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##ACTU_DU_JOUR-2026-04-07##

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News
Transcription
00:02Les finances publiques se dégradent à cause de la crise.
00:05Selon David Amiel, le ministre des Comptes Publics, la crise du carburant s'est pris exorbitant.
00:09C'est sûr que vu le contexte budgétaire légèrement tendu, on s'en serait bien passé.
00:13Mais le gouvernement entend respecter son objectif de réduire à moins de 5% le déficit public cette année.
00:18Réalité ou illusion ? On en parle avec l'économiste et conseiller Itoro, Marc Toitie. Bonjour.
00:23Bonjour Maud, bonjour Péricault.
00:25Bonjour Marc Toitie, merci d'être en direct sur cette radio aujourd'hui.
00:28Oui, on est confronté à une situation économique de plus en plus douloureuse.
00:33On dit toujours qu'on a touché le fonds, mais on a toujours un strat supplémentaire.
00:37Là, très concrètement, pour parler de la réalité, est-ce que le choc pétrolier, puisque c'en est un,
00:42est d'autant plus douloureux pour la France que notre marge de manœuvre est réduite à zéro ?
00:47On est à l'os, le gouvernement n'a aucune marge économique.
00:50Et donc effectivement, là où on aurait pu enrayer un tout petit peu le choc pétrolier,
00:54mais on ne peut pas l'enrayer, on le subit de pinfouer.
00:56Est-ce que 7 ans, 8 ans, 9 ans d'économie macroniste ont réduit le pays dans un état
01:02où on ne peut même plus rectifier une hausse d'essence, une hausse de carburant ?
01:06Vous l'avez dit Péricault, c'est ça le drame.
01:08C'est qu'effectivement, on a grillé toutes nos cartouches sous l'ère Macron,
01:11et pour rien, ou pour pas grand-chose, si vous voulez.
01:13Regardez, j'ai le chiffre incroyable de la dette publique, parce que ça, on ne le dit pas assez.
01:17Donc, de 2017 à la fin 2025, donc l'ère Macron n'est pas terminée, enfin on ne sait pas,
01:22mais pour l'instant, ce n'est pas terminé.
01:23La dette publique, tenez-vous bien, a augmenté de 1204 milliards d'euros.
01:27J'ai les chiffres INSE sous les yeux.
01:29Sur la même période, le PIB, c'est-à-dire la richesse qu'on crée en France en valeur,
01:34donc augmentée de l'inflation, a augmenté de 744 milliards.
01:37Oui, vous avez bien, vous ne rêvez pas, 1204 milliards de hausse de la dette, 744 milliards d'écart.
01:43500 milliards d'écart.
01:44Il manque 460 milliards d'euros qui ont disparu du circuit économique.
01:50Donc, on ne lui dit pas qu'il n'y a plus d'argent, l'argent est là, simplement, on
01:53l'a mal utilisé.
01:54C'est là qu'est le drame.
01:56Et ça, on doit en voir, évidemment, aux dirigeants français,
01:59qui ont fait, disons-le, n'importe quoi.
02:01Ils ont gaspillé les délires publics, parce qu'on leur a dit,
02:03oui, mais c'est pour acheter la paix sociale.
02:05Quelle paix sociale ?
02:06Vous vous rendez compte que sur la même période, depuis 2017 jusqu'à aujourd'hui,
02:11enfin, on n'a pas encore les chiffres de 2025,
02:13mais le taux de pauvreté est passé de 13,8 à près de 16%, 15,4% exactement.
02:21Donc, où est passé cet argent ?
02:23C'est ça qui est dramatique, si vous voulez.
02:25C'est qu'aujourd'hui, évidemment, la guerre au Moyen-Orient, elle a bon dos.
02:30Évidemment, c'est un choc pétrolier.
02:32Je vous rappelle qu'il y a encore quelques jours, le ministre de l'économie,
02:34et que j'ai dit, non, non, ce n'est pas un choc pétrolier, tout va bien dans le meilleur
02:37des mondes,
02:37mais c'est scandaleux.
02:39Nous avons affaire à un mépris incroyable.
02:42Rendez-vous compte, on est face à une récession dramatique,
02:45on est face à une inflation qui explose,
02:47et qui va encore, malheureusement, augmenter,
02:49et que nous disent nos dirigeants français ?
02:51Ah ben, ne vous inquiétez pas, vous allez pouvoir utiliser votre ticket restaurant le dimanche.
02:57On se moque de nous.
02:58Vous comprenez ?
02:59Le Mozart de la finance, finalement, c'est le docteur Folamour de la finance.
03:05Mais ce sont des décisions structurelles cumulées,
03:09où c'est en fait un laisser-aller avec le quoi qu'il en coûte.
03:13Est-ce qu'à un moment donné, on se pose la question,
03:16dans la mesure où l'hypothèse d'un changement de gouvernement de majorité est probable,
03:21est-ce qu'il n'y a pas, à un moment donné,
03:22on m'a toujours dit, c'est impossible,
03:24l'idée de laisser le pays en état de ruine,
03:26et que ceux qui viendront derrière,
03:27n'auront plus rien dans les caisses pour pouvoir gérer la République ?
03:30Ah oui, c'est dramatique,
03:32puisque c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui.
03:33C'est pas nouveau, ça fait des années que ça se dure.
03:35On a cette fuite en avant permanente,
03:37où on dit, c'est pas grave, on veut augmenter la dette,
03:40et puis globalement, tout va passer.
03:41Eh bien non, ça ne peut plus passer, parce qu'en plus,
03:43l'une des conséquences de ce qui est en train de se produire aujourd'hui,
03:45c'est que ça avait aussi commencé l'année dernière,
03:48donc avant le conflit aux Montréalans et le choc pétrolier,
03:52mais les taux d'intérêt de notre dette publique augmentent.
03:55Rendez-vous compte que l'année dernière, on a eu les chiffres de l'INSEE,
03:57juste la charge d'intérêt de la dette nous a coûté 65 milliards d'euros,
04:02jetés par les fenêtres.
04:03On dit bien la charge, la charge des intérêts de la dette.
04:06La charge, le paiement des intérêts de la dette, 65 milliards d'euros.
04:10Cette année, ça sera entre 75 et 80 milliards d'euros.
04:14Bientôt, d'ici 2030, ça sera près de 120 milliards d'euros par an, sur une année.
04:21Vous vous rendez compte qu'en 15 ans, la charge d'intérêt de la dette dépasse les 1000 milliards d
04:27'euros.
04:27C'est là où les dirigeants ont fait une catastrophe de notre économie.
04:33Et ce n'est pas, encore une fois, le choc pétrolier.
04:36Ça, c'était avant le choc pétrolier.
04:37Bien sûr, ce choc pétrolier ne va rien arranger.
04:39Il va nous aggraver la situation, mais simplement, il va nous mettre devant le domer, si vous voulez.
04:45Sachant que là, les dirigeants français, comme ils n'ont pas de volonté de transformer l'économie française,
04:52notamment en réduisant les dépenses publiques, en réduisant les impôts.
04:55Alors, qu'est-ce qu'on va nous faire ?
04:56Ne l'oublions pas, à la fin, qui paye à la fin ?
04:58Ce sont les Français.
04:59On emprunte à combien, Marc-Thati ?
05:02On emprunte à combien, aujourd'hui ?
05:05Là, aujourd'hui, on est...
05:06Alors, la semaine dernière, on a touché un sommet.
05:08Depuis 2009, on est monté à 3,9% sur le taux 10 ans.
05:12Là, on est à peu près à 3,75%.
05:14Donc, c'est évidemment énorme.
05:16Il y a 70 points d'écart avec l'Allemagne, au moins pour l'Allemagne, bien sûr.
05:20Et sur le taux de 30 ans, qui normalement doit nous rassurer, on est à 4,5%.
05:25Donc, ça, évidemment, ça veut dire que ça va coûter très cher à l'État, mais également aux Français.
05:29Parce que tous les taux de nos crédits sont indexés sur le taux que paye l'État.
05:33C'est-à-dire que les crédits à la consommation, les crédits à l'immobilier, les crédits aux entreprises,
05:38tous ces taux d'intérêt vont augmenter, ce qui va casser encore l'activité économique.
05:43Et c'est ça qui est dramatique.
05:44On a eu, vendredi dernier, les chiffres de la Banque de France sur les faillites d'entreprises au mois de
05:50février 2026.
05:51Donc, encore une fois, avant le choc pétrolier, on a atteint encore un nouveau sommet historique.
05:55Si on enlève les micro-entreprises, on est 15% au-dessus du sommet de la récession de 2009.
06:02Et ça, c'était encore une fois en février.
06:04Donc, maintenant, évidemment, ça va être beaucoup plus dramatique.
06:08Et donc, c'est ça qui, aujourd'hui, me rend presque fou.
06:11Ce que je veux dire, c'est que je dois nous dire, encore, on fait la méthode Coué.
06:14Non, mais ça va, on va s'en sortir, on va un petit peu rationner les centres,
06:19on va nous refaire le coup des rationnements, etc.
06:22Mais attendez, on est un pays grand comme la France.
06:24Et alors, en plus, M. Macron prend des risques énormes, notamment avec les pays du Golfe.
06:29Parce que parmi ceux qui achètent nos dettes, il y a beaucoup de pays du Golfe.
06:32Et comme M. Macron refuse, justement, d'accepter la proposition des pays du Golfe
06:36pour sécuriser le débat d'Hormuz, il est en train de se les mettre à dos.
06:40Et donc, c'est-à-dire que demain, ils ne vont pas acheter notre dette publique.
06:43Et donc, que demain, les taux d'intérêt de notre dette publique vont encore augmenter.
06:47Par exemple, on joue un jeu extrêmement dangereux.
06:50Et moi, c'est ça qui m'inquiète, c'est qu'on a l'impression qu'on savait qu'il
06:53n'y avait pas de capitaine.
06:54Sauf que là, on a vraiment des mauvaises décisions qui sont prises.
06:57Et donc, ils sont très dangereux pour l'avenir de la France.
06:59Marc Toiti, on sait que le poids du finissement de la retraite est un boulet pour le budget de l
07:08'État, bien entendu.
07:09On avait l'option d'une retraite qui aurait pu un tout petit peu rectifier.
07:14Et encore, ce n'était pas insuffisant.
07:16Du coup, c'est reporté au calendre grec.
07:17Cet échec de la réforme des retraites ne fait qu'aggraver la situation, on est d'accord.
07:22Et on paye cher aujourd'hui, j'allais dire, ce pacte contre nature
07:28pour sauver des sièges de députés, on a un peu plus à appauvrir le pays.
07:33Bien entendu. C'est ça, si vous voulez, qui ne colle pas.
07:34C'est là où je parle de mépris vis-à-vis des Français.
07:36Parce que les Français, ils souffrent au quotidien.
07:38Que ce soit les citoyens, les salariés, les artisans, les chefs d'entreprise.
07:42Au quotidien, ils souffrent, surtout dernièrement.
07:44Et nous, on a vu encore une fois ce budget, vous l'avez dit.
07:48Pour garder les postes de députés, pour garder le gouvernement en place,
07:51pour garder M. Macron en place, etc.,
07:53on a finalement supprimé la réforme des retraites,
07:55ou du moins, on l'a décalé dans le temps,
07:57qui était le totem de M. Macron.
07:59La seule réforme qu'il avait faite, encore, c'était une réformette.
08:02C'était la réforme des retraites.
08:03Donc, comme là, elle n'est pas là, évidemment,
08:04il faut savoir que ce qui nous coûte cher dans la réforme des retraites,
08:06c'est bien sûr le paiement des retraites des fonctionnaires.
08:08Ça nous coûte entre 40 et 60 milliards d'euros chaque année.
08:12Enfin, ça nous coûte, oui, à la puissance publique,
08:13donc aux Français, avec nos impôts, bien entendu.
08:16Donc, ça montre bien que, dès le budget 2026,
08:19avant même qu'il y ait tout ce qui se passe aujourd'hui,
08:21on avait dit, on s'en fiche,
08:23on va supprimer, ou décaler la réforme des retraites,
08:26c'est-à-dire plus de déficit des retraites,
08:27on va encore augmenter les dépenses publiques,
08:29et encore augmenter les impôts.
08:31Vous voyez ?
08:31Donc, c'était déjà le cas avant,
08:34et c'était déjà la catastrophe avant.
08:36Là aussi, la semaine dernière, on a eu des chiffres très intéressants
08:38de l'INSEE, encore une fois,
08:39sur le mois de février 2026.
08:42On a vu que la production industrielle
08:44a chuté de 0,7% en février.
08:46La consommation des ménages
08:48a baissé de 1,4% en février,
08:50moins 1,6% en trois mois.
08:53Donc, ça, c'était encore une fois en février,
08:54donc avant le choc pétrolier.
08:55Donc, maintenant, évidemment, ça va être pire.
08:57Donc, quand on me dit,
08:58non, on va maintenir les finances publiques,
08:59c'est une arnaque.
09:01Les finances publiques, déjà avant le choc pétrolier,
09:03on savait très bien qu'on n'allait pas tenir
09:04les engagements de l'État.
09:06Donc, c'est-à-dire que là,
09:06on se dirige vers 6% de défis publics
09:09par rapport au PIB.
09:09Et donc, encore une fois,
09:10c'est-à-dire dérapage des fonds publics.
09:12On aura seulement une note de la France
09:13qui va être dégradée.
09:14Et puis, surtout, encore une fois,
09:15les investisseurs n'ont pas acheté notre dette.
09:17Donc, les taux d'intérêt vont augmenter,
09:19ce qui va encore plus casser l'activité économique.
09:22Donc, c'est ça, moi, qui, aujourd'hui,
09:23m'inquiète énormément.
09:24C'est que, voilà,
09:25c'est la sigale et la fourmi, quoi.
09:26On est pris au dépourvu quand l'abysse fut venu.
09:29Sauf que, en ce qui me concerne,
09:30ça fait des années que j'allais,
09:31même, notamment sur le sud radio,
09:33mais ailleurs, pour dire,
09:34« Attendez, il faut arrêter, aujourd'hui,
09:36de continuer cette fuite en avant. »
09:38Je l'avais déjà dit à Bruno Le Maire en 2021.
09:41Malheureusement, il ne nous a pas écoutés.
09:42Donc, il a continué d'augmenter cette dette publique
09:45en dépit du bon sens.
09:46Il n'a fait que gagner du temps.
09:48Cette fuite en avant est dramatique.
09:49Et au lieu, on va faire la même chose.
09:50Alors qu'on pourrait, tout simplement,
09:53réduire la TVA qui pèse sur la taxe,
09:55vous savez, sur l'essence.
09:56Donc, ça limiterait le prix de l'essence.
09:59Et, derrière, on réduirait les dépenses publiques.
10:01Et ça, évidemment, il n'y a aucune volonté.
10:03Et, notamment, on ne veut pas réduire
10:04les dépenses de fonctionnement,
10:05ce qui est le poste qui augmente le plus.
10:06Donc, tant qu'on ne regarde pas la réalité en face,
10:09tant qu'on n'a pas une politique sérieuse,
10:11eh bien, évidemment, ça va continuer.
10:13Et sachez qu'aujourd'hui, la France
10:16est déjà la risée du monde.
10:18C'est-à-dire que nous sommes le pays,
10:19dans la zone euro,
10:20où il y a le plus de défis publics.
10:22Et ça continue de déraper.
10:24Il y a quelques semaines,
10:25quand on a eu le défi public de 2025,
10:27on a fait 5,1%.
10:28Et le gouvernement présente ça comme un exploit.
10:31Oh là là, c'est formidable !
10:32Attendez !
10:32On se satisfait d'un défi public
10:35de 5,1% du PIB,
10:36qui est l'un des plus élevés d'Europe.
10:38Donc, encore une fois,
10:40ce n'est pas sérieux,
10:40comme vous le dites souvent.
10:41Alors, Toiti, espérons que vous serez entendus.
10:44Vous serez peut-être un jour entendus.
10:45Parce qu'à force de le dire...
10:46Et c'est vrai que...
10:47C'est évident que,
10:48peu ou tard, si vous voulez,
10:49c'est évident que,
10:49peu ou tard,
10:50on prendra les bonnes mesures.
10:51Parce que, simplement,
10:52on n'a pas voulu le faire dans la douceur,
10:53on va le faire dans la douleur.
10:54C'est évident.
10:54Ce que vous avez prédit,
10:56c'est souvent produit.
10:57Donc, je pense que, voilà,
10:58les gouvernements écouteront un jour vos conseils.
11:00Merci d'avoir été sur Sud Radio
11:02pour votre avis.
11:03C'est toujours si pertinent et si pointu.
11:04Je vous dis à très bientôt.
11:05Voilà, pour deux.
11:06Un nouvel échange.
11:07A très bientôt.
11:07Merci.
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