00:00Toujours quand il y a des forts mouvements comme ça sur les indices,
00:04c'est quand même compliqué à appréhender sur un petit peu plus long terme
00:08pour essayer de voir comment le CAC 40 va pouvoir réagir dans les jours, dans les heures à venir.
00:13Maintenant, on n'est plus qu'à 4-5% de notre dernier record absolu.
00:17Il y a un petit côté business as usual,
00:20mais on sent que malgré des volumes très très importants,
00:23malgré des hausses à deux chiffres sur certains titres,
00:26il y a quand même un fond de prudence, on va dire, sur les marchés.
00:30Est-ce que vous le sentez comme ça aussi ?
00:32Oui, complètement, entièrement d'accord avec vous.
00:35Ça compressait depuis quelques semaines sur l'indice parisien,
00:38il y avait un petit peu de mieux, et puis on a des titres comme Hermès,
00:40comme Essilor qui sont revenus avec des retracements importants
00:44qui donnent des opportunités pour des achats possibles à long terme.
00:48Maintenant, ce qu'il faut rappeler en dézoomant un peu,
00:50c'est que la configuration a commencé à se dégrader sur les marchés
00:53au mois de novembre dernier, notamment sur les techs américaines,
00:56et que l'élément autour du détroit d'Hormuz a été le catalyseur
01:00d'un mouvement qui était déjà dégradé.
01:02On peut dire qu'on s'était préparé à cet événement,
01:04on avait évoqué souvent un ratio put-call qui était très important sur les indices.
01:09Ça, c'était de nature à préserver des niveaux de support
01:11et à empêcher les accélérations baissières.
01:13C'est aussi de nature à déclencher des rebonds tels qu'on les connaît aujourd'hui.
01:17Maintenant, effectivement, sur l'indice CAC 40,
01:19rentrer avec des hausses de 4,5 ou 5 %, c'est compliqué.
01:23Les extensions, elles sont possibles,
01:26mais on voit plutôt pour l'instant des mouvements de retournement de court terme,
01:30c'est-à-dire qu'on a construit sur les valeurs qui rebondissent aujourd'hui fortement
01:34des petites structures de retournement autour de trois semaines à un mois.
01:38Pendant trois semaines à un mois.
01:40En revanche, les structures baissières qu'on avait construites précédemment,
01:42elles ont mis plusieurs semaines à se mettre en place.
01:44Donc, on a un petit mouvement de retournement pour l'instant.
01:47Et donc, au mieux, on va devoir reconstruire pendant plusieurs semaines
01:49pour aller former des nouveaux sommets sur les indices,
01:53peut-être à moyen-long terme, mais ça paraît compliqué.
01:56Sur certaines valeurs, pourquoi pas ?
01:57Encore une fois, c'est plutôt stock picking.
01:59Moi, je reste quand même assez prudent dans cette séquence
02:01qui a donné de gros signes de faiblesse.
02:03On voit d'ailleurs, vous le disiez,
02:04qu'il y avait une dichotomie entre Europe et États-Unis.
02:07On voit que les marchés américains sont en train de gommer une partie du rebond
02:11et du gap haussier qui a été formé à l'ouverture.
02:15Donc, encore une fois, attention, prudence.
02:16Et comme vous le disiez, c'est pour l'instant quelque chose de ponctuel.
02:19C'est le feu.
02:21Qui plus est, on a la saison des publications d'entreprises
02:23qui va arriver d'ici dix jours.
02:25Et ça va être aussi un virage important
02:27compte tenu des éléments qu'on a enregistrés précédemment.
02:29Donc, il y a quand même beaucoup de raisons d'être prudents,
02:31même si on voit évidemment des opportunités.
02:33Je pense aussi aux États-Unis à Microsoft,
02:36moins 35 %.
02:37Ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas vu Microsoft baisser dans ces proportions-là.
02:40Oui, justement.
02:41Et selon vous, Microsoft, c'est finalement un bon reflet
02:44de ce qui est en train de se passer sur les marchés.
02:46Et une tentation de chasse aux bonnes affaires aussi.
02:48Parce que Microsoft, ça reste la tech de manière générale
02:54et une bonne partie de l'économie américaine de manière générale aussi.
02:58Bien sûr.
02:59Donc, effectivement, un retracement important.
03:02Microsoft, elle évoluait depuis au moins 2022
03:04au sein d'un canal haussier, donc un signe d'harmonie.
03:07Elle a rompu ce canal haussier par le bas
03:10dans le cours du mois de février, nettement.
03:13Et donc, on a mis fin à la séquence haussière
03:15qui était valable et active depuis plusieurs mois.
03:18Ceci dit, la zone de support clé entre 356 et 367 pour Microsoft
03:27est un niveau qui date de très long terme,
03:29à partir duquel on a construit, à partir de novembre 2023,
03:33une séquence haussière et toute l'accélération haussière suivante
03:36qui a permis d'aller former des sommaires aux alentours de 552.
03:40Donc, c'est une zone de prix importante.
03:42Elle est évidemment intéressante.
03:43Et bien, c'est peut-être l'opportunité pour des opérateurs de rentrer.
03:48Encore une fois, la structure est petite.
03:50On a mis des semaines à former la structure de retournement baissière.
03:52Là, ça fait uniquement quelques jours qu'on s'est stabilisé sur cette zone de prix.
03:56Alors, Microsoft va nous servir de benchmark.
04:00Tant qu'on est au-delà de 356, 357,
04:04on va considérer que le mouvement de rebond peut se poursuivre.
04:07Et les cibles, elles vont être en fonction justement de la force de ce mouvement
04:12située en direction de 392, puis pourquoi pas 410 et 421.
04:17Ce sera des niveaux intéressants à voir si le titre arrive à les réintégrer,
04:21à les préserver et à se réinstaller à l'intérieur du canal haussier de long terme.
04:24Pour l'instant, encore une fois, c'est un rebond de court terme dans une séquence baissière.
04:28Au mieux, il faudra reconstruire pendant plusieurs jours,
04:31pendant plusieurs semaines, des figures de retournement de long terme
04:33pour contrer les figures de retournement de baissière de long terme
04:37qui ont été formées précédemment.
04:39Reconstruire, c'est peut-être, voilà,
04:40c'est le mot qui résume finalement tout sur la réalité géopolitique
04:44et sur la réalité du marché.
04:45Même une forte hausse comme celle à laquelle on assiste en ce moment
04:48déséquilibre plus les choses qu'autres choses.
04:52Et il va falloir reconstruire après tout ça.
04:54Merci Romain Dobry.
Commentaires