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[#Reportage] Gabon : Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce « l’illusion d’un nouveau départ »

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00:00Dans une tribune au ton critique, le président d'Ensemble pour le Gabon, Alain-Claude Bilibinze,
00:05conteste l'usage par les autorités de la notion des 100 jours.
00:08Selon lui, invoquer ce concept près d'un an après l'entrée en fonction relève d'un glissement sémantique
00:13et d'un habillage communicationnel déconnecté de la tradition institutionnelle.
00:17Pour l'ancien Premier ministre, le débat dépasse la simple communication politique.
00:21Il s'agit, écrit-il, d'un problème de cohérence historique et institutionnelle.
00:25« On ne récré pas le premier jour quand le calendrier républicain a déjà largement commencé son cours », affirme
00:31-t-il,
00:31estimant que la référence aux 100 jours ne peut être détachée de son ancrage historique.
00:36Alain-Claude Bilibinze rappelle que l'expression renvoie d'abord aux 100 jours de Napoléon Bonaparte en 1815,
00:42puis à la séquence inaugurale du mandat de Franklin Roosevelt en 1933,
00:47marquée par l'adoption rapide de réformes structurelles majeures dans le cadre du New Deal.
00:50Dans ces deux cas, souligne-t-il, la notion correspond à un commencement, une impulsion initiale,
00:56un moment fondateur ou un pouvoir franchement investi imprime sa marque.
01:00Elle serait donc indissociable du début effectif d'un mandat.
01:03Pour le président de PG, un exécutif en place depuis près d'un an ne se trouve plus dans une
01:07phase d'installation.
01:09Après presque un an, la question n'est pas « Que ferez-vous en 100 jours ? »
01:13La question est « Qu'avez-vous fait depuis le premier jour ? » écrit-il.
01:16Il estime qu'annoncer aujourd'hui un nouveau départ reviendrait implicitement à reconnaître une impulsion initiale insuffisante.
01:23Selon lui, les décisions structurantes d'un pouvoir se prennent dans les premières semaines,
01:26qu'il s'agisse d'orientation budgétaire, de priorité économique ou de méthode de gouvernance.
01:31L'ancien chef du gouvernement rappelle avoir lui-même utilisé la notion des 100 jours lorsqu'il occupait la primature.
01:37À l'époque, précise-t-il, cette séquence était adossée à un gouvernement nouvellement constitué,
01:42un discours de politique générale présenté devant la représentation nationale,
01:45une feuille de route formalisée et un bilan identifié.
01:49Dans l'architecture institutionnelle actuelle, marquée par la suppression de la fonction de premier ministre
01:53et l'absence de discours de politique générale soumis au vote parlementaire,
01:57il s'interroge à quoi correspond aujourd'hui cette invocation des 100 jours.
02:01Au-delà de la critique politique, la tribune pose une question plus large,
02:04celle de la cohérence entre les mots employés et la réalité institutionnelle.
02:09Pour Alain-Claude Bilibinze, la crédibilité d'un pouvoir ne se décrète pas,
02:13elle se construit dès le premier jour.
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