- il y a 4 heures
[#LeCanapéRouge] Joseph Lapensée Essongone, Président de l’Eveil de la Pensée Citoyenne
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00:17Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:23votre espace d'échange avec des acteurs qui interrogent, analysent et bousculent la vie politique gabonaise.
00:30Aujourd'hui, nous recevons Joseph Lapensé-Singon, président de l'Éveil de la pensée citoyenne
00:35et ancien candidat à l'élection présidentielle d'avril 2025,
00:40une figure qui se distingue par un positionnement assumé en rupture avec les codes traditionnels de la classe politique.
00:46À l'heure où le président de la République, Brice Cotter-Olivier Nguema, a franchi le cap d'une année
00:51d'exercice du pouvoir,
00:53les interrogations sur la trajectoire économique, sociale et institutionnelle du pays se multiplient.
01:00Dettes publiques en forte progression, vie chère persistante, tensions sociales récurrentes,
01:05débats sur les libertés publiques et composition du paysage politique,
01:10autant de sujets qui structurent aujourd'hui le débat national.
01:13Monsieur Joseph Lapensé-Singon, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
01:18Bonsoir et merci de m'avoir invité.
01:21Comme il est de tradition sur le canapé rouge de Gabon Media Time,
01:24la première question que j'aimerais vous poser est celle de savoir
01:27comment vous vous portez dans ce contexte politique marqué par de fortes attentes sociales
01:31et une récomposition des équilibres institutionnels ?
01:35Bien, je me porte physiquement et moralement bien, simplement préoccupé par la trajectoire politique
01:47des nouveaux acteurs politiques, la nouvelle gouvernance qui ne rassure pas
01:55et qui ne me donne pas l'impression que c'est pour bientôt qu'on pourra percevoir un commencement
02:05de l'amélioration du bien-être de nos concitoyens.
02:09Alors justement, dans ce contexte, le chef de l'État totalise désormais un an à la tête du pays.
02:15Le moment est propice justement de dresser une première évaluation.
02:20Quel regard portez-vous sur son action, notamment en matière de gouvernance et de vision stratégique ?
02:26Il y a un regard pessimiste, parce que c'est vrai que le chef de l'État, en tant que
02:37président de la République
02:39et acteur politique, est devenu civil au pouvoir depuis un an.
02:46Mais nous avons là un chef de l'État qui n'est plus novice, puisqu'il a quand même vu
02:50la période de transition,
02:54qui a préparé un peu son mandat actuel.
02:58Donc il n'arrive pas là, comme quelqu'un, qu'il sort de nulle part, comme quelqu'un, il ne
03:06connaissait pas les dossiers.
03:08Et comme on dit, il y a un homme averti en gros deux.
03:11Ayant déjà amorcé un certain nombre d'actions durant la transition,
03:22on pourrait penser légitimement que cette première année devait permettre déjà aux Gabonels
03:30de commencer à sentir une amélioration de leur bien-être.
03:36Ce qui n'est pas le cas.
03:38Alors, président, dans un contexte où la dette publique dépasse désormais les 8 milliards de francs CFA,
03:45les inquiétudes sur sa soutenabilité s'intensifient.
03:48Comment analysez-vous cette trajectoire ?
03:51Et quels risques fait-elle peser sur l'économie nationale et les investissements ?
03:57Bien, la question de la dette est une grosse préoccupation,
04:02qui a été soulevée depuis la période de transition.
04:06Alors, on ne peut qu'être inquiétive de l'évolution que prend cette dette,
04:18parce qu'après la période de transition,
04:22on a pensé qu'un certain nombre de mesures étaient déjà prises pour réfléchir à la pauvre,
04:28parce qu'elle était déjà inquiétante.
04:33S'il était à 56% du PIB pendant la transition,
04:38et qu'aujourd'hui, certaines sources parlent de plus de 72% du PIB,
04:46vous savez qu'il y a eu l'implantation,
04:49il y a eu un seul endettement par rapport à la situation que les milicaires ont trouvée.
04:56Et après, on va se dire, mais toute dette est servie à quoi ?
05:00Pourquoi en un an ou deux ?
05:04Parce qu'en 2023-2026, on est en haut à trois ans.
05:08Qu'est-ce qui a été urgent comme ça pour qu'on continue à s'endetter ?
05:13Qu'est-ce qu'on a à faire de cette dette supplémentaire ?
05:16Il faut qu'ils nous disent.
05:18Toujours est-il que moi, j'étais le candidat qui s'était prononcé pour éviter le sur-endettement.
05:29Parce que, vous savez, la dette est une ressource.
05:36La dette est une ressource.
05:37Qu'on soit en comptabilité privée ou en comptabilité publique,
05:41lorsque vous avez des besoins à financer,
05:44il n'y a que deux moyens, soit vos ressources propres, soit l'emploi.
05:49En général, on combine les deux moyens.
05:51Parce que dans le budget de l'État, vous verrez qu'on a des ressources propres,
05:57et puis le déficit est financé par l'emploi.
06:01Mais, moi, je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui,
06:05on voit de moins en moins utiliser l'empreinte, n'est-ce pas,
06:10au bénéfice de nos ressources naturelles, de nos ressources fiscales.
06:15C'est pour cela qu'il y a bientôt deux mois,
06:21j'avais proposé un plan de réforme fiscale
06:25pour permettre à notre pays de dégager les ressources fiscales additionnelles
06:32dont il aurait besoin pour rembourser la dette
06:37tout en continuant à financer ces politiques publiques.
06:40Parce que tout ce qu'on pourra dire aujourd'hui,
06:42tout ce que les Gabonais pourront réclamer,
06:44tout ce qu'on pourra promettre aux Gabonais,
06:46ne peut se réaliser que si nous avons les moyens.
06:51Or, aujourd'hui, on nous dit que notre dette a dépassé
06:58les 70% prévus par la CEMAC, 70% du PIB.
07:03Alors, le PIB, c'est quoi ?
07:05C'est le produit à un travail brut.
07:06C'est-à-dire que c'est la richesse créée, n'est-ce pas,
07:11sur notre territoire par l'ensemble des entités qui créent la richesse.
07:15Alors, si on nous dit que notre dette représente aujourd'hui
07:20plus de 70% du PIB,
07:22ça veut dire que plus de 70% de la richesse
07:28qui est créée dans notre pays, n'est-ce pas,
07:31peut être utilisée à rembourser la dette.
07:34Vous voyez, la dette de notre pays, c'est l'équivalent de ça.
07:37Elle représente plus de 70% de la création de richesse nationale.
07:43C'est grave, c'est inquiétant.
07:45Donc, il faut que les gens réagissent très vite
07:48pour infléchir la courbe.
07:50Et ça, c'est mon positionnement et c'est ce que j'ai défendu.
07:53Si j'étais candidat aujourd'hui, c'est ce que je ferais.
07:55Parce qu'aujourd'hui, on a des possibilités
08:03pour rééquilibrer les choses.
08:05Parce qu'il n'y a pas de raison
08:07qu'on soit ce pays qui est doté de ressources naturelles abondantes
08:13et que nous serions incapables, n'est-ce pas,
08:18de disposer de ressources suffisantes
08:21pour financer la politique publique et rembourser nos dettes.
08:24Alors, Président, les discussions engagées
08:27avec le FMI suscitent de nombreuses interrogations.
08:31Un éventuel programme avec cette institution
08:34constitue-t-il une solution ou un risque
08:38pour la souveraineté économique du Gabon ?
08:41Bien, moi, je suis pour qu'on fasse des efforts
08:48pour qu'on s'immensite du FMI.
08:52Je ne suis pas pour une collaboration
08:55ad vitam aeternam avec le FMI.
09:00Alors, lors d'une de mes conférences de presse,
09:03j'avais rappelé que ça fait à peu près 40 ans
09:05que le Gabon collabore avec le FMI
09:08et ne trouve pas la voie du salut.
09:12S'adresser au FMI, c'est dire quoi ?
09:15C'est dire que nous sommes incapables
09:18de créer des ressources additionnelles.
09:19Il faut donc aller emprunter.
09:22D'accord ?
09:23Et le FMI, lui, ce n'est pas un banquier comme les autres.
09:28Le FMI, lorsqu'il vous donne son argent,
09:31c'est lui qui vous dit comment utiliser ça.
09:34Et c'est lui qui décide de la fréquence
09:36des décaissements et ainsi de suite.
09:37Donc, vous êtes comme un enfant
09:38entre les mains du FMI.
09:41C'est vous qui vous dites, bon,
09:42je vous prête ça et je vais vous dire
09:44comment vous allez trouver l'argent
09:45pour me rembourser.
09:47Donc, c'est lui qui vous dit, bon,
09:49je suis prêt à vous donner de l'argent.
09:51Et dis-moi d'abord comment vous voulez me rembourser.
09:53Ah non, non, moi je vous dis comment vous devez
09:55faire pour trouver l'argent.
09:57Qui va me rembourser ?
09:58Qui va vous permettre de me rembourser.
10:03Donc, vous voyez que c'est un exercice
10:07que le Gabon n'a pas réussi jusqu'à aujourd'hui.
10:09Donc, pourquoi persister à faire les mêmes choses
10:12alors que les résultats sont toujours les mêmes ?
10:14Donc, on dit que les mêmes causes produisent
10:16les mêmes effets.
10:17Au Gabon, malheureusement,
10:21pourquoi il continue avec le fonds ?
10:23Parce que le fonds met à disposition des financements.
10:28Mais ils ne nous disent pas
10:31combien nous payons ces financements-là.
10:34Est-ce que les taux d'intérêt aujourd'hui
10:36avec les notes qui se dégradent tous les jours là
10:40sont les mêmes que les autres pays ?
10:43Est-ce que pour un milliard qu'on nous prête,
10:48on ne rembourse pas 10 milliards ?
10:52Au caricat de Fremple.
10:53Est-ce que pour un milliard qu'on nous perd,
10:55nous, nous ne rembourseons pas 10 milliards ?
10:57De telle sorte que,
10:59en une année ou deux,
11:00le fonds a déjà récupéré 100 milliards,
11:03mais nous sommes tenus
11:05à tout l'argent qui a été
11:08artificiellement calculé
11:09par des formules scientifiques
11:11où on applique des pourcentages
11:13et des taux
11:14qui sont des taux usuriers.
11:16Moi, je pense qu'aujourd'hui,
11:19notre défi, c'est rééquilibrer les choses.
11:23C'est que nous devons maintenant nous battre
11:26pour que nos ressources naturelles
11:30profitent d'abord à nos concitoyens.
11:34Donc, il faut que le président de la République
11:36et son gouvernement aujourd'hui
11:37aient le courage de poser ce débat sur la table.
11:42Il n'y a pas de raison
11:43que nous ayons plus de,
11:45presque, ni sociétés pétrolières.
11:47Est-ce pas ?
11:49Que nous ayons une quarantaine
11:51de sociétés forestières,
11:53à peu près quatre sociétés minières,
11:56et qu'on ne s'en sorte pas.
11:58Comment font des pays
11:59comme le Niger
11:59qui n'ont que l'Uralium ?
12:02Mais si on n'avait pas le pétrole,
12:05si on n'avait pas le bois,
12:06si on n'avait que le manganèse,
12:07on serait comme le Niger.
12:10Mais nous, nous avons
12:11et le pétrole,
12:13et le bois,
12:14et le manganèse.
12:15On veut même déjà exporter
12:18les milles de marbre,
12:19le fer de Dellinga,
12:21tout ça pour nourrir
12:22deux millions d'habitants.
12:24Alors, ça veut dire
12:25qu'il y a quelque chose
12:25qui ne tourne pas rond.
12:27Et moi,
12:28en tant que fiscaliste,
12:29je vous dis clairement
12:29que ce qui ne tourne pas rond,
12:30ce sont les régimes fiscaux,
12:32qui sont assortés
12:33à l'exploitation
12:34et ces richesses-là.
12:35Ce sont ces régimes fiscaux
12:36qui font en sorte que
12:37toute la richesse créée
12:39est captée par l'investisseur.
12:41Et le pays ne gagne presque rien.
12:43C'est pour cela
12:44qu'ils veulent multiplier
12:45des sociétés comme ça.
12:46C'est des exploitations comme ça
12:47pour avoir un peu dans le manganèse,
12:49un peu dans ceci,
12:50un peu dans cela.
12:51C'est-à-dire que
12:52l'investisseur,
12:53c'est un dieu
12:56auquel on ne touche pas.
12:59Les Gabonais n'ont jamais
13:00le courage pour revisiter,
13:02et c'est ça que moi,
13:03j'attends du président de la République.
13:04Il faut revisiter
13:06les statuts fiscaux
13:08que nous accordons
13:09à ces sociétés-là.
13:11C'est là tout le débat.
13:12Aujourd'hui,
13:13le débat, c'est
13:16répondre à la question
13:17pourquoi un pays comme le Gabon,
13:19qui n'a que 2 millions d'habitants
13:21et qui a
13:23toutes ses ressources naturelles,
13:24quasiment toutes ses ressources naturelles
13:27exploitées,
13:27n'aurait pas
13:28trouvé suffisamment
13:29d'argent
13:29pour que sa population
13:31mange,
13:31pour qu'elle se soigne,
13:32pour qu'il y ait les routes,
13:33pour que les enfants
13:34aient à l'école,
13:35pour que
13:38les gens
13:39aient envie
13:40de revenir au Gabon.
13:42Pour que son image
13:43soit améliorée
13:44à l'étranger,
13:45pour qu'on sente
13:45que dans ce pays,
13:46il y a la sécurité,
13:47il y a tout,
13:48pour que la corruption
13:49recule,
13:50parce que
13:51la corruption,
13:51les raquettes
13:52sont aussi
13:53des fléaux
13:53qui rentrent facilement
13:55dans des pays
13:55où les gens
13:55ne vivent pas bien.
13:57Un policier
13:58bien payé
13:59n'attend pas
14:00à aller prendre
14:01500 francs
14:01chez un clan de man.
14:03Mais quand le policier
14:04Gabon est obligé
14:05de faire ça,
14:06c'est parce que
14:07lui aussi
14:07il a des charges.
14:08Et en face de lui,
14:10il n'y a pas
14:10un État,
14:11un personnel
14:12qui tient compte
14:13de tout le monde.
14:14Ce sont les amis
14:15du président
14:15qui doivent bien vivre.
14:16Le reste,
14:17on s'en fout.
14:18Mais il faut mettre
14:19en terre qu'à ça.
14:20Donc moi,
14:21je pense qu'aujourd'hui,
14:22la question
14:24de l'arrière
14:25est maltraquée
14:26parce qu'il vaut
14:28des mesures
14:28pour infléchir la peau.
14:30On ne peut pas
14:30continuer
14:31à s'endetter
14:32ad vitam aeternal.
14:33La question,
14:35la solution
14:36FMI,
14:37c'est une solution
14:38qui a montré
14:38ses limites
14:39depuis Belle-Lurette.
14:40Je crois qu'il faut
14:41éclamater d'autres solutions.
14:43Mais
14:44il faut quand même
14:46comprendre
14:46que sur certaines solutions
14:47comme avec
14:48le plus vrai FMI,
14:50si nous n'avons pas
14:52pas pu rembourser,
14:54n'est-ce pas,
14:54eux,
14:55ils ont des mécanismes
14:55de réchironnement
14:56avec des conditions
14:59tout en vous permettant
15:00d'avoir encore
15:01un peu d'argent.
15:01Mais on peut combiner
15:02les méthodes.
15:03On peut combiner,
15:05mais l'objectif,
15:06ça doit rester
15:07de sortir
15:08de l'endettement.
15:10Le Gabon,
15:10avec ses 2 millions
15:11d'habitants,
15:12doit pouvoir sortir
15:13de l'endettement
15:14parce que
15:14de plus en plus
15:15la question
15:16qui se pose
15:17aujourd'hui,
15:18c'est à quoi
15:19servir
15:19cet endettement.
15:21Parce qu'on ne peut pas
15:22nous lier
15:22que c'est tout
15:23le chemin de fer
15:25qui nous a ruinés.
15:27Sous Bongo,
15:28père,
15:28on a tout mis
15:29sous le chemin de fer.
15:31Mais
15:32sous Ali Bongo,
15:33quels sont ces
15:34chantiers
15:34d'envergure
15:35qui nous ont
15:36amenés
15:36à nous endetter
15:37comme ça ?
15:38Maintenant,
15:39sous la transition,
15:40qu'est-ce qui s'est passé ?
15:41C'est vrai qu'on a
15:42mis du béton
15:42un peu ici et là.
15:44On a omis
15:457 milliards
15:45par province.
15:46Aujourd'hui,
15:47personne ne reconnaît
15:48avoir vu cet argent-là.
15:49On n'a pas vu
15:50les provinces
15:50dans les provinces.
15:52Mais qu'est-ce qui nous a
15:53amenés à nous endetter
15:54à ce point ?
15:56Et pourquoi ?
15:57Alors qu'on annonce
15:59que nous avons fait
16:01des acquis.
16:02D'accord ?
16:02Nous avons maintenant
16:03Asala qui est
16:05une société nationale.
16:06Je crois,
16:07tu lui aussi.
16:08Nous avons la GOG
16:09qui a été créée
16:09sous Ali Bongo.
16:10Mais enfin,
16:11trois sociétés pétrolières
16:13et on ne sent pas
16:14un commencement
16:15d'amélioration
16:15du bien des Gabonais.
16:17C'est-ce pas ?
16:18Et lorsque je parle
16:19de revisiter
16:20les statuts fiscaux,
16:21je crois que le plus facile
16:23c'est de commencer
16:24d'abord à revisiter
16:25des statuts fiscaux
16:26des sociétés
16:27qui étaient des sociétés privées
16:30qui sont devenues
16:31des sociétés publiques.
16:32Parce que l'aberration
16:34ce serait de constater
16:36que les sociétés publiques
16:39aient les mêmes avantages
16:40que les sociétés privées.
16:42Parce que si pour une société privée
16:44on crée un certain nombre
16:46d'avantages
16:46pour attirer l'investisseur,
16:48mais ce n'est pas le cas
16:50pour une société publique.
16:51L'État n'a pas besoin
16:51de se draguer lui-même.
16:52L'État n'a pas besoin
16:54de s'attirer lui-même.
16:55Donc il y a un certain nombre
16:56de concessions
16:59dont bénéficient
17:00les entreprises privées
17:01y compris les groupes
17:02auxquels ils appartiennent
17:04qu'on ne peut pas reconnaître
17:05aux entreprises d'État.
17:06Parce que les entreprises d'État
17:07sont des entreprises
17:08que l'État
17:09pour créer de la richesse
17:10pour créer de la richesse,
17:10une richesse qui doit profiter
17:13intégralement
17:15au budget de l'État.
17:17Alors président,
17:18on va avancer si vous voulez bien.
17:20On va parler du pouvoir d'achat
17:22avec la mise en place
17:23de la centrale d'achat
17:24du Gabon
17:25qui a été présentée
17:26comme une réponse structurelle
17:28au problème des Gabonais.
17:29Pensez-vous que ce dispositif
17:31est à la hauteur des attentes ?
17:33Bien, merci pour cette question.
17:37Je suis de ceux qui pensent
17:38que la question de la vie chère
17:41est un vrai sujet.
17:45Malheureusement,
17:46elle reste toujours mal traité.
17:49Parce que le problème est mal posé.
17:54Pourquoi on peut parler
17:56de la vie chère ?
17:57Si on voit aujourd'hui
17:57que Paris est plus de vie chère,
17:59que Londres est plus chère que Paris,
18:03n'est-ce pas ?
18:04Que New York est plus chère,
18:08on parle de quoi ?
18:11Si vous êtes dans une,
18:13vous vivez dans un contexte
18:15ou dans une société
18:16où les revenus,
18:19n'est-ce pas,
18:21les gens ne leur permettent pas
18:24de satisfaire à nos fiches
18:26que leurs besoins essentiels,
18:30ne leur permettent pas
18:31d'assumer les dépenses
18:33incompressibles,
18:34on est dans le contexte
18:35de la vie chère.
18:36La vie chère,
18:37c'est parce qu'on a une affaire
18:38de nourriture.
18:39La vie chère,
18:40sur les autres,
18:41commence par,
18:42comment on fait
18:43pour se loger ?
18:44Au Japon,
18:45aujourd'hui,
18:46si nous prenons le cadre
18:46de Libreville,
18:47que nous connaissons bien,
18:49vous voulez une maison
18:50de trois chambres,
18:52n'est-ce pas ?
18:53D'abord,
18:54avoir cette maison
18:55de trois chambres,
18:56une petite villa
18:57de trois chambres.
18:59D'abord,
19:00la voie,
19:00c'est la preuve
19:01et la bannière.
19:02Il faut chercher
19:03des marcheurs
19:04qui vont faire
19:05traverser toute la vie,
19:08n'est-ce pas,
19:08avec des commissions
19:09qui seront égales
19:12à l'équivalent
19:13du boirier à payer.
19:14Maintenant,
19:15lorsque vous trouvez
19:17au Gabon aujourd'hui,
19:18même si cette villa
19:19est dans un trou
19:21inaccessible,
19:22on peut qu'il y ait
19:22des carreaux,
19:23des sanitaires,
19:24vous êtes déjà
19:24dans les 200 000.
19:26Si elle est à côté
19:26de la route,
19:27vous êtes dans les 350 000,
19:28400 000.
19:30Donc,
19:30vous voyez que
19:31si vous prenez
19:32un au cadre déjà
19:34qui gagne
19:34800 000,
19:36je crois qu'un directeur
19:37d'administration publique
19:40a comme salaire
19:41de 800 000.
19:43Mais la maison
19:44d'un directeur
19:45d'administration publique
19:46aujourd'hui au Gabon,
19:47c'est-à-dire
19:47une villa minimum,
19:49quatre chambres
19:49dans une clôture
19:50à côté de la route,
19:51vous êtes déjà là.
19:52Si vous avez la chance,
19:53c'est 400 000.
19:54Donc,
19:55vous voyez que
19:55si la maison
19:56vous aurez déjà pris
19:57presque tout votre revenu,
20:00c'est avec les 400 000
20:01qu'il y a aussi
20:02qu'on mange,
20:02il faut soigner
20:03les affaires
20:03et qu'on va se tuer.
20:06Donc,
20:07vous prenez
20:09à côté de ça,
20:10du loyer,
20:12les dépenses
20:14liées
20:15à l'acquisition
20:16et à la conservation
20:17du revenu.
20:18C'est-à-dire
20:18tout l'argent
20:19que vous dépensez
20:20pour aller au travail,
20:21le transport,
20:22je crois qu'au Gabbo
20:23ici,
20:24le transport
20:25en commun est mort
20:26depuis très longtemps.
20:28Donc,
20:28pour aller au travail
20:29seulement,
20:31les 400 000
20:32qui vous restent
20:33vont en souffrir
20:34parce que
20:35il n'y a,
20:36si vous n'en venez
20:37pas votre véhicule,
20:38le taxe,
20:39vous n'avez pas
20:39plus de tarif.
20:40C'est 2 000 francs
20:42au gautier,
20:421 500 quimbos,
20:445 000 francs
20:45au vin d'eau.
20:46Donc,
20:46vous ne pouvez même
20:46pas budgétiser
20:47vos dépenses
20:48de transport.
20:49au moins que
20:51je peux développer
20:52des exemples
20:53sans toucher
20:54la question
20:54de la nourriture.
20:55Bon,
20:56maintenant,
20:56revenons à la question
20:57de la nourriture
20:57parce que la centrale
20:58d'achat,
20:58vous n'avez pas oublié,
21:00vous ne le faites pas.
21:01Vous revenez maintenant
21:01à la question
21:02de la centrale d'achat.
21:04Alors,
21:04la centrale d'achat
21:07a pour objectif
21:10de minimiser,
21:12n'est-ce pas,
21:13les coûts des matières
21:14au qu'il y a nécessité,
21:15en fait,
21:15des aliments
21:17ou de tous les biens
21:19au qu'il y a nécessité.
21:22C'est bien qu'ils sont qualifiés
21:24de le panier
21:24de la ménagère.
21:26D'accord ?
21:28Avant la centrale d'achat,
21:30un certain nombre d'efforts
21:31avaient déjà été fait
21:32au niveau fiscal.
21:33On a dit,
21:33c'est les impôts
21:34qui rendent le coulet cher,
21:37le lait,
21:38le sucre,
21:40et pas mal de produits.
21:43On a accusé les impôts
21:47d'être responsables,
21:48n'est-ce pas,
21:49de l'enchaînement
21:50de ces produits-là.
21:52Or,
21:54les gouvernements précédents
21:55ont enlevé ces impôts-là.
21:57Il y a même
21:58le dernier gouvernement,
21:59je crois,
21:59le gouvernement,
22:01le dernier gouvernement
22:02de la maladie bombeau,
22:03où je me suis,
22:04une des mesos,
22:04je crois qu'il était
22:05ministre de la vie chère,
22:07le même ministre de l'année,
22:08ministre de la vie chère.
22:09Alors,
22:10ils ont tout le temps
22:11élevé les impôts.
22:12Alors que
22:14les impôts
22:15n'étaient pour rien
22:16dans cette affaire.
22:17Ils l'ont vérifié,
22:18on a élevé les impôts,
22:19les prix n'ont pas
22:20pour tant d'ici.
22:21Parce que les gens
22:22au Garou,
22:22ici,
22:22il n'y a pas
22:22un comprément
22:23sur les marges.
22:24On ne sait même pas
22:24les marges
22:25que pratiquent
22:26nos fameux
22:28grossus
22:29qui est détaillant ici.
22:31Maintenant,
22:32la grande touriste,
22:33maintenant,
22:35la centrale d'achat.
22:37Parce qu'ils estiment
22:39qu'en achetant
22:42en grande quantité,
22:43en globalisant
22:44les achats
22:45et tout de suite,
22:46ça va permettre
22:48de mieux négocier
22:50les prix,
22:51les prix d'achat.
22:53Et je crois
22:54le transport aussi.
22:56Et peut-être
22:57combiner
22:58au dédouanement.
22:59Parce que
22:59ce n'est pas
23:01que les prix d'achat.
23:02Il y a les prix d'achat,
23:03il y a tout ce qui est
23:04transport,
23:05il y a tout ce qui est
23:06transit,
23:07tout ce qui est
23:08dédouanement.
23:09enfin,
23:09tout ce qui est
23:10doigt de doigt.
23:11Bon, peut-être
23:11que tout ça là,
23:13ils peuvent agir
23:14là du sol.
23:16Mais,
23:18ça ne peut être
23:19qu'une
23:20petite solution
23:21parce que
23:23les évolutions
23:24des prix à l'étranger
23:26ne comprennent
23:26les contrôlent ici.
23:28Nous avons
23:28souvent eu
23:29le cas de la SMART
23:30qui disait
23:31bon,
23:31la partie n'augmentait
23:32à l'étranger.
23:33Nous,
23:34nous augmentons
23:35le prix du pain.
23:37Vous avez vu
23:39lorsque la guerre
23:40a commencé
23:41à migrainer,
23:42l'ancien président
23:43sénégalais,
23:44il n'a pas
23:44qu'il a réussi
23:45pour dire
23:46qu'on nous mettra
23:47en avogée
23:47en Afrique
23:48parce que la guerre
23:49en train.
23:50Donc,
23:51ça,
23:51ce n'est pas une solution
23:52qui peut être
23:53parce que l'évolution
23:55est congé
23:55en nous l'espoir.
23:56Ce n'est pas vraiment pas.
23:57Mais ici,
23:58ça peut aider
23:59à diminuer les prix.
24:00D'accord.
24:01Quelle est la solution
24:02durable ?
24:03La solution durable ?
24:05Je vais quand même
24:07tirer le bas
24:07avec la SMART.
24:08D'accord ?
24:09Oui,
24:09nous sommes toujours
24:10là dessus.
24:10La SMART.
24:13J'ai vu
24:14l'ouverture
24:15de la première
24:15centrale d'achat.
24:17Comme toute chose,
24:18comme tout nouveau
24:19magasin au Gabon,
24:20on a constaté
24:21il y a toujours
24:22les prix compétitifs.
24:23Donc,
24:24pour l'instant,
24:25on ne peut pas apprécier
24:26l'efficacité
24:27de cette centrale d'achat
24:28parce que
24:29c'est comme
24:30une nouvelle chaîne
24:31de magasins.
24:32C'est comme
24:33si c'était
24:33un nouveau concurrent
24:34qui rentrait
24:35dans le marché gabonais.
24:36Donc,
24:36il va avoir
24:37des prix compétitifs,
24:38des prix de lancement
24:39par rapport
24:40aux autres.
24:41Donc,
24:42on va attendre
24:43que ces centrales d'achat
24:44aient une certaine maturité
24:45attendant deux ans,
24:47trois ans,
24:48quatre ans,
24:49voire cinq ans
24:50pour voir
24:51si ces centrales d'achat
24:53constituent
24:54un commentaire
24:55de solution
24:55par rapport
24:56à la question
24:56de la richesse.
24:57D'accord ?
24:59Mais,
25:00il ne faut pas
25:01que ces centrales d'achat
25:04plus tard
25:04se transforment
25:06à des monopoles
25:08pour certains
25:08puisque les produits
25:13estampillés
25:13sans pas d'achat,
25:14je ne sais pas
25:14si les autres
25:15auront le droit
25:16de vendre
25:17les mêmes produits.
25:18Si les autres
25:18ont le droit
25:19de vendre
25:19les mêmes produits,
25:20on peut faire
25:20la différence
25:21des prix.
25:21Mais si les autres
25:22n'ont pas le droit
25:23de vendre
25:23les mêmes produits,
25:24comment on va savoir
25:25que ces produits
25:26ont des prix compétitifs ?
25:27Parce que pour
25:28qu'un prix soit compétitif,
25:29on le compare
25:29par le prix
25:30d'un concurrent.
25:32Donc,
25:32quels sont les concurrents
25:33de la centrale d'achat
25:34pour qu'on vérifie bien
25:36que les prix
25:36de la centrale d'achat
25:37sont compétitifs ?
25:38À ce niveau,
25:39je ne suis pas
25:40très bien informé.
25:42Mais ce que je peux dire,
25:44c'est que
25:44OK,
25:45elle est là.
25:46La centrale d'achat est là.
25:47J'ai vu
25:48lorsque les gens
25:49ont bien
25:49quelques ménages
25:50contents de dire
25:51bon,
25:51les prix ici,
25:51c'est vraiment
25:52des prix,
25:53des bons prix.
25:55Mes raisons
25:55sont celles
25:56que je viens
25:56de vous évoquer.
25:57Est-ce que dans la durée,
25:59est-ce que ce n'est pas
25:59des crues de lancement
26:00comme le font
26:01tous les magasins ?
26:02Ici,
26:02quand Tati est venu
26:03s'installer,
26:04tout le monde était content,
26:05on a les bons prix.
26:06Il y a des gens
26:07qui viennent ici,
26:08tout à 1 000 francs.
26:09Les gens se disent
26:09bon,
26:10là,
26:10c'est vraiment
26:10notre salut.
26:12Arriver là,
26:13après,
26:13ça monte les limites
26:14et ainsi de suite.
26:15Donc,
26:15c'est la première réserve.
26:17La deuxième réserve,
26:18c'est que déjà
26:19au niveau national,
26:20est-ce que ça sera
26:22bien couvert ?
26:23Est-ce que ça sera
26:24bien couvert
26:25au niveau national ?
26:26Est-ce que la centrale
26:28d'achat va être
26:29comme la chaîne
26:30TK10 dans les années 80
26:32où on savait
26:32que tous les gabos
26:33avaient un peu
26:34les mêmes prix ?
26:36Donc,
26:36ça,
26:36c'est des choses
26:37qu'on ne peut pas
26:38apprécier maintenant.
26:39Mais,
26:40ce dont je suis convenu,
26:43c'est que non seulement
26:44on est là,
26:45qu'un aspect
26:46du problème,
26:48n'est-ce pas ?
26:48Qui est la question
26:51des coûts
26:52des produits importés.
26:55Mais,
26:56je vous dis
26:56que la vie chère,
26:57c'est aussi
26:57le poisson
26:58qu'on vend
26:59à l'an-Barné.
27:00N'est-ce pas ?
27:01La vie chère,
27:02c'est aussi
27:02la banane
27:03que j'achète
27:04à Oyan-Kat
27:05parce que
27:06un régime de banane
27:07qui, à l'époque,
27:08coûtait 2000 francs,
27:10aujourd'hui,
27:10où ces régimes
27:10sont à 5000 ?
27:12Les régimes de 5000
27:13sont à 8 villes aujourd'hui.
27:14C'est ça aussi,
27:14la vie chère.
27:15Parce qu'il ne faut pas
27:17séconcer ce sujet
27:18à tout ce qui est important.
27:20Est-ce que l'argent
27:22qu'on paye aujourd'hui
27:23à un fonctionnaire,
27:24vous êtes présent,
27:25fonctionnaire,
27:26enjolée,
27:27chez moi,
27:27il n'y a pas de banque,
27:28il n'y a rien,
27:28il n'y a rien.
27:29d'abord,
27:30pour venir prendre
27:30votre argent,
27:32votre paye,
27:32le voyage,
27:33vous faites
27:33pour diminuer
27:34de l'argent,
27:35juste pour venir
27:36prendre votre paye.
27:37Et ça,
27:37l'État n'assume pas ça.
27:39Les gens qui voyagent
27:40pour aller juste
27:41percevoir leur argent,
27:42leur argent,
27:43ils n'ont pas la même
27:44paye que les autres
27:44parce que celui
27:45qui prend sa paye
27:46à Libreville,
27:47le fonctionnaire
27:47qui prend sa paye
27:48à Libreville,
27:49qui vit à Libreville,
27:49et celui qui prend
27:51la même paye,
27:52c'est-à-dire
27:53l'enseignant
27:53du lycée d'État,
27:55de l'Esture,
27:56par exemple,
27:57et l'enseignant
27:58du lycée,
27:59François Meillet.
28:00C'est celui
28:00de François Meillet
28:01pour aller prendre
28:02son salaire,
28:03doit voyager,
28:04mais ça,
28:04c'est déjà un coût
28:05qu'il assume
28:06juste pour aller
28:07percevoir le revenu.
28:08Est-ce que l'État
28:08actualise ?
28:10Vous voyez ?
28:10Donc, la vie chère,
28:11celui qui est là-bas,
28:13il va manger
28:13la madame qui vient lui.
28:15Il achète
28:16le sac de vie.
28:17Maintenant,
28:17si ce sac de vie
28:18est acheté
28:19à la centrale d'achat
28:20et que ceux
28:21qui les achètent
28:22au niveau
28:23de la centrale d'achat,
28:24c'est des commerçants,
28:25ils font de l'achat
28:25à revendre.
28:26Ils achètent
28:27la centrale d'achat
28:27à LibreVie,
28:28ils ont des coûts bas
28:29et puis,
28:30eux,
28:30ils vont revendre.
28:31Est-ce que la centrale
28:32d'achat aujourd'hui
28:33a les moyens
28:33de vérifier
28:34que ceux
28:34qui viennent acheter
28:35là-bas,
28:36ce sont des consommateurs
28:38et non pas
28:39des revendeurs ?
28:40Est-ce que tout ça
28:41est vérifié ?
28:42Parce que,
28:43moi,
28:44je pense qu'il ne suffit
28:46pas de dire
28:47qu'on baisse
28:49les prix.
28:50Baisser les prix,
28:51ce n'est pas un objectif
28:52parce que baisser les prix,
28:53c'est baisser aussi
28:54le chiffre d'affaires
28:54des entreprises.
28:56Est-ce que tout ce que
28:57les entreprises
28:58ont comme argent,
29:00normalement,
29:00l'argent revient
29:01à l'État.
29:03l'objectif ici,
29:04c'est soutenir
29:06les minages fêles.
29:09D'accord ?
29:10Or,
29:11quand on observe,
29:12moi,
29:12j'ai observé,
29:13par exemple,
29:14malgré tous les efforts
29:15qui ont été faits
29:17pour baisser
29:18le coût du lait,
29:19le fameux lait en poudre
29:21que nous consommons
29:22ici,
29:23mais les minages,
29:24combien de minages,
29:25n'est-ce pas,
29:26à la la la,
29:28à Côtier,
29:30consomment ce lait ?
29:31Non,
29:32c'est le commun.
29:33Vous savez que,
29:34même en diminuant
29:35les prix,
29:37ces prix sont toujours
29:38plus,
29:39sont toujours très élevés
29:40pour les minages
29:42qu'on veut satisfaire.
29:43Donc,
29:43conséquence,
29:44qui profite
29:45de ces prix,
29:45c'est ceux qui font
29:47par exemple
29:47du cactérine,
29:48c'est les restaurateurs.
29:50Un restaurateur
29:51peut venir prendre
29:5210 boîtes de lait,
29:5410 paquets d'œufs,
29:56tout ce qui est
29:57défiscalisé là,
29:58ou bien tout ce qui est
29:59à court réduit là.
29:59Lui,
30:00il prend ça,
30:01le kilo de queue
30:02qui va coûter
30:03maintenant moins cher,
30:05le kilo de cotis,
30:09ainsi de suite,
30:10mais il peut aller
30:10acheter ça
30:11à la centrale d'achat
30:11pour aller vendre.
30:13Mais le ménage
30:14d'abonnés,
30:14ceux-là qu'on veut toucher,
30:15qui ont du mal à vivre,
30:17qui ont du mal à manger,
30:18ceux qui ont les enfants
30:19gravataires là,
30:20ceux qui ont les enfants
30:21avec les ventes baronnées,
30:22qui ont un repas par jour
30:23ou bien un repas
30:24chaque deux jours,
30:25chaque trois jours,
30:26est-ce qu'avec la centrale
30:28d'achat
30:28qu'on va toucher
30:28ceux-là,
30:29est-ce qu'il suffit
30:29de diminuer les prix
30:30pour toucher ces gens-là ?
30:31Non.
30:31Il y a une vraie action sociale
30:33à mener là-dessus
30:35pour les identifier
30:37et voir comment on fait
30:39pour atteindre ces gens-là.
30:41Sous d'autres cieux,
30:42par exemple,
30:42moi,
30:43quand j'étais étudiant
30:44en France,
30:45comment les Français
30:47faisaient pour nous aider
30:48au bureau du logement ?
30:49Ils savaient que le logement
30:50était cher là-bas,
30:51mais on touchait
30:51l'aide au logement.
30:53Donc,
30:54lorsque vous êtes étudiant
30:55étranger
30:56et que vous sollicitez
30:56l'aide au logement,
30:58mais vous avez
30:58un formulaire rempli,
31:00ce formulaire-là
31:01vous permet,
31:02leur permet
31:03de savoir
31:04quelle est votre situation.
31:06Est-ce que vous avez
31:07eu votre bourse
31:08par mérite
31:08ou bien
31:09par critères sociaux
31:10et ainsi de suite
31:11et ainsi de suite ?
31:12Après,
31:13on vous verse
31:15un revenu
31:16qui vient
31:17améliorer
31:18votre pouvoir d'achat
31:19parce qu'il s'ajoute
31:20à ce que votre pays
31:21vous donne déjà.
31:23Donc,
31:23ça que moi,
31:23je recevais
31:24en termes d'aide
31:25au logement en France
31:26venait s'ajouter
31:27à ma bourse
31:27et ça me faisait
31:28un peu plus d'argent
31:29et ce plus d'argent-là
31:31me permettait
31:31de mieux vivre
31:33en France.
31:34Vous voyez ?
31:35Donc,
31:36ce n'est pas
31:37une mesure
31:38qui profitait
31:39à tout le monde.
31:40Or,
31:40les mesures
31:41de santé d'achat
31:42c'est les mesures
31:42qui se profitent
31:43à tout le monde.
31:44Les nantis
31:45comme les non-nantis.
31:46Or,
31:47la cible,
31:47ce n'est pas tout le monde.
31:48La cible,
31:49c'est ceux
31:49qui ont du mal à vivre.
31:50Donc,
31:50il faut reconsidérer
31:51un peu le sujet.
31:52Il faut améliorer.
31:53Donc,
31:54la santé d'achat
31:54est là.
31:55Moi,
31:55je ne jette pas
31:56le bouillard
31:56avec l'eau du bain.
31:58Vous connaissez
31:58un peu moi
31:59ma démarche.
32:00Moi,
32:00je cherche
32:00tout ce qui permet
32:01au Gabonais
32:02de s'améliorer.
32:03pas les critiques
32:04stériles,
32:05les critiques
32:05pour les critiques.
32:06Elle est déjà là.
32:08C'est tendance.
32:09Au Cameroun,
32:10il y a un centre d'achat.
32:11C'est un peu tendance.
32:12On va voir
32:13la valeur ajoutée
32:14de ce centre d'achat.
32:16Aujourd'hui,
32:17je suis incapable
32:18de vous dire
32:19que c'est une solution
32:20qui ne est efficace.
32:21Mais,
32:22ce que je vous dis
32:23aujourd'hui,
32:23et je termine
32:24sur cette question
32:25du centre d'achat,
32:26c'est peut-être
32:26un commencement
32:27de solution.
32:28Ce n'est pas
32:28la solution.
32:29Alors,
32:29merci.
32:30On va parler
32:30de liberté publique
32:31et de climat politique
32:32depuis plusieurs mois.
32:34La suspension
32:34des réseaux sociaux
32:35suscite un vif débat.
32:37Comment analysez-vous
32:38cette décision
32:39et les implications
32:40sur les libertés publiques ?
32:43Bien.
32:43Vous savez
32:44qu'en tant que juriste
32:45publiciste,
32:47les questions
32:48de liberté publique
32:50m'intéressent
32:51au premier chef.
32:53Donc,
32:54je fais même partie
32:55des rares étudiants
32:56qui étudient
32:57l'État
32:57et la liberté
32:58d'association,
32:59par exemple,
33:00en amont.
33:01Alors,
33:01donc,
33:03nous avons
33:04tous connu
33:08la gouvernance
33:10qui a précédé
33:11la gouvernance
33:12actuelle.
33:13Nous avons
33:14tous
33:15eu honte
33:19du mode
33:21de gouvernance
33:22qui était appliqué
33:23où,
33:24face à l'incapacité
33:25de satisfaire
33:26besoin légitime
33:29des populations,
33:30la gouvernance
33:31est enfermée
33:32dans une repression,
33:34dans une limitation
33:36des libertés.
33:37il y a eu
33:38des arrestations
33:39à Bézère,
33:40tout ce qui avait
33:40un souffrant
33:41était qualifié
33:42de causant
33:43systématiquement
33:44parce que,
33:44vous regardez ici,
33:45si vous dites que ça,
33:46là-bas,
33:47si vous êtes cadre,
33:47comme moi,
33:48vous avez été
33:49catalogé comme opposant.
33:51C'était
33:51où vous êtes,
33:52vous,
33:52vous,
33:53vous,
33:55vous faites
33:56un béni-nui-nui,
33:57n'est-ce pas,
33:58à l'action du chef
33:58de l'État,
33:59où vous êtes opposant.
34:01C'était la seule
34:01alternative.
34:03Alors,
34:03tout ça a monté
34:04ses limites
34:05et lorsque le coup
34:06d'été est venu,
34:08nous avons tous applaudi
34:10parce qu'à un moment donné,
34:12on se disait
34:13qu'avec les politiciens,
34:14ça va faire possible.
34:16Certains disaient
34:17que l'armée
34:18était la solution.
34:19Moi,
34:20je n'étais pas
34:20pour le coup d'État.
34:22Moi,
34:23je n'ai jamais été
34:24pour le coup d'État.
34:25Moi,
34:25je suis un démocrate,
34:26je suis un juriste
34:27et je suis
34:29de politique à l'OBOR.
34:31Mais,
34:31après qu'il est arrivé,
34:34du coup,
34:34l'État a trouvé
34:35une population
34:35qui avait manifesté
34:36un ras-le-bord.
34:37On l'a salué.
34:39On a mis en place
34:40une transition militaire.
34:42C'est les militaires
34:43eux-mêmes
34:43qui ont encore pris
34:44les politiciens
34:46qui avaient échoué
34:46pour dire
34:47venez nous aider à travailler.
34:48Les gens qui ont échoué
34:49viennent vous aider à travailler.
34:50Ça a commencé à être,
34:51pour moi,
34:52un peu incohérent.
34:53Parce que ces gens-là
34:53ont monté sur l'huile.
34:55Ce sont eux qui ont échoué.
34:56Bon,
34:56aujourd'hui,
34:57l'impression que le seul
34:59qui avait échoué,
34:59c'est l'œil premier ministre.
35:01Tout le reste a réussi.
35:02Ils étaient excellents
35:03dans leur domaine.
35:04C'était des anciens bons
35:05premiers ministres.
35:06C'était des anciens bons
35:07magistrats.
35:08Tout le monde
35:09a réussi.
35:12et lorsque le président aujourd'hui
35:14il est élu,
35:16d'abord,
35:17son score
35:17était un score
35:20qui démontre
35:22que vraiment
35:23tous les Gabonais
35:24le prenaient pour un message.
35:27Le score lui-même,
35:28le score officiel,
35:30parce que si vous avez
35:3295%,
35:33c'est-à-dire que
35:33soit dans toutes les provinces
35:35vous avez
35:3699%,
35:36soit dans les provinces
35:38vous avez
35:3890%
35:39et d'autres
35:40100%
35:41pour que ça s'écurait,
35:42on tire une moyenne,
35:43une moyenne arithmétique.
35:45D'accord ?
35:46Donc,
35:46prenons l'hypothèse
35:47où tous ces gens-là,
35:49toutes les provinces,
35:51c'est 95%.
35:52Donc,
35:53ça veut dire que ce type,
35:54tout le monde
35:55l'appuie vraiment
35:56comme la solution.
35:58Mais,
35:58lorsque
35:59il exerce le pouvoir,
36:02après
36:03son installation,
36:05vous-même,
36:06vous avez vu
36:06les mesures
36:07qui ont été prises.
36:09Ces mesures
36:10ont été prises
36:11contre ces populations-là
36:14qui l'avaient choisis
36:15comme celui
36:16qui vient
36:16résoudre leurs problèmes.
36:18Et,
36:19les libertés
36:20publiques
36:21se manifestent
36:22lorsque
36:24la population
36:24commence à sentir
36:26que la gouvernance
36:27n'est plus bonne.
36:27C'est-à-dire que
36:28les voix se lèvent.
36:29Et qu'est-ce qu'ils font
36:30quand les voix se lèvent ?
36:32Au lieu,
36:32c'est-à-dire,
36:32ah,
36:33ces voix-là nous indiquent
36:34que nous sommes en train
36:34de prendre un mauvais chemin
36:35et il faut faire cas
36:36de tout ce monde-là.
36:37Parce que nous,
36:38nous sommes convaincus
36:38que nous sommes bons.
36:39Donc,
36:40quand vous commencez
36:40à raisonner comme ça,
36:42allez,
36:42vos enfants,
36:43par exemple,
36:43pleurs de faim
36:43à la maison,
36:44et vous les taisez-vous,
36:45moi,
36:45je suis un bon père de famille.
36:47Vous devez vous estimer
36:48heureux de m'avoir comme père.
36:49Et ça veut dire
36:50que la dictature s'installe.
36:51Et la nouvelle loi
36:52visant à réguler
36:53les plateformes numériques
36:54s'inscrit dans ces dynamiques,
36:55selon vous ?
36:56Tout ce qui se fait
36:58aujourd'hui,
37:00c'est la contrepartie
37:02de l'incapacité
37:04de la gouvernance actuelle
37:06pour donner satisfaction
37:07à une population
37:08qui a des énormes attentes.
37:10Donc,
37:11on va essayer
37:12de faire en sorte
37:14que
37:16les gens souffrent
37:17en silence.
37:18Tant que les gens
37:19veulent parler,
37:20tant que
37:21le monde entier,
37:23c'est comme
37:24vous,
37:24si vous battez
37:26votre femme
37:27et vos enfants.
37:29Pour éviter
37:30que le monde entier,
37:31vous,
37:31les voisins,
37:32vous avez
37:33toutes les méthodes,
37:34aller les bastonner,
37:35peut-être dans la chambre,
37:36peut-être attacher
37:37la bouse
37:38pour que les gens
37:38ne crient pas,
37:39ainsi de suite,
37:39pour que les gens
37:41ne sentent pas
37:41que cette famille-là
37:43est en train
37:44de vivre un calvaire.
37:45Mais au niveau de l'État,
37:46c'est la même chose.
37:47Parce que,
37:48écoutez-moi bien,
37:49le président de la République
37:51doit gérer l'État
37:53en bon père de famille.
37:54J'aime bien cette expression
37:55des juristes,
37:55un bon père de famille.
37:57Pourquoi ?
37:57Je vais vous expliquer
37:58très rapidement
37:59comment l'État
38:00et la famille
38:01sont très similaires.
38:02D'accord ?
38:04Malheureusement,
38:04ils ont touché
38:05aux institutions.
38:06Si on prenait
38:07les anciennes institutions,
38:09on avait le président
38:10de la République,
38:11n'est-ce pas,
38:12qui était comme
38:13le chef de famille.
38:14Et on avait
38:15le premier ministre
38:16et le gouvernement.
38:17On avait le gouvernement
38:18donc avec un premier ministre.
38:20Alors,
38:20le premier ministre
38:21était un peu comme la mère
38:23et les ministres
38:24comme les enfants.
38:25Donc,
38:25ce qui se passait,
38:26c'était quoi ?
38:28Lorsque la famille
38:31se réunit
38:32et on trouve que,
38:33voilà,
38:34il y a des problèmes.
38:35Les enfants
38:35vont communiquer
38:36leurs problèmes
38:36à la mère.
38:37Donc,
38:37les ministres,
38:38pendant les conseils internes,
38:40ils ont déjà
38:42recensé
38:43tous les problèmes
38:44et ils communiquent
38:45ces problèmes-là
38:47donc aux chefs
38:47du gouvernement.
38:48Donc,
38:48un peu comme les enfants
38:49disent à la mère,
38:50non,
38:50il nous faut,
38:51par exemple,
38:52nous sommes malades,
38:54on n'a pas les cahiers,
38:55on n'a pas les habits,
38:56il n'y a pas la télévision,
38:57tout ça.
38:58Donc,
38:59la mère
39:01prend ces problèmes-là
39:04et prépare
39:04la rencontre
39:05du père
39:05et de la famille.
39:07Donc,
39:07la mère va déjà dire
39:08qu'un,
39:09là,
39:10on a des soucis
39:11avec les enfants.
39:12Moi-même,
39:13j'ai échangé avec eux.
39:14C'est vrai,
39:15il y en a
39:15qui n'ont pas
39:16des habits,
39:17certains sont malades
39:19et puis,
39:19d'une manière générale,
39:20si tu sais,
39:20on a pris la télévision,
39:22ça fait en sorte
39:22qu'ils sont obligés
39:23d'aller leur nier
39:24chez les voisins,
39:25ainsi de suite,
39:25ainsi de suite.
39:26Et le président,
39:27maintenant,
39:28qui est père de famille,
39:30donc,
39:30lui,
39:30il prend les mesures,
39:31c'est lui qui connaît
39:32les moyens
39:33dont il dispose
39:34et puis,
39:35il établit
39:36les priorités.
39:37Bon,
39:37OK,
39:38je vous ai entendu,
39:40bon,
39:41avec les moyens
39:41dont je dispose,
39:42je ne peux pas vous mentir
39:43que je peux satisfaire
39:45tous vos problèmes.
39:46mais il y a des urgences.
39:47Ceux qui sont malades,
39:48c'est qui et qui ?
39:49Il faut déjà les soyer.
39:51D'accord ?
39:52Il faut que tout le monde mange.
39:54D'accord ?
39:55Et puis,
39:56pour la télé,
39:57on verra.
39:58Vous voyez ?
39:59Ça,
40:00c'est comme ça aussi
40:00qu'on gère l'État.
40:01Vous savez,
40:01quand le premier ministre
40:02a présenté au président
40:03tout ce qu'il y a
40:04comme problème dans le pays,
40:06le président interroge
40:07sa trésorerie,
40:08le ministre des Finances,
40:09oui,
40:10qu'est-ce qu'on a,
40:12qu'est-ce qu'on peut faire
40:14pour résoudre
40:15tous ces problèmes-là ?
40:15Voilà ce qu'on a.
40:17OK,
40:17dans ce cas,
40:17on veut établir la priorité.
40:19Donc,
40:20imaginez un peu
40:20un père de famille.
40:23Les enfants sont malades.
40:25Les enfants ne vont pas à l'école.
40:26Les enfants ne mangent pas.
40:28Les enfants n'ont pas la télé.
40:30Lui prend l'argent,
40:31il peut acheter
40:32une grosse pilote,
40:33écran plasma.
40:35Vous direz que ça,
40:35c'est un bon père de famille.
40:37Est-ce que la priorité
40:38pour les enfants
40:39qui sont malades,
40:40les enfants qui ne mangent pas,
40:43les enfants qui ne vont pas à l'école,
40:45c'est le grand placement
40:46que tous les voisins
40:48vont venir admirer ?
40:48C'est-à-dire,
40:49on va dire que non,
40:50c'est la télé la plus grande du quartier.
40:51Alors,
40:52pour revenir dans du concret,
40:53est-ce que vous,
40:55l'exemple que vous preniez
40:56par la métaphore
40:57que vous utilisez,
40:59est-ce que pour l'appliquer
41:00dans du concret,
41:01vous diriez que les bâtiments
41:03qui poussent au bord de mer,
41:04la cité,
41:05la démocratie,
41:05etc.,
41:06n'étaient pas indispensables
41:07au regard de la misère
41:09des Gabonais ?
41:10Mais exact,
41:11vous m'avez très bien compris,
41:12parce que je ne dis pas
41:14qu'on n'a pas besoin
41:16de loger l'administration correctement.
41:18Je ne dis pas
41:19qu'on n'a pas besoin
41:22de nous douter
41:23des structures
41:24qui peuvent nous permettre
41:25d'accueillir les autres
41:27dignement dans notre pays.
41:29D'accord ?
41:29Mais le président actuel
41:33et son gouvernement,
41:34lorsqu'ils ont pris,
41:37lorsqu'ils ont commencé
41:38leur monde,
41:39déjà, je disais tout à l'heure
41:40qu'ils ne sont pas là
41:43depuis un an,
41:43ils sont quand même là
41:44depuis la transition.
41:45Ils connaissent qu'à même
41:46ils ont eu le temps
41:47de faire le tour du pays.
41:50Le président,
41:50Olivier,
41:51il a fait le tour du pays.
41:52Ils connaissent
41:53ce qui manque en Jolie,
41:54ils connaissent ce qui manque
41:54à Boué,
41:55ils connaissent ce qui manque
41:55à Libremy,
41:56ils connaissent ce qui...
41:57Voilà.
41:58Et je pense que
42:01la priorité,
42:02ce n'était pas
42:02les bâtiments-là.
42:03La priorité,
42:04ce n'était pas
42:04la cité de la démocratie.
42:05Parce que quand les gens
42:07de Boué,
42:08ou Goué-Vindou en général,
42:10ont donné 95%,
42:11ce n'était pas
42:12pour la cité de la démocratie.
42:13Ils ont des besoins là-bas.
42:15Ces besoins-là
42:16n'attendent pas
42:17depuis un an.
42:18Ce sont des besoins
42:19qui sont les plus bons groupés.
42:21Donc en un an,
42:22au moins,
42:23ils devraient commencer
42:23à avoir un commencement
42:24de solution.
42:26Donc,
42:27je pense que
42:29s'intéresser d'abord
42:31à chercher à voir
42:32le palais le plus moderne
42:33de l'Afrique,
42:34ils pouvaient attendre
42:35par rapport aux urgences
42:36que nous avons aujourd'hui.
42:37Les urgences aux urgences,
42:39vous le savez,
42:39c'est la santé.
42:41Un des anciens candidats,
42:43le docteur Iloko,
42:44vous savez qu'il a porté
42:45plein de la crème GS.
42:47Vous voyez,
42:47là où on est obligé,
42:48comment on est obligé
42:49d'intervenir ?
42:51Parce que les urgences sont là.
42:53Moi,
42:54je travaille
42:54dans le centre-ville.
42:55C'est tous les jours
42:56qu'on me demande l'argent.
42:57C'est tous les jours
42:57que je vois
42:58des cas où
42:59vous ne pouvez pas conserver
43:00mirefran dans votre poche.
43:02Vous êtes obligé de sortir
43:02parce que c'est des cas,
43:04vous m'avez dit,
43:05mais cette personne
43:05va mourir,
43:06ça ne fait rien.
43:07Donc,
43:08la santé,
43:09on sait très bien
43:10que c'est une priorité
43:11depuis Bongo Père
43:12et qu'on n'a pas encore
43:14réussi dans ce dossier.
43:15L'école,
43:16vous savez très bien
43:17que les négociations,
43:19la dernière grève
43:21des enseignants,
43:22ne s'est pas sorti
43:23par un succès.
43:24C'était un échec
43:25lamentable.
43:26Mais pourquoi
43:27on a préféré
43:28prendre des centaines
43:29de milliards
43:30pour mettre ça
43:30d'abord
43:31dans une cité
43:32de la démocratie
43:33qui fera peut-être
43:34un sommet par an ?
43:36Donc,
43:36moi,
43:37je pense que
43:37le président de la République
43:39doit réclifier
43:39cette façon
43:40de faire les choses.
43:40S'il veut fonctionner
43:42comme l'ancien régime,
43:42l'échec est déjà assuré
43:43parce que
43:44les gavonnaires
43:45ne se reconnaîtront pas
43:46dans son mandat.
43:46Alors,
43:47on poursuit avec
43:48l'interpellation
43:49puis l'incarcération
43:50d'Alain-Claude
43:50Billy Binzi
43:51qui continue
43:52d'alimenter
43:53le débat.
43:54Que vous inspire
43:55cette affaire
43:57en matière
43:58d'état de droit
43:59et d'équilibre
44:00des pouvoirs ?
44:01Bien,
44:03vous parlez bien
44:04de l'état de droit
44:04et de l'équilibre
44:05des pouvoirs.
44:06Alors,
44:06juste pour rappeler
44:07que
44:10dans un État,
44:11effectivement,
44:12il y a
44:13trois principaux pouvoirs.
44:15Si vous lisez
44:15notre constitution,
44:16c'est ça.
44:17Il y a
44:17le pouvoir exécutif,
44:18le législatif
44:19et puis il y a
44:20le judiciaire.
44:21À côté de ces pouvoirs-là,
44:22vous,
44:23la presse,
44:24on vous présente
44:24ceci comme le quatrième pouvoir.
44:26Parce que la presse,
44:28dans les sociétés modernes,
44:29les sociétés qui se respectent,
44:30a un véritable pouvoir.
44:31On n'amusele pas la presse.
44:32c'est bon.
44:33Donc,
44:34de ces quatre pouvoirs,
44:36de ces trois pouvoirs,
44:37je vais un peu enlever la presse,
44:38de ces trois pouvoirs,
44:43le pouvoir judiciaire
44:45ou juridictionnel,
44:46ça dépend
44:47des auteurs.
44:49Il y en a qui ont un peu
44:50parlé du pouvoir judiciaire,
44:51les autres ont parlé
44:52du pouvoir juridictionnel.
44:54Lui,
44:54il a son recette
44:55tranché
44:56les différents.
44:58Donc,
44:59avant qu'il intervienne,
45:01il faut que,
45:01à la main,
45:02le législatif
45:03ait
45:04posé les normes,
45:06ait dicté les normes.
45:08et l'exécutif
45:09qu'il est là
45:10pour exécuter
45:10les normes,
45:11même si les évolutions
45:13ont fait en sorte
45:14que l'exécutif aussi
45:16a un pouvoir normatif,
45:19n'est-ce pas,
45:20qu'on appelle
45:20le pouvoir réglementaire,
45:22mais il n'a pas
45:23le législatif.
45:24Alors,
45:25maintenant,
45:26dans notre pays,
45:28lorsqu'on observe,
45:30par exemple,
45:31l'arrestation
45:32d'Alain-Claude Boulivise,
45:33est-ce que c'est
45:34une incarceration
45:36justifiée
45:37au regard
45:37de ce qui a été décrit
45:39par le procureur
45:39de la République ?
45:42Est-ce que cela
45:43nécessitera
45:43cette histoire ?
45:44Sur cette question,
45:46moi-même,
45:46j'ai plus la peine
45:48de lire
45:49le code
45:49au Seigneur Penai.
45:51Je ne suis pas
45:52majestat,
45:53je ne suis pas
45:53procureur,
45:54mais je suis juriste.
45:55ça veut dire
45:55que je ne suis pas
45:56ni au-delà droit.
45:57J'ai plus la peine
45:59de lire
45:59le code
46:00au procédure Penai
46:01parce que,
46:03à ce niveau,
46:03nous ne sommes pas encore
46:05dans le fonds
46:06de l'affaire.
46:07Est-ce Alain Pau
46:07de la raison ?
46:08Est-ce que
46:09Barbara Manto
46:09a raison ?
46:10Les deux vont
46:11se prononcer,
46:12vont donner
46:12leurs arguments
46:14au juge,
46:15et les juges
46:17du fonds,
46:17ceux qui connaissent
46:19le fonds
46:19du dossier,
46:20vont se prononcer.
46:21Mais on parle
46:22de l'incarcération,
46:24et aujourd'hui,
46:25la situation
46:27d'Alain-Claude
46:27est présentée
46:28comme une détention
46:30préventive,
46:31régie
46:32par disposition
46:33de l'article
46:34132
46:35du code
46:35de procédure
46:36civile.
46:37Dans le code
46:38de procédure
46:38civile,
46:39qui dit
46:40comment on arrête
46:41les délinquants
46:42préjugés ?
46:44Le code
46:44de procédure
46:45pénale.
46:45Le code
46:45de procédure
46:46pénale.
46:46C'est lui
46:46qui dit
46:47comment on arrête,
46:49comment on
46:49pourfuit,
46:50comment on arrête,
46:51comment on
46:52conserve ainsi
46:52de suite,
46:53avant qu'on juge.
46:55D'accord ?
46:56Alors,
46:57lorsque vous le dites
46:59sur le texte,
47:00le législateur
47:02a prévu,
47:04c'est-à-dire
47:04les cas
47:05dans lesquels
47:06cette mesure
47:06exceptionnelle
47:07doit être
47:08utilisée,
47:09ne se justifie pas
47:11vis-à-vis
47:11de M.
47:12Alain-Claude
47:12dit ça.
47:13Voilà.
47:14Donc,
47:15c'est pour cela
47:15que lorsque
47:17le droit
47:18est volontairement
47:22ou involontairement
47:23bafoué,
47:25nous sommes
47:26en droit
47:26d'atteler
47:27l'attention
47:28de la première
47:29institution
47:29du pays
47:30qui représente
47:30la République
47:30pour dire
47:31attention.
47:32Si des manquements,
47:34si des violations
47:35au droit
47:36se restent
47:38des choses
47:39banalisées,
47:40on va basculer
47:41dans une gouvernance
47:43de fait.
47:44Et là,
47:45si l'armité
47:45les gens vous aiment,
47:47vous avez le droit
47:47à tous les gens,
47:48vous n'aiment pas,
47:48vous n'avez le droit
47:48à rien.
47:49Et un peu comme ça
47:51se passe déjà
47:51au niveau
47:53des animaux
47:54de l'administration.
47:56Souvent,
47:56il y a des gens
47:58qui croient
47:58que le pouvoir
47:59discrétionnaire
48:00des autorités
48:01publiques
48:02est un pouvoir
48:02arbitraire.
48:03Alors,
48:04il faut distinguer
48:05le discrétionnaire
48:06de l'armité.
48:07Lorsque vous
48:08vous réclatez
48:09votre pouvoir
48:09discrétionnaire,
48:10d'accord,
48:11ça vous dirait
48:12à dire quoi ?
48:12C'est une notion
48:13très, très importante
48:14que je voudrais
48:15expliquer aux
48:15gouvernants
48:15qui m'écoutent
48:16aujourd'hui.
48:17Une autorité
48:18administrative,
48:19lorsqu'elle agit,
48:19elle agit soit
48:20en compétence
48:21liée,
48:22soit en pouvoir
48:23discrétionnaire.
48:24Lorsque vous êtes
48:25en compétence
48:26liée,
48:26c'est-à-dire
48:27vous n'avez pas
48:28agi de l'opportunité
48:29d'accorder
48:30ou ne pas accorder.
48:32On vous dit
48:32pour avoir
48:33une carte d'identité,
48:34c'est tel document,
48:35tel document,
48:35tel document,
48:36tel document.
48:36Vous les avez,
48:37vous avez droit à la carte.
48:38Vous ne les avez pas,
48:39vous n'avez pas
48:40le droit à la carte.
48:40Le dossier est même
48:41irrécevable.
48:42Il n'appartient pas
48:43à celui qui reçoit
48:44et dit,
48:44non, lui-là,
48:45on dirait que ça
48:46figure comme un Congolais
48:47ou bien lui-là,
48:48il doit avoir
48:48le sens d'aïroir.
48:49Non.
48:50Une fois il a rempli
48:51les conditions,
48:52vous donnez le document.
48:53Il n'a pas rempli
48:54le document.
48:55Maintenant,
48:55lorsqu'on agit
48:56en situation
48:57de pouvoir
48:59discrétionnaire,
49:01la loi dit
49:02que l'autorité,
49:04face à telle situation,
49:05l'autorité
49:07administrative
49:07peut
49:09soit
49:10accorder
49:11totalement,
49:12soit accorder
49:13avec réserve,
49:14soit refuser.
49:16Là, maintenant,
49:17maintenant,
49:18et on précise
49:19les cas où
49:19il peut accorder
49:20totalement,
49:21les cas où
49:22il peut accorder
49:22avec réserve
49:23et les cas où
49:24donc,
49:25c'est lui qui apprécie
49:27le dossier
49:27pour voir maintenant
49:28dans quel cas
49:29il va loger
49:30sa décision,
49:31dans quel cas
49:33il va loger
49:35le dossier
49:35pour justifier
49:37sa décision.
49:38Mais,
49:40la loi dit autre chose.
49:41Moi, je dis non,
49:42non, non,
49:42les journalistes
49:43de Gabon
49:44me disent
49:44que personne ne nous rend
49:46le papier
49:46tant que je suis là.
49:47Ça, c'est l'arbitraire.
49:48Et ça,
49:49ça ne doit pas
49:50exister dans notre pays,
49:51sinon,
49:52notre pays est mort.
49:53Pour cela,
49:54que tous les gens
49:55qui n'ont pas
49:55d'arguments scientifiques,
49:57les gens qui n'ont
49:58aucune formation,
49:59ils passent tout leur temps
50:00à faire la politique
50:00avec les ethnies.
50:01Parce que c'est avec ça
50:02qu'ils courent avoir
50:03de la légitimité,
50:05c'est avec ça qu'ils courent
50:06avoir de la popularité,
50:08alors que tout cela,
50:09nos têtes
50:10les interdisent.
50:11Alors, président,
50:12très rapidement,
50:13on va parler
50:13de la situation politique,
50:16l'approche
50:17de l'entrée en vigueur
50:18de la loi
50:19sur les partis politiques,
50:23que le gouvernement
50:24entend réviser,
50:25bien évidemment,
50:25au regard de l'expérience
50:27des élections législatives
50:28et locales.
50:30Donc,
50:30la classe politique
50:31s'interroge.
50:32Comment cette réforme
50:33va-t-elle,
50:34selon vous,
50:35redessiner le paysage
50:36politique gabonais ?
50:37Bien,
50:39déjà,
50:41quels sont ces gabonais-là
50:44qui ont éprouvé
50:47les normes
50:48qui ont été édiquées
50:51sous la transition ?
50:53Je crois que moi,
50:53ici,
50:54je fais partie.
50:55Quand vous avez été
50:56candidat à l'éducation
50:57présidentielle,
50:58ça veut dire
50:58que vous avez éprouvé
50:58la constitution,
51:00vous avez éprouvé
51:01les institutions existantes,
51:03la co-constitutionnelle,
51:04ainsi de suite,
51:05le ministère de l'Intérieur,
51:07et ainsi de suite,
51:09moi,
51:09j'ai eu une formation politique.
51:11Elle ne s'appelle pas
51:12partie,
51:13n'est-ce pas ?
51:14Mais,
51:15on sait que
51:16les partis politiques
51:19sont nés
51:20à une période
51:21pas très loin.
51:22La politique se faisait
51:23avant sans les partis politiques.
51:25C'est pour cela que
51:25dans les institutions
51:26de la scrittaire
51:27depuis qu'avant,
51:28c'était,
51:28dont nous avions
51:29une copie,
51:30combien d'eux ?
51:31On parlait bien
51:32des partis
51:33et groupements politiques
51:34qui compourent
51:35à l'expression
51:35du soufreur.
51:36Vous voyez ?
51:38Donc,
51:38moi,
51:38je n'ai pas un parti,
51:39mais j'ai un groupement politique.
51:40J'ai des gens
51:41qui sont autour de moi.
51:43Et si aujourd'hui,
51:44nous sommes incapables
51:45de muer un parti,
51:47parce que
51:48la liberté
51:50de création
51:51des partis politiques
51:51qui est consacrée
51:52par la constitution
51:53a été vidée
51:54de tout son contenu
51:55par la loi ordinaire
51:57qui régit
51:57les partis politiques.
51:59Donc,
51:59ce que la constitution
52:00connaît
52:00et utilise,
52:02utilise une loi ordinaire
52:03ou un règlement
52:04pour mettre ça
52:05à leur sauce,
52:07pour faire en sorte
52:08que des gens
52:09ne risquent pas
52:13à faire des choses
52:15comme eux.
52:15Nous l'avons écrit
52:17avec l'élection présidentielle.
52:20Les gens ont dit
52:21que la potion
52:24devait passer
52:25de 10 millions
52:26à 30 millions
52:27pour éviter
52:28les partis
52:28qu'on a dans les malettes,
52:30les partis,
52:30ceci,
52:31les partis,
52:31cela.
52:32Mais nous,
52:33nous avons fait des efforts
52:34pour trouver
52:34ces 30 millions
52:35et tout cela.
52:36Mais on était curieux
52:37de constater
52:38que ces partis malettes
52:40ont soutenu
52:40la candidature
52:41du président.
52:42Et c'est avec ces partis
52:44dans les malettes
52:44qu'ils se retrouvent.
52:45Quand la classe politique
52:47est là,
52:48c'est les gens
52:48qui ont été éliminés
52:49soit par l'âge
52:49qui l'appellent,
52:50les gens qui ont été éliminés
52:51soient par ceci,
52:52cela,
52:52eux qui l'appellent.
52:54Mais moi,
52:55je suis de ceux
52:56qui ont appelé
52:57à la révision
52:57de la loi
52:59sur les partis politiques.
53:00Est-ce que le fait
53:01qu'on révise cette loi
53:02un an après
53:03son entrée en vigueur
53:05est la preuve d'un échec ?
53:07Bon,
53:09il ne faut pas toujours
53:10parler d'échec.
53:12Parce que si on parle d'échec,
53:13le président va éviter
53:16de revenir
53:17sur ses mauvaises décisions
53:18parce qu'ils vont dire
53:20encore que j'ai fait un échec.
53:21Non.
53:22En toutes choses,
53:24c'est pas,
53:24les sociétés qui progressent
53:27évoluent avec
53:28la méthode
53:29PDCA.
53:31PDCA,
53:32en fait,
53:32c'est en anglais,
53:33c'est PDCA,
53:34c'est-à-dire plan,
53:35c'est-à-dire il faut prévoir,
53:36d'où vous faites,
53:38check,
53:39vous vérifiez
53:40et acte,
53:41vous prenez des mesures.
53:41Donc,
53:42quand vous planifiez quelque chose,
53:43là, par exemple,
53:44on appuie une loi
53:46et une loi,
53:47tant qu'elle n'a pas été éprouvée,
53:48vous ne pouvez pas savoir
53:48s'il est bonne,
53:49s'il est mauvaise.
53:50Parce que c'est d'abord
53:51un débat intellectuel,
53:52chacun,
53:52non,
53:52il y a des expositions,
53:53il y a des arbitrages.
53:54C'est lorsqu'on éprouve
53:55maintenant la loi
53:57qu'on vérifie
53:59si elle est applicable ou pas.
54:01Et même si elle est applicable,
54:03est-ce qu'elle atteint l'objectif
54:05ou pas.
54:07Donc,
54:08cette loi a été prévue,
54:10n'est-ce pas,
54:11elle a été pratiquée,
54:13donc quand on l'a prévue,
54:14on l'a réalisée sur le plan
54:15et puis lorsque
54:16on l'éprouve,
54:18c'est le doux,
54:18donc la loi est pratiquée
54:21et
54:22quand on regarde maintenant
54:24ce que la loi produit
54:26comme effet,
54:27on vérifie
54:27est-ce que c'était
54:28les effets attendus.
54:29Donc là,
54:29on est dans le check,
54:30dans la vérification
54:31et quand on se rend compte
54:33que les effets attendus
54:34ne sont pas les bons,
54:36c'est-à-dire
54:36on a des contre-effets,
54:38on est dans le acte,
54:39donc on apporte
54:40des mesures correctives.
54:41Et je crois qu'aujourd'hui,
54:44vu ce que cette loi
54:45a produit comme effet,
54:48on est en droit
54:48d'y apporter
54:49des mesures correctives.
54:50Mais avec qui ?
54:51Avec d'abord nous,
54:52c'est-à-dire moi et Singh
54:53on doit être dans ce débat.
54:54Si je ne suis pas dans ce débat,
54:55je dois faire n'importe quoi.
54:57Ça, c'est clair.
54:58Parce que moi,
54:59je ne sais pas pourquoi
55:00on peut m'écarter
55:01d'un débat
55:03où on parle
55:03des questions de droit
55:04alors que je suis
55:05un acteur politique
55:06qui labore un juriste.
55:07Donc je ne suis pas
55:08un profond de ces choses-là.
55:09Donc,
55:10moi je dis
55:11ne parlons pas d'échec.
55:13Disons simplement
55:14que
55:15la loi a monté ses limites.
55:17Donc ce n'est pas
55:18vraiment un échec.
55:18La loi a monté ses limites.
55:20Ce qui serait l'échec,
55:21c'est que
55:22les autorités en place
55:24voient qu'une loi
55:24a monté ses limites
55:25et la maintiennent quand même.
55:26Ça, ce serait un échec.
55:28Ça, c'est ça l'échec.
55:29Ça veut dire qu'ils voient bien
55:31que quelque chose ne va pas,
55:32mais ils ne prennent pas
55:33leur responsabilité
55:35pour améliorer les choses.
55:36C'est ça
55:36où on est à ce niveau-là
55:37où on évalue l'échec
55:39ou la réussite
55:40d'un acteur politique.
55:41Merci.
55:42Merci, Joseph.
55:43La pensée Singon,
55:44peut-être en guise de fin,
55:45nous parler un peu
55:46de votre avenir politique.
55:49Comment comptez-vous
55:49vous positionner
55:51dans cette reconfiguration
55:53qui se poursuit
55:53avec l'entrée en vigueur
55:56de justement
55:58la mise à jour,
55:59bien évidemment,
56:01l'application
56:04effective
56:05de la réforme
56:08sur les partis politiques
56:09où le gouvernement
56:11commence à demander
56:11aux partis politiques
56:12de se conformer
56:13à la nouvelle loi
56:15sur les partis politiques
56:16comme votre mouvement
56:17et vous-même,
56:18acteur politique,
56:19comptez-vous vous positionner ?
56:21Bien, déjà,
56:22comme je vous ai dit,
56:24la norme actuelle
56:27me défavorise
56:28parce que moi,
56:30je suis un nouvel acteur politique
56:31et je ne suis pas
56:32un ancien dignitaire
56:34qui avait amassé
56:34des liens,
56:36contrairement à ce qu'on
56:37veut faire croire ici,
56:38le président de la Sine,
56:39on n'est pas riche.
56:41Donc, je suis en train de...
56:43J'ai un groupe
56:44qui m'a soutenu
56:46depuis la campagne,
56:48qui continue à me soutenir.
56:50Nous avons formé
56:52une plateforme
56:54pour continuer
56:54à exister politiquement
56:55en attendant
56:56que les choses
56:57se rattrapent
56:58au niveau de la loi
56:59parce qu'à terme,
57:00moi, je dois créer
57:01mon parti politique
57:02parce que je suis
57:03un acteur politique.
57:04Je crois quand même
57:05que j'ai les capacités.
57:07Donc, je regarde
57:09avec beaucoup d'attention
57:11l'appréciation
57:12que les Gabonais font
57:13de toutes mes sorties,
57:16de mon position
57:17dans ma politique
57:17et je peux le dire
57:20sans risque de me tromper
57:21que nous avons
57:23un avenir politique.
57:24Donc, moi,
57:26c'est pas le pouvoir
57:27pour le pouvoir.
57:27Moi, je me bats
57:28pour un Gabon,
57:30un véritable état de droit,
57:32un pays respecté,
57:34un pays qui donne envie.
57:35C'est pour cela
57:35que je me bats.
57:36Donc, en attendant
57:38que la loi
57:39soit revisité
57:41pour nous enlever
57:42ce verrou-là
57:46des 10 000 adhérents,
57:4810 000 adhérents
57:50où moi, je pense
57:51qu'il faut revenir
57:51à des choses raisonnables
57:53pour que les gens
57:55puissent commencer petits
57:56comme nous avons commencé
57:57et grandir avec le temps
57:59en fonction du regard
58:00que les Gabonais
58:01porteront dans leur action politique.
58:02Donc, en attendant
58:03que ça se fasse,
58:04je continuais
58:05à me battre
58:06avec ma plateforme
58:08pour aider les Gabonais
58:09à mieux comprendre
58:10d'abord ce qui se passe
58:11au niveau de la nation,
58:12les aider à comprendre
58:13les grands sujets de l'heure
58:14et me commencer
58:16lorsqu'il le faut,
58:17comme ça a été le cas,
58:19pour l'arrestation
58:20dans l'impôt de Blymese
58:21qui a créé une barbarie
58:22qui a été vraiment
58:24une preuve
58:25d'un grissement
58:26vers la dictature.
58:27Donc, c'est des choses
58:27qu'il fallait arrêter
58:28très vite.
58:28Je me suis prononcé,
58:29c'est ce que je continuerai
58:30à faire.
58:30Joseph Lapensé et Singon,
58:32merci d'avoir accepté
58:33notre invitation
58:34et d'avoir partagé
58:35avec nous
58:35votre lecture
58:36de la situation politique,
58:37économique et sociale
58:39du Gabon.
58:40Merci également à vous,
58:43chers internautes,
58:44pour votre fidélité.
58:45À la prochaine
58:46dans le canapé rouge
58:47de Gabon Media Time.
58:49Merci.
58:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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