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  • il y a 16 heures
« Votre temps à vous, il coûte cher aux Français. Il nous coûte cher à nous tous. » Ce jeudi 2 avril, c’était au tour de Xavier Niel (actionnaire individuel du Groupe Le Monde, dont fait partie Le HuffPost, ndlr) d’être auditionné à l’Assemblée nationale, où il n’a pas manqué d’étriller la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

« Monsieur le rapporteur, vous coûtez 11 000 euros par mois aux Français. Vos collaborateurs coûtent 17 000 euros par mois aux Français. Votre dotation parlementaire coûte 7 000 euros par mois », liste l’entrepreneur à destination du député ciottiste Charles-Henri Alloncle, avant d’être interrompu par le président, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus.

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Transcription
00:00C'était pas ma question, monsieur Nel ?
00:01C'est ma réponse, vous m'avez dit, allez vous faire voir.
00:03Je me crois à l'Assemblée Nationale, monsieur le rapporteur, dans un cirque que vous avez créé.
00:07Monsieur le rapporteur, si vous voulez pas m'entendre ?
00:08Mais je vous entends.
00:09C'est un show.
00:10Et vous y contribuez, je crois, actuellement.
00:12Malheureusement, gratuitement, dans mon cas, présent.
00:14Xavier Niel a été reçu par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:17et son audition a commencé sous haute tension.
00:20Dès les premières secondes, l'homme d'affaires s'est emporté
00:23en devant expliquer pourquoi il ne s'était pas présenté
00:25lors de sa première convocation le 26 février
00:28avec les autres actionnaires du groupe audiovisuel MediaOne.
00:31Cette audition devait initialement avoir lieu le jeudi 26 février à 14h30.
00:36Mais alors même que Mathieu Pigasse est nommé,
00:39messieurs Pigasse est nommé, était déjà dans nos murs ici à l'Assemblée Nationale,
00:42vous, monsieur Niel, n'avez pas comparu devant notre commission
00:46après qu'une demi-heure avant, votre secrétariat nous avait fait savoir
00:49que vous étiez indisponible en raison, je cite, d'un empêchement urgent,
00:52impossible à différer et indépendant de votre volonté.
00:55Je vous ai demandé, ainsi qu'à votre secrétariat,
00:58le motif qui se doit d'être exceptionnel est justifié de cette absence,
01:02mais sauf erreur de ma part, je n'ai rien reçu à ce jour.
01:05Je vais donc vous demander de nous indiquer pour quelles raisons
01:07vous n'avez pas déféré à ma convocation conformément aux règles prévues
01:10par l'ordonnance de 1958.
01:12Sauf erreur, je suis là, donc je défère devant votre convocation,
01:14à votre convocation, monsieur le Président.
01:16Bonjour.
01:16Ce n'était pas ma question, monsieur Niel ?
01:18C'est ma réponse ?
01:19Non, ce ne sera pas votre réponse.
01:20Je crois que vous devez la prendre.
01:20Attendez, vous n'êtes pas un procureur ?
01:22D'accord, vous me posez des questions et je réponds à vos questions.
01:24Vous m'avez posé une question, j'ai répondu à vos questions.
01:25Alors, monsieur Niel, je crois que le respect de la représentation nationale
01:27est important.
01:28Et le respect des invités que vous avez ici aussi.
01:30Ce n'est pas vous manquer de respect que vous demandez la raison
01:33pour laquelle vous ne vous êtes pas présenté devant cette commission d'enquête.
01:36Voilà, c'est une question simple.
01:37Ok.
01:38Sans vous manquer de respect, je crois.
01:39Donc, je vous ai dit que j'avais une raison impérieuse.
01:41La vie d'entrepreneur, c'est une vie qui peut être complexe,
01:43dans laquelle on peut avoir des surprises qui arrivent de manière inopinée.
01:46Je n'étais pas à Paris, vous le saviez.
01:48Je vous avais prévenu.
01:49Vous m'avez demandé de la faire en visioconférence.
01:50Je vous avais dit que ce serait extrêmement compliqué
01:52parce que j'avais un certain nombre d'obligations qui se présentaient.
01:55Le ton est vite monté entre Xavier Niel et Jérémy Patrier-Lettus,
01:59le président de la commission d'enquête.
02:01J'aimerais vous donner un autre exemple aujourd'hui sur ma présence ici.
02:04En ce moment, vous avez le bord de la société Exaillon.
02:06J'ai pris 10% de cette société
02:08et j'ai réussi avec ces 10% de cette société
02:11à imposer qu'il y ait sur 10 administrateurs, 6 Français.
02:15Aujourd'hui, je vous ai dit, écoutez, est-ce que vous pourriez la faire plus tard aujourd'hui,
02:18demain matin, après demain matin ?
02:20Vous m'avez dit, allez vous faire voir.
02:22C'est-à-dire que la société...
02:23Je vous laisse terminer, s'il vous plaît.
02:24Non, M. Niel, non, parce que là, vous me manquez de respect.
02:27Je vous manque de respect où ?
02:29Où est-ce que je vous manque de respect ?
02:30Vous m'avez dit, allez vous faire voir.
02:31Ce n'est pas vous.
02:32Les gens qui m'ont écrit les réponses de vos services,
02:34ils m'ont dit non, allez vous faire voir, vous ne pouvez pas le faire aujourd'hui.
02:37Je ne pense pas que les services de l'Assemblée nationale s'expriment ainsi, M. Niel.
02:40C'est comme ça que je l'ai compris.
02:42D'accord, alors vous me présenterez, vous me présenterez, M. Niel,
02:44vous présentez-moi l'email, M. Niel, M. Niel, M. Niel,
02:50vous me présenterez l'email dans lequel les services de l'Assemblée nationale vous ont dit,
02:53allez vous faire voir.
02:54Moi, je suis garant aussi de ces hauts fonctionnaires qui travaillent pour la France
02:57et qui, à mon avis, ne vous ont jamais écrit, M. Niel, allez vous faire voir.
03:00Ils m'ont dit, on ne peut pas la différer d'une seule fois,
03:02parce que vous comprenez, c'est extrêmement important,
03:03cette commission d'enquête est tellement importante
03:05que le contrôle d'une société française dans laquelle vous amenez le contrôle français
03:09ne permet pas, ne permet pas que ça soit mis en oeuvre,
03:12parce que c'est plus important que je vienne devant vous
03:14que de maintenir un contrôle français à une société d'importance vitale pour le pays.
03:18Voilà.
03:19Donc, si vous voulez, les obligations d'un entrepreneur
03:21peuvent parfois se retrouver dans des choses de ce type.
03:24M. Niel, tout le monde respecte votre engagement.
03:27Vous êtes un homme d'affaires, vous êtes un homme de médias.
03:29Personne ne remet en cause...
03:30Je ne suis pas un homme de médias, je suis un homme de télécom, M. le Président.
03:32Vous êtes un homme de télécom, vous êtes un homme qui avait aussi investi dans les médias.
03:35Oui.
03:36Et puis on va revenir, mais M. Niel, ce n'est pas moi qui ai fixé les règles des commissions
03:41d'enquête,
03:41ce n'est pas moi qui fixe les règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale.
03:44Il y a eu une ordonnance de 1958, moi je suis simple président d'une commission d'enquête
03:48qui respecte des règles qui ont été établies bien avant moi,
03:51à l'époque du général de Gaulle, vous n'étiez pas nier moi non plus.
03:55J'ai téné malheureusement.
03:56En 1958, vous téné ?
03:58En 1972, je crois que le Président de la République...
04:00L'ordonnance date de 1958, mais je vous ai peut-être vieilli un instant, M. Niel.
04:05Je vous en remercie.
04:05Pour vous le dire plus calmement, il y a des règles,
04:09et ce n'est pas moi qui ai fixé le niveau,
04:11qui obligent les personnes qui sont convoquées devant une commission d'enquête à y venir.
04:14Il se trouve qu'une demi-heure avant, vous avez eu une urgence,
04:17je vous permettais de vous demander la raison, c'est mon rôle comme Président,
04:20ce n'était pas vous manquer de respect, vous l'avez fait,
04:22et je vous propose d'avancer si vous en êtes d'accord.
04:24Xavier Niel avait ensuite 10 minutes pour son propos liminaire,
04:28comme tous les invités de cette commission.
04:29Mais la séance a dû être suspendue,
04:31car les échanges avec le rapporteur Charles Laloncle étaient trop virulents.
04:34Un autre mensonge que j'ai entendu, et que vous avez propagé,
04:37c'est que d'après vous, Media One aurait privatisé un restaurant
04:40pour fêter la nomination de Mme Ernot.
04:44Allez-y, ce n'est pas...
04:48Monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur,
04:49non, non, mais oui, mais j'allais le faire.
04:53Monsieur Niel, effectivement, je vous laisse terminer,
04:56ce n'est pas monsieur le rapporteur qui l'a dit, c'est...
04:58Oui, mais je peux préciser, je laisse, pardon, je crois avoir...
05:04Mais je vais reprendre mon propos, écoutez, mot à mot et on va faire la dialectique.
05:07Et vous allez voir, parce que je vais apporter la preuve de votre propos,
05:09que d'après vous, Media One aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de Mme Ernot.
05:13C'est écrit sur votre compte Twitter, monsieur le rapporteur.
05:16C'est écrit...
05:17Alors, monsieur Niel, monsieur le rapporteur, c'est un syndicaliste,
05:21monsieur Cordival qui l'a dit,
05:23et comme il s'est avéré que c'est faux,
05:25je suis en train d'examiner une procédure pour parjure.
05:27Puis-je vous poser une question, est-ce que c'est encore un tweet posté par monsieur le rapporteur ?
05:30La réponse est oui, et je peux même vous citer le tweet,
05:33je dois avoir la date du tweet dans un coin.
05:35Il y a toujours un tweet de monsieur le rapporteur apportant cette information-là.
05:38Et c'est-à-dire, c'est exactement ce que je vous reproche.
05:41Mais alors, vous savez que c'est faux ?
05:43Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ?
05:45Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ?
05:47Vous n'êtes pas sur ces mains ?
05:48Moi, je suis sous serment.
05:49Je vous dis qu'aujourd'hui, sur votre compte Twitter, c'est posté.
05:52Je vous propose d'avancer, et le cas échéant, puisque c'est faux,
05:54je regarde pour engager une procédure pour parjure.
05:58D'après vous, Media One, excusez-moi,
06:00vous me laissez six minutes, je passe mon temps à être coupé.
06:02Si vous souhaitez, je m'en vais, ou je ne sais pas, dites-moi.
06:04Alors, je me crois à l'Assemblée nationale, monsieur le rapporteur,
06:08dans un cirque que vous avez créé, monsieur le rapporteur.
06:11Monsieur le rapporteur, continuez, je vous en prie.
06:12D'après vous, Media One aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination.
06:18Est-ce que vous m'accordez la liberté d'expression ?
06:21Monsieur Niel, monsieur le rapporteur,
06:24J'ai précisé que le syndicaliste, que le rapporteur a relayé une vidéo d'un syndicaliste,
06:30il semblerait qu'effectivement ce soit faux.
06:33Monsieur Capeton nous a expliqué que c'était faux.
06:36Et je me réserve le droit d'engager une procédure pour parjure,
06:39non pas contre le rapporteur, mais contre monsieur Cordival.
06:42C'est non pas contre le rapporteur, parce que ce n'est pas le rapporteur qui l'a dit.
06:45Il a relayé une information qui nous a été donnée ici,
06:48qui s'avère ne pas être une information puisqu'elle est fausse,
06:50et que je suis en train d'examiner de manière très précise avec les services de l'Assemblée,
06:54une procédure pour parjure, car effectivement,
06:57cette soirée n'était pas pour la reconduction des Delphine Ernotes,
07:00mais était un événement privé organisé par monsieur Capeton.
07:04Je vous laisse continuer.
07:04Tweet de monsieur Charles-Henri Aloncle, du 25 février à, je ne sais pas l'heure.
07:12Les dirigeants de MediaOne ont privatisé Maxime,
07:15restaurant et boîte de nuit UP parisienne,
07:18pour célébrer en sa présence la recondition d'Elphine Ernotes
07:20à l'atteinte de France Télévisions, avant même le vote officiel.
07:24Ok, donc d'après vous, MediaOne aurait privatisé un restaurant
07:27pour fêter la nomination de madame Ernotes.
07:29Tweet du 25 de...
07:30Retrouvez vos tweets !
07:31Bon, on va avancer sinon, on va avancer.
07:34Bon, je vais... je suspends pour deux minutes.
07:35Je suspends pour deux minutes.
07:39Après deux minutes de suspension,
07:41Xavier Niel a de nouveau été interrompu à plusieurs reprises
07:44dans son propos introductif,
07:45jugé déplacé par le président de la commission,
07:48et a menacé de partir.
07:49Je veux bien venir dire régulièrement,
07:51qu'on pose régulièrement les mêmes questions,
07:52tous les ans dans les commissions d'enquête,
07:54et que tous les ans, je ramène,
07:57j'apporte la même réponse,
07:59mais c'est une perte de temps pour moi.
08:01Mais à la limite, la perte de temps pour moi,
08:03elle coûte zéro, elle n'est pas très chère.
08:06Mais votre temps à vous, il coûte cher aux Français.
08:08Vous coûtez 11 000 euros par mois aux Français.
08:11Vos collaborateurs coûtent 17 000 euros par mois aux Français.
08:13La dotation de fonctionnement parlementaire coûte...
08:15Votre dotation coûte 7 000 euros par mois.
08:17Vous arrivez à 35 000 euros.
08:19Puissent les salaires...
08:20Il y a 30 points dans cette commission.
08:22Monsieur Niel, je pense que là,
08:23on sort un peu du périmètre de la commission.
08:25Non, on ne sort pas du périmètre.
08:25Vous allez voir. Laissez-moi atterrir, s'il vous plaît.
08:27Non, mais...
08:28Non, mais laissez-moi atterrir.
08:29Monsieur Niel, que vous...
08:30Vous me laissez 10 minutes,
08:31j'en suis à 4 minutes 30,
08:33et je n'arrive pas à parler.
08:34Non, non, je voulais essayer de parler.
08:35J'ai essayé de modérer les échanges un peu vigoureux
08:37entre vous et le rapporteur.
08:38J'ai essayé de faire au mieux,
08:39ce qui n'est pas toujours évident,
08:40compte tenu de la vigueur de vos échanges.
08:42Monsieur Niel, vous pouvez contester
08:43les méthodes du rapporteur.
08:45C'est votre droit.
08:45Je vous ai laissé aller au bout.
08:46Je vous ai écouté.
08:47On vous a écouté.
08:48Je dis juste,
08:49ne contester pas le principe
08:50d'une commission d'enquête,
08:51des députés présents.
08:52Je ne conteste pas son principe.
08:54Je dis juste,
08:54déjà le premier élément,
08:56je sais qu'il y a un certain nombre de personnes...
09:03Un journaliste m'a demandé du quotidien
09:05est-ce que les commissions d'enquête coûtaient cher ?
09:07J'ai dit, elles faisaient leur travail,
09:08mais par exemple,
09:08quand vous ne vous êtes pas présenté
09:10le jeudi 26 février
09:11devant notre commission d'enquête,
09:12nous avons effectivement perdu notre rémidi.
09:13C'est dommage,
09:14parce qu'il y avait deux personnes de présentes
09:15et c'est vous qui n'avez pas souhaité
09:16les entendre séparément de nous.
09:17Je pense qu'on aurait pu faire ça
09:19d'une manière plus intelligente.
09:20Je vous laisse continuer, monsieur Niel.
09:22Je vous dis juste que...
09:23Non, mais je sais que dans cette commission,
09:25il y a des gens qui aimeraient censurer
09:26ou museler l'audiovisuel public.
09:28Moi, je ne fais pas partie de l'audiovisuel public
09:30et donc je n'ai pas envie d'être censuré.
09:31Donc censurer les gens de l'audiovisuel public,
09:33certains d'entre vous sentent le souhaiter,
09:35ce n'est pas ma volonté.
09:36Ce n'est pas mon soin non plus
09:37et ce n'est pas le soin de...
09:38Et donc au bout,
09:38cette commission,
09:39si vous prenez les salaires
09:40des emplois publics auditionnés,
09:41les gens de l'ARCOM,
09:42les dirigeants, les syndicalistes,
09:43les salariés,
09:44les journalistes de France TV,
09:44les dirigeants, les syndicalistes,
09:45les salariés,
09:46les journalistes de Radio France,
09:47les dirigeants de l'Institut national
09:48d'audiovisuel,
09:49les représentants de la 3ème chambre
09:50de la Cour des comptes,
09:50des inspecteurs des finances,
09:52des députés,
09:52des sénateurs,
09:53des ministres,
09:53on vous serait laissé aller,
09:54on aurait même vu
09:55deux présidents de la République.
09:56Pour tous ces gens,
09:57préparer des auditions,
09:58venir dans vous,
09:59passer du temps,
09:59ça a coûté des fortunes aux Français.
10:01Et ça, ce n'est pas l'argent
10:02de l'Assemblée nationale.
10:03C'est l'argent
10:04de toutes ces sociétés publiques.
10:05Et ce coût,
10:06c'est des dizaines de millions d'euros
10:07que l'ensemble des Français
10:09vont avoir à débourser
10:10liés à cette commission d'enquête.
10:11Mais M. Niel, pardon,
10:13excusez-moi,
10:13j'essaie de...
10:14Vous pouvez...
10:15Non, mais pardon,
10:16excusez-moi,
10:17je le laisse terminer.
10:19On ne va pas contester
10:19le principe d'une commission d'enquête.
10:20On est tous parlementaires ici.
10:22Je ne conteste pas
10:22le principe d'une commission d'enquête.
10:24Je parle de son coût.
10:25Mais je parle de son coût.
10:26Puisqu'on parle d'argent.
10:27Parlons d'argent.
10:28C'est une commission
10:28qui parle d'argent public.
10:30Ça fait cher l'émission
10:31et je pense que MediaOne
10:32aurait pu la produire
10:33pour beaucoup moins cher.
10:34Et vous auriez mieux fait
10:34de filer ça à MediaOne
10:36en termes de production.
10:37Bon, merci M. Niel.
10:38Là, je crois qu'on a dépassé...
10:40Non, je suis à 6 minutes.
10:40Non, mais là, c'est un manque de...
10:41Là, merci.
10:42Mais là, c'est un manque de respect.
10:42Je vous laissez 10 minutes.
10:43Je vais laisser la parole
10:44à M. Nommé.
10:45Si vous ne voulez pas m'entendre.
10:46Mais je vous entends.
10:47Non, vous ne voulez pas m'entendre.
10:48Vous ne laissez pas m'entendre.
10:48C'est 10 minutes
10:49de propos intrusive.
10:50M. Niel.
10:52M. Niel.
10:53M. Niel.
10:54M. Niel.
10:54Vous ne laissez pas m'entendre.
10:55M. Niel.
10:56M. Niel.
10:57Si vous voulez bien...
10:57Si vous avez la gentillesse
10:58de bien vouloir...
10:59Vous ne pouvez pas me laisser terminer
11:00mes 3 dernières minutes.
11:01Je vais vous laisser terminer.
11:02D'accord.
11:02Je vous dis simplement
11:03et vous le savez parfaitement
11:05que vous êtes un chef d'entreprise,
11:07un homme de médias
11:08et que le propos liminaire,
11:10on avait envie de vous entendre
11:11sur vos activités dans les médias,
11:13votre travail pour MediaOne.
11:14Vous m'avez laissé un propos liminaire
11:15où je pouvais dire ce que je voulais.
11:16Et déjà, j'ai été censuré 6 fois
11:18en 6 minutes.
11:19M. Niel, je ne vous ai pas censuré.
11:21Mais si vous venez m'arrêter,
11:22vous venez de m'interrompre.
11:22Je ne vous ai pas censuré.
11:23Je vous ai juste simplement dit
11:25attention quand on conteste
11:27le financement, la démocratie,
11:29elle a un coût.
11:29Vous pouvez contester les méthodes.
11:30Vous pouvez contester les méthodes.
11:31C'est ce que je fais.
11:32Je donne son coût.
11:33Je donne son coût
11:33de ce que vous appelez la démocratie.
11:34Quand vous expliquez que MediaOne
11:36aurait produit une commission d'enquête
11:38pour moins cher,
11:38je suis obligé comme président
11:39de cette commission d'enquête
11:40de vous reprendre.
11:40L'émission, parce que c'est un show.
11:42Parce que c'est un show.
11:43Et vous y contribuez, je crois, actuellement.
11:45Malheureusement, gratuitement,
11:46dans mon cas, présent.
11:47Après ce démarrage compliqué,
11:48la commission a repris
11:50et Xavier Niel, Mathieu Pigasse
11:51et Jérôme Nommé,
11:52actionnaires de MediaOne
11:53ont été interrogés par le rapporteur.
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