- il y a 2 jours
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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi
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00:00:00Bonjour à tous, on est ravis de vous accueillir pour cette édition de 120 minutes info.
00:00:04Tout de suite le journal avec vous Margot Siffer.
00:00:06On va parler de l'armée israélienne qui a surobservé à son tour le cessez-le-feu avec l'Iran
00:00:10qui a été décrété hier soir en accord avec les Etats-Unis.
00:00:13Et elle dit rester en état d'alerte élevé mais assure qu'au Liban la bataille continue.
00:00:18Jérôme Rampenou vous êtes à Tel Aviv en Israël.
00:00:20Quelle est la situation sur place depuis hier soir et la réaction aussi des Israéliens à ce cessez-le-feu
00:00:25?
00:00:29Alors effectivement le cessez-le-feu est opérationnel avec l'Iran depuis hier soir.
00:00:33Ça a mis un petit peu de temps à se mettre en place.
00:00:34Je vous avoue qu'on recevait des alertes sur les téléphones nous disant que le cessez-le-feu était signé.
00:00:38Et nous étions dans un bunker parce que nous avons eu trois alertes entre 1h40 et 3h30 du matin.
00:00:44Par contre vous le disiez aussi, les opérations continuent de la part de Tsaal dans le Liban.
00:00:48Il y a une centaine de sites qui ont été frappés.
00:00:50On nous a dit en moins de quelques minutes des sites du Hezbollah dans le Liban.
00:00:54Quand on discute avec les gens ici, ils sont plutôt contents de se cessez-le-feu.
00:00:58Ils ont peur que ce ne soit qu'un effet d'une quinzaine de jours.
00:01:02Ils ne voient pas bien comment ils pourraient se mettre d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:01:06Et concernant les opérations au Liban, lorsqu'on voit un peu ce qui tombe sur les réseaux de la part
00:01:12des maires et des petites communes
00:01:14qui habitent vraiment au bord de cette frontière, pour eux il faut absolument continuer ces opérations au Liban.
00:01:19Car si on laisse le Hezbollah se réarmer, se réorganiser, ça serait encore plus invivable dans les prochains mois là
00:01:26-bas.
00:01:26Merci beaucoup mon cher Jérôme et merci à Sacha Robin.
00:01:29Les pourparlers vont reprendre à compter de vendredi entre Washington et Téhéran et ça aura lieu au Pakistan.
00:01:36Et Téhéran qui affirme ne pas avoir confiance dans les promesses américaines.
00:01:40Résultat, malgré la trêve, les gardiens de la révolution disent garder le doigt sur la gâchette.
00:01:46Écoutez-les.
00:01:49A la nation iranienne, honorable, grande et héroïque, l'ennemi a subi une défaite indéniable, historique et écrasante
00:02:00dans sa guerre lâche, illégale et criminelle contre la nation iranienne.
00:02:06Nous avons le doigt sur la gâchette et la moindre erreur de la part de l'ennemi sera punie avec
00:02:13toute la rigueur nécessaire.
00:02:16Et dans le même temps, première traversée du détroit d'Hormuz ce matin depuis cet accord de cesser le feu.
00:02:21Deux navires l'ont traversé un premier bâton pavillon du Liberia et un second qui appartient à un armateur grec.
00:02:28Les passages du détroit d'Hormuz se feront pendant les deux prochaines semaines en coordination avec les forces armées iraniennes.
00:02:34C'est ce que précise le ministre iranien des Affaires étrangères.
00:02:37Et conséquence, évidemment, on espère que les prix du pétrole et donc à la pompe vont baisser.
00:02:44Ça fait l'objet d'une question au Sénat en ce moment.
00:02:58Tous deux, otages d'État, pendant plus de trois ans la prison des vignes de Téhéran,
00:03:05puis assignés à résidence dans notre ambassade sur place, faute de pouvoir quitter le territoire iranien.
00:03:12Cet heureux dénouement constitue un soulagement, après les conditions inhumaines que nos compatriotes ont endurées et qu'il eut si
00:03:19besoin était la nature du régime iranien.
00:03:22Je tiens votre nom à tous à remercier celles et ceux qui s'en relâchent, se sont mobilisés pour obtenir
00:03:29leur libération, leur retour en France.
00:03:31Premier chef, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre des Affaires étrangères et de l'Europe, nos diplomates.
00:03:38Cécile Collère et Jacques Paris sont déclarés, il y a quelques heures, avec une vraie grande dignité, vive la vie.
00:03:45Leur exemple montre à quel point l'espoir de libération et la vie peuvent triompher d'obstacles destructeurs.
00:03:50Tel est le vœu que nous formons à cet instant pour le peuple iranien, dans les heures sombres et douloureuses
00:03:58qu'il traverse.
00:04:09Notre ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement.
00:04:12Notre séance est retransmise en direct sur Public Sénat et sur notre site internet.
00:04:19Chacun sera attentif, et je le répète au début de chaque séance, au respect des uns et des autres, c
00:04:24'est essentiel,
00:04:25et aussi au respect du temps de parole.
00:04:27Je donne immédiatement la parole à madame la présidente Cécile Kukerman pour le groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste Kadaki.
00:04:36Madame la présidente, vous avez la parole.
00:04:37Merci monsieur le président, monsieur le Premier ministre.
00:04:40Ce matin, un cessez-le-feu a été annoncé après une nuit où le monde a une fois encore frôlé
00:04:46le pire.
00:04:47Chacun voit bien qu'il est fragile.
00:04:50Je veux réaffirmer avec force que la stratégie de Donald Trump, faite de menaces, de bombardements et de démonstration de
00:04:58force, est une impasse.
00:05:00Elle piétine le droit international et alimente le chaos.
00:05:04On ne renverse pas un régime en bombardant une population.
00:05:08En Iran, les premières conséquences sont déjà visibles.
00:05:13Renforcement de la répression et la ruine d'un pays qui va en premier lieu frapper le peuple iranien.
00:05:21Si Trump s'arrête ce matin, Netanyahou continue.
00:05:24Au Liban, la destruction massive des villes et des villages du sud se poursuit avec le même acharnement qu'à
00:05:31Gaza.
00:05:31Or, au Liban comme ailleurs, au Proche-Orient, la stratégie du chaos, de la terre brûlée, n'a jamais apporté
00:05:39la paix.
00:05:39Elle ne produit que plus de violence, plus d'instabilité, plus de souffrance pour les peuples.
00:05:45Pendant que ces jeux dangereux se poursuivent, les conséquences sont immédiates pour nos concitoyens.
00:05:52Les prix du pétrole et donc des carburants flambent.
00:05:56Et ce sont, une fois encore, les Français qui paient pendant que les marchés spéculent et que les multinationales de
00:06:03l'énergie engrangent des profits.
00:06:06Monsieur le Premier ministre, ce n'est pas à Total de fixer les prix du carburant dans notre pays.
00:06:11Monsieur le Premier ministre, le moment est donc venu de choisir la paix plutôt que l'escalade,
00:06:17l'indépendance plutôt que l'alignement, la protection de nos concitoyens plutôt que les profits de quelques-uns.
00:06:24Alors, que proposez-vous pour une paix durable au Proche-Orient ?
00:06:28Allez-vous prendre des mesures fortes, immédiates, pour protéger nos concitoyens,
00:06:33en bloquant les prix des carburants, en mettant à contribution les profits des multinationales de l'énergie,
00:06:39comme nous vous l'avons proposé dans notre PPL.
00:06:43On vous répond, la parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:06:47Merci Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:06:51Madame la Présidente Kuckerman, permettez-moi, à travers votre question au gouvernement,
00:06:56d'exprimer plusieurs points au moment où nous en sommes dans la situation telle qu'elle est connue,
00:07:01géopolitique évidemment au Moyen-Orient,
00:07:03et les différents impacts que vous avez rappelés à la fin de votre question,
00:07:06pour l'ensemble de nos compatriotes et aussi d'ailleurs pour la sécurité du territoire national.
00:07:10Bon, première des choses, comme le Président du Sénat vient de le faire,
00:07:13hommage et salutations soient rendus à notre réseau diplomatique,
00:07:17aux agents, on le fait plus discrètement, de la DGSE,
00:07:20mais également à Oman, pour les efforts d'intermédiation importants qui ont été faits.
00:07:24Ce sont des mois et des semaines entières de travail qui ont permis cette libération
00:07:30et évidemment le soulagement est de mise.
00:07:33Mais enfin, il rappelle aussi la prudence avec laquelle nous devons continuer notre action dans la région,
00:07:39notamment pour la protection de nos ressortissants où qu'ils soient.
00:07:43Bon, se cesser le feu, évidemment, il va dans le bon sens.
00:07:46L'enjeu, c'est son respect, son respect dans la durée,
00:07:49et que cette durée soit mise à profit pour avoir une sortie de crise qui soit beaucoup plus durable.
00:07:54C'est le premier point.
00:07:55Le deuxième des points, pour la France, les choses sont claires,
00:07:58ça a été dit par le Président de la République ce matin au Conseil de Défense,
00:08:01ça a été rappelé par le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
00:08:04ce cessez-le-feu doit emporter et concerner le Liban impérativement.
00:08:10Et vous savez la préoccupation qui est nôtre pour la protection, évidemment, des populations civiles libanaises,
00:08:16je n'y reviens pas, mais c'est un des points de préoccupation les plus majeurs que nous avons à
00:08:20date au moment où nous nous parlons.
00:08:22La troisième des choses, c'est évidemment la réouverture d'Hormuz,
00:08:26qui n'est pas sans lien sur le point qui suit, évidemment, sur la question énergétique.
00:08:30Et je crois pouvoir dire que cette réouverture se fait quand même sous forme de zone grise.
00:08:35Et donc les heures qui vont venir, les différentes discussions diplomatiques qui vont être engagées,
00:08:40vont être clés et donnent d'ailleurs beaucoup de crédit aux initiatives françaises
00:08:44de construction d'une initiative pour l'après, parce qu'on voit bien au fond que deux scénarios s'offrent
00:08:50à nous.
00:08:51Soit un scénario gris, je ne veux pas le qualifier pour être prudent,
00:08:56soit au contraire un scénario davantage tourné autour du droit international,
00:09:00d'une coalition internationale, quelque chose qui permet d'assurer la liberté de circulation.
00:09:04C'est la crise de liberté de circulation qui crée la crise d'inflation et de prix,
00:09:08dont on va revenir dans un instant.
00:09:09Donc évidemment, c'est un enjeu absolument clé dans cette affaire.
00:09:14Alors ensuite, sur le volet énergétique.
00:09:16Plusieurs urgences, plusieurs initiatives, plusieurs décisions vont être prises et s'offrent à nous
00:09:21dans les heures et les jours qui vont venir.
00:09:23Déjà, ce n'est pas une crise de volume, je viens de vous le dire.
00:09:26Ce n'est pas pour autant que certaines stations-service ne sont pas concernées
00:09:29par des ruptures d'approvisionnement.
00:09:31Ce n'est pas un problème de volume au sens global du terme.
00:09:34Le pétrole arrive bien en France.
00:09:36En revanche, on a des problèmes d'approvisionnement locaux.
00:09:39Le ministre des Transports, à ma demande, Madame la Présidente,
00:09:42va prendre des mesures réglementaires pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels
00:09:47la nuit, le week-end, et permettre ici ou là de régler évidemment les problèmes d'approvisionnement.
00:09:53C'est le premier point.
00:09:54Le deuxième point, c'est que nous allons continuer d'adapter les différents dispositifs d'aide
00:10:00sur lesquels nous étions en train de travailler.
00:10:02Évidemment, cela va s'en dire, le redire devant le Sénat, lorsque la crise a démarré,
00:10:08les prix ont augmenté très très vite à la pompe, alors que les citernes avaient été
00:10:12achetées et remplies avant le début de la guerre.
00:10:15Donc, autant que le gouvernement peut comprendre qu'il y ait trois ou quatre jours de délai
00:10:19entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant qu'il est
00:10:25évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début
00:10:30de semaine prochaine, et le ministre Papin d'ailleurs aura l'occasion d'y revenir sur
00:10:34différentes initiatives de contrôle, et demain les différents ministres discuteront
00:10:38avec les distributeurs pour s'assurer évidemment que les choses iront dans le bon sens.
00:10:41Néanmoins, on va continuer notre politique d'accompagnement d'aide ciblée.
00:10:44La ministre de l'Agriculture, la ministre Gennevar, aura l'occasion d'y revenir ce soir
00:10:49ou demain, notamment pour avoir un nouvel outil d'accompagnement de nos agriculteurs,
00:10:54département par département, avec d'une part les outils qu'offre la MSA, mais aussi
00:10:58les préfets, parce qu'on voit bien qu'un certain nombre d'exploitations agricoles
00:11:02sont en difficulté, et les premières dispositions que nous avons prises étaient les bienvenues,
00:11:05mais elles ne suffisent pas, et la ministre aura l'occasion évidemment d'y revenir prochainement.
00:11:10Ensuite, vous nous interpellez sur la question des profits.
00:11:14Une initiative européenne, comme vous le savez, a été lancée par un certain nombre de pays.
00:11:19Les ministres sont actuellement en train justement de l'expertiser.
00:11:21Pour être très clair, nous n'avons pas d'opposition de principe à celle-ci,
00:11:24mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l'automne dernier.
00:11:28Quelle est son assiette ? Quel est son rendement ? Comment ça fonctionne ?
00:11:30Je pense qu'il ne faut pas commenter aux Français sur les capacités justement de cette initiative.
00:11:34En tout cas, il n'y a pas d'objection en tant que telle.
00:11:36Pour être transparent, Madame la Présidente, la meilleure des choses que Total puisse faire,
00:11:40c'est ce qu'ils font et le faire dans la durée, et je veux quand même les en remercier,
00:11:43c'est une entreprise française, c'est le plafonnement des prix à la pompe.
00:11:46La meilleure redistribution de leurs profits liés à leur activité de producteur,
00:11:50c'est évidemment d'en faire profiter tout de suite les Français à la pompe,
00:11:54et là aussi, évidemment, c'est une discussion qui va continuer avec les ministres de Bercy
00:11:58et l'ensemble, évidemment, des entreprises concernées.
00:12:02Enfin, nous aurons l'occasion d'y revenir aussi.
00:12:06Cela pose la question de l'électrification de nos usages.
00:12:08Nous en parlons depuis maintenant trop longtemps.
00:12:11Des choses ont été faites.
00:12:12Nous ne sommes absolument pas à la mesure et à la masse de ce qu'il convient de faire,
00:12:16et donc j'aurai l'occasion d'y revenir en fin de semaine.
00:12:19Voilà en synthèse, Madame la Présidente, ce que je pouvais vous dire,
00:12:21à point à date, en quelque sorte, de cette gestion de crise que nous avons à gérer
00:12:25depuis maintenant plus de 4 semaines, pratiquement 5 semaines.
00:12:28Je vous remercie.
00:12:28Merci.
00:12:29La parole est à notre collègue Philippe Poglio.
00:12:33Voilà pour la réponse du Premier ministre à une question concernant la baisse des prix.
00:12:37Est-ce qu'elle se répercuterait immédiatement après l'allègement de l'étau autour du détroit d'Orbouz
00:12:43et donc la chute du baril de pétrole ?
00:12:45Rien n'est moins sûr parce que certaines enseignes parlaient de 48 heures.
00:12:48Le Premier ministre a l'air de dire que ça prendra peut-être un petit peu plus de temps.
00:12:51On va le vérifier en tout cas avant d'interroger nos invités avec Tancred Guillotel
00:12:56qui est allé en chasse d'une station-service qui vend encore de l'essence avec Olivier Gangloff.
00:13:01Bonjour Tancred.
00:13:01Est-ce que les automobilistes, en prenant connaissance de ce cessez-le-feu
00:13:05et de toutes les perspectives qu'il ouvre, sont soulagés aujourd'hui ?
00:13:15Les automobilistes que l'on a pu interroger sont plutôt blasés par la situation.
00:13:19Ici on est dans une station essence où le litre de gasoil est à 2,43
00:13:23mais on allait dans d'autres stations où les prix pouvaient monter jusqu'à 2,62.
00:13:28Donc ces automobilistes, on les sent inquiets, toujours inquiets de la situation.
00:13:33Justement là je suis avec Yannoui.
00:13:36Bonjour Madame, vous me disiez que vous, vous n'avez pas le choix, vous êtes obligée de prendre votre véhicule.
00:13:42Oui, en fait moi j'ai des enfants qui font des activités qui n'est pas loin
00:13:48mais le transport commun qui n'est pas très pratique
00:13:50donc je suis obligée de prendre ma voiture pour les amener.
00:13:54Très bien, et vous êtes vous, la situation ?
00:13:56Comment est-ce que vous envisagez la suite ?
00:13:59Pour l'instant il y a beaucoup d'incertitudes
00:14:02parce qu'on sait très bien, cette fois-ci l'augmentation c'est lié avec la guerre en Moyen-Orient
00:14:07donc on ne sait pas encore c'est quand la fin.
00:14:10Peut-être, pour l'instant on annonce deux semaines d'arrêt je crois
00:14:14mais qui sait, même pendant deux semaines, peut-être qu'il y aura encore des changements.
00:14:19quand c'est fermé, qu'on bloque le passage.
00:14:26Dans ce cas-là, je pense que l'essence, tout ce qui est lié, ça va augmenter encore.
00:14:32Concrètement, vous l'avez entendu, les automobilistes, ils sont toujours dans l'incertitude.
00:14:37Ils attendent concrètement de voir cette baisse des prix.
00:14:41Selon l'Union française des industries pétrolières, cette baisse des prix
00:14:45elle devrait être de 5 à 10 centimes le litre de carburant
00:14:49et devrait prendre effet dans les prochains jours.
00:14:51Merci beaucoup mon cher Tancred, on va poser la question à un spécialiste
00:14:54et quelqu'un qui observe tout cela attentivement.
00:14:56Pierre Chasselet qui est avec nous.
00:14:58Je vais commencer évidemment avec vous.
00:15:00Est-ce que vous avez, vous, parce qu'on a vu des fluctuations déjà du prix du baril
00:15:04pendant même cette guerre, il n'y a pas eu d'incidence immédiate.
00:15:07Qu'est-ce que ça changerait, le cessez-le-feu ? Vous y croyez, un temps soit peu ?
00:15:11Déjà, avant de parler comme le Premier ministre, je me demande dans quelle marre de café il prédit l'avenir.
00:15:18Je suis quand même assez stupéfait de voir un tel niveau d'incompétence.
00:15:22Pourquoi ? Parce qu'entre le puits et la station, il se passe en gros trois semaines, un mois.
00:15:29C'est-à-dire qu'évidemment, les pétroliers vont essayer d'abaisser un petit peu les tarifs
00:15:33pour montrer que la situation s'apaise un petit peu.
00:15:37Est-ce qu'il s'agit de dire que les pétroliers font de l'argent pendant les crises ?
00:15:41Oui, tout le monde le sait.
00:15:43Ce n'est pas nouveau.
00:15:44Par contre, il faut regarder ce que ça pèse.
00:15:46Alors moi, je vous propose, parce que j'en ai marre d'entendre,
00:15:48mais partout, la même litanie sur toutes les stations, partout.
00:15:51Mais l'État n'a plus les moyens, toujours, partout.
00:15:54Tout le monde a répété la même chose,
00:15:56sans même se poser la question de savoir si ce qu'on prononçait était stupide ou pas.
00:16:01Je vais vous donner un exemple, Nelly.
00:16:03Puisque le prix est complètement tabassé par les taxes.
00:16:07Actuellement, en station service, le prix réel du carburant, c'est 80 centimes.
00:16:12Tout le reste, c'est des taxes.
00:16:14Donc, je vais vous donner, parce que je pense à l'exemple de quelqu'un qui a tout compris,
00:16:17qui a compris l'économie.
00:16:19Il est propriétaire d'un hôtel pas trop loin de Saumur.
00:16:22Qu'est-ce qu'il a fait ce week-end ?
00:16:24Il a vu ses réservations qui se, pardonnez-moi, qui se cassaient la gueule.
00:16:28Il s'est dit, je veux offrir une carte carburant de 20 euros
00:16:31à tous ceux qui réservent dans mon établissement.
00:16:34Il a multiplié par deux la fréquentation de son établissement.
00:16:37Ce qu'il a fait comme ça, par déduction de bon sens, c'est quoi ?
00:16:40Ça s'appelle la courbe d'Arthur Laffaire,
00:16:43qui est un économiste américain,
00:16:45qui a mis en place, on connaît tous la phrase du « trop d'impôts tue l'impôt ».
00:16:49En fait, ce qu'il a mis en évidence, c'est que si le prix est trop fort,
00:16:52on met un coût à la croissance,
00:16:55on met un coût au PIB
00:16:56et on détruit notre économie.
00:16:58Il faut une fiscalité juste et mesurée.
00:17:03Si on est dans la surfiscalité,
00:17:05on plombe l'État.
00:17:07Qu'est-ce qui vient de se passer actuellement ?
00:17:08Moi, ça fait un mois que je sillonne les plateaux
00:17:10et puis on continue, je passe
00:17:12et je revois la télé le lendemain.
00:17:14Le lendemain, on prononce exactement la même chose.
00:17:16L'État n'a plus les moyens.
00:17:18L'État n'a plus les moyens d'attendre.
00:17:21Il faut baisser la fiscalité au plus vite
00:17:23pour relancer l'économie.
00:17:24Qu'est-ce qui vient de se passer en un mois, Nelly ?
00:17:27En un mois, on vient de perdre
00:17:29un demi-point de croissance sur trois mois.
00:17:32Ça, c'est chiffrable.
00:17:33L'État, en s'accrochant comme un toxicomane
00:17:37à ses taxes, en cherchant sa dose de taxes,
00:17:41vient de plomber l'économie nationale
00:17:43roulement de tambour
00:17:44de 5 milliards d'euros.
00:17:47C'est ça, j'allais dire, c'est beaucoup plus
00:17:48que le petit milliard ou deux
00:17:49dont on parlait pour consentir une lettre.
00:17:51Ça paraît simple à comprendre, Nelly.
00:17:53Si on a des Français qui sont asphyxiés
00:17:55à la station-service,
00:17:56ils ne peuvent plus dépenser.
00:17:58Donc maintenant, c'est bien
00:17:59si on pouvait m'écouter un petit peu
00:18:00puisque mes propos viennent d'être repris
00:18:03juste par le prix Nobel d'économie.
00:18:06Donc en fait, pourquoi ?
00:18:07Parce que c'est une évidence.
00:18:09Il ne s'est pas inspiré de moi.
00:18:10C'est une évidence économique.
00:18:11D'accord.
00:18:11Donc en fait, c'est créer la pomme d'abondance.
00:18:13C'est entrer dans un cercle vertueux
00:18:16plutôt qu'un cycle infernal.
00:18:17C'est ça l'idée ?
00:18:18Pour abonder dans le sens de Pierre,
00:18:20de sa manière, si l'État était raisonnable
00:18:24en abaissant la surtaxation
00:18:28sur les gazoiles et l'essence,
00:18:32cela aboutirait à terme
00:18:34à ce qu'il engrange plus de taxes.
00:18:36Là, à défaut de pouvoir faire son plein,
00:18:40les gens se sacrifient,
00:18:42ne font plus le nécessaire
00:18:44pour remplir leurs réservoirs
00:18:47et c'est autant de taxes
00:18:48que l'État ne récupère pas.
00:18:50Donc en consentant
00:18:52à abaisser un petit peu
00:18:54la surtaxation du gasoil,
00:18:58ultimement, il concerne la paix.
00:18:59Bien sûr.
00:19:00Alors, Christina Luzzi
00:19:01nous attend à Bastia.
00:19:02Pourquoi ?
00:19:02Parce que c'est important.
00:19:03Il n'y a pas que les automobilistes
00:19:04qui sont impactés.
00:19:05Les pêcheurs corses, eux,
00:19:07maintiennent aussi la pression
00:19:08parce que tout cela,
00:19:09vous allez le voir, est lié.
00:19:10Bonjour Christina.
00:19:11On a vu ce mouvement
00:19:12qui était déjà très important hier.
00:19:14Les ports sont toujours bloqués
00:19:15à cette heure
00:19:16et vous nous dites
00:19:17que le mouvement pourrait même
00:19:17encore s'étendre.
00:19:19Racontez-nous un peu
00:19:20la situation sur l'île de beauté.
00:19:22Oui, effectivement.
00:19:23Les ports sont bloqués
00:19:24depuis hier
00:19:25et le mouvement s'est élargi
00:19:26il y a quelques minutes
00:19:27puisque des agriculteurs corses
00:19:28ont désormais rejoint
00:19:30la contestation
00:19:31tandis que d'autres secteurs,
00:19:32notamment le BTP,
00:19:34envisagent de se mobiliser
00:19:35à leur tour dès aujourd'hui.
00:19:37Alors, le soutien s'organise aussi
00:19:39du côté maritime
00:19:40puisque le syndicat autonome
00:19:42des marins de Corsigaline
00:19:43a appui les pêcheurs.
00:19:45Son représentant, Antoine Sisko,
00:19:47mettent en garde
00:19:47une intervention
00:19:48des forces de l'ordre
00:19:49pour être entraîné
00:19:50l'entrée des marins
00:19:52dans le conflit.
00:19:53Donc, à la mi-journée,
00:19:54les pêcheurs ont toutefois
00:19:55autorisé l'entrée
00:19:56de deux navires
00:19:57jusque-là bloqués
00:19:58au large de Bastia
00:19:59et d'Ajaccio
00:20:00tout en prévenant
00:20:01qu'ils ne seraient pas autorisés
00:20:03à reprendre la mer
00:20:04et dans ce contexte,
00:20:05la menace d'une paralysie
00:20:07de l'île se renforce.
00:20:08Alors, côté politique,
00:20:10une réunion s'est tenue
00:20:11hier soir à Paris
00:20:12entre des députés insulaires
00:20:14et le Premier ministre
00:20:15Sébastien Lecornu
00:20:16sans déboucher
00:20:17sur des mesures immédiates.
00:20:18Les préfets de Corse du Sud
00:20:20et de Haute-Corse
00:20:21ont proposé dans la foulée
00:20:22l'ouverture d'une table ronde
00:20:23à condition de lever
00:20:25les blocages,
00:20:25une option rejetée
00:20:26par les pêcheurs
00:20:27qui réclament
00:20:28des réponses concrètes
00:20:29face à l'envolée
00:20:30des coûts du carburant
00:20:31et des mesures
00:20:32plus adaptées
00:20:33aux spécificités
00:20:34de la pêche en Corse
00:20:35puisque le carburant
00:20:36ici est plus élevé,
00:20:37le prix du carburant
00:20:38est plus élevé
00:20:39que sur le continent
00:20:40et ils disent
00:20:40que c'est une injustice.
00:20:42Donc, le bras de fer
00:20:43se poursuit
00:20:43et laisse présager
00:20:44une mobilisation
00:20:45encore plus large
00:20:46dans les prochaines heures.
00:20:47Merci beaucoup, Christina.
00:20:49Vous voyez,
00:20:50Mehdi, ça rejoint aussi
00:20:51ce que disait Pierre.
00:20:52À force, à force,
00:20:53là, vous avez encore
00:20:54quelques dixièmes de PIB
00:20:55potentiellement perdus.
00:20:56Si la paralysie
00:20:57de la pêche
00:20:58entre en œuvre,
00:20:59si vous n'avez plus
00:21:00d'agriculteurs qui travaillent,
00:21:01tout ça,
00:21:02ça rejaillit
00:21:03sur l'économie française.
00:21:03Je vais le dire différemment.
00:21:05On est en train de consommer,
00:21:06on est en train de transformer
00:21:08un bien de consommation courante
00:21:09en produit de luxe.
00:21:10C'est aussi simple que ça.
00:21:11C'est vrai.
00:21:11Quand la totalité
00:21:12de votre économie,
00:21:12on a déjà des exemples
00:21:13par le passé
00:21:14avec les chocs pétroliers
00:21:15et les contre-chocs pétroliers,
00:21:16la totalité
00:21:17de l'industrie française
00:21:18reposait sur le pétrole.
00:21:19Et on a vu
00:21:19à quel point
00:21:20ça a été un désastre.
00:21:21Aujourd'hui,
00:21:21c'est exactement la même chose.
00:21:22Une grande partie
00:21:22de notre économie
00:21:24repose sur le prix du carburant.
00:21:25Parce que tout est externe.
00:21:26Tout le monde a besoin
00:21:27du carburant.
00:21:27Les infirmières libérales,
00:21:29les pêcheurs,
00:21:30les agriculteurs.
00:21:30À partir du moment
00:21:31où ça devient
00:21:32un bien de consommation
00:21:32de luxe,
00:21:33vous pénalisez tout le monde.
00:21:35La France est en train
00:21:35de mourir petit à petit
00:21:36de son illibéralisme.
00:21:37Il faudrait repenser
00:21:39la fiscalité totale
00:21:40de l'État à ce sujet.
00:21:40Naïma,
00:21:41et pourtant le gouvernement,
00:21:42on pourra le dire aussi
00:21:43avec Elodie tout à l'heure,
00:21:44s'enfer à vouloir
00:21:45rester telle qu'elle.
00:21:46C'est-à-dire
00:21:48hormis les aides ciblées
00:21:49pour les problèmes
00:21:50de trésorerie
00:21:50des TPE, PME
00:21:51ou les professions
00:21:52en tension,
00:21:53on va dire.
00:21:54Et le petit chèque énergie,
00:21:55on n'ira pas plus loin,
00:21:56a priori.
00:21:57Je pense que le gouvernement
00:21:59s'entête
00:22:00parce qu'il est profiteur
00:22:01de cette crise
00:22:02mais qu'il voit juste
00:22:03à court terme en fait,
00:22:05comme vous l'avez
00:22:06très bien expliqué.
00:22:07Moi, je repense aussi
00:22:08à cette question
00:22:10du bon père de famille
00:22:11qui doit anticiper
00:22:13justement les crises.
00:22:15Je reviens
00:22:15à mon fameux stock stratégique
00:22:17que je n'ai toujours
00:22:18pas compris en fait.
00:22:20Parce que ce fameux
00:22:21stock stratégique,
00:22:23quand il est injecté
00:22:24en cas de crise,
00:22:26quand il est injecté,
00:22:27eh bien moi,
00:22:28j'ai pensé naïvement
00:22:29que du coup,
00:22:30les prix ne flambent pas
00:22:32et que justement,
00:22:33en termes de bon père
00:22:35de famille,
00:22:35il fait en sorte
00:22:36que les Français
00:22:36ne se soient pas impactés
00:22:37sur les Français.
00:22:38Et puis ensuite,
00:22:39j'apprends que c'est
00:22:40les compagnies
00:22:41en fait qui gèrent
00:22:43avec la sagesse
00:22:44qui a été mis en place,
00:22:46déléguées donc à la sagesse
00:22:47avec un regard de l'État
00:22:49mais en réalité,
00:22:51c'est les compagnies pétrolières.
00:22:52Donc j'aimerais bien,
00:22:53Pierre,
00:22:53que vous m'expliquiez ça
00:22:54parce que je n'arrive
00:22:54toujours pas à comprendre
00:22:56pourquoi on me dit
00:22:57que non,
00:22:57on ne peut pas injecter
00:22:59au même prix
00:23:00qu'avant la crise.
00:23:02À peine,
00:23:03je ne veux même pas
00:23:03prendre 10 secondes,
00:23:04c'est très simple en fait.
00:23:06Les stocks stratégiques
00:23:07sont uniquement là
00:23:08pour pallier la pénurie,
00:23:10globalement,
00:23:11pour faire simple,
00:23:11c'est uniquement ça.
00:23:12Malheureusement,
00:23:13ça ne fait pas.
00:23:13Non, c'est bien,
00:23:14il l'a fait,
00:23:14il l'a fait.
00:23:15Ça vous laisse un petit peu
00:23:17de temps,
00:23:17mon cher Raphaël,
00:23:17qu'il souhaite intervenir
00:23:18pour conclure.
00:23:19Il y a quelque chose
00:23:19qui est intéressant aussi
00:23:20dans l'inaction du gouvernement,
00:23:22c'est-à-dire qu'on voit
00:23:24qu'il y a finalement
00:23:25un parti pris politique
00:23:26et idéologique
00:23:27lorsque Sébastien Lecornu
00:23:28nous explique
00:23:29qu'il faut accélérer
00:23:30l'électrification.
00:23:32C'est-à-dire que le choix
00:23:33qui est fait,
00:23:34c'est finalement
00:23:35sacrifier ceux
00:23:38qui fument des clopes
00:23:39et qui roulent au diesel.
00:23:40Le français,
00:23:41le provincial,
00:23:43en fait,
00:23:44on leur fait payer
00:23:46des politiques
00:23:47qui avaient été initiées,
00:23:48qui avaient été
00:23:49mises en place
00:23:50pendant des années
00:23:51où on a tous
00:23:52roulé au diesel
00:23:52et là maintenant,
00:23:53d'un coup d'un seul,
00:23:54il faudrait passer à l'électrique.
00:23:55D'abord,
00:23:55la France n'est pas prête
00:23:57à faire ça.
00:23:59C'était pareil pour le nucléaire,
00:24:00il était honni
00:24:01et puis il est devenu
00:24:02le sauveur.
00:24:03Je pense que c'est ce
00:24:04qui explique en grande partie
00:24:06l'inaction du gouvernement,
00:24:07c'est qu'il veut absolument
00:24:08qu'aujourd'hui
00:24:09les Français migrent vers l'électrique.
00:24:11Je ne vais pas vous lancer
00:24:11sur la fin du thermique
00:24:13parce que je pense
00:24:14que ça va être
00:24:15encore deux minutes
00:24:16mais on en reparlera,
00:24:17on va encore y revenir.
00:24:18Merci beaucoup Pierre Chasserey
00:24:19et à tous les autres
00:24:20on marque une petite pause.
00:24:21On parlera aussi
00:24:22d'autres thèmes d'actualité,
00:24:24ils sont nombreux.
00:24:25La sécurité
00:24:26des supporters de Liverpool
00:24:27qui affrontent le PSG
00:24:29ce soir,
00:24:29vous savez,
00:24:29en quart de finale
00:24:30et Ligue des champions.
00:24:31Évidemment,
00:24:31on veut éviter
00:24:32une redite de 2022
00:24:33et le désastre
00:24:34du Stade de France.
00:24:35Je ne vais pas vous refaire
00:24:36les soirées tout de suite.
00:24:37Supporters anglais.
00:24:41Nous sommes de retour
00:24:42et c'est l'heure
00:24:43du journal de Margot Siffer.
00:24:45On va parler
00:24:45de l'armée israélienne
00:24:46qui assure observer
00:24:47aussi le cessez-le-feu
00:24:49avec l'Iran.
00:24:50Je vous rappelle
00:24:50qu'il a été décrété
00:24:51hier soir
00:24:52conformément
00:24:53à la décision américaine
00:24:55et iranienne
00:24:55de concert.
00:24:56L'armée israélienne
00:24:57dit rester en état d'alerte
00:24:58mais assure qu'au Liban
00:24:59la bataille continue.
00:25:01On va faire le point
00:25:01avec vous Mathieu Devez.
00:25:03Depuis hier soir,
00:25:04il annonce
00:25:04de la trèfle.
00:25:05Qu'en est-il des frappes ?
00:25:06Est-ce qu'elles se poursuivent ?
00:25:07Exactement, Margot.
00:25:08Elles se poursuivent.
00:25:09Israël continue notamment
00:25:10de frapper le Hezbollah.
00:25:12Hezbollah qualifié
00:25:12de terroriste donc au Liban.
00:25:14On va voir ça en images.
00:25:15Regardez des nuages de fumée
00:25:17qui s'élèvent
00:25:17au-dessus du centre de Beyrouth
00:25:19car plusieurs frappes
00:25:21ont visé la capitale du Liban.
00:25:22L'État hébreu a également
00:25:23mené plusieurs frappes
00:25:24au sud du Liban.
00:25:25Un immeuble détruit.
00:25:27On a les images
00:25:28dans la région de Tir.
00:25:29Alors en fait,
00:25:30Israël dit avoir visé
00:25:31des centaines de membres
00:25:33du Hezbollah.
00:25:33Là, Israël accepte
00:25:35la trêve de deux semaines
00:25:37avec l'Iran
00:25:37mais pose sa ligne rouge
00:25:39laquelle le Liban
00:25:40n'en fera pas partie
00:25:41avec toujours le même objectif
00:25:42poursuivre ses opérations
00:25:43contre le Hezbollah.
00:25:45Mais de son côté,
00:25:46l'Iran, on va le voir,
00:25:47a lancé des missiles balistiques.
00:25:49C'était cette nuit
00:25:49malgré l'entrée en vigueur
00:25:50du cessez-le-feu.
00:25:51Regardez ces alertes rouges
00:25:53reçues donc par les Israéliens.
00:25:55On est dans le sud d'Israël.
00:25:56C'est ce qu'ont reçu
00:25:56les Israéliens sur leur téléphone
00:25:58une heure seulement
00:25:59après l'entrée en vigueur
00:25:59du cessez-le-feu.
00:26:04Ils disent même garder le doigt
00:26:06sur la gâchette
00:26:07malgré la trêve.
00:26:08Et là, on a des images.
00:26:09Un habitant du centre d'Israël
00:26:10qui a filmé ces images
00:26:11des fragments d'un missile
00:26:12balistique iranien
00:26:13qui a été tiré.
00:26:15Merci beaucoup,
00:26:16mon cher Mathieu.
00:26:17Parmi ceux qui ont salué
00:26:19l'accord de cessez-le-feu,
00:26:20le pape Léon XIV.
00:26:22Un signe, d'après lui,
00:26:24de vif espoir.
00:26:25Et cela, quelques heures
00:26:26après avoir jugé inacceptable
00:26:28la menace de Donald Trump
00:26:29contre le peuple iranien.
00:26:31On l'écoute.
00:26:32Au vu des dernières heures
00:26:36de grandes tensions
00:26:36au Moyen-Orient
00:26:37et dans le monde entier,
00:26:39j'accueille avec satisfaction
00:26:44et comme un signe d'espoir sincère
00:26:46l'annonce d'une trêve immédiate
00:26:49de deux semaines.
00:26:51Seul le retour à la négociation
00:26:56permettra de mettre fin à la guerre.
00:27:00J'invite instamment
00:27:02à accompagner cette période
00:27:03de travail diplomatique
00:27:05délicate
00:27:06par la prière
00:27:07dans l'espoir que l'ouverture
00:27:09au dialogue
00:27:10devienne le moyen
00:27:11de résoudre d'autres situations
00:27:13de conflits
00:27:14à travers le monde.
00:27:18Après quatre ans
00:27:19de calvaire,
00:27:20de détention,
00:27:21les ex-détenus
00:27:23Cécile Collère
00:27:24et Jacques Paris
00:27:24sont donc de retour
00:27:25en France.
00:27:26Et ils ont été reçus
00:27:27en fin de matinée
00:27:28par Emmanuel Macron
00:27:29à l'Elysée.
00:27:30C'est là qu'ils ont évoqué
00:27:31l'horreur quotidienne
00:27:32et les conditions inhumaines
00:27:34de leur détention.
00:27:35Jacques Paris
00:27:36annonce d'ailleurs
00:27:36vouloir témoigner.
00:27:38Quant à Cécile Collère,
00:27:38elle exprime
00:27:39son bonheur immense
00:27:40de retrouver les siens
00:27:41et sa reconnaissance
00:27:42à tous ceux
00:27:43qui ont œuvré
00:27:43à leur libération.
00:27:45L'actualité judiciaire
00:27:47au procès
00:27:47sur la Libye.
00:27:48Deuxième jour
00:27:48d'interrogatoire
00:27:49pour Nicolas Sarkozy
00:27:50devant la cour d'appel
00:27:50de Paris.
00:27:51Juliette Sadat,
00:27:52vous êtes sur place
00:27:53avec Laurent Scellarié.
00:27:55Comment se déroule
00:27:55cette deuxième journée
00:27:56d'interrogatoire ?
00:28:01Bonjour Margot.
00:28:01Oui, Nicolas Sarkozy
00:28:02est arrivé ce matin seul.
00:28:04Aujourd'hui,
00:28:05il n'est pas accompagné
00:28:06de son épouse
00:28:07Carla Bruni
00:28:08qui d'habitude
00:28:08se tient à ses côtés
00:28:09les jours d'audience.
00:28:11L'interrogatoire
00:28:12a donc repris
00:28:13Nicolas Sarkozy
00:28:14s'est avancé
00:28:16à la barre,
00:28:16a commencé à répondre
00:28:17aux questions
00:28:18du président de la cour
00:28:19d'une voix
00:28:20assez éraillée,
00:28:22caverneuse.
00:28:23Il faut dire
00:28:23qu'hier,
00:28:24la première journée
00:28:25d'interrogatoire
00:28:25a duré plus de 8 heures.
00:28:27Imaginez,
00:28:288 heures
00:28:28debout à la barre.
00:28:30Aujourd'hui,
00:28:30les conditions
00:28:31sont aussi difficiles.
00:28:32Il fait chaud
00:28:33dans cette salle
00:28:35de l'ancien palais de justice.
00:28:36D'ailleurs,
00:28:37Nicolas Sarkozy,
00:28:37il y a quelques minutes,
00:28:38a demandé
00:28:39une suspension d'audience.
00:28:41Le personnel du tribunal
00:28:42a apporté
00:28:43un petit ventilateur
00:28:45au niveau de la barre
00:28:45pour rendre
00:28:46son interrogatoire
00:28:47un petit peu plus
00:28:49confortable.
00:28:50Aujourd'hui,
00:28:50il est interrogé
00:28:51sur ses liens
00:28:53avec les différents
00:28:55protagonistes
00:28:55de l'affaire
00:28:56côté Libye
00:28:57et sur le financement
00:28:59de sa campagne
00:29:00présidentielle
00:29:01de 2007.
00:29:02Sa rencontre
00:29:03avec Éric Wörth,
00:29:04Claude Guéant,
00:29:05son directeur
00:29:05de cabinet,
00:29:06Nicolas Sarkozy
00:29:07a réaffirmé
00:29:08son innocence.
00:29:09Il a affirmé
00:29:10aussi plusieurs fois
00:29:12vouloir rétablir
00:29:13la vérité.
00:29:14Son interrogatoire,
00:29:15il dure encore.
00:29:16Il va durer
00:29:17jusqu'à la fin
00:29:17de la journée
00:29:18et se poursuivra
00:29:19demain jeudi.
00:29:20Merci à tous les deux.
00:29:21Merci à vous,
00:29:22Juliette et Laurence
00:29:23Ellarié.
00:29:23On passe à l'actualité
00:29:24sportive tout de suite.
00:29:29Vous regardez
00:29:30votre programme
00:29:31avec le parfum
00:29:32Mont-Blanc
00:29:33Explorer Extrême.
00:29:35Et le choc
00:29:36entre le Real Madrid
00:29:37et le Bayern Munich
00:29:38qui s'est soldé
00:29:39par une victoire
00:29:39bavaroise
00:29:40malgré un but
00:29:41de Kylian Mbappé.
00:29:42Les Allemands
00:29:43se sont imposés
00:29:442-1
00:29:44grâce à Luis Diaz
00:29:46et Harry Kane
00:29:47dans l'autre rencontre
00:29:48de la soirée.
00:29:49Arsenal s'est imposé
00:29:511-0
00:29:52sur la pelouse
00:29:53du Sporting Portugal.
00:29:56Et puis ce soir
00:29:57suite des quarts
00:29:58de finale
00:29:58elle est avec
00:29:59le choc
00:29:59entre le PSG
00:30:00et Liverpool
00:30:02au Parc des Princes
00:30:03et puis entre le FC Barcelone
00:30:05et l'Atletico Madrid
00:30:06en Espagne.
00:30:07Coup d'envoi
00:30:08des deux rencontres
00:30:09à 21h en direct
00:30:10sur les chaînes
00:30:11de Canel+.
00:30:12On sera tous devant
00:30:13bien sûr.
00:30:17Vous avez regardé
00:30:19votre programme
00:30:20avec le parfum
00:30:21Mont-Blanc
00:30:21Explorer Extrême.
00:30:24Merci beaucoup.
00:30:25Ça tombe bien
00:30:25parce qu'on va continuer
00:30:26d'une certaine manière
00:30:27à parler football
00:30:28mais sécurité.
00:30:29Bonjour Stanislas Godon.
00:30:30Bonjour.
00:30:31Merci de nous rejoindre.
00:30:31vous êtes secrétaire générale
00:30:33d'Alliance
00:30:34déléguée nationale.
00:30:36Je vais laisser le titre
00:30:37à mon chef.
00:30:38Moi j'aime bien les adapter.
00:30:40Il n'y a pas de soucis.
00:30:40Ça vous allez bien aussi.
00:30:41Merci en tout cas.
00:30:42On va parler du club
00:30:43de Liverpool.
00:30:44Vous savez qu'il affronte
00:30:45Paris ce soir
00:30:46au Parc des Princes
00:30:47en quart de finale
00:30:47de la Ligue des Champions
00:30:49et il donne des précautions
00:30:50à ses supporters.
00:30:52Évidemment,
00:30:53on se souvient
00:30:53de la désastreuse finale
00:30:54au Stade de France
00:30:55il y a 4 ans
00:30:56et des répercussions politiques
00:30:57en matière de sécurité
00:30:59non assurée.
00:31:00Je vous propose de revenir
00:31:01à l'analyse que faisait
00:31:03Paul Sugy ce matin
00:31:05sur notre antenne
00:31:06et puis on en discute
00:31:06ensemble.
00:31:08C'est un message
00:31:08adressé par le club
00:31:10de Liverpool
00:31:11sur les réseaux sociaux
00:31:12à l'intention de ses supporters
00:31:13qui m'a interpellé.
00:31:14Ce message assez complet
00:31:15leur dit
00:31:16vous devez éviter
00:31:17les zones suivantes
00:31:18lors de votre déplacement
00:31:19à Paris.
00:31:20On attend quelques
00:31:203000 supporters anglais.
00:31:22Le quartier de la Gare du Nord
00:31:23qui est quand même
00:31:23le quartier par lequel arrivent
00:31:24les voyageurs britanniques
00:31:25qui ont pris l'Eurostar.
00:31:26Quartier de Pigalle,
00:31:27le centre-ville même
00:31:28dont Châtelet,
00:31:29nœud de transport
00:31:30en plein cœur de la capitale.
00:31:31Les voleurs
00:31:31et les pickpockets
00:31:32opèrent dans le métro de Paris,
00:31:34sur les lignes de RER
00:31:35et dans les gares principales.
00:31:36Et donc là,
00:31:36vous avez une liste
00:31:37de recommandations
00:31:38bien connues,
00:31:39hélas,
00:31:39des usagers
00:31:40des transports publics parisiens
00:31:41pour éviter les risques
00:31:42avec les pickpockets,
00:31:43garder ses affaires près de soi,
00:31:44les mettre dans les poches
00:31:45intérieures des sacs,
00:31:46etc.
00:31:47prendre des précautions raisonnables
00:31:49contre tous les crimes de rue.
00:31:51C'est ce qu'écrivent les gérants
00:31:53de ce club
00:31:53à l'intention de leurs supporters.
00:31:55Et il est conseillé aussi
00:31:56aux supporters
00:31:56de ne pas prendre
00:31:57la ligne 9 du métro,
00:31:58celle-ci étant plutôt réservée
00:32:00aux ultras du PSG.
00:32:01En clair,
00:32:02barricadez-vous,
00:32:03faites attention à tout
00:32:04et à tout le monde.
00:32:04On voit bien les conditions
00:32:05désastreuses dans lesquelles
00:32:06ces supporters arrivent
00:32:07dans notre belle ville de Paris.
00:32:10C'est quand même incroyable
00:32:12qu'ils sont obligés
00:32:14de donner des consignes
00:32:15aussi précises,
00:32:16aussi ciblées.
00:32:19Quelle image ça donne
00:32:19de la France,
00:32:20Stanislas Godon ?
00:32:21On imagine
00:32:22qu'il y a un dispositif prévu
00:32:23et qu'on a l'habitude
00:32:25des grandes rencontres
00:32:26au Parc des Princes.
00:32:27Le SAD de France
00:32:27est encore une autre chose.
00:32:29Mais c'est surtout
00:32:30que ce club-là,
00:32:30il était au cœur du problème
00:32:32à l'époque.
00:32:33Et en plus,
00:32:33on avait vilipendé
00:32:34ses supporters.
00:32:35Je crois qu'on n'est pas
00:32:36du tout dans le même contexte
00:32:37que ce qu'on avait pu vivre
00:32:38au Stade de France.
00:32:39Un, c'est un match
00:32:40au Parc des Princes.
00:32:41Deux, il y a effectivement
00:32:42un dispositif de sécurité
00:32:43tant sur la partie
00:32:45trouble à l'ordre public,
00:32:47maintien de l'ordre
00:32:47avec cinq unités
00:32:48de force mobile.
00:32:49Et puis de l'autre côté,
00:32:50des collègues
00:32:52qui sont mobilisés
00:32:52notamment dans le métro parisien,
00:32:54y compris notamment
00:32:55de la despate
00:32:56de la direction de sécurité
00:32:57de la police
00:32:58de l'agglomération parisienne
00:32:59qui vont être déployés.
00:33:01Il y a la BAC 75N,
00:33:02les compagnies de sécurisation
00:33:03et d'intervention.
00:33:04Donc croyez-moi,
00:33:05ça ne va pas être des vacances
00:33:06notamment pour nos collègues policiers
00:33:08ce soir sur le terrain.
00:33:10Maintenant, je rappelle
00:33:11qu'il y a 2400 supporters anglais
00:33:13qui sont attendus.
00:33:14Donc cela aussi,
00:33:15il va falloir le gérer
00:33:16tant dans les flux
00:33:17notamment venant
00:33:19de ces supporters
00:33:20qu'il n'y ait pas
00:33:21évidemment d'affrontements
00:33:22avec des supporters parisiens.
00:33:24Donc ça, ça fait partie
00:33:25de la gestion
00:33:25de la préfecture de police.
00:33:27Maintenant, le constat
00:33:28qui est fait
00:33:28avec les préconisations
00:33:30qui ont été faites
00:33:30ne sont pas tout à fait
00:33:31le reflet de la réalité
00:33:33de la délinquance parisienne.
00:33:34Oui, parce qu'ils ne vont pas
00:33:35traîner des abords du parc.
00:33:36Ils vont accessoirement
00:33:37écumer toutes les rues de la ville.
00:33:39Écoutez, à l'époque quand même,
00:33:40et pour vous dire
00:33:41à quel point
00:33:42ils sont sans doute échaudés aussi,
00:33:44pour ceux qui ont eu le courage
00:33:45de revenir d'ailleurs,
00:33:46parce qu'ils ont eu très mauvais...
00:33:47Paris a eu très mauvaise presse.
00:33:49Il faut le dire,
00:33:50des réactions à l'époque
00:33:51en 2022.
00:33:55On était assez devant le stade
00:33:57les uns sur les autres.
00:33:58On a attendu très longtemps.
00:34:00Une fois arrivé devant le stadier,
00:34:02il m'a dit que mon ticket
00:34:03n'était pas bon.
00:34:04Il n'a pas voulu me le rendre.
00:34:06Il m'a pointé du doigt
00:34:07devant la police
00:34:08et ils m'ont demandé de partir.
00:34:10C'était horrible,
00:34:11vraiment horrible.
00:34:14Je ne reviendrai pas à Paris
00:34:15pour assister à des matchs de foot.
00:34:17Je suis Liverpool partout,
00:34:18mais plus ici désormais.
00:34:20On a fait trois finales
00:34:21de Ligue des Champions
00:34:22en cinq ans.
00:34:23Il n'y a jamais eu
00:34:24le moindre problème.
00:34:24Je ne reviendrai plus jamais
00:34:26dans cette ville,
00:34:26ni même dans ce pays.
00:34:28Il y en a qui ont bravé
00:34:29effectivement la difficulté.
00:34:31C'est vrai que ça s'était fait
00:34:32en deux temps, Naïma.
00:34:32Il y avait eu l'affaire
00:34:33des billets et des arnaques
00:34:35en ligne.
00:34:36Et puis derrière,
00:34:37effectivement,
00:34:38il y avait eu les agressions,
00:34:39les vols à la tire,
00:34:40les intrusions.
00:34:42Et on avait déporté le problème
00:34:44ou en tout cas,
00:34:45omis de comprendre
00:34:46ce qu'avait été le problème
00:34:47de la sécurité.
00:34:49C'est même grave,
00:34:49parce qu'on voyait bien
00:34:50les images,
00:34:51on voyait très bien
00:34:51ce qui s'est passé.
00:34:52Ils se sont fait agresser.
00:34:55Effectivement,
00:34:56c'était souvent des papas
00:34:57qui étaient accompagnés
00:34:58avec leurs garçons
00:35:00pour passer ce moment.
00:35:02Les images, voilà.
00:35:03Et puis après,
00:35:04comment on les a
00:35:05avilipendés,
00:35:06effectivement,
00:35:07insultés même.
00:35:07Parce que quand le ministre
00:35:09Darmanin a dit
00:35:10que c'est les supporters anglais
00:35:12qui sont la cause
00:35:13de ce qui s'est passé,
00:35:14c'était quand même gros.
00:35:15D'autant plus
00:35:15qu'on avait les images.
00:35:17Et ça n'a pas été reconnu.
00:35:18C'est vrai qu'il y a eu
00:35:19beaucoup de souffrance.
00:35:20Moi, je me rappelle
00:35:21de ces images
00:35:21où on voyait vraiment
00:35:22des gens en pleurs,
00:35:24des enfants en pleurs
00:35:25parce que c'était
00:35:26quelque chose d'important
00:35:27pour eux.
00:35:27Et ils ont vécu cela.
00:35:29Regardez les images,
00:35:30Nelly.
00:35:31Donc, c'était terrifiant.
00:35:32Ils n'ont pas de maillot floqué
00:35:33Liverpool.
00:35:34Donc, on s'est là.
00:35:35Et puis après,
00:35:36il y a eu aussi
00:35:37au niveau des agents
00:35:38de sécurité,
00:35:38certains qui ont été
00:35:40complices des agresseurs.
00:35:42Non, c'était quelque chose
00:35:43qui fait la honte
00:35:44de notre pays.
00:35:45Et je vous comprends
00:35:45ce que vous voulez dire.
00:35:46Que peut-être
00:35:47qu'effectivement,
00:35:48la délinquance
00:35:49est en deçà
00:35:50de ce qu'ils peuvent craindre.
00:35:52Mais excusez-moi,
00:35:53c'est normal
00:35:54qu'aujourd'hui,
00:35:55ils se...
00:35:55À l'époque,
00:35:56qui était préfet de police ?
00:35:57C'était déjà Laurent Munez
00:35:58ou c'était Didier Lallement encore ?
00:36:00Je n'ai plus souvenir de ça.
00:36:02Est-ce que quelqu'un
00:36:02peut nous éclairer ?
00:36:03C'est Lallement.
00:36:04Je crois que c'était encore
00:36:05Didier Lallement
00:36:05qui avait justement
00:36:07rendu sa casquette
00:36:09après ça,
00:36:09il me semble.
00:36:10En fait,
00:36:11c'était un énorme
00:36:12loupé tant
00:36:12sur l'anticipation
00:36:14que sur la réaction
00:36:15ou l'interprétation
00:36:16comme vous le disiez
00:36:17effectivement
00:36:18de ce qui s'est passé.
00:36:19Alors forcément,
00:36:20les supporters
00:36:21sont échaudés.
00:36:22Évidemment,
00:36:23on espère
00:36:23que ça se passera mieux.
00:36:24mais ce qu'on voit là,
00:36:25les consignes données
00:36:26aux supporters
00:36:27de Liverpool
00:36:28aujourd'hui,
00:36:29on voit que notamment
00:36:29pour les touristes
00:36:31qui viennent par exemple
00:36:32d'Asie maintenant,
00:36:33dans les guides,
00:36:33il y a notamment aussi
00:36:34des zones à éviter
00:36:36et on voit que
00:36:36les quarts de touristes
00:36:38qui se baladent dans Paris
00:36:38maintenant,
00:36:39il n'est pas rare
00:36:40notamment devant
00:36:41les grands magasins
00:36:41où des achats sont faits,
00:36:43des achats assez onéreux
00:36:44et dans des zones
00:36:45où il y a des pickpockets
00:36:46maintenant,
00:36:46eux-mêmes
00:36:47prennent des agents
00:36:47quand même de sécurité
00:36:48privés parfois
00:36:50pour sécuriser les bus.
00:36:51Donc évidemment
00:36:52que c'est un problème
00:36:52qu'avant un match de foot,
00:36:53un club de supporters
00:36:55écrivent ce genre de propos
00:36:57mais il faut bien comprendre
00:36:58que maintenant
00:36:58pour tout un tas de touristes
00:37:01quand ils viennent en France
00:37:01leur dit
00:37:02attention pickpockets,
00:37:03attention à tel endroit
00:37:04il y a même notamment
00:37:05des guides qui disent
00:37:05attention les Champs-Elysées
00:37:06maintenant vous les faites
00:37:08plus tôt de jour
00:37:08c'est pas une zone
00:37:09où il faut aller
00:37:10dès qu'il fait nuit
00:37:11et le soir
00:37:11parce que pareil
00:37:12il y a une certaine délinquance
00:37:13donc c'est vraiment
00:37:14un climat qu'on envoie
00:37:16et c'est vrai que la carte postale
00:37:16pour le coup
00:37:17est un peu entachée.
00:37:18Oui mais enfin
00:37:18c'est dire quand même
00:37:19la beauté de notre ville
00:37:19parce qu'on reste quand même
00:37:20la destination phare
00:37:21année après année
00:37:22donc imaginez
00:37:23si Paris en fait
00:37:25était un lieu sûr
00:37:26et pas le coupe-gorge
00:37:27que ça peut être
00:37:28dans certains quartiers
00:37:29on aurait mais
00:37:30on nous tresserait
00:37:31des lauriers
00:37:31en permanence
00:37:33parce qu'il faut bien le dire
00:37:33c'est la plus belle ville du monde
00:37:34j'aimerais qu'on regarde
00:37:35les recommandations à nouveau
00:37:36par tweet
00:37:37du Liverpool Football Club
00:37:40vous voyez
00:37:41ils sont assez précis
00:37:43ils disent
00:37:43prenez toutes les précautions
00:37:44nécessaires
00:37:45les pickpockets
00:37:46constituent un véritable problème
00:37:47et opèrent souvent en bande
00:37:48l'un d'entre vous distrait
00:37:50tandis que l'autre fouille
00:37:51dans votre sac ou votre poche
00:37:53accessoirement ça veut dire
00:37:53que dans le monde anglo-saxon
00:37:54ça ne se passe pas comme ça
00:37:56mais Nelly
00:37:56on a même des annonces
00:37:57dans le métro
00:37:58alors je sais qu'on peut être vexé
00:37:59en fait
00:37:59parce qu'on est chauvin
00:38:01mais c'est tout simplement
00:38:02la réalité
00:38:03est-ce que vous vous baladez
00:38:04dans Paris
00:38:04comme vous vous baladiez
00:38:06il y a une vingtaine d'années
00:38:07non non mais c'est sûr
00:38:08après quand on est parisien
00:38:09on fait moins de choses
00:38:10et en plus dans le métro
00:38:12on fait des appels
00:38:13en disant
00:38:13attention au pickpocket
00:38:15prenez garde
00:38:16à vos affaires
00:38:17etc
00:38:17donc il y a une réalité
00:38:20regardez les quartiers
00:38:20ils ont bien identifié
00:38:21les quartiers qui posent problème
00:38:22dans notre capitale
00:38:23la gare du nord
00:38:24bon on en a tous
00:38:25que l'expérience
00:38:25et pourtant effectivement
00:38:26c'est de là que partent
00:38:28les Eurostars
00:38:30le quartier de Pigalle
00:38:31ils ont oublié surtout
00:38:32Pigalle un quartier
00:38:34de fête
00:38:35un quartier nocturne
00:38:36avec tout ce qui va avec
00:38:37et puis le centre-ville
00:38:37Châtelet
00:38:39Châtelet où souvent
00:38:39on voit les riques
00:38:40c'est des bandes qui s'affrontent
00:38:41on ne va pas se le cacher
00:38:42Juste si je peux
00:38:44éclairer mon propos
00:38:44sur la délinquance
00:38:46je disais que
00:38:47ce n'était pas tout à fait
00:38:48le tableau
00:38:49qui était décrit
00:38:49bien évidemment
00:38:50qu'il n'y a pas
00:38:51zéro délinquance
00:38:52à Paris
00:38:52mais prenons par exemple
00:38:53les pickpockets
00:38:54notamment on sait
00:38:55la communauté
00:38:57des lignes 6
00:38:58il s'est vissé sur la 6
00:38:59à l'époque
00:38:59qui en fait
00:39:00sont la plupart du temps
00:39:02des mineurs
00:39:03ou qui se revendiquent
00:39:04en tant que mineurs
00:39:05croyez-moi
00:39:06on les interpelle
00:39:07on les met à disposition
00:39:08de la justice
00:39:08mais autant vous dire
00:39:10que derrière
00:39:11il n'y a pas grand chose
00:39:11sauf si vous faites tomber
00:39:13le réseau entier
00:39:13donc là aussi
00:39:14il y a la problématique
00:39:16de nous
00:39:16qui nous épuisons
00:39:18on mobilise
00:39:18des personnels
00:39:19des effectifs
00:39:20dans le métro
00:39:21sur la voie publique
00:39:22aux abords des gares
00:39:23parfois même
00:39:24d'ailleurs il y a même
00:39:25une réquisition
00:39:26du procureur
00:39:27pour faire des contrôles
00:39:27préventifs
00:39:28donc il y a un dispositif
00:39:29qui ce soir est mis en place
00:39:30pour évidemment
00:39:31contrecarrer
00:39:32à ce qui a pu être annoncé
00:39:34par notamment
00:39:35le club de foot
00:39:35Mehdi Raich
00:39:37il faut aussi se rendre compte
00:39:38de la dimension
00:39:39d'un tel match
00:39:39Liverpool
00:39:40c'est un club
00:39:41qui est suivi
00:39:41dans le monde entier
00:39:42c'est plusieurs centaines
00:39:42de millions de personnes
00:39:43donc quand Liverpool
00:39:44joue à Paris
00:39:45et que ça se passe mal
00:39:46par le passé
00:39:46c'est des centaines
00:39:47de millions de personnes
00:39:48à travers le monde
00:39:49un club comme Manchester United
00:39:50qui est le plus grand rival
00:39:51c'est quasiment un milliard
00:39:52de supporters
00:39:52donc il faut s'imaginer
00:39:53l'impact que ça peut avoir
00:39:54quand un club
00:39:55fait un communiqué
00:39:56de ce type
00:39:56c'est que c'est plutôt
00:39:57c'est pas rien
00:39:58ça n'intéresse pas qu'aux Anglais
00:39:59ça n'intéresse pas
00:40:00que les Anglais
00:40:01sur l'événement
00:40:02que ça avait été
00:40:03au Stade de France
00:40:04à l'époque
00:40:04ça avait été littéralement
00:40:05un enjeu diplomatique
00:40:06ça avait été une guerre diplomatique
00:40:08et c'était même
00:40:08plutôt un scandale d'Etat
00:40:09la position de Darmanin
00:40:10était très compliquée
00:40:11à défendre
00:40:11et sur ce que ça dit de Paris
00:40:13nous on sait très bien
00:40:14qu'en tant que parisiens
00:40:15ou ceux qui habitent Paris
00:40:16et ces quartiers-là
00:40:17on n'a plutôt pas envie
00:40:18d'y aller
00:40:19donc si même nous
00:40:20en tant que parisiens
00:40:21on sait que ça se passe
00:40:22plutôt mal dans ces quartiers-là
00:40:23il faut se dire
00:40:24qu'à l'échelle internationale
00:40:25pour un match
00:40:26de cette dimension
00:40:27il y a déjà un focus
00:40:28sur ça
00:40:28ça veut dire que
00:40:29l'espace sécuritaire parisien
00:40:30il est déjà assez fragmenté
00:40:31en soi
00:40:32donc il y a des quartiers
00:40:33auxquels les gens
00:40:33n'ont pas envie d'y aller
00:40:34juste un dernier mot
00:40:35pour dire
00:40:35moi je ne savais même pas
00:40:36que la ligne 9
00:40:37est plus sécure
00:40:38que la ligne 10
00:40:39c'est qu'ils ont quand même
00:40:40vraiment étudié la question
00:40:41ils font tout
00:40:42pour les mettre
00:40:42dans les meilleures conditions possibles
00:40:44Oui mais puis
00:40:45je pense qu'on oublie
00:40:47peut-être un peu trop facilement
00:40:48que le traumatisme
00:40:49qu'ont vécu
00:40:50ces supporters
00:40:51d'Oliverpool
00:40:52et du Real
00:40:53est encore prégnant
00:40:54s'ils font
00:40:57assaut de conseils
00:40:58auprès de leurs supporters
00:41:00c'est qu'ils ont des raisons
00:41:02très légitimes
00:41:03de documenter
00:41:04les différents quartiers
00:41:07de Paris
00:41:08qui aujourd'hui
00:41:09sont insécures
00:41:10ça ne sait pas
00:41:11remettre en cause
00:41:12le travail de la police
00:41:12c'est que malgré
00:41:13le travail de la police
00:41:14malgré la présence policière
00:41:15on le voit
00:41:17C'est systémique
00:41:17Oui c'est systémique
00:41:19et puis ça a été dit
00:41:20mais le travail
00:41:22de la justice
00:41:23ne suivant pas forcément
00:41:25celui de la police
00:41:26c'est que les coupables
00:41:28sont dans la rue
00:41:29quelques heures
00:41:29après avoir été interpellés
00:41:30Bon j'aimerais aussi
00:41:31qu'on parle
00:41:31de cette vigilante agression
00:41:33d'une sexuagénaire
00:41:34elle a été violée
00:41:35en pleine nuit
00:41:36dans un appartement
00:41:36de Seine-Saint-Denis
00:41:37Regardez ce reportage
00:41:39de Sacha Robin
00:41:40avec Pierre Crépy
00:41:46C'est dans cet immeuble
00:41:47de Romainville
00:41:48qu'une femme de 74 ans
00:41:50a vécu une nuit d'horreur
00:41:51Aux alentours
00:41:52de 2h du matin
00:41:53un homme est entré
00:41:54dans son appartement
00:41:55muni d'une matraque
00:41:56télescopique
00:41:57avant de l'agresser
00:41:58puis de la violer
00:41:59l'une de ses voisines
00:42:00l'a jointe par téléphone
00:42:02Elle m'a dit
00:42:03qu'elle avait
00:42:04des choses cassées
00:42:05le doigt
00:42:05et puis je sais pas quoi
00:42:06puis elle a des hématomes
00:42:08au niveau de l'œil
00:42:10elle a eu des coups
00:42:11au niveau de la tête
00:42:13Un acte ultra-violent
00:42:14qui sidère
00:42:15les habitants du quartier
00:42:16ici
00:42:17loge de nombreuses
00:42:18personnes âgées
00:42:19vivant souvent seules
00:42:21Son mari est décédé
00:42:22le mien est décédé aussi
00:42:24donc on est vraiment seul
00:42:25le soir on est le seul
00:42:26on est obligé
00:42:27de tout surveiller
00:42:28surtout dans le 93
00:42:30et puis en plus
00:42:31la police
00:42:32elle a plus de carte blanche
00:42:33donc
00:42:33Une inquiétude décuplée
00:42:35parce que le bâtiment
00:42:37est en travaux
00:42:37il ne dispose plus
00:42:39des systèmes de sécurité
00:42:40essentiels
00:42:41comme ces portes d'entrée
00:42:42qui sont dans un état déplorable
00:42:44Le suspect
00:42:45de nationalité algérienne
00:42:47a été interpellé
00:42:48peu après l'arrivée
00:42:49de la police
00:42:49l'état de la victime
00:42:51qui a été prise en charge
00:42:52par les urgences
00:42:53s'est depuis améliorée
00:42:56Bon il a été interpellé
00:42:57c'est déjà heureux
00:42:57mais Stanislas Gondon
00:42:58vous avez noté dans le reportage
00:42:59la voisine du 93
00:43:00elle parle de la police
00:43:01qui ne peut plus agir
00:43:03référence évidemment
00:43:03aux décisions du nouveau maire
00:43:05de Saint-Denis
00:43:05entre autres choses
00:43:07Oui alors bon
00:43:08Non mais elle
00:43:09elle s'inquiète visiblement
00:43:10que la police municipale
00:43:11ne soit plus armée
00:43:11Évidemment
00:43:12évidemment
00:43:13nous vous savez
00:43:14qu'on prône
00:43:15et on revendique
00:43:15notamment le continuum
00:43:16de sécurité
00:43:17c'est pour ça que d'ailleurs
00:43:17on a même créé
00:43:18au sein de notre syndicat
00:43:19une section alliance
00:43:20police municipale
00:43:21parce qu'on considère
00:43:22qu'aujourd'hui
00:43:23on est tous
00:43:24en train de lutter
00:43:25contre les violences
00:43:26faites aux personnes
00:43:27j'ai regardé
00:43:28juste avant de venir
00:43:29les statistiques
00:43:30en 10 ans de temps
00:43:31sur les viols
00:43:31les tentatives de viol
00:43:32plus 330%
00:43:34voilà
00:43:35donc si ça
00:43:35ça parle un peu
00:43:36à tout le monde
00:43:37avec des dépôts de plainte
00:43:39qui sont encore trop faibles
00:43:40donc c'est vous dire
00:43:41si peut-être
00:43:42on est face à un iceberg
00:43:44qui ne dit pas son nom
00:43:45voilà
00:43:46donc je crois
00:43:47qu'il y a
00:43:47eu des forces mobilisées
00:43:49il y a eu aussi
00:43:50de gros progrès
00:43:51qui ont été faits
00:43:52notamment dans l'accueil
00:43:53des commissariats
00:43:53pour les collègues enquêteurs
00:43:55bien évidemment
00:43:56qu'on ne peut pas
00:43:57tout cartographier
00:43:58avoir un policier
00:44:00derrière chaque personne
00:44:01en tout cas
00:44:02la police
00:44:03croyez-moi
00:44:04elle va être mobilisée
00:44:04évidemment
00:44:05pour qualifier
00:44:07cet acte criminel
00:44:09parce qu'il faudra
00:44:10apporter évidemment
00:44:10tous les éléments
00:44:11est-ce que c'est
00:44:12évidemment une personne
00:44:13vulnérable
00:44:14et quelles ont été
00:44:15les circonstances
00:44:15bon après
00:44:16on voit bien
00:44:17dans le reportage
00:44:18s'il s'agit réellement
00:44:19de l'immeuble
00:44:20qui est filmé
00:44:20avec un échafaudage
00:44:21et des travaux en cours
00:44:22il n'est pas normal
00:44:23que déjà
00:44:24on puisse avoir accès
00:44:25aux fenêtres
00:44:26via cet échafaudage
00:44:27qui visiblement
00:44:27n'avait pas sécurisé
00:44:28la nuit
00:44:28non mais je veux dire
00:44:29ça crée un risque
00:44:30supplémentaire
00:44:30on voit bien
00:44:32les tubes
00:44:33c'est facile
00:44:33de monter sur les étages
00:44:34en fait
00:44:35c'est l'horreur absolue
00:44:36vraiment
00:44:37je crois que c'est pas
00:44:38la première fois
00:44:38qu'une personne âgée
00:44:39violée
00:44:40il me semble qu'il y avait
00:44:40une personne âgée
00:44:41il y a eu des femmes
00:44:41de 90 ans
00:44:42dans un hôpital
00:44:43dans un hôpital
00:44:44j'ai l'impression
00:44:45que c'est un phénomène
00:44:46mais je parle
00:44:47sous votre contrôle
00:44:48nouveau
00:44:49c'est l'horreur absolue
00:44:50c'est la barbarie
00:44:51et le type a 25 ans
00:44:54et le type
00:44:55a continué
00:44:56en la torturant
00:44:57en la torturant
00:44:58non seulement
00:44:58il l'a violée
00:44:59mais après
00:44:59il l'a torturée
00:45:00avec un objet
00:45:02il s'est acharné sur elle
00:45:03donc c'est
00:45:04vous savez
00:45:05une société
00:45:06qui ne peut plus
00:45:07protéger
00:45:08ces personnes âgées
00:45:09est une société
00:45:10qui se décivilise
00:45:11vraiment
00:45:12et en plus
00:45:13elles sont vulnérables
00:45:14d'autant plus
00:45:14que vous avez compris
00:45:15que c'était dans une résidence senior
00:45:17donc voilà
00:45:18peut-être que vous savez
00:45:19que le
00:45:20le violeur lui-même
00:45:22avait identifié
00:45:22la vulnérabilité
00:45:23de l'immeuble
00:45:24tout entier
00:45:25bon l'enquête continue
00:45:26mais il est désormais
00:45:27hors d'état de nuire
00:45:29on verra
00:45:29ce qu'il a bien de lui
00:45:30puisqu'il est de nationalité étrangère
00:45:32est-ce qu'il va être renvoyé ?
00:45:33il faudra marquer
00:45:34son statut
00:45:35il pense qu'il est algérien
00:45:36donc on a du mal
00:45:37à renvoyer les algériens
00:45:38on remarque une petite pause
00:45:39on se retrouvera évidemment
00:45:40avec Margot
00:45:41pour le rappel des titres
00:45:42et puis on reviendra
00:45:43à ce qu'on appelle maintenant
00:45:45la crise du carburant
00:45:46et peut-être
00:45:47ce maigre espoir
00:45:48de retrouver
00:45:48un petit peu d'oxygène
00:45:50et des prix à la baisse
00:45:51à la pompe
00:45:52à tout de suite
00:45:56De retour avec vous
00:45:57c'est la suite
00:45:57de 120 minutes info
00:45:58et c'est l'heure du journal
00:45:59tout de suite avec vous
00:46:00Margot Siffer
00:46:02Reprise des pourparlers
00:46:04à compter de vendredi
00:46:05entre Washington et Téhéran
00:46:06Téhéran qui affirme
00:46:07ne pas avoir confiance
00:46:08dans les promesses américaines
00:46:10malgré la trêve
00:46:11les gardiens de la révolution
00:46:13disent
00:46:13je les cite
00:46:14à garder le doigt
00:46:15sur la gâchette
00:46:16la moindre erreur
00:46:17de la part de l'ennemi
00:46:18sera punie
00:46:19avec toute la rigueur
00:46:19nécessaire
00:46:20ajoute-t-il
00:46:21et ce cessez-le-feu
00:46:23est aussi qualifié
00:46:23de fragile
00:46:24par le vice-président américain
00:46:26si Donald Trump
00:46:26se dit en passion
00:46:27d'après lui
00:46:28de faire progresser les choses
00:46:29il dit vouloir
00:46:30des négociations
00:46:31de bonne foi
00:46:32le cas échéant
00:46:32les Etats-Unis disposent
00:46:34d'une puissance militaire
00:46:35et diplomatique évidente
00:46:37mettant en garde
00:46:37G-Defense
00:46:39et puis en attendant
00:46:40deux premiers navires
00:46:41ont traversé ce matin
00:46:42le détroit d'Hormuz
00:46:44l'un battant
00:46:45en pavillon du Liberia
00:46:46l'autre qui appartient
00:46:47à un armateur grec
00:46:48les passages se feront
00:46:49pendant les deux prochaines semaines
00:46:51en coordination
00:46:51avec les forces armées
00:46:52iraniennes
00:46:53c'est ce que précise
00:46:54le ministre iranien
00:46:55des affaires étrangères
00:46:57merci beaucoup
00:46:57pour ce rappel
00:46:58des principaux titres
00:46:59de l'actualité
00:47:00vous allez voir
00:47:00que ce dont on va parler
00:47:01est lié évidemment
00:47:02à tout ce qui se passe
00:47:03au Moyen-Orient
00:47:04ce cessez-le-feu
00:47:04qui devrait aussi apporter
00:47:05un peu de baume au cœur
00:47:06pour les automobilistes
00:47:07qui ont vu les prix
00:47:08s'envoler
00:47:09une lueur d'espoir
00:47:10mais qui ne se traduira pas
00:47:12immédiatement
00:47:12on va en parler avec vous
00:47:13Pierre Chasseret
00:47:14pour 40 millions d'automobilistes
00:47:16Naïma M. Fadel
00:47:17est avec nous
00:47:18Elodie Huchard
00:47:19pour le service Paul
00:47:20politique
00:47:22Mehdi Raich
00:47:23c'est comme ça
00:47:24Mehdi Raich
00:47:25et bien sûr
00:47:26Raphaël Stainville
00:47:28je vous propose d'ailleurs
00:47:28d'écouter
00:47:30la réponse
00:47:30une réponse
00:47:31de Sébastien Lecornu
00:47:32tout à l'heure
00:47:33lors de la séance de questions
00:47:34au gouvernement
00:47:34au Sénat
00:47:36concernant
00:47:36cette éventuelle
00:47:37baisse des prix
00:47:39le deuxième point
00:47:40c'est que nous allons
00:47:42continuer d'adapter
00:47:43les différents dispositifs
00:47:44d'aide
00:47:45sur lesquels
00:47:45nous étions en train
00:47:46de travailler
00:47:47évidemment cela va sans dire
00:47:48le redire devant le Sénat
00:47:50lorsque la crise a démarré
00:47:52les prix ont augmenté
00:47:54très très vite
00:47:54à la pompe
00:47:55alors que
00:47:56les citernes
00:47:57avaient été achetées
00:47:58et remplies
00:47:58avant le début de la guerre
00:48:00donc autant que le gouvernement
00:48:01peut comprendre
00:48:02qu'il y ait
00:48:033 ou 4 jours
00:48:04de délai
00:48:04entre le début
00:48:06de ce cessez-le-feu
00:48:07et la répercussion
00:48:08à la pompe
00:48:09autant qu'il est évident
00:48:11que les effets
00:48:11devront se voir
00:48:12à la pompe
00:48:13à partir de la fin du week-end
00:48:15début de semaine prochaine
00:48:15et le ministre Papin
00:48:16d'ailleurs
00:48:17aura l'occasion
00:48:18d'y revenir
00:48:18sur différentes initiatives
00:48:19de contrôle
00:48:20et demain
00:48:21les différents ministres
00:48:22discuteront avec les distributeurs
00:48:23pour s'assurer évidemment
00:48:24que les choses iront
00:48:25dans le bon sens
00:48:25bon si on a bien compris
00:48:28Pierre
00:48:28début de semaine prochaine
00:48:29j'ai compté
00:48:30ça fait 4-5 jours déjà
00:48:31alors que ce matin
00:48:32on entendait
00:48:32des directeurs
00:48:34d'enseignes
00:48:34nous dire
00:48:35non mais sous 48 heures
00:48:36on devrait déjà avoir un effet
00:48:37de fait c'est le double
00:48:38minimum
00:48:38oui minimum
00:48:40et puis moi je suis quand même
00:48:41stupéfait d'entendre
00:48:42notre premier ministre
00:48:43c'est quand même celui
00:48:44qui braque la banque
00:48:45qui vient donner des leçons
00:48:46c'est quand même extraordinaire
00:48:48il faut le rappeler
00:48:48sur la découpe
00:48:49quand le tarif est à 2 euros
00:48:51ce qui paraît
00:48:51un rêve aujourd'hui
00:48:52à 2 euros l'Etat
00:48:54prend 1,20 euros
00:48:55et les pétroliers
00:48:56sur toute la chaîne
00:48:57de distribution
00:48:58de A à Z
00:48:58prennent 80 centimes
00:48:59donc quand bien même
00:49:00on abaisserait un petit peu
00:49:02le prix du baril
00:49:02c'est pas fou
00:49:03on est toujours au-dessus
00:49:05de 90 dollars
00:49:05quand même
00:49:06on est encore dans la crise
00:49:08vous serez toujours autour
00:49:09de 2 euros le litre
00:49:10on sera toujours à 2 euros le litre
00:49:11donc on est toujours
00:49:12dans le tarif inacceptable
00:49:13pour les automobilistes
00:49:14qui attendent
00:49:15ils attendent quoi
00:49:16les automobilistes
00:49:17un tarif en dessous
00:49:18d'un euro 70
00:49:19il faut leur dire la vérité
00:49:21ça ne peut plus exister
00:49:22pourquoi ?
00:49:23parce qu'on a
00:49:24augmenté
00:49:25la fiscalité
00:49:26des automobilistes
00:49:27à travers une taxe
00:49:28maquillée déguisée
00:49:29en 2026
00:49:31point barre
00:49:32personne ne le dit
00:49:33mais c'est la réalité
00:49:33sauf que cette taxe
00:49:35maquillée
00:49:35on n'a pas appelé
00:49:36sa taxe
00:49:36on a appelé
00:49:37c'est un joli nom
00:49:38les certificats d'énergie
00:49:40alors c'est quoi
00:49:41les certificats d'énergie ?
00:49:42c'est une taxe
00:49:43qui finance
00:49:44le renouvelable
00:49:45ouais
00:49:46alors on va aller
00:49:46un petit peu plus loin
00:49:47et vous allez comprendre
00:49:48pourquoi tous les géants
00:49:48de la grande distribution
00:49:50nous répètent la même phrase
00:49:51ah l'Etat n'a pas les moyens
00:49:52on ne peut pas baisser
00:49:52vous allez voir pourquoi
00:49:53c'est facile
00:49:54parce qu'on est en train
00:49:55à travers cette taxe
00:49:56de payer le changement
00:49:57des frigos
00:49:58de la grande distribution
00:49:59ah oui
00:49:59c'est sympa quand même
00:50:01donc c'est une taxe détournée quoi
00:50:02c'est une taxe détournée
00:50:03qui permet aux géants
00:50:04de la grande distribution
00:50:04de pouvoir profiter
00:50:05vous verrez plus d'aussitôt
00:50:07le litre à moins de 1,70
00:50:081,80
00:50:09si jamais le baril revenait
00:50:11à son niveau initial
00:50:12c'est à dire autour
00:50:12de 60-70 dollars
00:50:14c'est ça
00:50:14c'est fini
00:50:15on oublie
00:50:16parce qu'en fait
00:50:17l'Etat met un coup
00:50:18de tournevis
00:50:18ça cliquait à chaque fois
00:50:20que le prix du baril baisse
00:50:21souvenez-vous
00:50:21qu'à l'époque
00:50:22les gilets jaunes étaient sortis
00:50:23parce que le litre
00:50:24était à 1,50
00:50:24et déjà ils trouvaient ça
00:50:25inacceptable
00:50:26alors justement
00:50:27on va vérifier
00:50:28quelle est
00:50:29comment dire
00:50:30l'ambiance
00:50:31l'atmosphère
00:50:31sur les stations-service
00:50:33avec vous
00:50:34Tancred Guillotel
00:50:34vous êtes en compagnie
00:50:35d'Olivier Gangloff
00:50:35est-ce qu'ils y croient
00:50:37à cette baisse mécanique
00:50:39automatique
00:50:40les gens qui viennent
00:50:40faire le plein
00:50:45écoutez Nelly
00:50:45c'est plutôt l'incertitude
00:50:47le sentiment
00:50:47qui prédomine ici
00:50:48chez les automobilistes
00:50:49ils entendent
00:50:51ces annonces
00:50:51ils saluent
00:50:52ces bonnes nouvelles
00:50:52mais ils sont aussi blasés
00:50:54cela fait des jours
00:50:55des semaines
00:50:55que les prix
00:50:56ne cessent d'augmenter
00:50:57on les sent donc
00:50:58dans l'attente
00:50:59et justement
00:51:00je me trouve
00:51:00avec Romain
00:51:01Romain
00:51:02vous venez de faire le plein
00:51:03la situation
00:51:04quel est votre ressenti
00:51:06aujourd'hui ?
00:51:07écoutez
00:51:07je suis obligé
00:51:08de faire le plein
00:51:08pour aller travailler
00:51:09donc je n'ai pas
00:51:09d'autre choix
00:51:10que de payer
00:51:11le prix qui est affiché
00:51:14ces annonces
00:51:14d'une baisse des prix
00:51:15est-ce que vous y croyez ?
00:51:17j'attends de voir
00:51:18ce qui va vraiment être fait
00:51:19j'aimerais bien
00:51:20ouais
00:51:22donc vous l'avez vu
00:51:23l'incertitude
00:51:24prédomine
00:51:25et puis un autre élément
00:51:26qui permet aussi
00:51:27d'expliquer
00:51:28la prudence
00:51:29dont font preuve
00:51:30ces automobilistes
00:51:31et bien c'est le montant
00:51:32qui est annoncé
00:51:33de cette baisse
00:51:33une baisse
00:51:34qui serait entre 5 et 10 centimes
00:51:37le litre de carburant
00:51:38vous l'avez entendu
00:51:38avec Pierre Chasseret
00:51:39on serait donc
00:51:39très loin
00:51:40de revenir
00:51:41au prix
00:51:42qui était ce
00:51:42avant le conflit
00:51:43au Moyen-Orient
00:51:44merci beaucoup
00:51:45pour cet éclairage
00:51:47et merci à Olivier Gangloff
00:51:49on va juste
00:51:49interroger peut-être
00:51:50Raphaël Stainville
00:51:51vous êtes d'accord
00:51:52avec
00:51:53comment dire
00:51:54cette analyse
00:51:55en fait de Pierre
00:51:56qui nous dit
00:51:56il y a une espèce
00:51:58de prix planché
00:52:00en deçà duquel
00:52:01on n'ira jamais
00:52:02parce qu'on a un peu
00:52:04grugé le consommateur
00:52:05sans le lui dire
00:52:05vous avez des connaissances
00:52:06de cette nouvelle taxe
00:52:07cette nouvelle assiette
00:52:08fiscale ?
00:52:08oui j'en ai
00:52:09même si on a du mal
00:52:11à mesurer exactement
00:52:12à quoi elle sert
00:52:14mais elle est bien réelle
00:52:15effectivement
00:52:15en fait
00:52:16c'est glaçant
00:52:17de se dire
00:52:17que malgré
00:52:20la réouverture
00:52:21d'Hormuz
00:52:22le cessez-le-feu
00:52:23finalement
00:52:24l'impact
00:52:24sur le prix de l'essence
00:52:26n'en sera qu'absolument
00:52:28mineur
00:52:28donc on sent
00:52:30qu'aujourd'hui
00:52:31les automobilistes
00:52:31sont piégés
00:52:32et que l'industrie
00:52:33et que le consommateur
00:52:36et les
00:52:37tous ceux
00:52:38qui ont besoin
00:52:39de carburant
00:52:40aussi
00:52:40sont piégés
00:52:41par cette
00:52:43surfiscalité
00:52:44pardon
00:52:44qui conduit
00:52:47finalement
00:52:47à des prix
00:52:49astronomiques
00:52:49de l'essence
00:52:50moi je pense
00:52:51qu'il y a un certain
00:52:52nombre de pays voisins
00:52:52je pense notamment
00:52:53à l'Espagne
00:52:53où l'essence
00:52:55et le gasoil
00:52:56sont bien moindres
00:52:57qui vont profiter
00:52:59parce que les taxes
00:53:00ne sont pas les mêmes
00:53:01soyons très clairs
00:53:03tous les pays
00:53:04du monde
00:53:05en tout cas
00:53:06en Europe
00:53:07pratiquent
00:53:08un pourcentage
00:53:09de taxes
00:53:09par rapport
00:53:10au salaire
00:53:10parce qu'on va me répondre
00:53:11oui mais en Allemagne
00:53:12c'est plus cher
00:53:12oui évidemment
00:53:13mais en Allemagne
00:53:14on gagne 800 euros
00:53:15de plus par mois
00:53:15donc effectivement
00:53:16mettez les salaires allemands
00:53:17ou français
00:53:18ils vont aller payer
00:53:182,50 euros
00:53:19avec le sourire
00:53:20sans sourcil
00:53:21donc attention
00:53:22la réalité
00:53:23c'est qu'aujourd'hui
00:53:24il y a une manœuvre
00:53:25de diversion
00:53:25de la part de Sébastien Lecornu
00:53:26il va nous refaire le coup
00:53:27de celui qui va
00:53:28dans les stations de service
00:53:29pour surveiller le plein
00:53:30bon je ne sais pas
00:53:30ce qu'il faisait lundi
00:53:31apparemment il faisait
00:53:32les œufs de Pâques
00:53:33parce que pour l'instant
00:53:33je ne l'ai pas entendu
00:53:34trop communiquer
00:53:36autour des prix des carburants
00:53:37pour les automobilistes
00:53:38il nous dit qu'il aide
00:53:39mais il aide qui ?
00:53:40il aide personne
00:53:40il a flingué l'économie
00:53:42en refusant de baisser les taxes
00:53:43parce que ça c'est un coût
00:53:44sur la croissance
00:53:45et le PIB
00:53:46et pendant ce temps là
00:53:47on a nos infirmières libérales
00:53:49et j'ai un chiffre
00:53:49c'est le chiffre
00:53:50qu'on peut afficher
00:53:51parce que là je vois
00:53:52derrière vous
00:53:53Nelly 2,29€ le prix
00:53:54moi je vais vous parler
00:53:55de 2,75€
00:53:56oui
00:53:572,75€
00:53:58c'est ce que touche
00:53:59une infirmière libérale
00:54:00quand elle prend sa voiture
00:54:01pour aller au domicile
00:54:02de quelqu'un
00:54:022,75€
00:54:04c'est même pas
00:54:05le coût
00:54:06de son déplacement
00:54:07en voiture
00:54:08et pour elle
00:54:09on a fait quoi ?
00:54:10rien
00:54:10on lui a dit
00:54:11vous n'avez plus de pain
00:54:12mangez de la brioche
00:54:13oui justement
00:54:14les aides
00:54:15bon c'est pas rien
00:54:16enfin les 40 millions
00:54:18pour les aides ciblées
00:54:19c'est pas grand chose
00:54:20on aurait pu gagner
00:54:21en termes de taxes
00:54:22et puis le chèque énergie
00:54:23vous faites un plein
00:54:24et il est parti
00:54:25non le chèque énergie
00:54:25n'est pas valable
00:54:26pour le carburant
00:54:27c'est là que la supercherie
00:54:28est magnifique
00:54:29c'est qu'on nous annonce
00:54:30on a fait croire
00:54:30que c'était directement corrélé
00:54:31on a fait croire
00:54:32que c'était directement corrélé
00:54:33non le chèque énergie
00:54:34il tombe tous les ans
00:54:34à la même date
00:54:35et il est absolument pas
00:54:36corrélé à la hausse
00:54:37des carburants
00:54:37et d'ailleurs
00:54:38si vous pointez
00:54:39à la station service
00:54:40avec votre chèque énergie
00:54:41on le prend pas
00:54:42c'est comme les chèques
00:54:44vacances
00:54:44ou les chèques déjeuners
00:54:45Elodie donc
00:54:46il n'aura pas plus loin
00:54:46ça c'est clair et net
00:54:47alors il y a des réflexions en cours
00:54:49comme le dit le gouvernement
00:54:51et qui sont en cours
00:54:51depuis un moment
00:54:52on se rappelle effectivement
00:54:53en première
00:54:54Z ciblée autour
00:54:55de 70 millions d'euros
00:54:57et Jean-Pierre Farandou
00:54:59disait pourquoi pas
00:55:00une réflexion
00:55:00pour les infirmières libérales
00:55:03vous les citiez
00:55:03ou pour les gros rouleurs
00:55:04mais en réalité
00:55:05ce qui est en train
00:55:06de rappeler Pierre
00:55:06et ce qui est très juste
00:55:07c'est qu'on a tendance
00:55:08à regarder les professions
00:55:09qui travailleraient
00:55:10pour qui finalement
00:55:11la voiture est un outil de travail
00:55:13pourquoi pas
00:55:14mais quand vous êtes
00:55:14à l'arrière à Paris
00:55:15aller travailler en métro
00:55:16c'est possible
00:55:17mais ça c'est une réflexion
00:55:18forcément un peu déconnectée
00:55:20qu'on voit aujourd'hui
00:55:21dans les ministères
00:55:21ils oublient qu'il y a
00:55:22tout un tas évidemment
00:55:23de français
00:55:24et la grande majorité
00:55:25des français
00:55:26qui de toute façon
00:55:27ont besoin de leur voiture
00:55:28pour aller travailler
00:55:29quand bien même après
00:55:30ils sont dans un bureau
00:55:32ou ailleurs
00:55:32donc en réalité
00:55:33si vous voulez vraiment aider
00:55:34les français
00:55:35qui ont besoin de leur voiture
00:55:36pour travailler
00:55:37il faut aller évidemment
00:55:38beaucoup plus loin
00:55:39et accessoirement
00:55:40on apprend que demain
00:55:41le premier ministre
00:55:42va présider une réunion
00:55:43au sujet du plan
00:55:44d'électrification
00:55:45alors on verra
00:55:46ce que ça donne
00:55:47on se rappelle quand même
00:55:47qu'il y a eu une réunion
00:55:49la semaine dernière
00:55:50avec 30 ministres
00:55:51autour de la table
00:55:51et à l'issue
00:55:52on nous a expliqué
00:55:53qu'en fait
00:55:53il n'y avait ni décision
00:55:54ni solution
00:55:55donc on espère
00:55:56qu'on fait des réunions
00:55:57pour montrer qu'on s'occupe
00:55:58voilà des réunions
00:55:59un peu pour réfléchir
00:56:00qu'on gérer
00:56:00de toute façon
00:56:01comme on le disait
00:56:01l'électrification
00:56:02quoi qu'il en soit
00:56:03ne sera pas une solution
00:56:04pour résoudre cette crise
00:56:05pourquoi on en est là ?
00:56:06écoutons David Lysnard
00:56:08qui a récemment quitté
00:56:09Les Républicains
00:56:09comme chacun sait
00:56:10il nous parle d'une France
00:56:11sous perfusion
00:56:11parce qu'elle a été mal gérée
00:56:14le pouvoir d'achat
00:56:16c'est le pouvoir de produire
00:56:17et on raisonne toujours à l'envers
00:56:19on est sous perfusion publique
00:56:21depuis des décennies
00:56:22et c'est cette rupture
00:56:23que je veux apporter
00:56:24je pense être le seul à apporter
00:56:25c'est-à-dire qu'on infantilise les gens
00:56:28on a habitué les gens
00:56:29on a accoutumé les gens
00:56:30à la drogue de la dépense publique
00:56:32aux aides
00:56:33et moi je ne veux pas être celui
00:56:34qui ajoute une dose à la seringue
00:56:35qu'est-ce que ça a révélé là ?
00:56:37ça a révélé que le roi était nu
00:56:38c'est-à-dire que
00:56:39quand il a fallu aider les français
00:56:41parce que des aides circonstanciées temporaires
00:56:43moi je suis tout à fait favorable
00:56:44il n'y a pas de sujet là-dessus
00:56:44notamment les affirmés
00:56:45les transporteurs etc
00:56:47mais on n'a pas pu le faire en réalité
00:56:48on n'a pas pu le faire en réalité
00:56:50pourquoi ?
00:56:50parce que la France est surendettée
00:56:51elle est surendettée
00:56:53parce qu'elle est surfiscalisée
00:56:54et qu'elle est sur-bureaucratisée
00:56:56et qu'on sous-produit
00:56:57je crois qu'il a tout dit
00:56:58il a raison
00:57:00malheureusement il a résumé
00:57:01en quelques mots
00:57:02l'endettement en 3000 milliards
00:57:04non mais c'est 3500
00:57:073500 maintenant
00:57:07on perd le fil de moins en moins
00:57:09et le premier poste de dépense
00:57:11l'année prochaine
00:57:11ce sera la dette
00:57:12mais la grande question
00:57:14une fois qu'on a dit
00:57:15ce que David Disnard a dit
00:57:16c'est est-ce que les français
00:57:17sont prêts finalement
00:57:19à sacrifier ce qui était
00:57:21jusqu'à présent
00:57:21leur modèle
00:57:22leur modèle social
00:57:24au prix
00:57:25certainement
00:57:26de davantage de liberté
00:57:27de moins de fiscalité
00:57:28mais
00:57:28et aujourd'hui
00:57:30je ne suis pas sûr
00:57:30malheureusement
00:57:31que ce discours
00:57:32qui a le mérite
00:57:33d'être clair
00:57:34qui fixe un cap
00:57:35un horizon
00:57:36et qui permet
00:57:36de
00:57:37d'assurer
00:57:39probablement
00:57:39des marges de liberté
00:57:41et de supporter
00:57:42ce genre de coups
00:57:42tels qu'on les subit
00:57:44que les français
00:57:45soient même de l'entendre
00:57:45ils sont tellement
00:57:47gavés
00:57:47de ces aides publiques
00:57:50à tous les étages
00:57:51d'un point de vue individuel
00:57:52d'un point de vue familial
00:57:53d'un point de vue sociétal
00:57:55tout le monde
00:57:56à peu ou prou
00:57:57s'est habitué finalement
00:57:58à cette idée
00:57:59que l'état
00:58:00devait en permanence
00:58:01il n'y a qu'à voir
00:58:02comment ils ont lutté
00:58:03contre la retraite
00:58:04à 64 ans
00:58:05vous parliez de sociétal
00:58:07c'est le financement
00:58:08des générations futures
00:58:09on s'endette
00:58:10sur les générations futures
00:58:11l'argent que l'on consomme
00:58:13aujourd'hui
00:58:13c'est l'argent
00:58:14des générations futures
00:58:15il faut bien avoir conscience
00:58:15donc on est en train
00:58:16de vider
00:58:17vraiment de siphonner
00:58:19la pérennité
00:58:19de nos enfants
00:58:20de nos petits-enfants
00:58:21plutôt jusqu'aux
00:58:23nos petits-enfants
00:58:24et arrière-petits-enfants
00:58:253600 milliards de dettes
00:58:26dans un pays comme la France
00:58:27c'est une catastrophe
00:58:27normalement la dette
00:58:29on pourrait dire
00:58:29théoriquement
00:58:30on parlait de l'affaire
00:58:31tout à l'heure
00:58:31mais un pays riche
00:58:32c'est un pays
00:58:32qui est capable
00:58:32de s'endetter
00:58:33parce que justement
00:58:34il investit sur l'avenir
00:58:35aujourd'hui notre dette
00:58:36c'est pas une dette
00:58:36de structuration d'avenir
00:58:37c'est une dette
00:58:38de rattrapage
00:58:38de modèles sociaux
00:58:39tout ce qu'on fait
00:58:39c'est rembourser l'intérêt
00:58:40donc en fait
00:58:40on ne fait que rembourser
00:58:41sans arrêt l'intérêt
00:58:42on va tomber dans un cas
00:58:43à l'Italie
00:58:44où à fond
00:58:44on ne pourra plus
00:58:44supporter les intérêts
00:58:45le sujet de l'essence
00:58:50c'est précisément
00:58:51le sujet du périmètre
00:58:52d'action de l'Etat
00:58:52et comment il a administré
00:58:54quelle est sa politique économique
00:58:55comment on a pensé
00:58:56nos politiques économiques
00:58:57et là-dessus
00:58:57on est zéro
00:58:57on est un pays
00:58:58qui meurt littéralement
00:58:59de son illibéralisme
00:59:00et vous allez voir
00:59:00comment tout cela devient
00:59:02structurel
00:59:02parce que depuis hier
00:59:03vous le savez
00:59:03les ports corse
00:59:05restent bloqués
00:59:05par les pêcheurs
00:59:06ils sont mobilisés
00:59:07eux aussi
00:59:08contre la hausse
00:59:08du prix des carburants
00:59:09en tout cas
00:59:10à la stagnation
00:59:11et Christina Loudi
00:59:13vous qui êtes à Bastia
00:59:14le mouvement est en train
00:59:14de s'élargir en plus
00:59:15à d'autres professions
00:59:17Oui Nelly
00:59:18le mouvement s'élargit
00:59:19puisque des agriculteurs corse
00:59:20ont rejoint
00:59:21la contestation
00:59:22en début d'après-midi
00:59:22le président du syndicat
00:59:24agricole
00:59:25Via Gampagno
00:59:25Jean-Dominique Musso
00:59:26nous confiait
00:59:27qu'il était pour eux
00:59:28nécessaire de soutenir
00:59:29cette démarche
00:59:30il appelle d'ailleurs
00:59:31les services de l'Etat
00:59:32à entendre
00:59:33les revendications
00:59:34des pêcheurs
00:59:34afin de créer
00:59:35les conditions
00:59:36d'un déblocage rapide
00:59:38d'autres secteurs
00:59:39comme le BTP
00:59:40envisagent également
00:59:41de se mobiliser
00:59:42à leur tour
00:59:42le soutien
00:59:43vient également
00:59:44du secteur maritime
00:59:45puisque le syndicat
00:59:46autonome
00:59:47des marins
00:59:48de Corsigaline
00:59:48a soutien
00:59:49les pêcheurs
00:59:49son représentant
00:59:50Antoine Sys
00:59:51qui avertit
00:59:52qu'une intervention
00:59:52des forces de l'ordre
00:59:54pour débloquer
00:59:54les ports
00:59:55pourrait provoquer
00:59:56l'entrée
00:59:57des marins
00:59:57dans le conflit
00:59:58dans ce contexte
01:00:00le risque
01:00:00d'une paralysie
01:00:02complète
01:00:02de l'île
01:00:03se renforce
01:00:04alors du côté politique
01:00:05une réunion
01:00:06s'est tenue
01:00:07hier soir à Paris
01:00:08entre des députés
01:00:09insulaires
01:00:09et le Premier ministre
01:00:10Sébastien Lecornu
01:00:11mais n'a pas débouché
01:00:13sur des mesures immédiates
01:00:14les préfets
01:00:15de Corse du Sud
01:00:17et de Haute-Corse
01:00:17ont proposé
01:00:18une table ronde
01:00:19sous condition
01:00:20de lever les blocages
01:00:21une option
01:00:21rejetée
01:00:22par les pêcheurs
01:00:23qui exigent
01:00:24des réponses
01:00:25concrètes
01:00:25face à l'envolée
01:00:26des coûts du carburant
01:00:28et des mesures
01:00:29adaptées
01:00:29aux spécificités
01:00:31de la pêche Corse
01:00:32le bras de fer
01:00:33se poursuit donc
01:00:34et laisse craindre
01:00:35vraiment une mobilisation
01:00:36encore plus large
01:00:37vous l'avez compris
01:00:37dans les prochaines heures
01:00:39merci beaucoup
01:00:40ma chère Christina
01:00:41alors aujourd'hui
01:00:42les pêcheurs
01:00:42les agriculteurs
01:00:43hier les transporteurs
01:00:45qui pourraient à nouveau
01:00:46se mettre
01:00:48entrer dans la danse
01:00:49vous vous souvenez
01:00:50des grosses mobilisations
01:00:51de 95
01:00:51enfin je ne sais pas
01:00:52il y en a
01:00:52certains ici
01:00:53qui étaient suffisamment
01:00:54ça avait paralysé Paris
01:00:55et ça a un impact
01:00:57direct sur l'économie
01:00:58c'est pas juste
01:00:59le type qui habite
01:01:00en Rasse-Campagne
01:01:01ou en Grande-Couronne
01:01:02c'est toute une économie
01:01:04qui repose
01:01:05dont l'édifice repose
01:01:06sur les prix de carburant
01:01:08Pierre
01:01:08j'ai l'impression
01:01:09qu'on a surtout
01:01:12un gouvernement
01:01:12totalement déconnecté
01:01:14qui n'a pas compris
01:01:14qu'aujourd'hui
01:01:16le tarif le plus affiché
01:01:17celui qui donne le la
01:01:18en France
01:01:19c'est plus la baguette de pain
01:01:20c'est le litre de carburant
01:01:21et là on voit quoi
01:01:23on voit un premier ministre
01:01:25qui à mon avis
01:01:26nourrit des ambitions
01:01:27présidentielles
01:01:28contrairement à ce qu'il dit
01:01:29et qui se sert
01:01:30de cette crise
01:01:31pour démontrer une chose
01:01:32c'est que lui
01:01:33ne va pas sur la stratégie
01:01:35du quoi il en coûte
01:01:36et il pense
01:01:37qu'il envoie un marqueur
01:01:38aux français
01:01:38il faut être très clair
01:01:40si aujourd'hui
01:01:41les français
01:01:41ne croient plus
01:01:42en la politique
01:01:43c'est à cause
01:01:44justement
01:01:45de ces égos
01:01:46surdimensionnés
01:01:47de la politique
01:01:48qui ne nourrissent
01:01:49qu'un seul
01:01:51intérêt
01:01:51le leur
01:01:52parce que l'intérêt
01:01:54économique de la France
01:01:55ça a été rappelé
01:01:56par le prix Nobel
01:01:56d'économie
01:01:57Philippe Aguillon
01:01:58qui abondait
01:01:59dans le sens
01:01:59de ce que je disais
01:02:00l'intérêt économique
01:02:01de la France
01:02:02est toujours
01:02:04d'abaisser la fiscalité
01:02:06pour les carburants
01:02:06notamment
01:02:07pourquoi ?
01:02:08parce qu'en fait
01:02:09si on laisse
01:02:10la fiscalité
01:02:11sur les carburants
01:02:11telle qu'elle est
01:02:12actuellement
01:02:12ce que ça va nous coûter
01:02:14à l'économie
01:02:15est supérieur
01:02:16à la petite
01:02:17au petit trésor de guerre
01:02:18que le gouvernement
01:02:20est en train
01:02:20de se mettre de côté
01:02:21donc en fait
01:02:22ne nous trompons pas
01:02:23ils ont tous
01:02:23exactement
01:02:24pour être passés
01:02:25par la politique
01:02:26je le sais
01:02:26il n'y a pas un ministre
01:02:28aujourd'hui
01:02:28ou très peu
01:02:29en tout cas
01:02:30qui ne se voit pas
01:02:31calife
01:02:32à la place du calife
01:02:33ils se voient tous
01:02:33à la présidence
01:02:34de la république
01:02:34ça en devient même risible
01:02:35Naïma Lafrance
01:02:36est hybride en fait
01:02:37elle n'assume pas
01:02:38le libéralisme
01:02:40elle repose toujours
01:02:41sur des gros
01:02:43clichés
01:02:44et des grosses
01:02:46idées
01:02:47socialistes
01:02:48et voilà
01:02:49en réalité
01:02:49depuis Mitterrand
01:02:51on a continué
01:02:51à être un pays
01:02:52socialo-communiste
01:02:54vous voyez bien
01:02:54vous avez parlé
01:02:55tout à l'heure
01:02:55de la dette
01:02:56je voudrais juste
01:02:58citer la dette sociale
01:03:0057% du PIB
01:03:02c'est le social
01:03:03vous vous rendez compte
01:03:03c'est énorme
01:03:04on est à un état
01:03:05providence
01:03:06et on est à un état
01:03:07providence
01:03:07mais avec une espèce
01:03:08de gabegie
01:03:09c'est à dire
01:03:09non mais sérieusement
01:03:10c'est à dire
01:03:11qu'on ne regarde pas
01:03:11effectivement
01:03:12pour tendre la main
01:03:13à celui qui en a besoin
01:03:15mais mettre au travail
01:03:16celui qui doit être
01:03:17mis au travail
01:03:17et en plus
01:03:18on accueille le monde entier
01:03:19vous savez qu'aujourd'hui
01:03:20vous pouvez venir en France
01:03:21vous avez le droit au RSA
01:03:22vous avez le droit
01:03:23sans avoir cotisé
01:03:25à l'aide de solidarité
01:03:26pour personnes âgées
01:03:27etc.
01:03:28même des personnes
01:03:29illégalement arrivées
01:03:30en France
01:03:31ont le droit
01:03:32aux prestations sociales
01:03:33donc on marche sur la tête
01:03:34nous n'avons déjà pas
01:03:35les moyens
01:03:36pour les nôtres
01:03:37aujourd'hui
01:03:37les classes moyennes
01:03:38notamment depuis
01:03:40ces années
01:03:40avec M. Macron
01:03:42se sont appauvries
01:03:43ils n'arrivent plus
01:03:44aujourd'hui
01:03:44à pouvoir même suivre
01:03:45leurs enfants
01:03:46qui sont étudiants
01:03:47nous sommes un pays
01:03:48qui s'appauvrit
01:03:49et on veut vivre
01:03:50toujours comme un pays
01:03:51effectivement riche
01:03:52Elodie
01:03:53c'est vrai qu'on est
01:03:54un petit peu schizophrène
01:03:55parce qu'on a des gouvernants
01:03:56qui nous disent
01:03:57créez vos entreprises
01:03:58vous savez comment c'est
01:03:59avec Macron
01:03:59version 2017
01:04:00qui disait
01:04:01la start-up nation
01:04:03il faut réindustrialiser
01:04:04ça c'est aussi
01:04:05la grande marotte
01:04:06d'Emmanuel Macron
01:04:07mais à côté de ça
01:04:09on n'enlève pas
01:04:10les charges sociales
01:04:11des entreprises
01:04:12donc on leur demande
01:04:13de contribuer
01:04:14sans trop faire de profit
01:04:16et surtout
01:04:16de prendre des risques
01:04:17par rapport à leurs pertes
01:04:18éventuelles financières
01:04:19oui de prendre des risques
01:04:20plus que l'État
01:04:21ne les prend
01:04:22de gérer leurs entreprises
01:04:23mieux que l'État
01:04:24ne gère son budget
01:04:26et avec un discours
01:04:27quand même ambiant
01:04:28assez défaitiste
01:04:29dès les premiers jours
01:04:30de cette crise
01:04:31quel est le mot
01:04:32qu'on a entendu
01:04:33la solution
01:04:33qui a été mise sur la table
01:04:35ça a été
01:04:35dans ces cas-là
01:04:36pourquoi ne pas recourir
01:04:37au chômage partiel
01:04:39c'est-à-dire que
01:04:39c'est très clairement
01:04:40un État
01:04:41qui dit aux entreprises
01:04:42qui font évidemment
01:04:43tourner notre pays
01:04:44qui vont faire
01:04:45que tout un tas de gens
01:04:46vont être impactés
01:04:47l'État finalement
01:04:48tout simplement leur dit
01:04:48en réalité
01:04:49on n'a pas de solution
01:04:50donc en fait
01:04:51mettez-vous au chômage partiel
01:04:52quelques temps
01:04:53et puis quand ça ira mieux
01:04:54l'activité pourra repartir
01:04:55c'est un cercle forcément
01:04:56vicieux
01:04:57qui se met en place
01:04:58puisque tout le monde
01:04:59se tire vers le bas
01:05:00et aveu d'impuissance totale
01:05:02véritablement
01:05:02quand on a des ministres
01:05:04qui nous expliquent
01:05:04que la réponse à une crise
01:05:06c'est le chômage partiel
01:05:07mais dans ces cas-là
01:05:07ça peut être vrai pour tout
01:05:08si demain
01:05:09les prix de l'alimentaire
01:05:10continuent à énormément augmenter
01:05:11peut-être que
01:05:11si on travaille moins
01:05:12on mangera peut-être un peu moins
01:05:13la solution
01:05:14elle semble totalement déconnectée
01:05:17et comme vous le disiez
01:05:17dans le même temps
01:05:18on va dire aux entreprises
01:05:19faites du chômage partiel
01:05:20par contre il faut quand même
01:05:21que les caisses se remplissent
01:05:23la logique
01:05:24elle est totalement
01:05:25incohérente et incompréhensible
01:05:25si vous faites du chômage partiel
01:05:27le consommateur
01:05:28il ne sera plus là
01:05:28il y a quelque chose
01:05:29qui me stupéfait
01:05:31systématiquement
01:05:32je suis peut-être bête
01:05:33mais on a toujours
01:05:34plus de taxes
01:05:35et on a toujours
01:05:35plus de dettes
01:05:36donc il y a un truc
01:05:37dans le budget de l'État
01:05:38qui ne colle pas
01:05:39il y a un truc
01:05:40qui ne colle pas
01:05:40si on a toujours plus de dettes
01:05:41et toujours plus de taxes
01:05:42ça veut dire qu'on a des mauvais gestionnaires
01:05:44bah oui c'est-à-dire
01:05:44que l'argent n'est pas distribué
01:05:46ou affecté au poste
01:05:48où il devrait l'être
01:05:48on a des très mauvais
01:05:49très ennuyers
01:05:50non mais s'ils étaient
01:05:52dans une association sportive
01:05:53ils auraient déjà été virés
01:05:54vous regardez l'exercice
01:05:54comptable de la France
01:05:55il a été positif
01:05:56combien de fois ?
01:05:57en l'espace de 40 ans
01:05:58je crois une fois
01:05:58une fois je crois
01:05:59une fois
01:06:00c'est Giscard c'est ça ?
01:06:01ouais
01:06:01c'est arrivé une fois ?
01:06:03Giscard ça remonte un peu
01:06:04on est en 69-80
01:06:06il faut s'imaginer
01:06:06et il n'a pas été réélu en plus
01:06:08c'est-à-dire que
01:06:09la France en dépit
01:06:10d'être un pays
01:06:11qui a quand même
01:06:11une certaine puissance industrielle
01:06:12qui a une économie
01:06:13quand même assez forte
01:06:14n'arrive jamais
01:06:16jamais à bien gérer son argent
01:06:17on est toujours
01:06:18à la fin de l'année
01:06:19on est obligé
01:06:19d'aller s'endetter
01:06:20sur les marchés
01:06:21pour alimenter le système
01:06:22parce que quand on prend 10
01:06:22on dépense 12
01:06:24c'est aussi bas que ça
01:06:24surtout l'impression
01:06:25que ça donne Raphaël
01:06:26c'est qu'on fait l'autruche
01:06:26on se dit
01:06:27comme l'expliquait un peu Elodie
01:06:28le chômage partiel
01:06:29on fait comme si ça n'existait pas
01:06:30et on est un peu
01:06:32comme dans une maison cloîtrée
01:06:33en attendant que l'orage passe
01:06:35et on se dit
01:06:35c'est pas grave
01:06:36ça va pas durer
01:06:37et on va pouvoir repartir
01:06:37sur autre chose
01:06:38sauf qu'entre temps
01:06:39la dette se creuse encore plus
01:06:41et on ne voit jamais la fin
01:06:44Vous avez raison
01:06:45mais il y a à la fois
01:06:46cet aspect économique
01:06:47budgétaire
01:06:48mais il y a aussi
01:06:49un coût social
01:06:51psychologique
01:06:52de ce qui est en train
01:06:53d'advenir
01:06:54on a connu
01:06:55le confinement sanitaire
01:06:57on a une sorte
01:06:58de confinement énergétique
01:07:00avec des gens
01:07:00qui font des arbitrages
01:07:01aujourd'hui
01:07:02entre eux
01:07:03aller au travail
01:07:03aller visiter ses parents
01:07:04qui sont en EHPAD
01:07:05c'est aussi ça
01:07:07qui est en train de se jouer
01:07:08et ça
01:07:08alors là
01:07:09le gouvernement
01:07:09j'imagine
01:07:10qu'il ne sait même pas
01:07:11ce qui se passe
01:07:12dans la tête
01:07:13de ces français
01:07:14qui sont contraints
01:07:15de choisir
01:07:15et qui sont
01:07:16face à des dilemmes
01:07:17insolubles
01:07:18On parle souvent
01:07:18de démographie
01:07:19et de la jeunesse
01:07:20imaginez quand vous êtes jeune
01:07:21comment vous allez
01:07:22vous projeter dans l'avenir
01:07:23dans un fait pareil
01:07:24Merci beaucoup
01:07:25merci Pierre Chasseret
01:07:26d'être passé parmi nous
01:07:27et encore on est en été
01:07:27imaginez si on avait vécu ça
01:07:29au mois de novembre
01:07:30ou de la descente
01:07:30ce serait catastrophique
01:07:31on va parler du voile
01:07:32dans l'espace public
01:07:33c'est trop tard
01:07:34nous dit Jean-François Copé
01:07:35ça nous donnera l'occasion
01:07:36de revenir à la petite sortie
01:07:37de Laurent Nunez
01:07:38il y a quelques jours
01:07:38à tout à l'heure
01:07:43Entamons ensemble
01:07:43la dernière ligne droite
01:07:44de notre émission
01:07:45avec vous
01:07:45Margot Siffer
01:07:46c'est l'heure de votre journal
01:07:48et l'industrie de la défense
01:07:50et l'industrie de la défense iranienne
01:07:50a été complètement détruite
01:07:52c'est en tout cas
01:07:53ce qu'avance ce mercredi
01:07:54le ministre américain
01:07:55de la défense
01:07:56les iraniens ont été humiliés
01:07:58estiment-ils
01:07:58et les forces américaines
01:08:00demeurent prêtes
01:08:01si le cessez-le-feu
01:08:01venait à prendre fin
01:08:02prévient le chef
01:08:04d'état-major américain
01:08:06et en attendant
01:08:07le pape Léon XIV
01:08:08a lu ce matin
01:08:08l'annonce d'en cessez-le-feu
01:08:10entre les deux parties
01:08:11en signe d'après lui
01:08:12de vif espoir
01:08:13et cela quelques heures
01:08:14après avoir jugé inacceptable
01:08:16la menace de Donald Trump
01:08:17contre le peuple iranien
01:08:19il appelle à accompagner
01:08:20ce moment de délicat
01:08:21travail diplomatique
01:08:22par la prière
01:08:23et puis après
01:08:25quatre ans de calvaire
01:08:26en Iran
01:08:26Cécile Collère
01:08:27et Jacques Paris
01:08:27de retour en France
01:08:29ils ont été reçus
01:08:30en fin de matinée
01:08:30par Emmanuel Macron
01:08:31à l'Elysée
01:08:32c'est là qu'ils ont évoqué
01:08:33l'horreur quotidienne
01:08:34et les conditions inhumaines
01:08:36de leur détention
01:08:37ainsi que l'arbitraire
01:08:38permanent
01:08:38nous ne sommes pas brisés
01:08:40nous allons témoigner
01:08:41assure-t-il
01:08:43merci beaucoup
01:08:44pour cette dernière partie
01:08:45on va aborder des thèmes
01:08:47des questions un peu sociétales
01:08:48on est toujours avec
01:08:49Stanislas Godon
01:08:50délégué national
01:08:51d'Alliance Police
01:08:54évidemment
01:08:55Naïma M. Fadel
01:08:56Elodie Huchard
01:08:57Mehdi Raich
01:08:58et Raphaël Stainville
01:09:00vous savez que récemment
01:09:02Laurent Lugnais
01:09:02a suscité une vive polémique
01:09:03sur le voile
01:09:04des mineurs
01:09:05dans l'espace public
01:09:07et bien
01:09:07Jean-François Copé
01:09:09qu'on ne présente plus
01:09:10à ceux qui ont déjà
01:09:11un certain âge
01:09:12maire de mots
01:09:12toujours ancien président
01:09:14de l'UMP
01:09:14il rappelle qu'il avait été
01:09:16précurseur
01:09:17sur ces questions
01:09:18en son temps
01:09:19et il fait
01:09:20un constat
01:09:21implacable
01:09:22aujourd'hui
01:09:23écoutez-le
01:09:23c'était chez nos confrères
01:09:24de RTL
01:09:26je suis celui
01:09:26qui a interdit
01:09:27le port de la burqa
01:09:28en France
01:09:28par la loi
01:09:28que nous avons portée
01:09:29avec mes amis députés
01:09:30à l'époque
01:09:31la burqa
01:09:31c'est le masque intégral
01:09:32en revanche
01:09:33ce que je dis
01:09:34de manière très claire
01:09:35c'est que
01:09:36dire aujourd'hui
01:09:37comme le disent
01:09:37les partis populistes
01:09:39pour le coup
01:09:39c'est le RN
01:09:40qu'il faut interdire
01:09:42le port du voile
01:09:43est aujourd'hui
01:09:44en réalité
01:09:45une illusion
01:09:46parce que
01:09:47c'est trop tard
01:09:48si on devait le faire
01:09:49c'était peut-être
01:09:49il y a 25 ans
01:09:50Naïma c'est trop tard
01:09:51on a perdu 20 ans
01:09:54d'après lui
01:09:54en réalité
01:09:55depuis l'affaire
01:09:56de Creil en 89
01:09:57même plus donc
01:09:58en fait
01:09:59moi ce qui m'interroge
01:10:01c'est que
01:10:02c'est les éternels débats
01:10:04alors que
01:10:05quand vous avez
01:10:06des gouvernants
01:10:07qui veulent
01:10:07en tout cas
01:10:08avoir le souci
01:10:09d'un cadre
01:10:10qui respecte
01:10:11les us et coutumes
01:10:12et les traditions
01:10:13d'un pays
01:10:14ils doivent légiférer
01:10:16d'une manière
01:10:16enfin
01:10:17comment dirais-je
01:10:18une fois pour toutes
01:10:19mais ils n'ont pas
01:10:21arrêté de tergiverser
01:10:22sur cette question-là
01:10:23maintenant effectivement
01:10:24interdire le voile
01:10:26dans l'espace public
01:10:27à des personnes adultes
01:10:29moi je pense
01:10:30que c'est difficile
01:10:31en revanche
01:10:32interdire le voilement
01:10:33des petites filles
01:10:35mais ça c'est extrêmement
01:10:36important
01:10:37d'autant plus
01:10:37dans un pays
01:10:38comme la France
01:10:39qui fait
01:10:40de la protection
01:10:42de l'enfance
01:10:44comment dirais-je
01:10:45le centre
01:10:46de ces lois
01:10:47donc on est étonné
01:10:48que ça ne soit pas fait
01:10:50et on est étonné
01:10:51aussi de la sortie
01:10:51du ministre
01:10:53de l'intérieur
01:10:53monsieur Nunez
01:10:54qui avait dit
01:10:55je suis contre
01:10:57l'interdiction
01:10:58du voilement
01:10:58des petites filles
01:10:59c'est-à-dire
01:11:00qu'il va plus loin
01:11:00que les pays musulmans
01:11:02eux-mêmes
01:11:02alors on va réécouter
01:11:04justement le passage
01:11:05qui fâche
01:11:05c'était à la mosquée
01:11:06de Paris
01:11:06il faut remettre
01:11:07le contexte
01:11:08écoutons Laurent Nunez
01:11:09précisément
01:11:11c'est ce qui justifie
01:11:12d'ailleurs ma position
01:11:14sur l'interdiction
01:11:15du port du voile
01:11:16sur l'espace public
01:11:17par les mineurs
01:11:18je ne serai pas
01:11:19celui qui aura expliqué
01:11:20à des enfants
01:11:21qu'en portant le voile
01:11:22elles menacent
01:11:23les livres ensemble
01:11:23républicains
01:11:25On a un peu l'impression
01:11:28que c'est le dernier
01:11:29qui a parlé
01:11:29qui a raison
01:11:29Elle a raison
01:11:30sur le fait
01:11:31qu'il faut en fait
01:11:32laisser le libre arbitre
01:11:33aux personnes
01:11:35majeures
01:11:35adultes
01:11:36de pouvoir décider
01:11:37de ce qu'elles font ou pas
01:11:37En réalité
01:11:38je pense que
01:11:38Jean-François Copé
01:11:39a raison
01:11:40effectivement
01:11:40quand on parle
01:11:41des adultes
01:11:42de dire que
01:11:42si des décisions
01:11:43n'ont pas été prises
01:11:44il y a 25 ans
01:11:45on ne les prendra
01:11:46sûrement pas
01:11:47aujourd'hui
01:11:47En revanche
01:11:48même sur le voile
01:11:49pour les mineurs
01:11:49Jean-François Copé
01:11:50explique qu'évidemment
01:11:51il est favorable
01:11:52à l'interdiction du voile
01:11:53pour les mineurs
01:11:54mais qu'il se pose
01:11:55la question
01:11:56de l'efficacité de la loi
01:11:57parce qu'il explique
01:11:58qu'à chaque fois
01:11:58que les gouvernements
01:11:59ont voulu légiférer
01:12:01sur ces questions-là
01:12:02à chaque fois
01:12:02que le gouvernement
01:12:03a voulu lutter
01:12:04contre le communautarisme
01:12:05quand soit
01:12:06on met en place
01:12:07une loi
01:12:07et qu'on ne l'applique pas
01:12:08soit qu'on ne parvient pas
01:12:09à trouver une majorité
01:12:10finalement c'est autant
01:12:11de pas que le communautarisme
01:12:12parvient à faire
01:12:13Et un dernier mot
01:12:14sur ce qu'on vient d'entendre
01:12:15du ministre de l'Intérieur
01:12:16il avait expliqué
01:12:17que cela a été
01:12:17sa position personnelle
01:12:19ça peut quand même questionner
01:12:20il est ministre de l'Intérieur
01:12:21et en plus il ne facilite pas
01:12:22la tâche des hommes
01:12:23qui portent notamment
01:12:25la voix de la majorité
01:12:27ou de ce qu'il en reste
01:12:28à l'Assemblée nationale
01:12:29comme Gabriel Attal
01:12:30et qui pour le coup
01:12:31sont pour l'interdiction
01:12:32mais on voit bien
01:12:33effectivement
01:12:33comme le disait Naïma
01:12:34il faut aussi une petite
01:12:36cohérence au sommet de l'Etat
01:12:37quand l'istre de l'Intérieur
01:12:38quand bien même personnellement
01:12:39explique qu'il n'y est pas favorable
01:12:40aller ensuite trouver
01:12:42des gens
01:12:43et une cohérence derrière
01:12:44Bon Mehdi Raïch
01:12:46il faut quand même dire
01:12:47ce que signifie
01:12:49le voile
01:12:50et ce don
01:12:51c'est la marque aussi
01:12:52parce que c'est
01:12:53un message politique
01:12:54et c'est une offensive
01:12:57frériste
01:12:58qui est complètement
01:12:58assumée maintenant
01:12:59quand on exhibe
01:13:00des petites filles
01:13:01à la tribune
01:13:02de l'Assemblée nationale
01:13:03en disant
01:13:05oui
01:13:06c'est une école
01:13:07qui vient
01:13:08et qu'elles ont toutes
01:13:087 ou 8 ans
01:13:09on sait très bien
01:13:10pourquoi on le fait
01:13:11au sein de la représentation nationale
01:13:13Alors
01:13:14Naïma vient de le dire
01:13:15oui c'est une sexualisation
01:13:16du corps de l'enfant
01:13:16ça veut dire que la fille
01:13:17est pénétrable
01:13:18donc mariable
01:13:19textuellement
01:13:20c'est la surat 65 verset 4
01:13:21les gens y ont regardé
01:13:22où ça parle de 2-3 types de femmes
01:13:24après qu'elles divorcent
01:13:26c'est le divorce en arabe
01:13:28après que les femmes aient divorcées
01:13:29on observe une période
01:13:30de viduité de 3 mois
01:13:31c'est ce que dit le verset
01:13:33très exactement
01:13:34et donc il y a les femmes
01:13:36qui n'ont plus de règles
01:13:36les femmes ménopausées
01:13:37et les femmes qui n'ont pas
01:13:38encore de règles
01:13:39les femmes qui n'ont pas
01:13:40encore de règles
01:13:40ce sont les petites filles
01:13:42donc lorsqu'on voile
01:13:43des petites filles
01:13:44c'est parce qu'on estime
01:13:45qu'elles sont mariables
01:13:46et qu'elles sont pénétrables
01:13:47et consommables
01:13:47donc ce que dit Laurent Nunez
01:13:49est en tout point horrible
01:13:50c'est à dire que
01:13:51non seulement il ne comprend pas
01:13:52le problème
01:13:52quand on voile les petites filles
01:13:54pour moi
01:13:54c'est un sujet de protection
01:13:55de l'enfance
01:13:57concernant les adultes
01:13:57là je suis d'accord avec Naïma
01:13:58le cadre est absolument différent
01:13:59parce que là c'est un jugement
01:14:00libre et éclairé
01:14:01si vous avez envie de vous voiler
01:14:02vous vous voilez
01:14:03ok très bien
01:14:03moi ce que j'ai envie
01:14:05ce que je ne comprends pas
01:14:06c'est que
01:14:07comment on peut être
01:14:08ministre de l'intérieur
01:14:09en même temps des cultes
01:14:11et avoir cette position là
01:14:12c'est pas cohérent
01:14:12en plus où il le dit ?
01:14:14il le dit à la mosquée de Paris
01:14:16avec le recteur
01:14:18de la grande mosquée de Paris
01:14:18qui est Chamsé Dinafez
01:14:19qui n'est pas n'importe qui
01:14:20quand même
01:14:20donc la position
01:14:21elle est intenable
01:14:22bien sûr
01:14:22donc moi ce qui m'intéresse
01:14:24c'est de savoir
01:14:25comment il arrive à penser
01:14:26cette chose là
01:14:26vraiment
01:14:27pourquoi il le dit
01:14:28à ce moment là
01:14:28à ce sujet précis
01:14:29je sais très bien
01:14:30qu'il y a le cas de Christophe Glaze
01:14:31qui est en spectre derrière
01:14:32et a les relations diplomatiques
01:14:34avec l'Algérie
01:14:34mais on ne peut pas dire ça
01:14:35au fond le voile
01:14:36c'est un sujet de protection
01:14:37de l'enfance
01:14:38on ne peut pas sexualiser
01:14:39le corps des gamines comme ça
01:14:40ce n'est pas possible
01:14:41pour les adultes
01:14:42c'est une chose
01:14:45elle ne décide pas d'elle-même
01:14:46de se voiler
01:14:47c'est quelque chose
01:14:48qu'on leur impose
01:14:49donc là ici
01:14:49le ministre de l'Intérieur
01:14:51à mon sens il dit n'importe quoi
01:14:52alors un dernier mot
01:14:52et puis je vous demanderais
01:14:53en tant que policier
01:14:54si de toute façon
01:14:55si tant est qu'une loi passait
01:14:56dans ce pays
01:14:57ce serait vérifiable
01:14:58et applicable sur le terrain
01:14:59en termes de
01:15:00comment dire
01:15:01de vérification
01:15:01mais j'imagine qu'on a déjà
01:15:03un peu la réponse
01:15:03non mais là
01:15:04pour revenir sur ce que dit
01:15:07Laurent Nunez
01:15:08en fait
01:15:08il y a une sorte de confusion
01:15:09ou de méconnaissance
01:15:11entre les prescriptions islamistes
01:15:13et les prescriptions
01:15:15musulmanes
01:15:16ce faisant
01:15:17lorsqu'il se refuse
01:15:19à interdire
01:15:20le voilement des fillettes
01:15:22en fait
01:15:23il tombe dans le piège
01:15:24du discours porté
01:15:25par les frères musulmans
01:15:27qui fait du voile
01:15:29et du voilement
01:15:29une question politique
01:15:31c'est un étendard
01:15:33c'est un étendard politique
01:15:34et d'une certaine manière
01:15:35cette méconnaissance
01:15:36ou cette confusion
01:15:37qu'il opère
01:15:38elle vient du fait
01:15:42qu'avant d'être ministre
01:15:44dans l'intérieur
01:15:44c'est un ancien préfet
01:15:46un ancien du renseignement
01:15:47et les grands flics
01:15:49les grands flics
01:15:50qui ont opéré
01:15:51sur ces questions là
01:15:53ont utilisé
01:15:54les frères musulmans
01:15:55pendant très longtemps
01:15:56contre les djihadistes
01:15:57contre le GIA
01:15:59contre Al-Qaïda
01:16:00ils les ont
01:16:01finalement fait rentrer
01:16:03et légitimer
01:16:04à la table de la République
01:16:05et d'une certaine manière
01:16:06ils ne voient pas
01:16:07le danger
01:16:07des frères musulmans
01:16:08Stanislas Godon
01:16:09est-ce qu'un policier
01:16:10s'il y avait une loi
01:16:12qui devait passer
01:16:12pourrait aller
01:16:13derrière chaque personne
01:16:14voilée
01:16:15pour lui dire
01:16:15non c'est interdit
01:16:16ça créerait
01:16:17un trouble à l'ordre public
01:16:19des rassemblements
01:16:20des décontestations
01:16:21des rébellions
01:16:21on imagine
01:16:22mais il y a déjà eu
01:16:23avec la loi de 2010
01:16:24notamment sur la dissimulation
01:16:25du visage
01:16:26qu'elle soit volontaire
01:16:27ou qu'elle soit
01:16:29notamment forcée
01:16:30par quelqu'un
01:16:30c'était les dispositions
01:16:32de la loi de 2010
01:16:32autant vous dire
01:16:33que sur le terrain
01:16:34pour les policiers
01:16:35ça va être sacrément compliqué
01:16:36quand même
01:16:36à la fois de contrôler
01:16:37de savoir
01:16:38qui l'a fait
01:16:38de manière volontaire
01:16:39qui l'a fait
01:16:40de manière forcée
01:16:42et puis surtout
01:16:42l'application du texte
01:16:44voilà
01:16:44parce qu'aujourd'hui
01:16:45si vous ne savez pas
01:16:47nous on a quelques priorités
01:16:49quand même aussi
01:16:49sur la table
01:16:50alors bien évidemment
01:16:51que le frérisme
01:16:53l'islamisme radical
01:16:54au sein
01:16:55de la communauté nationale
01:16:57est un souci
01:16:58et les services
01:16:59de renseignement
01:17:00y travaillent
01:17:00même s'il y a des lois
01:17:02de législateurs
01:17:02y travaillent également
01:17:03et que nous
01:17:04on est aussi
01:17:05dans la phase
01:17:06du contre-terrorisme
01:17:07puisque ça n'a échappé
01:17:09à personne
01:17:10que ça n'a pas disparu
01:17:11donc autant vous dire
01:17:12qu'on est mobilisé
01:17:13mais on ne peut pas rajouter
01:17:14tous les jours
01:17:14des priorités
01:17:15bon de toute façon
01:17:16c'est pas
01:17:17c'est pas l'étude
01:17:18il n'y a rien du tout
01:17:19dans la législation
01:17:20non c'est pas l'étude
01:17:21mais effectivement
01:17:22les limites
01:17:22que mettait Jean-François Copé
01:17:23sont parfaitement
01:17:24celles que vous rappeliez
01:17:25entre un grand principe
01:17:26une loi
01:17:27et son application
01:17:27ensuite sur le terrain
01:17:28mais ça peut être
01:17:29un débat par contre
01:17:30ça peut être
01:17:30un vrai débat de société
01:17:31pour les présidentielles
01:17:33comme dirait Johan Uzay
01:17:34il faudrait attendre 2027
01:17:35vous voyez ce que je veux dire
01:17:37j'aimerais qu'on aborde aussi
01:17:39la question de l'école française
01:17:40alors là
01:17:40elle fait face
01:17:41à un bouleversement majeur
01:17:42parce qu'on a des chiffres
01:17:43vous savez
01:17:44il y a moins d'enfants
01:17:44aujourd'hui
01:17:45on est dans un solde
01:17:46démographique négatif
01:17:47et donc bientôt
01:17:48beaucoup moins d'élèves
01:17:50dans les classes
01:17:50bonjour Sarah Fenzari
01:17:52la baisse de l'alternité
01:17:53commence déjà
01:17:54à produire ses effets
01:17:55selon les projections
01:17:56du ministère de l'éducation
01:17:58on pourrait perdre
01:18:00d'ici à 2035
01:18:01c'est à dire demain
01:18:02c'est dans 9 ans
01:18:032035
01:18:031 700 000 élèves
01:18:06vous l'avez dit Nelly
01:18:07d'ici 2035
01:18:09la France pourrait perdre
01:18:10l'équivalent
01:18:11de 14%
01:18:13des effectifs scolaires
01:18:14par rapport
01:18:15à 2025
01:18:16concrètement
01:18:17regardez
01:18:17c'est un élève sur 7
01:18:18en moins
01:18:19dans chaque classe
01:18:19de la maternelle
01:18:20au lycée
01:18:21du public
01:18:22comme dans le privé
01:18:23sous contrat
01:18:24une chute massive
01:18:25directement liée
01:18:26à la baisse des naissances
01:18:27depuis une dizaine d'années
01:18:29les projections
01:18:30elles reposent d'ailleurs
01:18:31sur 3 scénarios
01:18:32de fécondité
01:18:33intermédiaire
01:18:34haut et bas
01:18:35l'éducation nationale
01:18:36se base sur l'intermédiaire
01:18:38donc environ
01:18:381,5 enfants
01:18:40par femme
01:18:40d'ici 2030
01:18:42bien en dessous
01:18:43du seuil
01:18:44de renouvellement
01:18:44des générations
01:18:45fixé à 2,1
01:18:46cela signifie
01:18:47que la France
01:18:48ne fait plus assez d'enfants
01:18:49pour maintenir
01:18:50sa population scolaire
01:18:52et cela va entraîner
01:18:53des conséquences
01:18:54loin d'être anodines
01:18:56alors justement
01:18:56quelles pourraient être
01:18:57ces conséquences
01:18:59de quel ordre juste ?
01:19:00moins 1,7 millions d'élèves
01:19:04comme sur cette courbe
01:19:05que vous voyez ici
01:19:06ce sont forcément
01:19:07des classes
01:19:08qui ferment
01:19:08parfois même
01:19:09des écoles
01:19:10notamment dans les zones rurales
01:19:12ce qui va conduire
01:19:13à des formes
01:19:14d'inégalités territoriales
01:19:16car toutes les régions
01:19:17ne sont pas touchées
01:19:18de la même manière
01:19:19dans le primaire
01:19:20par exemple
01:19:20il y aura
01:19:21moins 29%
01:19:23d'élèves à Paris
01:19:24moins 11%
01:19:25à Nice
01:19:26et à Nantes
01:19:27et moins 4,5%
01:19:30à Mayotte
01:19:30le ministère parle même
01:19:32d'une vague sismique
01:19:33et d'une réorganisation
01:19:34complète du système scolaire
01:19:36alors derrière
01:19:37tous ces chiffres
01:19:38on peut se poser
01:19:39une question
01:19:39est-ce une contrainte
01:19:40ou bien une opportunité
01:19:42moins d'élèves
01:19:43effectivement
01:19:44cela pourrait permettre
01:19:45des classes moins chargées
01:19:47un meilleur suivi pédagogique
01:19:48mais dans les faits
01:19:50la mécanique
01:19:50est déjà enclenchée
01:19:524000 suppressions
01:19:53de postes d'enseignants
01:19:54sont prévues
01:19:55pour la rentrée 2026
01:19:57le risque
01:19:57il est donc
01:19:58que ces suppressions
01:19:59continuent
01:20:00et que cette transformation
01:20:01devienne
01:20:01une simple logique comptable
01:20:04plutôt qu'une réelle réforme
01:20:05de l'école
01:20:06Merci beaucoup
01:20:07Sarah Wallach
01:20:08qui est très claire
01:20:08alors est-ce qu'on décide
01:20:09de voir le verre
01:20:10à moitié vide
01:20:11ou à moitié plein
01:20:12si je puis dire
01:20:13qui veut commencer
01:20:14Mehdi
01:20:15je vous sens plus optimiste
01:20:16sur la question
01:20:17Non je vais prendre
01:20:17un argument économique
01:20:18si vous avez moins d'élèves
01:20:20maintenant
01:20:20c'est que vous aurez
01:20:21moins d'actifs plus tard
01:20:22dans un pays qui vieillit
01:20:23vous aurez
01:20:24en fait on aura définitivement
01:20:26un problème
01:20:26Donc il nous importe
01:20:26que les classes
01:20:27soient moins chargées
01:20:27C'est déjà de très mauvais augures
01:20:29C'est déjà de très mauvais augures
01:20:30d'un point de vue purement économique
01:20:31ce serait une catastrophe
01:20:32c'est-à-dire qu'il y aura
01:20:33moins d'innovation
01:20:34il y aura moins de cerveau
01:20:35donc la France va être un pays
01:20:36qui va ralentir économiquement
01:20:37donc c'est forcément
01:20:38une mauvaise nouvelle
01:20:39Bon moi je regrette
01:20:40qu'effectivement
01:20:41il n'y ait pas eu
01:20:42une anticipation
01:20:43avec une vraie politique familiale
01:20:46malheureusement
01:20:46cette politique familiale
01:20:47a été détruite
01:20:48par François Hollande
01:20:50je pense que
01:20:51par idéologie
01:20:52je pense que pour eux
01:20:53il n'y a pas besoin
01:20:53d'avoir plus d'habitants
01:20:55que peut-être
01:20:55que l'ouverture
01:20:57à l'immigration
01:20:57viendra compenser
01:21:00la baisse
01:21:01le déclare
01:21:02de la natalité
01:21:05on a perdu
01:21:05beaucoup trop de temps
01:21:06moi je pense
01:21:07que la natalité
01:21:08c'est aussi
01:21:08la survie d'un peuple
01:21:09je le pense vraiment
01:21:10et c'est pareil
01:21:11pour d'autres pays
01:21:12c'est important
01:21:14que d'accompagnement
01:21:16d'accompagner la natalité
01:21:17d'avoir une vraie politique
01:21:19familiale
01:21:19qui soit beaucoup plus confortable
01:21:21pour les familles
01:21:23pour les parents
01:21:24pour qu'ils élèvent
01:21:24leurs enfants
01:21:25il en va encore une fois
01:21:27de la survie d'un peuple
01:21:28et j'y crois vraiment
01:21:29vous voyez
01:21:29c'est pas populiste
01:21:30dans ma bouche
01:21:33des aides
01:21:34oui des aides
01:21:35notamment pour regarder
01:21:36moi je le vois
01:21:36vous savez Nelly
01:21:39je vous l'ai dit
01:21:39moi j'ai eu la chance
01:21:40d'avoir mes enfants
01:21:41quand il y avait
01:21:42énormément de
01:21:42je vois dans ma ville
01:21:43des crèches
01:21:45pratiquement par quartier
01:21:46c'était des crèches
01:21:47municipales
01:21:48donc vraiment
01:21:49les prix étaient
01:21:50pas trop
01:21:51trop chers
01:21:52pour faire garder
01:21:53il y avait des centres
01:21:54de loisirs de qualité
01:21:56vraiment
01:21:57etc
01:21:57et puis
01:21:58vous aviez
01:21:59des parents aussi
01:22:00qui pouvaient
01:22:02éventuellement
01:22:02pour certains
01:22:03mettre leurs enfants
01:22:04comment dirais-je
01:22:06j'ai oublié la phrase
01:22:07mais bon
01:22:08je pense qu'il faut
01:22:09multiplier aussi
01:22:10les gardes d'enfants
01:22:10et notamment
01:22:11les entreprises
01:22:11pourraient aussi
01:22:12se saisir
01:22:13de ces modes de garde
01:22:14dans l'entreprise
01:22:15il y a des entreprises
01:22:16déjà qui prévoient
01:22:17des crèches
01:22:17des micro-crèches
01:22:18mais il faut le faire
01:22:19et je regrette
01:22:20qu'il n'y ait plus
01:22:21de crèches municipales
01:22:22on a tout délégué
01:22:23au privé
01:22:24donc ce n'est plus
01:22:25du tout la même chose
01:22:26Stanislas Godon
01:22:27on peut être délégué
01:22:28national à Lyon
01:22:29c'est avoir un avis
01:22:29sur la question
01:22:30évidemment
01:22:31le supplément familial
01:22:32de traitement
01:22:33par exemple
01:22:33pour les policiers
01:22:34pour le premier enfant
01:22:34c'est un peu plus
01:22:35de 2 euros
01:22:35ce n'est pas tout à fait
01:22:37quelque chose
01:22:38qui motive
01:22:38à la datalité
01:22:39ou à la démographie
01:22:41et puis d'autre part
01:22:42pour les policiers
01:22:43évidemment
01:22:44vous vous en doutez
01:22:45c'est très compliqué
01:22:46d'avoir des horaires atypiques
01:22:47et d'avoir les gardes d'enfants
01:22:48ce problème
01:22:49n'a toujours pas été résolu
01:22:50par notamment
01:22:51le ministère de l'intérieur
01:22:53parce que ça
01:22:54c'est un vrai sujet
01:22:54et quand vous êtes nuitueux
01:22:55je ne vous en parle même pas
01:22:56vous êtes obligés
01:22:57de jongler
01:22:58avec le travail
01:22:58de votre femme
01:22:59ce qui fait que dans les couples
01:23:00les gens ne se voient pas
01:23:01et c'est très difficile
01:23:02bon ça suppose aussi
01:23:03un meilleur
01:23:04elle évoquait les aides
01:23:05certes
01:23:05mais ça suppose
01:23:06un meilleur fléchage
01:23:07de ces aides
01:23:07parce que c'est à dire
01:23:08que si vous décidez
01:23:09de tout miser
01:23:10sur la natalité
01:23:12en espérant
01:23:12parce qu'il y a aussi
01:23:13on ne va pas se le cacher
01:23:14un phénomène générationnel
01:23:15qui fait qu'on a moins envie
01:23:17de faire d'enfants
01:23:17par idéologie
01:23:18si vous fléchez mieux
01:23:20ces aides
01:23:20ça veut dire qu'il faut
01:23:21les enlever ailleurs
01:23:22puisqu'il n'y a plus d'argent
01:23:23dans les caisses
01:23:23soi-disant
01:23:23non mais Emmanuel Macron
01:23:24nous a parlé il y a quelque temps
01:23:25de réarmement démographique
01:23:27avec quel argent ?
01:23:28non mais oui
01:23:29oui mais très honnêtement
01:23:30est-ce que vous avez vu
01:23:31le début d'un commencement
01:23:32de politique familiale ?
01:23:33ben non
01:23:33il n'y a rien
01:23:34moi je pense que
01:23:35le pari de ce gouvernement
01:23:36mais de nombre de politiques
01:23:38depuis des années
01:23:38c'est de substituer
01:23:40aux politiques familiales
01:23:41finalement
01:23:42une immigration
01:23:43qui viendrait
01:23:45compenser
01:23:46l'absence
01:23:47de natalité
01:23:49des français
01:23:51c'est d'abord
01:23:52je pense
01:23:52un choix
01:23:53qui a été opéré
01:23:54qui n'est pas
01:23:55assumé politiquement
01:23:56mais qui
01:23:57est de plus en plus visible
01:23:58dans la manière
01:23:59dont se construisent
01:24:01les projections futures
01:24:04quand François Bayrou
01:24:05était
01:24:05au commissaire
01:24:08au plan
01:24:08il faisait
01:24:10des tableaux
01:24:10des projections
01:24:11sur le besoin
01:24:13que la France
01:24:14et que l'Europe
01:24:15auraient
01:24:15en main d'oeuvre
01:24:17d'origine étrangère
01:24:18tout ça
01:24:19vise à compenser
01:24:21cette absence
01:24:21d'enfants
01:24:23donc aujourd'hui
01:24:24demain
01:24:24ce sont les écoles
01:24:25qui en payeront
01:24:27lourdement le prix
01:24:27parce que
01:24:28effectivement
01:24:29lorsque vous avez
01:24:30des classes
01:24:30en sous-effectifs
01:24:31il faut aussi
01:24:32sacrifier
01:24:33des professeurs
01:24:35on a bien compris
01:24:35que les enfants
01:24:36c'était notre capital
01:24:38notre assurance vie
01:24:39de demain
01:24:39simplement
01:24:40effectivement
01:24:41on va revenir
01:24:41à cette grande phrase
01:24:42du président de la république
01:24:43le réarmement
01:24:45démographique
01:24:46outre la formule
01:24:48un peu choc
01:24:48et d'avoir posé
01:24:50le diagnostic
01:24:50qu'est-ce qu'il entend
01:24:51par là
01:24:51Emmanuel Macron
01:24:52est-ce qu'il avait
01:24:53même le début
01:24:54d'une idée
01:24:54pour aller quelque part
01:24:55avec ça
01:24:56ah non
01:24:56je pense qu'en tout cas
01:24:57il n'y a jamais eu
01:24:57d'idée
01:24:58d'un grand plan
01:24:59de politique familiale
01:25:00au sens large
01:25:01c'est un certain nombre
01:25:01de petites mesures
01:25:02comme le congé
01:25:04paternité allongée
01:25:05etc ont émergé
01:25:06mais en fait
01:25:06c'est tellement
01:25:07peu de choses
01:25:08par rapport à ce qui a été demandé
01:25:09c'était presque plus
01:25:10une injonction
01:25:11de dire aux français
01:25:12il faut faire des enfants
01:25:13pour toutes les raisons
01:25:14qu'on l'a rappelé
01:25:15pour le système de retraite
01:25:16etc pour la continuité
01:25:18mais on voit bien
01:25:18qu'en réalité
01:25:19quand on dit
01:25:19il faut plus d'aides
01:25:20et l'argent n'est pas là
01:25:21je reviens là-dessus
01:25:23c'est-à-dire qu'en fait
01:25:23si les aides actuelles
01:25:25sont mieux fléchées
01:25:26et qu'on perd moins d'argent
01:25:27sur ces aides
01:25:28qui parfois sont inutiles
01:25:29ou mal distribuées
01:25:29c'est aussi de l'argent
01:25:30qu'on peut récupérer
01:25:32et comme vous le disiez
01:25:32il y a tout un tas aussi
01:25:33de métiers
01:25:34qui sont des métiers
01:25:35qui travaillent systématiquement
01:25:36en décalé
01:25:36c'est vrai pour les forces de l'ordre
01:25:37c'est vrai aussi par exemple
01:25:38pour tout le personnel médical
01:25:40vous demandez à des gens
01:25:41de vous engager
01:25:42dans une mission
01:25:42de service public
01:25:44et ils comprennent en même temps
01:25:45qu'ils vont déjà galérer
01:25:46à faire garder leurs enfants
01:25:47qu'à un moment donné
01:25:48si vous devez faire garder
01:25:49votre enfant une nuit entière
01:25:50vous demandez
01:25:51si c'est bien utile
01:25:52d'aller travailler
01:25:52et qu'il ne vaut pas mieux
01:25:53rester à la maison
01:25:54Elodie
01:25:54au lieu de demander aux parents
01:25:56de se partager
01:25:58le congé maternité
01:25:59on pourrait tout simplement
01:26:00laisser la maman
01:26:01avoir tout ce temps
01:26:02de congé maternité
01:26:03parce que c'est beaucoup
01:26:04plus difficile pour la maman
01:26:05de se séparer du bébé
01:26:07que du papa
01:26:08enfin je veux dire
01:26:09qu'on est aussi
01:26:09dans une espèce d'idéologie
01:26:11où on a créé
01:26:12des usines à gaz
01:26:13en disant
01:26:14on veut absolument
01:26:15qu'il y ait des temps partagés
01:26:17alors qu'encore une fois
01:26:18quand les bébés sont petits
01:26:19c'est surtout là
01:26:21voilà c'est ça
01:26:22le maternage
01:26:23ça reste important
01:26:23ben oui voilà
01:26:24surtout la maman
01:26:25quand elle est à l'aide
01:26:25il faut le temps
01:26:26c'est à dire qu'il faut
01:26:27repenser tout ça
01:26:28en termes de société
01:26:29et il faut rétablir
01:26:30absolument l'universalité
01:26:32des allocations familiales
01:26:33parce que ça
01:26:34c'est un dû pour tout le monde
01:26:35en termes justement
01:26:37de réarmement
01:26:40démographique
01:26:40merci
01:26:41à vous
01:26:42merci
01:26:42bah écoutez
01:26:43faites des enfants
01:26:45moi j'en ai fait 4
01:26:46donc j'ai fait mon travail
01:26:48je vais pas poser la question
01:26:50parce qu'on veut mettre
01:26:51personne en dédicatesse ici
01:26:53merci à tous
01:26:54bah c'est bien
01:26:54vous avez
01:26:56j'ai bien réarmé
01:26:57à mon niveau
01:26:58oui y compris la mienne
01:26:59merci
01:27:00dans un instant
01:27:01bien sûr
01:27:01Laurence Ferrari
01:27:02punchline
01:27:02et je vous dis
01:27:03à demain
01:27:04dès
01:27:04j'allais dire 14
01:27:05non
01:27:05dès 15h
01:27:06pour la suite
01:27:07de 120 minutes
01:27:08on vous remercie
01:27:08Stanislas Godon
01:27:09merci
01:27:09merci
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