00:00La politique avec vous Thomas Bonnet.
00:01Samedi, 6000 personnes se sont rassemblées devant la mairie de Saint-Denis
00:04à l'appel du nouveau maire Balibagayoko.
00:06Officiellement, il s'agissait d'une manifestation antiraciste
00:08mais Thomas Bonnet, vous y avez vu un meeting de la France Insoumise ?
00:12Oui, on peut dire les choses clairement.
00:13Sur l'estrade, ce sont plusieurs visages du parti qui ont défilé
00:17et c'était à qui serait le plus offensif, le plus radical.
00:20Et à ce jeu-là, le nouveau maire de la Courneuve, Alid Juara,
00:23l'a emporté haut la main en s'évertuant à faire siffler le Parti Socialiste
00:27et SOS Racisme.
00:29Regardez.
00:30Dans cette Samedi et partout en France, la déviance de la nationalité
00:35et j'en passe le périmituer en raison de l'europe tempérée,
00:39c'est le Parti Socialiste.
00:42Donc à l'amour donné, il va falloir, comme le disait la collègue,
00:47se ressaisir ou dégager.
00:50Comment expliquer une telle animosité envers le Parti Socialiste ?
00:54LFI a pour vocation de remplacer la gauche historique partout où elle est.
00:58C'est vrai donc dans certaines mairies depuis deux semaines
01:00et Jean-Luc Mélenchon, on le sait, veut que ça se concrétise aussi l'an prochain
01:03lors de la présidentielle.
01:04Et c'est en cela que c'était un rassemblement, un meeting.
01:06Ce rassemblement était un meeting de la France insoumise.
01:09L'idée, ce n'était pas de poser un acte politique fédérateur pour la gauche,
01:12mais de s'imposer comme la seule voie possible.
01:15Alors, j'ai entendu hier sur notre antenne, Julien Drey.
01:17Il est doublement concerné par la diatribe d'Ali Djuara,
01:20en tant que socialiste bien sûr, mais aussi en tant que fondateur de SOS Racisme.
01:24On doit lui reconnaître, à Julien Drey, une constance dans sa ligne de non-compromission
01:28avec LFI.
01:28Mais comment ne pas voir que ce sont précisément les positions de la gauche
01:31des années 80-90 qui ont conduit à la situation qu'on connaît aujourd'hui ?
01:36C'est la gauche socialiste qui a fait du concept d'assimilation un gros mot.
01:39C'est cette gauche aussi qui a entretenu une clientèle électorale
01:42pendant des années avec notamment la politique de la ville.
01:44Vous le savez, comme le dit l'adage, la révolution dévore toujours ses enfants
01:48et l'EPS est au menu de l'appétit insatiable de la France insoumise.
01:51Et pourtant, le Parti socialiste retournera dans les bras de la France insoumise
01:56à la première occasion.
01:57C'est Jean-Luc Mélenchon qui l'avait dit.
02:00Oui, il a tout vu.
02:01Il a tout vu.
02:02On va les acheter, bien sûr, les magouillards.
02:04Les combinards.
02:05Les combinards, pardon.
02:06Alors, non mais c'est vrai que quand on parle de la relation
02:09entre le Parti socialiste et la France insoumise,
02:10on est face à un cas clinique et particulièrement aigu du syndrome de Stockholm.
02:15Rien ne semble arrêter le Parti socialiste dans sa soumission à la France insoumise.
02:19Même les réussites aux élections municipales de certains candidats
02:22tenant de la ligne de la non-alliance ne changent rien au rapport de force.
02:26Alors, en ce moment, vous lisez ici ou là des articles,
02:29des interviews à grand coup de la rupture est consommée,
02:32le divorce est acté, on ne nous y reprendra plus, etc.
02:35Mais il n'y a qu'une seule question qui vaille pour tous ceux qui sont adeptes
02:39de la non-alliance avec la France insoumise.
02:41Est-ce qu'il voterait pour Jean-Luc Mélenchon dans un second tour à la présidentielle
02:44face à n'importe quel candidat de droite ?
02:47La réponse est quasi unanimement oui.
02:49Je vous rappelle même que la numéro 2 du parti de Raphaël Glucksmann
02:52avait dit qu'elle voterait pour une chèvre face au Rassemblement national.
02:55Donc, à ce titre, l'émancipation aujourd'hui pour le Parti socialiste,
02:58elle est impossible.
02:59Ceux qui veulent, qui vont essayer de faire exister une ligne sociodémocrate hermétique
03:03aux dérives de la France insoumise, ils ont encore du boulot.
Commentaires