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  • il y a 4 heures
Les États-Unis ont mis quatre jour avant de répondre à la menace de l'hantavirus qui sévissait sur le navire de croisière MV Hondius. Une réaction tardive pour un pays qui était connu pour être en première ligne en ce qui concerne la prise en charge de menace sanitaire. Un constat qui inquiète et qui résulte également de la politique de l'Administration Trump.

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Transcription
00:00L'évacuation des passagers du MV-Ondius ou un foyer d'antavirus a été détectée est désormais terminée.
00:06Mais ça ne veut pas dire pour autant que la crise est derrière nous.
00:16Si l'OMS recommande 42 jours de quarantaine pour les passagers et l'équipage,
00:21la décision sur le type de protocole sanitaire à mettre en place revient aux pays concernés.
00:26Et l'un d'entre eux a décidé de ne pas appliquer les consignes de sécurité maximales, les Etats-Unis.
00:33Ce qui inquiète aussi dans la réponse américaine, c'est le manque de réactivité des CDC,
00:38principal agent sanitaire du pays,
00:40et ceci alors que les Etats-Unis étaient connus pour être en première ligne dans ce genre de situation.
00:48Tout commence le 3 mai, lorsque l'Organisation mondiale de la santé émet une alerte
00:53après que trois passagers du MV-Ondius sont décédés.
00:57Un quatrième croisiériste est également hospitalisé à Johannesburg, en Afrique du Sud,
01:01et c'est là que les médecins se rendent compte qu'il est infecté par un antavirus.
01:07Le navire de croisière se transforme alors en foyer de contamination.
01:19Alors que les informations se précisent au fil des jours du côté de l'OMS,
01:24aucune déclaration ni recommandation des CDC n'ont été émises.
01:28Et pour cause, Donald Trump a retiré la participation des Etats-Unis à l'Organisation mondiale de la santé
01:34dès son premier jour dans le bureau ovale.
01:36Par conséquent, ils ne reçoivent plus les infos en temps réel des pays membres sur les nouvelles menaces sanitaires.
01:42Là où ça pose question véritablement, c'est que ça s'inscrit dans la directe ligne de fragilisation
01:49des institutions scientifiques et sanitaires qui se passent depuis quelques années,
01:53du retour de M. Trump à la présidence avec l'abandon de certaines bases de données sur le changement climatique,
02:00sur une relecture des programmes de vaccination infantile, toutes ces choses-là.
02:06Et c'est vrai que le CDC a cette réputation, avait cette réputation de donner un petit peu le la
02:11dans la gestion épidémiologique et biologique.
02:15Et c'est vrai que là, on l'a vu arriver assez en retard par rapport au début de cette
02:20crise.
02:20Et c'est vrai que les questions se posent et ça ne fait que confirmer cette perte de leadership
02:27sur la santé et la médecine aux Etats-Unis.
02:30En effet, les CDC ont dû faire face à d'importantes coupes budgétaires,
02:34l'administration Trump ayant licencié des milliers de scientifiques et professionnels de santé de l'agence.
02:41Son directeur, Djibat Acharya, ne l'est d'ailleurs que par intérim,
02:45celui-ci étant déjà à la tête d'une autre agence fédérale, les NIH,
02:49regroupant les instituts spécialisés dans la recherche médicale.
02:53Et le profil du directeur par intérim laisse à désirer.
02:57Djibat Acharya s'étant fait connaître en 2020 pour son opposition au confinement
03:02et à la stratégie vaccinale durant la pandémie de Covid-19.
03:06Avec tout ça, il n'est pas étonnant de voir que les autorités sanitaires ont mis 4 jours
03:11avant de réagir alors que l'antavirus faisait déjà les gros titres.
03:18Un retard qui n'a pas manqué d'être souligné par une journaliste dans le bureau Oval
03:23et d'agacer Donald Trump.
03:49Du côté de l'évacuation des passagers américains,
03:51de nombreuses questions se sont posées sur le protocole sanitaire
03:54qui doit être mis en place au moment de leur retour aux Etats-Unis.
03:58Les CDC restent en flou.
04:00Pour les passagers de retourner à la maison,
04:03quel est l'isolation ou la période de quarantaine que ces gens devraient suivre ?
04:09Et si c'est vrai que les États-Unis ne devraient suivre ça,
04:14ils ne devraient pas d'advise ou d'impose d'une sorte de quarantaine, d'une sorte d'isolation ?
04:21Oui, donc, notre conseil est clair.
04:25C'est d'un mois d'été, 42 jours avec une activité d'accueil, 42 jours de quarantaine.
04:35Mais ça peut être dans une facility ou à la maison.
04:40Bien sûr, les pays, on les conseillent, mais au final du jour, on ne l'impose.
05:09Et alors que la plupart des pays européens suivent les recommandations de l'OMS,
05:13les Etats-Unis ont finalement décidé d'adopter une approche moins stricte.
05:19À l'heure où nous enregistrons cette vidéo,
05:21trois passagers ont été transférés dans une unité de confinement biologique,
05:25l'un étant positif à l'antavirus
05:27et un couple dont l'un d'entre eux présente des symptômes mais a été testé négatif.
05:32Quant aux autres passagers,
05:34ils sont en observation dans l'unité de quarantaine du centre médical de l'Université du Nebraska.
05:39Au bout de quelques jours, s'ils n'ont toujours pas développé de symptômes,
05:42ils pourront rentrer chez eux s'ils le souhaitent,
05:45mais la décision sera prise au cas par cas.
05:47Il va y avoir un couple de choses qui vont entrer à cette décision.
05:51Premièrement, s'ils restent sans symptômes,
05:53mais s'ils ont aussi toutes les structures et les supports
05:56pour pouvoir continuer cette période à la maison,
05:59pour assurer qu'ils puissent isoler dans une partie séparée de la structure
06:05de quelqu'un d'autre,
06:05pour assurer qu'ils puissent contacter leur départ de santé,
06:07être testé si nécessaire, si ils ont développé des symptômes.
06:09Nous voulons faire ça en la manière le moins restrictif possible,
06:12pour que c'est toujours safe,
06:13pour protéger la santé et la santé de tous les passagers et leurs communautés.
06:16Les autorités sanitaires américaines tentent alors de rassurer.
06:40Toujours est-il, la gestion des États-Unis face à l'antavirus inquiète.
06:44Plusieurs experts s'interrogent sur la capacité des CDC à affronter la prochaine crise sanitaire majeure.
06:50Jeanne Maradzo, directrice générale de la Société américaine des maladies infectieuses,
06:54déclarée à l'agence de presse et Associated Press,
06:57« Pour l'instant, je suis au regret de dire que nous ne sommes pas préparés. »
07:02Une crainte qui ne risque pas de se dissiper,
07:04alors que le pays doit accueillir des milliers de touristes
07:07pour la Coupe du monde masculine de football dans moins d'un mois.
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