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DB - 06-04-2026
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00:02Aux environs de 1760, un jeune paysan d'Auvergne, victorien Lyotades, tue courageusement une bête monstrueuse qui terrorisait la région.
00:12Le comte de Réquista pourrait compenser le jeune homme, le nomme-régisseur de ses terres.
00:16Le même jour, la comtesse met au monde une petite fille, Aurore.
00:20Le comte est déçu, il espérait un garçon car il avait déjà une fille, Agnès.
00:26Quinze ans plus tard, Aurore est devenue une ravissante adolescente.
00:30Victorien Lyotades, chargé de la surveiller dans ses promenades autour du château, lui apprend à monter à cheval et l
00:35'initier au plaisir de la nature.
00:37Elle l'admire, pour elle c'est un héros, il a vaincu la bête, elle le part de toutes les
00:41qualités.
00:43Agnès se marie avec un gentilhomme du voisinage, le baron du Koufour.
00:47Le comte de Réquista meurt et Agnès, la fille aînée, devient la maîtresse du domaine.
00:52Elle met au monde un fils, à l'occasion de cette naissance, elle reçoit cérémonieusement dans sa chambre.
00:57Aurore vient lui rendre visite.
01:21J'ouvre tes volets.
01:30Écoute ce bon silence.
01:31Approche-toi, Aurore.
01:41Là, ça va mieux comme ça ?
01:43Oui, merci.
01:44J'aurais aimé voir mon neveu de plus près.
01:46Demain.
01:47J'espère que tu allais être à ton fils.
01:49Il faut suivre la nature, ma bonne.
01:51En suivant la nature, on donne à l'enfant la ligue.
01:54Qui t'a enseigné pareil, Baliverne ?
01:55Ce n'est pas mademoiselle Vernot-Jacques ?
01:57Sûr que non, Vernot ne connaît rien à nos enfants.
01:59Tandis que toi, tu t'y connais.
02:00Comme tu le vois, ma toute balle.
02:02Et j'irai même plus loin.
02:03Je crains que notre mère ne t'ait pas donné de conseils suffisants.
02:05Oh, Aurore, cesse de débiter des sottises.
02:08Maman nous a élevés.
02:09Il y a eu des Réquistas avant toi.
02:10On n'a pas attendu tes leçons, que je sache.
02:12Il y a une tradition sur ce point, comme sur les autres.
02:14Ne te contrarie pas, ma bonne chérie.
02:16Mais je te fatigue, sans doute.
02:17Avant de partir, je vais refermer les volets.
02:19La nuit tombe vite.
02:20Aurore, quand perdras-tu l'habitude de te conduire comme une femme de chambre ?
02:23Le jour où je ne vivrai plus dans un château, peut-être.
02:27Donc, on prépare les chandeliers dix mois vite
02:29où tu as déniché tes beaux principes sur l'allaitement.
02:32Je te récite l'Émile de Jean-Jacques Rousseau.
02:34Oh, quel drôle.
02:35Tu trouves que Rousseau est un drôle ?
02:36Non, je trouve qu'il se mêle de ce qu'il ne le regarde pas.
02:39Si tu savais tout ce qu'il raconte, tu ne trouveras plus que c'est un drôle.
02:42Je vais te le dire, veux-tu ?
02:43Je t'écoute.
02:44Je te dis tout à traque et je me sens.
02:47Il faut que ton petit Bertrand apprenne qu'il ne doit pas faire tout ce qui lui passe par la
02:50tête.
02:50Un enfant ne doit être ni homme ni bête, mais enfant.
02:53Il faut qu'il sente sa faiblesse, donc qu'il en souffre,
02:55qu'il dépende et donc qu'il obéisse, qu'il demande, qu'il commande.
02:58Oh, assez, assez.
02:59Tu m'étourdis avec tes litanies.
03:01Ton Rousseau n'est qu'un nurlu berlu.
03:03Et tu as pris ces belles frances creuses par cœur.
03:07Ah, ce fatras ne signifie pas grand-chose.
03:09C'est de la poudre aux yeux pour les bourgeois.
03:11Ceux-là, du moment qu'on écorche les traditions, ils sont ravis.
03:15Que de fois, quand notre pauvre Mers...
03:18Ah, voici les chandeliers.
03:19Oui, Martin, sur la commode, vous devez se la cheminer.
03:22Merci.
03:22Je vais passer au bal.
03:24Je souhaiterai une bonne soirée à tous en ton nom.
03:26Aura.
03:27Hmm ?
03:27Sois raisonnable.
03:29Dis à Vernoujac que je vous autorise à rester au bal jusqu'à neuf heures.
03:33Après neuf heures, les paysans deviennent grossiers.
03:35La boisson leur fait perdre la notion des distances.
03:38La place d'une jeune fille n'est plus là, tu me comprends ?
03:41N'est-ce pas, ma chérie ?
03:42Allez, bonsoir.
03:47Bonne nuit, Agnès.
03:53Elle était sage au moins, mon frère ?
03:55Très sage.
03:56Je l'ai caressée tout le temps.
03:57Oh, vous êtes un vrai Saint-François.
03:59Oh, mademoiselle Aurore.
04:01Ah, madame la doua arrière.
04:04Bonsoir, mon père.
04:05Aurore, je t'attendais.
04:07Madame Viron demande que tu ailles avec ses filles
04:09voir danser la bourrée à Maisonneuve.
04:11Vernoujac vous accompagnera.
04:12Oh, elle est gentille, madame Viron.
04:14Tu dormiras chez elle et demain matin, elle te ramènera pour la messe.
04:17Si tu veux que tes amis viennent passer le dimanche avec toi,
04:19tu n'auras qu'à le lui dire.
04:20Dans ces cas-là, il faut que je m'apprenne.
04:22Je ne suis ni coiffée ni habillée.
04:24Coquette, va.
04:25Tu es très bien comme ça.
04:26Non, non, je vous assure, il faut que je m'attiffe un peu.
04:28Je me saute.
04:31Vous le voyez, mon père.
04:33Ce n'est pas une fille que j'ai, c'est un oiseau.
04:37Vous venez un instant.
04:44Elle me semble bien énervée aujourd'hui.
04:46Oh, c'est une fille qui n'est pas facile à conduire.
04:49Non, ni sa soeur ni mademoiselle Vernoujac n'auront de prise sur sa volonté.
04:53Car elle en a.
04:54Vous êtes de mon avis, je le vois.
04:56Il serait temps d'agir.
04:58Et dans quel sens, madame la douairière, souhaiterait-elle...
05:01Je pense à son établissement.
05:03Or, or, à 16 ans, mon père, il faut que nous la marions.
05:06Je lui en ai parlé à mon couvert.
05:08Quelle mine a-t-elle fait ?
05:09A-t-elle laissé percer ses préférences ?
05:11Hélas, non.
05:12Au moment du mariage de sa soeur, nous avions espérées.
05:15Mais vous vous en souvenez, mon père ?
05:16Elle n'a même pas voulu rester au bal.
05:18M. le comte était tellement malade.
05:20Or aura du sentiment, je la comprends.
05:23La vérité, c'est qu'elle s'oppose à tout projet.
05:26La mort de M. le comte a été par la suite un obstacle à de nouvelles rencontres.
05:31Bien sûr.
05:33J'aurais aimé l'envoyer à Paris.
05:34Mon cousin Rocamadour m'a proposé de la faire inviter aux Tuileries.
05:38Mais elle refuse cela aussi ?
05:40Oh, mon père.
05:41Si vous saviez les propos qu'elle me tient.
05:43Si elle se confie à vous, c'est déjà mire.
05:45Mais qui donc lui a inculqué ce sentiment de révolte ?
05:48La révolte ?
05:49Enfin, je veux dire de... d'éloignement.
05:53Madame, la jeunesse mieux que nous respire l'air de son tendance.
05:57Je m'explique.
05:59Il souffle un vent qui vient de l'Amérique.
06:02On parle de république.
06:04Pour les uns, c'est un vent de folie.
06:06Pour les autres, une brise d'espérance.
06:09Mais vous croyez que même chez nous, dans notre province, les paysans se laisseraient influencer ?
06:15Mais par qui ?
06:17Madame, après l'aventure de la bête que Victorien Lyotadès a si courageusement tué,
06:24M. le comte a cru bon d'accorder à notre vaillant régisseur un rang et un pouvoir.
06:31Vous croyez qu'il a commis une erreur ?
06:33Ah non, pas du tout. Ce n'est pas ce que je voulais dire.
06:36Je voulais simplement faire remarquer que Lyotadès a accédé à un rang, un pouvoir dont, en d'autres temps, il
06:43n'aurait jamais bénéficié.
06:45Il a pris de l'ascendant sur tout notre petit peuple.
06:49On l'admire, on l'écoute.
06:52Victorien est sans reproche, n'est-ce pas, mon père ?
06:55Sans reproche.
06:57Il a sa place, il l'a remplie, il profite de son autorité.
07:03Et croyez-vous, madame, que la noblesse du comté acceptera jamais qu'une demoiselle de votre lignée épouse un Lyotadès
07:13?
07:14Comme dites-vous là, mon père ?
07:20Voudriez-vous parler d'Aurore ?
07:24Oui, madame. Il est question de mademoiselle Aurore.
07:46Jeux Aréquista, veillez au préparatif du bâle.
07:48Bien victorien.
07:49Oh, pardon, monsieur le régisseur.
08:19Jeux Aréquista, veillez au préparatif du bâle.
08:22Ma... Ma Verneau, qu'est-ce qui t'arrive ?
08:24J'ai une migraine, une migraine.
08:26Oh, et moi qui venais te chercher pour aller au bal de Maisonneuve ?
08:30Ça, il n'en est pas question.
08:33Nous y allons avec les demoiselles Biron. C'est maman qui me l'a proposée.
08:36Eh bien, vous irez sans moi.
08:38Tout le monde t'engraîtera, tu sais.
08:41Essaye de dormir, ma bonne Verneau.
08:43A demain. Je te raconterai.
08:46Tiens, je te laisse mes idées.
08:48Oh, oui.
09:00Oh, quelle bonne idée vous avez eu.
09:02Ça te rend vous plaît. Au revoir.
09:04Oh, oui, beaucoup. Vous l'avez-vous dénichée ?
09:05Notre vieille maison renferme des trésors.
09:07Oh, vous êtes parfaite.
09:09Regardez-vous dans le miroir.
09:15Oh, c'est merveilleux. J'ai l'air d'une paysanne du temps de week-end.
09:20Notre grand-mère l'a sans doute portée quand elle allait danser les jours de fête.
09:23Vous allez dire, je ne suis pas gentille.
09:24Mais c'est une chance que Verneauille migraine.
09:31Attends.
09:33Que signifie cet accoutrement ?
09:35Oh, maman, vous ne trouvez pas qui Isabelle est Simon et une excellente idée ?
09:38Oh, ce sont des robes qui appartenaient à ma grand-mère.
09:40Moi, je suis sûre que nos paysans seront touchés de voir que nous sommes habillés comme elle.
09:44Oh, malheureusement, mes petites filles.
09:45Je venais vous dire qu'il n'était plus question que vous aviez à ce bal,
09:48puisque Verneau Jacques ne peut pas vous accompagner.
09:50Oh, maman, vous n'allez pas me priver de cette joie.
09:52J'étais tellement contente d'aller au bal avec mes amis.
09:54Ah, avec Verneau Jacques, j'y aurais consenti.
09:56Madame, permettez-moi d'insister.
09:58Je suis l'aînée, j'aurais de la raison pour toi.
10:00Ah, que vous m'embarrassez.
10:03Je voudrais tellement vous faire plaisir,
10:04mais vraiment laisser Aurore sortir sans sa gouvernante,
10:08on ne comprendrait pas.
10:09Et que va dire Agnès ?
10:11Agnès ?
10:11Mais c'est elle qui m'a chargée d'aller porter son compliment à nos paysans.
10:14Oui, je le sais parfaitement.
10:15Si Aurore ne vient pas, vous nous privez aussi de notre joie.
10:18Oh, mais fille, je ne voudrais pas gâcher votre soirée.
10:22Pourquoi n'iriez-vous pas sans Aurore ?
10:24Oh non, madame, si Aurore ne vient pas, nous n'irons pas non plus.
10:27Oh, madame la coûtée, si vous saviez que le souvenir, ce sera pour nous.
10:30Oh, maman, ma petite maman, je vous en supplie.
10:32Oh.
10:35Bon.
10:36Je cède.
10:38Oh, mais surtout aucune excentricité, n'est-ce pas ?
10:40Tout le monde vous connaît et personne ne vous pardonnerait le moindre manquement.
10:43Malgré vos costumes, vous ne danserez qu'avec discrétion et vous ne rentrerez pas tard.
10:48Oh, maman.
10:52Et maintenant, dites-moi comment vous me trouvez.
10:55Vous êtes charmante toutes les trois.
10:58Simone, je compte sur vous.
11:00Allez, au revoir, mes filles.
11:02Eh, soyez sages.
11:04Nous le serons mal à vous, vous le promettez.
11:08J'ai bien cru que ce tout était bien.
11:10Votre mère vous adore, ma chérie.
11:12Allez, vite prévient votre cocher.
11:13Ah oui, c'est ça.
11:14Mais ne vous impatientez pas, il est possible que je sois obligée de faire appeler.
11:16Je me dépêche.
11:25Oh, pardon, mademoiselle.
11:26Oh, Victoria, je te cherchais.
11:28Mademoiselle ?
11:29Écoute-moi.
11:30Je vous écoute.
11:31Je dessins à Maison-Ève avec Simon et Isabelle Biron.
11:34Oh, Victoria.
11:37Victoria !
11:38Oui, mademoiselle ?
11:39On ne m'appelle pas mademoiselle ce soir.
11:42Appelle-moi Aurore.
11:44À vos ordres.
11:46Il faut que tu viennes à Maison-Ève.
11:48C'est moi qui te le demande.
11:50Aurore.
11:51Très bien.
11:53Continue.
11:55Aurore, ce serait peut-être...
11:56On ne me contrarie pas, Victoria.
11:58Vous ne le voudrez pas, mais...
11:59Pas de mais, je t'en prie.
12:05Il faut que tu sois à Maison-Ève avant que nous arrivions.
12:08Comme ça, on ne pourra pas dire que tu me suivais.
12:11Tu veux bien l'obéir à ta petite maîtresse ?
12:14Bien sûr.
12:16Toujours.
12:18Merci, Victoria.
12:20Pour ce moment, je t'embrasse.
12:24Tout à l'heure, au bas de Maison-Ève.
12:38J'allais chercher mon cocher, le vôtre est là qui nous attend.
12:41Et nous aussi, de l'instant, nous n'y avons pas pensé, c'est stupide.
12:43Après tout, ce n'aurait pas été si ça.
12:44Nous serions arrivés dans deux voitures.
12:46Qu'est-ce que c'est ?
13:03J'ai pensé que ce serait plus habile d'arriver à pied,
13:05comme si on se promenait.
13:07Venez, Aurore.
13:08Isabelle, attends-nous.
13:10On y voit comme en plein jour.
13:19Je voudrais ranger ma coiffe.
13:21Simone, vous voulez vous m'aider, s'il vous plaît ?
13:23Là.
13:24Voilà.
13:25Merci.
13:26Parce que nous sommes drôles.
13:27Clément, vous pourrez aller dans le pré
13:29et vous irez voir à notre santé.
13:31Merci, mademoiselle.
13:31Mais pas trop, tout de même.
13:33Et ne vous éloignez pas.
13:41Mais c'est Victoria.
13:43Oh, monsieur le régisseur Lyotadès
13:45a mis son tricorne à l'argent Jacques Rousseau.
13:46Sans doute pour vous plaire, Aurore.
13:48Pour me plonger ?
13:49Oui, tout le monde sait que vous admirez
13:50les écrits de ce révolutionnaire.
13:52Révolutionnaire.
13:53Voilà un bien grand mot pour un citoyen de Genève
13:55qui a simplement des idées nouvelles.
14:16Je vous salue, mademoiselle.
14:18C'est une bien-honneur de surprise.
14:19Ce sera pour nous tous un événement
14:21que nous n'oublierons pas.
14:22Je vous précède, si vous permettez.
14:33Je vous remercie, vous, là.
14:36Je vous remercie, vous, là.
14:36Victoria, je voudrais que tu fasses
14:37savoir à tout le monde
14:38que nous sommes venus ici
14:39pour nous féliciter la sœur de ma sœur,
14:41la proteste Agnès.
14:42Mais vraiment ?
14:43Cependant, je crois qu'on a mis trop mal
14:45que vous ne participez pas à la danse.
14:46Un tour au moins,
14:47ainsi que les demoiselles.
14:50Vous pouvez très bien vous danser,
14:51mademoiselle Aurore.
14:53Oh, voici la pause.
15:02Merci.
15:08Est-ce que vous jouez bien ?
15:10Que vous avez fait pour un gris-gris.
15:17Je veux danser avec toi, Victoria.
15:20À vos ordres, mademoiselle.
15:26Attention, les musiciens.
15:27Pas de gris-gris, cette fois.
15:28Oh !
15:36Mme Aurore, pourquoi les musiciens-là ?
15:38Est-ce que je ne peux pas faire, Victoria ?
15:39Ça ne me plaît pas, danse avec moi ?
15:41Si, bien sûr.
15:42Aurore, vous allez ?
15:44Gris, gris, gris, gris, gris, gris, gris, gris, gris, gris, gris.
15:48Pardonnez-moi, il faut que je fasse au moins semblant de vous embrasser.
15:50Moi, je ne fais pas semblant.
15:55Bravo, Victoria !
16:02Vous êtes témoin que je vais donner l'ordre aux musiciens, non ?
16:04En fait, il sort, Victoria.
16:05Ils ont bien fait de ne pas obéir.
16:06Non, non, ils vont savoir ce qui leur coûte de me désoblier.
16:08Ah, Victoria, je te l'interdis.
16:09Si tu fais ça, je m'en vais tout de suite.
16:26Merci.
16:43Il fait chaud, et si vous ne trouvez pas, donnez-nous un peu, Timon.
17:01Oui, vous avez raison, Henri, il fait chaud.
17:05On respire.
17:17Simone, je ne suis pas heureuse.
17:19Qu'est-ce qui se passe, Aurore ?
17:22Simone, Simone !
17:25Parlez-moi. Moi aussi, je sais ce que c'est d'être malheureuse.
17:32Je souffre parce que...
17:35Dites, je vous écoute de tout mon cœur.
17:39Je saurais garder votre secret.
17:42Si secret il y a...
17:54Oui, oui, oui !
17:58Oui, oui, oui !
18:14Pierre, où est Simone ?
18:15Je ne la vois pas.
18:17Et Aurore ?
18:18Je ne la vois pas non plus.
18:20Adrien ?
18:21Oui, c'est Isabelle.
18:22Il n'a pas aperçu Simone ?
18:23Non.
18:24Mademoiselle Aurore ?
18:25Non plus.
18:25Ah, oui !
18:25Non plus.
18:26Ah, oui !
18:28Oui !
18:28Les gens ont été battus envers de notre...
18:31Oui !
18:31Vous entendez comme il s'amuse ?
18:35Bien, innocemment !
18:37Oui ! Oui ! Oui ! Oui !
18:37Je me demande qui, Victoria embrasse en ce moment.
18:42Vous n'êtes tout de même pas jalouse de Victoria ?
18:47Je ne sais pas, Simone.
18:49Je sais seulement que je souffre.
18:52C'est donc vrai ce qu'on raconte ?
18:53Qu'est-ce qu'on raconte ?
18:55Que je suis amoureuse de Victoria ?
18:57Eh bien oui, c'est vrai.
18:58Je l'aime et je veux l'épouser.
19:00Oh, pauvre Aurore, que me dites-vous ?
19:02Ça n'est pas possible, vous ne pouvez pas vous mésallier à ce point.
19:06Toute la noblesse du comté s'adressera contre vous.
19:10Et votre mère elle-même ne pourra pas vous soutenir.
19:12Ce n'est pas ma mère que je redoute.
19:16Mais ma sœur,
19:19mon seigneur de Saint-Flour et tous ces barons que je déteste
19:22et qui ont bien moins de noblesse que mon Victorien.
19:24Mais que vous le vouliez ou non, Victorien est un roturier.
19:30Un serviteur de votre famille.
19:33Il ne pèsera pas lourd en face d'eux.
19:37Je sais.
19:39Et c'est pour ça que je suis malheureuse.
19:45Ma pauvre chérie, je ne sais que vous dire.
19:48Est-ce que le mieux ne serait pas de demander conseil à madame votre mère ?
19:52Ma mère est bonne, mais elle est faible.
19:54Vous l'avez vu vous-même.
19:57Elle ne pourrait rien faire.
19:59Même si elle comprenait que je veux faire ma vie avec Victorien.
20:02Aurore, je crois que vous devez être raisonnable
20:06et renoncer à cet amour.
20:10Je suis malheureuse.
20:12Malheureuse.
20:13Mais Aurore, qu'est-ce qui vous prend ?
20:14Tout m'est égal, je ne veux plus retourner au bal.
20:30Non, Simone, je ne veux pas revenir au bal.
20:32Mais alors, quoi faire ? Vous n'allez pas rester dehors.
20:36Non, bien sûr.
20:39Il vous suffit de dire à Victorien, nous brûlons nos châteaux.
20:42Et vous n'y pensez pas ?
20:44Nous avons donné notre parole à madame votre mère.
20:46Ma mère n'en saura rien.
20:48Je monterai directement dans ma chambre.
20:51Vous nous mettrez dans une situation délicate, Aurore.
20:55Pardonnez-moi, Simone.
20:59Restez ici.
21:01Je vais aller chercher Victorien.
21:19C'est parti.
21:20Allez-y.
21:25Ah!
21:32C'est parti.
21:59Eh bien, ma chère, je vais vous en apprendre une bien bonne.
22:03Votre sœur bâtit folle à Maisonneuve au milieu des paysans.
22:07Je le sais.
22:08Ce que vous ne savez pas, c'est qu'elle s'y trouve seule avec les demoiselles Biron.
22:13Quel mal y a-t-il ?
22:14C'est moi-même qui lui ai donné l'autorisation de se rendre au bal avec les petites Biron et
22:18Vernoujac.
22:20Vernoujac, elle est au fond de son lit.
22:24Comment ? Je ne comprends pas. Personne ne m'a rien dit.
22:26Naturellement, personne ne vous a rien dit.
22:28Votre mère s'en est bien gardée.
22:32Claudemir, d'où tenez-vous cela ?
22:34Je l'ai vu.
22:36Mais mes yeux vus.
22:38En rentrant au château, j'ai demandé où était Vernoujac et on m'a répondu qu'elle était souffrante.
22:42Enfin, ma mère aurait tout de même pu m'avertir.
22:44Votre mère, elle a toutes les faiblesses, quoi.
22:48Elle ne garde ses sévérités que pour moi.
22:51Je m'en plaindrai, elle.
22:52Regardez-vous-en bien.
22:53Elle vous répondra qu'elle ne voulait pas vous déranger.
22:58En tout cas, nous avons maintenant la preuve de la mauvaise éducation qu'a reçue votre sœur.
23:03Et par-dessus le marché, vous me dites que c'est vous qui l'avez autorisé à aller au bal,
23:07se mêler à des manants.
23:08Oh, Claudemir n'exagérait rien.
23:11Après tout, ce bal a été organisé pour nous fêter, nous.
23:14Qu'Aurore y soit allé, il n'y a pas de quoi en faire une histoire.
23:17Bon, bon, continuez.
23:19Nous verrons où l'indulgence vous mènera.
23:21Bon, bon, continuez.
24:13Je suis heureuse d'être là.
24:15Moi aussi.
24:17Je n'aime pas les balles, et toi ?
24:18J'aime celui du carnaval.
24:20Moi aussi.
24:21Celui-là m'amuse parce qu'on se met des masques.
24:45Comme la nuit est belle.
24:46Arrêtons-nous, victorien.
24:50Attrape.
24:50Je veux dire.
24:50Je veux dire.
24:51Je veux dire.
24:59Je veux dire.
25:18Attrape-moi.
25:26Est-ce qu'on est bien ?
25:28Qu'on est bien.
25:30Vous allez prendre froid.
25:33Il faut rentrer.
25:36Je t'aime, Victorien.
25:38Je t'aime.
25:39Je t'aime.
25:42Tu savais comme je t'aime.
26:08Aurore, ce n'est pas bien ce que nous avons fait.
26:11Pourquoi ?
26:12Est-ce que tu ne m'aimes pas tout ici ?
26:14Moi.
26:18Moi, je vous aime depuis toujours.
26:21Depuis toujours, vous faites partie de ma vie.
26:25Pensez que vous êtes née le jour où j'ai tué la bête.
26:28Et c'est ce jour-là que je suis devenu régisseur du comté.
26:33Ensuite, quand vous êtes devenue plus grande,
26:36votre père m'a donné la charge de veiller sur vous.
26:39Je vous ai vu grandir,
26:42devenir plus jolie de jour en jour.
26:46Comment voulez-vous que je ne vous aime pas ?
26:50Oh, Victorien.
26:52Oh, mon Victorien.
27:01À partir de maintenant, il va falloir mentir à ce que je suis.
27:05Mentir ?
27:05Mais pourquoi ?
27:15Est-ce que je n'ai pas le droit de vous aimer ?
27:16C'est de la fin.
27:19Oui, c'est vrai.
27:20Je suis folle.
27:26Folle de toi, Victorien.
27:29Non, Victorien.
28:04Sous-titrage Société Radio-Canada
28:24Ah, te voilà, Victorien.
28:28Tiens, je te rapporte un hier.
28:30T'es levé bientôt, mon garçon.
28:33Je n'arrivais pas à m'endormir.
28:34Je pensais qu'il vienne mieux que j'aille faire un tour à la chasse.
28:37Tu as l'air soucieux.
28:39Qu'est-ce que tu as ?
28:40Je n'ai rien, maman.
28:43Eh bien, moi, je suis inquiète.
28:45On raconte un tas de choses dans le pays qui ne me font pas plaisir.
28:51N'écoute donc pas les ragots des bonnes femmes.
28:55Victorien, sois prudent.
28:57Les seigneurs sont les seigneurs, nous ne pouvons rien contre eux.
29:01Mademoiselle Aurore, elle, ne craint rien, mais toi.
29:03Qu'est-ce que tu racontes avec Mademoiselle Aurore ?
29:06Maman.
29:10T'inquiète pas.
29:13Je monte me changer.
29:15Je monte te faire un tour...
29:17Oui.
29:17Bonne.
29:19Non.
29:39Je monte...
29:40Je monte te faire un tour...
29:40Je monte te faire un tour...
30:00Victorien, madame la comtesse te fait dire qu'elle t'attend.
30:04Bon, j'y vais.
30:27Entrez.
30:33Victorien, te voici.
30:35Madame la comtesse m'a fait demander.
30:37Eh bien, j'écoute ton rapport.
30:39Il me semble que tout le monde a fêté comme il convenait la naissance de notre vicomte.
30:43Donne-moi des détails.
30:45Je ne vois rien à vous signaler qui soit digne de l'être.
30:49Tu m'étonnes, Victorien.
30:51À l'ordinaire, ta police est mieux faite.
30:53Non.
30:54Tout s'est bien passé à ce que je sache.
30:58Victorien.
31:01Mademoiselle Aurore est rentrée au château cette nuit alors qu'elle devait rester chez les Dames Biran.
31:05C'est exact.
31:07Mademoiselle m'a demandé de la ramener.
31:09Elle préférait revenir au château.
31:11Et pourquoi ?
31:12Elle a eu quelques désaccords avec ses amis ?
31:15Non, je ne crois pas.
31:17Mademoiselle m'a simplement demandé de la ramener.
31:24Tu n'aurais pas dû lui céder, Victorien.
31:27Mademoiselle a 16 ans passés, madame.
31:28Elle se conduit en grande personne et j'ai cru bien faire de lui obéir.
31:31Les ordres de la douarière étaient cependant formelles.
31:38Mademoiselle, comment êtes-vous rentrée au château ?
31:40Tu as pris la calèche de madame Biran ?
31:42J'avais mon cheval.
31:45C'est bien ce que je pensais.
31:48Aurore a chevauché avec toi.
31:51Oui, madame la comtesse.
31:53Et tu trouves cela convenable ?
31:54Nous n'avons croisé personne, madame.
31:56Et si par hasard il se fût trouvé quelqu'un sur notre route,
31:59personne ne m'est fait reproche de ramener la jeune fille du château chez elle.
32:03Victorien, tu l'as dit.
32:06Mademoiselle Aurore a maintenant l'âge de se conduire elle-même.
32:10Sa mère et moi, nous estimons que ta mission de surveillance à son égard est terminée.
32:16Désormais, ma sœur ne sortira plus qu'en notre compagnie ou en celle de sa gouvernante.
32:21À vos ordres, madame la comtesse.
32:41Sous-titrage Société Radio-Canada
33:06Mademoiselle Vernoujac, j'ai une mission à vous confier.
33:10Nous avons l'attachement qu'Aurore a pour vous.
33:14Je vous demande en accord avec ma mère de dire à ma sœur
33:17que vous quitterez le château toutes les trois dès demain.
33:21Vous me chargez là d'une mission bien cruelle, madame la comtesse.
33:26Eh bien, vous la consolerez.
33:27Vous pleurez sans doute avec elle.
33:30Cela lui sera moins pénible d'apprendre cette nouvelle de votre bouche que de la nôtre.
33:36Moi, à Vernoujac, je n'ai pas le droit de m'attendrir.
33:40Quitter ce château, tout ce qu'elle aime,
33:43ça va la mettre dans un état.
33:45Ah, ma pauvre petite Aurore.
33:48On ne l'envoie tout de même pas au couvent,
33:50alors qu'elle le mériterait.
33:51Claudomir, je vous en prie.
33:55J'espère que l'air de l'Anzac la blessera.
34:01Permettez-moi d'en douter, madame la comtesse.
34:16Et voilà, Simone, on me chasse de la maison comme un chien galu.
34:20Oh, ne dites pas ça.
34:22On vous impose une épreuve, c'est tout.
34:25À vous, Simone, je peux l'avouer.
34:27J'en ai gros sur le cœur.
34:30Parce que je suis la fille du comte de Riquista,
34:32je n'aurai pas droit au bonheur.
34:34Notre société est comme ça, nous n'y pouvons rien.
34:37Notre société est mal faite.
34:38Et je souhaite de tout mon cœur qu'elle change.
34:40Ce n'est pas vous qui la changerez, ma pauvre amie.
34:43Pour vous, si vous vous révoltez,
34:45ce sera le couvent.
34:46Mais pour lui...
34:47Oui, je sais.
34:49Les nobles sont si cruels
34:51qu'ils l'accuseraient des pires méfaits.
34:54Victoria O'Galère.
34:57Par ma faute,
35:00j'en mourrai.
35:01Allons, Aurore.
35:04Reprenez-vous.
35:06Le temps arrange bien des choses.
35:10Non, je ne me laisserai pas faire.
35:13Je saurais me défendre.
35:14Et même attaquer s'il le faut.
35:22Vous parlez toute seule ?
35:24Non, je parle avec Milucine.
35:26Ah, c'est votre confidente ?
35:28C'est toi, Vernot, ma véritable confidente.
35:31Vernot, j'ai besoin de toi.
35:33Il faut absolument que je voie Victoria avant de partir.
35:35Ah, non, non, non, non, non.
35:36Ça, Aurore, c'est impossible.
35:38On vous surveille de près.
35:39Je ne te demande qu'une chose.
35:41C'est de décider Victoria à venir me retrouver après le souper.
35:43Mais Aurore, Aurore, je...
35:45Il le voit absolument.
35:46Sinon, je ne partirai pas.
35:48On vous impose une épreuve terrible.
35:51Acceptez-la.
35:52Vous serez plus forte après.
35:55Chaque mois, chaque année qui passe, vous rapproche du but.
35:59Moi, vous ne répondez pas.
36:00Vous n'êtes pas d'accord.
36:02Il faut que je sois raisonnable pour deux.
36:06Vous n'obéissez en ce moment qu'à vos sentiments,
36:09qui sont vifs.
36:10Mais êtes-vous certaine qu'ils seront les mêmes
36:12quand vous aurez atteint vos 20 ans ?
36:13Et êtes-vous si sûre que Victoria...
36:15Non, Victoria ne ment pas.
36:16Non, il ne ment pas.
36:19Mais un serment se fane, se flétrit.
36:23S'il doit en être ainsi, Vernot, je n'y résisterai pas.
36:27Si l'amour de Victoria devait se révélée périssable,
36:31Vernot, je ne survivrai pas à mon échec.
36:33J'irai rejoindre mon bonnet dans la fontaine.
36:35Mademoiselle, mademoiselle, mademoiselle,
36:37où prenez-vous de telles pensées ?
36:38Je ne les prends pas.
36:39Il s'impose à moi.
36:42J'aime Victoria de toute mon âme.
36:43Je ne peux pas vivre sans lui.
36:45Songez à la différence de vos âges.
36:47Il a 15 ans, ne plus que vous.
36:49Il est beau.
36:50La beauté aussi, ce femme.
36:52Ce sera la même chose pour moi.
36:55Vous vous heurtez à des forces
36:56qui vous abattront à la femme.
37:02Les ennemis n'auront pas raison de moi.
37:04Je suis assez forte pour m'abattre moi-même.
37:07Aurore, Aurore, ne parlez pas ainsi.
37:08Dieu l'interdit.
37:09Alors, aide-moi, Vernot.
37:10Arrange ce rendez-vous quelques instants.
37:12Seulement, je te jure que je serai raisonnable.
37:14Mais j'ai tellement besoin de cette joie-là.
37:17Fais ce que je te demande, Vernot, je t'en supplie.
37:19Mais Aurore, comprenez-moi, je suis torturée.
37:21Mais moi, crois-tu que je ne le suis pas ?
37:23Je n'en veux plus, je suis à vous.
37:25C'est promis, mon chéri, c'est promis, c'est promis.
37:28Je vous le suis.
37:32Moi aussi, comme Lieutadès, je suis un paysan.
37:35Je suis passé par le collège des Jésuites, certes.
37:38Mais Lieutadès a plus de mérite que moi
37:41à s'être dégagé d'entre les manants
37:43par son courage et son travail.
37:46Au nom de quel principe m'opposerais-je à cet amour
37:49qui l'attache à Mademoiselle Aurore ?
37:51Nous ne devons pas condamner votre fille,
37:54comme tant de gens s'empressent de le faire.
37:58Ni l'encourager non plus,
37:59comme s'empressent de le faire plus de gens encore.
38:02J'ignore qui la condamne.
38:04J'ai obtenu qu'on me laisse agir en qualité de mère d'abord
38:07et de douairière ensuite.
38:09Mais dites-moi, Corta,
38:11qui l'encourage ?
38:12Me permettez-vous de vous révéler que les paysans et les bourgeois aussi
38:18vantent tous la belle aventure de Mademoiselle Aurore et de Victorien,
38:23qu'ils désignent déjà sous les noms de la princesse et le chevalier.
38:29Le mal est plus enraciné que je ne pensais.
38:37La comtesse Agnès avait raison,
38:38il est indispensable que nous quittions Réquista.
38:41Prenez garde, Madame, aux effets de l'absence
38:43qui sont souvent pires que ceux de la présence.
38:48Ne restez pas longtemps dehors.
38:50Tu sais que nous partons de bonne heure demain matin.
38:52Maman, pour ma dernière soirée à Réquista.
38:54Soyez tranquille, Madame, nous faisons juste un petit tour.
39:12Je vous attends ici.
39:14Mais de grâce, ne m'obligez pas à aller vous chercher.
39:16Je ne dépêche.
39:24Oh, Victoria, je suis heureuse que tu sois venu.
39:34Tu sais que je pars demain.
39:37Nous allons être des mois sans le voir.
39:39Je le sais.
39:40Ça ne te sert pas le cœur ?
39:43Bien sûr que si.
39:48Et je sais aussi que l'absence peut changer bien des choses.
39:52Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
39:54Je veux dire qu'à Lanzac, il y aura des distractions,
39:57des visiteurs, de jeunes visiteurs.
39:58Mais il y en a aussi à Réquista.
40:00Il y aura peut-être votre cousin au Cabadour.
40:01Mais enfin, ce n'est que mon cousin.
40:03On dit qu'il a du penchant pour vous.
40:11Laisse dire, Victoria.
40:13L'éloignement ne changerait rien à mes sentiments.
40:16Sois-en certain.
40:18Bien au contraire.
40:21Tu vois,
40:23j'avais raison de souhaiter que nous nous rencontrions avant mon départ.
40:26Je le désirais aussi.
40:32Oh, Victoria, j'ai quelque chose d'important à te dire.
40:36Fais attention.
40:37Nos ennemis vont te tendre des pièges.
40:39Ils essayeront de te prendre par l'honneur, peut-être.
40:41On verra.
40:42Oh, mais fie-toi.
40:43Ils sont forts, ils sont rusés.
40:45Et que voulez-vous qu'ils me fassent ?
40:47On a besoin de moi ici.
40:48Nous ne sommes plus autant des esclaves.
40:51Et puis mon bonheur est en jeu.
40:53Je me battrai pour le sauvegarder.
40:55Oh, Victoria, c'est exactement ce que je disais à Simone Giraud.
40:58Qu'il fallait se battre.
41:02N'empêche, la séparation sera dure.
41:04Viens-nous à tout arranger pour que nous puissions nous écrire.
41:10Écrire.
41:14Tu ne vas pas dire que tu préfères le silence ?
41:17Vernou a tout arrangé, avec l'accord de ma mère.
41:20Avec l'accord de votre mère ?
41:23Mais enfin, mais ce n'est pas possible.
41:24Tu mets en doute ce que je te dis.
41:26Mais enfin réfléchissez, mademoiselle.
41:28Tu me dis mademoiselle, après...
41:29Aurore, je vous prie de réfléchir.
41:32Il est impossible que votre mère ait accordé cela, mademoiselle Vernoujac.
41:35N'oubliez pas que l'idée de cette séparation est venue d'elle.
41:38Mais non, pas d'elle.
41:39De ma soeur.
41:42Les lettres seront notre seul lien.
41:45Promets-moi que tu m'écrieras.
41:47C'est promis, ma chérie.
41:52Victoria, je te jure que je ne t'oublierai pas.
41:56Je ne t'oublierai jamais.
41:59On aime vous.
42:00Oh.
42:09Au revoir, mes enfants.
42:17Au revoir, mes enfants.
42:20Au revoir.
42:23Au revoir.
42:50Ouf.
42:51Voilà une bonne chose de faite.
42:53Il vous reste maintenant à régler le sort de l'Euthadès.
42:56Pour le moment, je ne vois pas qu'il soit nécessaire de modifier son état actuel.
43:00Il me très utile, ici.
43:02Est-ce qu'il ne remplit pas ses fonctions de régisseur comme il faut ?
43:05Justement, voilà sa perfidie.
43:07Nous n'avons rien à lui reprocher de ce côté-là.
43:10Il joue les humbles, les modestes.
43:13Déclare à qui veut l'entendre qu'il ne peut être châtié pour un crime de l'esnoblesse dont, après
43:17tout, il n'est pas responsable.
43:18Jusqu'à présent, rien d'irréparable ne s'est produit.
43:21La séparation mettra fin à cette histoire ridicule.
43:24Vous êtes bien optimiste, Agnès.
43:27Aurore a de l'obstination.
43:29Ce malin de l'Euthadès l'a envoûté.
43:31Clodomir, j'estime avoir agi fermement.
43:33Ça n'est pas l'avis de mes amis.
43:35Depuis plusieurs mois, je reçois des plaintes de la part de nos barons.
43:39Vos amis n'ontent aucun droit de regard sur ce que je considère, moi, comme une affaire de famille.
43:43Si les barons ne sont pas satisfaits, qu'ils viennent me le dire en face ?
43:46Ma chère, une fois de plus, vous ne ratez pas l'occasion de me faire sentir que je suis la
43:51cinquième roue du carrosse.
44:30Je ne sais pas si c'est la joie de revoir mon lenzat, mais je me sens beaucoup moins fatiguée
44:34que je ne l'aurai cru.
44:35Moi, je ne serais pas mécontent de me dégourdir les jambes.
44:38Oh, un petit ruisson !
44:41Oui.
44:46Vous voyez ce bois là-bas ?
44:49Eh bien, le château est juste derrière.
44:51Oui, je vois déjà là-dessus.
44:53Oh non, ça c'est la tour de l'église.
44:56Ma chérie, ma chérie, nous ne t'attends pas à retrouver ici notre requista, c'est beaucoup plus modeste.
45:01Mais, je suis née dans ce petit manoir, et je ne l'aime beaucoup plus.
45:06Mon père, le marqué de Roquamadour, en est parti un jour pour aller se battre à front de moi.
45:12Mon cousin Gaëtan, que vous connaissez, lui ressemble beaucoup physiquement.
45:21Gaëtan, mon seul parent.
45:32Qu'est-ce que c'est que ce drôle de bonhomme ?
45:34Il a enfilé une blouse de maquillot, la parole.
45:36Ça doit être Goulay, mon régisseur.
45:40Je suis sûre qu'il a encore les bottes de chasse de mon père.
45:42Je vois, elles ne sont plus très fraîches.
45:44Mais il ne faut pas parler comme cela, Aurore.
45:46Le boulet est une sorte de maître ici.
45:48Tu vas le voir donner ses ordres.
45:50Les cochers de requista ne lui en imposent point.
45:55La sa que ça va très fraîches.
45:59Il faut mettre dans le temps de qu'il entre 얘는.
46:04Il faut dire que ça veut dire qu'il y a s'il se préposer.
46:17Il faut les跑es par chante pour qu'il y a des vices.
46:23Bonjour, Maria.
46:24Bonjour, mademoiselle.
46:26Bonjour.
46:27Bonjour, mon bon coulet.
46:28Madame la comtesse a fait un bon voyage.
46:30Oui, un peu long.
46:33Bonjour, Maria.
46:34Bonjour, madame la comtesse.
46:36Bonjour, Maria.
46:37Ne changez pas.
46:38La pauvre non plus, mademoiselle.
46:40Ce n'est pas comme notre demoiselle au revoir.
46:42Et je ne l'aurais pas reconnue.
46:43Montre-moi le chemin de ma chambre, mademoiselle.
46:45Oui, mademoiselle.
46:53Oui, mademoiselle.
47:24La chambre de mademoiselle a le soleil du matin.
47:26Et c'est le meilleur.
47:27Ce sera très bien.
47:28Merci, Maria.
47:39Pour un peu, je me croirais dans un couvent.
47:45Enfin...
47:46Il faudrait bien que je m'habitue.
47:53Il faudrait bien que je m'habitue.
47:54Il faudrait bien que je m'habitue.
48:46Il faudrait bien que je m'habitue.
48:46Il faudrait bien que je m'habitue.
48:50Il faudrait bien que je m'habitue.
48:56Il faudrait bien que je m'habitue.
49:41Sous-titrage MFP.
49:44...
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