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DB - 05-04-2026

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Transcription
00:00Amis, partez, la brise vous favorise
00:05Et la vapeur vous conduit au bonheur
00:10À l'appel de l'Afrique, pliez boutique
00:15Et sa chaleur vous ira droit au cœur
00:19Les palmes, les oranges, le son étrange
00:25De ces tambours berceront vos amours
00:29La pluie et le soleil y font merveille
00:35Le travailleur en fera fruits et fleurs
00:39Amis, partez, la brise sent le jasmin
00:44La terre promise est au bout du chemin
00:51D'Alger à Arcole, le chemin est encore long pour les colons parisiens
00:56Voilà trois semaines qu'ils sont partis
00:58Et en arrivant, ils découvrent que le village promis reste à bâtir
01:04Tant bien que mal, la vie s'organise sous l'autorité militaire
01:16Dessous les salas
01:18Dessous les salas
01:21Dessous les salas
01:33« Veux-tu une canaille ? Vote pour Aspaille. Veux-tu un coquin ? Prends le Drurolin. Veux-tu du
01:40micmac ? Vote pour Cavaignac. Mais veux-tu le bon ? Prends Napoléon. »
01:46« Citoyens, on ne fait pas de bonne politique avec de méchants refrains. Permettez-moi de vous rappeler une seule
01:52chose.
01:53Si vous avez aujourd'hui la liberté de choisir un président, si vous avez le droit de vote, vous le
01:58devez aux médecins des pauvres, aux socialistes Raspail, qui le 2 mars dernier a fait admettre le principe du suffrage
02:04universel. Alors, en toute logique, votez pour qui vous a donné le droit de vote. »
02:10« Il a raison de vous le rappeler, Duval. Avant, seuls les bourgeois votaient. C'est à prendre en considération.
02:16Je ne crois pas que Raspail ait des chances de passer, parce que les bourgeois votent toujours.
02:21Alors ne visons pas trop. Au lieu de voter rouge, votons rose. Le Drurolin, c'est tout de même la
02:28réforme. Rappelez-vous, en 47, on criait « Vive la réforme ! » Aujourd'hui, rêver davantage, c'est de
02:35l'utopie. »
02:36« Il a raison, Médard. »
02:44« Si vous l'avez, vous risquez de l'avoir pour un bout de temps. »
02:46« Il n'a même pas de programme. »
02:47« Il a écrit sur le paupérisme. Je peux vous le dire. J'ai lu la brochure. Il est donc
02:53du côté du peuple. »
02:53« Ou à côté. »
02:55« Il n'est même pas français. Il paraît qu'il parle avec un accent. »
02:59« Son oncle avait peut-être un accent corse, mais il a su faire hisser le drapeau tricolore aux quatre
03:03coins de l'Europe. »
03:05« Je m'étonne que des citoyens d'Arcole aient pu l'oublier. »
03:08« Monsieur l'artiste, les batailles pour vous, c'est peut-être des tableaux. »
03:13« Mais pour ce qui les a faites, c'est surtout de la boue et du sang. »
03:16« Mais arrêtez-moi de vous dire que si vous craignez les ambitions de Bonaparte comme je les crains moi
03:19-même,
03:19un seul candidat a des chances en face de lui, c'est le général Caveniac. »
03:23« On l'aille en face de nous. Merci bien. »
03:25« Quelle est votre profession, monsieur ? »
03:26« Je suis officier ministériel. »
03:28« Autre officier, on se serre les coudes. »
03:31« Notaire, pour tout dire. »
03:32« Oui, mais on pensera vous voir pour la succession, mais pas pour celle-là. »
03:35« Et républicain ne vous en déplaise. »
03:37« Alors croyez-en ma vieille expérience, en dehors de ces deux candidats, vous voterez dans le vide. »
03:42« Poléon, nous l'aurons ! »
03:47« Messieurs, je vous rappelle que la campagne électorale est terminée. »
03:54« Le scrutin ouvert. »
03:55« Le bureau de vote sera fermé à midi. »
03:59« Messieurs les électeurs, s'il vous plaît, vous rentrez par le fond. »
04:03« En colonne par deux. »
04:06« Dessous les salades, dessous les salades, dessous les salades. »
04:18« Combien pour le tout ? »
04:22« Non. »
04:25« D'accord, non ? »
04:36« Campagne Antoine. »
04:42« Campagne Antoine. Matricule 175. Domicilié à Arcole. »
05:03« Moineau, Médard. »
05:06« Vous permettez ? »
05:10« Il a cinq ans, ce passeport. »
05:15« Il a l'air tout neuf. »
05:17« Je prends soin de mes affaires. »
05:19« Surtout les papiers officiels, on avait tellement de mal à les obtenir. »
05:23« Domicilié rue de la Butoncaille à Paris. »
05:26« Vous ne vous êtes pas fait domicilier à Arcole en arrivant ? »
05:29« Je croyais que ça allait de soi. »
05:31« Il n'est pas sur la liste. »
05:32« Ben évidemment. »
05:34« Vous ne pouvez pas voter. »
05:36« Alors moi non plus ? »
05:38« Et pourquoi ça ? »
05:39« Parce que je suis dans la même situation. »
05:43« Il a l'air sera de même pour vous. »
05:45« Enfin, vous ne pouvez pas m'admettre comme scrutateur et me recruter comme électeur. »
05:49« Il y a là une contradiction formelle. »
05:54« Très bien. »
05:56« J'ai commis une erreur. »
05:57« Je vais donc désigner un autre scrutateur. »
06:00« Monsieur Brizard ! »
06:02« En ce cas, tous les votes précédents sont entachés de nullité. »
06:05« Sinon, je ferais appel auprès de la commission parlementaire chargée du contrôle des élections, »
06:11« afin de signaler cette irrégularité. »
06:13« Eh bien, il n'y a qu'à recommencer depuis le début. »
06:16« Impossible de refaire voter les mêmes citoyens le même jour pour une même élection. »
06:26« Vous m'avez demandé, mon capitaine. »
06:27« Rompez ! »
06:31« Je suis militaire, moi. Je fais de mon mieux. »
06:34« Pour le moment, vous êtes un officier municipal. »
06:36« Et un officier de police. Ne l'oubliez pas. »
06:38« Inscrivez-le sur la liste et qu'il vote. »
06:41« Je vous remercie son passeport. »
06:46« À voter. »
06:49« Méfiez-vous des habits de pouvoir. »
06:51« Écoutez, le général de Saint-Arnaud vous protège. »
06:55« D'accord. »
06:56« Mais si Cavagnac est élu, il reprendra la route du désert. »
06:59« D'accord. »
07:03« Tout d'est-ce que vous ne souhaitez pas. »
07:22« Non, d'accord. »
07:29Sous-titrage Société Radio-Canada
08:26Sous-titrage Société Radio-Canada
08:30Dites-moi la raison de votre joyeuse humeur.
08:33Vous étiez bien sombre hier soir.
08:36J'étais inquiet, mais j'ai misé sur le bon cheval.
08:40Bonaparte vient d'être élu.
08:42Près de 5,5 millions de voix contre 1,4 millions de voix.
08:47Le reste, les rouges, balayés.
08:52Je viens de la prendre par pli confidentiel avant tout Alger.
08:57Mais c'est bon pour nous, mamie.
09:00Pardonnez ma réserve.
09:02Mais mon père n'aurait jamais reçu chez lui ce bon appart.
09:06Il est de paternité douteuse.
09:08Il n'a jamais eu de domicile fixe.
09:10C'est l'inconnu.
09:11L'inconnu, c'est l'espoir.
09:13Mieux vaut un prince qu'un polytechnicien.
09:16Ça ne nous donnera plus de chance de liquider la République.
09:20Alors, de grâce, mamie, faites-moi le brouillon d'une lettre de félicitation.
09:24Je la recopierai à l'étape.
09:27Vous ne pouvez pas remettre cette inspection ?
09:29Ah, moins que jamais.
09:31Non, j'avais la réputation d'être un opposant au régime.
09:35Il faut que je soigne ma popularité.
09:37Et puis, ces jobards de parisiens m'adressent des pétitions.
09:43Il faut que j'aille les calmer.
09:45Ne voulez-vous pas que je vous accompagne ?
09:47Me louer, chérie, ce sera mortel.
09:51Des baraques, des blouses et des gérémiades.
09:55Alors, je vais vous charger d'une commission.
09:58Ah.
09:59Il s'agit d'une invitation à réveillonner chez nous.
10:02Hum, ne prenez pas votre air à reprousse-poil.
10:07Oh, chérie, vous n'allez tout de même pas inviter un colon pour la Noël ?
10:12Mais il s'agit d'un jeune homme que j'ai connu enfant.
10:15Il s'appelle Dumourier.
10:17Mais sa mère est née, et bien, son Pierre.
10:19Mais qu'est-il allait faire en pareille compagnie ?
10:21Il est parti sur un coup de tête.
10:24À son âge, on imagine facilement ce qu'il peut en être.
10:30Alors, il faut un soir adoucir le sort de ce pauvre jeune homme.
10:34À sa place, je me serai engagé.
10:36Mais vous oubliez toujours que tout le monde ne veut pas être dans l'armée.
10:39À son âge, j'étais garde du corps sous le duc de Gramont.
10:43Une bande de crâne, Lascar.
10:46Pour l'amour d'une femme, je ne me serai pas exilé.
10:50Je me serai battu.
10:53À son âge, si j'en crois les mauvaises langues,
10:56vous n'étiez pas ce qu'on peut appeler un jeune homme très recommandable.
11:01Tu sais bien que ta pureté m'a lavé de tous mes péchés de jeunesse.
11:06Mais pas de toutes vos dettes.
11:09Que veux-tu dire ?
11:11Qu'hier encore, vous avez reçu un commandement.
11:13De qui ?
11:14Une certaine Madame Duval, marchande de biens.
11:17Dix ans après !
11:20Oh, les créanciers !
11:22En attendant, il faut payer.
11:24C'est-tu le seul moyen légal en France d'échapper aux créanciers ?
11:27C'est de devenir académicien ou ministre.
11:32Alors, De Graves,
11:35fais-moi cette lettre pour l'Élysée.
11:38Je ferai aussi un mot pour ce jeune homme.
12:05Je ferai aussi un mot pour ce jeune homme.
12:16Je ferai aussi un mot pour ce Sendakamon.
12:20J'ai vu ce genre de telaus.
12:27Ça va me passer.
12:39Tu sais ce que c'est la pause ?
12:45À ce train-là, tu sais combien il nous faudra de jours pour défrichir un hectare ?
12:51424.
12:58Un litre de bleu.
13:00Un litre de bleu.
13:05Il augmente tous les jours.
13:06Il a de plus en plus de mal à arriver jusqu'ici.
13:08Nous le ferons venir nous-mêmes.
13:10Vous n'avez pas le droit.
13:11Moi, je paye la patente.
13:12C'est ce que nous verrons.
13:13Nos trois cueils.
13:17Démagogie.
13:19Pour se faire élire délégué, il prend le genre peuple.
13:37C'est ce que je Milnie aéreur ?
13:39C'est ce que je ne vais pas faire ?
13:39C'est ce que les parents ne veulent pas me dire ?
13:45C'est ce qui ne veut pas.
13:46Je ne veux pas les parents.
13:47C'est ce qu'on a l'aurait.
13:53On a l'a aidé.
13:59Avec les herbes, ça fera penser le bœuf.
14:01Eh, les gars, ça marche.
14:05Plus besoin de sortir la nuit pour pisser.
14:07Eh, dis donc, je prépare le frichetis, moi.
14:09C'était juste un essai.
14:26Ah, ben, ça y est, c'est reparti.
14:29On va m'aider de semaine.
14:31Bon, c'est égal, la pluie, ça me berce, moi.
14:34De toute façon, on est mieux ici qu'où j'étais au mois de juillet.
14:38Eh, j'y repensais en le voyant faire.
14:42Les sous-sols des tuileries.
14:44Ah, on y crevait de chaleur et de soif.
14:49Tellement serré qu'on pouvait pas s'asseoir.
14:52Chaque fois que la garde changeait, on gueulait à boire, à boire.
14:55Mais ces salauds de garde mobile, ça t'a donné le mot.
14:57Tu sais à quoi y jouait ?
14:59À nous pisser dessus à travers les grilles.
15:04J'aurais pourdu te raconter tout ça, tiens.
15:09Ah, ben, dis donc, ça prend tournure.
15:12Dis-moi, ton passeport, c'est un faux ?
15:18Bien sûr.
15:20J'étais planqué depuis un mois.
15:23Quand j'ai appris qu'on pouvait s'inscrire dans les mairies pour embarquer.
15:26Seulement, tu te rappelles, il fallait fournir un certificat de bonne vie et mœur.
15:31Attestant qu'on avait pas participé aux journées de juin.
15:34Je pouvais tout de même pas aller le demander au commissariat du Faubourg.
15:37Au cours de la bonne graine, on était repérés.
15:42Alors, je me suis refait une identité.
15:45L'oiseau, Armand Miller-L'Oiseau, c'est mon vrai nom.
15:55Tiens.
16:12Mesdames et messieurs les colons, en place !
16:27Garde, bouf !
16:29Présenté, armes !
16:39Mes respects, mon général.
16:40Rapport, rapport.
16:41Poser, armes !
16:50Mais dites-moi, ils vivent encore sous la tente ?
16:55Nous attendons toujours la compagnie du génie, mon général.
16:59Mais qu'est-ce qu'ils foutent à Maringo ?
17:02Crébleu.
17:10Bienvenue à Arcole, mon général.
17:12Ah, voilà un minois et un accent de Paris qui me vont droit au cœur.
17:19Merci, mon enfant.
17:25Oh, dis donc !
17:26Saint-Arnaud en personne.
17:28Je n'aurais jamais cru.
17:42J'espère que vous avez voté, dimanche.
17:45Oui, mon général.
17:45Et vous avez bien voté ?
17:46Ah, oui, mon général.
17:54Bédard Moineau.
17:56Matricule 126.
17:58Colons de deuxième classe.
18:01Qu'est-ce que vous voulez dire, mon brave ?
18:04Mon général, j'ai une requête à présenter.
18:08Le général recevra tout à l'heure les délégués que vous avez élus.
18:10Ses rapports à l'attribution des concessions, mon général.
18:13Vous êtes vraiment bien mal placé pour vous plaindre.
18:15Non, non, laissez-le parler.
18:17J'ai l'impression que j'ai déjà vu cette tête quelque part.
18:20Vous étiez capitaine, mon général.
18:22Ne me dis pas que tu étais légionnaire !
18:24Ah non, Zouzou, mon général.
18:26Ah, les Zouards.
18:29Eh, dans ce temps-là, ça chauffait pour tout le monde.
18:33Vous êtes entrés avant nous dans la brèche, mon général.
18:36Constantin !
18:37Je savais bien que j'avais vu cette tête quelque part.
18:39Ah ben, j'ai bien failli la perdre ce jour-là.
18:41Au moment de l'explosion de la casbah.
18:43Oui, je me souviens.
18:45Vous aviez tous l'air de macchabées avec vos...
18:48vos cils roussis, vos cheveux arrachés.
18:53Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?
18:55On m'a donné le plus mauvais terrain, mon général.
18:58Bah, tu connais le pays aussi bien que moi, hein ?
19:00C'est pas du pâturage normand.
19:03Ah, mais il y a tout de même des différences.
19:05Le lentisque et le palmier nain, c'est pas pareil à arracher.
19:07Mon général, j'ai réparti du mieux que j'ai pu en tenant compte des situations de famille.
19:12Allons, un bon mouvement, capitaine.
19:14Puisqu'il était de la prise de Constantin,
19:16on va lui faire une petite concession.
19:23Ah, je ne vais pas envoyer lui, hein ?
19:25Oh, la tête qui faisait le pitaine.
19:28Résumons-nous.
19:30On vous avait promis les maisons.
19:32De Paris, c'est vite dit.
19:34Mais le poids de charpente vient de France.
19:36Et actuellement, deux bateaux sont retardés par la tempête.
19:41Alors, en attendant,
19:44vous aurez des barraquements.
19:46Hein ?
19:47En condition, bien entendu, de mettre la main à la part.
19:49Je suis charpentier, mon général.
19:51Qu'on nous fournisse seulement le bois, je ferai le reste.
19:53Vous l'aurez.
19:54Pour ce qui est des 10 centimes par jour...
19:56Ah, d'où, d'où ?
19:56Alors là, je vous arrête tout de suite.
19:58Ces 10 centimes, ce sont les deux sous du soldat.
20:01Vous êtes soumis au régime militaire.
20:04Même vivres, même argent de poche.
20:07Mais, il faudra un décret du militaire.
20:09Je suis le ministre de la guerre pour que je puisse vous augmenter.
20:11Quand il faut acheter là-dessus l'huile, le savon et la chandelle,
20:15ça ne fait guère, mon général.
20:16Bon, veillez à ce que l'intendance leur fournisse ces produits au prix coûtant.
20:20Bien.
20:21Nos femmes se plaignent de manquer de légumes verts.
20:24Vous êtes mariés ?
20:25Non.
20:26Non, mais je parle au nom de tous.
20:27Des enfants.
20:28Des enfants surtout, mon général.
20:30Qu'au diable !
20:32Pour avoir des légumes verts, il faut cultiver son jardin.
20:35Enfin, général, nous n'avons pas de graines.
20:37Et la semence de pommes de terre était si avancée
20:40qu'on se demande si on va retirer autant de patates qu'on en a mises en terre.
20:43Vous oubliez de dire que beaucoup d'entre vous les ont mangées au lieu de les planter.
20:47Il y a des fignants partout.
20:48Moi, je parle pour les autres.
20:50De toute façon, la terre n'était pas prête.
20:52Psst.
20:54J'avais pourtant donné ordre à la troupe de dépricher d'avance un lopin par famille.
20:58Je n'avais que trois hommes, mon général.
21:00Fais un rapport.
21:01Et de toute façon, l'intendance n'avait pas livré les pioches.
21:04Oh, l'intendance.
21:07Voilà 20 ans que je lutte contre sa gabegie.
21:10N'ayons pas peur des mots, c'est le chancre de l'armée.
21:12Mais surtout, ne les confondez pas.
21:16Bon, je suis content de vous avoir vus.
21:18Le moral ne me paraît pas trop mauvais.
21:21J'ai aperçu là-bas une sorte de buvette.
21:25Trinquez-y à la santé de la France, mes enfants, mais sans excès.
21:30Travaillez.
21:32Piochez.
21:33Déprichez.
21:34Et je vous promets mon appui.
21:36Mais mon général, sans bœuf de la bourre, nous n'y arriverons jamais.
21:39Oh, les bœufs, alors ça, c'est un mystère.
21:42On m'a affirmé à Alger qu'ils étaient en route.
21:48Y aurait-il erreur sur le troupeau ?
21:58Salamu alaikum.
22:00Salamu alaikum.
22:02Pour le général, mes chui, mes ch'imliens.
22:04Merci, mon vieux.
22:06Allah te le rende.
22:08Ça améliorera l'ordinaire.
22:11Vous avez déjà vu ce qu'il d'âme ?
22:14Non, mon général.
22:15Sans doute une visite de bon voisinage.
22:18Raccompagnez-le avec tous les honneurs.
22:19Et un chargement de semoule pour sa tribu.
22:22Baraka la oufique.
22:36Et en arabe, par-dessus le marché.
22:39Transmettez au bureau arabe de Blida.
22:41Redoua, mon vieux, redoua.
22:43Bluom.
22:45Bon, raccompagnez-le, lieutenant.
22:46Enfin, mon général, c'est peut-être urgent.
22:48C'est peut-être urgent, mais comme c'est en arabe, ça attendra.
22:51Enfin, je veux dire, ça attendra la traduction.
22:55Monsieur Dumouriez, j'ai deux mots à vous dire.
22:58Messieurs.
23:05Vous souvenez-vous de Louise de Trazigny ?
23:09N'est-ce pas la cousine de madame de Fénicaud ?
23:11Exact.
23:13C'est aussi ma femme depuis le 5 avril.
23:15Mes félicitations.
23:17Merci.
23:20Tenez, de sa part, ça vous changera agréablement de vos fonctions de délégué.
23:27Quel âge avez-vous ?
23:2922 ans.
23:30À votre âge, j'étais plus frivole.
23:33J'attends.
23:39Projet de phalansteur.
23:41Oh non, suffit, connu.
23:44En route, messieurs.
23:53Ben, dites donc, vous gênez plus.
23:56Excusez-moi.
24:02Hé, t'as pensé à lui réclamer des brouettes ?
24:05Ah non, j'ai complètement oublié les brouettes.
24:08Ben, forcément, il est toujours ailleurs.
24:33C'est pas notre affaire.
24:46On le mangera pour la Noël.
24:49Vous serez des nôtres, monsieur Frédéric ?
24:52J'aimerais bien être des vôtres.
25:00T'as pas beaucoup de fierté pour une courtade ?
25:02T'as pas beaucoup de fierté.
25:19Ah !
25:21Ah !
25:25Ah !
25:26Ah !
25:28Ah !
25:28Ah !
25:28Ah !
25:29Ah !
25:32Tu entends ?
25:36Les chacals !
25:37Et tu me réveilles pour ça, toi ?
26:00Regardez-moi dans les yeux !
26:02Pourquoi ?
26:03Vous avez confiance en moi ?
26:04Oui !
26:05Alors ne me quittez pas les yeux !
26:08Maintenant, rentrez chez vous !
26:09Mais il faut que j'aille chercher de l'eau !
26:10Je vous en prie, faites ce que je vous dis !
26:16Encore vous ?
26:17Mais qu'est-ce que vous lui voulez à ma fille ?
26:28Bon sang, les hyènes !
26:30Les hyènes ne s'attaquent qu'aux cadavres !
26:31C'est une main d'homme qui lui a tranché la gorge !
26:46Messieurs, cette tête de mouton ne prouve rien !
26:50Imaginez que l'un d'entre vous ait cherché la nuit à s'approprier l'animal, que ce dernier ait
26:55résisté, qu'il lui ait tranché la tête, et qu'un voisin ou un rapace nocturne ait dérangé le voleur
27:01! Il se sera affolé, aura fui et les hyènes auront fait le reste !
27:04Si vous préférez soupçonner l'un d'entre nous plutôt qu'un arabe !
27:07Mais l'arabe a donné le mouton, pourquoi aurait-il cherché à le reprendre ?
27:10Mais justement, d'où le problème est là !
27:12S'il s'agissait d'un autre arabe qui ait voulu ainsi protester contre ce don !
27:15Monsieur Dumouriez, votre imagination dramatique vous emporte !
27:18En attendant, nos femmes ont peur ! Faudrait renforcer la garde !
27:22Lieutenant !
27:32Lieutenant !
27:33Mon capitaine ! Où en êtes-vous de vos effectifs ?
27:35J'attends toujours !
27:37Mais peut-être qu'en allant sur place à Blida, je pourrais hâter l'envoi des renforts promis !
27:43Accordé, partez tout de suite !
27:45Remenez avant la Noël !
28:11L'Elysée, c'est pour moi !
28:21Le prince président n'a pas beaucoup de style, mais il est fort aimable !
28:27Monsieur Dumouriez a un joli brin de plume, mais il ne sera pas des nôtres à la Noël !
28:33Il dit qu'il ne saurait abandonner ses camarades dans des circonstances aussi difficiles !
28:38Mamie, le ton de votre lettre a produit le meilleur effet en haut lieu !
28:46Est-ce que ces villages sont en sécurité ?
28:50Autant qu'à Belleville ou à Mény-le-Montant !
28:53D'ailleurs, c'est la même ambiance !
28:55Après tout, si ce garçon s'y plaît...
29:03Tiens, qu'elle tu aurait qui fait l'appel !
29:12J'y vais ! Ça va me dégourdir les jambes !
29:14Et puis, toutes les filles seront là-bas !
29:20Tu sais, si tu veux y aller, te gêne pas pour moi ?
29:24Non ! J'aime autant faire une partie d'écarté !
29:26Comme tu voudras !
29:28Bonne partie quand même, mais créant !
29:29Hé ! Te mouche pas pendant le serment !
29:40Bon sang !
29:42Je comprendrais jamais pourquoi t'as refusé cette invitation à Alger !
29:45À ton âge, ça aurait tout de même été plus gai !
29:47Si j'étais parti là-bas, je risquais de ne plus revenir !
29:50Et alors ? Tu penses que ton avenir est ici ?
29:53Écoute, Médard !
29:55Ici, j'essaye de me croire utile, de m'accrocher à quelque chose, alors je t'en prie !
29:59Ne me décourage pas !
30:01Bon, bon !
30:07En cette première nuit de Noël que nous passons en terre d'Afrique,
30:11pensons à ceux que nous avons quittés ou qui nous ont quittés.
30:16Oui, je sais, des petits enfants manquent ce soir
30:20au rendez-vous de l'anniversaire du Seigneur victime
30:24du long voyage et du dépaysement.
30:26Ils forment au ciel une nouvelle légion d'anges.
30:32Ne les regrettez pas, pauvre mère, car à quoi bon nous le cacher ?
30:36La vie que vous êtes venus chercher ici est une vie de labeur continuelle,
30:41semée de déceptions.
30:43Mais aussi d'espoir,
30:45espoir de fonder un nouveau foyer,
30:48de fertiliser une terre rebelle, mais riche,
30:52et de répandre dans un pays oublié de Dieu,
30:55l'Évangile,
30:57la Parole du Christ.
31:09Je vous en prie, restez dans la maison de Dieu.
31:13La maison, la maison, et s'il nous en sert qu'on est fait comme des rares ?
31:16J'avais bien dit qu'il fallait renforcer la garde.
31:19Mesdames, messieurs, pas d'infolement, restez en place.
31:26Renseignements pris, il s'agit simplement d'un cortège luptial qui rejoint un douard ouest.
31:32Mariez la nuit de Noël.
33:18Vous vous êtes fait mal ?
33:21Non.
33:22Juste une coupure.
33:24Il me paraît qu'ici, tout s'engrime.
33:27Tendez.
33:31Tendez le doigt.
33:35C'est de l'eau de puits.
33:38Vous avez un mouchoir ?
33:39Non.
33:41Non, c'est pas la peine.
33:42Il suffit de le tenir serré un moment, ça suffit.
33:50Vous avez peur d'avoir à me le rendre ?
33:52Non, pas du tout.
33:55J'ai joué cette gargoulotte.
33:56Où l'avez-vous trouvée ?
33:57Je l'ai achetée à un colporteur maltais.
34:00Plus que les Arabes ne descendent plus de la colline,
34:01heureusement que nous avons les maltais.
34:02Oui, bien sûr.
34:06Eux, au moins, ils nous font la conversation.
34:11Depuis votre retour, vous passez votre temps à m'éviter.
34:14Pourquoi ?
34:15Je ne sais pas, moi.
34:17Les circonstances.
34:19En ce moment même, vous faites comme si je n'étais pas là.
34:23Non.
34:27Est-ce que je vous fais horreur ?
34:39Cette fois, au moins, c'est net.
34:41Mais pas du tout.
34:43Comment ça, pas du tout ?
34:44Mais enfin, dites-le lui.
34:45Quoi ?
34:47Très bien.
34:49Galant homme, c'est se taire.
34:51Mais j'espère bien.
34:52Je ne tiens pas à ce que ma fille devienne une délurée.
34:54Il y en a assez dans les parages.
34:56Non, non.
34:57Elle était honnête au Faubourg.
34:59Elle restera honnête à la colonie.
35:02Je n'ai pas de mauvaises intentions.
35:04Me non plus.
35:08On peut en parler ?
35:10Si vous voulez bien partager mon repas,
35:12tu vas rentrer à la maison.
35:14En maison.
35:22Vous auriez pu tomber plus mal ?
35:24Pardon ?
35:24Alors écoutez, si vous êtes revenus parmi nous,
35:26je suppose que vous avez l'intention de vous établir ici.
35:29Vous ne pourrez pas rester là tout seul ?
35:32Pour le moment, je...
35:33Pour le moment, vous tournez autour de ma fille.
35:35Et ma petite, je la connais.
35:37Elle a du cœur.
35:38Sans parler de ses autres qualités.
35:40Travailleuse.
35:41À droite de ses mains.
35:43Un peu têtu peut-être, mais dans le bon sens.
35:45Elle est plus fine que sa mère.
35:46Ou que moi.
35:48Au revoir.
35:50Non, merci.
35:51Je ne vous apprends rien de toute façon.
35:52On ne passe pas une nuit ensemble sans faire connaissance.
35:54Mais enfin, je vous ai déjà assuré que...
35:55J'aurais laissé courir, si vous ne l'aviez pas revu.
35:58Maintenant, je suis sûr qu'elle est amourachée.
36:00Alors de deux choses l'une.
36:01Ou bien on vous marie après les foins,
36:02ou bien vous levez le camp.
36:04Parole de courtade.
36:06Ce n'est aucun bien.
36:07Vous avez une concession.
36:08Moi aussi.
36:09En les réunissant,
36:10nous serions d'emblée
36:11les plus gros propriétaires du village.
36:14Fous-lui la paix.
36:16De quoi tu te mêles ?
36:17Je faisais semblant de dormir,
36:18mais j'ai bien vu le manège.
36:19C'est ta fille qui est venue la guicher.
36:20Il est bien assez grand pour se défendre.
36:22Il est trop bien élevé.
36:23Peut-être aurais-je mon mot à dire, non ?
36:24Ne discute pas avec ce cul terreux.
36:26Quoi ?
36:26C'est pas un ouvrier, c'est un Auvergnat.
36:28Là-bas, il pense qu'il y a une chose,
36:30réunir deux terrains.
36:30T'as rien à me défendre.
36:31Mais t'as rien à me défendre.
36:33Vous épousez ma fille ou vous foutez le camp ?
36:36Non, me sens blague.
36:37Ou tu te crois ?
36:38Au platon de mille vaches ?
36:39Tu veux en découdre ?
36:40Je vous en prie.
36:42Tu croyais être débarrassé de moi.
36:44Qu'est-ce que tu racontes ?
36:45Et bien maintenant, je serai ta conscience.
37:11Oh, non !
37:13Oh, non !
37:42Heureusement, je n'avais pas tout semé.
37:44Plain de toi, ils sont venus labourer.
37:46Venez, cette fois, il va m'entendre, le capitaine.
37:48Il est à Alger.
37:49Qu'est-ce qu'il peut bien foutre à Alger ?
37:51J'ai tenu à ce que ce convoi de matériel pour les colons
37:55s'achemine sous votre contrôle personnel.
37:58J'en suis très honoré, mon général.
38:00Vous en assurerez la répartition entre Castiglione, Maringo et Arcole.
38:06Sans favoritisme, bien entendu.
38:08J'y veillerai, mon général.
38:09Asseyez-vous.
38:10Merci.
38:16Alors, comment est le moral là-bas ?
38:18Les colons sont inquiets, mon général.
38:20Ils ont l'impression que des rôdeurs arabes s'introduisent la nuit dans le camp.
38:24Ah, justement, j'ai à vous transmettre.
38:28De la part de la direction militaire des fortifications,
38:33ce plan modèle de défense des colonies agricoles.
38:37À exécuter de toute urgence.
38:43Et c'est un gros travail ?
38:45La section du génie s'y attaquera en priorité.
38:49Armand, je vous prie.
38:51Excusez-moi.
38:52Bonjour.
38:54Mon ami, vous n'oubliez pas ce que vous m'avez promis.
38:59Ah, j'allais oublier.
39:01Euh, voilà.
39:04Il s'agit d'une mission un peu délicate que je préfère vous confier de vive voix.
39:08Il faudrait que vous trouviez une raison valable et suffisante
39:14pour expulser de la colonie le jeune du Moriou.
39:17Mais, quelles raisons ?
39:21Bon, nous avons déjà quelques précédents.
39:25Cours inconduites, ivrogneries, indisciplines.
39:32Ce garçon a le sang vif.
39:34Vous saurez bien le pousser à bout.
39:37À vos ordres, mon général.
39:40Et vous me rendrez compte aussitôt.
40:13C'est gentil d'être venu me voir.
40:17J'ai profité d'un ordre de mission.
40:19Sinon, tu sais, c'est difficile.
40:21Beaucoup de travail, de paperasserie.
40:23C'est comment, là-bas ?
40:26Ça commence à prendre tournure.
40:29Tu m'as réservé une maison ?
40:31Bien sûr.
40:34Sur la rue, pour que je puisse ouvrir ma petite boutique ?
40:36Oui, oui.
40:41Tu sais que je peux commencer à marcher ?
40:45Il vaut mieux attendre le printemps.
40:47Avec les pluies, là-bas, c'est un vrai chantier.
40:50C'est moche ?
40:52Non.
40:54Le temps de tout mettre en place...
40:59Tiens, passe-moi ces engins, là, que je te montre ce que je peux faire.
41:02Mais non, repose-toi.
41:03Mais si, donne.
41:05Allez.
41:24Tu vas pas tourner de l'oeil, Capitaine.
41:28Allez, viens.
41:30Viens, on va faire un petit tour dans le jardin.
41:46Tu vas pas tourner de l'oeil, Capitaine.
42:25C'est quelqu'un de chez nous ?
42:26Non, une jeune femme.
42:28Son mari a disparu.
42:30Ils habitaient une ferme isolée, à deux lieux d'ici, d'autre côté de la vallée.
42:34Hier soir, il y avait balle au village.
42:35Pendant que la jeunesse dansait, la ferme a été attaquée.
42:38Et comment l'avez-vous su ?
42:39Le vent venait de par là.
42:41J'ai pas venu le lieutenant, mais il dansait, lui aussi.
42:44Et quand il est arrivé sur les lieux, tout avait brûlé.
42:47Maintenant, c'est plus des moutons qu'ils égorgent.
42:49Les colons ne veulent plus quitter le camp.
42:51Ils réclament des armes.
42:52Des armes aux civils.
42:54C'est contraire au statut.
42:56En tout cas, en tant que délégué, moi, tout à l'heure, je vais venir vous en demander, officiellement.
43:00Je vous ferai la même réponse.
43:02Peut-être, mais je viendrai quand même.
43:11Alors, voilà ce que ça donne en coupe.
43:14Ici, un petit bastion entouré de deux fossés, avec une berne, hérissé d'aloès et de figuets de barbarie.
43:21C'est ça.
43:21C'est ça.
43:22Nos gosses, cet été, on va les nourrir avec des figues de barbarie.
43:25Qu'est-ce que vous voulez dire ?
43:25Que le temps passé à ces travaux sera pris sur les nôtres.
43:28Et que si on veut récolter cet été, c'est maintenant qu'il faut semer.
43:31Mais l'armée va vous aider.
43:32Oui, nous sommes là pour ça.
43:34Quoi ? Avec vos trois rigolos ?
43:35Le reste de mes hommes arrive aujourd'hui.
43:37Il vous suffira donc d'établir par roulement une corvée de fortifications parmi les colons.
43:42Une corvée de plus.
43:43Les ordres viennent de Paris.
43:47Vous ne dites rien, monsieur Desmouriers ?
43:50J'admire ce travail d'école.
43:52C'est du Vauban.
43:54Sans doute êtes-vous le plus qualifié pour me dresser cette liste des colons de service.
43:59Vous savez, moi, j'écris très mal.
44:01Vous refusez ?
44:02Faire d'Arcole une place forte au lieu d'un marché me paraît une absurdité.
44:06Nous allons nous couper des ressources du voisinage et nous attirer définitivement l'inimitié des indigènes.
44:11Une femme éventrée, une ferme brûlée, vous appelez ça de l'inimitié ?
44:16Enfin, il s'agit peut-être du crime d'un fou, d'un rôdeur, je ne sais pas, moi.
44:19Il faudrait peut-être faire une enquête, non ?
44:22Une enquête dans l'Edouard. Autant chercher une aiguille dans le sable.
44:26Ces gens-là ne croient qu'à la force.
44:28De toute façon, ayant visité les lieux, je peux vous assurer qu'il s'agissait bien de l'attaque d
44:32'une bande.
44:32Et non d'un crime isolé.
44:35Bon, moi je perds mon temps ici. Je vais me coucher.
44:42Tout va mal ici. Depuis que ce caïd a remis au général Saint-Arnon un placé, qu'il est parti
44:48sans obtenir des réponses.
44:49Et vous savez l'arabe, vous ?
44:50Quelques mots. Enfin, moi j'ai des excuses. Je débarque à peine.
44:54Mon cher, les généraux qui ont conquis ce pays ont mieux à faire que d'apprendre l'arabe.
44:57Et vous n'avez pas à les juger. Les travaux commenceront demain.
45:04C'est une injure ?
45:05Non. Un proverbe.
45:08À tout vainqueur, Dieu lui amène son vainqueur.
45:11D'où tenez-vous cela ?
45:13D'un mendiant aveugle.
45:20Dunoise, il faut me surveiller ce garçon.
45:29D'où tenez-vous cela.
46:08Il faut bien là pour nous espionner.
46:11Il faut pas avoir le mal partout, à loin.
46:14Un sous les grenades, un sous les grenades.
46:17Un sous les grenades.
46:19Un sous les grenades, un sous les grenades.
46:21Un sous les grenades.
46:23Un sous les grenades.
46:27Un sous les grenades.
46:32Je me chierai le coup.
46:45C'est la pause ?
46:47Non, la relève.
46:49Monsieur Médard ne saurait tarder.
47:29Un sous-titrage.
47:32Un sous-titrage.
47:34Un sous-titrage.
47:39Un sous-titrage.
47:45Un sous-titrage.
47:48Un sous-titrage.
47:52Un sous-titrage.
47:55Un sous-titrage.
47:56Un sous-titrage.
47:56Un sous-titrage.
47:56Un sous-titrage.
47:57Un sous-titrage.
48:01Un sous-titrage.
48:02Un sous-titrage.
48:03Un sous-titrage.
48:09Un sous-titrage.
48:10Le temps donnait un ordre et je suis à vous.
48:17Allez me surveiller discrètement.
48:18Le citoyen du Mont-Rier, il est parti du côté de la montagne.
48:21Passez par derrière et dans une heure vous viendrez me rendre compte de cet agissement.
48:24Mais à mon capitaine, allez.
48:32Alors ?
48:34Qu'est-ce qui ne va pas ?
48:34Je n'aurais pas dû venir vous voir.
48:37Mais au contraire, c'est une très bonité.
48:39Tu peux me parler comme un père.
48:41Justement.
48:42Justement quoi ?
48:45Non, je m'en vais.
48:46Si tu es venue, c'est que tu avais une raison, non ?
48:50Et si ce que tu as à me dire est confidentiel,
48:54je te promets que ça restera entre nous.
48:58C'est si grave que ça ?
49:01Je sais bien qu'un père a tous les droits.
49:04Dans certaines limites, oui.
49:08Les auraient-ils franchis ?
49:09Ah, je n'en sais rien.
49:11C'est un paysan, mon père.
49:12Puisqu'il a mis les pieds ici, il est redevenu comme au pays.
49:17Est-ce qu'il aurait porté la main sur toi ?
49:19Oui, une ou deux taloches, mais ce n'est pas le plus grave.
49:21Ah bon ?
49:23C'est surtout qu'il va m'empêcher de sortir.
49:26Ça a commencé dimanche.
49:28Il ne voulait pas que j'aille au bal, alors il m'a attachée au mat de la tente.
49:32Ce matin, je voulais apporter à boire aux soldats et aux compagnons qui travaillent pour nous.
49:35Alors il a recommencé.
49:38Regardez, j'ai encore les marques.
49:43Qui t'a délié ?
49:44Ma mère.
49:45Elle sait que tu es venue ici ?
49:47Non.
49:49Elle est partie avec les voisines, l'avait du linge à la rivière.
49:55Hop, il ne dit de rien.
49:56Je n'aurais pas dû venir.
49:57Attends.
49:58Attends un peu.
50:02Ton père, il a bien une raison pour te séquestrer.
50:07Il ne veut plus où je voie quelqu'un.
50:08M. Dumouriez.
50:13J'ai bien deviné, hein ?
50:15Mais sur ce point, ton père n'a pas tort.
50:17Mais pourquoi cela ?
50:18Parce que M. Dumouriez est un oiseau de passage.
50:21Qu'est-ce que ça veut dire ?
50:22Bien voir.
50:27Tiens.
50:28Regarde.
50:51Oublie-le.
50:52Pense à ton avenir.
50:54Une jolie fille comme toi,
50:57tu peux devenir la reine d'Arcole.
51:08Tout ce que tu voudras, tu l'auras.
51:10Tout.
51:18Oh, mais vous êtes fous dans cette famille.
51:24Oh, des vrais sauvages, vous me le paierez, toi et ton père.
51:28Tu vas taire, tu entends ?
51:29Pas un mot, sinon je vous fais expulser tous les quatre.
51:32Pourquoi ?
51:32Inconduite, immoralité.
51:34Ton père Toba est de séquestre, un bon rapport et ça suffit.
51:37Alors pas un mot.
51:38Et j'oublierai tout ce que tu m'as dit.
51:39D'accord ?
51:40D'accord.
51:41Jure-le !
51:42Sur la vierge !
52:05Amis, par l'été, la brise vous favorise
52:10Et la vapeur vous conduit au bonheur
52:14À l'appel de l'Afrique, pliez boutique
52:20Et sa chaleur vous ira droit au cœur
52:24Les palmes, les oranges, le son étrange
52:30De ces tambours berceront vos amours
52:34La pluie et le soleil y font merveille
52:39Le travailleur en fera fruits et fleurs
52:44Amis, par l'été, la brise sent le jasmin
52:49La terre promise est au bout du chemin
53:15Amis, par l'été, la brise sent le jasmin
53:50Amis, par l'été, la brise sent le jasmin
54:03Amis, par l'été, la brise sent le jasmin
54:08Amis, par l'été, la brise sent le jasmin
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