00:00David Corona, justement, comment est-ce qu'on sécurise ces communications en tant que négociateur ?
00:04J'imagine que vous connaissez certains procédés, peut-être que vous ne pouvez pas tout dire sur ce plateau, j
00:08'imagine, évidemment.
00:10Mais qu'est-ce qu'on a ? Des codes, des lieux de rendez-vous ? Comment est-ce qu
00:14'on communique ?
00:15Quelles sont les consignes données, finalement, à un homme qui est perdu sur un terrain hostile ?
00:19Je vais sortir de la négociation pour vous répondre et rentrer dans mon costume plutôt unité spéciale.
00:26Déjà, les pilotes sont formés. Alors en France, on a un truc qui s'appelle le C-100, le centre
00:31d'entraînement, sauvetage et survie de l'aéronavelle qui est à l'envéoc,
00:34où on forme les équipages qui pourraient s'abîmer en mer ou être éjectés à déjà sortir d'un aéronef
00:43qui tomberait en mer ou alors survivre sur le terrain.
00:47Donc on a toujours cette règle des trois, comme on l'explique au Centre national d'entraînement commando à Collure
00:55et Mont-Louis en France,
00:56mais il y a l'équivalent aux États-Unis. On peut survivre à peu près trois semaines sans manger sur
01:00le terrain.
01:01On pourrait survivre trois jours sans boire. Et il y a toujours cette règle des trois minutes.
01:06Trois semaines sans manger, c'est-à-dire ?
01:08C'est possible. Sans manger de nourriture solide et sans se déplacer, sans faire énormément d'efforts, de manière très
01:15statique,
01:16on peut vivre largement plus d'une semaine, voire bien plus, si jamais, en plus, dans le pactage de survie,
01:22il a ce qu'il faut pour tenir.
01:24C'est-à-dire que s'il a trouvé dans cette région aride, montagneuse, je ne sais pas, une grotte,
01:28ou qu'il a réussi, par exemple, à s'enterrer...
01:30Et puis, c'est le principe des formations à la survie. C'est de trouver là où on se trouve
01:34de quoi récupérer de l'eau, synthétiser de l'eau dans l'atmosphère
01:37et manger certaines choses qu'on peut trouver au-delà des jours ou des semaines où on va être en
01:42difficulté.
01:43Mais là, il se passe un truc, c'est qu'on est à 24-36 heures. Et donc, il est
01:48expliqué aussi qu'il doit y avoir une alternance dans la survie.
01:51C'est-à-dire que, vous le disiez, on est dans une zone montagneuse, semi-montagneuse, rocheuse, avec le soleil
01:58qui tape.
01:59Donc, ce pilote, ou en tout cas ce militaire, comme toutes les unités spéciales, est censé en journée se terrer
02:05pour ne pas se faire repérer,
02:07mais aussi pouvoir dormir et ne pas subir la difficulté de la chaleur et des efforts sous contrainte
02:15pour, justement, à la nuit tombée, commencer à se déplacer.
02:19Et dans ces cadres-là, on est entraîné et formé à pouvoir parcourir plus de 30 ou 40 kilomètres sur
02:24une seule nuit, même avec sac et arme.
02:26Et donc, potentiellement, s'approcher d'un sommet pour se signaler ou se rapprocher nuit après nuit
02:33d'un point qui lui aurait été donné en amont, voire de la cote en fonction de la distance.
02:37Donc, à mon sens, rien n'est perdu, si ce n'est que, potentiellement, il pourrait être blessé, mort déjà.
02:44Mais dans le cas où il est en bonne santé, rien n'empêche qu'il se soit déplacé déjà à
02:50plusieurs reprises
02:51et qu'il soit en attente d'être récupéré ou d'atteindre un point qui lui avait été indiqué auprès
02:56de l'homme.
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