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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00Il s'agissait d'une extraction quand même en profondeur, il fallait aller en profondeur dans le territoire iranien pour
00:00:06arriver à procéder à cette extraction.
00:00:09Et d'abord, il fallait localiser le pilote.
00:00:11Donc en fait, ce que disent les spécialistes aujourd'hui et les militaires qui s'expriment dans les médias américains
00:00:16en temps réel,
00:00:18c'est que les procédures, les doubles procédures ont été totalement respectées et respectées au pied de la lettre.
00:00:27D'abord, les procédures qu'on appelle serrées pour survie, évasion, résistance, extraction.
00:00:40Donc ça définit ce que doit être le comportement du pilote au moment où il est éjecté.
00:00:45Ça consiste à d'abord trouver un endroit, camoufler ses traces, trouver un endroit de repli et d'attente,
00:00:52résister s'il est capturé en ne disant que le strict minimum, en avouant son nom, son grade et son
00:00:58matricule,
00:00:59et puis permettre à l'équipe d'extraction d'agir.
00:01:03L'opération était d'autant plus risquée que le colonel, donc le responsable du système d'armes du F-15
00:01:09abattu vendredi,
00:01:09qui a été sauvé, était blessé, il avait été blessé au moment de son éjection.
00:01:19Et on ne connaissait pas exactement la nature de ses blessures et jusqu'à quel point elle menaçait sa mobilité.
00:01:25Donc le reste de la procédure, c'est-à-dire le CSAR, le Combat Search and Rescue,
00:01:30a également été mené de manière exemplaire avec la mise en place de moyens énormes
00:01:35sous la direction directe de Donald Trump.
00:01:38Ce sont des dizaines d'appareils qui ont été mis en place.
00:01:42C'est la CIA qui a joué un rôle extrêmement important,
00:01:47puisqu'apparemment c'est elle qui a obtenu la première localisation du colonel
00:01:51qui était repliée dans une zone couverte.
00:01:55Et puis il a fallu mettre en place des dizaines d'appareils,
00:01:58une véritable armade aérienne, d'une part pour créer un véritable couloir d'extraction,
00:02:03avec des frappes tout le long des deux côtés de ce couloir,
00:02:06de manière à en éloigner les forces ennemies, à en éloigner les gardes dans la Révolution,
00:02:11à en éloigner ceux qui pouvaient intervenir.
00:02:16Et puis il a eu l'extraction elle-même et qui a fini par réussir.
00:02:20Donald Trump a suivi en direct tout ce qui se passait depuis la Situation Room de la Maison Blanche.
00:02:26Et il faut dire que ça lui enlève une très très lourde épée de Damoclès au-dessus de la tête,
00:02:31puisqu'on imagine très bien l'exploitation de propagande
00:02:34que le régime iranien aurait pu faire s'il avait capturé ce colonel.
00:02:39Merci cher Claude Moniquet pour toutes ces explications.
00:02:42Il est 9h, ravi de vous retrouver pour l'heure des pros.
00:02:46On bascule et bouscule évidemment notre émission avec cette information de la nuit,
00:02:52le pilote américain qui a été retrouvé sain et sauf.
00:02:55Pour en parler ce matin, l'ambassadeur d'Israël en France est notre invité,
00:03:00M. Joshua Zarka, merci d'être avec nous.
00:03:03Nous serons également avec Meriadek Raffray, spécialiste des questions de défense,
00:03:07Arnaud Benedetti et Eric Revelle.
00:03:10C'est l'information, je le disais, de la matinée.
00:03:12Après 48 heures de course contre la montre,
00:03:14le pilote américain a été donc retrouvé sain et sauf.
00:03:17Nous n'abandonnerons jamais un combattant,
00:03:20se félicite Donald Trump sur les réseaux sociaux.
00:03:22Voyons le sujet, il est signé Anaïs Boshé.
00:03:28Sur cette vidéo publiée sur les réseaux sociaux,
00:03:30on voit une boule de feu traverser la nuit avant de s'écraser sur le sol.
00:03:34Ce sont les images de l'opération de sauvetage du pilote américain
00:03:37recherchée sur le sol iranien.
00:03:39Le chasseur qu'il pilotait s'était écrasé dans le sud-ouest de l'Iran ce vendredi.
00:03:42Si son collègue aviateur avait pu être exfiltré par les forces spéciales américaines,
00:03:46lui restait introuvable.
00:03:48Les autorités iraniennes avaient promis une récompense pour sa capture
00:03:51et le recherchaient activement.
00:03:52Sur ces images, on peut voir des dizaines d'Iraniens rouler en direction du lieu de sauvetage du pilote.
00:03:57Si ce dernier a été blessé, il a pu être rapatrié avec succès par l'armée américaine.
00:04:01Selon Axios, un média américain, il a fallu plus d'un jour pour le localiser précisément.
00:04:06Une victoire annoncée par le président Donald Trump sur ses réseaux sociaux.
00:04:09On l'a retrouvé, chers compatriotes américains.
00:04:12Au cours des dernières heures, l'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de
00:04:17sauvetage
00:04:17les plus audacieuses de l'histoire des Etats-Unis pour l'un de nos incroyables officiers d'équipage
00:04:22qui se trouve également être un colonel très respecté et dont je suis ravi de vous annoncer qu'il est
00:04:27désormais sain et sauf.
00:04:29Le président américain a précisé que cette opération de sauvetage avait mobilisé des dizaines d'appareils.
00:04:34Une opération qui aurait été menée conjointement avec la CIA.
00:04:37C'est elle qui aurait localisé le pilote et qui aurait communiqué en temps réel toutes les informations au Pentagone
00:04:43et qui lui-même les a redirigées vers les équipes XAR, Combat Search and Rescue
00:04:50qui sont ceux qui sont en charge de l'extraction elle-même.
00:04:55De leur côté, les autorités iraniennes ont affirmé qu'elles avaient détruit un appareil américain qui participait au sauvetage.
00:05:00Selon Axios, cette attaque aurait touché un hélicoptère de type Black Hawk, blessant les occupants à bord.
00:05:06Et je me tourne évidemment vers vous Joshua Zarka, vous êtes ambassadeur d'Israël en France.
00:05:11On sait qu'aux premières heures de l'opération pour retrouver le premier pilote vendredi,
00:05:16c'était une opération conjointe entre l'armée israélienne et l'armée américaine.
00:05:2148 heures plus tard, est-ce que l'armée israélienne a participé à retrouver le pilote américain qui est aujourd
00:05:29'hui sain et sauf selon Donald Trump ?
00:05:31C'est surtout une opération américaine, il faut dire.
00:05:34Il y a toutes les opérations militaires sur le terrain, ce sont des opérations qui sont conjointes.
00:05:39Donc que ce soit les informations, que ce soit les renseignements, etc.
00:05:44Tout est conjoint, quelle est la source exactement ?
00:05:47C'est une source qui est origine américaine ou une source d'origine israélienne ?
00:05:50C'est très difficile à dire parce que c'est comme si on mettait dans un panier tous les renseignements
00:05:55et toutes les sources
00:05:55et de là on tirait ce dont on avait besoin.
00:05:58Mais je pense que ce qui est très intéressant pour tous ceux qui aiment haïr Trump
00:06:04et qui aiment chercher chaque fois une mauvaise opération.
00:06:12La dernière fois que les Américains ont essayé de faire une opération terrestre en Iran, c'était en 1980 avec
00:06:18le président Carter.
00:06:19C'était un fiasco total.
00:06:21Et là, les Américains ont prouvé qu'ils étaient capables non seulement de mener cette guerre,
00:06:26mais en plus d'envoyer des forces sur le terrain, chercher, trouver le pilote qui était tombé,
00:06:32le ramener à la maison et ramener tous les combattants qui avaient participé.
00:06:37Je pense que ça prouve que si jamais il fallait faire quelque chose,
00:06:40si jamais le président américain a décidé de faire quelque chose de plus important,
00:06:45de plus terrestre, avec une présence terrestre,
00:06:48ça prouve aux Iraniens et à tous ceux qui aiment haïr un peu ce président américain,
00:06:54et je dirais même mon Premier ministre, que les choses se font bien.
00:06:58Et que les opérations sur le terrain peuvent être menées.
00:07:01Monsieur l'ambassadeur, à quel point cette opération était sensible ?
00:07:05On parle de dizaines d'appareils qui ont été déployés pour secourir ce pilote américain.
00:07:13Franchement, je n'ai pas tous les détails à ce sujet.
00:07:17Ce que je sais, c'est qu'énormément d'efforts ont été employés,
00:07:23une énorme grosse force a été déployée,
00:07:26afin de le retrouver, non seulement de le retrouver, mais de le ramener sain et sauf,
00:07:30parce qu'il fallait mener des combats sur le terrain.
00:07:33Et donc, c'était une grosse opération.
00:07:36Une grosse opération qui était menée de très loin, comme on l'avait dit auparavant.
00:07:39Et donc, une énorme réussite militaire.
00:07:42Une énorme réussite militaire.
00:07:43Qu'est-ce que ça dit des capacités militaires iraniennes aujourd'hui,
00:07:48quand on voit que le régime iranien a la capacité d'abattre un avion américain ?
00:07:55Et on reviendra aussi sur la volonté du régime d'appeler la population
00:07:59à offrir finalement un pactole si ce pilote avait été capturé.
00:08:06Alors, d'abord, pour les capacités militaires iraniennes.
00:08:09Vous savez, l'Iran a toujours été un ennemi très puissant
00:08:14au niveau de ses capacités de missiles, balistiques, etc.
00:08:17Mais au niveau de ses capacités militaires, très faibles.
00:08:20Il faut le dire.
00:08:21La raison pour laquelle ils ont développé ces drones,
00:08:24ils ont développé ces missiles, parce qu'ils n'avaient ni armée de l'air,
00:08:27ni une vraie marine, et ni une vraie arme terrestre.
00:08:30Et donc, là, nous avons la preuve complète
00:08:33que les Américains sont capables de faire rentrer
00:08:36d'une force occidentale importante et capables de faire rentrer
00:08:40en errant un groupe de soldats assez important,
00:08:45d'y opérer presque librement et d'en sortir sans aucun problème.
00:08:49Ça prouve que ce tigre dont on parlait, le tigre iranien,
00:08:54est en fait vraiment, quand on parle de ses capacités militaires,
00:08:57les vraies capacités militaires, pas les capacités balistiques,
00:08:59un tigre de papier.
00:09:01Monsieur l'ambassadeur, vous êtes avec nous dans l'heure des pros.
00:09:04Je le disais, nos spécialistes et nos éditorialistes
00:09:07vous poseront toutes les questions.
00:09:08Vous allez rester avec nous et nous reviendrons évidemment en longueur
00:09:11sur ce conflit qui entre, on est déjà à 37 jours de guerre en Iran.
00:09:18Et je vous poserai la question dans un instant, où en sommes-nous ?
00:09:20Je voudrais qu'on écoute Frédéric Dulin, ancien pilote de chasse,
00:09:23qui revient sur cette opération pour retrouver le pilote américain,
00:09:27retrouvé sain et sauf.
00:09:29Les pilotes sont équipés de radiocryptés, de balises, de GPS.
00:09:33Et l'objectif est de survivre le maximum de temps
00:09:38pour laisser à nos armées le temps d'organiser l'extraction,
00:09:43de se préparer en fonction de la situation tactique de la zone concernée.
00:09:47À partir de là, dans la zone qui est concernée,
00:09:50il n'y a plus d'opérations aériennes particulières.
00:09:52La seule opération aérienne qui tienne est la récupération des pilotes éjectés.
00:09:58Et à partir de ce moment-là, tout est mis en œuvre,
00:10:00avec un minimum de communication effectuée pour être récupérée
00:10:05et que l'extraction se passe du mieux possible.
00:10:07En sachant que, bien évidemment, pour une armée comme l'Iran,
00:10:11récupérer un personnel navigant et l'exhiber comme trophée
00:10:16est un trophée politique qui a un impact majeur sur l'ensemble de la société,
00:10:21qu'elle soit américaine ou iranienne.
00:10:22L'actualité brûlante, monsieur l'ambassadeur,
00:10:25c'est donc ce pilote qui a été retrouvé sain et sauf.
00:10:28Mais j'aimerais qu'on prenne un peu de hauteur.
00:10:30L'armée israélienne peut, dans des conflits, mener ces opérations
00:10:36parce que des soldats peuvent être pris en otage.
00:10:38On l'a vu aussi au moment du 7 octobre,
00:10:40cette volonté coûte que coûte d'aller retrouver ces concitoyens
00:10:44qui ont été pris en otage.
00:10:46Quelle est la doctrine aujourd'hui et comment on met tout cela en place ?
00:10:49Vous savez, malheureusement, nous avons une expérience très concrète
00:10:53qui est similaire à celle-là.
00:10:55Pendant la guerre de la première guerre du Liban,
00:10:58quand j'étais encore très jeune,
00:11:00nous avons perdu un avion qui était tombé pour des causes techniques
00:11:04et le fameux navigateur Ron Arad était tombé au Liban et a disparu.
00:11:12Nous avions réussi à faire sortir l'aviateur du territoire libanais
00:11:18avec une opération un peu semblable à celle-là,
00:11:20mais moins importante parce que c'était pas si loin, mais quand même.
00:11:24Mais par contre, Ron Arad avait complètement disparu
00:11:26et pendant de longues années, nous avons essayé de le chercher
00:11:28et finalement, nous avons découvert qu'il est mort entre les mains des Iraniens.
00:11:33La doctrine israélienne est de ne jamais laisser des soldats derrière,
00:11:39quoi qu'il arrive, des otages, des soldats.
00:11:41Il y a, je pense, il y a cet accord non écrit entre les familles
00:11:49et le gouvernement israélien.
00:11:53Les familles font le sacrifice ultime en envoyant leurs enfants à l'armée.
00:11:58Et le gouvernement israélien fait cette promesse qui n'est pas écrite
00:12:02de tout faire pour ramener les soldats, quoi qu'il arrive,
00:12:05même si c'est tard et s'il le faut, des moyens, des fois, difficiles.
00:12:11– Meryad Akra ferait une question.
00:12:12– Oui, ce qui est intéressant, c'est que Tsaal, l'armée israélienne,
00:12:17est aussi une armée qui est assez incroyable pour les opérations spéciales.
00:12:20On l'a vu d'ailleurs il y a quelques semaines au Liban,
00:12:23comme les commandos israéliens ont été allés chercher dans la BK
00:12:27une cible qui les intéressait, en surprenant tout le monde.
00:12:31On a vu à nouveau cette capacité, cette efficacité de vos commandos.
00:12:36Mais vous le savez bien, monsieur l'ambassadeur,
00:12:39ce qui se passe notamment à la frontière entre Israël et le Liban
00:12:43montre que des opérations spéciales ne sont pas la guerre.
00:12:46On voit qu'Israël aujourd'hui pénètre avec prudence
00:12:49à l'intérieur du territoire libanais,
00:12:52car les milices du Hezbollah montrent une forme de résistance.
00:12:58Et donc c'est la question que je voulais vous poser à propos de l'Iran.
00:13:00Cette belle opération spéciale ne peut pas présager en fait
00:13:04de la suite d'une opération terrestre au sol en Iran,
00:13:08où évidemment les proportions et les conditions de travail des armées
00:13:12ne seraient pas du tout les mêmes.
00:13:14N'avez-vous pas peur d'une forme finalement d'enlisement
00:13:17si des opérations terrestres d'envergure se déroulaient ?
00:13:22Quelle est votre vision des choses ?
00:13:25Vous savez, je pense que nous l'avons dit déjà depuis le début,
00:13:28notre intention n'est pas d'invahir le Liban.
00:13:30Pardon, le Liban aussi, mais n'est pas d'invahir l'Iran.
00:13:34Je parlais d'Iran, là.
00:13:35Oui, oui, je sais.
00:13:36Mais n'est pas du tout d'invahir l'Iran.
00:13:38Envoyer des forces terrestres pour prendre le contrôle du Iran
00:13:41n'est pas ce qu'on appelle dans les cartes,
00:13:43n'est pas une des options concrètes dont nous parlons.
00:13:46Bon, maintenant, s'il faut faire certaines opérations
00:13:51pour des raisons spécifiques,
00:13:54là, on parle plutôt d'opérations spéciales.
00:13:57Et là, c'est faisable.
00:13:59Là, il vient d'être prouvé que non seulement c'était faisable,
00:14:02les dirigeants étaient capables de prendre la décision
00:14:05d'envoyer les forces spéciales,
00:14:06mais aussi, c'était faisable et toutes les forces pouvaient revenir
00:14:10et donc cette opération pouvait être une réussite.
00:14:13C'est ça qui est le plus important.
00:14:14Je pense qu'il, dans toutes les options que je ne connais certainement pas toutes,
00:14:20il n'y a pas vraiment d'option de faire la conquête terrestre de l'Iran
00:14:24et d'envoyer une force américaine,
00:14:27mais certainement pas américaine ou israélienne,
00:14:29parce que comme toute petite armée,
00:14:31pour prendre le contrôle de ce pays énorme
00:14:33qui a la taille de la France et l'Allemagne ensemble.
00:14:36Mais par contre, les opérations spéciales sont une option.
00:14:39Et Sahel pourrait participer à ces opérations spéciales ?
00:14:43Ce n'est pas à moi de le dire,
00:14:45mais je pense qu'il y a eu des déclarations qui ont déjà été faites,
00:14:48que ce soit par le Premier ministre ou notre chef d'état-major,
00:14:50parlant de la possibilité de présence de forces spéciales sur le terrain.
00:14:55Je voudrais, M. l'Ambassadeur, revenir une nouvelle fois sur l'information de cette nuit
00:15:01avec ce pilote américain qui a été retrouvé sain et sauf,
00:15:04toujours en essayant de prendre un peu de hauteur.
00:15:06Sur l'opinion publique, à quel point cette opération,
00:15:11qui est une réussite cette nuit,
00:15:13mais le fait d'avoir un pilote, un avion qui a été abattu il y a 48 heures,
00:15:17de voir qu'après 37 jours de guerre,
00:15:20l'Iran a une capacité toujours de réaction
00:15:24et finalement de contrecarrer les plans et américains et israéliens.
00:15:29Sur l'opinion publique,
00:15:31qu'est-ce que ça peut changer en positif ou en négatif ?
00:15:34Alors d'abord, je vais parler de l'opinion publique israélienne.
00:15:37Oui.
00:15:37L'opinion publique israélienne, comme je l'ai dit assez souvent,
00:15:40c'est une guerre qui nous est imposée par le régime iranien qui veut nous détruire.
00:15:43Et donc il n'y a pratiquement personne en Israël
00:15:46qui pense sérieusement que c'est une guerre qu'on aurait pu ne pas mener.
00:15:51Malheureusement.
00:15:51On aurait préféré ne pas l'avoir à faire, cette guerre.
00:15:54Mais ce n'est pas une guerre que nous avons choisi de faire,
00:15:58c'est plutôt une guerre qui nous a été imposée.
00:16:00Mais là, la grande question, je pense, qui doit être que vous posez,
00:16:02c'est l'opinion publique dans l'Occident.
00:16:06Parce qu'il y a cette volonté de voir les États-Unis humiliés par certains.
00:16:12Je pense que certains de vos collègues, on les voit dans certains plateaux,
00:16:16cherchent à chaque fois, ah, les Américains n'ont pas réussi à faire ci,
00:16:19les Américains n'ont pas réussi à faire ça.
00:16:20Bien sûr, à notre égard, c'est encore pire.
00:16:23Et là, il y a cette volonté à chaque fois d'essayer de trouver cet anti-américanisme
00:16:29qui force les gens à essayer de trouver une faille à chaque fois,
00:16:34quelque chose qui n'a pas réussi.
00:16:36Et donc là, ça rend les choses un peu plus difficiles pour cela.
00:16:40– Monsieur l'ambassadeur, vous parlez d'anti-américanisme.
00:16:43Est-ce qu'on peut parler d'anti-trumpisme,
00:16:44puisqu'on dit d'anti-américanisme, avec des positions,
00:16:47vous le diplomate que vous êtes, parfois erratiques de Donald Trump,
00:16:51qui peut dire tout et son inverse,
00:16:52qui peut aussi avoir des propos qui sont heurtants.
00:16:55Je ne vais pas citer les propos qu'il a pu avoir
00:16:57à l'endroit du président de la République française et de sa femme.
00:17:02– C'est un sujet dans lequel je ne vais pas rentrer.
00:17:04Là, c'est vraiment américano-français.
00:17:06Mais j'ai grandi ici.
00:17:08C'est-à-dire le sujet des relations personnelles entre les deux présidents.
00:17:12C'est un sujet dont je ne vais pas parler personnellement, bien sûr.
00:17:15Mais au sujet de l'anti-américanisme français, j'ai grandi ici.
00:17:20Je suis né à Paris, j'ai grandi en France.
00:17:22Et j'ai connu cet anti-américanisme à très bas âge.
00:17:26C'est quelque chose qui est typique.
00:17:29Je ne sais pas si c'est des Français en général ou peut-être des Parisiens.
00:17:31Mais c'est quelque chose qui est très typique.
00:17:33Il y a cet anti-américanisme qui est franchement le résultat
00:17:36de la propagande soviétique des années 60 et 70
00:17:41qui était très réussie et qui continue aujourd'hui
00:17:43avec la propagande frériste qui est financée par le Qatar,
00:17:47par les Iraniens et encore, malheureusement, aussi par les Russes.
00:17:51– Éric Revelle, Arnaud Benedetti, peut-être Éric Revelle d'abord et ensuite Arnaud.
00:17:54– On a une question sur les relations entre la France et Israël.
00:17:56On sait que depuis septembre 2025 et la déclaration du chef de l'État français
00:18:00de la reconnaissance d'un État palestinien,
00:18:03les relations sont refroidies, sont tendues.
00:18:06Il y a eu un nouvel épisode il y a quelques jours
00:18:07avec l'interdiction apparemment du survol du territoire français
00:18:11par certains avions qui participaient à l'effort de guerre d'Israël.
00:18:16Quel est l'État aujourd'hui des relations entre Emmanuel Macron
00:18:20et le Premier ministre israélien ?
00:18:22– Ce n'est pas vraiment une question de relation personnelle.
00:18:27– Alors, entre les deux États ?
00:18:28– Voilà, je pense qu'entre les deux gouvernements,
00:18:30parce que je voudrais faire la différence, et ça c'est un point très important,
00:18:33entre le peuple français et le peuple israélien.
00:18:35Il y a une vraie amitié entre nos deux peuples,
00:18:37et je pense que c'est quelque chose que je ressens quand je suis dans la rue,
00:18:41il y a des gens qui me rencontrent et qui viennent me dire bonjour,
00:18:44et qui me saluent.
00:18:46Je n'ai jamais eu d'autre réaction que sachez que nous français sommes avec vous.
00:18:53Mais il y a, nous sommes en crise, il faut dire la chose comme ça.
00:18:58– Nous sommes en crise.
00:18:58– Nous sommes en crise, il y a eu certaines décisions qui ont été prises,
00:19:03quand un pays se définit comme étant un pays ami,
00:19:07voulant le bien de mon pays, et qu'il y a une demande très spécifique
00:19:16qui force la France à rien faire.
00:19:19Ce n'est pas que nous avons demandé certaines choses à l'équipement,
00:19:22c'était simplement le transfert, le survol de la France
00:19:27par des équipements américains dont nous avons besoin pour la guerre avec l'Iran.
00:19:33C'est quelque chose qui avait été bien clarifié,
00:19:36ce n'étaient pas des armements, des équipements qui étaient utilisés sur le Liban,
00:19:42sur le terrain du Liban, mais non, seulement pour la guerre en Iran.
00:19:46Et quand une décision comme celle qui a été prise de refuser tout survol
00:19:52d'armement dont nous avons besoin dans une guerre existentielle,
00:19:58ça s'est ajouté à, ce n'est pas vraiment, le dernier épisode de la reconnaissance
00:20:03est un épisode qui a fait énormément de mal aux relations,
00:20:06mais il faut regarder les choses avec une perspective de deux ans.
00:20:09Des décisions, un appel au boycott, encore une fois,
00:20:12quand nous menions la guerre avec le Hamas, une guerre terrible
00:20:15qui nous avait été imposée aussi, quand nous voulions libérer nos otages
00:20:20et qu'il y a eu cette reconnaissance avant la libération de nos otages.
00:20:25Donc il y a une liste de choses qui ont eu lieu.
00:20:27C'est une crise que vous pouvez qualifier d'historique ?
00:20:29Je pense que oui, malheureusement.
00:20:31Et je dis ça vraiment, j'ai du mal à le dire,
00:20:33parce que je suis venu ici en espérant de créer une relation,
00:20:37de recréer une relation entre nos deux pays,
00:20:40qui est une relation vraiment historique et qui est tout à fait logique.
00:20:45Et là, j'ai l'impression de ne pas avoir été compris dans ce que je voulais faire
00:20:52ou bien d'avoir rencontré un mur.
00:20:54Monsieur l'ambassadeur, pardonnez-moi, mais c'est important ce que vous dites.
00:20:57Vous parlez d'une crise historique entre Paris et Israël aujourd'hui.
00:21:04Ce qui est surprenant, c'est qu'il y a quelques jours, encore de cela,
00:21:06quelques semaines, les relations diplomatiques entre Benjamin Netanyahou et Emmanuel Macron
00:21:13avaient reprises en quelque sorte, puisqu'il y avait eu un échange...
00:21:16Des échanges.
00:21:17Des échanges téléphoniques.
00:21:18C'est-à-dire que là, par exemple, ces derniers jours, ces deux dernières semaines,
00:21:21il n'y a plus aucun contact ?
00:21:22Vous savez, ces échanges, la visite du ministre des Affaires étrangères,
00:21:27la visite de la ministre d'Auroberger, d'autres visites qui devaient avoir lieu,
00:21:32ce n'est pas quelque chose qui se fait dans le vide.
00:21:34C'est quelque chose pour lequel, je peux vous dire que personnellement,
00:21:37j'ai œuvré pendant des mois, afin d'essayer de recréer cette confiance.
00:21:42De recréer ce dialogue qui avait disparu pendant longtemps,
00:21:46depuis justement la reconnaissance de mon palais.
00:21:49Mais il y a une expression que vous connaissez certainement,
00:21:52il faut deux pour danser le tango.
00:21:55Et ça a été la réaction que finalement nous avons reçue.
00:22:00Moi, en tout cas personnellement, j'ai ce sentiment d'avoir reçu une claque.
00:22:05Mais de la part de qui directement ?
00:22:06Du Quai d'Orsay, du président de la République lui-même ?
00:22:08Du gouvernement français, enfin.
00:22:10Alors le gouvernement français, c'est-à-dire le ministre des Affaires étrangères,
00:22:13qui est le chef de...
00:22:14Je ne veux pas rentrer dans la responsabilité personnelle, etc.
00:22:18Parce que des efforts, je sais que j'ai investi énormément d'efforts,
00:22:22et des fois je me suis fait un peu taper sur les doigts de mon côté,
00:22:25de mon administration, mais disant,
00:22:27d'accord, mais il faut refaire confiance, il faut quand même qu'il y ait des preuves sur le terrain.
00:22:31Et là, malheureusement, ça a été reçu comme ça a été reçu.
00:22:37Arnaud Bénédetti, ensuite Mérida de Craffray,
00:22:39on reviendra sur le conflit de manière générale au 37e jour de guerre.
00:22:42Monsieur l'ambassadeur, vous avez parlé de crise historique.
00:22:44Il y a eu une autre crise historique dans les relations franco-israéliennes,
00:22:47c'est la crise de 1967, venez-vous,
00:22:49quand le général de Gaulle tient ses propos sur Israël et sur le peuple juif.
00:22:54Est-ce que vous diriez que la crise que nous connaissons aujourd'hui
00:22:57est motivée par d'autres ressorts que celle de 1967,
00:23:01qui était liée finalement à une position qui consistait à tenir une équidistance,
00:23:07j'allais dire, sur la scène internationale,
00:23:09qui était la position du général de Gaulle.
00:23:11Est-ce qu'aujourd'hui vous considérez qu'il y a d'autres ressorts
00:23:13qui seront internes à la société française,
00:23:16qui expliquent aujourd'hui finalement la position de la France ?
00:23:21Je pense, vous savez, il y a toujours une tendance à faire une analyse de l'histoire,
00:23:24et de dire, voilà, c'est exactement ça, c'est la même chose, on peut apprendre.
00:23:28Je pense que chaque crise est différente, franchement.
00:23:30Parce qu'il y a énormément de choses qui sont personnelles,
00:23:34de décisions qui sont prises, de pertes de confiance
00:23:38qui sont dues à des fois des mots qui sont dits,
00:23:40des fois des expressions qui n'ont pas voulu être dites, etc.
00:23:46Il y a la crise, disons, des années 60, des années 67,
00:23:53après le général de Gaulle.
00:23:55D'abord, elle n'était pas une crise qui était passée de 100 à 0.
00:24:00Parce que les relations ont continué,
00:24:02certaines relations spéciales qu'il y avait entre nos deux pays
00:24:04ont continué à avoir lieu,
00:24:06même après cette décision qui avait été prise du général de Gaulle,
00:24:10la nouvelle politique arabe, etc.
00:24:14Là, il faut dire que nous sommes rentrés dans une crise qui s'est développée.
00:24:20Je suis arrivé ici avec un certain niveau,
00:24:22il y a eu les décisions de ne pas permettre la participation israélienne
00:24:26à nos différents salons,
00:24:27et ensuite déterminer des expressions comme,
00:24:30je vous rappellerais, la barbarie, etc.
00:24:32et l'appel au boycott.
00:24:35Et quand nous étions dans une guerre existentielle,
00:24:39n'oublions pas,
00:24:40qui nous avait encore une fois,
00:24:41qui nous avait été imposée par le Hamas,
00:24:43qui avait violé, brûlé 1200 personnes israéliens
00:24:49et qui avaient kidnappé 250, 254 personnes.
00:24:57Et là, il y a ce pays,
00:25:00ce gouvernement qui se dit un gouvernement ami d'Israël
00:25:03qui, à chaque fois, nous surprend, nous surprenait.
00:25:07Et nous sommes arrivés au niveau aujourd'hui
00:25:09où quand nous avions besoin vraiment d'une aide,
00:25:12ce n'était pas une aide,
00:25:13c'était simplement un survol
00:25:16qui avait une importance, je dirais, presque stratégique.
00:25:20Ça a été refusé.
00:25:21Et là, c'est le résultat d'une longue liste de décisions
00:25:27et de déclarations qui ont été faites
00:25:28et qui, finalement, mènent aujourd'hui à une situation de crise
00:25:31que j'espère pouvoir gérer
00:25:33et un jour nous en faire sortir.
00:25:36Marie-Anne Accraveret.
00:25:36Alors, il y a Gaza, effectivement,
00:25:38qui a un sujet de fâcherie.
00:25:39Il y a l'Iran de l'autre côté.
00:25:41Mais il y a un sujet qui est cher au cœur des Français
00:25:43et en particulier ceux des auditeurs de CNews.
00:25:46C'est le Liban, monsieur l'ambassadeur.
00:25:47Nous en avons parlé tout à l'heure.
00:25:50Là aussi, on sent qu'il y a un problème,
00:25:53un bisbis franco-israélien.
00:25:55Alice Ruffo, la ministre déléguée aux armées,
00:25:57était cette semaine au Liban.
00:26:00J'ai cru comprendre qu'elle aurait souhaité parler
00:26:03avec son homologue israélien.
00:26:05Finalement, elle n'a pas pu aller en Israël.
00:26:07Et de l'autre côté,
00:26:10les Israéliens laissent entendre
00:26:12qu'ils souhaiteraient que la France, selon eux,
00:26:14pourrait avoir un rôle important
00:26:16pour sortir par le haut de cette crise
00:26:18avec le Hezbollah qui ressurgit aujourd'hui.
00:26:21Quel est votre sentiment ?
00:26:23Quel est votre avis sur la manière
00:26:24dont la France pourrait,
00:26:26finalement, avec vous,
00:26:28trouver une solution ?
00:26:29Et ça me permet juste de vous donner
00:26:31la toute dernière information.
00:26:32Et je vous remercie,
00:26:32Meryad Ekrafre,
00:26:33le président libanais
00:26:35qui accuse Israël
00:26:36de vouloir faire du sud du pays,
00:26:38du sud du Liban,
00:26:39un nouveau Gaza
00:26:40et qui appelle à des négociations.
00:26:42Voilà le climat actuel.
00:26:43Alors, le Liban est une question très importante.
00:26:47Premièrement, vous savez,
00:26:49le Liban n'est pas seulement important pour la France,
00:26:51il est important pour Israël.
00:26:52C'est notre voisin.
00:26:53Nous voulons vivre en paix avec le Liban.
00:26:55Nous n'avons aucune dispute
00:26:56avec le gouvernement libanais
00:26:57ni avec le peuple libanais.
00:26:59Et c'est un pays qui a été pris en otage
00:27:01par l'Iran,
00:27:02avec le Hezbollah,
00:27:03en utilisant le Hezbollah.
00:27:04Il y a 40...
00:27:09C'était en 85...
00:27:10Depuis 1982.
00:27:11Non, en 82,
00:27:12il n'était pas...
00:27:13À peu près entre 1985, disons.
00:27:15Donc, 40 ans, quelque chose comme ça.
00:27:22Cette crise a commencé
00:27:23quand le Hezbollah a décidé
00:27:24de tirer sur Israël.
00:27:26Nous avions averti.
00:27:28Nous avons menacé.
00:27:29Nous avons envoyé des messages au Hezbollah
00:27:31et au gouvernement libanais.
00:27:32Faites en sorte,
00:27:33désarmez le Hezbollah
00:27:34comme vous deviez le faire
00:27:35et faites en sorte
00:27:36que le Hezbollah ne tire pas.
00:27:38Vous savez,
00:27:38il y a l'heure des grands mots
00:27:40et il y a l'heure des actions.
00:27:42Et des fois,
00:27:43les grands mots
00:27:44ne sont pas suffisants.
00:27:46Alors, dire
00:27:47que la France
00:27:50veut faire ce qu'elle veut faire,
00:27:52etc.,
00:27:52sans vraiment...
00:27:54Vous savez,
00:27:55nous avions...
00:27:58Une des idées
00:27:59qui étaient mises sur la table
00:28:01était de faire en sorte
00:28:03que la France
00:28:04aide aussi
00:28:04le gouvernement libanais
00:28:06à désarmer le Hezbollah.
00:28:07L'armée libanaises.
00:28:10Pardon, oui.
00:28:12Que la France
00:28:13aide les FAL,
00:28:14les forces armées libanaises,
00:28:15à désarmer le Hezbollah.
00:28:17Pas seulement
00:28:17en finançant,
00:28:19pas seulement
00:28:19en envoyant du matériel.
00:28:20Concrètement.
00:28:21Parce que,
00:28:22il faut dire
00:28:23que les forces armées libanaises
00:28:24sont incapables,
00:28:25nous le savions,
00:28:26sont incapables de le faire.
00:28:27Quand nous attaquions
00:28:28le Hezbollah
00:28:29d'une façon
00:28:30avec des opérations spéciales,
00:28:33comme vous en avez parlé plus tôt,
00:28:36sans toucher,
00:28:36bien sûr,
00:28:37le Liban,
00:28:38c'est-à-dire
00:28:38l'infrastructure libanaises,
00:28:40nous étions attaqués
00:28:40par le gouvernement libanais
00:28:41qui disait
00:28:42vous ne nous laissez pas
00:28:46faire notre travail
00:28:47et la France
00:28:48se joignit
00:28:49au gouvernement libanais
00:28:49en disant
00:28:50vous attaquez
00:28:50le Hezbollah
00:28:51sur le territoire libanais
00:28:52et de laisser
00:28:52les forces armées libanaises
00:28:54faire leur travail.
00:28:55Et d'un autre côté,
00:28:56les forces armées libanaises,
00:28:57il y a un mois,
00:28:58deux mois,
00:28:59quelque chose comme ça,
00:28:59ont annoncé
00:28:59ça va,
00:29:00nous avons terminé
00:29:01de désarmer le Hezbollah
00:29:02au sud du Liban.
00:29:03On a vu ce qu'il en était.
00:29:04Exactement,
00:29:04on a vu ce qu'il en était.
00:29:05Alors,
00:29:07il y a le moment
00:29:08des grands mots,
00:29:09c'est très bien,
00:29:10c'est beau,
00:29:10et il y a aussi
00:29:11le moment des actions.
00:29:12Aujourd'hui,
00:29:12nous sommes à la période
00:29:13où il faut des actions,
00:29:14pas seulement des grands mots.
00:29:169h26 sur CNews,
00:29:17on poursuit notre émission
00:29:19et votre...
00:29:21continue de vous poser
00:29:22toutes les questions
00:29:23autour de ce conflit
00:29:24au Moyen-Orient
00:29:26avec Joshua Zarkal,
00:29:27ambassadeur d'Israël en France.
00:29:28Je voudrais qu'on revienne
00:29:29sur l'ultimatum
00:29:30de Donald Trump.
00:29:31Là aussi,
00:29:32c'est un temps fort
00:29:33du week-end
00:29:33à l'Iran
00:29:34qui expirera demain
00:29:36à 20h,
00:29:37heure de Washington.
00:29:38Le président américain
00:29:39qui avait d'abord donné
00:29:40samedi dernier
00:29:4148h à l'Iran
00:29:42pour rouvrir
00:29:42le détroit d'Hormuz.
00:29:43Faute de quoi
00:29:44les centrales électriques
00:29:45du pays seraient visées.
00:29:46Ultimatum ensuite repoussé.
00:29:48Alors,
00:29:48que peut-il se passer après ?
00:29:50Je vous poserai la question.
00:29:51Mais voyons d'abord
00:29:52le sujet.
00:29:52Il est signé
00:29:53Mathilde Libagnez
00:29:54et François Tiskevitch.
00:29:57C'est Donald Trump
00:29:58lui-même
00:29:59qui a lancé
00:30:00le compte à rebours.
00:30:01Vous vous souvenez
00:30:02quand j'ai donné
00:30:0210 jours à l'Iran
00:30:03pour conclure un accord
00:30:04ou rouvrir le détroit d'Hormuz ?
00:30:06Le temps presse.
00:30:07Il ne reste plus
00:30:08que 48h
00:30:08avant que l'enfer
00:30:09ne s'abatte sur eux.
00:30:10Gloire à Dieu !
00:30:12Une fois l'ultimatum
00:30:13terminé,
00:30:14le président américain
00:30:15pourrait mettre en application
00:30:16ses menaces
00:30:17contre l'Iran.
00:30:18A commencer
00:30:19par des frappes massives
00:30:21contre les centrales électriques.
00:30:23Des centrales,
00:30:24essentielles pour alimenter
00:30:25une grande ville
00:30:26comme Téhéran
00:30:27et ses 10 millions d'habitants.
00:30:29Autre cible potentielle,
00:30:31les ponts,
00:30:32comme celui reliant
00:30:33la capitale iranienne
00:30:34à Karj,
00:30:35un axe vital
00:30:36pour la circulation
00:30:37économique et militaire
00:30:38détruit par une frappe
00:30:39américaine
00:30:40il y a quelques jours.
00:30:42objectif ?
00:30:42Paralyser complètement
00:30:44le pays.
00:30:45Nous allons les frapper
00:30:47extrêmement durement
00:30:48au cours des 2 à 3 prochaines semaines.
00:30:50Nous allons les ramener
00:30:51à l'âge de pierre
00:30:52auquel ils appartiennent.
00:30:54Le pétrole iranien
00:30:55pourrait également
00:30:56être visé.
00:30:58Donald Trump
00:30:58a plusieurs fois menacé
00:30:59de s'en prendre
00:31:00à l'île de Karg,
00:31:01point névralgique
00:31:02par lequel transite
00:31:0390% du pétrole iranien.
00:31:05Le 13 mars dernier,
00:31:07Washington avait déjà annoncé
00:31:08y avoir bombardé
00:31:09des cibles militaires
00:31:10mais sans viser
00:31:11les infrastructures pétrolières.
00:31:13Plus récemment,
00:31:15le président américain
00:31:16a menacé d'anéantir
00:31:17ce point névralgique
00:31:18de l'économie iranienne.
00:31:21Joshua Zarqa,
00:31:22ambassadeur d'Israël en France,
00:31:24que veut dire
00:31:24cet ultimatum
00:31:25de Donald Trump ?
00:31:26Qu'est-ce qui peut se passer
00:31:27demain
00:31:27à 20h,
00:31:29heure de Washington,
00:31:31alors qu'on le sait,
00:31:32le régime iranien
00:31:34n'a pas accepté
00:31:36et l'a communiqué
00:31:37d'ailleurs ces dernières heures
00:31:38l'ultimatum
00:31:39posé par Donald Trump ?
00:31:40Vous savez,
00:31:40les Etats-Unis
00:31:41sont une force militaire
00:31:43qui est incomparable.
00:31:44Les Etats-Unis
00:31:45aujourd'hui sont capables
00:31:46de gagner une guerre
00:31:48contre n'importe quelle coalition
00:31:49qui serait créée
00:31:50sur la Terre.
00:31:51Ce qu'utilise
00:31:52la force
00:31:52qu'utilisent
00:31:53les Etats-Unis
00:31:53aujourd'hui en Iran
00:31:54est une partie
00:31:56minime
00:31:57de leur capacité.
00:31:59Ils pourraient décider
00:32:00de faire la chose
00:32:01beaucoup plus sérieusement,
00:32:03de façon
00:32:04beaucoup plus approfondie
00:32:04et investir
00:32:05beaucoup plus
00:32:06de capacités
00:32:08qu'ils ont aujourd'hui
00:32:08et qu'ils pour l'instant
00:32:09n'ont pas investie.
00:32:12Alors,
00:32:12n'oublions pas,
00:32:13c'est la puissance mondiale
00:32:16qui serait capable
00:32:17vraiment
00:32:17de gagner une guerre
00:32:19contre n'importe quelle coalition
00:32:20qui serait créée
00:32:21contre elle.
00:32:22Et donc,
00:32:23l'Iran
00:32:24n'est pas vraiment
00:32:24un ennemi
00:32:26qui est comparable
00:32:27aux Etats-Unis.
00:32:28Si le président
00:32:30décidait de faire
00:32:30quelque chose
00:32:31de beaucoup plus sérieux
00:32:34et investir
00:32:35ce qu'il faut
00:32:36pour cela.
00:32:37J'ai du mal
00:32:38à vous suivre
00:32:38monsieur l'ambassadeur,
00:32:39ça veut dire que
00:32:40depuis six semaines,
00:32:41les Etats-Unis
00:32:44ne sont pas
00:32:46véritablement intervenus.
00:32:46Non,
00:32:47ils ont intervenu.
00:32:47mais il y a
00:32:48une certaine capacité
00:32:52qui ont été décidées
00:32:53d'être investies.
00:32:54Ils pourraient décider
00:32:54d'investir beaucoup plus.
00:32:56Et quand vous dites
00:32:56investir beaucoup plus,
00:32:57ça veut dire par exemple
00:32:58des troupes au sol ?
00:32:59C'est le genre de décisions
00:33:01qui seront prises
00:33:01dans les prochaines mois.
00:33:04Et ne faisons pas
00:33:05de la géopolitique fiction
00:33:07ce matin.
00:33:08Cette semaine,
00:33:10là aussi,
00:33:10il y a un temps
00:33:11très important.
00:33:11Le secrétaire général
00:33:12du Conseil de coopération
00:33:13du Golfe
00:33:14a appelé jeudi
00:33:15l'ONU a donné son feu vert
00:33:17à l'usage de la force
00:33:18pour libérer
00:33:19le détroit d'Hormuz.
00:33:20Parce que dans cette guerre,
00:33:21on a bien compris
00:33:22que le nerf de la guerre,
00:33:24l'autre guerre,
00:33:24c'était ce fameux
00:33:25détroit d'Hormuz.
00:33:26La France,
00:33:26la Chine et la Russie
00:33:27s'y opposent.
00:33:28Comment vous décryptez
00:33:32cette fin de non-recevoir
00:33:34de la France ?
00:33:37Emmanuel Macron
00:33:37qui considère
00:33:38que cette opération
00:33:39pour libérer
00:33:39le passage maritime stratégique
00:33:40serait par la force
00:33:43irréaliste,
00:33:43qu'il prendrait
00:33:44un temps infini,
00:33:45comporterait
00:33:46des tas de risques
00:33:47et selon lui,
00:33:47la réouverture du détroit
00:33:48ne peut se faire
00:33:49que de manière
00:33:50concertée avec l'Iran.
00:33:51Ce que je peux dire
00:33:52de mon côté,
00:33:52encore une fois,
00:33:53en tant que diplomate israélien
00:33:54et je suis ici un invité,
00:33:56donc en France,
00:33:57je veux dire pas seulement
00:33:57sur ces news,
00:34:01c'est incompréhensible.
00:34:02C'est incompréhensible.
00:34:03Certains me posent
00:34:04des questions
00:34:05au sujet des relations
00:34:06qui seraient là
00:34:07avec le monde
00:34:08et que nous avons seulement
00:34:09un allié
00:34:10qui est la seule
00:34:10des Etats-Unis,
00:34:11etc.
00:34:12Aujourd'hui,
00:34:13nos relations
00:34:14avec les pays du Golfe
00:34:15n'ont aucun précédent.
00:34:18Mais il faut dire
00:34:18que ces pays,
00:34:19justement,
00:34:20qui ont proposé
00:34:21ce texte,
00:34:21qui est sous chapitre 7
00:34:23de l'ONU,
00:34:24ce qui veut dire
00:34:25avec la permission
00:34:26d'utilisation de la force,
00:34:27afin de menacer
00:34:29concrètement l'Iran
00:34:30et de faire en sorte
00:34:32que le détroit de l'ONU
00:34:32s'est ouvert.
00:34:34Ce texte a été proposé
00:34:36par des pays
00:34:37qui ont un accord
00:34:38de défense
00:34:39avec la France.
00:34:41Et là,
00:34:42pour moi,
00:34:43je rentre
00:34:44dans le territoire
00:34:47qui est totalement
00:34:48incompréhensible.
00:34:49Je ne vois,
00:34:51je ne comprends pas
00:34:51la logique
00:34:55qui a poussé,
00:34:56disons,
00:34:57le Quai d'Orsay
00:34:58a bloqué
00:35:00et a empêché
00:35:04l'adoption
00:35:05de ce texte.
00:35:06Une dernière question,
00:35:08M. l'Ambassadeur,
00:35:08et j'aurais dû commencer
00:35:09d'ailleurs par ça,
00:35:10notre entretien,
00:35:11au 37e jour de guerre
00:35:13contre la République
00:35:14islamique iranienne.
00:35:16Où en sommes-nous
00:35:17aujourd'hui ?
00:35:18Nous avons,
00:35:20bon,
00:35:20là,
00:35:20je vais citer
00:35:21les déclarations
00:35:23de mon Premier ministre
00:35:24du porte-parole
00:35:25de l'armée.
00:35:26Nous avons atteint
00:35:27la majorité
00:35:28des cibles militaires
00:35:30dont nous avions décidé.
00:35:32Nous avons continué
00:35:33à détruire
00:35:34non seulement
00:35:35les sites militaires
00:35:35mais ensuite
00:35:36les usines
00:35:37de production
00:35:37de missiles
00:35:38et tous les sites
00:35:41qui sont liés
00:35:42directement
00:35:42et indirectement
00:35:43au programme
00:35:45militaire nucléaire,
00:35:46nucléaire militaire
00:35:47qu'avaient développé,
00:35:48qu'essayaient
00:35:49de développer
00:35:50les Iraniens.
00:35:52Si la guerre
00:35:53s'arrêtait aujourd'hui,
00:35:54il faut dire,
00:35:55et si vous vous rappelez,
00:35:56le troisième but
00:35:56était l'affaiblissement
00:35:58du régime.
00:35:59Si la guerre,
00:35:59cette guerre
00:36:00s'arrêtait aujourd'hui,
00:36:01le régime
00:36:02que nous avions connu,
00:36:04que nous avions étudié
00:36:05pendant de longues années
00:36:06et que nous savions
00:36:06exactement comment être,
00:36:07n'est plus le même régime.
00:36:09Aujourd'hui,
00:36:09c'est un régime différent.
00:36:11Le régime
00:36:11qui avait,
00:36:12à la quête de la tête,
00:36:13il y avait le guide suprême
00:36:13qui était vraiment
00:36:14une personnalité reconnue
00:36:15à travers le monde.
00:36:16Ensuite,
00:36:17il y avait
00:36:18des différentes branches
00:36:19de gouvernement
00:36:19qui on savait exactement
00:36:21comment ils travaillaient,
00:36:22quelles étaient leurs influences,
00:36:23etc.
00:36:23Aujourd'hui,
00:36:24ce régime n'existe plus.
00:36:25Il y a déjà un autre régime.
00:36:27Quel sera
00:36:29le futur de l'Iran ?
00:36:31C'est encore très difficile
00:36:32à dire,
00:36:32mais je pense
00:36:33que de toutes les façons,
00:36:35nous sommes,
00:36:35le régime se trouve
00:36:36sur une pente
00:36:37très glissante,
00:36:38très raide
00:36:38et qui mènera
00:36:40à la fin de ces jours
00:36:42relativement assez rapidement.
00:36:43Je suis désolé,
00:36:43mais je me pose
00:36:45la question
00:36:45que les téléspectateurs
00:36:46doivent se poser.
00:36:48Vous dites,
00:36:48il y a un autre régime
00:36:49aujourd'hui.
00:36:50C'est quoi cet autre régime ?
00:36:51Justement,
00:36:53vous savez,
00:36:53ça nous a pris des années
00:36:54d'étudier
00:36:55l'ancien régime.
00:36:56Aujourd'hui,
00:36:57il y a quelque chose
00:36:58de différent.
00:36:59Si auparavant,
00:37:00nous savions exactement
00:37:01comment étaient proposées
00:37:03les différentes options militaires
00:37:05au guide suprême,
00:37:07quelle serait sa réaction
00:37:08à certaines propositions,
00:37:10quelle serait sa réaction
00:37:11à d'autres,
00:37:12quelle était sa logique
00:37:14géostratégique
00:37:14de la région,
00:37:15etc.
00:37:15Aujourd'hui,
00:37:16c'est quelque chose
00:37:16qui n'existe plus.
00:37:18toutes ces personnes
00:37:19qui étaient autour de lui,
00:37:20qui étaient ce régime,
00:37:21en fin de compte,
00:37:21n'existent plus,
00:37:22ont toutes été éliminées.
00:37:25Aujourd'hui,
00:37:25donc,
00:37:25il faut,
00:37:26si effectivement,
00:37:28ce fameux Mouchaba
00:37:29est encore en vie
00:37:30et prend encore
00:37:31des décisions,
00:37:32nous devons d'abord
00:37:33comprendre exactement
00:37:34qui l'entoure,
00:37:35quelle est l'influence
00:37:36de chacun,
00:37:37parce que c'est quelque chose
00:37:37qui est vraiment personnel.
00:37:40Pardonnez-moi,
00:37:41mais je vois qu'il y a
00:37:41Arnaud Bénédetti,
00:37:42mais monsieur l'ambassadeur
00:37:42est précis,
00:37:43ce sera la dernière question.
00:37:44Le régime est en train
00:37:45de se modifier
00:37:46dans son organisation
00:37:47endogène,
00:37:48on le comprend bien,
00:37:48dans son fonctionnement,
00:37:49mais son idéologie
00:37:50reste exactement la même.
00:37:51L'idéologie,
00:37:52oui,
00:37:52bien sûr,
00:37:53je ne dis pas
00:37:54que l'idéologie a changé,
00:37:55mais vous savez,
00:37:56même l'idéologie,
00:37:57il y a toujours
00:37:57une grande différence
00:37:58entre des personnes
00:37:58qui sont fondamentalement
00:37:59religieuses,
00:38:00et ce Mouchaba
00:38:01n'est pas une personnalité
00:38:02religieuse
00:38:03qui est reconnue
00:38:04d'une façon ou d'une autre.
00:38:06Les gardiens de la révolution
00:38:07ne sont pas des religieuses,
00:38:08ce sont des voyous,
00:38:09ce sont des voyous très violents,
00:38:10c'est doux.
00:38:10Et donc,
00:38:11il y a une énorme différence
00:38:12entre un régime
00:38:13qui est un régime
00:38:14fondamentalement religieux
00:38:15et un régime
00:38:16qui est une certaine dictature.
00:38:19Et donc,
00:38:20même là,
00:38:21c'est déjà différent.
00:38:23Je ne m'en voudrais
00:38:23de ne pas vous poser la question,
00:38:25M. l'ambassadeur,
00:38:25et vraiment,
00:38:26c'est la toute dernière.
00:38:27Une chose première,
00:38:28chose due.
00:38:29C'est dimanche de Pâques.
00:38:30Et les Français aussi
00:38:33sont attachés
00:38:33à leur culture,
00:38:34à leur histoire.
00:38:35Et c'est vrai
00:38:37que dans cette région-là,
00:38:38il y a une civilisation
00:38:40qui est parfois oubliée,
00:38:42on parle des chrétiens d'Orient.
00:38:44À quel point
00:38:45la communauté chrétienne
00:38:46est protégée
00:38:48ou doit l'être
00:38:49dans les prochains jours,
00:38:51les prochaines semaines ?
00:38:52On a vu,
00:38:52par exemple,
00:38:52la semaine dernière,
00:38:54l'émoi qui a pu provoquer
00:38:55l'interdiction faite
00:38:56au Patriage de Jérusalem
00:38:58d'accéder
00:38:58à l'Église
00:38:59du Saint-Sépu.
00:39:01de la mort du prêtre
00:39:02Pierre Elraï
00:39:03dans le Sud-Liban.
00:39:04Dans le Sud-Liban.
00:39:05C'était une erreur.
00:39:07Il faut dire
00:39:07d'une façon très claire
00:39:08qu'était une erreur.
00:39:08Une erreur terrible,
00:39:09une erreur triste.
00:39:10Et là,
00:39:12vraiment,
00:39:12ce qui s'est passé
00:39:14avec
00:39:17le Patriarche
00:39:18de Jérusalem
00:39:20était
00:39:21une erreur
00:39:22d'un policier
00:39:23avec qui on avait dit
00:39:25vous devez fermer
00:39:25la vieille ville
00:39:26et ne pas permettre
00:39:27l'entrée
00:39:28dans des lieux saints
00:39:29aux trois religions
00:39:30parce que le Côtel
00:39:31aussi est fermé,
00:39:32le fameux mur
00:39:33de l'administration
00:39:34qui est le sien,
00:39:38l'endroit le plus sain
00:39:39pour les Juifs.
00:39:40La mosquée est fermée.
00:39:42Et donc,
00:39:43sans réfléchir,
00:39:44sans savoir
00:39:45avec qui il avait
00:39:46en face de lui,
00:39:47il y a des c'est interdits.
00:39:48Dès que nous avons compris,
00:39:49je peux vous dire
00:39:49que personnellement,
00:39:50dès que j'ai compris
00:39:51qu'il y avait cette crise
00:39:52qui avait lieu,
00:39:54j'ai appelé directement
00:39:55mon ministre.
00:39:56On ne peut pas
00:39:58permettre ce genre de choses.
00:39:58Il m'a dit
00:39:59oui,
00:39:59je m'en occupe,
00:40:00je sais déjà
00:40:00que je m'en occupe.
00:40:01Le premier ministre
00:40:01a annoncé
00:40:03que ce genre de choses
00:40:04ne pouvaient pas se faire.
00:40:05C'était du zèle
00:40:06d'un policier
00:40:07sur place
00:40:08qui n'avait pas compris
00:40:09ce qu'il faisait.
00:40:12Pour parler spécifiquement
00:40:13de cet événement.
00:40:15Vous savez,
00:40:16les chrétiens d'Orient,
00:40:18le seul endroit
00:40:19où les chrétiens d'Orient
00:40:20se sentent en sécurité,
00:40:21c'est en Israël.
00:40:23Les chrétiens d'Orient,
00:40:24ce n'est pas seulement au Liban,
00:40:25c'est aussi en Syrie.
00:40:26Quand ils étaient massacrés
00:40:29par Achara,
00:40:31par Joulani,
00:40:31le dictateur
00:40:33qui est aujourd'hui
00:40:33en Syrie,
00:40:35les seuls
00:40:36qui sont venus
00:40:36à leur aide,
00:40:37c'est nous,
00:40:38les Israéliens,
00:40:39qui ont clarifié,
00:40:41qui ont donné
00:40:42un ultimatum
00:40:43à Joulani
00:40:44d'arrêter ces massacres.
00:40:46Donc,
00:40:47vous savez,
00:40:47cette culture
00:40:48dont on parle,
00:40:48c'est la même.
00:40:50la culture judéo-chrétienne
00:40:52est une culture.
00:40:53Nous sommes sortis
00:40:53de la même,
00:40:54c'est la même religion
00:40:56qui a pris,
00:40:57disons,
00:40:58qui a s'est développé
00:40:59un peu différemment,
00:41:00deux routes différentes.
00:41:01Et donc,
00:41:01pour nous,
00:41:02c'est exactement la même chose.
00:41:04C'est en Israël
00:41:05que les chrétiens d'Orient
00:41:07se sentent le plus en sécurité,
00:41:08même si,
00:41:08des fois,
00:41:09il y a des disputes politiques
00:41:10autour de certains sujets.
00:41:11Mais il n'y a aucun doute
00:41:13que leur sécurité
00:41:15nous est aussi importante
00:41:16que la sécurité
00:41:17de chacun
00:41:18d'entre les citoyens.
00:41:19Monsieur l'ambassadeur
00:41:19Joshua Azarka,
00:41:20merci d'être venu nous voir,
00:41:22ambassadeur d'Israël
00:41:23en France.
00:41:25C'était un entretien
00:41:26très intéressant
00:41:27et d'ailleurs,
00:41:27il a été un peu plus prolongé.
00:41:29Je sais que votre emploi du temps
00:41:30est serré
00:41:31en ce dimanche de Pâques
00:41:32et je vous remercie
00:41:33d'avoir participé
00:41:35en longueur
00:41:35à notre émission.
00:41:38Je vous propose
00:41:38qu'on écoute,
00:41:39et vous le savez,
00:41:41cette information
00:41:42de la matinée
00:41:43après 48 heures
00:41:44de course contre la monte,
00:41:44le pilote américain
00:41:45a été retrouvé sain et sauf.
00:41:46« Nous n'abandonnerons jamais
00:41:48un combattant. »
00:41:49C'est félicité
00:41:50Donald Trump.
00:41:51Écoutez
00:41:54cette intervention,
00:41:55c'était ce matin
00:41:56d'un des spécialistes
00:41:57qui a réagi
00:41:58dans la matinale
00:41:59de CNews.
00:42:01Écoutez.
00:42:03La guerre,
00:42:04elle est dure.
00:42:04Il y a des pertes
00:42:05et encore des pertes
00:42:06extrêmement limitées.
00:42:08Je crois qu'on est
00:42:09à 13 ou 14 soldats américains.
00:42:12On est à 13 ou 14 civils
00:42:14et soldats israéliens
00:42:16sur près de 20 000 sorties
00:42:18du côté américain et autres.
00:42:19Ce n'est, entre guillemets,
00:42:21pas grand-chose.
00:42:22Donc, Donald Trump
00:42:23peut surfer encore
00:42:24sur cette idée
00:42:24qu'il va essayer
00:42:25de sortir de la guerre
00:42:26la tête haute.
00:42:27Évidemment,
00:42:27il vaut mieux qu'il sorte
00:42:28en n'ayant aucun otage
00:42:30soldat américain
00:42:31plutôt qu'il en ait.
00:42:32En tout cas,
00:42:33il parle le même langage
00:42:35que ses ennemis.
00:42:36Il parle le même langage
00:42:37que l'Iran.
00:42:38Et je crois qu'en fait,
00:42:39à ce stade-là,
00:42:40la diplomatie est très,
00:42:41très compliquée.
00:42:41Mais en même temps,
00:42:42il souffle le chaud et le froid.
00:42:43C'est-à-dire des négociations
00:42:44qui peut-être existent
00:42:46en sous-main
00:42:47mais qui de toute façon
00:42:48seront inéluctables.
00:42:49Et puis, en même temps,
00:42:50un rapport de force
00:42:51qui est son obsession
00:42:53et sur lequel il essaie
00:42:54de peser.
00:42:54Et on voit au combien
00:42:55pour les Occidentaux,
00:42:57pour les Israéliens
00:42:58et pour les Américains,
00:42:59même ce rapport de force
00:43:00que l'on considérait peut-être
00:43:02comme favorable
00:43:02aux Occidentaux
00:43:03est quand même aujourd'hui
00:43:04face à un certain nombre
00:43:06d'autres pays
00:43:06qui utilisent de plus en plus
00:43:07les outils de la guerre hybride
00:43:09de plus en plus compliqués.
00:43:119h40,
00:43:12on remercie Mathieu
00:43:13qui nous rejoint
00:43:13parce qu'on ira
00:43:14sur l'actualité nationale
00:43:15dans quelques instants.
00:43:16Je voudrais juste débriefer
00:43:17avec vous,
00:43:18Arnaud Bénétier et Crevel,
00:43:19l'entretien qu'on a pu avoir
00:43:20avec l'ambassadeur d'Israël
00:43:24en France,
00:43:24pardonnez-moi.
00:43:25Et cette phrase
00:43:26très importante
00:43:29parle de crise historique
00:43:31entre la France
00:43:32et Israël.
00:43:33Éric Crevel.
00:43:33Oui, c'est pour ça
00:43:34que sa réponse
00:43:35m'intéressait beaucoup
00:43:36mais je ne pensais pas
00:43:37que l'ambassadeur
00:43:37irait jusqu'à la qualifier
00:43:39d'historique
00:43:39parce qu'on se souvient
00:43:40qu'effectivement
00:43:41en septembre 2025,
00:43:42je le rappelais,
00:43:43lorsque Emmanuel Macron
00:43:46décide officiellement
00:43:46de reconnaître
00:43:48la création
00:43:48d'un État palestinien,
00:43:50les relations
00:43:51se tendent extrêmement.
00:43:52D'ailleurs,
00:43:52à un moment donné,
00:43:53si ma mémoire est bonne,
00:43:54le président de la République
00:43:55est considéré
00:43:56comme pas le bienvenu
00:43:58en Israël.
00:43:58Alors un chef d'État
00:43:59n'a pas besoin de visa
00:44:00mais j'ai cru comprendre
00:44:01qu'il ne pouvait pas
00:44:02se rendre aussi facilement
00:44:03en Israël.
00:44:04Et puis là,
00:44:04il y a eu l'affaire
00:44:05du survol interdit
00:44:07pour certains avions
00:44:09du territoire français.
00:44:10Donc la crise s'amplifie.
00:44:12Il a dit
00:44:13la crise de 67
00:44:14avec De Gaulle,
00:44:15on était parti de 100
00:44:17pour se rapprocher de zéro.
00:44:18Là, j'ai le sentiment
00:44:19qu'on est à zéro.
00:44:20C'est-à-dire qu'il considère
00:44:21que c'est une crise historique
00:44:23et je pense que le terme
00:44:25a marqué les esprits
00:44:26sur ce plateau.
00:44:26Arnaud,
00:44:27il partage complètement
00:44:28ce que dit Eric,
00:44:28c'est-à-dire qu'en fait,
00:44:29c'est vrai que l'étalon
00:44:30des crises sur le plan historique
00:44:32entre la France et Israël,
00:44:34c'est 67
00:44:34et clairement,
00:44:35il nous a répondu
00:44:36que cette crise,
00:44:38d'une manière très diplomatique,
00:44:40lui paraissait
00:44:41beaucoup plus grave
00:44:41que celle de 67.
00:44:44Alors après,
00:44:45si vous voulez,
00:44:45il ne répond pas par contre
00:44:46à la question qui est quand même...
00:44:47Pourquoi ?
00:44:48Pourquoi il ne répond pas ?
00:44:49Il ne veut pas rentrer,
00:44:50je comprends que...
00:44:51Parce que là,
00:44:51on entre dans des questions nationales.
00:44:53J'ai bien compris votre...
00:44:54J'ai bien compris votre...
00:44:55Depuis maintenant,
00:44:56le 7 octobre,
00:44:57il y a une attitude
00:44:58du côté de la présidence française
00:45:00et du Quai d'Orsay
00:45:01qui est vraisemblablement
00:45:03aussi motivée
00:45:05par des raisons
00:45:05qui ne sont pas seulement
00:45:06des raisons,
00:45:07j'allais dire,
00:45:08externes et géopolitiques,
00:45:09qui peuvent être aussi motivées
00:45:10par des raisons internes.
00:45:11Et ça,
00:45:12c'est un vrai sujet
00:45:12et c'est la nouveauté,
00:45:13évidemment,
00:45:14par rapport à ce qu'on avait connu
00:45:15dans les années 60.
00:45:18Autre moment important,
00:45:21dites-moi si je me trompe,
00:45:22c'est lorsqu'il est revenu aussi
00:45:23sur la réussite
00:45:24de l'opération
00:45:25de sauvetage
00:45:26des Américains
00:45:27cette nuit.
00:45:28On va redécouvrir
00:45:29le message
00:45:30de Donald Trump
00:45:30et il y a ce climat anti...
00:45:33Il parle d'anti-américanisme
00:45:35en France et en Occident
00:45:36qui est peut-être
00:45:38exacerbé
00:45:38avec un anti-trumpisme
00:45:40primaire.
00:45:41C'est-à-dire que
00:45:42sur les plateaux télé,
00:45:44vous avez
00:45:44de nombreux éditorialistes
00:45:46de plateaux
00:45:47qui,
00:45:47parfois,
00:45:49ne s'en cachent pas,
00:45:50jubilent en quelque sorte
00:45:52dès qu'il y a
00:45:52une déconvenue américaine.
00:45:54Du président Donald Trump,
00:45:56voilà le message.
00:45:57On l'a retrouvé
00:45:58en majuscule,
00:45:58chers compatriotes américains,
00:45:59au cours des dernières heures.
00:46:00L'armée américaine
00:46:01a mené à bien
00:46:02l'une des opérations
00:46:03de recherche
00:46:03et de sauvetage
00:46:04les plus audacieuses
00:46:05de l'histoire
00:46:06des Etats-Unis
00:46:06pour l'un de nos incroyables
00:46:08officiers d'équipage
00:46:10qui se trouve également
00:46:11être un colonel
00:46:11très respecté
00:46:12et dont je suis ravi
00:46:13de vous annoncer
00:46:14qu'il est désormais
00:46:15sain et sauf
00:46:16Arnaud Benedetti.
00:46:18Non mais c'est vrai
00:46:18qu'on parle d'anti-américanisme
00:46:20mais c'est vraisemblablement
00:46:22plus de l'anti-trumpisme
00:46:23que de l'anti-américanisme.
00:46:25Et on voit
00:46:25un certain nombre
00:46:26de commentaires parfois
00:46:27d'experts
00:46:28qui laissent
00:46:29plus ou moins
00:46:31entendre
00:46:31qu'ils souhaitent
00:46:32l'échec des Américains
00:46:34face à un régime
00:46:35qui est quand même
00:46:35un régime dont il faut rappeler
00:46:36qu'ils portent des enfants
00:46:37de 18 ans.
00:46:38Ça a été encore le cas
00:46:39il y a 48 heures.
00:46:41Donc tout se passe
00:46:42comme si finalement
00:46:44on réactivait
00:46:45un vieux fonds
00:46:46certes d'anti-américanisme
00:46:47qui existe
00:46:48dans la société politique française.
00:46:50D'ailleurs je ne vois pas
00:46:51une formation politique
00:46:52en France aujourd'hui
00:46:53quelle qu'elle soit
00:46:54sur l'ensemble
00:46:55de l'échiquier politique
00:46:56soutenir l'intervention
00:46:58américaine
00:46:59mais il n'en demeure pas moins
00:47:01qu'encore une fois
00:47:01cet anti-américanisme
00:47:03est vraisemblablement
00:47:03beaucoup plus dopé
00:47:05par le rejet
00:47:06de la personnalité
00:47:07de Trump
00:47:07et de sa pratique
00:47:10du pouvoir
00:47:11bien plus
00:47:12que par
00:47:13finalement
00:47:13cet anti-américanisme
00:47:14historique
00:47:15qui était
00:47:15notamment celui
00:47:16des années 60 et 70.
00:47:18Je rajouterais juste
00:47:19que Trump
00:47:20exacerbe
00:47:21les passions politiques
00:47:22c'est le moins
00:47:22qu'on puisse dire.
00:47:23Il a une personnalité
00:47:24il a une façon
00:47:24d'exercer le pouvoir
00:47:26mais au-delà
00:47:27de l'anti-américanisme
00:47:28et il l'alimente
00:47:29et il l'alimente
00:47:30dans certaines déclarations
00:47:31je ne vais pas revenir
00:47:33sur les déclarations
00:47:33et qu'il en joue
00:47:34mais c'est même pas
00:47:35j'ai l'impression
00:47:36moi ce qui me frappe
00:47:36quand même
00:47:37c'est l'incroyable
00:47:38régularité
00:47:38avec lesquelles
00:47:39les experts
00:47:40se trompent
00:47:41français se trompent
00:47:42et en fait
00:47:44c'est sans doute
00:47:45un anti-américanisme
00:47:47c'est sans doute
00:47:47un anti-trumpisme
00:47:48mais c'est surtout
00:47:49historiquement en France
00:47:50de la part de nos commentateurs
00:47:51un anti-républicanisme
00:47:53c'est-à-dire que
00:47:54dès l'instant
00:47:54où vous avez un candidat
00:47:55républicain
00:47:56qui est élu aux Etats-Unis
00:47:57vous avez toute la cohorte
00:47:59soi-disant spécialiste
00:48:01biaisée idéologiquement
00:48:01qui tombe
00:48:02en expliquant d'ailleurs
00:48:03qu'il ne pourra jamais gagner
00:48:04Juste un point très important
00:48:05ce que dit Eric
00:48:06est tout à fait juste
00:48:07souvenez-vous
00:48:07de l'élection de Bush
00:48:09face à Al Gore
00:48:11par exemple
00:48:11en 1999
00:48:13c'était exactement
00:48:14les mêmes commentaires
00:48:15que l'on entend
00:48:16aujourd'hui contre Trump
00:48:17on l'a oublié depuis
00:48:18parce que Bush
00:48:19en effet
00:48:19est très critique
00:48:20vis-à-vis de Trump
00:48:21donc il est devenu
00:48:23refréquentable
00:48:23pour une partie
00:48:24des élites européennes
00:48:25ou du Ronald Reagan
00:48:2784
00:48:27comment l'intelliguit
00:48:28de siade gauche
00:48:29en France
00:48:29expliquait que c'était
00:48:30un acteur de série
00:48:31alors que ça a été
00:48:32un des plus grands présidents
00:48:33des Etats-Unis
00:48:359h46
00:48:35sur CNews
00:48:36dans quelques instants
00:48:37nous reviendrons
00:48:38sur l'actualité nationale
00:48:39mais je souhaitais
00:48:40avoir le décryptage
00:48:42du général Sidos
00:48:43qui était notre invité
00:48:45hier matin
00:48:46merci mon général
00:48:47d'être en direct
00:48:48avec nous
00:48:50je vais vous souhaiter
00:48:51d'abord
00:48:52un merveilleux dimanche
00:48:53de Pâques
00:48:54et la question
00:48:55que je vous avais posée
00:48:56hier matin
00:48:57mon général
00:48:57c'était la première question
00:48:58j'avais dit
00:48:59c'est vraiment
00:48:59la réalité dépasse la fiction
00:49:01on est dans cette course
00:49:03contre la monde
00:49:03pour retrouver le pilote
00:49:04dans un film
00:49:05comment le général
00:49:07que vous êtes
00:49:08décode finalement
00:49:10cette réussite
00:49:11de l'opération
00:49:12américaine
00:49:13qui est donc retrouvée
00:49:14son pilote
00:49:1448 heures après
00:49:15donc
00:49:17s'être éjecté
00:49:18de cet avion
00:49:19qui avait été
00:49:19abattu et ciblé
00:49:20par l'armée iranienne
00:49:2248 heures plus tard
00:49:24comment le général
00:49:25que vous êtes
00:49:25décode
00:49:26ce qu'il s'est passé
00:49:28vous avez tout à fait raison
00:49:29c'est une réussite
00:49:30c'est une réussite
00:49:30humaine
00:49:31une réussite
00:49:32technologique
00:49:32une réussite
00:49:33opérationnelle
00:49:35on a quelqu'un
00:49:36effectivement
00:49:37alors là
00:49:37on est dans un scénario
00:49:38de film
00:49:38vous voyez
00:49:39Hollywood
00:49:40et la réussite
00:49:41opérationnelle américaine
00:49:42ça se colle vraiment
00:49:44alors je décrypte
00:49:46techniquement
00:49:48donc c'est un
00:49:49on a appris
00:49:49que c'était un colonel
00:49:50alors c'est un colonel
00:49:51qui était en position
00:49:53d'officier
00:49:54système d'armes
00:49:55donc c'est un colonel
00:49:56qui commandait
00:49:57en fait très probablement
00:49:58l'opération
00:50:00d'attaque
00:50:01c'est ce qu'on peut appeler
00:50:03un strike
00:50:03c'est-à-dire
00:50:05plusieurs avions
00:50:06qui vont sur un objectif
00:50:07bon
00:50:08il se trouve qu'il est abattu
00:50:10il s'éloigne de la zone
00:50:12de nuit
00:50:13après il me semble d'ailleurs
00:50:14que l'opération
00:50:15était de nuit
00:50:16il s'éloigne de la zone
00:50:17il trouve un point
00:50:19pour s'abriter
00:50:20se protéger
00:50:21et il est
00:50:23régulièrement
00:50:23en communication
00:50:24avec
00:50:25tout le système
00:50:26qui est chargé
00:50:27de le récupérer
00:50:28alors c'est un système
00:50:29qui est forcément
00:50:30très complexe
00:50:32mais
00:50:33qui est en permanence
00:50:34d'ailleurs
00:50:34il y a une permanence
00:50:35de jour et de nuit
00:50:35et puis en fait
00:50:36ils attendent
00:50:37le moment favorable
00:50:38alors le moment favorable
00:50:39ce n'est pas de jour
00:50:40c'est de nuit
00:50:40de nuit
00:50:41parce que
00:50:42toute la technologie américaine
00:50:44d'observation
00:50:45de navigation
00:50:46de nuit
00:50:48domine
00:50:48domine
00:50:49ce qu'il n'y a pas
00:50:50chez les
00:50:50chez les Iraniens
00:50:52la nuit devient
00:50:53un facteur favorable
00:50:56donc
00:50:56l'opération
00:50:57se déroule de nuit
00:50:57et à partir de ce moment-là
00:50:59comment est-ce qu'elle a pu se dérouler
00:51:00elle se déroule
00:51:01avec
00:51:02des opérations
00:51:03de déception
00:51:03vous savez
00:51:04les vols qu'on a vu de jour
00:51:05les images
00:51:06qui sont passées de jour
00:51:07rien ne nous dit
00:51:08en aucun cas
00:51:09d'ailleurs
00:51:09que c'est la vraie opération
00:51:10c'est-à-dire que
00:51:11vous avez l'opération
00:51:12qui se focalise
00:51:13sur le colonel
00:51:14à récupérer
00:51:15mais vous avez
00:51:16une, deux
00:51:17voire trois opérations
00:51:18de fausses opérations
00:51:19ailleurs
00:51:20à 10, 20, 50 km
00:51:22100 km de distance
00:51:24et là
00:51:25après
00:51:25le moment
00:51:26opportun
00:51:28est choisi
00:51:28de nuit
00:51:29et là
00:51:30vous avez
00:51:30pour le récupérer
00:51:31ce sont des hélicoptères
00:51:32ces fameux hélicoptères
00:51:33que l'on connaît
00:51:34alors la version
00:51:36de récupération
00:51:37c'est le Black Hawk
00:51:39le Black Hawk
00:51:40c'est l'hélicoptère
00:51:40de transport américain
00:51:41le plus courant
00:51:42et la version
00:51:43pour aller récupérer
00:51:44le personnel
00:51:45c'est une version
00:51:47spécifique
00:51:49pour le CISAR
00:51:50le Combat Search and Rescue
00:51:52alors cet hélicoptère
00:51:54a une perche
00:51:55de ravitaillement
00:51:56c'est-à-dire
00:51:57qu'il est ravitaillé
00:51:58en vol en permanence
00:52:00et à bord
00:52:01vous avez
00:52:02bon bien sûr
00:52:03l'équipage
00:52:03qui pilote
00:52:04vous avez un mitrailleur
00:52:05qui protège
00:52:07l'hélicoptère
00:52:08et puis vous avez
00:52:08à l'intérieur
00:52:094, 5 personnels
00:52:10qui sont
00:52:11disons des commandos
00:52:12avec un infirmier
00:52:13bien évidemment
00:52:13et ce sont ces personnels-là
00:52:15au moment où l'hélicoptère
00:52:16va atterrir
00:52:17qui vont aller se porter
00:52:19vers notre aviateur
00:52:21vers notre colonel
00:52:21pour l'identifier
00:52:23et le réembarquer
00:52:24alors bien évident
00:52:24ce n'est pas un hélicoptère
00:52:25tout seul
00:52:26qui va y aller
00:52:26déjà pour la mission
00:52:28au sol
00:52:28il y aura
00:52:292 à 3 hélicoptères
00:52:31parce qu'il peut y avoir
00:52:32un accident
00:52:32il peut y avoir
00:52:33un hélicoptère
00:52:33qui est en panne
00:52:34la mission
00:52:35pour tuer
00:52:36Ben Laden
00:52:37il y a un hélicoptère
00:52:38qui s'est craché
00:52:39vous voyez
00:52:40il faut prévoir
00:52:41l'imprévu
00:52:42donc vous avez
00:52:42la récupération
00:52:43du bonhomme
00:52:43et tout autour
00:52:45vous avez une bulle
00:52:46absolument gigantesque
00:52:47d'avions de commandement
00:52:48d'awaks
00:52:49vous avez des avions
00:52:50de ravitaillement
00:52:51en vol
00:52:52vous avez
00:52:52des avions
00:52:54d'attaque au sol
00:52:55pour protéger la zone
00:52:56à courte distance
00:52:58à 1 km
00:52:59voire à 20 km
00:53:01donc vous avez
00:53:02un balai aérien
00:53:03absolument gigantesque
00:53:04en permanence
00:53:05et vous avez
00:53:05un balai aérien
00:53:06qui se multiplie
00:53:08c'est-à-dire
00:53:09qui peut être
00:53:10doublé
00:53:10voire triplé
00:53:11c'est-à-dire que
00:53:13l'hélicoptère
00:53:14qui a été récupéré
00:53:15ce colonel
00:53:15ça veut dire
00:53:16qu'il y a
00:53:172, 3
00:53:19groupes d'hélicoptères
00:53:20qui auraient pu le faire
00:53:21donc ça veut dire
00:53:22en général
00:53:23pardonnez-moi de vous couper
00:53:24que vous avez
00:53:24des dizaines
00:53:25et des dizaines
00:53:26d'appareils
00:53:26qui sont mobilisés
00:53:27pour cette opération
00:53:28question que les téléspectateurs
00:53:30mon général
00:53:31doivent se poser
00:53:31et moi
00:53:32que je me pose
00:53:33ce matin
00:53:33c'est pourquoi
00:53:34et comment se fait-il
00:53:36que le premier pilote
00:53:38ait été récupéré
00:53:39aussi rapidement
00:53:40et que le second
00:53:42était récupéré
00:53:44sain et sauf
00:53:4448 heures plus tard
00:53:47exactement
00:53:47mais on l'avait
00:53:49déjà évoqué
00:53:49a priori
00:53:50les deux aviateurs
00:53:51ne se sont pas
00:53:52pardonnez-moi
00:53:53les deux aviateurs
00:53:55ne se sont pas
00:53:55éjectés au même endroit
00:53:58pour quelle raison
00:53:59voilà
00:54:00et à partir
00:54:01de ce moment-là
00:54:01un avion
00:54:02ça va très vite
00:54:03ça fait des dizaines
00:54:04de kilomètres
00:54:04bon c'est possible
00:54:06donc l'un a été
00:54:07récupéré très vite
00:54:08ok
00:54:09bravo
00:54:09chance
00:54:10et le deuxième
00:54:11pourquoi
00:54:11alors le deuxième
00:54:12alors n'oublions pas
00:54:14que le premier
00:54:14a été récupéré
00:54:15d'après les informations
00:54:16que nous avons
00:54:18avec un échange
00:54:19de tir
00:54:21c'est-à-dire
00:54:21que l'hélicoptère
00:54:23qui s'est posé
00:54:24le Pave Hawk
00:54:25il s'appelle comme ça
00:54:26le Pave Hawk
00:54:27à une mitrailleuse
00:54:28à bord
00:54:29il y a eu un combat
00:54:30il y a eu un combat
00:54:31on a appris
00:54:32que l'équipage
00:54:33il y a eu des blessés
00:54:34alors il est tout à fait
00:54:35possible que
00:54:36la mission se fait
00:54:37et puis il faut
00:54:37évacuer la zone
00:54:39alors il est possible
00:54:39que le colonel
00:54:40n'ait pas loin
00:54:41peut-être pas loin
00:54:42peut-être un kilomètre
00:54:43deux kilomètres
00:54:43et que
00:54:45vu la situation
00:54:46il s'est peut-être
00:54:46encore un peu plus éloigné
00:54:49il s'est dissimulé
00:54:50et il a attendu
00:54:51une occasion favorable
00:54:52c'est-à-dire
00:54:53qu'on laisse
00:54:54on attend
00:54:55on attend
00:54:56on ne reproduit pas
00:54:57l'opération
00:54:58on lui demande
00:54:59d'aller un petit peu
00:54:59plus loin
00:55:00et il attend
00:55:01une situation favorable
00:55:02et donc c'est là
00:55:03où on a les 24 heures
00:55:04Dernière chose
00:55:05mon général
00:55:06pardonnez-moi
00:55:06et vraiment
00:55:07je vous remercie
00:55:07pour toute cette analyse
00:55:08absolument passionnante
00:55:10des comptes iraniens
00:55:12relaient des images
00:55:13et vous les voyez
00:55:13à l'antenne
00:55:14d'avions qui ont été détruits
00:55:15plutôt ce matin
00:55:17donc sur la télé iranienne
00:55:19l'Iran disait
00:55:20avoir abattu
00:55:21au moins un avion
00:55:22et deux hélicoptères
00:55:23pendant l'opération
00:55:24de sauvetage militaire
00:55:25est-ce que ça voudrait dire
00:55:27que potentiellement
00:55:28les Etats-Unis
00:55:30ont perdu des soldats
00:55:31pendant cette opération
00:55:32de sauvetage ?
00:55:33Alors
00:55:34ce sont des images
00:55:35de la télé iranienne
00:55:36donc effectivement
00:55:37restons extrêmement prudents
00:55:38bien sûr
00:55:39oui voilà
00:55:40restons très très prudents
00:55:43nous n'avons pas
00:55:44de déclaration américaine
00:55:45mais néanmoins
00:55:47c'est une opération dangereuse
00:55:48il n'y a aucun doute
00:55:49là-dessus
00:55:50un hélicoptère
00:55:51est vulnérable
00:55:52quand il est au sol
00:55:52il n'y a pas de blindage
00:55:53n'importe
00:55:54j'ai envie de dire
00:55:55que n'importe quel
00:55:58politier iranien
00:55:59qui est au bon endroit
00:56:00avec une kalachnikov
00:56:01peut faire des dégâts
00:56:02c'est certain
00:56:04donc cette supposition
00:56:05et cette propagande iranienne
00:56:07est tout à fait possible
00:56:08n'oublions jamais
00:56:10la séquence
00:56:11à Mogadiscio
00:56:14c'était après
00:56:14la première guerre du Golfe
00:56:15qui là
00:56:16avait tourné au désastre
00:56:17alors c'est la fameuse
00:56:18opération Black Hawk Down
00:56:19où pour aller récupérer
00:56:21quelqu'un
00:56:21on engage
00:56:22d'autres hélicoptères
00:56:23qui tombent sous le feu
00:56:26de l'ennemi
00:56:27c'est tout à fait possible
00:56:28alors les iraniens
00:56:30c'est vrai ou c'est pas vrai
00:56:32alors imaginons que ce soit vrai
00:56:33bah oui
00:56:34c'est une opération
00:56:35de combat dangereuse
00:56:36les américains ont pris
00:56:37des risques énormes
00:56:38pour récupérer leur colonel
00:56:39c'est une chose
00:56:41imaginons que c'est du faux
00:56:43les iraniens ont besoin
00:56:45de rattraper l'image
00:56:46ils ont besoin
00:56:47de dire
00:56:48bah on s'est fait voler
00:56:49oui on s'est fait voler
00:56:50un colonel
00:56:51on s'est fait voler
00:56:51un officier américain
00:56:52on aurait pu l'exhiber
00:56:53on a raté
00:56:54et bah en termes de communication
00:56:56on rattrape le coup
00:56:57en disant
00:56:57bah on en a abattu
00:56:59mon général
00:57:00j'ai absolument
00:57:02nous avons tout compris
00:57:03et je vous remercie
00:57:04parce que c'est pour ça
00:57:06vous savez pourquoi
00:57:07je dis ça mon général
00:57:08c'est que finalement
00:57:09en diffusant ces images
00:57:10on ne sait pas
00:57:11d'où elles viennent
00:57:12si ce n'est de la télévision iranienne
00:57:15liée au régime iranien
00:57:17donc restons extrêmement prudents
00:57:18et vous m'avez expliqué
00:57:20les deux possibilités
00:57:21et j'ai tout compris
00:57:23grâce à vous
00:57:24je vous remercie mon général
00:57:26vous êtes levé
00:57:27petite guerre comme ça
00:57:29réaction en direct
00:57:30à 9h30
00:57:31pour tout nous expliquer
00:57:32donc un grand merci
00:57:34une nouvelle fois
00:57:35pour toutes ces explications
00:57:37il est 9h55
00:57:39nous avons pu
00:57:40pendant 55 minutes
00:57:41vous parler
00:57:42chers téléspectateurs
00:57:43de ces toutes dernières informations
00:57:46concernant le deuxième pilote américain
00:57:48secouru en Iran
00:57:49le deuxième pilote américain
00:57:50recherché depuis vendredi
00:57:51après le crash de son avion
00:57:52a été secouru
00:57:53lors d'une opération militaire
00:57:54et se trouve
00:57:55sain et sauf
00:57:56à annoncer
00:57:57cette nuit
00:57:58Donald Trump
00:58:00notamment sur ses réseaux sociaux
00:58:03et toutes les nouvelles informations
00:58:05nous vous les apporterons
00:58:07dans les prochaines minutes
00:58:08si nouvelles informations
00:58:09il y a
00:58:10à la une
00:58:11également
00:58:11de l'heure des pro
00:58:13l'actualité nationale
00:58:14et ce qui s'est passé
00:58:15hier
00:58:16vous avez dit
00:58:18rassemblement citoyen
00:58:19meeting politique
00:58:20à l'EFI
00:58:21aurait été plus proche
00:58:22du réel
00:58:22et c'est peut-être pour cela
00:58:23que seulement 6000 personnes
00:58:25de sources policières
00:58:26se sont retrouvées hier
00:58:27à Saint-Denis
00:58:28malgré le raz-de-marée
00:58:29d'un système médiatique
00:58:30et politique complaisant
00:58:31le théâtre de l'extrême-gauche
00:58:33n'a pas forcément fait le plein
00:58:35vous avez dit
00:58:36rassemblement antiraciste
00:58:38pacifique
00:58:39alors comment expliquer
00:58:40que des journalistes
00:58:41de frontières
00:58:42aient été contraints
00:58:42de quitter les lieux
00:58:43insultés
00:58:44menacés
00:58:45empêchés
00:58:46de faire
00:58:46leur travail
00:58:47dont l'un des agents
00:58:49de sécurité
00:58:49a été qualifié
00:58:51de noir de service
00:58:52tout cela
00:58:53n'entraînant
00:58:53pas la moindre réaction
00:58:55politique bien sûr
00:58:55et pas besoin de vous rappeler
00:58:57qu'aucun média
00:58:57n'a jugé bon d'en parler
00:58:59dans les sujets
00:59:00aux 20h hier
00:59:00vous avez dit
00:59:01unité à gauche
00:59:02je note l'humiliation
00:59:04pour SOS racisme
00:59:05et le parti socialiste
00:59:06présent hier à Saint-Denis
00:59:08hué lors du discours
00:59:10d'Ali Diouara
00:59:11mère et les filles
00:59:12de la Courneuve
00:59:12ciblant la gauche caviar
00:59:15l'appelant à se ressaisir
00:59:17ou à dégager
00:59:18ce sont ces mots
00:59:19dégager
00:59:20la révolution
00:59:21dévore toujours
00:59:22ses enfants
00:59:23la semaine
00:59:24que nous venons de vivre
00:59:25est un premier échantillon
00:59:27d'une campagne présidentielle
00:59:28qui risque d'être
00:59:29nauséabonde
00:59:30si tout cela continue
00:59:31entre hystérisation
00:59:32du débat
00:59:33manipulation politique
00:59:35et médiatique
00:59:35violence
00:59:37lisez la tribune
00:59:38du conseiller d'état
00:59:39Jean-Éric Schottel
00:59:40dans les colonnes
00:59:41du JDD
00:59:41il parle d'un antiracisme
00:59:43dévoyé
00:59:44un parti qui
00:59:45je le cite encore une fois
00:59:46fait son miel
00:59:47de tous les conflits
00:59:48clivant
00:59:49la société
00:59:50et bien évidemment
00:59:52ces images
00:59:52vous ne les verrez pas
00:59:53sur les autres
00:59:53chaînes d'information
00:59:54dans les autres médias
00:59:56et il est essentiel
00:59:57d'en parler aussi
00:59:58ce matin
00:59:59on en parle donc
01:00:01dans la deuxième partie
01:00:01de l'heure des pros
01:00:02on est toujours avec
01:00:03Arnaud Benedetti
01:00:04Mathieu Hoc
01:00:04et Éric Revelle
01:00:07quand depuis une semaine
01:00:08vous avez sur toutes
01:00:09les chaînes d'information
01:00:11sur les médias
01:00:13les politiques
01:00:14qui s'en mêlent
01:00:15et qui expliquent
01:00:16qu'un maire
01:00:17a été comparé
01:00:19à un singe
01:00:19ne vous étonnez pas
01:00:21que sur le terrain
01:00:22ça devienne violent
01:00:23vous avez des journalistes
01:00:25de frontières
01:00:25hier
01:00:26qui ont été agressés
01:00:27insultés
01:00:28exfiltrés
01:00:29d'une manifestation
01:00:30je le disais
01:00:31vous avez
01:00:31un agent de sécurité
01:00:33qui a été
01:00:34comparé
01:00:35à un noir
01:00:36de service
01:00:37à une manifestation
01:00:38dite citoyenne
01:00:39antiraciste
01:00:40voilà l'univers
01:00:41dans lequel on était
01:00:42aussi
01:00:43pas que ça
01:00:44aussi
01:00:45hier
01:00:46et
01:00:47faites le cheminement inverse
01:00:48imaginez
01:00:49à une manifestation
01:00:50dite de droite
01:00:51d'association
01:00:52de partie de droite
01:00:53des journalistes
01:00:54de gauche
01:00:55exfiltrés
01:00:55menacés
01:00:56insultés
01:00:56qu'un agent
01:00:58de sécurité
01:00:58ait été qualifié
01:00:59de noir
01:01:00de service
01:01:01imaginez
01:01:02l'impact médiatique
01:01:03que ça aurait eu
01:01:04ce matin
01:01:05alors puisque
01:01:05les médias
01:01:06n'en parlent pas
01:01:07je voudrais qu'on voit
01:01:08la séquence
01:01:08où Jordan Florentin
01:01:10le journaliste
01:01:11de frontières
01:01:11a été contraint
01:01:12de quitter
01:01:13les lieux
01:01:14il n'a pas pu poser
01:01:15les questions
01:01:15qu'il voulait
01:01:16parce qu'il a été
01:01:17insulté
01:01:18parce qu'il a été
01:01:18menacé
01:01:19on s'en est pris
01:01:20à son matériel
01:01:21et vous avez aussi
01:01:22deux jeunes femmes
01:01:23journalistes
01:01:24qui ont été
01:01:25attaquées
01:01:26je ne doute pas
01:01:26que monsieur
01:01:27Balibagayoko
01:01:28le maire de Saint-Denis
01:01:29qui se présente
01:01:30comme un maire
01:01:30qui lutte contre le racisme
01:01:31mais aussi
01:01:32un maire féministe
01:01:34dira que
01:01:35dans les prochaines heures
01:01:36que s'attaquer
01:01:36à des jeunes femmes
01:01:37qui sont journalistes
01:01:39en pleine manifestation
01:01:40antiraciste
01:01:40et une manifestation
01:01:41féministe
01:01:42est un scandale
01:01:43j'en suis sûr et certain
01:01:44c'est juste une question d'heure
01:01:45voyez la séquence
01:02:11on va au tribunal
01:02:13quand tu veux
01:02:13vous pouvez décliner votre identité
01:02:15je lui ai dit
01:02:17tu ne me filmes pas
01:02:17vous êtes sur l'histoire suivie
01:02:18vous venez de voir la caméra
01:02:19écoute
01:02:19ne touchez pas la caméra
01:02:21laisse le
01:02:21laisse le
01:02:22tu sais quoi
01:02:23on va se voir au tribunal bientôt
01:02:24t'es pas au courant
01:02:25mais moi je te le dis
01:02:26parce que vous m'avez traité de nazi
01:02:27je lui ai dit
01:02:28t'as un petit nazillon
01:02:29t'as un petit nazillon
01:02:30ouais ouais ouais
01:02:30laisse le
01:02:32touchez pas notre matériel
01:02:34s'il vous plaît
01:02:35laisse le filmer
01:02:39vous ne touchez pas notre matériel monsieur
01:02:41non non c'est pas bon
01:02:42non non non non
01:02:43je me fais traiter de ça
01:02:45pour ces gens
01:02:45non non non
01:02:46ça va pas se passer comme ça
01:02:48et je vous propose d'écouter
01:02:49le témoignage d'Eva Duparc
01:02:50qui était l'autre journaliste
01:02:51de frontière présente
01:02:52c'était deux équipes
01:02:53de deux journalistes
01:02:54Eva Duparc était avec une cadreuse
01:02:55elles ont dû aussi quitter les lieux
01:02:57parce que
01:02:59insulter et menacer
01:03:03on a eu affaire
01:03:04à des militants d'extrême gauche
01:03:08qui bombaient le torse face à nous
01:03:10alors que
01:03:11ma cadreuse et moi
01:03:13on fait
01:03:14on fait un mètre soixante
01:03:16et cinquante kilos tout mouillé
01:03:17donc c'est vrai que
01:03:18ça a été assez impressionnant
01:03:21moi tout de suite
01:03:22déjà j'ai senti
01:03:23qu'il y avait un climat
01:03:24voilà comme j'ai dit
01:03:25un espèce de fil de tension
01:03:26un climat de violence
01:03:27où on sentait
01:03:29qu'à tout moment
01:03:29ça pouvait dégénérer
01:03:30donc tout de suite
01:03:31quand j'ai vu
01:03:32ce qui se passait
01:03:33il se rapprochait de nous
01:03:34et je me suis dit
01:03:35il y a des risques
01:03:36que ça dégénère vraiment
01:03:37donc j'ai dit
01:03:39on part, on part, on part
01:03:40heureusement que
01:03:41la sécurité était là
01:03:42et a pu nous extirper
01:03:46et parce que
01:03:47c'était présenté
01:03:48comme une mobilisation
01:03:49d'union de la gauche
01:03:51autour de l'antiracisme
01:03:52je voudrais qu'on écoute
01:03:53Ali Diouara
01:03:53qui est le maire
01:03:54LFI de la Courneuve
01:03:56qui dans cette mobilisation
01:03:58qui ressemblait parfois
01:03:59des règlements de compte
01:04:00a fait siffler
01:04:01et c'est une humiliation totale
01:04:02pour SOS Raciste
01:04:03présent
01:04:04et le parti socialiste
01:04:05les deux
01:04:07groupes en ont pris
01:04:08pour leur grade
01:04:08hués
01:04:09à la manifestation
01:04:10à laquelle ils participaient
01:04:11j'avais jamais vu ça
01:04:14rappelons-nous du parti socialiste
01:04:21rappelons-nous
01:04:22de SOS Racisme
01:04:26oui voilà
01:04:27j'ai pas l'habitude
01:04:28de dire
01:04:29les choses
01:04:30que je ne pense pas
01:04:31ces partis-là
01:04:32ont perdu le rassemblement
01:04:34d'aujourd'hui
01:04:35c'est leur inconséquence politique
01:04:38qui a fait que nous en sommes
01:04:40là aujourd'hui
01:04:42au parti socialiste
01:04:43il y a quelques mois encore
01:04:45quelques semaines
01:04:47vous aviez un ministre de l'Intérieur
01:04:49qui disait
01:04:50à bas le voile
01:04:51la réalité c'est celle-ci
01:04:53ici en Seine-Saint-Denis
01:04:54et partout en France
01:04:55la dégéance de la nationalité
01:04:57et j'en passe
01:04:58le permis tué
01:04:59en raison de le repompérer
01:05:01c'est le parti socialiste
01:05:05donc à un moment donné
01:05:06il va falloir
01:05:07comme le disait la collègue
01:05:09se ressaisir
01:05:10ou dégager
01:05:11en tout cas
01:05:12quoi qu'il en soit
01:05:13le petit rappel
01:05:15à cette petite gauche
01:05:16qui a gardé
01:05:17je vous le dis encore une fois
01:05:19ressaisissez-vous
01:05:20parce que le train
01:05:21on est déjà dedans
01:05:22on arrive
01:05:23il faut vraiment tendre
01:05:25le R.A.
01:05:26M. Diouara
01:05:27qui en toute transparence
01:05:28dit au parti socialiste
01:05:30dit également
01:05:30à SOS Racisme
01:05:31vous êtes responsable
01:05:32de la situation aujourd'hui
01:05:34ressaisissez-vous
01:05:35ou dégagez
01:05:36le groupe vit bien
01:05:38le groupe vit bien
01:05:38à une mobilisation citoyenne
01:05:40alors
01:05:40tous les médias
01:05:41ont parlé
01:05:41d'un rassemblement citoyen
01:05:42c'était un meeting politique
01:05:44de la France Insoumise
01:05:45c'était aussi
01:05:46un meeting politique
01:05:47de la France Insoumise
01:05:48peut-être fallait-il
01:05:49le dire comme ça
01:05:50oui
01:05:51bon
01:05:51il faut rappeler
01:05:52que le racisme
01:05:53est un délit
01:05:53bon on le sait
01:05:54mais l'antiracisme
01:05:55l'antifascisme
01:05:57agité par la France Insoumise
01:05:59à mon sens
01:06:00dans cette affaire
01:06:02sert à la France Insoumise
01:06:03à allumer un contre-feu
01:06:04et notamment
01:06:05vis-à-vis de CNews
01:06:07pourquoi ?
01:06:08mais parce que CNews
01:06:08a été au début
01:06:09des passations de pouvoir
01:06:11au moment des élections municipales
01:06:13la seule
01:06:14semble-t-il
01:06:15a montré
01:06:15dans quelles conditions
01:06:17les maires battus
01:06:18se faisaient menacer
01:06:19insultés
01:06:20par
01:06:20par ceux qui prenaient le pouvoir
01:06:22c'était justement
01:06:23la France Insoumise
01:06:24donc en fait
01:06:24c'est un contre-feu
01:06:25c'est une sorte de contre-feu
01:06:27maintenant
01:06:27l'antiracisme
01:06:28et l'antifascisme
01:06:29a toujours été
01:06:31l'étendard
01:06:32qui a agité la gauche
01:06:33maintenant un mot
01:06:34sur ce qu'il a dit
01:06:34mais c'était l'entendard
01:06:35porté par SOS Racisme
01:06:36qui aujourd'hui
01:06:37est hué à Saint-Denis
01:06:38mais un mot quand même
01:06:39un mot sur le maire
01:06:40de la Courneuve
01:06:41qui fait siffler
01:06:42qui fait siffler
01:06:44le PS
01:06:44alors qu'il devrait être
01:06:46reconnaissant au PS
01:06:47et à M. Fort
01:06:47d'avoir fait une alliance
01:06:49contre-nature avec eux
01:06:50pour les élections municipales
01:06:52Mathieu Hock
01:06:53est-ce que c'était
01:06:54une mobilisation
01:06:55seulement
01:06:56moi j'ai écouté
01:06:57tous les médias
01:06:57hier
01:06:58parler de mobilisation
01:06:59citoyenne
01:07:00ça n'était visiblement
01:07:01pas que ça
01:07:01c'est important
01:07:02de parler du réel
01:07:03alors certes
01:07:03le réel dérange
01:07:04il dérange le système
01:07:06médiatique et politique
01:07:07mais il y avait aussi
01:07:08une ambition politique
01:07:10un meeting politique
01:07:11à ciel ouvert
01:07:11en Seine-Saint-Denis
01:07:12nous écouterons
01:07:13par exemple
01:07:14Bali Bagayoko
01:07:15qui a bien compris
01:07:16que le cap
01:07:16c'était 2027
01:07:18tout à fait
01:07:18c'est un meeting
01:07:19de la France Insoumise
01:07:20qui présente
01:07:21les deux ennemis clés
01:07:23de la France Insoumise
01:07:24que sont
01:07:25et c'est ça que les gens
01:07:26n'ont pas réellement compris
01:07:27un
01:07:27les personnes
01:07:28issues de la Nouvelle France
01:07:29mais qui ne partagent pas
01:07:30leurs convictions politiques
01:07:32parce qu'il faut le dire
01:07:33vous l'avez rappelé tout à l'heure
01:07:34ils ont traité
01:07:35quelqu'un de noir de service
01:07:36donc on a une partie
01:07:37de ces antiracistes
01:07:39qui sont racistes
01:07:40contre des personnes
01:07:42issues de l'immigration
01:07:43qui ne pensent pas comme eux
01:07:44et ça on l'avait vu
01:07:45notamment dans les municipales
01:07:46où des candidats
01:07:47des colistiers
01:07:48de personnalités politiques
01:07:50de droite
01:07:50qui sont supposés
01:07:52de la diversité
01:07:53supposés
01:07:53qui ont des origines
01:07:54ont été pris à partie
01:07:56c'est quelque chose
01:07:56qu'on voit assez naturellement
01:07:57et beaucoup de vos chroniqueurs
01:07:59aussi sur CNews
01:08:00je pense à Naïma El Fadel
01:08:01qui en parle souvent
01:08:02Amine El Baillé
01:08:03etc.
01:08:03sont des cibles privilégiées
01:08:05et qui sont désignées
01:08:06comme telles
01:08:06parce qu'ils ne pensent pas
01:08:08comme ils devraient penser
01:08:10du point de vue
01:08:11des gens de la France Insoumise
01:08:12et puis le deuxième ennemi
01:08:13ce sont les fameux bobos
01:08:14la gauche caviar
01:08:16en réalité
01:08:16c'est pour ça que c'est un meeting
01:08:17de la France Insoumise
01:08:18parce qu'ils ont passé
01:08:18plus de temps à taper
01:08:19sur SOS Racisme
01:08:21ou le PS
01:08:21que sur les autres
01:08:23et en fait
01:08:23en réalité
01:08:24c'est ça le vrai paradoxe
01:08:25c'est que
01:08:25vous avez des gens
01:08:26de gauche socialiste
01:08:27qui ont encouragé
01:08:29et qui ont promu
01:08:30l'antiracisme
01:08:31et qui aujourd'hui
01:08:31c'est ce que vous avez dit
01:08:32la révolution dévore toujours
01:08:33ses enfants
01:08:34se font dévorer
01:08:35par le monstre
01:08:36qu'ils ont eux-mêmes créé
01:08:37c'est ça aujourd'hui
01:08:38le véritable problème
01:08:38des marines fondelliers
01:08:39qui se font toujours juger
01:08:41trop blanches
01:08:41trop bourgeoises
01:08:42par ces gens-là
01:08:42j'ai lu
01:08:44une manifestation
01:08:45qui s'est passée
01:08:46dans le calme
01:08:47et en musique
01:08:48pour les journalistes
01:08:50de frontières présents
01:08:51ça n'était pas
01:08:52le calme et la musique
01:08:53Eric Tegner
01:08:54qui a tweeté
01:08:55je suis sidéré
01:08:55de voir que maintenant
01:08:56il est devenu normal
01:08:57que les équipes de frontières
01:08:58dont des femmes
01:08:58se fassent insulter
01:09:00violenter
01:09:00exfiltrer
01:09:01des meetings LFI
01:09:02zéro réaction
01:09:03d'hommes politiques
01:09:04très peu de médias
01:09:05retenez ce tweet
01:09:06le jour
01:09:06où il y aura
01:09:07un drame
01:09:09imaginez un seul instant
01:09:11Arnaud
01:09:11que des journalistes
01:09:14d'un média
01:09:15de gauche
01:09:16pensons à Libération
01:09:17soient menacés
01:09:19insultés
01:09:19à la manifestation
01:09:21il y a quelques semaines
01:09:22à Lyon
01:09:23en hommage
01:09:24à Quentin de Roque
01:09:25mais tout le monde
01:09:26en aurait parlé
01:09:26qui est dans la société politique
01:09:28et dans la société médiatique
01:09:29française
01:09:30un privilège
01:09:31de la radicalité
01:09:33de gauche
01:09:34c'est une évidence
01:09:35c'est-à-dire qu'ils peuvent
01:09:37à peu près tout se permettre
01:09:38sans qu'ils soient
01:09:40véritablement condamnés
01:09:41ou du bout des lèvres
01:09:42quand en effet
01:09:43il s'agit d'un fait
01:09:45extrêmement grave
01:09:46comme par exemple
01:09:48le lynchage à mort
01:09:49du jeune Quentin
01:09:50à Lyon
01:09:51il y a un mois et demi
01:09:52qu'on a d'ailleurs
01:09:53oublié
01:09:54mais en fait
01:09:54dans cette affaire
01:09:55si vous voulez
01:09:57la cible
01:09:57de ces news
01:09:58de frontières
01:09:59c'est un prétexte
01:10:01pour
01:10:02la gauche radicale
01:10:03pour tout simplement
01:10:04décliner son agenda
01:10:05politique
01:10:06et son rapport de force
01:10:07avec ses autres
01:10:08partenaires de gauche
01:10:09ils font de la lutte
01:10:11anti-fascisme
01:10:11leur étendard
01:10:12donc ils désignent
01:10:13pour eux
01:10:14quels sont les fascistes
01:10:15et à partir de là
01:10:16ils souhaitent
01:10:17que l'ensemble
01:10:18des forces de gauche
01:10:18se rallient
01:10:19à leur légitimité
01:10:21et pour être légitimes
01:10:22ils veulent imposer
01:10:23un rapport de force
01:10:24toujours plus
01:10:24j'allais dire
01:10:25tendu
01:10:26vis-à-vis des autres
01:10:26partenaires
01:10:27et notamment
01:10:27dans la perspective
01:10:28des élections présidentielles
01:10:30je dois dire
01:10:31que quand même
01:10:31stratégiquement
01:10:32ils ont plutôt réussi
01:10:32ces dernières semaines
01:10:34ils ont réussi
01:10:35à imposer leur récit
01:10:36d'une victoire
01:10:37aux élections municipales
01:10:39qui étaient quand même
01:10:40relatives
01:10:40mais symboliquement
01:10:41ils ont quand même
01:10:43ils sont parvenus
01:10:44à faire en sorte
01:10:46que le parti socialiste
01:10:46soit obligé
01:10:47de nouer des alliances
01:10:48de la honte
01:10:48avec eux
01:10:49et ensuite
01:10:50aujourd'hui
01:10:50à travers cette affaire
01:10:51à travers cette fausse affaire
01:10:53d'ailleurs en l'occurrence
01:10:53vous l'avez très bien démontré
01:10:54et bien ils essayent
01:10:56de faire encore pression
01:10:57sur leur partenaire de gauche
01:10:58Arnaud Benetti
01:10:58hier à trois bandes
01:10:59oui mais Arnaud Benetti
01:11:01hier pardonnez-moi
01:11:02on a vu des théâtres
01:11:03antifascistes
01:11:04rassemblant des centaines
01:11:05de milliers de personnes
01:11:06en France
01:11:06hier à Saint-Denis
01:11:07selon les sources policières
01:11:08ils étaient 6 000
01:11:09allez prenons
01:11:11prenons les chiffres
01:11:11peut-être
01:11:13allez on va dire
01:11:13puisque c'est les chiffres
01:11:14de sources policières
01:11:15donc vous savez
01:11:16il y a souvent un décalage
01:11:17c'est un pour deux
01:11:18imaginons qu'il y ait
01:11:1912 000 personnes
01:11:19hier à Saint-Denis
01:11:20ben c'est pas les mêmes
01:11:22mobilisations
01:11:23en revanche ils veulent
01:11:24se réunir le 3 mai
01:11:25justement pour marcher
01:11:26contre le racisme
01:11:27toute forme de racisme
01:11:28j'imagine
01:11:29donc j'imagine que
01:11:31la France Insoumise
01:11:32va appeler
01:11:33pourquoi pas la LICRA
01:11:34à marcher avec eux
01:11:35pour lutter contre
01:11:36toute forme de racisme
01:11:37et dans les formes de racisme
01:11:38il y a aussi l'antisémitisme
01:11:40mais oui mais c'est différent
01:11:42là je vous parle de la LICRA
01:11:43qui
01:11:43quelle
01:11:43non mais c'est intéressant
01:11:45ils vont
01:11:46ils vont appeler aussi
01:11:47à manifester
01:11:48main dans la main
01:11:48avec
01:11:49la LICRA
01:11:50donc il y a cette
01:11:53tartufferie là
01:11:54et
01:11:54aujourd'hui
01:11:56cette instrumentalisation
01:11:58qui a été faite
01:11:59depuis une semaine
01:12:00alimentée par les médias
01:12:01alimentée par les médias
01:12:03ben
01:12:03finalement
01:12:04on le voit
01:12:05à l'image
01:12:06le mot de la fin
01:12:07je disais
01:12:08ça annonce
01:12:09une campagne présidentielle
01:12:10qui risque
01:12:11si tout le monde
01:12:12ne prend pas un peu de recul
01:12:13essayer vraiment
01:12:14de rester sur les faits
01:12:16et le factuel
01:12:16sans tordre la réalité
01:12:17une campagne présidentielle
01:12:19qui risque d'être
01:12:19nous abonde
01:12:20oui oui
01:12:21et puis on voit bien
01:12:22que le climat est de plus en plus
01:12:23tendu
01:12:23et que la violence
01:12:24monte de toutes parts
01:12:25donc vous avez raison
01:12:26cette campagne présidentielle
01:12:29dont on attend beaucoup
01:12:30parce que les français
01:12:31ont été privés
01:12:31de plusieurs campagnes présidentielles
01:12:33quand même
01:12:33Emmanuel Macron a été quand même
01:12:35réélu par défaut
01:12:36est-ce que cette campagne
01:12:37nous permettra
01:12:38de travailler le fond
01:12:39et projet contre projet
01:12:40je suis pas certain
01:12:41et c'est terminé
01:12:42merci d'avoir participé
01:12:43à l'heure des pros
01:12:44dans un instant
01:12:44vous allez vivre
01:12:46la messe de Pâques
01:12:47célébrée par sa sainteté
01:12:48le pape Léon XIV
01:12:49à la basilique Saint-Pierre
01:12:50ainsi que la bénédiction
01:12:52Urbi
01:12:52et Orbi
01:12:53un moment de respiration
01:12:55un moment important
01:12:56dans ce climat
01:12:58justement
01:12:59irrespirable
01:13:00en France
01:13:02à la basilique Saint-Pierre
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