concernant l'attractivité des métiers,
04:20le devenir et vraiment les salaires.
04:22Il y a vraiment une disparité
04:24entre le petit salaire et le haut salaire.
04:27Et ça, on dit, on ne peut pas.
04:28Et aujourd'hui, ils sont là
04:29pour travailler sur je ne sais pas quoi,
04:32sûrement des thématiques d'actualité,
04:34parce qu'il y a beaucoup,
04:35il y a la transformation de l'offre,
04:36il y a plein de choses.
04:37Nous, on veut dire que si on est là, nous,
04:39sans ces mains-là,
04:40il n'y aura pas d'accompagnement,
04:42il n'y a pas de prise en charge,
04:43il n'y a rien.
04:43Donc la priorité, c'est vraiment
04:44de regarder les salariés,
04:46les salariés de terrain,
04:47ceux qui travaillent,
04:48et pour qu'on ait demain
04:49une bonne qualité d'accompagnement,
04:51une bonne qualité de prestation
04:52pour tout le monde.
04:53Et surtout, faire attention
04:54pour qu'on ne tire pas trop sur la corde,
04:55pour que les salariés,
04:56c'est fatigué, ils ne peuvent plus.
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