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[#VôVô] Thierry PANGHOUD président du groupe vocal Le Chant sur la Lowé

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00:01Bonsoir, je suis Thierry Pangou, enseignant, je suis choriste dans le groupe vocal Le Chant sur l'Aloé.
00:09Je peux reprendre ?
00:13On reprend la présentation.
00:16Non, les directs c'est quand même mieux.
00:18Non, c'est...
00:20Cinq secondes.
00:25Bonsoir, je m'appelle Thierry Pangou, je suis enseignant, membre du groupe vocal Le Chant sur l'Aloé, dont je
00:32suis le président.
00:33Je suis sur Vauvo.
00:40Qu'avez-vous de prévu les soirées des 3 et 4 avril ?
00:45Bonsoir à tous, comme tous les jeudis, c'est un plaisir pour moi de vous retrouver sur le plateau de
00:48votre émission Vauvo sur GMT TV.
00:51Ce soir, nous allons parler comédie musicale avec le groupe vocal Le Chant sur l'Aloé, qui est un groupe
00:56musical connu pour les titres Anwana, Nkavis Iloé ou encore Azeva.
01:03Il est bien connu aussi de l'ancienne génération, mais peut-être aussi de la nouvelle génération.
01:06Donc nous, la nouvelle génération, c'est pas sûr, mais je vous assure, on les connaît.
01:10Ce soir, ils viennent parler, pas de musique en tant que telle, mais de comédie musicale.
01:15Ils vont présenter les 3 et 4 avril, soit demain et après, demain à l'Institut français, la pièce Vigna,
01:20vers la terre de mes ancêtres.
01:22Pour en parler ce soir, nous recevons Thierry Pangou, qui est le président du groupe vocal et qui va nous
01:27en dire plus sur cet événement.
01:29Bonsoir Thierry.
01:31Bonsoir.
01:31Vous allez bien ?
01:32Oui, ça va très bien.
01:33Merci d'être passé chez nous.
01:35D'accord.
01:35Alors, Vigna, vers la terre de mes ancêtres, aborde la mémoire, l'exil et la transmission.
01:40Quelle est l'idée de départ de cette création et pourquoi partir sur ce style-là ?
01:45Alors, l'idée de départ, c'est l'écoute d'une pièce, c'est l'inspiration.
01:52C'est notre fondatrice, Yveline Damas, qui a réfléchi là-dessus et puis qui s'est dit, bon, on va
01:58essayer.
02:00Et de fil en aiguille, on est arrivé jusqu'à ce qu'on est en train de prévoir pour les
02:04trois et quatre.
02:05Donc, c'est quelque chose d'assez particulier parce que ça aborde une thématique qui est le retour vers...
02:14Le retour vers le...
02:17Pardon ?
02:17On peut reprendre.
02:18Ça aborde une thématique très importante qui est le retour vers la source.
02:23Donc, le retour vers la terre des ancêtres, etc.
02:26Alors, Vinyas, c'est d'abord une pièce, c'est d'abord une chanson d'Aziz Inanga, dont on est
02:34parti pour greffer tout le reste.
02:36D'accord.
02:37Justement, dans ce spectacle-là, on va suivre le parcours d'Abbeku, qui est un jeune chasseur qui va pour
02:42une partie de chasse
02:43et il reçoit comme ça l'instruction Vinyas, qui veut dire revient.
02:47Quel est le message que vous souhaitez transmettre derrière ?
02:49Alors, le message à transmettre ici, c'est...
02:52Même pour nous, hein.
02:53Dès qu'on...
02:55Quelque soit ce qu'on peut faire comme activité, quelque soit ce qu'on peut avoir comme succès, comme progression,
03:01il faut toujours repartir vers les racines.
03:04Parce que c'est...
03:05À ce titre-là, c'est de cette façon qu'on peut puiser encore et repartir, c'est-à-dire
03:11grandir et prospérer à nouveau.
03:14D'accord.
03:14Donc, c'est un peu ça.
03:16Théâtre, danse et musique, comment est-ce que ça s'est harmonisé ? L'organisation, comment ça se passe ?
03:23Bon, quand on parle de comédie musicale, on parle de chorégraphie, on parle de danse, on parle de texte, on
03:29parle de musique, etc.
03:31Donc, nous, nous avons pensé à ça, on a mis en place tout cela et on s'est entouré des
03:38personnes capées là-dessus,
03:41c'est-à-dire Michel Dao pour la partie dramatique,
03:45Mays Upson qui est un chorégraphe bien connu pour les chorégraphies
03:49et plusieurs autres personnes qui gravitent autour, dont nous-mêmes.
03:54On fait aussi la décoration, on fait les costumes, etc., les accessoires.
03:59Voilà.
03:59D'accord. Justement, cette pièce-là réunit une trentaine d'artistes, de chœurs, comédiens, musiciens.
04:07Comment est-ce que vous avez travaillé pour harmoniser chaque discipline pour que le rendu soit impeccable ?
04:13Bon, déjà, pour le chant, nous, nous occupons de la partie chant et il faut dire que ce n'est
04:20pas la première comédie musicale qu'on réalise.
04:23On en a fait déjà trois, si j'ai bonne mémoire, et on a toujours travaillé avec Michel Dao.
04:29Donc, on est un peu plus connecté que ça.
04:35Donc, ce qui veut dire que lorsqu'on démarre déjà le travail de chorégraphie, le travail de mise en scène,
04:41on a des petites brimes qu'on a déjà reçues de Michel, ce qui fait que le travail est facilité.
04:48C'est vrai qu'avec la nouvelle technologie, il y a des choses qui changent, etc., mais on est déjà
04:54dans le bain, en fait.
04:56D'accord. Est-ce qu'à travers Vigna, c'est une façon, vous l'avez dit, que c'est pour
05:00tout le monde,
05:01mais est-ce qu'aujourd'hui, c'est une façon de rappeler ?
05:03Alors, parce que moi, j'ai l'impression que nous ne sommes plus vraiment connectés à nos racines,
05:06et même ceux-là, enfin, qui font cet effort-là. Ce n'est pas vraiment ça, parce que dans nos
05:11maisons,
05:11on ne parle plus nos langues, quasiment. À l'extérieur, c'est difficile.
05:15Il y a les nouvelles technologies qui sont en train de s'inviter dans nos habitudes quotidiennes.
05:20Vraiment, comment est-ce que Vigna va résonner dans l'esprit du public ce soir, ces soirées-là ?
05:25Bon, il faut dire que la perception, elle est personnelle. Mais ce qu'on veut dire par là, ce qu
05:32'on veut donner comme message,
05:33c'est que, que ce soit Vigna, que ce soit Abeko, etc., on est tous des Abeko quelque part,
05:39parce que nous avons tous des villages qu'on a peut-être un peu délaissés ou moins fréquentés.
05:47Donc, ce message s'adresse non seulement à la diaspora, ça s'adresse aux afro-descendants,
05:53ça s'adresse aussi à tout jeune, à toute personne qui n'a pas encore réalisé que son progrès part
06:00d'abord de ses racines,
06:02sa progression, son épanouissement. Donc, même à moi, ça s'adresse.
06:08Ce qui veut dire que celui qui va venir au spectacle obtiendra forcément une petite information,
06:14le concernant en disant « Retourne vers la terre de tes ancêtres et lorsque tu reviendras, tu n'en seras
06:22que grandir. »
06:23D'accord. J'ai une question qui va un peu sortir du cadre. Ça me vient comme ça, l'esprit.
06:27Le chant sur Alloué, c'est un vieux groupe vocal.
06:29Oui.
06:30Justement, aujourd'hui, on vous a entendu chanter, on vous a vu prester.
06:34Quelle est votre perception, en tant que président, de la scène culturelle gabonaise aujourd'hui ?
06:40Est-ce que vous pensez que, entre, quand vous avez commencé aujourd'hui, il y a eu des efforts,
06:44est-ce que ces efforts-là, est-ce que c'est conséquent ?
06:46Est-ce que, vraiment, quelle est votre perception de la scène culturelle ?
06:51Bon, il faut dire que le groupe vocal, le chant sur Alloué, existe depuis 37 ans déjà.
06:58Donc, nous sommes un groupe éclectique.
07:02On réunit à la fois plusieurs ethnies, plusieurs professions, même les chômeurs, les élèves, etc.
07:09On chante en plusieurs langues.
07:13Et, de par cette ouverture-là, on a des facilités.
07:18Lorsque, par exemple, nous nous déplaçons à l'extérieur, on ne chante que le Gabon.
07:23Et, les gens s'identifient plus facilement.
07:26Dès qu'on nous écoute, on sait que, ah, ça, c'est le Gabon.
07:29Maintenant, pour ce qui est de la scène culturelle actuelle,
07:32bon, il y a beaucoup de groupes qui ont été influencés par nous, il faut le dire,
07:38et qui font aussi leur petit bon nombre de chemins, pas forcément dans le même cadre que nous,
07:42mais qui essaient d'exister de par leurs propres moyens.
07:46Voilà, c'est tout ce que...
07:48Est-ce que vous pensez que la scène culturelle gabonaise devrait...
07:52Enfin, est-ce que vous pensez qu'on devrait encore plus mobiliser des actions autour de cette scène-là
07:57pour que les artistes comme vous, et même ceux de la nouvelle génération,
08:01puissent mieux se mouvoir, s'il faille le dire ainsi ?
08:03Oui, naturellement.
08:04Les efforts qui sont faits, certes, il y a des efforts, mais ce n'est pas assez, ce n'est
08:09jamais assez.
08:10Il y a des pays, par exemple, comme la RDC, dans lesquels l'État attribue une certaine somme d'argent
08:18pour les artistes,
08:20notamment lorsqu'ils sont invités à l'extérieur.
08:23Bon, ça ne se fait pas ici, mais c'est des choses qu'on voit un peu.
08:26Et lorsqu'on sort, on remarque qu'ailleurs, c'est un peu mieux organisé.
08:30Donc, c'est vrai qu'il y a des choses qui sont faites, mais il faut essayer d'aller, de
08:35faire un peu plus,
08:36parce que l'artiste, c'est le miroir de la nation.
08:41L'art, c'est le fondement même de toute culture, parce qu'il y a la philosophie, il y a
08:46la sociologie, la politique,
08:48tout est dans l'art. Si on renforce l'art, c'est-à-dire le domaine culturel gabonais,
08:55tous les Gabonais seront un peu mieux lotis que maintenant.
08:59D'accord. On va revenir sur un autre sujet.
09:04D'accord.
09:04Comment est-ce que, enfin, à quoi doit s'attendre le public, ces deux dates, ces deux soirées,
09:08ça veut dire que le chant sur la louée, vous êtes prêts ?
09:11Si demain, on sait, vous êtes prêts, à quoi doit s'attendre le public ?
09:16Quels seront, au niveau des chants, quels sont les chants que vous allez nous interpréter ?
09:21Un petit spoil ?
09:23Alors, un petit spoil ?
09:25Bon, je ne peux pas vraiment spoiler, parce que c'est demain, il faut que les gens se déplacent.
09:31Oui, mais un petit spoil, vous le goût ?
09:34Bon, ce que je peux dire, c'est qu'il faut prévoir les mouchoirs.
09:39On peut pleurer ou pour rire ?
09:41Pour pleurer et pour rire, parce que les gens vont voyager.
09:44On va se retrouver dans une Afrique qu'on n'a pas forcément connue.
09:51On va voyager, on va revenir.
09:54Donc, il y a plein de choses qui se feront.
09:58Et je ne peux pas déjà dire quelle pièce sera jouée, parce que même si je donne le titre, on
10:04ne saurait pas.
10:05Oui, on ne saura pas, ça va s'enchaîner.
10:06Mais c'est le cœur.
10:11En tout cas, ceux qui viendront, vous qui viendrez, préparez-vous, parce que le voyage mérite le déplacement.
10:18Voilà.
10:19Justement, avant d'aller plus loin, j'ai une petite question.
10:22Comment est-ce que vous avez dit que ce n'est pas votre première comédie musicale,
10:25ce n'est pas votre première prestation non plus au sens général du terme ?
10:28Mais comment celle-ci va se distinguer des autres ?
10:33Alors, celle-ci se distingue des autres parce que dans la mise en scène, par exemple,
10:38il y a des choses qu'on a prévues qu'on n'avait pas sur les précédentes comédies musicales.
10:44Et cette comédie-là, en fait, c'est comme un aboutissement de tout ce qu'on a déjà fait comme
10:48travail.
10:50Et les gens le verront sur scène.
10:52Donc, les accessoires, les jeux d'acteurs, les mimiques, vraiment, c'est...
10:58Même nous-mêmes, quand on répète, parfois, l'émotion nous prend.
11:02Donc, il faut comprendre que nous aussi, on est en train de vivre quelque chose de spécial.
11:07C'est un échange qu'on aura avec le public.
11:09Et on espère que le public aussi va nous accompagner, va nous suivre et va comprendre le fond du message.
11:15Alors, vous avez compris.
11:16On espère que vous viendrez à prêter les mouchoirs, acheter beaucoup.
11:20Certainement, on prévoit aux portes pour que vous puissiez déjà savoir si vous allez rire, si vous allez pleurer.
11:25Dans tous les cas, les larmes vont couler.
11:26N'est-ce pas ?
11:27Oui, très bien.
11:28Voilà, les larmes vont couler.
11:29Alors, quelles sont les infos pratiques ?
11:32Combien ? À quelle heure ?
11:34Est-ce qu'il y a une dress code même, peut-être ?
11:37Bon, dress code, c'est trop dire.
11:39Chacun est libre de s'habiller comme il veut.
11:42Nous, c'est...
11:44Il suffit que les gens viennent, qu'ils se concentrent, qu'ils essaient de percevoir le message.
11:52Donc, ce que je peux dire, le concert, c'est demain.
11:56Et quand je dis concert, bon, c'est pas le concert, c'est une comédie musicale.
12:00C'est bien plus qu'un concert, c'est un spectacle vivant.
12:03Donc, c'est demain et après-demain.
12:05Et au moment où je parle, je crois que les billets sont déjà terminés depuis.
12:09Pourquoi ?
12:10C'est comme ça.
12:10Mais non, si c'est maintenant que nous, on découvre, on fait...
12:13On ne peut pas avoir un peu de pitié pour les retardataires ?
12:16En fait, le chant sur la loi, lors de ses prestations, comme on a déjà vécu plein de péripéties dans
12:24le monde entier,
12:25on est à cheval sur les heures, on est à cheval sur les programmes.
12:28Donc, lorsqu'on annonce un spectacle, il faut s'y prendre tôt.
12:32Si vous ne vous prenez pas tôt, une semaine avant, c'est déjà fini.
12:38On a eu le cas avec la dernière représentation qu'on a faite.
12:42C'était, comme c'est nous qui gérions les billets, les gens nous appelaient, même le jour J.
12:47On a essuyé des menaces, etc.
12:50Parce que les gens ne pouvaient pas venir.
12:53Donc là, l'avantage, c'est que c'est l'Institut français qui s'occupe des billets.
12:58Et nous, cette partie-là nous a été délestée.
13:01Donc, de grâce, ceux qui n'ont pas pu avoir les billets, bon, je ne sais pas.
13:05Est-ce qu'il y aurait une deuxième date ? Une troisième date ? Parce qu'on a des dates
13:08de date.
13:08Est-ce qu'il y aurait une troisième date ? Une quatrième date ?
13:10Une troisième date ? Là, il faut s'adresser à la Providence.
13:13Bon, en fait, si vous voulez une troisième date, essayez de passer à l'Institut français, c'est tout.
13:19Demandez, et puis on verra dans quelle mesure reprogrammer.
13:23Institut français, écoutez l'appel des retardataires.
13:25Je parle pour les retardataires.
13:26Moi, je suis à l'heure.
13:27Mais je parle pour les retardataires.
13:29Essayez de nous prévoir une troisième, une quatrième date.
13:31C'est quand même le chant sur l'Aloé.
13:33C'est quand même le chant sur l'Aloé.
13:36Alors, nous arrivons malheureusement au terme de notre échange.
13:39Quel sera votre mot de fin, Thierry ?
13:40Ce que je peux donner, ce que je peux dire comme mot de fin,
13:44c'est rappeler à ceux qui nous écoutent, ceux qui nous suivent,
13:48que la culture, c'est le fondement d'un peuple, c'est le fondement d'une nation.
13:53Et sans la culture, nous ne sommes absolument rien.
13:57Quel que soit le nom par lequel on va s'appeler, on ne sera rien.
14:02Donc, la culture, la tradition, ce sont les deux leviers par lesquels ce pays peut se développer.
14:11Donc, il faut qu'on y jette un oeil bienveillant et surtout, surtout qu'on travaille pour que nos enfants,
14:22nos petits-enfants qui viennent, s'en imprègnent davantage pour qu'ils puissent défendre les couleurs du verre jaune bleu
14:27valablement.
14:29Voilà.
14:29Culture, tradition, c'est ainsi que les générations à venir pourront mieux porter notre verre jaune bleu gabonais.
14:36Comme vient de le dire Thierry, je ne pourrais pas dire mieux.
14:39Moi, ce que je peux vous dire, c'est que je vous ai toujours dit que c'est votre goût
14:41des bons plans.
14:42Voilà.
14:42Je vous ai annoncé que le champ sur l'Aloe est en prestation.
14:46C'est ce week-end, voilà, ce vendredi et ce samedi à partir de 19h à l'Institut français.
14:53Il l'a dit malheureusement, c'est déjà sold out.
14:56Mais on espère que la Providence, comme l'a dit Thierry, nous permettra d'avoir une troisième et une quatrième
15:01date.
15:01Donc, culture, tradition, retenez-le, ce sont là les socles même du développement d'une nation.
15:07Et moi, je vous dis à très vite pour un autre numéro de Vavore.
15:10Au revoir.
15:10Sous-titrage Société Radio-Canada
15:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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