00:00Plusieurs choses. D'abord, il n'y a pas que les agences officielles de presse iraniennes qui ont tourné ces
00:05images.
00:05Toutes les agences, la FP Reuters du monde entier, ont filmé les mêmes choses,
00:09c'est-à-dire cette sorte d'incroyable résilience des Iraniens d'aller dans les parcs et les jardins publics
00:16pour faire du barbecue et, j'allais dire, célébrer le 13e jour de la fête de Norouz, qui est la
00:23journée de la nature.
00:24Parce que c'est une tradition non pas religieuse ni politique, mais culturelle du peuple iranien.
00:31C'est une tradition perse qui remonte à des siècles et des siècles.
00:34Mais dans ces images, effectivement, il y a ce détail qu'on voit aussi des jeunes femmes qui ne portent
00:41pas le voile.
00:42Mais pardon, c'est des images de propagande ou est-ce la réalité ? Le sait-on, François Clémenceau ?
00:46Non, mais je ne sais pas, je pose la question. Je m'étonne de voir...
00:48Aujourd'hui, et notamment à Téhéran, vous avez aujourd'hui une grande partie des quartiers de Téhéran,
00:53notamment dans les quartiers les plus favorisés, où vous pouvez aujourd'hui, si vous êtes une jeune femme, vous promener
00:59sans voile.
01:00Pourquoi ? Parce que depuis la révolte, vous savez, après la mort de Hassan Amini,
01:07eh bien, il y a eu une grande répression, mais il y a eu aussi un moment où le régime
01:12s'est dit
01:13on est en train de perdre du temps sur cette unique question du voile, alors qu'il y a d
01:19'autres choses bien plus importantes.
01:20En fait, c'est comme si les Molas avaient un peu reculé pour laisser davantage de place aux gardiens de
01:24la révolution,
01:25qui, eux, ne sont pas des fous furieux sur la question du simple voile.
01:29Eux, ce qui les intéresse, c'est la résistance par rapport aux États-Unis.
01:32Et dans ce contexte-là, lorsque Téhéran est bombardé, montrer des images de jeunes ou de vieux,
01:39quelles que soient leurs conditions et leurs origines,
01:43c'est une façon de dire à Donald Trump, regardez, vous bombardez,
01:47et nous, on est dans les parcs, même pas peur.
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