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  • il y a 19 heures
DB - 04-04-2026

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00:08:49M. le directeur de cabinet.
00:08:51Je n'ignore pas combien ma démarche est peu conforme aux usages, M. le juge,
00:08:55mais je viens vous dire que nous sommes très préoccupés par l'arrestation de M. McBarré.
00:09:02Pour la sorte de suite, M. le directeur de cabinet, je suis moi-même particulièrement préoccupé de ce Feridou McBarré.
00:09:08Parce qu'il ne serait pas seulement proche des milieux intégristes en France,
00:09:11il semblerait qu'il tienne un rôle déterminant dans l'action des services secrets iraniens sur notre territoire.
00:09:16Mais c'est un diplomate, M. le juge.
00:09:18Absolument pas.
00:09:19Comment ça ? Absolument pas.
00:09:21Non, non, non, il n'y a pas de document qui prouve la qualité de diplomate d'Akbaré.
00:09:25Vous êtes certain ?
00:09:27Absolument.
00:09:28Vous m'étenez beaucoup, M. le juge, mais si vous dites, je vais vérifier et que je vous en prie.
00:09:33Il n'empêche qu'il faut être particulièrement prudent avec M. le juge.
00:09:38C'est quelqu'un de très important.
00:09:42Et dont la détention, même provisoire, pose problème.
00:09:48Mais si je vais comprendre clairement, M. le juge...
00:09:52Tout à fait, M. le directeur du cabinet.
00:09:54Et ma réponse sera claire.
00:09:56Ce Feridou McBarré restaure en garde à vue le temps légal et nécessaire à la poursuite de mon enquête.
00:10:01Mais pas une minute de plus, pas une minute de moins, ça je peux vous l'assurer.
00:10:05Je ne crois pas que vous ayez choisi la meilleure méthode.
00:10:13Au revoir, M. le juge.
00:10:14Bonsoir, M. le directeur de cabinet.
00:10:19Ici, à Beyrouth, les signes ne trompent pas.
00:10:21Un de nos otages aurait bien été exécuté.
00:10:23Et cet otage, ce serait Patrick Sari.
00:10:25Mais l'expérience nous a montré combien ce genre d'informations demandent à être vérifiées.
00:10:29Alors attendons et espérons.
00:10:31Pour justifier l'exécution de Patrick Sari, les ravisseurs ne vont pas manquer de rappeler qu'ils ont réclamé plusieurs
00:10:37fois avec insistance la libération de Halim Nassif et de ses compagnons.
00:10:41Arrêté à Neuilly-sur-Seine alors qu'il tentait d'assassiner Selim Hosseini, le dernier premier ministre du Shah d
00:10:48'Iran.
00:10:49Patrick Sari est otage depuis maintenant plus de deux ans.
00:10:52Cet universitaire de 40 ans, établi à Beyrouth depuis de nombreuses années, est marié à une jeune femme libanaise et
00:10:59père de deux enfants.
00:11:01Il a servi à plusieurs reprises de porte-parole au preneur d'otages...
00:11:04Moi j'ai vu l'interview de la femme de Sari.
00:11:06Elle est magnifique cette femme.
00:11:08Elle a du courage en plus.
00:11:11Je sais pas si je serais capable de faire comme elle si jamais t'étais en prison ou otage.
00:11:15Je crois que je fondrais mon larme comme une cruche à la première question.
00:11:19Moi j'ai tué son mari, c'est ça ?
00:11:21Qu'est-ce que tu racontes ?
00:11:22Ça j'ai très bien compris, Patrick Sari a été exécuté au Liban parce que moi le juge pur et
00:11:25dur, enfermé tranquillement dans mon cabinet, je suis arrêté à Lime Nassif et ses copains.
00:11:30Antoine, t'es ridicule.
00:11:31Non, non, mais va au bout de ta pensée et puis arrête les petits sous-entendus, qu'est-ce que
00:11:33tu vas me faire comprendre ?
00:11:35Qu'est-ce que t'as, t'es parano ou quoi ?
00:11:36C'est ça, on m'insule, puis en plus je suis parano, t'as entendu ce que tu viens de
00:11:38dire, non ?
00:11:40Arrête Antoine, arrête, on peut pas parler avec toi.
00:11:42Non, bah d'accord, c'est ma faute.
00:11:44Je peux plus parler avec toi, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
00:12:03Excuse-moi, je sais que tu fais toujours tout ce que tu dois faire et que tu le fais bien.
00:12:12J'ai confiance en toi.
00:12:14Non, là, c'est pour ça, tout nous tombe sur le dos, alors voilà quoi.
00:12:20Sur une affaire sale et compliquée.
00:12:23Ouais, je sais.
00:12:26Je pense que je voulais faire à moi la belle.
00:12:31Maman, t'as la porte ?
00:12:34Allez.
00:12:37Maman, plutôt que ta sable de samouraï, tu pourrais pas me rapporter un kimono ?
00:12:41Si j'ai le temps pour me.
00:12:42Ouais.
00:12:44Je pars ?
00:12:45Oui.
00:12:46Ce soir ?
00:12:47A Tokyo, ça fait une semaine que je te l'ai dit.
00:12:51J'aime pas te soir dans l'avion.
00:12:53En ce moment, il peut arriver n'importe quoi.
00:13:15Perdon Adbari a été relâché au bout de huit heures de garde à vue.
00:13:18Le juge Rive ne doit pas être très heureux pourvu qu'il ne fasse pas trop de vagues.
00:13:24Écoutez, monsieur le ministre, qui connaît le nom d'Akbari en France ?
00:13:28La DST, l'IRG, un ou deux journalistes spécialisés en commun.
00:13:34Eh bien, justement, les journalistes.
00:13:37J'espère bien que votre intervention auprès de l'intérieur a été assez discrète.
00:13:40Tout ça peut nous péter au nez comme rien.
00:13:42Pas de danger, monsieur le ministre.
00:13:43Je me fasse un peu plus petit.
00:13:46Les services français n'auront plus la chèque Barry, et Rive non plus.
00:13:51Bon, ça, c'est sûr.
00:13:53Vous connaissez Rive ?
00:13:54Non, monsieur le ministre.
00:13:56Il a la réputation d'un homme intraitable, à la limite borné, si vous voyez ce que je veux dire.
00:14:01Enfin, nous devons faire avec, hein.
00:14:03Je crois qu'il serait très utile que je retourne à terre.
00:14:08Toujours votre Mola.
00:14:10Un vrai fou.
00:14:11Dangereux, horrible.
00:14:13Un assassin.
00:14:15On a toujours l'impression qu'il va s'endormir entre chaque phrase.
00:14:18Enfin, malgré tout,
00:14:21essayez d'avancer pour l'otage.
00:14:23D'après mes sources,
00:14:24Patrick Sari est vivant.
00:14:27C'est la seule chose dont nous soyons sûrs.
00:14:47Savez-vous, cher monsieur de Maroy,
00:14:49ce qu'est ceci ?
00:14:50Oui, monsieur le ministre.
00:14:52C'est un Smith & Wesson bodyguard
00:14:54qu'il y a 38 spéciales.
00:14:57Chassarat d'un yorval-akhirat.
00:14:59Gave erreur.
00:15:02Je dirais même pour certains,
00:15:04fatal erreur.
00:15:06Non.
00:15:07Ceci est un objet divin.
00:15:10Jallal khaliq.
00:15:12Un objet divin qui a exécuté un ordre divin.
00:15:16Une fatwa.
00:15:17En effet, monsieur de Maroy,
00:15:19je sais que vous connaissez parfaitement notre pays
00:15:23et que vous saisirez parfaitement le sens de mes paroles.
00:15:32Il n'y a pas longtemps de cela.
00:15:35J'ai moi-même exécuté une fatwa.
00:15:39Autrement dit, monsieur le ministre,
00:15:42le commando qui est venu à Paris pour tuer monsieur Bani Hosseini
00:15:45n'a fait qu'obéir à un ordre divin.
00:15:49Absolument.
00:15:52Mais malheureusement,
00:15:54la sentence n'a pas été exécutée
00:15:57puisque l'attentat a échoué.
00:15:59Pourtant, ce commando a tué deux personnes.
00:16:01Un policier,
00:16:03une innocente qui a eu simplement le malheur d'ouvrir sa porte
00:16:06et il a encore rendu impotent un second policier.
00:16:09M. de Maroy,
00:16:11le commando n'est pas responsable des morts qu'il a provoquées.
00:16:16Fatwa.
00:16:17En Iran peut-être,
00:16:18mais en France certainement.
00:16:19M. de Maroy,
00:16:21l'État français doit infléchir le cours de sa justice.
00:16:28Inutile de continuer à négocier
00:16:30si Paris n'accepte pas qu'un ordre divin
00:16:33par l'ayatollah lave de toute faute,
00:16:36quel qu'elle soit celui qui s'y soumet.
00:16:42La France
00:16:44doit relâcher le commando à l'îme Nassif.
00:16:49Sinon,
00:16:52Allahou alam.
00:16:58Très bien, passez.
00:17:14Ils ont tué l'otage, ces ordures.
00:17:16L'otage, c'était Patrick Sarri.
00:17:20Vous le connaissiez ?
00:17:22C'était un ami.
00:17:26Désolé.
00:17:30Pas autant que moi.
00:17:32J'ai publié ces photos de Patrick,
00:17:34même sur ma cuse de faire de la pub à ses assassins.
00:17:37Je veux pas qu'on l'oublie.
00:17:38On pouvait quand même pas libérer ses étoiles, non ?
00:17:40Je sais pas ce qu'il fallait faire.
00:17:41Ce qu'il faut faire.
00:17:43Il faut continuer.
00:17:45Ce serait-ce que pour ces pauvres types
00:17:46qui vivent un cauchemar en fond d'une cave à Beyrouth.
00:17:49Je voulais vous prévenir.
00:17:51Bien sûr, c'est le djihad qui nous a expédé ces photos.
00:17:55Mais je vais les publier.
00:18:00Je peux pas vous en empêcher.
00:18:03À ce niveau-là,
00:18:03y a plus de règles du jeu,
00:18:04plus de morale, plus rien.
00:18:13Ça va pas, non ?
00:18:16Il te m'a lévé.
00:18:17Il te m'a lévé.
00:18:24Il te m'a lévé.
00:18:30Il te m'a lévé.
00:19:01Un véritable climat d'affeulement.
00:19:03Dans ce quartier commerçant, les terroristes ont frappé peu avant 17h30,
00:19:08à une heure où les magasins sont particulièrement fréquentés.
00:19:11La cible des terroristes, Tati, fréquentée par une clientèle populaire,
00:19:15et ce mercredi, des femmes et des enfants.
00:19:23Ce soir, le quartier Montparnasse était entièrement bouclé par la police.
00:19:32Romain, David, tiens à maman qui est là.
00:19:35Bonjour.
00:19:35Ouais ! T'as ramené mon kiwono ?
00:19:38Non, vous pourriez dire bonjour d'abord, non ?
00:19:39Il est dans ma valise, je te le donne.
00:19:41Non tout de suite.
00:19:42J'ai un autre cadeau pour toi.
00:19:44Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
00:19:45Bah où ?
00:19:53Wow ! La salle de samouraï.
00:19:55Ça va ? Ça te plait ?
00:19:56Ouais, super !
00:19:58Elle s'amorait, je pourrais dire merci.
00:19:59Merci.
00:20:04Qu'est-ce qu'il y a ?
00:20:08Tu t'en doutes pas ?
00:20:09Tu peux plus voler.
00:20:11J'ai été reclassée au sol.
00:20:13Je sais qu'on peut pas comparer avec les attentats, des morts, tout ça,
00:20:17mais c'est mon boulot, Antoine.
00:20:18C'est provisoire.
00:20:20Heureusement, parce que je pensais que c'était définitif.
00:20:22Non, sérieux, Hélène.
00:20:24Il le fallait.
00:20:25Oui, oui, oui.
00:20:25C'est très sérieux, oui.
00:20:26On vit ici sous une fausse identité.
00:20:28On peut plus mettre à pas d'ordre d'avoir les flics sur les talons.
00:20:30Et à chaque fois que je sors, je suis obligée de regarder à quatre pattes sous ma voiture
00:20:33s'il n'y a pas une bombe.
00:20:35C'est pas une vie, ça.
00:20:37Moi, je voudrais pouvoir travailler comme tout le monde.
00:20:38Tu comprends ?
00:20:39Faire mon métier comme tout le monde.
00:20:40Je voudrais pouvoir vivre comme tout le monde.
00:20:44Ben, on peut pas vivre comme tout le monde, je sais bien.
00:20:48Tu veux aller chez tes parents, avec Romain, parce qu'en ce moment, c'est vraiment trop d'argent.
00:20:55Laissez, M. le juge, laissez, laissez.
00:21:00Je le trouve pourri qu'on quitte papa.
00:21:02Tu le quittes pas, tu le laisses tranquille pour qu'il puisse travailler mieux.
00:21:05C'est important, tu sais.
00:21:07Il risque sa vie, je veux pas qu'il meure.
00:21:09Personne va mourir, personne, personne.
00:21:11Allez.
00:21:14Au revoir, personne.
00:21:15Au revoir.
00:21:16Au revoir.
00:21:16A bientôt.
00:21:18Allez.
00:21:18Allez, salut Romain.
00:21:20Au revoir, personne.
00:21:27Rentrez, M. le juge.
00:22:06Nous avons interpellé une demi-douzaine de types, tous proches du Hezbollah.
00:22:11Mais intéressant.
00:22:13A vous de voir.
00:22:14Mais où qu'on se tourne, on se retrouve toujours sur une librairie rue d'Hydro dans le douzième.
00:22:20Et deux types qu'on a interpellé.
00:22:22Et deux types qu'on a interpellé, il a fréquenté assidûment.
00:22:24Le genre de librairie que vous pouvez imaginer, Coran, Ramadan, tout Salamec, Amdoula.
00:22:31Pardon, je vous en prie, Bélek.
00:22:33Excusez-moi, monsieur.
00:22:33Non, non, mais c'est parfait, votre numéro de vieux flic raciste borné.
00:22:36Remarquez, j'y crois pas une seconde.
00:22:38Vous avez tort.
00:22:40Je peux continuer, monsieur le juge, à y rater le plus beau.
00:22:43Cette jolie librairie appartiendrait à un certain Abdelkader Salah.
00:22:49qui, comme par hasard, aurait eu des relations avec des Libanais qui auraient filé en Suisse deux jours après l
00:22:55'attentat de la rue de Rennes.
00:22:57Et ensuite ?
00:22:58Eh bien, de mieux en mieux, un Libanais de Paris, un homme à nous, lui aurait demandé de lui trouver
00:23:03du travail.
00:23:04Et vous savez ce qu'aurait dit cet Abdelkader Salah ?
00:23:09Il lui a dit, va à l'ambassade et demande à voir.
00:23:14De quelle ambassade s'agit-il, à votre avis ?
00:23:16Ambassade d'Iran.
00:23:17Ah, bravo, c'est étonnant.
00:23:18Je vous en prie. Bon, à l'ambassade d'Iran, il a demandé qui ?
00:23:21Eh bien, va à l'ambassade d'Iran et demande à voir Feridoun.
00:23:26Feridoun, Feridoun Agbari ?
00:23:29Petit copain du Quai d'Orsay.
00:23:31Feridoun Agbari en personne.
00:23:35Même si ça ne vous fait pas plaisir, j'ai l'impression qu'on va refaire un peu de politique.
00:23:39C'est bien votre affaire, commissaire.
00:23:42On a des choses sur ce Abdelkader Salah ?
00:23:46Bon, le réseau Kamel Benhami, le Tunisien, aurait fait transiter des caisses suspectes dans sa librairie.
00:23:53Ah, c'est pas mal, ça.
00:23:55Y'a mes lecs.
00:23:57Bon, on va voir ce qu'on peut faire avec ce livraire.
00:24:00Elle peut être l'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
00:24:05C'est pas mal, ça.
00:24:06En attendant, vous le faites suivre.
00:24:09Sans l'arrêter, hein.
00:24:11Ça, c'est le plus difficile.
00:24:22Z2, autorité, Z2, autorité, objectif en vue de parapier, direction République, le prend à vous.
00:24:26Bien reçu, Z2, allez-y.
00:24:28A tous, ici, autorité.
00:24:30Ici, autorité, silence radio, maintenant.
00:24:32Il est sorti de sa librairie, il se dirige vers la République.
00:24:35Z2 reste au contact.
00:24:36Les autres en couverture, je répète, silence radio.
00:24:38Information sur la Filoche, terminée.
00:24:43...
00:24:49Z14, tu fonces de l'autre côté de la place.
00:24:51Et tu coupes l'air d'un turbico.
00:24:53Vite.
00:25:00Il est entré dans le métro.
00:25:02Z14, tiens-toi prêt.
00:25:03Dispositif Filoche Métro.
00:25:05Je répète, dispositif Filoche Métro.
00:25:07Vas-y.
00:25:08À Z8.
00:25:09Z8, fais gaffe.
00:25:10Il prend la ligne du pont de œuvre.
00:25:11Z14, tu coubes en surface.
00:25:15Frasmo Sané, il s'est assis.
00:25:18...
00:25:29Ne bouge toujours pas.
00:25:31Il s'agit du trop haut.
00:25:32...
00:25:41...
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00:31:40Caderce, on le surnomme le serpent.
00:31:43Renaud de Mareuil, ancien de Saint-Cyr, ancien membre de la DGSE.
00:31:48Un diplomate pas comme les autres.
00:31:52Vous avez soif ?
00:31:53Oui, pas mal.
00:31:56Mais qu'est-ce qu'un directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères peut bien fabriquer avec Feridoun Agbari
00:32:05?
00:32:06Ça, on en sait rien. Mais ça va bien.
00:32:14Voyez-vous, monsieur le juge, on va se retrouver autour d'une table où la partie sera chère.
00:32:20Très chère.
00:32:24Mais hélas, on ne connaîtra pas les règles du jeu.
00:32:27Si vous voulez, on peut tout arrêter.
00:32:30Non, pas question.
00:32:33La politique, monsieur le juge, je vous l'avais dit.
00:32:35Mais il faut faire attention.
00:32:36Ils ont des moyens, beaucoup de moyens.
00:32:39Et le pouvoir.
00:32:41Et ça, ils savent s'en servir.
00:32:44Ça va agir plus vite qu'eux.
00:33:01Pourquoi avez-vous hébergé, monsieur Kamel Benhamin ?
00:33:05Chez nous.
00:33:06Celui qui a, donne à celui qui n'a pas.
00:33:09Il ne savait pas où dormir.
00:33:11C'est un terroriste, monsieur Salam.
00:33:13Le bien que vous aurez fait, vous le retrouverez auprès de Dieu, qui voit vos actions.
00:33:20Sans doute, mais il ne reste pas de moi que Kamel Benhamin est un dangereux terroriste.
00:33:26Je l'ignorais.
00:33:28Il a fait transiter les cartons dans votre librairie. Que comprenne-t-il ?
00:33:32Je ne sais pas.
00:33:33Vous ne les avez jamais ouverts ?
00:33:34Non.
00:33:35Vous n'êtes pas curieux ?
00:33:36Non.
00:33:38On a retrouvé chez vous un bulletin de salaire délivré par l'ambassade d'Iran avenue d'Ina.
00:33:46Toute peine mérite salaire, monsieur le juge.
00:33:49Quel était votre emploi ?
00:33:50J'ai remplacé un secrétaire pendant un mois.
00:33:52Vous avez payé un de vos loyers avec un chèque au nom de monsieur Feridoun Akbari.
00:34:00Feridoun Akbari fait le bien, car Dieu aime ceux qui font le bien.
00:34:04Vous pourriez être plus précis ?
00:34:06Un croyant comprendrait cela.
00:34:08Cette passe dans une mosquée ici, monsieur Salah, vous êtes au palais de justice.
00:34:11Maître, vous pourriez conseiller à votre client de changer immédiatement d'attitude.
00:34:14Monsieur le juge, mon client répond à vos questions comme il l'entend.
00:34:18En accord avec sa conscience.
00:34:20Je suis là pour l'assister.
00:34:22Rien de plus, rien de moins.
00:34:23Et tant qu'il n'y a pas outrage à magistrat, il est libre de ses propos.
00:34:27Vous ne pouvez rien lui reprocher.
00:34:28Bien bien.
00:34:29On revient au loyer payé par le chèque de monsieur Akbari.
00:34:32En France, je pense qu'on se rend aussi des services entre amis, non ?
00:34:38Feridoun Akbari m'a prêté de l'argent.
00:34:41Tout simplement.
00:34:41Ah ben voilà, vous répondez simplement, puis on arrêtera de perdre du temps, vous et moi.
00:34:48Qu'est-ce que vous avez avec ma voiture ?
00:34:49Je n'ai pas de voiture.
00:34:50Ben bon, j'ai un document qui prouve ici le contraire.
00:34:54Vous avez apporté une BMW d'Allemagne.
00:34:58Elle n'était pas pour moi.
00:35:02Ben alors pour qui ?
00:35:07Feridoun Akbari.
00:35:20Je reconnais le 136.
00:35:25Je suis moins catégorique pour le 101.
00:35:27Vous les auriez vus tous les deux le jour de l'attentat de la rue de Rennes ?
00:35:30Absolument.
00:35:31Tout près, carrefour de la Croix-Rouge dans une voiture noire qui a croisé ma Renault très près.
00:35:36Je crois que c'était une BMW.
00:35:39Vous n'êtes pas sûre ?
00:35:40Si, si, pratiquement, mais j'ai surtout vu les passagers.
00:35:44Et vous vous souvenez où se trouvait le 136 ?
00:35:46Il me semble bien qu'il était à l'arrière de la BMW.
00:35:51L'autre à côté du conducteur ressemblait vraiment beaucoup au 131.
00:35:55Mais pourquoi n'avez-vous...
00:35:57Mais je l'ai fait.
00:35:59Je suis allée au commissariat du 6e arrondissement.
00:36:02Ils ont pris note et on m'a dit que je serais convoquée.
00:36:04Je n'ai jamais été convoquée.
00:36:06C'est en voyant la photo des gens arrêtés dans le Figaro que j'ai reconnu les passagers de la
00:36:10BMW.
00:36:12Merci, madame.
00:36:14Vous avez qu'un peu de chance, la BMW Vexal a vendu à Gbari, la même qui a failli accrocher
00:36:17votre témoin.
00:36:18Alors, il faut retrouver cette voiture, c'est très important.
00:36:19Oh, important, c'est sûr.
00:36:20On sait bien que ça fait longtemps que j'ai mis mon équipe dessus, mais pour l'instant, rien.
00:36:23Dites, vous savez que la Vexal a dans la BMW le jour de la rue de Rennes ?
00:36:27Ça, vous ne vous envalez pas, ce genre de témoignage, je savais très bien que ça ne tient pas longtemps.
00:36:30N'importe quel avocat un peu malin te fait exposer le témoin.
00:36:32Mais nous, ça peut nous permettre d'avancer.
00:36:34Il faut essayer.
00:36:35Il faut aller plus loin.
00:36:36J'ai d'ores et déjà annoncé officiellement mon voyage à Beyrouth.
00:36:39Beyrouth ?
00:36:39Oui, les ordres de mission sont prêts, vous allez m'accompagner.
00:36:42Je suis certain, là-bas, que je pourrai trouver les infos sur le réseau de ça-là et ses aquatances
00:36:46à Gbari.
00:36:47Vous rigolez, on ne peut pas travailler là-bas.
00:36:48Le moins de petits fonctionnaires devraient être trimballés en voiture blindée.
00:36:51Ah, ben, on prendra des voitures blindées.
00:36:52Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:36:58Je veux ficeler parfaitement ce dossier, vous comprenez ?
00:37:00Financement, filière des artificiers, importation des explosifs, couverture du transit douanier, stockage des marchandises.
00:37:08Et à toutes ces questions, il faut une réponse, si on veut envoyer à Gbari et les autres aux assises.
00:37:13Parce que ça, je le dois aux otages, aux victimes et aux familles.
00:37:17J'ai l'impression que tout ça traîne un peu, quoi.
00:37:19C'est une enquête un peu pépère.
00:37:22Si vous avez quelque chose à me reprocher, monsieur le juge, il faut me la dire.
00:37:25Vous coutumez-là que vous êtes aussi susceptibles qu'une vieille contractuelle Corse.
00:37:29Pourquoi Corse ?
00:37:30Je ne sais pas.
00:37:52Papier, s'il vous plaît, il y a tout le monde.
00:38:02C'est bon ?
00:38:04Merci.
00:38:05Merci.
00:38:21Merci.
00:38:22Merci.
00:38:22Descends, descends, regarde là.
00:38:26Regarde là aussi, regarde!
00:38:52...
00:39:27Ne perdons pas de temps. Plusieurs choses.
00:39:30D'abord, le Premier ministre a bien eu raison de vous interdire d'aller à Beyrouth.
00:39:34Votre enlèvement a été organisé.
00:39:36Ensuite, une information de première main à utiliser vite.
00:39:40Al Elbeit.
00:39:41Al Elbeit.
00:39:43La Maisonnée du Prophète.
00:39:45La Maisonnée du Prophète.
00:39:46C'est un foyer au Crème de la Bicêtre.
00:39:49À la DST, nous sommes sûrs que c'est un lieu conspiratif.
00:39:53La nuit, des Libanais, des opposants chiites, irakiens, des intégristes maghrébins s'y rencontrent.
00:39:59On devrait pouvoir y trouver des documents et des fichiers qui serviraient de base à de nouvelles recherches.
00:40:09Des explosifs aussi.
00:40:12La Maisonnée du Prophète.
00:40:14Au Crème de la Bicêtre.
00:40:18Reynaud voulait garder le tuyau pour lui.
00:40:21Mais les RG ont sorti l'info et, comme d'habitude, il fait croire maintenant que tout vient de lui.
00:40:32Messieurs, à l'ordre du jour de notre comité, l'étude des deux actions que M. le juge Rive se
00:40:36propose d'engager simultanément dans les plus brefs délais.
00:40:40D'une part, une opération au niveau national avec des arrestations massives dans les milieux intégrés chiites et surtout une
00:40:48perquisition au foyer Al-Elbaït, dit la Maisonnée du Prophète au Crème de la Bicêtre.
00:40:53Dans le même temps, l'audition est d'une personnalité.
00:41:00Peut-on en savoir plus sur ce foyer, M. le ministre ?
00:41:03M. le directeur...
00:41:06Ce foyer est une bibliothèque en apparence.
00:41:09Pour nous, à la DST, c'est un lieu conspiratif.
00:41:13La nuit, des Libanais, des opposants chiites, irakiens, des intégristes maghrébins s'y rencontrent.
00:41:19Kamel Benhami et les membres de son réseau s'y retrouvaient régulièrement.
00:41:22La brigade criminelle, dirigée par le commissaire divisionnaire Bellec, a été chargée de l'enquête.
00:41:30Toutefois, devant l'ampleur d'une telle opération, plusieurs services de la police nationale seront associés à l'intervention, dont
00:41:37la DST, M. le directeur.
00:41:40Peut-on savoir comment M. le juge Rive compte opérer ?
00:41:43Simultanément sur tout le territoire et très bientôt.
00:41:46Si je peux me permettre, je vous demanderai toutefois de laisser passer le prochain week-end de prolonger, ou bien
00:41:52mes services auront des problèmes d'effectifs.
00:41:54Bien sûr, M. le directeur.
00:41:57Le juge Rive ne voudra certainement pas gâcher les vacances de vos fonctionnaires.
00:42:01J'ai mis quelques réserves, M. le ministre.
00:42:05Je pense qu'une telle opération aggraverait la situation entre la France et l'Iran.
00:42:11et qu'elle pourrait être considérée comme une volonté de porter atteinte à la communauté musulmane en France.
00:42:19Vous avez absolument raison de souligner le caractère délicat de cette opération, M. le directeur de cabinet.
00:42:26Nous devons tenir compte de toutes les opinions.
00:42:28Nous devons tout mettre en œuvre pour sauvegarder les intérêts essentiels en jeu.
00:42:33Quoi qu'il en soit, M. le ministre, Messieurs, le juge Rive devra attendre la fin du Ramadan pour déclencher
00:42:42son opération.
00:42:43Bon, alors, venons-en au deuxième volet du programme de M. le juge Rive.
00:42:48Programme, si j'ose ainsi m'exprimer.
00:42:52Alors, M. le procureur ?
00:42:53Voilà, le juge Rive veut délivrer une commission rogatoire.
00:42:58Son objet, l'audition de M. Feridoun Akbar.
00:43:01Ce serait une grave erreur, bien qu'il ne soit qu'un modeste traducteur.
00:43:07M. Agbari est un des membres influents de l'ambassade d'Iran, et il est l'un de nos interlocuteurs
00:43:14privilégiés.
00:43:15M. le directeur de cabinet, laissez-moi vous dire que la vie de citoyen français menacé
00:43:20me paraît plus importante que les relations diplomatiques et commerciales avec l'Iran.
00:43:24Arrêter, M. Agbari, cela veut dire poignarder la politique de normalisation avec l'Iran.
00:43:30Ne pas arrêter Agbari, c'est accepter qu'un état terroriste, ennemi, frappe la France en toute impunité.
00:43:36M. Agbari n'est pas un ennemi de la France.
00:43:39Il faudrait peut-être mieux agir en deux temps. Le coup de fil est d'abord, Agbari après.
00:43:43Non, non, non, il faut agir simultanément.
00:43:46M. et M. le prie, s'il vous plaît.
00:43:49Alors, vous voilà tous informés, il appartient maintenant à M. le juge Rive
00:43:52de prendre les décisions qui lui paraîtront s'imposer, et en toute conscience.
00:43:57M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:17M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:20M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:30M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:33M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:40M. le prie, s'il vous plaît.
00:44:53sur le sort de ces deux hommes.
00:44:55Ils sont impliqués dans une affaire très grave.
00:44:58Je venais pour essayer d'éviter un clash diplomatique
00:45:00en Téhéran et Paris, c'est tout.
00:45:01Il y aura un clash uniquement si la police m'arrête.
00:45:06Le jugerie n'est pas homme à reculer deux fois de suite.
00:45:10Alors je dois fuir.
00:45:12Pour moi, ce serait la meilleure solution.
00:45:15Ça va peut-être vous surprendre,
00:45:16mais moi, je l'aime bien, le ministre.
00:45:19On peut compter sur lui, c'est un type sûr.
00:45:23Oui, pour le moment.
00:45:27Vous qui ne vouliez plus vous mettre en politique, c'est raté.
00:45:32Je vous avais promis de ne plus vous en parler,
00:45:34mais je me suis trompé, désolé.
00:45:37Je me fais une raison.
00:45:41Je ne viens pas à la politique parce que
00:45:45je me suis engagé dans des mouvements à l'époque.
00:45:49La réaction, c'est le cas de le dire.
00:45:53Rien de beau dans tout ce que j'ai vu.
00:45:56Depuis, j'ai toujours haï la politique.
00:46:01Hypocrisie, calcul, ambition.
00:46:05Je les connais tous aujourd'hui.
00:46:06Ils sont présidents de sociétés d'État,
00:46:11conseillers de ministres, producteurs.
00:46:14Vous étiez gauchistes, c'est ça, quoi ?
00:46:18Vous êtes la première personne à qui je le dis.
00:46:21C'était quelle organisation ?
00:46:22Peu importe.
00:46:24Alors, j'ai décidé de devenir flic.
00:46:28Sans que les autres sachent qui j'étais,
00:46:30d'où je venais.
00:46:32Je suis le premier commissaire divisionnaire
00:46:36à retraiter de l'extrême gauche.
00:46:37Merci de votre confiance, Bélek.
00:46:50Je suis le premier commissaire.
00:47:11Encore dix minutes.
00:47:13Gautier, j'aimerais que vous jetez un dernier coup d'œil sur le foyer
00:47:16avant que nous y allions.
00:47:17Bien, monsieur le directeur.
00:47:26Incroyable, ce juge Rive tout de même.
00:47:29Je me demande qui l'est vraiment.
00:47:32Un juge à la mode d'aujourd'hui,
00:47:35comme tous ces ambitieux, là.
00:47:37Ceux qui ne savent mener leur instruction
00:47:38qu'avec un journaliste du monde ou de libération à leur côté.
00:47:42Une gauche, bien entendu.
00:47:45Est-ce qu'il a de l'ambition politique ?
00:47:48Plus l'ambition tout court ?
00:47:49Il le peut.
00:47:51On ne lui connaît pas de perversion.
00:47:53Encore que ça ne l'ait jamais empêché
00:47:55quiconque de faire carrière.
00:47:57Il a une très jolie femme, il paraît.
00:48:02Une hôtesse de l'air.
00:48:06Peut-être qu'il cache très bien son jeu.
00:48:08Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce genre de personnage.
00:48:11Il me fascine, mais il m'inquiète à la fois.
00:48:13Du charme.
00:48:15Vous le connaissez, non ?
00:48:16Non, non, monsieur le directeur.
00:48:18Je croyais.
00:48:20Vous le voyez,
00:48:21même le directeur de la surveillance du territoire
00:48:24peut être mal informé.
00:48:57Bonjour, monsieur.
00:48:57Commissaire Bellac de la brigade criminelle.
00:48:59Veuillez nous laisser rentrer
00:49:00dans le cadre de la commission obligatoire
00:49:02délivrée par monsieur le juge Rive,
00:49:04ici présent.
00:49:05Cette décision de justice
00:49:06nous autorise à perquisitionner votre appartement.
00:49:09Bonjour, monsieur.
00:49:09Vous pouvez commencer la perquisition, Bellac.
00:49:11Très bien.
00:49:13D'accord, au bout de l'eau.
00:49:23Je le souhaiterais entendre, monsieur Fredoun Agbaré.
00:49:26Mon fils.
00:49:28Non, vous ne pouvez pas le voir.
00:49:30Il est parti à Genève.
00:49:32Quand doit-il rentrer ?
00:49:33Normalement, à midi.
00:49:34Il a un déjeuner professionnel.
00:49:38Mais vous savez,
00:49:40la vie diplomatique,
00:49:41avec ses imprévus...
00:49:42Et vous savez,
00:49:43vous devez avoir lu le déjeuner, monsieur Agbaré ?
00:49:45Au restaurant Le Basilic, je crois.
00:49:47Ça ne veut pas dire ça, non ?
00:49:48Non.
00:49:50Vous savez s'il devait rentrer chez lui ?
00:49:52Je l'ignore, monsieur.
00:49:54Monsieur Agbaré.
00:49:56Votre appuis a-t-il pris l'avion pour aller à Genève ?
00:49:59Bien sûr.
00:50:00Comment s'est-il rendu vers l'aéroport ?
00:50:02Ah, au taxi.
00:50:04Donc il n'a pas utilisé sa BMW ?
00:50:06Non, elle est garée en bas dans la rue.
00:50:09Je trouve une lettre manuscrite de Agbaré, patron.
00:50:12Mais avec cette jolie écriture,
00:50:15les gars du labo vont les apprendre plein de choses.
00:50:23Ce qu'on peut dire,
00:50:24c'est qu'elle est fraîchement repeinte, cette BMW.
00:50:27Oui.
00:50:28Vous allez demander à Ravier,
00:50:29qui me l'expertise en vitesse.
00:50:31Qu'est-ce qu'on fait pour Agbaré ?
00:50:33Vous laissez vos deux gars avec le vieux,
00:50:35puis nous, on va aller déjeuner au Basilic.
00:50:37Je vous invite, tiens.
00:50:39Vous croyez qu'il va me lire ?
00:50:41Vous ferez une note de frais, enfin,
00:50:43je fais ça pour vous.
00:50:44Est-ce qu'il est beau, ce gâteau ?
00:50:46Vous auriez dû l'essayer.
00:50:48Il a eu une bonne idée, M. Agbaré,
00:50:49de donner son rendez-vous dans le restaurant.
00:50:51Elle est bien meilleure s'il était venu.
00:50:54Excusez-moi, vous êtes M. Reeve ?
00:50:56Non, merci.
00:50:57On vous demande au téléphone, monsieur.
00:51:06Le téléphone est en bas,
00:51:07vous attendez que ça sonne avant de décrocher.
00:51:12Pardon.
00:51:17Allô ?
00:51:23Allô ?
00:51:27Ah, je comprends.
00:51:28Pardon de vous déranger pendant votre déjeuner,
00:51:30c'est un surgenre.
00:51:31Je pars tout à l'heure en mission
00:51:32et je ne sais pas quand je pourrai vous contacter à nouveau.
00:51:34Ah bon ?
00:51:35Vous n'avez pas trouvé Agbaré ?
00:51:37Ben non, il est à Genève.
00:51:38À Genève ?
00:51:38Sûrement pas.
00:51:40Il se cache.
00:51:42Bon, écoutez-moi bien, M. le juge.
00:51:44Dans le service, nous avons l'incertitude
00:51:45que quelqu'un l'a prévenu
00:51:46et que ce quelqu'un, c'est le serpent.
00:51:49Le type du quai.
00:51:52Comme par hasard, Agbaré a disparu
00:51:53depuis avant-hier soir.
00:51:55Juste après que vous décidiez de votre opération,
00:51:58le serpent était forcément au courant.
00:52:01Ah, ça, je m'y attendais.
00:52:03Voilà.
00:52:04Bon, ben, faut que je me sauve.
00:52:07Reno a décidé de m'éloigner.
00:52:09C'est à cause de moi ?
00:52:10Non.
00:52:12Non.
00:52:17De m'éloigner de Paris, c'est tout.
00:52:21Vous savez, quand vous appelez au plan de justice,
00:52:22c'est elle qui...
00:52:25La grévière.
00:52:26Quelqu'un a dû prévenir Agbaré.
00:52:28Il y a eu certainement une fuite.
00:52:28Et notre affaire a raté.
00:52:30Oh, votre affaire n'est pas si mal engagée que cela.
00:52:33La DST a interpellé six sympathisants du Hezbollah
00:52:36au foyer islamique
00:52:37et 71 sur l'ensemble du territoire.
00:52:39Alors, d'autre part,
00:52:41les fichiers et les documents ont été saisis.
00:52:43Je sais, monsieur le ministre,
00:52:44mais l'interpellation d'Agbaré
00:52:45était pour moi au moins aussi importante
00:52:47que le reste de l'opération.
00:52:52Oui ?
00:52:54Ah, bonjour, Reno.
00:52:59Agbaré serait dans l'ambassade.
00:53:00Nous allons mettre le bâtiment sous garde renforcée.
00:53:03Le raid sera chargé de cette mission.
00:53:07Remerciez bien votre homologue britannique
00:53:09pour ce renseignement, oui.
00:53:10Oui.
00:53:10Au revoir, Reno.
00:53:12Ah, l'endouille.
00:53:13Quelle endouille, cet Iranien.
00:53:16Monsieur Reeve,
00:53:16les affaires redémarrent.
00:53:18À vous de jouer.
00:53:19Dois-je ajouter que vous êtes ici
00:53:20à titre parfaitement amical
00:53:21et tout à fait confidentiel.
00:53:23Autrement dit,
00:53:24jusqu'à ce que vous soyez officiellement informé,
00:53:27vous ne savez rien.
00:53:29Oui, oui, oui, je sais,
00:53:30je sais, ça va sans dire.
00:53:32Mais ça va mieux en le disant.
00:53:33Pas vrai ?
00:53:50Bonsoir, Bélec.
00:53:52Bonsoir.
00:53:53Les services de renseignement anglais sont formels.
00:53:55Leur sainte internationale d'écoute de Sheldonan
00:53:57a intercepté, décrypté des messages
00:54:00qui prouveraient bien qu'Agbaré soit ici.
00:54:02Quelle drôle d'idée il a eu, Agbaré.
00:54:03est devenue sourée dans cette ratière.
00:54:05Oui, d'autant plus qu'une fuite à l'étranger
00:54:07serait chiant pour le quai d'Orsay.
00:54:08Et voire même pour Terran.
00:54:10Curieux.
00:54:15Bonsoir.
00:54:19Bonsoir, monsieur le juge.
00:54:20Bonsoir.
00:54:21Vas-y.
00:54:22Commissaire.
00:54:26Nos caméras avec Diodalazer
00:54:28peuvent surveiller les moindres des mouvements
00:54:30de va-et-vient dans l'ambassade.
00:54:33Et je peux vous dire
00:54:34qu'ils se remuent là-dedans.
00:54:35Même à une heure aussi tardive.
00:54:38Caméra 3.
00:54:39Somme sur la cheminée.
00:54:41Regardez-moi ça.
00:54:43Ils doivent détruire des documents
00:54:44compromettants à tour de bras.
00:54:46Bien sûr qu'Agbaré est caché là-dedans.
00:54:48Pas de doute, monsieur le juge.
00:55:19Sous-titrage Société Radio.
00:55:19Ils s'en sont bons.
00:55:20Je ne sais pas, je ne comprends rien.
00:55:22Merci.
00:55:23Merci.
00:55:52Le chargé d'affaires
00:55:53Vahid et Tehrani ne veut pas entrer
00:55:55dans le détail de cette attitude.
00:55:57Ça serait entrer dans les divergences
00:56:00entre les dirigeants français.
00:56:02À cause de ces divergences,
00:56:04les centres de pouvoir en France
00:56:06ne parviennent pas à prendre
00:56:07les décisions importantes
00:56:09sur les problèmes internationaux,
00:56:12y compris, mesdames et messieurs les journalistes.
00:56:15Le chargé d'affaires
00:56:16Vahid et Tehrani vous remercie.
00:56:21Foutez la paix à Agbari.
00:56:24Vous reverrez peut-être un jour vos otages.
00:56:30L'information,
00:56:31il semblerait que le repli de Agbari
00:56:34à l'ambassade soit une boulette
00:56:36de Tehrani, le chargé d'affaires.
00:56:38Les relevés d'écoute de communication satellite
00:56:40entre Téhéran et Paris
00:56:42laissent entendre que les dirigeants iraniens
00:56:45n'ont pas apprécié son initiative.
00:56:48Cela apprendra à ce Tehrani
00:56:49et à écouter un peu trop
00:56:50ses petits copains du Quai d'Orsay.
00:56:53Pour la première fois
00:56:53dans une affaire de terrorisme,
00:56:55nous avons en face de nous
00:56:56un homme qui s'identifie à un État
00:56:58et un État terroriste
00:56:59et il faut s'en servir.
00:57:01Agbari n'est pas seulement un suspect
00:57:03dans l'enquête sur le réseau iranien.
00:57:06Il est devenu une arme
00:57:08pour négocier la libération.
00:57:10Dois-je comprendre que ça vous arrange
00:57:12que Agbari soit piégé comme un rat
00:57:14dans son ambassade ?
00:57:15Oui, oui, pas comme un rat,
00:57:16M. le directeur, comme un otage.
00:57:18Comprenez pas bien,
00:57:19aujourd'hui, le rapport de force
00:57:20est en train de s'inverser
00:57:22en notre faveur.
00:57:23Nous n'aurons peut-être plus jamais
00:57:24une telle opportunité.
00:57:26M. le ministre,
00:57:27j'attire quand même votre attention
00:57:29sur les conséquences à venir.
00:57:31Les dirigeants islamistes
00:57:32gèrent la situation
00:57:33à leur manière, à l'escalade.
00:57:36Aucun argument, même le plus énorme,
00:57:38aucune manœuvre,
00:57:39même la plus horrible.
00:57:40Ils ne reculeront devant rien.
00:57:42Plus ils se braqueront,
00:57:43plus Agbari deviendra une arme de poids
00:57:44pour la libération de nos otages.
00:57:46Nous avons reçu de nouvelles menaces terroristes.
00:57:50À tout moment,
00:57:51ils peuvent frapper.
00:57:52Pas question de céder,
00:57:53de bouger d'un pouce.
00:57:55M. le directeur,
00:57:56tenez bon,
00:57:56c'est un ordre.
00:58:01France Info, il est deux heures.
00:58:04Hier soir, en direct sur le plateau
00:58:05du journal de la deuxième chaîne,
00:58:07le président de la République
00:58:08a officiellement annoncé
00:58:10qu'il était candidat
00:58:11à sa propre succession.
00:58:12Vous pouvez monter le son, Chardon.
00:58:13Oui, aussi sec que la chronique,
00:58:15il a répondu à la question
00:58:17que lui posait Paul Amard.
00:58:18Le premier ministre,
00:58:20en meeting électoral à Caen,
00:58:21a aussitôt réagi
00:58:22à l'annonce de cette candidature
00:58:24en déclarant qu'il relevait le défi.
00:58:26La cohabitation vit donc
00:58:28ces dernières semaines
00:58:29et dès demain matin,
00:58:30le Conseil des ministres
00:58:31devrait se tenir
00:58:32dans une ambiance
00:58:33très curieuse
00:58:34avec un face-à-face
00:58:35sans doute glacé
00:58:37de part et d'autre
00:58:38de la grande table
00:58:39entre le président de la République
00:58:40et son premier ministre.
00:58:48et son premier ministre.
00:59:12«
00:59:13et son premier ministre.
00:59:42Lecce de la République
01:00:04Bonjour, monsieur le directeur de cabinet.
01:00:07Nous sommes heureux de vous transmettre les salutations de notre ministre.
01:00:10Il nous a chargé de vous dire combien il souhaitait que le différent qui affecte en ce moment les relations
01:00:17amicales entre nos deux pays soient de courte durée.
01:00:22Je vous remercie pour ces chaleureuses salutations, monsieur le conseiller.
01:00:26A mon tour, je veux vous transmettre un message de cordiale salutation de la part de monsieur le ministre des
01:00:32Affaires étrangères.
01:00:33Alors, il m'a autorisé à vous dire, et avec force, combien la partie française désire elle aussi que nous
01:00:42débouchions vite sur un accord acceptable entre les deux parties.
01:00:47Toutefois, monsieur le conseiller, je suis un ami de la République islamique d'Iran, vous le savez bien.
01:00:53Alors, pourquoi la République islamique d'Iran affiche-t-elle des sentiments hostiles à mon égard ?
01:00:59Jamais notre propre...
01:01:00Et n'impliquant, dans sa conférence de presse, en citant mon nom, votre chargé d'affaires à Paris m'a
01:01:08placé dans une situation intenable.
01:01:10Nous devons nous excuser pour ce regrettable incident, et vous avez tout à fait raison.
01:01:16La faute de Vahid et Tehrani est impardonnable.
01:01:20Vous apprendrez prochainement son rappel à Tehran et la nomination d'un nouveau chargé d'affaires.
01:01:26J'accepte bien volontiers vos excuses, messieurs.
01:01:30Et je vous propose de considérer désormais l'incident comme clou.
01:01:34Nous vous remercions de votre générosité, monsieur le directeur de cabinet.
01:01:38Puis-je vous proposer de commencer la discussion sur les sujets en souffrance entre nos deux pays ?
01:01:44Le sujet en souffrance semble bien l'expression qui convient.
01:01:47Encore que le mot « otage » me paraît mieux adapté aux circonstances.
01:01:51« Otage », ça sonne mieux, non ? Vous ne trouvez pas, monsieur le conseiller ?
01:01:53Je n'ai pas d'opinion, monsieur le directeur de cabinet.
01:01:55Nous venons aujourd'hui vers vous, porteur d'une proposition nouvelle, en rapport direct avec les bagages que vous avez
01:02:04perdus et que vous recherchez.
01:02:05Les bagages ?
01:02:06Oui, c'est cela, les bagages.
01:02:08Des services dans lesquels travaillent des amis qui sont des amis de nos services ont aperçu dans la région de
01:02:16Peirut des personnes qui transportaient des bagages que vous avez perdus et que vous recherchez.
01:02:21Et ces amis seraient prêts à nous rendre quelques-uns de nos bagages.
01:02:28Deux.
01:02:30Deux.
01:02:32Et en échange de ?
01:02:34Notre gouvernement souhaite retrouver vite deux de vos bagages, c'est tout.
01:02:38Je prends bonne note de cette information, monsieur le conseiller, et qui fera un grand plaisir à deux de ses
01:02:47possesseurs de bagages.
01:02:49Monsieur le directeur de cabinet, notre charge d'affaires à Paris a actuellement un traducteur, comme il en existe peu.
01:02:58Cet excellent collaborateur, peut-être que vous le connaissez, il se nomme monsieur Akpari.
01:03:06Il subit quelques petites tracasseries.
01:03:09Ne pourriez-vous voir ce qu'il est possible de faire pour aider notre traducteur à regagner librement notre pays,
01:03:18afin d'y travailler de nouveau dans le calme et la sérénité ?
01:03:21Cette demande est bien entendu sans rapport avec vos deux bagages perdus.
01:03:28Et enfin, retrouvez.
01:03:32Le président de la République a décidé qu'Akpari ne serait pas échangé contre deux otages seulement,
01:03:39mais contre tous les otages français au Liban.
01:03:41De toute façon, Akpari doit déférer à la convocation du juge Rive.
01:03:44C'est fichu. Ils vont jamais marcher.
01:03:46C'est ce que j'ai essayé de faire comprendre au chef de l'État, mais hélas, sa décision est
01:03:52irrévocable.
01:03:53Les Iraniens vont laisser traîner. Ils ont l'éternité.
01:03:55Si Akpari continue de refuser de se présenter au palais de justice,
01:03:58le chargé d'affaires Vaid-Therani sera expulsé demain à zéro heure.
01:04:02Si, au terme de cette ultime année, tous les diplomates iraniens seront expulsés du territoire français.
01:04:08Ils connaissent rien aux Iraniens.
01:04:10Peut-être, mais c'est trop tard.
01:04:12Convoquez-moi le chargé d'affaires pour cet après-midi, 16h.
01:04:15D'ici là, rédigez-moi la note et venez me la montrer avant que je le reçoive.
01:04:19Bien, monsieur le ministre.
01:04:36Est-ce que la vie quotidienne d'un français est risquée actuellement à Péhéran ou non ?
01:04:40Dans l'état actuel des choses, personne n'est particulièrement visé d'y repartir.
01:04:47À Paris, l'ambassade d'Iran est toujours sous haute surveillance.
01:04:50Une centaine de policiers quadrille le quartier de l'avenue d'Yéna.
01:04:54Toutes les entrées et sorties sont filtrées par les forces de l'ordre.
01:04:57Vous le voyez sur ces images tournées par Roger Mott et Brigitte Chevet.
01:05:01Toute la journée, des allées et venues, des discussions à travers les grilles, des documents qu'on s'échange.
01:05:06Tout se déroule dans le calme malgré les contrôles des forces de l'ordre.
01:05:14Sinon, tu ne vas pas avec le dos de la cuillère, toi.
01:05:16Ruture des relations diplomatiques, 800 flics 24 heures sur 24 devant l'ambassade, la flotte française en état d'alerte.
01:05:23C'est la commission obligatoire la plus chère du monde.
01:05:26L'intérieur, Matignon et même l'Elysée, t'as pour avoir le résultat des expertises. Tu les as reçues ?
01:05:31Je suis passé ce matin, je les aurai cet après-midi ou en fin d'après-midi ou plus tard.
01:05:34Pourquoi tu les as pas ?
01:05:34Une partie seulement.
01:05:38Qu'est-ce qu'il y a là ?
01:05:39C'est pas bon, Antoine. Formel.
01:05:43À Paris, il n'a pas pu écrire les lettres de vendication des attentats, ni même les lettres de menace
01:05:48postées à Paris.
01:05:50Même en contrefaisant l'écriture ?
01:05:52Même en contrefaisant l'écriture, même en écrivant d'un mingot, d'ailleurs.
01:05:56Reste l'ABM.
01:05:59ABM, oui.
01:06:02Bon, ben, tu me préviens quand t'as le résultat.
01:06:04Tu vas en match ?
01:06:05Bon, bon, en ce moment, il y a que ça qui peut me défouler.
01:06:08Tu vois ?
01:06:08Dès que j'ai les résultats, je te rejoins.
01:06:17Arracher, arracher, arracher, arracher !
01:06:19Je la veux, je la veux, je la veux, je la veux, je la veux !
01:06:21Oui, balle, balle, balle !
01:06:45Alors, c'était où ?
01:06:46Allô !
01:06:48Salut, on revient !
01:06:50Salut !
01:06:51Alors, t'as attendu ?
01:06:52Je voulais pas gâcher le plaisir.
01:06:55Eh, je t'ai...
01:06:57La BM est trop délabrée, écoute, elle a plus de 270 000 bords en avant fait un rôle.
01:07:01Bon, Antoine, on peut pas commettre l'intentat avec une bagnole pareille.
01:07:04De toute façon, elle a été peinte et repeinte trop de fois pour être celle qui ont vu les témoins.
01:07:08Écoute, tous les témoignages concordent, elle est pas du même type que la BM qui était vue rue de Rennes.
01:07:14Eh, merde.
01:07:22Si je suis bien renseigné, mon collègue, le garde des Sault, me l'a confirmé.
01:07:26Vous n'avez plus beaucoup de charges contre Agbari.
01:07:29Écoutez, alors l'État, à moins qu'il n'avoue sa participation directe aux attentats, il restera un simple témoin,
01:07:34rien d'autre.
01:07:35Les Iraniens craignent vraiment qu'il soit inculpé.
01:07:38Je n'ai jamais dit que j'allais inculper Agbari.
01:07:41Même le mettre en détention, monsieur le ministre.
01:07:43Mais il reste un témoin privilégié.
01:07:45Je veux l'interroger.
01:07:47Agbari doit s'expliquer sur ses activités en France.
01:07:50Il n'y a pas de raison.
01:07:51Les Iraniens ne supporteront jamais une telle humiliation.
01:07:54Mais alors ?
01:07:55Pour l'avis des otages.
01:07:56Monsieur le ministre.
01:07:57Juste une question.
01:07:58Supposons qu'ils acceptent de libérer tous les otages contre Agbari.
01:08:02Vous opposeriez-vous à ce que nous leur rendions ?
01:08:05Comment pourrais-je refuser ?
01:08:07Il va comparaître devant moi.
01:08:09Et vu l'état actuel des dossiers, je ne peux l'inculper d'aucun délit.
01:08:12J'ai bien que vous n'étiez pas seulement un bon magistrat, monsieur Rive,
01:08:16mais aussi un bon et loyal serviteur de l'État.
01:08:19Oserais-je ajouter un homme de cœur ?
01:08:23Merci, monsieur le ministre.
01:08:24C'est trop.
01:08:26Je vais continuer à faire mon travail et à instruire cette affaire jusqu'au bout.
01:08:30Nom, prénom, date de naissance ?
01:08:32De Mareil, Renaud, Pierre-Marie-Georges.
01:08:36Né le 10 octobre 47 à Bordeaux.
01:08:40Tout ça me paraît bien cérémonieux, non ?
01:08:43Contentez-vous de répondre à mes questions, s'il vous plaît.
01:08:46Profession ?
01:08:48Commandant de l'armée française.
01:08:50Cadre de réserve.
01:08:53Je dirige actuellement le cabinet des affaires étrangères.
01:08:57Vous êtes entendu comme témoin dans le cadre de l'enquête sur le réseau déposeur de bombes.
01:09:03Qu'est-ce que j'ai à faire là-dedans ?
01:09:04Vous avez pourtant souvent rencontré le dénommé Feridou Nakhbari ces derniers temps.
01:09:09Est-ce un acte répréhensible ?
01:09:11Alors ?
01:09:12En effet, j'ai souvent rencontré M. Nakhbari dans le cadre de mes fonctions officielles.
01:09:17Ce Feridou Nakhbari est soupçonné d'être le passage obligé de réseaux terroristes en France.
01:09:23Alors vous n'avez rien remarqué dans ses propos, enfin dans son comportement, qu'il puisse confirmer ce soupçon ?
01:09:28Absolument rien.
01:09:30M. Nakhbari est un diplomate.
01:09:33Mes rapports avec lui se limitaient à des contacts diplomatiques.
01:09:39M. M. Nakhbari, je n'ignore pas que vous êtes tenu à un devoir de réserve.
01:09:43Mais entre nous, vous ne pouvez pas oublier que le pays d'Albari a légalisé le terrorisme.
01:09:50Il l'a véritablement institué en méthode de gouvernement.
01:09:56Ça, ça ne vous a jamais choqué ?
01:09:57De ma vie, je ne suis jamais sorti du cadre de mes fonctions.
01:10:02Et l'objet de cette rencontre ?
01:10:05Il n'avait d'autre objectif que de faire libérer nos otages au Liban.
01:10:11Vous n'avez pas su que Feridou Nakhbari devait être interpellé dans le cadre d'une grande opération policière le
01:10:1722 octobre dernier ?
01:10:18Absolument pas.
01:10:21Vous n'y avoir prévenu Nakhbari qu'il allait être appréhendé ?
01:10:25Absolument.
01:10:26Vous l'avez pourtant rencontré peu de temps parlant.
01:10:28Oui, c'est exact, mais uniquement pour parler des otages au Liban.
01:10:31Ce n'est pas ce que dit le chargé d'affaires iranien en France lors de sa conférence de presse.
01:10:35D'après lui, vous auriez conseillé Agbaré de s'enfuir.
01:10:38C'est absolument faux.
01:10:40Notez bien, André.
01:10:41C'est absolument faux.
01:10:44Vous savez, monsieur le juge, les Iraniens aiment à brouiller les cartes.
01:10:49Oui, mais ils ne sont pas les seuls.
01:11:09On a un problème, monsieur le juge.
01:11:11Qu'est-ce qui se passe ?
01:11:11Je ne sais pas, la voiture va peut-être démarrer.
01:11:13Ah, merde.
01:11:15On va prendre un taxi.
01:11:17Tiens, voilà un.
01:11:21Taxi !
01:11:23Venez avec moi, charlotte.
01:11:25Pour l'instant, on y va.
01:11:28Allez, montez.
01:11:31Préparez vite.
01:11:38L'absence de charge contre un baril ne change rien.
01:11:41Vous ne bougez pas, vous tenez les gardes.
01:11:44Il faut faire monter les enchères.
01:11:46Oui, mais avec quel risque ?
01:11:48Ça fait deux ans que nous subissons sans pouvoir réagir.
01:11:50Aujourd'hui, nous avons la main et j'entends bien la garder.
01:11:53On maintient le blocus.
01:12:09Pardonnez-moi, monsieur le ministre, un léger contre-temps.
01:12:11Oh, ce n'est pas grave.
01:12:12Tenez-moi un pot-oeil, monsieur le juge.
01:12:14Vous ne connaissez pas monsieur Luciani, un très bon ami à moi.
01:12:19Dominique, je te présente, le juge Rive.
01:12:21Bonjour, monsieur le juge.
01:12:24Alors, Rive, vous parlez bien un verre, un pastis ?
01:12:27Non, merci, rien.
01:12:29Alors, merci.
01:12:30Vous vous laissez-nous, nous servirons seuls.
01:12:35Monsieur Rive, nous avançons, nous avançons.
01:12:38Monsieur Luciani revient de Francfort.
01:12:40Georges, tu devrais peut-être expliquer au juge.
01:12:44Monsieur Luciani n'est pas seulement un vieil ami, c'est un type de confiance.
01:12:48C'est l'homme de toutes les missions délicates.
01:12:51Voyez-vous, quand ces zigotos des affaires étrangères se faisaient rouler dans la farine par les mollats,
01:12:55eh bien, mon Dominique, lui, il trouvait le chemin de Téhéran.
01:12:59Il savait à qui il fallait parler.
01:13:02Grâce à un ami à lui, un chrétien de Béroud, très riche, très introduit partout.
01:13:09Ça a été long, on s'en est vu, mais aujourd'hui, on voit le bout du tunnel.
01:13:13Et monsieur le Premier ministre a de quoi être satisfait.
01:13:16Et ils vont libérer les otages ?
01:13:18Explique-lui, Dominique, il arrive de Francfort.
01:13:20J'ai vu mes Iraniens pour la dernière fois cet après-midi.
01:13:24Vous savez, c'est drôle, hein ?
01:13:25Ils n'appellent jamais les otages des otages.
01:13:28Ça change, quelquefois ils disent les objets pour parler d'eux,
01:13:31ou quelquefois la livraison.
01:13:34Une fois, je les ai même entendus parler de bagages.
01:13:36Mais sauvage, vous vous rendez compte des bagages ?
01:13:40Pardonnez-moi, monsieur le ministre, pourquoi m'avez-vous fait venir ?
01:13:43Monsieur le juge, ils vont bientôt commencer à libérer les otages.
01:13:47Nous, pour l'instant, nous maintenons le blocus de l'ambassade.
01:13:50Aujourd'hui, nous avons la main, il faut la garder.
01:13:52Monsieur Reeve, ils vont libérer les otages.
01:13:56Mais je dois avoir l'assurance que Agbari va bien partir.
01:14:03Je dois l'entendre, c'est tout.
01:14:07Après, s'il n'y a rien contre lui, il pourra partir.
01:14:10Voilà, vous êtes libres tous les cinq.
01:14:12Allez, sautez, sautez.
01:14:14Marchez droit devant vous, je vous contrôle là-bas.
01:14:18Ah, merci.
01:14:19En haut.
01:14:43Etz-vous, c'est le Seigneur, foncez.
01:14:57Pas bougé
01:14:59Bienvenue de retour parmi nous
01:15:01Soyez tranquilles, vous n'avez plus rien à craindre
01:15:04Je suis Dominique Luceoni
01:15:06Envoyé spécial du ministre de l'Intérieur
01:15:08C'était qui les autres là, ceux qui voulaient encore nous enlever ?
01:15:11C'est pas bien grave, les Algériens
01:15:12Ce sont les services secrets algériens
01:15:14Ils auraient bien aimé être vos libérateurs
01:15:17Elle s'est loupée
01:15:18Où est ma femme ?
01:15:20Elle vous attend à Paris
01:15:23Quand on atterrira tous là-bas
01:15:25Elle sera là avec le ministre de l'Intérieur
01:15:31Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:33C'est une petite réduction
01:15:33Elle n'est pas reçu, elle est pas reçu, merci
01:15:36Oui, il est 62 derrière les management
01:15:38C'est une petite réduction, elle est d'ailleurs
01:15:46C'est parti.
01:16:19C'est parti.
01:16:42C'est parti.
01:17:23C'est parti.
01:17:41C'est parti.
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