- il y a 2 minutes
DB - 07-04-2026
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00:24C'est bien compris, un sachet dans un verre d'eau tièque tous les matins.
00:28Oui, voilà. Au revoir, M. Vallette, et ne vous frappez surtout pas.
00:35Ah, celui-là, s'il levait un peu moins le coude, il n'aurait pas besoin du docteur.
00:41Théolande, il faudra que je m'habitue à son prénom, et surtout à sa façon de parler.
00:47Je ne sais pas si vous êtes un bon docteur, mais en tout cas, vous inspirez confiance.
00:50C'est ce qu'on dit au village ? C'est ce que moi je dis.
00:53Merci, Théolande.
00:54C'est pas le quoi.
00:56Oui, malheureusement, inspirer confiance ne semble pas être suffisant pour réussir.
01:02Trois malades dans la semaine, plus M. Vallette ce matin.
01:06Hé, vous voyez bien, il ne faut pas désespérer.
01:15Allô ?
01:16Oui, c'est le cabinet du docteur Baudouin, j'écoute.
01:20Allô ?
01:22Parlez plus lentement, s'il vous plaît.
01:24Qui ?
01:26Attendez un instant.
01:28Théolande ?
01:29Théolande ?
01:30Hé !
01:31Tenez, essayez de vous expliquer avec cet homme.
01:32Moi, je ne comprends pas un mot de ce qu'il dit.
01:35Oui ?
01:35Oui ?
01:37De qui ?
01:39Pozzoni ?
01:40Aldo ?
01:42Malade ?
01:44Le docteur ?
01:45Si, presto, presto, d'accord.
01:48Qu'est-ce que c'est ?
01:49C'est les Pozzoni.
01:50Il y a un malade à la grange noire.
01:52La grange noire ?
01:54Hé, mais oui, c'est une vieille bâtisse sur le chemin de Casalvielle.
01:57Toujours devant la servir des tables, et encore.
02:00Et c'est là qu'ils habitent ?
02:01Ben oui, à la Libération, les frères Pozzoni sont venus, on ne sait pas d'où, et ils se sont
02:05installés là.
02:06Peut-être qu'ils ont été plus madlottis encore dans leur pays.
02:09Hé, mais, Aldo et Ricardo, c'est le drôle d'échantillon, vous pouvez me croire.
02:14Sont vaches comme il n'est pas permis.
02:16C'est bien la première fois qu'ils appellent un docteur.
02:20Il faut que ça soit drôlement sérieux, hé.
02:22J'y vais.
02:59Il y a quelqu'un ?
03:01Il y a quelqu'un ?
03:08Il y a quelqu'un ?
03:11Docteur Baudouin.
03:37C'est un parent à vous ?
03:40Non.
03:40Un ami.
03:43Il est ici depuis longtemps ?
03:46Non.
03:47Trois jours.
03:58Vous pouvez m'aider, s'il vous plaît.
04:01Uvrez-lui la bouche.
04:11Il est dans cet état depuis longtemps.
04:14Ça n'allait pas bien quand il est arrivé.
04:16Il se plaignait de la tête, du coup ?
04:20Oui, peut-être.
04:22Il avait beaucoup soif.
04:24Et c'est seulement maintenant que vous m'avez fait appeler ?
04:27Soulevez-lui sa chemise.
04:35Il n'y a plus aucun doute.
04:37C'est grave ?
04:37Pierre Ptifoïde.
04:39Moi, je vais le transporter immédiatement à l'hôpital.
04:41À l'hôpital ?
04:42Non, ce n'est pas possible.
04:44Je voudrais bien savoir pourquoi.
04:45Non, pas à l'hôpital.
04:47Si c'est une question d'argent, on peut s'arranger.
04:49Non, pas à l'hôpital.
04:52Compris.
04:53Vous soignez ici.
04:54Je vous dis que ce n'est pas possible.
04:55Il a un fieptifoïde.
04:56Il y a des tas de soins à lui donner, des prélèvements à faire.
04:58Puis en plus, c'est une question de contagion.
05:00Vous-même, vous pouvez...
05:01Non.
05:03Il a dit non.
05:05C'est non.
05:07Capito ?
05:10Bon.
05:14En attendant, vous lui donnerez ses comprimés de chloromycétil.
05:18Deux toutes les quatre heures avec un peu d'eau.
05:21C'est tout ce que je peux faire pour lui.
05:25C'est tout ce que je peux faire pour lui.
05:26Et merci.
05:29Ah, je vais...
05:31Attendez, pour que je le déclare à la mairie.
05:33Vous avez son nom ?
05:34Son adresse ?
05:37Il lui a un nom, parce qu'elle le demande.
05:40Il s'appelle Francisco Germini.
05:43Et il habite ici.
05:45C'est obligé de le déclarer ?
05:48C'est la loi.
05:51C'est la loi.
05:54J'ai l' wil.
06:05Je vous penit, moi d'avenir.
06:07Il t'abors, un homme, un homme, un homme, un homme, un homme.
06:12C'est la loi.
06:16...
06:49...
07:08Mademoiselle, pardon mademoiselle, pouvez-vous me dire où se trouve la gendarmerie la plus proche ?
07:14Ah, il faut aller jusqu'au chef-lui de canton. C'est à Saint-Gémier. Vous prenez la route comme
07:19si vous retourniez à Tourleusanne.
07:21Et juste avant le pont, vous prenez la droite et c'est à 4 km.
07:25Merci.
07:56Un malade qui n'est ni Aldo ni Ricardo. Je les ai vus tous les deux dans la cour de
08:00la ferme.
08:01D'ici ?
08:02Avec les jumelles de mon père. Il était artilleur.
08:05Ah, je vois que je ne suis pas la seule victime de votre indiscrétion, mademoiselle.
08:09Bon, ça va. Gardez-les, vos secrets. Moi, je garde les miens.
08:20Alors là, franchement, je ne sais pas quoi vous dire.
08:23Vous êtes sûre que c'est la typhoïde ?
08:26Le malade en présente tous les symptômes.
08:29L'angine de Duguay, tâche lenticulaire sur le corps, forte fièvre et état comateux.
08:34Bien entendu, il faudra se livrer à un sérodiagnostic pour avoir une certitude absolue.
08:39Mais dans le doute, si doute il y a...
08:42Non, je n'ai pas le droit de m'abstenir.
08:45Croyez-moi, brigadier. Il faut absolument amener cet homme à l'hôpital de gré ou de force.
08:48Ah, vous en avez de bonnes.
08:51Les pouvoirs ne vont pas jusque-là, mon puissage.
08:55Surtout que...
08:55Surtout que...
08:58Surtout que les pozzolines ne sont pas très commodes et qu'ils n'aiment surtout pas qu'on vienne mettre
09:01le nez dans leurs affaires.
09:03Et comme je n'ai rien à leur reponcher...
09:05Vous ne voulez pas y aller ?
09:05Je n'ai pas dit ça.
09:07Simplement, ils ont parfaitement le droit de m'envoyer promener si je vais chez eux.
09:10C'est un risque à courir, non ?
09:18D'accord.
09:20Je tente le coup officieusement.
09:22Compris ?
09:22C'est-à-dire que si le type n'a qu'une angine ou qu'une mauvaise gueule de bois
09:25et qu'il feront du rame d'âme, gare à vous.
09:27D'accord ?
09:28On y va.
09:39Marie-Rance, qu'est-ce que tu fais ?
09:41Je donne un argent à la paille.
09:42C'est-à-dire qu'il y a un malade chez toi.
10:16C'est-à-dire qu'il y a un malade, toi, Ricardo ?
10:20Moi, je vais bien.
10:22Et Aldo va bien aussi.
10:23Allons, allons, allons, il ne s'agit pas de vous.
10:25Mais de qui, alors ?
10:26De quelqu'un qui habiterait ici.
10:27Ici ?
10:28Oui.
10:29Il n'y a que Aldo et moi, vous le savez bien, brigadier.
10:31Écoutez, brigadier, ça c'est trop fort.
10:33Écoutez, vraiment, je suis sûre.
10:36C'est le docteur, Ricardo.
10:38Il y a un docteur et la rigazza.
10:40Alors, je suis malade.
10:42Très malade.
10:43Écoutez, brigadier, j'aimerais que cette plaisanterie s'assonde plus vite.
10:45Je suis venue il y a moins d'une heure et il y avait un malade...
10:49Mademoiselle Baudouin.
10:51Là, dans la chambre du haut, un malade.
10:55Entrez, brigadier.
10:59Entrez ?
11:00Officieusement, bien entendu.
11:03Ah.
11:06Bon, puisque vous me le demandez.
11:14C'est à gauche.
11:26Et voilà.
11:32C'était là.
11:35Si vous voulez visiter le reste de la ferme, à votre disposition.
11:37Non, non, non.
11:38Ce ne sera pas la peine.
11:41J'ai rêvé.
11:43Je n'ai jamais vu ces gens-là.
11:45Et ces gens-là ne m'ont jamais vu, d'ailleurs.
11:49Bien entendu, comme c'est leur parole contre la mienne, c'est eux que vous croyez.
11:52Légalement, oui.
11:54Vous savez ce que je pense de vous, légalement, brigadier ?
11:57Oui, je m'en doute, docteur.
11:58C'est donc la peine de le dire.
11:59Vous avez raison.
12:00Ça m'évitera des ennuis.
12:03J'ai rêvé et j'ai dû voir un fantôme dans mon rêve.
12:06En tout cas, n'oubliez pas de lui donner sa chloromycétine à votre fantôme.
12:09Ça pourra vous éviter le pire.
12:14Au revoir.
12:15Au revoir, monsieur.
12:16Au revoir.
12:17Au revoir.
12:22Mlle Baudouin.
12:54Moi, je sais.
12:57Ah, je vais vous demander si vous allez revenir.
13:01Il y a Mme Millet, la femme du fer Blantier, qui languait depuis une demi-heure au salon.
13:05Oui, je la reçois tout de suite.
13:07Vous parlerez un peu fort, elle est dure d'oreille.
13:10Oui.
13:14Eh bien, vous en faites une drole de tête.
13:16Ça s'est bien passé chez les Pozzonis ?
13:19Dites-moi, Théolande, il leur arrive souvent d'avoir des pensionnaires à la Grange Noire.
13:23Ces deux sauvages ? Vous n'y pensez pas ?
13:26Et ils auraient bientôt peur qu'on mette le nez dans leurs affaires.
13:29Et ils ne logent aucun ouvrier agricole ?
13:31Pour le travail qu'il y a là-bas.
13:34Bon, bon.
13:35Merci.
13:36Et, qu'est-ce qu'on pense d'au village ?
13:39Rien.
13:41N'empêche qu'on peut se demander comment ils ont fait pour acheter le tracteur et la moto cette année.
13:47Parce que, avec la grève de l'été dernier, ils n'ont pas dû palper lourd sur la récolte.
13:52Enfin, nez.
13:53Ce n'est pas mes oignons, mais sûrement les vôtres.
13:55Bon, madame Millet, je vous l'envoie tout de suite.
13:58Oui, oui.
14:01Madame Millet, le docteur Lamoureux de le voir.
14:16Tout en examinant ma patiente, je pensais aux étranges événements que je venais de vivre à la Grange Noire.
14:22Aux malades, qui s'étaient évaporés comme par magie.
14:26A la menace qui perçait dans le regard des frères Pozzani.
14:29A l'attitude incompréhensible du gendarme.
14:33A celle encore plus bizarre de la fille aux jumelles, qui dans la ferme voisine jouait aux espionnes.
14:42Au revoir, madame.
14:43Au revoir, docteur.
14:44Merci.
14:45Et, surtout, ne sortez pas trop, hein.
14:47Non, non, je ferai le tien de temps sur ma gauche.
14:48Au revoir, madame.
14:55Les cinémas, aujourd'hui, on se bouscule.
15:00Monsieur l'instituteur, vous êtes ensemble ?
15:03Bien sûr.
15:04Entrez.
15:18Asseyez-vous.
15:24C'est pour une consultation.
15:26Vous aimez, c'est moi qui la donne.
15:29Excusez-nous de vous déranger, mademoiselle, mais Marie-Rose a tellement insisté.
15:35Vous vous connaissez déjà, je crois, toutes les deux.
15:37C'est-à-dire, j'ai rencontré mademoiselle tout à l'heure.
15:40Enfin, dans de curieuses circonstances.
15:42Ah, je te vois.
15:46Voilà.
15:48Marie-Rose est ma fiancée.
15:50Je la connais bien.
15:52Enfin, dans la mesure où on connaît bien la fille qu'on aime.
15:55Elle est très romanesque.
15:58Dans le sens le plus moderne du mot.
16:00Bon, je lis des séries noires.
16:01Et ça te tourne la tête.
16:02Non, pas ce que tout à l'heure.
16:03J'ai vu, de mes yeux vus, Aldo et Ricardo Pozzoni
16:06qui trimbalaient à Maccabée dans la cour de la grange noire.
16:09Mais qu'est-ce que vous dites ?
16:11Je te fais remarquer que mes hallucinations
16:13intéressent mademoiselle Baudouin.
16:15Oh, plus haut point.
16:17J'aimerais que vous commenciez par le commencement, mademoiselle.
16:20Je demande que ça.
16:23Figurez-vous que ce matin,
16:24Aldo, c'est l'aîné, est venu chez nous.
16:26Et depuis 15 ans, qui sont nos plus proches voisins,
16:29c'est la première fois qu'on voit un Pozzoni dans nos murs.
16:32Vous parlez d'un événement ?
16:34Ce monsieur venait nous demander l'autorisation
16:37d'utiliser notre téléphone.
16:39Mais comment donc, cher ami, je vous en prie ?
16:42Et c'est moi qui l'appelais.
16:43Exactement.
16:43Et à votre retour, vous vous arrêtez,
16:47vous me demandez la gendarmerie.
16:49Moi, je trouve ça louche.
16:51Vous démarrez, je reprends mes jumelles,
16:54et qu'est-ce que je vois ?
16:57Les Pozzoni qui sortent un bonhomme de la maison
17:00et qui le portent jusqu'à un clapier
17:01qui se trouve derrière la grange.
17:04Un endroit idéal pour soigner la piéftifoïde, en effet.
17:07Ce n'est pas un mort ?
17:08Non, un malade seulement, mademoiselle.
17:10Je suis désolée.
17:11Peu importe.
17:12Vous avouerez que ce n'est pas normal
17:13de mettre un malade au milieu des lapins.
17:15Dans ce cas, il faut faire immédiatement quelque chose.
17:19Oui.
17:19Et je crois que cette fois-ci,
17:21le brigadier de gendarmerie ne pourra plus rien imaginer
17:23pour me refuser son aide.
17:24Moi, à votre place, je ne téléphonerai pas.
17:26Je vous parie qu'à cette heure,
17:28les Pozzoni ont trouvé pour leur malade
17:29une cachette bien meilleure que celle du clapier.
17:31Si vous arrivez avec les gendarmes,
17:33vous ferez chou blanc, comme la première fois.
17:35Enfin, mais qu'est-ce que je peux faire ?
17:37Je ne peux tout de même pas aller chercher un radiesthésiste.
17:40Avec une bonne perquisition, on le trouvera, ton bonhomme.
17:43Pas sûr.
17:44En revanche, je suis à peu près certaine que cette nuit,
17:48quand ils seront sûrs de ne faire aucune mauvaise rencontre,
17:51les Pozzoni chercheront à faire disparaître leurs pensionnaires.
17:56Tu veux dire qu'ils le tueront ?
17:57Mais non !
17:58Si ils étaient assassins,
17:59ils n'auraient pas demandé un médecin en consultation.
18:03Oui, je crois que votre fiancée a raison.
18:06Je les imagine très bien allant jusqu'à la ville,
18:08déposant leur malade devant la salle d'attente de la guerre
18:11ou à la porte de l'hôpital.
18:12Mais enfin, bon Dieu, pourquoi tous ces micmacs ?
18:15Qui est ce bonhomme qu'il camoufle comme ça ?
18:19Là-dessus aussi, j'ai ma petite idée.
18:22Eh bien, dis-la.
18:23Assurement pas.
18:25Bon, en attendant, qu'est-ce qu'on fait pour ce malheureux ?
18:29C'est pas difficile.
18:31Cette nuit, on se planque devant la grange noire
18:35et on attend que les Pozzoni sortent.
18:39Et là...
18:40Bon, et s'ils sortent pas ?
18:41Ils sortiront.
18:44J'aime votre optimisme, Marie-Rose.
18:46Et je peux même vous dire que ça se passera avant minuit et demi.
18:48Ouais, ben là, tu rajoutes peut-être un petit peu.
18:51Et c'est vers cette heure-là que je les ai vus la dernière fois.
18:55Qu'est-ce que tu racontes ?
18:57Deux fois par mois à peu près,
18:58les Pozzoni partent en balade nocturne avec leur tracteur.
19:01Et comme je vis dans mon lit des serrés noirs,
19:03je les entends passer à tous les coups.
19:05Ben, t'aurais pas pu nous dire ça avant, non ?
19:08Moi, je commence à croire qu'on aurait mieux fait d'alerter les gendarmes, hein ?
19:10Mais non, c'est tellement plus rigolo !
19:13Mais il est éteint, ça. Voyons, ça sert à rien.
19:15Mais d'ici, ben, ils peuvent pas nous voir.
19:19Minuit, vingt.
19:25Écoutez...
19:25Ils sortent le tracteur !
19:27Mais éteint ta lampe, mon Dieu !
19:33Bon, allez, en voiture.
19:44On va trop vite, laissez-les d'abord s'engager sur le chemin.
19:53Dès que la route sera plus large,
19:54vous les doublerez, vous les coincerez sur le bas-côté.
19:58Demande bien ce qu'ils fabriquent à une heure pareille.
20:01Vous avez le choix entre l'abattage clandestin,
20:03le trafic d'alcool ou...
20:06Ou quoi ?
20:08Il y a eu trois châteaux de cambrionnais cet an dernier dans le coin.
20:10Oh, toi, tu es trop gros en policier.
20:13Et puis, mesdames et messieurs, docteur,
20:14c'est le moment de doubler.
20:16Allez, foncez !
20:19Défoncez !
20:20Oh, zut, manque de reflète.
20:22Oh, toi, ça va, hein ?
20:25Les voilà, brigadier.
20:26Oui, oui, je les vois.
20:27Laissez-les passer un peu en avant.
20:29On les suivra à distance.
20:33Bon, dis-moi, qu'est-ce que c'est que ça ?
20:36On dirait la voiture de la doctoresse.
20:39Qu'est-ce qu'elle vient faire ici seule ?
20:40La branle n'a pas fini, hein ?
20:42Allez, en voiture.
20:50Out.
20:53Et s'ils étaient armés ?
20:54Après la visite de Cécilia et du brigadier à la grange de Noir,
20:57ils n'oseraient tout de même pas tirer.
20:58Oh, je vous appelais Cécilia.
21:02J'ai remarqué.
21:03Ça vous a pas choqué ?
21:04Non, au contraire.
21:06Avec plaisir, Marie-Rose.
21:07Eh bien, alors, nous sommes quittes.
21:15Évidemment, la version de Marie-Rose expliquerait tout.
21:17Les Pozzonis sont des gangsters
21:18et le malade, un complice
21:21qu'ils veulent soustraire à la police.
21:22C'est QFD.
21:23Oui, alors, si c'est ça,
21:25on s'est fourrés dans un drôle de guépier.
21:27Et si vous vouliez m'écouter,
21:29on irait à la...
21:30Mais, bon Dieu, mais qu'est-ce que vous faites ?
21:42C'est encore moi.
22:09Non, laissez tomber, marchand.
22:10On les aura au petit matin.
22:12Alors, M. Croc, rien de cassé ?
22:14Ah, non, rien.
22:14Moi, chéri, t'en fais mal ?
22:15Non, non, ça va, mais j'ai rien compris.
22:17J'ai soulevé la bâche.
22:18Ils étaient quatre ou cinq.
22:20Ils ont sauté.
22:21Ils sont partis avec les Pozzonis par là.
22:23Bravo, docteur.
22:24Vous vous y entendez, hein,
22:25pour mettre les pieds dans le plat.
22:26Comment pouvais-je supposer
22:27que vous vous intéressez aux Pozzonis ?
22:28Vous aviez l'air tellement loin d'eux
22:29cet après-midi.
22:29Mais voyons, c'était ma seule chance
22:30de les coincer.
22:32Oui, il y a deux mois,
22:32on a reçu la brigade d'une lettre anonyme.
22:41Mais surtout avec le Portugal, d'ailleurs.
22:42Qu'est-ce que vous avez fait ?
22:43Eh bien, pendant trois semaines,
22:44j'ai surveillé la grange noire,
22:45mais sans résultat.
22:48Et puis, vous êtes venu me voir cet après-midi.
22:50Et votre histoire de malade qui disparaît,
22:51ça m'a mis la puce à l'oreille, ça.
22:53Mon Dieu, mais on l'avait oublié
22:54dans toute cette histoire.
22:57Au revoir.
22:58Vite, faites-le porter dans la voiture.
22:59Faut absolument que je l'emmène à l'hôpital.
23:01Marchand, guillet, venez vite.
23:04Portez-le dans la voiture de docteur.
23:06Pauvre type.
23:07Il a bien qu'il a guidé son pays
23:08avec l'espoir de faire fortune.
23:10Tout ça pour remplir les poches
23:11des Pozzonis et de leurs congénères.
23:14Quelle saloperie.
23:15Oui.
23:16Attendez, les gars, je vous ouvre.
23:24Doucement.
23:32Et dire que cette nuit,
23:33j'aurais pu remonter la chaîne
23:34jusqu'au prochain maillon.
23:37Enfin.
23:38C'est la vie.
23:41Oui, Brigadier.
23:43C'est la vie.
23:44Bonsoir.
23:47Ben,
23:48qu'est-ce que tu fais ?
23:49C'est toi qui rentres avec Mlle Baudouin ?
23:50Oui.
23:51Je connais la région aussi bien que toi.
23:53La nuit, elle risque de se perdre.
23:57Je vous ramène, M. Gros.
23:58Avec plaisir, Brigadier.
24:04J'étais heureuse cette nuit-là.
24:06J'avais remporté ma première victoire.
24:08Et surtout,
24:10je m'étais fait une amie.
24:13N'est-ce que tu as rebelle,
24:18D'as-tu que tu es en train de voir.
24:19Je t'ai reen,
24:20je me suis là,
24:20je m'étais là.
24:22J'étais en train de voir.
24:25J'étais là,
24:31je t'ai reen.
24:33J'étais en train de voir.
24:38J'étais en train de voir.
24:40J'étais en train de voir.
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