- il y a 6 semaines
Les députés de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public poursuivent leurs travaux. Cette commission d'enquête a été créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République) à la suite de la diffusion d'extraits d'une conversation, filmée à leur insu, entre deux responsables du Parti socialiste et les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, accusés alors de connivence. C'est dans ce cadre qu'est auditionné le journaliste Patrick Cohen par la commission d'enquête, son président Jérémie Patrier-Leitus (HOR) et son rapporteur Charles Alloncle (UDR).
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00:00:00Dans la séance est ouverte, nous revenons sur l'audition du journaliste politique Patrick Cohen,
00:00:12entendu par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:00:15Il a été au cœur d'une polémique après la diffusion d'une vidéo
00:00:19où il est filmé, à son insu avec son confrère Thomas Legrand,
00:00:23en discussion avec des responsables socialistes.
00:00:25Les échanges dans la commission d'enquête ont été francs, offensifs, parfois tendus.
00:00:30Regardez.
00:00:31Je suis journaliste depuis près de 40 ans, j'ai fait l'essentiel de ma carrière à la radio,
00:00:36moitié dans le public, moitié dans le privé, 13 ans à RTL, 6 ans à Europe 1
00:00:41et une vingtaine d'années passées à RFI, France Info, France Inter, France Culture
00:00:46et à la télévision sur France 5.
00:00:48J'ai pratiqué à peu près tous les métiers du journalisme, reportages, flashs, journaux,
00:00:52interviews, émissions médicales, émissions politiques, libre antenne, débat d'idées,
00:00:56présentation de tranches d'informations, papiers d'analyse et éditoriaux.
00:01:00J'ai parfois exercé des responsabilités mais sans jamais quitter l'antenne.
00:01:03Encore aujourd'hui, toute mon activité professionnelle est tournée vers l'écriture
00:01:08et la diffusion de contenu le matin sur France Inter, le soir dans l'émission C'est à vous
00:01:13sur France 5 et régulièrement sur LCP, Assemblée Nationale pour l'émission Rambobina.
00:01:18Tout est public, tout est accessible, vous pouvez retrouver sur le site de Radio France,
00:01:23sur celui de France Télévisions et même sur celui d'Europe 1 des milliers d'heures
00:01:27de matinales, d'interviews, d'émissions en tout genre.
00:01:31Mais je sais par avance que vos interrogations, vous l'avez mentionné, porteront en priorité
00:01:35sur les quelques dizaines de secondes d'une vidéo tournée à mon insu
00:01:38et dans laquelle je ne dis rien ou presque rien.
00:01:41Bien que je considère qu'un journaliste n'est responsable et redevable que de ce qu'il dit, écrit et publie.
00:01:46Bien que l'impartialité ne se mesure pas dans les bistrots ni dans les chambres à coucher
00:01:52ou alors c'est qu'on a basculé dans un autre régime politique,
00:01:56nonobstant le fait que ces vidéos font l'objet de trois procédures judiciaires distinctes,
00:02:00je répondrai à vos questions et à l'émotion incontestable suscitée par ces images.
00:02:06Émotion amplifiée par une opération de propagande sans limite visant à dénigrer,
00:02:12à détruire le service public que je représente.
00:02:15Deux chiffres à cet égard, l'affaire dite Le Grand Cohen a fait l'objet en deux semaines
00:02:20sur l'antenne de CNews du 6 au 20 septembre dernier de 853 séquences.
00:02:26853 séquences et dans les trois premiers jours, entre le 6 et le 9 septembre,
00:02:30la vidéo a tourné 181 fois sur la même chaîne.
00:02:35Je répète ce chiffre, 181 diffusions en trois jours sur une chaîne d'information,
00:02:43dite d'information qui ne s'est occupée de rien d'autre.
00:02:48Sans une once de contradictoires et avec des bandeaux parfois mensongers,
00:02:52ainsi le 8 septembre, Le Grand et Cohen veulent s'occuper de Dati,
00:02:56phrase qui a encore été répétée ces derniers jours sur les antennes d'Europe 1 et de CNews,
00:03:01et hier ici même par M. le rapporteur en interrogeant la présidente de Radio France
00:03:05et qui n'a jamais été prononcée, qui ne figure pas dans ses vidéos.
00:03:10C'est donc un mensonge.
00:03:13Quel était l'objet de ce rendez-vous ?
00:03:14Mon métier est d'éclairer l'actualité, politique ou autre,
00:03:17et entre chaque intervention, puisque je parle heure fixe,
00:03:20de nourrir mon information et ma réflexion,
00:03:23en lisant beaucoup et en échangeant avec des élus, des responsables politiques,
00:03:27souvent au téléphone, parfois autour d'un café ou au cours d'un déjeuner,
00:03:31comme le font tous les journalistes politiques et tous les ministres et responsables politiques.
00:03:36Je ne vous apprends rien, mesdames et messieurs les députés,
00:03:38qui sortaient peut-être, encore que vous n'avez pas eu beaucoup de temps à midi,
00:03:42qui sortaient peut-être d'un café presse,
00:03:43mais aux citoyens, auditeurs ou téléspectateurs
00:03:47qui ont pu être surpris ou choqués par ces pratiques,
00:03:49je dis simplement, imagine-t-on des spécialistes santé ne pas rencontrer de médecins
00:03:54ou des journalistes chargés des crimes et d'élits ne pas voir de policiers.
00:03:58Ce jour-là, 7 juillet, il s'agissait d'un café,
00:04:025,80 euros pour deux cafés, payés de ma poche,
00:04:05à l'occasion d'un rendez-vous que nos deux interlocuteurs politiques avaient sollicité,
00:04:09pas tellement pour nous livrer des informations,
00:04:12mais pour discuter d'un positionnement, d'une stratégie
00:04:14que nous avions l'un et l'autre assez vivement critiquée.
00:04:18Thomas Legrand, dans un édito de Libération, avait parlé de la gauche Donut,
00:04:22du nom de ce baignet avec un trou au milieu
00:04:24comme image du vide politique que représente le PS actuel.
00:04:29Pour ce qui me concerne, dans un édito du 25 avril 2025 sur France Inter,
00:04:32je faisais ce constat, les socialistes aujourd'hui ne se parlent qu'à eux-mêmes.
00:04:36Avez-vous déjà entendu le PS débattre du fond ?
00:04:39Le 6 juin, après le vote des adhérents au PS, la stratégie est floue,
00:04:42l'avenir incertain, Olivier Faure peut se contenter d'être l'homme le plus riche du cimetière.
00:04:48Et le 16 juin, un congrès pour rien, la gauche non-mélenchoniste qui ne sait pas où elle habite
00:04:53n'ira pas frapper au Parti socialiste.
00:04:56Voilà, vous conviendrez que pour ce qui est de la collusion avec le PS,
00:04:59on peut sûrement faire plus et mieux et moins fantasmatique.
00:05:03Venons-en au contexte.
00:05:05Un peu plus de 15 jours avant ce rendez-vous, le 18 juin précisément,
00:05:08la ministre de la Culture, Rachida Dati, m'avait sauté à la gorge dans un geste d'intimidation sans précédent
00:05:15de la part d'un membre du gouvernement en direct sur le plateau de cet avou en me menaçant d'un article 40,
00:05:22j'attends toujours, pour avoir eu le culot de l'interroger sur des paiements de 300 000 euros
00:05:26qu'elle aurait reçus de GDF Suez quand elle était eurodéputée.
00:05:29J'attends toujours la réponse, mais la justice semble-t-il est en train de s'en occuper en ce moment même
00:05:34et je vous jure que Thomas Legrand et moi-même, nous n'y sommes strictement pour rien.
00:05:40A la suite de cet incident, Thomas Legrand avait signé un billet dans Libération pour dire
00:05:44« Dati fait du Trump ».
00:05:46Pour ma part, je me suis abstenu de faire le moindre commentaire, nulle part.
00:05:50Je n'avais d'ailleurs écrit aucun édito consacré à Rachida Dati depuis son retour au gouvernement.
00:05:55Tout cela pour éclairer cette phrase qui fait couler tant de salive et qui est quasiment constitutive de cette commission d'enquête.
00:06:02Patrick et moi, on fait ce qu'il faut pour Dati.
00:06:05Thomas Legrand vous expliquera tout à l'heure ce qu'il a fait, du journalisme.
00:06:11De mon côté, c'est la même chose.
00:06:13Je n'ai rien fait d'autre que mon métier, c'est-à-dire poser une question légitime sur les affaires judiciaires de la ministre
00:06:18et je ne me suis pas occupé, je ne m'en suis pas occupé, vous voyez que c'est plutôt l'inverse.
00:06:25Mais si on se perd sur cette phrase au point que presque systématiquement,
00:06:29M. le rapporteur se sent obligé d'ajouter « on fait ce qu'il faut pour la faire perdre » ou bien « on s'en occupe »,
00:06:35c'est à cause du montage qui signe la malhonnêteté de l'opération.
00:06:39Pourquoi en effet la vidéo s'arrête-t-elle nette sur la dernière syllabe de Thomas Legrand ?
00:06:44Qu'est-ce qui se dit après, qui aurait pu donner le sens d'une phrase qui en soi ne veut rien dire ?
00:06:48On fait ce qu'il faut, pourquoi donc ? Pour la faire élire, pour la faire rire, pour la faire battre, pour l'énerver, je ne sais pas.
00:06:53Et surtout, quelle est ma propre réaction à cette phrase où je suis cité ?
00:06:59Est-ce que j'approuve ? Je proteste ? J'argumente ? Je me lève indigné ? On ne le sait pas.
00:07:03Via nos avocats, nous avons fait délivrer par voix d'huissier une sommation interpellative à l'incorrect
00:07:09pour avoir accès à l'ensemble du matériel vidéo. Refus, ce qui n'est pas très correct.
00:07:15Monsieur de Vatrigan, le directeur de l'incorrect, a pourtant déclaré le 12 septembre au journal L'Opinion
00:07:20qu'il avait reçu de sa source 15 vidéos de notre conversation.
00:07:24Il en a publié 3. Mais alors qu'y a-t-il dans les 12 autres ?
00:07:28Pourquoi avoir seulement mis en ligne quelques dizaines de secondes d'un échange qui a duré à peu près une heure et demie
00:07:33et auquel j'ai bien évidemment participé ? Pourquoi avoir occulté mes propos ?
00:07:38Parce qu'il ne collait pas avec le scénario de la collusion, du complot avec les socialistes ?
00:07:43Parce que ça ne va pas dans le sens de cette manipulation ?
00:07:47On parle là d'un échange qui, je le répète, s'inscrivait dans un cadre informel et confidentiel.
00:07:54Mais je constate hélas avec la divulgation cette semaine par Europe 1 de bribes de phrases
00:08:00d'une conversation privée entre Thomas Legrand et Laurence Bloch
00:08:03que l'espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré.
00:08:09A la première vidéo, on pouvait croire au hasard, ici on découvre un système
00:08:13avec des méthodes de Barbouse dont Pascal Praud s'est enorgueilli avant-hier en ouvrant son émission sur CNews.
00:08:19Je cite, tout ce qu'on a dit a été enregistré bien sûr, mais on ne peut pas le passer parce que c'est interdit.
00:08:26Et donc on ne peut pas le passer, mais on le répète, 41 fois en deux jours sur Europe 1, 41 fois et plusieurs fois hier
00:08:33dans les questions de monsieur le rapporteur, ici même à la présidente de Radio France.
00:08:39Dois-je rappeler ici à l'Assemblée nationale, temple de la République, que le droit au respect de la vie privée
00:08:44est un principe constitutionnel ?
00:08:46Dois-je rappeler l'article 12 de la Déclaration universelle des droits de l'homme ?
00:08:50Nul ne sera l'objet d'immixions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance.
00:08:57Voilà un exemple de ce que j'ai fait hier et qui est au cœur de mon métier,
00:09:01relire des grands textes en vue de les partager, diffuser de la connaissance et des informations.
00:09:05Et à nouveau, tout ce que je dis ou écris est accessible.
00:09:09Tout est transparent.
00:09:10Je n'organise pas de campagne clandestine.
00:09:13Je ne manipule pas d'algorithmes.
00:09:14Je n'écoute pas aux portes ni dans les cafés.
00:09:16Je ne cherche pas à adresser les uns contre les autres.
00:09:19Je ne tweete pas et je ne suis présent sur aucun réseau social.
00:09:23Je vérifie mes informations.
00:09:25Je travaille honnêtement et devant vous, cet après-midi, je me tiens droit.
00:09:30J'aimerais vous interroger sur la manière dont les journalistes politiques,
00:09:34dans une société polarisée médiatiquement, fracturée politiquement,
00:09:39peuvent mettre en œuvre à chaque instant ces garanties, ces exigences d'impartialité, de pluralisme.
00:09:44Est-ce que la polarisation de notre débat public, la fracturation de notre vie politique,
00:09:49compliquent cet exercice du journalisme politique ?
00:09:52Vous avez été en charge, comme journaliste politique, du suivi de nombreux groupes politiques.
00:09:57Je crois que vous avez été en charge notamment aussi du suivi du Front National à l'époque,
00:10:00qui vous amenait à rencontrer des responsables politiques dans votre travail.
00:10:05Je ne suis pas un parti en particulier, mais je serais intéressé de savoir comment vous rencontrez,
00:10:09comment vous traitez les partis politiques,
00:10:11quels sont les cadres dans lesquels s'exerce votre travail, des déjeuners, des cafés,
00:10:15très concrètement, que nos concitoyens puissent comprendre clairement ce que c'est le travail d'un journaliste politique.
00:10:21Et la dernière question, elle est très courte.
00:10:23La présidente de Radio France hier a parlé de fanfaronnade,
00:10:26pour qualifier la manière dont Thomas Legrand aurait prétendu pouvoir peut-être influer sur la ligne éditoriale de France Inter.
00:10:37J'aimerais avoir votre regard, même si ces propos traduisaient une volonté,
00:10:41on n'est pas là, en tout cas je ne suis pas là pour les commenter,
00:10:43est-ce que vous auriez la capacité d'influer sur la ligne éditoriale de France Inter ?
00:10:48D'abord répondre à la deuxième question, la question portait sur est-ce que Thomas Legrand pouvait influer,
00:10:56ou moi-même pouvait influer sur la ligne éditoriale de France Inter ?
00:10:59Non, ça a été le cas pendant les années où j'animais la matinale,
00:11:05où j'avais de responsabilités importantes,
00:11:08aussi bien sur les invités que sur l'éditorial qui composait cette émission,
00:11:12suivie alors par plus de 4 millions d'auditeurs, ce qui est davantage encore aujourd'hui,
00:11:19et aujourd'hui je suis responsable de mes 2 minutes 45 matinales, et c'est tout.
00:11:26S'agissant des contacts avec les responsables politiques,
00:11:30je dirais que j'ai eu deux, je peux témoigner deux choses différentes dans ma vie de spécialiste politique,
00:11:35même si je ne me présente pas exclusivement comme un spécialiste politique,
00:11:40puisque j'ai traité beaucoup d'autres choses.
00:11:43Dans ma vie d'éditorialiste, aujourd'hui, je rencontre et je suis moins en contact avec des responsables politiques
00:11:50que je n'ai pu l'être quand j'étais reporter politique,
00:11:53c'est-à-dire en charge du suivi d'un certain nombre de groupes politiques.
00:11:55Quand j'étais au service politique de RTL, entre 1997 et 2005 ou 2006,
00:12:03j'étais chargé du suivi, c'est comme ça, ça vous paraît bizarre ces catégories,
00:12:12mais j'étais suivi à la fois des écologistes, des Verts, du Front National et de la Corse.
00:12:18Bon, mais le Front National m'a beaucoup occupé parce que ça a été une couverture intense,
00:12:25parce qu'à partir de 1998, la dissidence Maigretti, c'est-à-dire celle de Bruno Maigret contre Jean-Marie Le Pen,
00:12:33a occupé énormément les écrans et les esprits.
00:12:36Donc j'ai couvert cette scission de 1999 et la campagne présidentielle de 2002,
00:12:43avec ce 21 avril qui a vu le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen, accéder pour la première fois au second tour.
00:12:49J'ai vécu tout cela aux premières loges avec une fréquentation très assidue des dirigeants du FN de l'époque.
00:12:55Je le dis en souriant à ceux qui me reprochent un café avec des responsables socialistes,
00:12:58je peux dresser la cartographie précise de tous les restaurants parisiens
00:13:02qui disposent d'un salon privé qui, à l'époque, acceptait la présence de Jean-Marie Le Pen
00:13:07pour des déjeuners que nous faisions mensuellement avec lui dans mon groupe à suivre l'actualité du Front National.
00:13:14Et effectivement, j'ai souvent parlé de stratégie politique avec Jean-Marie Le Pen.
00:13:18Du 21 avril 2002, j'ai d'ailleurs fait un livre qui comptait pas mal de révélations,
00:13:22notamment le coup de pouce de la droite chirakienne à la candidature de Bruno Maigret,
00:13:27ce qui m'a valu d'être cité.
00:13:29Et mon livre d'être brandi à la tribune du Congrès du Front National à Nice en 2003,
00:13:34cela dit, pour rappeler que le journalisme n'est pas là pour servir une cause.
00:13:38Je voudrais vous poser une première question qui va remettre un peu le contexte et les faits.
00:13:43Le 7 juillet dernier, comme l'a révélé les journalistes de l'Incorrect,
00:13:46Thomas Legrand et vous, vous avez été filmé en compagnie de deux cadres du Parti Socialiste
00:13:52en train de discuter dans un café parisien.
00:13:55Il ne s'agissait pas d'un simple échange informel entre journalistes et politiques,
00:13:58comme il en existe tous les jours,
00:14:00mais bien d'une rencontre à caractère politique
00:14:02visant à définir une ligne éditoriale
00:14:05dans le but de désavantager une candidate aux élections municipales.
00:14:09Les faits et les vidéos ont été révélés.
00:14:12Thomas Legrand a déclaré, je cite,
00:14:14« Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick Cohen et moi,
00:14:19au sujet des élections municipales à Paris.
00:14:21Vous m'accusez de travestir vos propos,
00:14:24donc je me permets de les rappeler en introduction de notre échange. »
00:14:28Votre première réaction a été de contester la méthode en dénonçant une captation à votre insu
00:14:32sans autorisation jusqu'à confier à la tribune du dimanche, je vous cite,
00:14:36« Tous les coups sont permis, c'est hallucinant, il s'agit d'un vol de conversation privée. »
00:14:42J'écoute pourtant régulièrement vos interventions qui m'intéressent beaucoup
00:14:46et vous ne vous êtes pourtant jamais offusqué publiquement
00:14:49de certaines méthodes employées par certains de vos confrères.
00:14:52Je pense notamment à Élise Lucet et Tristan Walex
00:14:54qui recourent régulièrement à des caméras cachées,
00:14:57des conversations enregistrées à l'insu de personnes,
00:14:59ce qu'on pourrait qualifier d'embuscade filmée,
00:15:02parfois même jusqu'au domicile des intéressés.
00:15:04Au contraire, vous saluez même régulièrement leur travail
00:15:08et leur utilité dans le débat public.
00:15:12Je pourrais aussi citer, mais ce sera l'objet de ma deuxième question,
00:15:14les propos que vous avez eus sur les méthodes employées
00:15:17pour enregistrer M. Wauquiez lors de l'une de ses conférences à l'EM Lyon.
00:15:23M. Cohen, ma première question est simple.
00:15:25Pourquoi ces méthodes vous semblent-elles légitimes
00:15:28lorsqu'elles visent d'autres personnes,
00:15:30mais inacceptables lorsqu'elles vous visent vous ?
00:15:32Je n'ai aucun souvenir d'intervention concernant les méthodes
00:15:36pour les émissions que vous citez.
00:15:37Quant à Laurent Wauquiez, il délivrait des cours.
00:15:41Un cours face aux étudiants.
00:15:42Est-ce qu'un cadre universitaire vous semble de même nature
00:15:45qu'une conversation informelle autour d'un café ?
00:15:48Mais le cours qu'il a dispensé était un cours confidentiel
00:15:52qui n'était pas filmé.
00:15:55M. Wauquiez, le jour même de ses révélations,
00:15:59a annoncé un dépôt de plainte qu'il n'a jamais déposé.
00:16:07Cette procédure judiciaire n'a jamais eu lieu.
00:16:10Nous avons annoncé, vous venez de me citer,
00:16:12mes propos dans la tribune dimanche,
00:16:14nous avons annoncé, Thomas Legrand et moi,
00:16:17un dépôt de plainte.
00:16:18Cette plainte a prospéré.
00:16:20Les auteurs de la vidéo, le responsable a été entendu
00:16:23et le parquet est chargé de l'enquête.
00:16:25Je voudrais simplement revenir sur les propos que vous avez tenus
00:16:28à propos de la méthode qui a révélé les propos confidentiels
00:16:32que M. Wauquiez a tenus à l'EM Lyon devant ses étudiants.
00:16:36Vous déclariez, je vous cite,
00:16:37« Bien sûr, la loi dit qu'on ne doit pas enregistrer les gens
00:16:40à leur insu, mais il y a une démarche journalistique
00:16:43tout à fait légitime.
00:16:44Vous évoquez alors, je cite, une scène curiosité.
00:16:48Qu'est-ce qui a changé depuis 2018, selon vous, M. Cohen,
00:16:52pour que cette scène curiosité ne s'applique pas à vous ?
00:16:55Comment se fait-il que votre curiosité ne s'étende pas
00:16:59à l'ensemble de la conversation que nous avons eue ce jour-là
00:17:02avec les responsables socialistes,
00:17:04et non pas à quelques dizaines de secondes ?
00:17:06Pardon, je vais le répéter tout au long de cette discussion.
00:17:10Je maintiens et je répète que les accusations que vous relayez
00:17:13résultent d'une manipulation, voire d'une falsification,
00:17:18et nous en ferons justice.
00:17:20M. Cohen, je vous entends réclamer l'intégralité du rush.
00:17:24C'est une invitation à l'égard de vos confrères dans l'incorrect.
00:17:29J'imagine qu'ils vous entendent et qu'ils les publieront probablement
00:17:32dans les prochains jours.
00:17:34C'est votre droit.
00:17:35Vous ne m'avez pas répondu à la question sur la justification
00:17:38des méthodes de vos confrères pour les révélations d'enregistrement
00:17:42qui visaient Laurent Wauquiez.
00:17:43Pourquoi, depuis 2018, vous avez changé d'avis ?
00:17:46Est-ce que c'est lié à votre personne ?
00:17:48Et pour rebondir, ce qui va nous mener à une autre question,
00:17:52le 15 septembre dernier, sur le plateau de 7 à vous, sur France 5,
00:17:55vous avez réagi pour la première fois à cette affaire.
00:17:59Et à propos de la vidéo en cause, c'est d'ailleurs ce que vous répétez
00:18:02aujourd'hui devant la représentation nationale.
00:18:03Vous expliquez à propos de la vidéo, je vous cite,
00:18:06ce n'est pas une preuve, c'est un montage.
00:18:08Vous évoquez, je vous cite, 10 points de montage visibles
00:18:10et vous précisez avoir exigé l'intégralité des rushs
00:18:13en vue d'un constat de huissier.
00:18:14Il y a eu un constat de huissier, M. Cohen.
00:18:17Ce constat de huissier indique que la vidéo n'était ni truquée,
00:18:20ni falsifiée, que les 10 points de troncage
00:18:23n'ont altéré en rien la véracité des propos de M. Legrand
00:18:27et de la séquence qui vous filme.
00:18:30Confirmez-vous ces accusations et qu'elles sont extrêmement graves.
00:18:33M. le rapporteur, vous me parlez d'un constat de huissier.
00:18:37Je suppose que vous l'avez consulté ou vous en disposez ?
00:18:40M. Cohen, je vous pose des questions.
00:18:43Je me permets de vous demander de me répondre.
00:18:47Je répondrai à votre question, mais n'inversons pas les rôles.
00:18:50Cette fois-ci, devant la représentation nationale,
00:18:53vous n'êtes pas le journaliste éditorialiste
00:18:55qui a interrogé les invités politiques.
00:18:56Vous êtes là devant les Français pour répondre aux questions
00:18:59des représentants du peuple.
00:19:01Pardon, M. Cohen, ça commence à se connaître avec M. le rapporteur.
00:19:06Je suis obligé de le redire que dans le cadre d'une commission d'enquête,
00:19:10avec un bureau de cette commission d'enquête,
00:19:11si M. le rapporteur a des éléments importants,
00:19:15par exemple connaissance d'un constat d'huissier,
00:19:17par exemple qu'il aurait eu les rushs en entier,
00:19:19il est tenu, et je le remercie par avance,
00:19:21d'en faire part à cette commission d'enquête.
00:19:24Effectivement, M. Cohen, dans le cadre d'une commission d'enquête,
00:19:26M. le rapporteur n'est pas tenu de vous répondre,
00:19:28mais comme président, je suis tenu et je peux me permettre
00:19:31de demander au rapporteur que si effectivement il a eu connaissance
00:19:34de ce constat d'huissier et de la vidéo en intégralité,
00:19:37qu'il l'apporte, qu'il les porte à la connaissance
00:19:39de notre commission d'enquête.
00:19:40Ça fera œuvre de transparence pour les Français qui nous écoutent
00:19:43et pour les collègues députés.
00:19:45Merci M. le Président.
00:19:46Et M. Cohen, ça répondra à ma question.
00:19:48Effectivement, dans mes pouvoirs de rapporteur,
00:19:50de contrôle sur pièce et sur place,
00:19:53j'ai eu accès au constat d'huissier
00:19:55parce que c'est un élément qui est important
00:19:57dans le cadre de votre audition
00:19:58et je ne voulais pas transformer ou travestir
00:20:00la vérité et les faits.
00:20:02Dans ce constat d'huissier, du 16 septembre,
00:20:07il a été effectué, d'ailleurs,
00:20:09à la demande du journaliste M. de Vattrillon.
00:20:12Je cite le constat d'huissier.
00:20:14Il indique,
00:20:15« J'atteste de la conformité des propos rapportés
00:20:18dans l'article publié le 5 septembre 2025
00:20:20sur le site de la société requérante
00:20:23et intitulé « Révélation ».
00:20:25Je continue.
00:20:26Patrick Cohen et moi,
00:20:27on fait ce qu'il faut pour Dati
00:20:28quand le service public fait campagne.
00:20:30Le constat d'huissier, je le répète,
00:20:32atteste de la conformité des propos rapportés
00:20:34dans l'article.
00:20:36Comment continuez-vous à insinuer
00:20:39qu'il y ait pu y avoir une manipulation ? »
00:20:41M. Cohen.
00:20:42M. le rapporteur,
00:20:43vous venez de faire la preuve
00:20:44d'un deuxième mensonge.
00:20:46Vous venez de dire
00:20:47qu'il n'y avait pas eu de montage.
00:20:48Le mot ne figure pas dans ce...
00:20:50Vous venez de dire
00:20:51« Il n'y a pas eu de montage. »
00:20:52Le constat d'huissier le prouve.
00:20:54Il n'y a pas ce mot « montage »
00:20:56dans le constat d'huissier.
00:20:57J'ai le constat d'huissier, moi,
00:20:58puisqu'il a été publié sur les réseaux sociaux,
00:21:00mais j'attendais que vous le citiez exactement.
00:21:02Je constate que les sous-titres précités
00:21:04sont conformes Roche
00:21:06qu'il m'a été donné de voir
00:21:07et d'entendre ce jour.
00:21:09Fin de citation en clair.
00:21:10Les sous-titres correspondent aux paroles.
00:21:13C'est tout.
00:21:13Il est donc inexact et mensonger
00:21:16de prétendre qu'il n'y a pas eu de montage
00:21:17et que la conversation du 7 juillet
00:21:19a été fidèlement retranscrite.
00:21:21C'est même pire qu'un montage.
00:21:22C'est une falsification, M. le rapporteur.
00:21:26M. Cohen.
00:21:27Je vous ai dit
00:21:28que le constat d'huissier
00:21:29révélait 10 points de montage
00:21:32qui n'altéraient en rien
00:21:33la véracité des propos
00:21:35qui étaient prêtés à M. Legrand
00:21:37et à l'intégralité des propos
00:21:39qui étaient sortis dans ce contexte-là.
00:21:41Donc ne me prêtez pas
00:21:42des propos que je n'ai pas tenus.
00:21:45Je vous repose cette question-là.
00:21:47Est-ce que vous continuez
00:21:49à contester
00:21:50la véracité des propos
00:21:52qui ont été révélés dans cette vidéo ?
00:21:54Est-ce que vous continuez à dire
00:21:55que cette vidéo, en fait,
00:21:56est fallacieuse ?
00:21:57M. le Président,
00:22:00si vous permettez,
00:22:01un point important,
00:22:03parce que vous avez rappelé
00:22:04à M. le rapporteur
00:22:04quels étaient ses pouvoirs.
00:22:07Et je pense, effectivement,
00:22:09j'ai tout à l'heure demandé
00:22:10le constat d'huissier,
00:22:11je suis très étonné
00:22:12que dans le cadre des pouvoirs
00:22:14qui sont ceux
00:22:16de cette commission d'enquête,
00:22:19la vidéo n'ait pas été réclamée.
00:22:21J'ai eu, je l'avoue,
00:22:23un grand espoir
00:22:23en vous voyant,
00:22:25il y a une dizaine de jours,
00:22:26M. le rapporteur,
00:22:27partager un micro
00:22:28avec le directeur de l'Incorrect,
00:22:30M. de Vatrigan.
00:22:31Vous avez fait ensemble
00:22:32la matinale de Radio Courtoisie.
00:22:35C'était l'occasion rêvée
00:22:36d'exercer vos prérogatives,
00:22:37de montrer que ce qui vous importe
00:22:39est la manifestation de la vérité.
00:22:40Donc, avez-vous,
00:22:42allez-vous, M. le rapporteur,
00:22:43demander les vidéos à l'Incorrect ?
00:22:44Je les demanderai d'autant plus
00:22:47que, M. Cohen,
00:22:49j'ai découvert,
00:22:50comme vous d'ailleurs,
00:22:51récemment,
00:22:52que le conseil du Sien indique
00:22:54qu'il atteste
00:22:54la conformité des propos
00:22:56rapportés
00:22:56dans l'article
00:22:57que vous contestez.
00:22:59M. Cohen,
00:23:00très honnêtement,
00:23:00et on va passer à autre chose après,
00:23:02je ne comprends pas
00:23:03comment,
00:23:04alors qu'il y a un constat d'huissier
00:23:06qui atteste
00:23:07de la conformité
00:23:08des propos rapportés
00:23:09qui indique
00:23:09qu'il y a eu
00:23:1010 points de montage
00:23:11mais qu'ils sont dérisoires
00:23:13parce que
00:23:14ces points de montage
00:23:15n'altèrent en rien
00:23:16la véracité
00:23:17des propos tenus.
00:23:18comment pouvez-vous
00:23:19continuer
00:23:20à insinuer
00:23:21et affirmer
00:23:22qu'il y a eu
00:23:23une manipulation
00:23:23dans la vidéo
00:23:25qui a été révélée ?
00:23:25Comment est-ce que
00:23:26vous pouvez continuer ?
00:23:27Il y a eu un constat d'huissier
00:23:27qui a été fait
00:23:28qui indique précisément
00:23:29le contraire.
00:23:31Une enquête judiciaire
00:23:31est en cours.
00:23:32Vous pourriez,
00:23:34et ce serait votre droit,
00:23:35ne pas répondre
00:23:37aux questions du rapporteur
00:23:38parce qu'une enquête judiciaire
00:23:39est en cours.
00:23:40Vous acceptez d'y répondre,
00:23:41je vous en remercie,
00:23:43ça contribue à la clarté
00:23:44et à la transparence,
00:23:45mais j'indique aux rapporteurs
00:23:46que maintenant
00:23:47il faut passer au fond,
00:23:48c'est-à-dire
00:23:48les propos qui sont tenus,
00:23:49on peut en parler,
00:23:50est-ce que ça remet en cause
00:23:51d'impartialité,
00:23:52mais on ne va pas s'en tenir
00:23:53à des points de procédure
00:23:53parce qu'on n'est pas ici
00:23:54dans une cour de justice
00:23:55ou dans un tribunal.
00:23:56Donc les points de procédure
00:23:57sur le constat d'huissier
00:23:58dont je n'ai pas connaissance
00:24:00comme président
00:24:00de cette commission d'enquête,
00:24:01dont le bureau
00:24:02de la commission d'enquête
00:24:03n'a pas connaissance,
00:24:04on n'est pas ici
00:24:05dans une cour de justice.
00:24:06Pardon monsieur le rapporteur,
00:24:07mais vous pouvez me poser
00:24:07toutes les questions
00:24:08que vous voulez,
00:24:08mais pas celles qu'un juge
00:24:09poserait dans le cadre
00:24:10d'un tribunal
00:24:11et d'une cour de justice.
00:24:12Donc,
00:24:14pas de points de procédure
00:24:15parce qu'en plus
00:24:16monsieur Cohen
00:24:16n'est pas tenu d'y répondre.
00:24:18Je le dis très clairement
00:24:19parce que je sais
00:24:19que certains vont instrumentaliser
00:24:21mes propos.
00:24:21Je ne dis pas
00:24:22que vous n'avez pas
00:24:23à répondre aux questions
00:24:24qu'on vous pose sur le fond.
00:24:25Je dis simplement
00:24:26que les questions de procédure
00:24:27alors qu'une enquête judiciaire
00:24:28est en cours,
00:24:28que la commission d'enquête
00:24:29n'a pas les éléments
00:24:30que les rapporteurs évoquent,
00:24:34doit s'en tenir
00:24:35à des éléments
00:24:37sur le fond.
00:24:38Monsieur le rapporteur,
00:24:38je vous laisse la parole.
00:24:39Merci,
00:24:39merci monsieur le président.
00:24:40Je voudrais simplement
00:24:41remettre du contexte
00:24:43dans le cadre
00:24:43de cette commission d'enquête,
00:24:44de cette audition.
00:24:45Monsieur Cohen,
00:24:46il y a une inversion accusatoire
00:24:47que je trouve
00:24:48parfaitement scandaleuse.
00:24:49Votre rôle ici
00:24:50n'est pas de me poser des questions.
00:24:52Votre rôle ici
00:24:52est de répondre aux questions
00:24:53du rapporteur
00:24:54comme à ceux
00:24:55de l'intégralité
00:24:56de mes collègues.
00:24:57Nous représentons
00:24:58les Français,
00:24:59nous avons été élus,
00:25:01nous disposons
00:25:01de ce pouvoir
00:25:02de contrôle sur pièce,
00:25:03sur place,
00:25:04nous ne sommes pas
00:25:05sur un plateau
00:25:05de France 5
00:25:06ou sur un plateau
00:25:07de Radio France.
00:25:08Donc monsieur Cohen,
00:25:09quand je vous pose
00:25:10des questions,
00:25:11je vais vous demander
00:25:11de me répondre
00:25:12et de ne pas en retour
00:25:14me poser d'éventuelles questions.
00:25:16C'est le simple déroulé
00:25:17des auditions
00:25:18et nous en avons mené
00:25:20jusque là une quinzaine,
00:25:21elles se sont parfaitement déroulées.
00:25:22Pardon,
00:25:23quand vous me posez
00:25:24des questions
00:25:24sur la base de documents
00:25:25qui n'existent pas
00:25:26ou dont je conteste
00:25:26l'authenticité
00:25:27ou la...
00:25:28Pardon,
00:25:30ce constat d'huissier,
00:25:31je viens de le...
00:25:31Alors écoutez,
00:25:33ce constat d'huissier,
00:25:33je viens de lire cette phrase,
00:25:35il ne fait que constater
00:25:37que les sous-titres
00:25:39correspondent aux paroles
00:25:41de la vidéo.
00:25:42effectivement,
00:25:44ça n'est pas
00:25:44de l'intelligence artificielle,
00:25:46ça n'est pas
00:25:46des propos qu'on nous a prêtés,
00:25:48les propos qui sont
00:25:48dans la vidéo
00:25:49ont bien été tenus
00:25:50par Thomas Legrand
00:25:51et par moi-même.
00:25:52Je crois que c'est
00:25:52tout à fait clair.
00:25:54Ce que nous contestons,
00:25:55c'est ce montage
00:25:56qui consiste
00:25:57à attraper
00:25:58des bribes de phrases,
00:25:59à attraper
00:26:00des morceaux
00:26:00de conversation
00:26:01sur un échange
00:26:02qui a duré
00:26:02une heure et demie
00:26:03et qui n'est pas
00:26:05représentatif
00:26:06de l'ambiance,
00:26:08de la conversation,
00:26:09du ton informel
00:26:10qu'il y avait ce jour-là
00:26:11dans le café.
00:26:13Si par,
00:26:14imaginons,
00:26:15soyons fous,
00:26:16sur une audition
00:26:17de deux heures,
00:26:18vous prenez un tweet
00:26:19avec l'une de vos questions
00:26:21et vous la postez
00:26:22et vous dites
00:26:22que c'est représentatif
00:26:23de l'ensemble
00:26:24de l'audition,
00:26:25ce sera peut-être
00:26:26trompeur, disons.
00:26:27Voilà.
00:26:27Eh bien,
00:26:28c'est la même chose.
00:26:29Et là,
00:26:29en l'occurrence,
00:26:30le montage,
00:26:31la manipulation
00:26:31résulte de cela.
00:26:33Par ailleurs,
00:26:34le montage
00:26:35et la coupe
00:26:36à la fin
00:26:37de la phrase
00:26:38qui concerne
00:26:38Rachida Dati,
00:26:39je le dis,
00:26:41je pense que
00:26:41c'est une malhonnêteté
00:26:43parce que je suis
00:26:44très curieux
00:26:45de voir
00:26:45qu'il n'y a pas
00:26:46la suite.
00:26:47Et vous me parliez
00:26:48tout à l'heure
00:26:49de Laurent Wauquiez
00:26:50ou d'autres exemples,
00:26:51etc.
00:26:52L'une des conditions
00:26:53éventuelles
00:26:54de l'intérêt général
00:26:55que peut représenter
00:26:56la captation
00:26:57de propos volés
00:26:58ou de conversations cachées,
00:27:00c'est d'être diffusé
00:27:02en longueur.
00:27:02Voilà.
00:27:02C'est l'une des règles
00:27:03qu'on se fixe aussi.
00:27:05Ce n'est pas la seule,
00:27:06heureusement,
00:27:06sinon,
00:27:07on attraperait
00:27:08toutes les conversations.
00:27:10Mais c'est aussi
00:27:10d'avoir le contexte,
00:27:12d'avoir l'ambiance.
00:27:14Là,
00:27:14ce n'est pas le cas
00:27:15du tout.
00:27:16Et dans les souvenirs
00:27:17que nous pouvons avoir,
00:27:19Thomas Legrand
00:27:20et moi-même,
00:27:21de cette conversation,
00:27:22nous savons aussi
00:27:23qu'il y avait,
00:27:25au début de la rencontre,
00:27:27une explication de gravure
00:27:28parce que les responsables
00:27:30que nous voyions
00:27:31n'étaient pas très contents
00:27:31de ce que nous avions écrit
00:27:33est dit
00:27:34dans nos éditeaux respectifs.
00:27:37Monsieur le rapporteur,
00:27:38vous n'avez pas
00:27:38un contrôle sur pièce
00:27:39et sur place
00:27:40sur un huissier.
00:27:40Vous avez un contrôle
00:27:41sur place et sur pièce
00:27:42des administrations
00:27:43et des entreprises
00:27:44de l'usiel public.
00:27:45Si cette constat d'huissier,
00:27:46vous avez été transmis,
00:27:47c'est vos droits.
00:27:48C'est des canaux parallèles,
00:27:49ça s'est peut-être fait
00:27:49au détour d'un café,
00:27:50je n'en sais rien,
00:27:51c'est comme ça.
00:27:51Mais vous n'avez pas
00:27:52un contrôle sur place
00:27:53et sur pièce
00:27:53d'un huissier
00:27:55de la République.
00:27:57Vous avez un contrôle
00:27:57sur place et sur pièce
00:27:59des entreprises publiques.
00:28:00Mais encore une fois,
00:28:00moi je souhaite
00:28:01qu'on parle du fond.
00:28:02Je souhaite que vous puissiez
00:28:02répondre aux questions
00:28:03du rapporteur sur le fond,
00:28:04sur les éventuelles collusions,
00:28:06connivances que cette vidéo montre.
00:28:07Allons sur le fond
00:28:08parce que si on s'en tient
00:28:09à des questions
00:28:09de procédure judiciaire,
00:28:11ça ne va pas être possible.
00:28:11Ou alors je convoque
00:28:12tous les acteurs
00:28:12de l'incorrect
00:28:13au juge qui sera chargé
00:28:15à la fois de l'enquête
00:28:16et du jugement.
00:28:17Je m'étonne
00:28:18que vous vous indignez
00:28:24que j'ai pu recevoir
00:28:25une pièce importante
00:28:26dans cette fameuse affaire
00:28:28qui, comme vous l'avez rappelé
00:28:29en propos liminaire,
00:28:29M. Cohen,
00:28:30a fait rédiger, je crois,
00:28:32près de 1 800 articles
00:28:33sur vous
00:28:34et concernant ce café
00:28:36que j'accède
00:28:38à ce constat du CIE
00:28:39que d'ailleurs
00:28:40pendant des semaines
00:28:41et des mois
00:28:41vous avez nié.
00:28:42Ça me paraît être
00:28:43la preuve la plus...
00:28:44Non, non,
00:28:44que vous avez nié,
00:28:45en tout cas,
00:28:45vous avez nié
00:28:46avant d'avoir reçu
00:28:47le constat du CIE,
00:28:48vous avez nié
00:28:49les conclusions.
00:28:50C'est-à-dire que
00:28:51sur un certain nombre
00:28:51de déclarations
00:28:52que vous avez eues
00:28:52avec M. Legrand,
00:28:54vous avez continué
00:28:54à expliquer
00:28:55que c'était fallacieux,
00:28:57qu'il y avait eu montage
00:28:58et qu'on ne pouvait pas
00:28:59vous prêter ses propos
00:29:00au tout début.
00:29:01On va avancer
00:29:01sur le fond,
00:29:03sur le fond
00:29:03à la demande
00:29:04de M. le Président.
00:29:05Nous avons interrogé hier
00:29:07M. Cohen,
00:29:07la présidente de Radio France,
00:29:09Sibyl Veil,
00:29:09et on lui a posé
00:29:10quelques questions,
00:29:11ce n'était pas le cœur
00:29:12de son audition,
00:29:13sur ces propos
00:29:15tenus par Thomas Legrand
00:29:16à côté de vous.
00:29:17Elle les a qualifiés,
00:29:18je la cite,
00:29:18de maladresse
00:29:19et de problématique.
00:29:21Selon les informations
00:29:21de vos confrères d'Europe 1,
00:29:23vous avez lourdement chargé
00:29:24dans votre propos liminaire,
00:29:26assimilant ça
00:29:27à d'espionnage
00:29:28déguisé en journalisme
00:29:29ou de méthode
00:29:30de barbouze
00:29:30parlant de M. Pro,
00:29:33eh bien,
00:29:33l'ancienne directrice
00:29:35de France Inter
00:29:36et ancienne dirigeante
00:29:36de Radio France,
00:29:37Laurence Bloch,
00:29:38aurait dénoncé
00:29:39ses propos
00:29:39auprès de M. Thomas Legrand
00:29:41en expliquant,
00:29:42je la cite aussi,
00:29:43« Quand je t'entends dire,
00:29:44Thomas,
00:29:45d'attir,
00:29:46on s'en occupe,
00:29:47en tant que citoyenne,
00:29:47ça me choque. »
00:29:50M. Cohen,
00:29:51sur le fond,
00:29:52est-ce que vous aussi,
00:29:53comme Laurence Bloch,
00:29:54ça vous choque
00:29:55en tant que citoyen
00:29:56d'entendre Thomas Legrand
00:29:57dire,
00:29:59« Dati,
00:30:00on s'en occupe. »
00:30:01Je n'accorde
00:30:01aucune valeur
00:30:03à ces propos
00:30:05qui déshonorent
00:30:06le média
00:30:07qui les a diffusés
00:30:08et je n'y répondrai pas.
00:30:10Si vous accordez
00:30:11aucune valeur,
00:30:12j'imagine que vous demandez
00:30:14aux journalistes
00:30:15et à la rédaction
00:30:15d'Europe 1
00:30:16d'apporter les preuves
00:30:17qu'ils ont bien été tenus.
00:30:20C'est une question.
00:30:22Non,
00:30:22je n'ai rien à demander.
00:30:23Je constate
00:30:24des pratiques
00:30:25que je n'ose pas
00:30:27qualifier de journalistiques
00:30:28qui sont absolument déplorables
00:30:31et désastreuses.
00:30:33Là,
00:30:33clairement,
00:30:34on peut discuter
00:30:37du statut
00:30:38éventuellement,
00:30:39ça sera fait
00:30:39devant la justice
00:30:40de notre conversation
00:30:42avec des responsables politiques,
00:30:43mais là,
00:30:43on est réellement
00:30:44dans la violation
00:30:45de la vie privée.
00:30:46Article 9 du Code civil,
00:30:48monsieur le rapporteur.
00:30:50Monsieur Cohen,
00:30:51vous avez un don,
00:30:51je pense que vous pourriez
00:30:52être politique
00:30:53et vous pourriez être
00:30:54à notre place
00:30:54parce que vous avez
00:30:55un don absolument incroyable
00:30:56pour éviter de répondre
00:30:58à mes questions.
00:31:00Là encore,
00:31:00vous avez proprement
00:31:01évité de répondre
00:31:02à ma question
00:31:03en parlant de la méthode
00:31:04des journalistes européens.
00:31:05Est-ce que vous condamnez,
00:31:06monsieur Cohen,
00:31:07je vous ai posé une question,
00:31:08je vous demandais
00:31:08de me répondre.
00:31:09Est-ce que vous condamnez,
00:31:10comme Laurence Bloch d'ailleurs
00:31:11et comme des millions de Français,
00:31:13les propos tenus
00:31:14par votre confrère,
00:31:15monsieur Legrand,
00:31:16quand il explique,
00:31:17nous avec Patrick,
00:31:18on fait ce qu'il faut
00:31:20pour s'occuper
00:31:20de Rachida Detti ?
00:31:22Non,
00:31:23je ne les condamne pas
00:31:25parce que je n'ai aucun doute
00:31:26sur les intentions
00:31:27et l'esprit
00:31:29de Thomas Legrand.
00:31:30Ma question est pourtant simple.
00:31:32Est-ce que quand on est dépositaire
00:31:33d'une mission de service public,
00:31:35que l'on doit respecter la loi,
00:31:37notamment la loi de 1986,
00:31:39qui impose de respecter
00:31:41les principes d'honnêteté,
00:31:42d'indépendance
00:31:43et de pluralisme,
00:31:44et qu'on en vient
00:31:44à être surpris
00:31:46face à des cadres
00:31:47du Parti socialiste
00:31:48pour tenter,
00:31:49avec les moyens
00:31:50du service public,
00:31:51de discréditer
00:31:52une candidate
00:31:52à des élections municipales,
00:31:55est-ce qu'en termes
00:31:55de déontologie,
00:31:56c'est condamnable
00:31:57ou pas ?
00:31:57C'est juste ma question.
00:31:59Je n'ai pas cherché
00:32:00à discréditer
00:32:01cette candidate.
00:32:02C'est elle
00:32:03qui a cherché
00:32:03à ruiner ma réputation
00:32:05sur un plateau
00:32:06de télévision,
00:32:06n'inversez pas les rôles,
00:32:07je n'ai rien fait d'autre
00:32:09que cela
00:32:11et je vous mets au défi
00:32:13de trouver
00:32:14l'un de mes actes
00:32:15publics
00:32:16dans l'exercice
00:32:18de mon métier
00:32:18où j'ai pu
00:32:20discréditer
00:32:21ou nuire
00:32:22à cette personnalité,
00:32:25à cette ministre.
00:32:26Merci, M. Kohn.
00:32:27Mais à nouveau,
00:32:28je ne vous mets pas en cause,
00:32:29vous,
00:32:30je ne dis pas
00:32:30que c'est vous
00:32:31qui avez tenu ces propos,
00:32:32je vous demande simplement
00:32:33ce que vous pensez
00:32:35des propos
00:32:35de votre confrère.
00:32:37Est-ce que vous pouvez
00:32:38me répondre simplement
00:32:39qu'est-ce que vous pensez
00:32:40de votre confrère
00:32:41Thomas Legrand
00:32:41qui est à côté de vous
00:32:42devant des cadres
00:32:43du Parti Socialiste
00:32:43dit avec Patrick
00:32:45on s'occupe,
00:32:46on fait ce qu'il faut
00:32:47pour Dati.
00:32:48Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:32:49Et je ne dis pas
00:32:49que c'est vous
00:32:49qui avez prononcé
00:32:51cette phrase.
00:32:53Vous avez récidivé,
00:32:54M. le rapporteur,
00:32:55vous avez dit
00:32:55on s'en occupe.
00:32:57J'ai cité précisément
00:32:59à cinq reprises
00:33:01depuis le début
00:33:02de cette audition.
00:33:06Alors, M. Kohn,
00:33:08je vais vous reciter
00:33:09nous on fait ce qu'il faut.
00:33:10Non, attendez M. le Président
00:33:11visiblement ça vous fait
00:33:13plaisir de reciter
00:33:15cette phrase-là
00:33:15je n'ai pas l'impression
00:33:16de travestir les propos
00:33:17je les ai prononcées
00:33:18à cinq reprises
00:33:19depuis le début
00:33:19de cette audition
00:33:20je vais la prononcer
00:33:20une sixième fois
00:33:21devant vous.
00:33:23Thomas Legrand
00:33:23a déclaré,
00:33:24je le cite
00:33:24nous on fait ce qu'il faut
00:33:26pour Dati,
00:33:27Patrick et moi.
00:33:28Je vais reposer ma question
00:33:29mais vous avez l'air
00:33:29d'apprécier
00:33:31faire diversion.
00:33:32Est-ce que vous condamnez
00:33:34les propos
00:33:34de Thomas Legrand ?
00:33:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:33:37Non, je ne les condamne pas.
00:33:40M. Kohn,
00:33:42lors de votre
00:33:44première édito
00:33:46pour parler
00:33:47de cette sortie
00:33:50c'était le 15 septembre dernier
00:33:51sur le plateau
00:33:51de C'est à vous
00:33:52vous avez affirmé
00:33:54je vous cite
00:33:55cette vidéo a été montée
00:33:56et volée
00:33:56dans le seul but
00:33:57de provoquer
00:33:57une interprétation
00:33:58biaisée et malhonnête
00:33:59afin de nous nuire.
00:34:01M. Kohn
00:34:02et ça pourrait
00:34:02d'ailleurs
00:34:03nous éclairer
00:34:05est-ce que vous pensez
00:34:06qu'il y a eu un complot
00:34:07contre Thomas Legrand
00:34:09et vous-même ?
00:34:11Je n'en ai pas
00:34:11la certitude
00:34:12mais ce
00:34:14degré de suspicion
00:34:15a fortement augmenté
00:34:17avec l'opération
00:34:18Europe 1
00:34:18Laurence Bloch
00:34:19et Thomas Legrand
00:34:20cette semaine.
00:34:21M. Kohn
00:34:22dans les révélations
00:34:23de vos confrères
00:34:24d'Europe 1
00:34:24et vous serez libre
00:34:25de les attaquer
00:34:26puisque la méthode
00:34:27ne vous plaît pas
00:34:28et je ne suis pas là
00:34:28pour juger de la méthode
00:34:29encore une fois.
00:34:30Vos confrères
00:34:31d'Europe 1
00:34:32ont révélé hier
00:34:33que lors d'un échange
00:34:34cette semaine tenu
00:34:35entre Thomas Legrand
00:34:36et Laurence Bloch
00:34:37il avait été état
00:34:40d'une sorte de scénario
00:34:41pour envisager
00:34:41neutraliser les travaux
00:34:43de cette commission d'enquête
00:34:43notamment votre audition
00:34:45et celle de M. Legrand
00:34:47qui va suivre.
00:34:48Laurence Bloch
00:34:48ancienne directrice
00:34:49de France Inter
00:34:50aurait formulé
00:34:51des recommandations précises
00:34:52à Thomas Legrand
00:34:52indiquant par ailleurs
00:34:53avoir échangé
00:34:54avec vous auparavant.
00:34:57Elle aurait notamment déclaré
00:34:58je cite les journalistes
00:34:59d'Europe 1
00:34:59laisse-le
00:35:00Patrick Cohen
00:35:02s'attaquer à l'extrême droite
00:35:04toi n'y va pas
00:35:05ne fais pas d'attaque
00:35:06à dominem
00:35:07contre le Rassemblement National.
00:35:10M. Cohen
00:35:11je vous rappelle
00:35:11que vous êtes sous serment
00:35:12et que
00:35:13le délit de parjure
00:35:14vous pouvez risquer
00:35:15plusieurs années
00:35:16d'emprisonnement
00:35:17et des centaines
00:35:17de milliers d'euros
00:35:18de pénalités.
00:35:20Est-ce que vous avez eu
00:35:20un échange
00:35:21au préalable
00:35:22avec Mme Bloch
00:35:23pour préparer
00:35:24votre audition ?
00:35:25Je n'ai pas eu
00:35:27d'échange
00:35:27avec Laurence Bloch
00:35:28depuis deux ans
00:35:29et demi
00:35:29et Thomas Legrand
00:35:31le sait parfaitement
00:35:33ce qui signe
00:35:34le mensonge
00:35:35la fausseté
00:35:37et la falsification
00:35:38de cette opération
00:35:39Europe 1.
00:35:40Pour un autre sujet
00:35:43qui a ému
00:35:44nombre de Français
00:35:45encore une fois
00:35:46vous êtes journaliste
00:35:47depuis 45 ans
00:35:47je vous écoute
00:35:48plusieurs fois par semaine
00:35:50j'apprécie d'ailleurs
00:35:51votre sens de l'analyse
00:35:52je pense très honnêtement
00:35:54que vous savez
00:35:54ce que veut dire
00:35:55le mot déontologie
00:35:56et je veux croire aussi
00:35:57que vous portez à cœur
00:35:58un engagement sincère
00:35:59pour une information fiable
00:36:00sourcée
00:36:01de qualité
00:36:02dans un environnement
00:36:04qui est bousculé
00:36:05et ça je ne vous le retirerai pas
00:36:07je pense que vous savez aussi
00:36:09mieux que tout le monde
00:36:10ce que signifie
00:36:11le terme fake news
00:36:12et c'est ça aussi
00:36:14qui est le plus grave
00:36:14quand je vous ai écouté
00:36:16le 27 novembre 2023
00:36:17sur le plateau
00:36:18de C'est à vous
00:36:18vous avez présenté
00:36:20et je vais vous citer
00:36:21non pas la réalité
00:36:22telle qu'elle est
00:36:23mais telle que certains
00:36:24voudraient qu'elle soit
00:36:25vous avez expliqué
00:36:26que l'assassinat
00:36:27du jeune Thomas Perrotto
00:36:2816 ans
00:36:29poignardé à mort
00:36:29lors je vous cite
00:36:31d'un bal tragique
00:36:31selon vous
00:36:33ce serait le fruit
00:36:34d'une simple altercation
00:36:35c'est le terme évoqué
00:36:36causé par les sujets imprévisibles
00:36:37d'une chanson de Jules
00:36:38Chiquita
00:36:38et d'une moquerie
00:36:39selon vous
00:36:40les assaillants
00:36:41couteaux de 20 à 25 cm
00:36:43à la main
00:36:44étaient venus simplement
00:36:45pour
00:36:45je vous cite encore
00:36:46s'amuser
00:36:47pour draguer des filles
00:36:48les agresseurs
00:36:49les meurtriers
00:36:50seraient des offensés
00:36:51ce sont encore vos termes
00:36:53eux qui sans invitation
00:36:54avaient été refusés
00:36:54à l'entrée par le vigile
00:36:56quand tous
00:36:57ont entendu ces mots
00:36:58on est là
00:37:00pour tuer des blancs
00:37:01vous vous avez fait
00:37:02la sourde rail
00:37:02vous avez affirmé
00:37:03avec certitude
00:37:05que rien
00:37:05je vous cite
00:37:06rien ne prouve
00:37:07qu'ils étaient venus
00:37:09pour casser du blanc
00:37:09il vous était
00:37:11je crois
00:37:12bien plus confortable
00:37:13de dénoncer
00:37:14les rassemblements
00:37:15des amis de Thomas
00:37:15émus
00:37:16par la disparition
00:37:18de leurs proches
00:37:19quelques jours après
00:37:20que vous avez
00:37:21assimilé
00:37:22à des néo-nazis
00:37:23il vous était plus aisé
00:37:25de taire
00:37:25le caractère
00:37:26prémédité
00:37:27la motivation raciste
00:37:28des agresseurs
00:37:29venus de loin
00:37:30spécialement
00:37:31pour en découdre
00:37:32pour frapper
00:37:33et pour tuer
00:37:33mais depuis
00:37:35le 27 novembre
00:37:362023
00:37:37depuis
00:37:37votre chronique
00:37:39qui a d'ailleurs
00:37:40fait l'objet
00:37:40d'un rappel
00:37:41d'un avertissement
00:37:42de l'ARCOM
00:37:43est-ce que
00:37:44avertissement de l'ARCOM
00:37:45et d'ailleurs
00:37:46j'ai retrouvé
00:37:48ce point là
00:37:50sur le site
00:37:50de l'ARCOM
00:37:51est-ce que
00:37:52vous reconnaissez
00:37:53vous êtes
00:37:55trompé
00:37:55lors de cette
00:37:56chronique
00:37:57et est-ce que
00:37:58vous n'avez pas
00:37:59l'impression
00:37:59que vous avez
00:38:00blessé
00:38:01de façon peut-être
00:38:02indirecte
00:38:04ou non volontaire
00:38:05les proches
00:38:06et la famille
00:38:06de Thomas
00:38:06ce jour-là
00:38:07sur le plateau
00:38:08de CETAVO
00:38:08Thomas Perrotto
00:38:11je cite son nom
00:38:11parce que
00:38:12les polémiques
00:38:13autour de ce meurtre
00:38:14c'est un meurtre
00:38:15monsieur
00:38:15le rapporteur
00:38:17vous avez parlé
00:38:17d'assassinat
00:38:18la qualification
00:38:19retenue par la justice
00:38:20est meurtre
00:38:21donc soyons précis
00:38:23c'est celle retenue
00:38:23par l'enquête judiciaire
00:38:25et les polémiques
00:38:26ont parfois occulté
00:38:27c'est vrai
00:38:28la victime
00:38:28elle l'ont instrumentalisé
00:38:29et même
00:38:30insulté sa mémoire
00:38:31très vite après le crime
00:38:32Crépol est devenu
00:38:33un objet politique
00:38:34un peu comme vous venez
00:38:35de le faire
00:38:36dans votre propos
00:38:37monsieur le rapporteur
00:38:37si je puis me permettre
00:38:38avec l'idée propagée
00:38:40d'un raid raciste
00:38:41Marine Le Pen
00:38:42avait parlé d'une radia
00:38:43planifiée
00:38:44organisée
00:38:46dans le but de tuer
00:38:46ou de commettre des violences
00:38:47c'est la preuve
00:38:48qu'une guerre ethnique
00:38:49sous-jacente
00:38:50est déjà à l'oeuvre
00:38:50avait dit Marion Maréchal
00:38:51la preuve de l'impossibilité
00:38:52de vivre ensemble
00:38:53avec des gens
00:38:54d'origine différente
00:38:55ça c'est Pascal Praud
00:38:56j'ai fait un papier
00:38:56à l'époque
00:38:57dont vous avez cité
00:38:58quelques extraits
00:39:00d'ailleurs tronqués
00:39:01je n'ai jamais qualifié
00:39:02les amis de Thomas
00:39:02de néo-nazis
00:39:03je parlais des militants
00:39:05d'ultra-droite
00:39:06une centaine
00:39:07descendus en représailles
00:39:08à Romand-sur-Isère
00:39:09qui étaient cagoulés
00:39:10armés de barres de fer
00:39:11donc voilà
00:39:15c'était des proches de Thomas ?
00:39:20c'est pas possible
00:39:21enfin écoutez
00:39:21dans mon papier
00:39:25non j'ai parlé
00:39:26d'une centaine
00:39:27de militants d'ultra-droite
00:39:28écoutez
00:39:30j'ai mon texte
00:39:31sous les yeux
00:39:31bon enfin bref
00:39:37je ne crois pas
00:39:39j'ai mon texte
00:39:40sous les yeux
00:39:40il n'y a pas le mot
00:39:41néo-nazi
00:39:41mais je
00:39:42je ne crois pas
00:39:43j'ai parlé de centaines
00:39:44de militants d'ultra-droite
00:39:45ce qui était
00:39:45ce qui était la vérité
00:39:47donc j'ai fait
00:39:47un papier
00:39:49ce papier à l'époque
00:39:50pour expliquer
00:39:50sur la base
00:39:51des communiqués
00:39:52du procureur
00:39:53et de plusieurs enquêtes
00:39:54de presse
00:39:55qui avaient eu accès
00:39:56au dossier judiciaire
00:39:57que le déroulement
00:39:57de la soirée
00:39:58ne disait pas
00:39:59cela
00:39:59cela
00:40:00c'est-à-dire
00:40:00le raid préméditier
00:40:03et planifié
00:40:04mais qu'une provocation
00:40:06mineure
00:40:07un prétexte idiot
00:40:09a suffi à mettre
00:40:10le feu aux poudres
00:40:10ce que racontent
00:40:11de façon unanime
00:40:12les protagonistes
00:40:13et témoins de la scène
00:40:14je cite là
00:40:16quelle honte
00:40:17a dit madame Parmentier
00:40:19je citais
00:40:20ce papier
00:40:21du Figaro
00:40:22au plein page
00:40:22du Figaro
00:40:23c'est tout frais
00:40:24du 17 novembre
00:40:252025
00:40:27signé
00:40:29Rosen Morga
00:40:30Crépole
00:40:30deux ans après
00:40:31le meurtre de Thomas
00:40:32le mobile raciste
00:40:33plane toujours
00:40:33sur l'enquête
00:40:34j'en cite
00:40:34si vous le permettez
00:40:35j'en cite
00:40:36deux autres extraits
00:40:37de ce papier
00:40:39que je vous recommande
00:40:40il y en a un deuxième
00:40:41qui était paru
00:40:41un petit peu avant
00:40:42c'était le 22 septembre
00:40:44toujours dans le Figaro
00:40:45une pleine page
00:40:46d'enquête
00:40:47sur le déroulement
00:40:48de deux ans
00:40:49d'enquête judiciaire
00:40:50à propos de Crépole
00:40:50donc deux extraits
00:40:52cités
00:40:52les magistrats instructeurs
00:40:54qui ont le pouvoir
00:40:54de requalifier
00:40:55tout au long de l'instruction
00:40:56n'ont pas ajouté
00:40:57la circonstance
00:40:58de racisme
00:40:58au chef d'accusation
00:40:59l'idée d'une expédition
00:41:01programmée
00:41:02des jeunes de la monnaie
00:41:03sur le bal de Crépole
00:41:04a été progressivement
00:41:05écartée par la justice
00:41:07deuxième citation
00:41:09elle émane
00:41:10de maître
00:41:10Denis Dreyfus
00:41:11qui est l'avocat
00:41:12de l'association
00:41:13des victimes
00:41:14du bal de Crépole
00:41:15et qui défend
00:41:15dans ce dossier
00:41:16une quarantaine
00:41:17de partis civils
00:41:18dans ce même article
00:41:19du Figaro
00:41:20la question du racisme
00:41:21est passée au second plan
00:41:23dans cette affaire
00:41:24il y a des relents de racisme
00:41:25au moment de l'explosion
00:41:26de violences
00:41:27mais les insultes racistes
00:41:28ont accompagné
00:41:29les actes violents
00:41:30ces injures
00:41:31sont des éléments
00:41:32de compréhension
00:41:32et d'ambiance
00:41:33que l'on retrouve
00:41:34des deux côtés
00:41:36de l'affrontement
00:41:37des deux côtés
00:41:38de l'affrontement
00:41:38encore une fois
00:41:39je cite
00:41:39l'avocat
00:41:40des victimes
00:41:42du bal de Crépole
00:41:43et pas
00:41:44les avocats
00:41:44de la défense
00:41:46ou des prévenus
00:41:47ou des suspects
00:41:47fin de citation
00:41:48à la lumière
00:41:49de ce qu'on sait
00:41:49de l'enquête judiciaire
00:41:50je ne vais pas vous résumer
00:41:51l'ensemble du papier
00:41:52du Figaro
00:41:53j'ai relu
00:41:54l'édito
00:41:55le papier que j'ai fait
00:41:56il y a deux ans
00:41:57et intitulé
00:41:58la mécanique de la haine
00:42:00et du mensonge
00:42:01et je n'ai pas
00:42:01une phrase
00:42:03pas une seule phrase
00:42:06à retirer
00:42:07de cet édito
00:42:08et si vous voulez me citer
00:42:09une phrase
00:42:10que vous qualifiez
00:42:12de fausse
00:42:12de fake news
00:42:13ou qui pose problème
00:42:14et bien je vous invite
00:42:16à le faire
00:42:16monsieur le rapporteur
00:42:17quand vous avez constaté
00:42:19l'émotion
00:42:20qui a été suscitée
00:42:20notamment
00:42:21chez les proches
00:42:22de Thomas
00:42:23dans les jours
00:42:23qui ont suivi
00:42:24votre édito
00:42:25est-ce que vous l'avez
00:42:26regretté
00:42:27simplement ?
00:42:29j'ai été effectivement
00:42:32impressionné
00:42:33par la somme
00:42:35de réactions
00:42:35il faut dire
00:42:36que c'est le premier
00:42:37raid médiatique
00:42:38que j'ai subi
00:42:39j'en ai subi
00:42:40beaucoup d'autres
00:42:40depuis
00:42:41de la part
00:42:42des médias
00:42:44Bolloré
00:42:44et notamment
00:42:45de CNews
00:42:46et j'ai été
00:42:49très très impressionné
00:42:50par la somme
00:42:50des réactions
00:42:51effectivement
00:42:51sur ces médias
00:42:52et sur les réseaux sociaux
00:42:54et j'ai fait
00:42:55une petite vidéo
00:42:56une interview
00:42:57je crois à l'époque
00:42:58à France Info
00:42:58pour dire
00:42:59j'aurais peut-être
00:43:01dû être plus prudent
00:43:03dans mon expression
00:43:03et je peux le redire
00:43:06aujourd'hui
00:43:07j'aurais dû être
00:43:07plus prudent
00:43:08mais encore une fois
00:43:09au regard
00:43:10du déroulement
00:43:12de l'enquête judiciaire
00:43:13et de ce qu'on sait
00:43:14aujourd'hui
00:43:15le récit
00:43:16que j'ai fait
00:43:17c'est un récit
00:43:17à plat
00:43:18il n'y a pas
00:43:19d'inversion
00:43:22accusatoire
00:43:22les seuls éléments
00:43:24les seules
00:43:25mentions
00:43:26un peu polémiques
00:43:28portent
00:43:29sur
00:43:30les mensonges
00:43:32qui à mon avis
00:43:34envahissaient
00:43:34le débat politique
00:43:35mais sur le récit
00:43:37à plat
00:43:37que j'ai fait
00:43:38sur effectivement
00:43:39l'incident
00:43:40vous avez rappelé
00:43:42rapidement
00:43:42la dernière chanson
00:43:44de la soirée
00:43:45l'un des participants
00:43:45au bal
00:43:46qui tire les cheveux
00:43:47longs d'un des membres
00:43:47du groupe
00:43:48en le traitant
00:43:48de Chiquita
00:43:49etc
00:43:49tout ça
00:43:50est dans le dossier
00:43:51judiciaire
00:43:51et tout ça
00:43:52est l'incident
00:43:53qui a mis le feu
00:43:53au poudre
00:43:54et je n'ai rien
00:43:55à en retirer
00:43:56Merci monsieur
00:43:57mais je vous demande
00:43:58quand je vous explique
00:43:59que l'ARCOM
00:44:00vous a envoyé
00:44:02une lettre de rappel
00:44:03à la loi
00:44:03ou en tout cas
00:44:04à démontrer
00:44:05je vous demande
00:44:06de ne pas me contester
00:44:07de ne pas faire croire
00:44:09que je pourrais mentir
00:44:10sur ces propos
00:44:11et qu'ils sont quand même
00:44:12graves
00:44:12en tout cas
00:44:13de ne pas les contester
00:44:15je voudrais poser
00:44:18une toute dernière question
00:44:19sur le sujet
00:44:19vous parlez
00:44:21dans les réactions
00:44:22de Red
00:44:23de Média Bolloré
00:44:24je ne sais pas du tout
00:44:25les propos de CNews
00:44:26ou des Média Bolloré
00:44:27que j'ai entendus
00:44:28c'est notamment
00:44:29une publication virale
00:44:30d'un des proches amis
00:44:31de Thomas
00:44:32qui je crois
00:44:33était membre
00:44:33de son club de rugby
00:44:34qui a été partagé
00:44:35des centaines de milliers
00:44:36de fois
00:44:36sur Facebook
00:44:37sur Instagram
00:44:38qui m'a beaucoup ému
00:44:39qui parle en creux
00:44:41de vous
00:44:42et je ne vois pas
00:44:43pourquoi vous ramenez
00:44:44ça au Média Bolloré
00:44:45parce que les proches
00:44:46de Thomas
00:44:46ont été les premiers
00:44:47à s'exprimer
00:44:48et à s'indigner
00:44:48d'ailleurs
00:44:49du traitement
00:44:50très partiel
00:44:51du sujet
00:44:52que vous avez apporté
00:44:53je voudrais simplement
00:44:55signaler une dernière chose
00:44:56c'est que vous avez
00:44:57par exemple
00:44:58omis
00:44:59alors que vous parlez
00:44:59de motifs
00:45:00en tout cas
00:45:01vous parlez de racisme
00:45:02ou de connotation raciste
00:45:05notamment
00:45:05auprès des proches
00:45:07de Thomas
00:45:07vous avez omis
00:45:08la phrase
00:45:08on est là pour tuer
00:45:09des blancs
00:45:10qui a été prononcé
00:45:10et ça a été avéré
00:45:12je me demande
00:45:13pourquoi un journaliste
00:45:14de votre trempe
00:45:15l'a omis
00:45:16dans un édito
00:45:17qui vous le saviez
00:45:19allait être écouté
00:45:20par des millions
00:45:21de français
00:45:22écoutez
00:45:24j'ai le texte
00:45:24sous les yeux
00:45:25des insultes racistes
00:45:26ont bien été entendues
00:45:27par neuf témoins
00:45:27lors de la bagarre
00:45:28contre les blancs
00:45:29du village
00:45:30pardon
00:45:31c'était
00:45:32c'est dans mon texte
00:45:34enfin
00:45:35je veux bien
00:45:36je vous propose
00:45:37d'avancer
00:45:38parce que
00:45:38le texte peut être retrouvé
00:45:39et pardon
00:45:40sur l'émotion
00:45:42moi je comprends parfaitement
00:45:43y compris récemment
00:45:44l'association
00:45:46des victimes
00:45:47de Crépole
00:45:47dont j'ai cité
00:45:48l'avocat tout à l'heure
00:45:49a publié un post Facebook
00:45:50pour dire
00:45:51le traitement médiatique
00:45:52parisien
00:45:52en me citant à nouveau
00:45:54etc
00:45:54j'ai reçu
00:45:56des dizaines de fois
00:45:57des gens m'ont interpellé
00:45:58dans la rue
00:45:59depuis cette histoire
00:46:01précisément sur Crépole
00:46:03sur ce que j'avais dit
00:46:04sur Crépole
00:46:05et à chaque fois
00:46:06en engageant au dialogue
00:46:09je leur ai demandé
00:46:09quelle était la phrase
00:46:10qui les avait choquées
00:46:11et vous savez quoi
00:46:13monsieur le rapporteur
00:46:14ils n'avaient jamais entendu
00:46:15de phrase
00:46:15ils avaient entendu
00:46:16ce qu'en avait dit
00:46:16Cénews
00:46:18où mes phrases
00:46:19n'étaient jamais citées
00:46:20où les extraits
00:46:22de mon édito
00:46:22n'étaient jamais passés
00:46:23j'ai entendu
00:46:24des dizaines et des dizaines
00:46:25de fois sur Cénews
00:46:26Patrick Cohen
00:46:27qui considère
00:46:27que c'est une rixe
00:46:28Patrick Cohen
00:46:29qui considère
00:46:30que les rugbymen
00:46:31sont les coupables
00:46:33que ce sont eux
00:46:34qui sont les accusés
00:46:35les bandeaux de Cénews
00:46:36étaient comme ça
00:46:37évidemment
00:46:37forcément
00:46:38au bout de 15 jours
00:46:39ça finit par rentrer
00:46:40dans la tête des gens
00:46:41et vous vous faites agresser
00:46:42mais c'est pas
00:46:43c'est pas ce que j'ai dit
00:46:44précisément
00:46:46et qui a suscité
00:46:48cette première campagne
00:46:50de haine
00:46:50lancée à mon égard
00:46:51je voudrais vous poser
00:46:52une question
00:46:53sur un entretien
00:46:54que vous avez accordé
00:46:54au point
00:46:55le 19 avril 2012
00:46:57où vous racontez
00:46:58la mission
00:46:59qui vous a été donnée
00:47:00par monsieur
00:47:00Philippe Vall
00:47:01directeur de France Inter
00:47:02à l'époque
00:47:03cette mission
00:47:04est de faire en sorte
00:47:05que vos propos éditos
00:47:06ne soient jamais caricaturaux
00:47:08ou outranciers
00:47:09vous dites que
00:47:10lorsque Thomas Legrand
00:47:10fait une chronique
00:47:11qui tape sur la droite
00:47:12il essaie de se mettre
00:47:12dans la peau
00:47:13d'un électeur de droite
00:47:14et vous avez ajouté
00:47:15je vous cite précisément
00:47:17nous n'humilions
00:47:18ni les auditeurs de gauche
00:47:19ni ceux de droite
00:47:20certes
00:47:21avec Marine Le Pen
00:47:22c'est plus difficile
00:47:23en quoi est-il
00:47:25plus difficile
00:47:26selon vous
00:47:27de ne pas humilier
00:47:28Marine Le Pen
00:47:28écoutez
00:47:32je n'ai aucun souvenir
00:47:34de cette interview
00:47:35et de
00:47:36je n'ai aucun souvenir
00:47:38de cette interview
00:47:39ce que je sais
00:47:40ce que je peux vous dire
00:47:41c'est que depuis
00:47:41le début
00:47:43de
00:47:43ma carrière
00:47:45et notamment
00:47:46avec une leçon
00:47:50retenue
00:47:51apprise et retenue
00:47:52depuis mes années RTL
00:47:53j'essaie de
00:47:54j'essaie de parler
00:47:55à tout le monde
00:47:56aux électeurs
00:47:58de tout
00:47:58de tous âges
00:48:01de toutes
00:48:01origines
00:48:02et de toutes
00:48:03opinions politiques
00:48:04je pense que
00:48:05c'est
00:48:05c'est le
00:48:07c'est le cadre
00:48:08que je me fixe
00:48:08encore aujourd'hui
00:48:09dans mes éditos
00:48:11et dans ma pratique
00:48:12professionnelle
00:48:12est-ce que vous pouvez
00:48:14nous
00:48:14nous donner
00:48:15et bien
00:48:17les contrats
00:48:18et les montants
00:48:19de rémunération
00:48:19que vous percevez
00:48:20au titre
00:48:22d'employés
00:48:23de France Télévisions
00:48:24et ou de Radio France
00:48:25d'ailleurs ça nous permettra
00:48:26d'apprendre si vous avez
00:48:26un contrat avec ces deux maisons
00:48:27je vous remercie
00:48:29j'ai un contrat
00:48:31de saison
00:48:32avec France Inter
00:48:34et comme vous le savez
00:48:35monsieur le rapporteur
00:48:36tous les salaires
00:48:37du service public
00:48:39sont versés
00:48:40à la commission
00:48:41je crois
00:48:43la question
00:48:43de la culture
00:48:44sont disponibles
00:48:47le contrôleur budgétaire
00:48:49vous parlez des salaires
00:48:50au point du parlement
00:48:50oui oui des salaires
00:48:51c'est le contrôleur budgétaire
00:48:52financier qui valide
00:48:53des salaires
00:48:54et pour ce qui est
00:48:56de
00:48:56c'est à vous
00:48:57je n'ai pas de contrat
00:48:58avec France Télévisions
00:48:59mais avec
00:48:59Mediawans
00:49:01c'est un contrat
00:49:01privé
00:49:03à une
00:49:03près d'une entreprise
00:49:04privée
00:49:06et vous ne voulez pas
00:49:07nous donner
00:49:08les montants
00:49:09de ces contrats
00:49:09enfin votre rémunération
00:49:10totale
00:49:10au titre du service public
00:49:11elle n'est pas
00:49:14totale au titre
00:49:15du service public
00:49:16et non je crois
00:49:17que je n'ai pas
00:49:17à vous donner
00:49:18ici le montant
00:49:20de ma rémunération
00:49:20et de mon contrat
00:49:22auprès de Mediawans
00:49:23merci monsieur Cohen
00:49:25je vais donner la parole
00:49:26pour le rassemblement national
00:49:27à madame Sicard
00:49:28pour deux minutes
00:49:30merci monsieur le président
00:49:31monsieur Cohen
00:49:32puisqu'il n'existe pas
00:49:34sur le service public
00:49:35d'éditorialistes de droite
00:49:36pour vous faire contrepoids
00:49:38les français sont en droit
00:49:39d'attendre de vous
00:49:39un minimum d'équilibre
00:49:40aujourd'hui
00:49:41ce n'est pas seulement
00:49:42la députée
00:49:43qui vous interpelle
00:49:44c'est l'abonné
00:49:45contrainte que je suis
00:49:46contrainte oui
00:49:47car à la différence
00:49:48des plateformes privées
00:49:49je n'ai pas choisi
00:49:50de vous financer
00:49:50et comme des millions
00:49:51de français
00:49:52ce que je vois
00:49:52sur le service public
00:49:53me révolte
00:49:54l'abonné contrainte
00:49:55que je suis
00:49:56n'a pas supporté
00:49:57vos pamphlets camouflés
00:49:58derrière vos éditos
00:49:58à sens unique
00:49:59je vous cite
00:50:00à quoi sert
00:50:01Philippe de Villiers
00:50:02ou encore
00:50:03l'extrême droite
00:50:03une idée qui fait son chemin
00:50:05toujours les mêmes cibles
00:50:06monsieur Cohen
00:50:07vous êtes payé pour informer
00:50:09pas pour rééduquer
00:50:10l'abonné contrainte
00:50:11que je suis
00:50:12n'a pas oublié
00:50:12cet échange
00:50:13avec Jordan Bardella
00:50:14sur France 5
00:50:15celui-ci vous dit
00:50:16que vous avez du mal
00:50:17à dissimuler votre hostilité
00:50:19et vous lui répondez
00:50:20je vous cite encore
00:50:21ce n'est pas de l'hostilité
00:50:23c'est ma connaissance
00:50:24du Front National
00:50:25monsieur Cohen
00:50:2613 millions de français
00:50:27ont voté
00:50:27Marine Le Pen
00:50:28le Rassemblement National
00:50:29est le premier parti de France
00:50:31sur le service public
00:50:33il est traité
00:50:34en ennemi
00:50:35ces 13 millions
00:50:36vous financent
00:50:37monsieur Cohen
00:50:37il mérite
00:50:38des journalistes
00:50:39pas des procureurs
00:50:40l'abonné contrainte
00:50:42que je suis
00:50:42n'a pas supporté
00:50:43votre traitement de crépole
00:50:44Thomas Perrotto est mort
00:50:46et pendant que des familles
00:50:47enterraient leur fils
00:50:48vous vous qualifiez
00:50:49les assassins
00:50:49de jeunes venus
00:50:50draguer des filles
00:50:52ce n'était pas une simple rixe
00:50:53monsieur Cohen
00:50:54c'était du racisme anti-blanc
00:50:55et l'Arcom
00:50:56vous a rappelé
00:50:57à l'ordre
00:50:57mais ça ne vous a pas suffi
00:50:59puisque l'abonné contrainte
00:51:00que je suis
00:51:00a vu aussi cette vidéo
00:51:02vous attablé
00:51:02avec Thomas Legrand
00:51:03et des cadres du Parti Socialiste
00:51:04on l'entend dire
00:51:05on fait ce qu'il faut
00:51:06pour dati
00:51:07Patrick et moi
00:51:07vous appellerez ça
00:51:09une coïncidence
00:51:10moi j'appelle ça
00:51:10une collusion
00:51:11alors ma question est simple
00:51:13qui êtes-vous
00:51:14monsieur Cohen
00:51:14êtes-vous un journaliste
00:51:16du service public
00:51:17ou êtes-vous
00:51:18un militant politique
00:51:19payé
00:51:20avec l'argent des français
00:51:21je vous remercie
00:51:22monsieur Cohen
00:51:23vous l'avez rappelé
00:51:24vous avez un parcours
00:51:24de reporter politique
00:51:25d'éditorialiste
00:51:26vous avez suivi
00:51:27la vie politique
00:51:28eu l'occasion
00:51:29d'échanger
00:51:29dans le cadre
00:51:30de vos fonctions
00:51:30aussi bien avec
00:51:31des représentants
00:51:32de partis de gouvernement
00:51:33ou encore des membres
00:51:34du Front National
00:51:35aussi bien dans les médias privés
00:51:37que dans l'audiovisuel public
00:51:38et au sein
00:51:39de l'audiovisuel public
00:51:40vous exercez aussi bien
00:51:41sur le média radio
00:51:42que sur le média télé
00:51:44si certains vous invitent
00:51:45pour vous soumettre
00:51:46un interrogatoire
00:51:48sur un moment
00:51:48dont la lecture
00:51:49a pu susciter émotions
00:51:50mais aussi manipulations
00:51:52j'aimerais profiter
00:51:53de votre parcours
00:51:54pour deux questions
00:51:55davantage en rapport
00:51:56avec notre commission d'enquête
00:51:57en premier lieu
00:51:59si le mot de neutralité
00:52:00est celui choisi
00:52:01pour le titre
00:52:01de cette commission d'enquête
00:52:02j'aimerais me référer
00:52:03davantage à la notion
00:52:04d'impartialité
00:52:05une exigence spécifique
00:52:07à l'audiovisuel public
00:52:09quelle est votre appréciation
00:52:10de la capacité
00:52:11de l'audiovisuel public
00:52:12de la cultiver
00:52:13de la garantir
00:52:14dans un paysage médiatique
00:52:16actuel
00:52:16où le clash
00:52:17la radicalité
00:52:18et la polarisation
00:52:19sont sans doute
00:52:19trop privilégiés
00:52:20comment expliquez-vous
00:52:21que la couverture impartiale
00:52:23de l'information
00:52:24de l'audiovisuel public
00:52:25soit qualifiée
00:52:26par des médias d'opinion
00:52:27comme biaisée
00:52:27alors même que c'est sans doute
00:52:29le traitement même
00:52:30de l'actualité fait par ces médias
00:52:31qui est biaisé
00:52:32comment le déplacement
00:52:34de la fenêtre
00:52:34d'Overton
00:52:35fait passer
00:52:35l'impartialité
00:52:37aujourd'hui
00:52:37pour du mensonge
00:52:38en second lieu
00:52:40notre commission
00:52:41doit aussi s'intéresser
00:52:42au fonctionnement
00:52:43de l'audiovisuel public
00:52:44vous qui travaillez
00:52:45dans deux entités
00:52:46d'audiovisuel public
00:52:47parfois directement
00:52:48parfois via une production
00:52:49indépendante
00:52:50quelle similarité
00:52:52mais aussi
00:52:52quelle différence
00:52:53de fonctionnement
00:52:54constatez-vous
00:52:55des tentatives
00:52:56de réformes
00:52:56de la gouvernance
00:52:57ont été menées
00:52:58de par votre expérience
00:52:59comment voyez-vous
00:53:00la nécessité
00:53:01la pertinence
00:53:02des différents scénarios
00:53:03évoqués
00:53:04de holding
00:53:05ou de fusion
00:53:06je vous remercie
00:53:06merci monsieur le président
00:53:08d'abord je suis heureux
00:53:09de pouvoir dire
00:53:10que je souscris entièrement
00:53:10à ce que vient de dire
00:53:11ma collègue Calvez
00:53:11sur la notion
00:53:12de neutralité
00:53:13l'audiovisuel public
00:53:15n'a pas à être neutre
00:53:15la république
00:53:16n'est pas neutre
00:53:17elle est un régime
00:53:17qui affirme quelque chose
00:53:18elle affirme notamment
00:53:19l'égalité des êtres
00:53:21des humains
00:53:21entre eux
00:53:22et le service public
00:53:23de l'audiovisuel
00:53:24a aussi évidemment
00:53:25ce genre de responsabilité
00:53:26à l'affirmer
00:53:27monsieur le rapporteur
00:53:29a encore
00:53:29montré
00:53:31son goût
00:53:33pour la déformation
00:53:34l'insinuation
00:53:35il a exhumé
00:53:36un propos
00:53:37qui est vieux
00:53:37de 13 ans
00:53:38il nous a donné
00:53:38l'occasion de voir
00:53:39qu'en 2012
00:53:40l'extrême droite
00:53:42n'était pas considérée
00:53:43comme une formation politique
00:53:44comme les autres
00:53:45et je crois que
00:53:46c'est une leçon
00:53:47et un rappel pour nous
00:53:48et que nous devrions tous
00:53:49en tirer une leçon
00:53:51monsieur Cohen
00:53:52je crois que
00:53:53il n'y a pas d'affaire
00:53:54Cohen-le-Grand
00:53:55il y a une affaire
00:53:56éventuellement
00:53:56Cohen-le-Grand
00:53:58Broussy-Jouvet
00:54:00dans cette vidéo
00:54:01la vraie information
00:54:03c'est celle qui est donnée
00:54:04par monsieur Jouvet
00:54:05qui est de dire
00:54:06que le parti socialiste
00:54:07quoi qu'il arrive
00:54:07soutiendra aux prochaines
00:54:08élections présidentielles
00:54:09monsieur Glucksmann
00:54:10comme un seul homme
00:54:11et le journaliste
00:54:13que vous êtes
00:54:14dans ce cadre
00:54:15vient de décrocher
00:54:16un scoop
00:54:17et moi la question
00:54:18que je me pose
00:54:18c'est pourquoi
00:54:19quand on décroche un scoop
00:54:20comme vous
00:54:21vous ne le rendez pas public
00:54:23dans la foulée
00:54:24j'ai une petite information
00:54:25pour madame Anne Sicard
00:54:27vous vous qualifiez
00:54:28d'abonnée forcée
00:54:28du service public
00:54:30donc vous êtes aussi
00:54:31abonnée forcée
00:54:31à l'hôpital
00:54:32vous êtes aussi
00:54:33abonnée forcée
00:54:33à l'école
00:54:34donc je suggère
00:54:35que la prochaine fois
00:54:36que vous parliez d'hôpital
00:54:36et d'école
00:54:37vous disiez
00:54:38que vous êtes
00:54:38abonnée forcée
00:54:39monsieur Cohen
00:54:41est-ce que
00:54:42moi ce qui me frappe
00:54:44dans ce petit procès
00:54:46macartiste
00:54:47un peu au rabais
00:54:48c'est que
00:54:50vous soyez appelé
00:54:52je dois dire
00:54:52par des dirigeants
00:54:53du parti socialiste
00:54:54ou peut-être
00:54:54d'autres partis
00:54:55pour vous dire
00:54:56que vous êtes
00:54:57trop méchant
00:54:57avec eux
00:54:58alors si j'étais
00:54:59un petit peu taquine
00:54:59je dirais
00:55:00mais pourquoi
00:55:00vous êtes si méchant
00:55:01avec le parti socialiste
00:55:02qu'est-ce qu'on vous a fait
00:55:02mais je ne suis pas taquine
00:55:04je voudrais plutôt
00:55:05vous interroger sur
00:55:06est-ce que c'est
00:55:06une pratique courante
00:55:07des chefs de partis
00:55:09ou de leur cadre politique
00:55:10de vous appeler
00:55:11pour vous dire
00:55:11vous n'avez pas été
00:55:12gentil avec nous
00:55:12je crois que j'ai lu
00:55:14sous la plume
00:55:14d'un de vos confrères
00:55:16le fait que
00:55:17une personne
00:55:18une personnalité politique
00:55:19de très haut rang
00:55:20un ancien président
00:55:21de la république
00:55:22Nicolas Sarkozy
00:55:22pratique cet art
00:55:23avec beaucoup de férocité
00:55:24à chaque fois qu'il y a
00:55:25un papier qui lui déplait
00:55:26il décroche son téléphone
00:55:27et il incendie
00:55:28voire il injurie
00:55:29le journaliste
00:55:30qui a écrit
00:55:30est-ce que vous confirmez
00:55:31cette pratique
00:55:32et qu'en pensez-vous
00:55:33deuxième question
00:55:35est-ce que vous avez vu
00:55:36une différence
00:55:37une dégradation
00:55:39des attaques
00:55:40qui étaient faites
00:55:41à l'encontre
00:55:42des journalistes
00:55:42depuis la mainmise
00:55:43d'un certain milliardaire
00:55:45sur des médias privés
00:55:47Vincent Bolloré
00:55:48est-ce que vous avez vu
00:55:49une recrudescence
00:55:50des violences
00:55:50à l'égard des journalistes
00:55:51quels qu'ils soient
00:55:52de la sphère privée
00:55:53ou de la sphère publique
00:55:54et est-ce que vous pouvez
00:55:55nous en dire
00:55:56de mots là-dessus
00:55:56je pense que vous en parlez
00:55:57entre confrères
00:55:58et puisqu'on parle
00:55:59de l'audiovisuel public
00:56:00est-ce que vous vous sentez
00:56:01davantage menacé
00:56:02aujourd'hui
00:56:02depuis que Vincent Bolloré
00:56:04a mis tout son poids politique
00:56:05avec l'agenda politique
00:56:06qu'on lui connaît
00:56:07dans des médias
00:56:08CNews
00:56:09Européens
00:56:10pour ne citer qu'eux
00:56:11je vous remercie
00:56:12vous avez parlé
00:56:13du droit au respect
00:56:14de la vie privée
00:56:15et ça me fait penser
00:56:16un peu à l'arroseur
00:56:17arrosé si vous voulez
00:56:18et je crois que
00:56:20quand on a vu
00:56:20ce qui s'est passé
00:56:21pour d'autres personnalités
00:56:22politiques
00:56:23qui ont aussi
00:56:23les mêmes droits
00:56:24a priori
00:56:25on s'interroge
00:56:27est-ce que vous pensez
00:56:27sérieusement
00:56:28que si un homme
00:56:28ou une femme politique
00:56:29avait été prise
00:56:30à votre place
00:56:31dans ce café
00:56:32et avait tenu
00:56:33les mêmes paroles
00:56:33elles auraient bénéficié
00:56:34de ce que vous demandez
00:56:35en matière d'indulgence
00:56:36moi je n'en suis pas certain
00:56:37alors pour aller dans votre sens
00:56:38je trouve que c'est une mauvaise évolution
00:56:40de notre société
00:56:40pour être tout à fait clair avec vous
00:56:42c'est pas que ce qui vous est arrivé
00:56:43soit normal
00:56:44c'est ce qui arrive un peu
00:56:45à tout le monde
00:56:45qui ne l'est pas
00:56:46aujourd'hui on est dans une société
00:56:48où on ne peut plus tenir
00:56:49un discours dans un café
00:56:50où on ne peut plus parler
00:56:51avec les gens
00:56:51où forcément
00:56:53malheureusement
00:56:53les médias
00:56:54d'une manière générale
00:56:55se jettent sur ces sujets
00:56:57et malheureusement
00:56:58ça crée des dégâts
00:56:59ça crée des dégâts
00:57:00que vous avez vous-même subis
00:57:01et c'est là-dessus
00:57:02où je voudrais en venir
00:57:03j'ai envie de vous dire
00:57:04est-ce que vous ne regrettez pas
00:57:06dans votre carrière
00:57:06qui a été longue
00:57:07et importante
00:57:08on ne peut pas le nier
00:57:09est-ce que vous aviez mesuré
00:57:11un petit peu
00:57:11tout le poids
00:57:12qu'aujourd'hui
00:57:13certains événements journalistiques
00:57:15sortirent de leur contexte
00:57:16je pense bien sûr
00:57:17à Laurent Wauquiez
00:57:17alors je ne suis pas là
00:57:18pour le défendre moi non plus
00:57:19mais on voit bien
00:57:20les dégâts que crée aujourd'hui
00:57:21cette évolution
00:57:23de notre société
00:57:23que pour ma part
00:57:24je regrette
00:57:25Madame collègue
00:57:26Annie Sicard
00:57:27demandait à Monsieur Cohen
00:57:29qui êtes-vous
00:57:30pardon Anne
00:57:31et bien moi j'ai envie
00:57:33de nous demander
00:57:34à nous tous
00:57:35qui sommes-nous
00:57:35nous sommes des députés
00:57:38alors c'est vrai
00:57:39on n'est jamais content
00:57:39on n'est pas content
00:57:41de la façon
00:57:42dont Monsieur Mélenchon
00:57:43est interviewé
00:57:44pour certains
00:57:44on n'est pas content
00:57:45de la façon
00:57:46dont Monsieur Bardella
00:57:47est interviewé
00:57:48pour d'autres
00:57:49on n'est pas content
00:57:50quand un certain nombre
00:57:51de choses qu'on dit
00:57:52et moi j'ai eu une fois
00:57:53l'occasion d'échanger
00:57:54avec Monsieur Cohen
00:57:54c'était au lendemain
00:57:55de la motion de rejet
00:57:56de la proposition de loi
00:57:57soutenue par Madame Dati
00:58:00on a eu cet échange
00:58:02et Monsieur Cohen
00:58:03le lendemain
00:58:03à l'antenne
00:58:04a donné le point
00:58:06à Madame Dati
00:58:06en expliquant plutôt
00:58:08que c'est elle
00:58:09qui avait gagné
00:58:10cette manche
00:58:10je crois que non
00:58:11d'ailleurs vous avez remarqué
00:58:12que cette loi
00:58:14n'a toujours pas été adoptée
00:58:15donc on n'est pas content
00:58:16mais est-ce que ça
00:58:18nous donne le droit
00:58:19de faire
00:58:20comme ce que nous faisons
00:58:21en ce moment
00:58:21le procès de Monsieur Cohen
00:58:22je ne crois pas
00:58:23je crois que nous sommes
00:58:24des députés
00:58:25pas des procureurs
00:58:26je demande une réunion
00:58:27du bureau en urgence
00:58:28car nous sommes
00:58:29complètement à côté
00:58:30du cadre juridique
00:58:32d'une commission d'enquête
00:58:33à côté également
00:58:35du cadre posé
00:58:36par le rapporteur
00:58:36lui-même
00:58:37dans sa motion
00:58:38quand il a fait adopter
00:58:39cette commission d'enquête
00:58:41dans la commission culture
00:58:42nous sommes totalement
00:58:44hors du cadre
00:58:45je le pense très sincèrement
00:58:46et je demande
00:58:47une réunion de bureau
00:58:47en urgence
00:58:48entre les deux auditions
00:58:49pour en discuter
00:58:50je finis sur ma question
00:58:51puisqu'il me reste
00:58:5230 secondes
00:58:53si nous étions effectivement
00:58:55dans une commission d'enquête
00:58:56non pas contre
00:58:57mais sur l'audiovisuel public
00:58:58je vous demanderai
00:58:59monsieur Cohen
00:58:59vous qui avez eu la responsabilité
00:59:01de la matinale
00:59:02de la première matinale
00:59:04de France
00:59:04pendant plusieurs années
00:59:05comment fait-on
00:59:07pour gérer la question
00:59:08du pluralisme
00:59:09comment fait-on
00:59:10pour faire en sorte
00:59:10que les parties soient
00:59:12équilibrées
00:59:12les opinions soient représentées
00:59:14pour garantir
00:59:16un débat
00:59:17à la fois vif
00:59:18mais apaisé
00:59:18monsieur Cohen
00:59:19dans un éditorial
00:59:21relativement récent
00:59:22sur France Inter
00:59:22vous êtes revenu
00:59:23sur le label
00:59:24d'initiative
00:59:26pour la confiance
00:59:26dans le journalisme
00:59:27porté par Reporters sans frontières
00:59:29et auquel Radio France
00:59:30est elle-même adhérente
00:59:32en le présentant
00:59:32comme un outil
00:59:33de promotion
00:59:34de bonne pratique journalistique
00:59:36face à la désinformation
00:59:37la polémique récente
00:59:39autour de cet outil
00:59:39illustre une guerre
00:59:40de la vérité
00:59:41où chacun accuse
00:59:42l'autre de mentir
00:59:43dans ce contexte
00:59:45comment garantir
00:59:46une égalité
00:59:46de traitement
00:59:47entre les citoyens
00:59:48face à l'information
00:59:49certains médias
00:59:51se soumettent
00:59:51à des audits
00:59:52de vérification
00:59:53d'autres refusent
00:59:54toute régulation
00:59:55au nom de la liberté
00:59:56certains français
00:59:58ont accès
00:59:58à des sources certifiées
00:59:59d'autres sont submergés
01:00:01de désinformation
01:00:02l'audiovisuel public
01:00:04a-t-il un rôle spécifique
01:00:06à jouer
01:00:07pour établir cette égalité
01:00:08faut-il imposer
01:00:09des standards communs
01:00:11de vérification
01:00:11pour tous les médias
01:00:13bénéficiant d'aides publiques
01:00:14ou est-ce une atteinte
01:00:16à la liberté de presse
01:00:17je vous remercie
01:00:18on a une commission d'enquête
01:00:19dont l'objet est très vaste
01:00:21et en réalité
01:00:22alors moi je trouve ça normal
01:00:23qu'on auditionne
01:00:24le président de l'ARCOM
01:00:25le président de Radio France
01:00:27ou de France Télévisions
01:00:27mais là on va passer
01:00:28toute une après-midi
01:00:29sur une microscopique affaire
01:00:32qui en réalité
01:00:33n'en est pas une
01:00:34c'est exactement
01:00:36ce qu'on constate
01:00:37à l'issue de cette audition
01:00:38à partir d'une vidéo
01:00:40obtenue illégalement
01:00:42dans le cadre
01:00:43d'une captation privée
01:00:45avec des gens qui n'ont
01:00:48je suis désolé
01:00:48je ne sais pas vous faire offense
01:00:50pas de responsabilité
01:00:51managériale
01:00:52de l'audiovisuel public
01:00:53aujourd'hui
01:00:55et qu'essence
01:00:55c'est révélé
01:00:56alors là franchement
01:00:57excusez du peu
01:00:57une collusion
01:00:59systémique
01:01:00entre l'audiovisuel
01:01:01et le parti socialiste
01:01:02franchement
01:01:03c'est pas très sérieux
01:01:04quoi
01:01:04et alors
01:01:05qu'est-ce qui va se passer
01:01:07bon on va conclure
01:01:08il n'y a pas d'affaires
01:01:09il n'y a pas vraiment
01:01:10d'enquête non plus
01:01:11là on est plus quand même
01:01:12sur le dénigrement
01:01:13et le dénigrement
01:01:14qui participe
01:01:16d'un agenda politique
01:01:17de certains collègues
01:01:18mais aussi de certains groupes
01:01:20qui visent à terme
01:01:21sûrement à privatiser
01:01:23l'audiovisuel public
01:01:23bon
01:01:24alors moi je vais quand même
01:01:25chercher des questions
01:01:27à poser
01:01:27d'abord c'est bien
01:01:28parce qu'au moins
01:01:29on sait que le métier
01:01:30de journaliste politique
01:01:30implique de rencontrer
01:01:31des politiques
01:01:32super
01:01:33super scoop
01:01:34mais moi je vais poser
01:01:36une question à monsieur
01:01:37Cohen
01:01:37au moins sur une chose
01:01:39sur le statut
01:01:40de l'éditorial
01:01:40la frontière est un peu
01:01:42ténue entre journalistes
01:01:43chroniqueurs
01:01:43éditorialistes
01:01:44et puisque je vois bien
01:01:46l'éditorial dans un média
01:01:48d'opinion
01:01:48sur le service public
01:01:49c'est compliqué
01:01:50parce qu'on a
01:01:51des collègues qui expliquent
01:01:52que le service public
01:01:52c'est le seul qui doit être
01:01:53et factuel
01:01:54et impartial
01:01:55ce qu'il appelle
01:01:56la neutralité
01:01:57moi je ne crois pas
01:01:58que ça existe
01:01:58et la question c'est
01:01:59comment on va faire
01:02:01désormais un éditorial
01:02:02sur le service public
01:02:03à partir du moment
01:02:04où l'éditorial
01:02:04c'est un point de vue
01:02:05et si on assigne
01:02:07au service public
01:02:07une fonction de neutralité
01:02:09qui à mon avis
01:02:09n'existe pas
01:02:10ben c'est pas possible
01:02:11je finis juste
01:02:12sur une chose
01:02:13tout ça
01:02:13je vous ai promis
01:02:14de le dire
01:02:14il ne faut pas non plus
01:02:16exagérer sur les conséquences
01:02:17d'un éditorial
01:02:18je me souviens
01:02:19de tous les éditoriaux
01:02:20du service public
01:02:20au moment de la campagne
01:02:22référendaire de 2005
01:02:23où tous les éditorialistes
01:02:24étaient pour le oui
01:02:25ça n'a pas empêché
01:02:26et heureusement
01:02:27les français
01:02:27de voter non
01:02:28monsieur Cohen
01:02:30votre rendez-vous stratégique
01:02:31avec Thomas Legrand
01:02:32et les deux responsables
01:02:33du parti
01:02:33socialiste
01:02:34pardon
01:02:34excusez-moi
01:02:34non parce que
01:02:35il faut déclarer aussi
01:02:36parce qu'on ne l'a jamais fait
01:02:37mais vous avez eu
01:02:38dans la presse
01:02:39je crois aussi des activités
01:02:40j'ai eu une carte de presse
01:02:40pendant 30 ans
01:02:41merci beaucoup
01:02:42et les deux responsables
01:02:44du parti socialiste
01:02:45vous en convenez
01:02:46vous-même
01:02:47ont scandalisé
01:02:48les français
01:02:49qui financent
01:02:50l'audiovisuel public
01:02:51avec leurs impôts
01:02:52sans avoir le choix
01:02:53et ça a alimenté
01:02:55leur défiance
01:02:56vis-à-vis de l'audiovisuel public
01:02:57par ailleurs
01:02:58sur les méthodes
01:02:59de l'incorrect
01:02:59je vous signale
01:03:00que des cadres
01:03:01du FN
01:03:02et du RN
01:03:02ont été enregistrées
01:03:04plusieurs fois
01:03:04à leur insu
01:03:05dans un cadre privé
01:03:07par complément d'enquête
01:03:08ou envoyé spécial
01:03:09on revient
01:03:10sur cette phrase
01:03:11de Thomas Legrand
01:03:13qui vous implique
01:03:15directement
01:03:15par votre nom
01:03:16nous on fait ce qu'il faut
01:03:17pour Dati
01:03:18Patrick et moi
01:03:19vous nous dites
01:03:20ça a été coupé
01:03:21au montage
01:03:22j'ai répondu
01:03:23j'ai réagi
01:03:24qu'avez-vous répondu
01:03:26quelle a été
01:03:27votre réaction
01:03:28et pour terminer
01:03:29que vous refusiez
01:03:30de donner le montant
01:03:31de vos rémunérations
01:03:32alors que c'est
01:03:32de l'argent public
01:03:33me paraît être
01:03:35un vrai problème
01:03:35bonjour monsieur Cohen
01:03:36moi en fait
01:03:37je n'ai absolument
01:03:37aucun problème
01:03:38avec le fait
01:03:39que vous seriez
01:03:39proche du parti socialiste
01:03:40ou de rappel
01:03:41à Glucksmann
01:03:41je n'ai aucun problème
01:03:43seulement la difficulté
01:03:45c'est de laisser penser
01:03:46que sur le service public
01:03:48de l'audiovisuel
01:03:49notamment sur France Inter
01:03:50ce serait la représentation
01:03:51du pluralisme
01:03:52le plus absolu
01:03:53moi j'ai une question
01:03:54à poser en lien
01:03:55avec ce qu'a évoqué
01:03:57mon collègue Emmanuel Morel
01:03:58sur la question
01:03:59de l'éditorialisme
01:04:00sur le service public
01:04:01parce qu'il n'y a pas
01:04:02si longtemps
01:04:02madame Nathalie Saint-Crie
01:04:04qui est directrice
01:04:04dans l'information
01:04:05des antennes
01:04:07de France Télévisions
01:04:08a insinué
01:04:10que la France Insoumise
01:04:12souhaitait des gains électoraux
01:04:13en expliquant
01:04:14que les personnes
01:04:15issues des quartiers populaires
01:04:16étaient par essence
01:04:17antisémites
01:04:18madame Nathalie Saint-Crie
01:04:19qui occupe une fonction
01:04:20sur le service public
01:04:21mais est également
01:04:22éditorialiste
01:04:23ma question
01:04:24c'est est-ce que
01:04:24ces fonctions
01:04:26sont compatibles
01:04:28par ailleurs
01:04:29d'autres problèmes
01:04:29ont été soulevés
01:04:30des remises
01:04:31des remises
01:04:33des remises en cause
01:04:34de la présentation
01:04:35par une journaliste
01:04:37des propos
01:04:38qui ont été rapportés
01:04:39de monsieur Mamdani
01:04:40après une interview
01:04:41de Manuel Bompard
01:04:42des graphiques
01:04:43tronqués
01:04:43sur le service public
01:04:45en tout cas
01:04:45les faits s'accumulent
01:04:47et laissent entendre
01:04:48que sur le service public
01:04:49il y aurait parfois
01:04:50la délégitimisation
01:04:51de certaines opinions politiques
01:04:53moi je pense que
01:04:54le neutralité
01:04:55n'existe pas forcément
01:04:56mais ce qui donne
01:04:58le gage de qualité
01:04:59du service public
01:05:00c'est l'expression
01:05:02du pluralisme
01:05:03et la non déformation
01:05:05des propos
01:05:05prêtés à autrui
01:05:06comment peut-on
01:05:08ajouter ces difficultés ?
01:05:10Juste un retour
01:05:11sur les déclarations
01:05:12de monsieur le rapporteur
01:05:14tout à l'heure
01:05:14nous disant qu'il avait fait
01:05:15des contrôles sur pièce
01:05:16et sur place
01:05:17vous l'avez rappelé
01:05:18monsieur le président
01:05:19dans le cadre
01:05:20des textes
01:05:22qui régissent
01:05:24les commissions d'enquête
01:05:25les contrôles
01:05:27sur place
01:05:27et sur pièce
01:05:28ce sont sur les administrations
01:05:29donc j'aimerais savoir
01:05:31quel type de contrôle
01:05:32sur place
01:05:33et sur pièce
01:05:34vous avez été faire
01:05:35chez un huissier
01:05:35première question
01:05:37deuxième question
01:05:38c'est
01:05:39oui mais moi
01:05:40je vais poser la question
01:05:41parce que je crois
01:05:42que ce sont des faits
01:05:43assez graves
01:05:44puisque c'est une pièce
01:05:45madame Parmentier
01:05:47s'il vous plaît
01:05:47monsieur Balanant
01:05:48c'est une bonne question
01:05:49mais on va vous la poser
01:05:49en réunion de bureau
01:05:50non non mais je continue
01:05:52ma question
01:05:53allez-y
01:05:53je rappelle qu'il y a
01:05:56donc une procédure
01:05:58judiciaire en cours
01:05:59et que cette pièce
01:06:00d'huissier
01:06:01est une pièce
01:06:02de la procédure
01:06:03en cours
01:06:04et je pense que
01:06:05c'est une faute grave
01:06:06et donc je le dis là
01:06:07et donc voilà
01:06:09c'est ma question du moment
01:06:10merci monsieur
01:06:11monsieur Balanant
01:06:12encore une fois
01:06:13donc si les méthodes
01:06:14de captation
01:06:14et de diffusion
01:06:15des images
01:06:15vous mettant
01:06:16nommément en cause
01:06:17peuvent légitimement
01:06:18être contestées
01:06:19puisqu'elles contreviennent
01:06:20à l'article 9
01:06:21du code civil
01:06:22leur diffusion
01:06:23a néanmoins suscité
01:06:23une émotion réelle
01:06:25auprès des usagers
01:06:25du service public
01:06:26dans l'un des extraits
01:06:28largement repris
01:06:29aujourd'hui
01:06:30monsieur Thomas Legrand
01:06:31déclare
01:06:31on fait ce qu'il faut
01:06:32pour Dati
01:06:33Patrick et moi
01:06:34et dans cet extrait
01:06:35en fait on constate
01:06:36une absence de réaction
01:06:37de votre part
01:06:37et dès lors
01:06:38je souhaite vous poser
01:06:39trois questions
01:06:40simples et précises
01:06:41avez-vous à ce moment-là
01:06:42ou ultérieurement
01:06:42contesté de vive voix
01:06:44cette affirmation
01:06:45quelle signification
01:06:46donnez-vous
01:06:47à ces propos
01:06:48et enfin
01:06:48une question de fond
01:06:49par rapport
01:06:50à votre déontologie
01:06:51journalistique
01:06:52est-ce qu'un journaliste
01:06:54de service public
01:06:55peut entre guillemets
01:06:56faire ce qu'il faut
01:06:57c'est-à-dire
01:06:57utiliser sa fonction
01:06:58pour influencer
01:06:59une élection
01:07:00et en l'occurrence
01:07:01soutenir l'EPS
01:07:02contre une candidate
01:07:03qui est par ailleurs
01:07:04votre ministre de tutelle
01:07:05vous avez déclaré
01:07:06à propos de
01:07:07Crépol tout à l'heure
01:07:08je n'ai pas une phrase
01:07:10à retirer
01:07:11voilà j'ai noté
01:07:13ce que vous disiez
01:07:13en direct
01:07:14le président
01:07:15a rappelé
01:07:16ce que l'ARCOM
01:07:17vous a reproché
01:07:18des commentaires dénués
01:07:19de précautions oratoires
01:07:21ne satisfaisant pas
01:07:22aux exigences
01:07:22de mesures
01:07:23de rigueur
01:07:23et d'odentité
01:07:24donc après ce rappel
01:07:25du président
01:07:26vous nous dites
01:07:27j'ai pas une phrase
01:07:28à retirer
01:07:28donc il y a deux possibilités
01:07:29vis-à-vis de l'ARCOM
01:07:30soit vous avez oublié
01:07:31ce qu'avait dit l'ARCOM
01:07:32à ce moment-là
01:07:33soit vous vous moquez
01:07:34un petit peu
01:07:35de ce que peut dire
01:07:36l'ARCOM
01:07:37et puis concernant
01:07:38la phrase
01:07:39la fameuse phrase
01:07:40nous on fait ce qu'il faut
01:07:41pour Dati
01:07:42Patrick et moi
01:07:43d'accord
01:07:43vous nous avez dit
01:07:44tout à l'heure
01:07:44il y a une suite
01:07:45et à cause du montage
01:07:47parce qu'effectivement
01:07:47il y a des points de montage
01:07:48il n'y a pas la suite
01:07:49alors on est impatient
01:07:50de savoir ce qui a été dit
01:07:51après
01:07:52Monsieur Cohen
01:07:53moi ce qui me frappe
01:07:54c'est que vous êtes quand même
01:07:54passé entre les gouttes
01:07:56dans cette histoire
01:07:57puisque vous avez toujours
01:07:58votre édito politique
01:07:59alors certes
01:08:00on nous dit
01:08:00que c'est parce que
01:08:01vous n'avez pas parlé
01:08:01face à la caméra
01:08:03mais en vérité
01:08:04ne rien dire
01:08:05ça ne veut pas dire
01:08:06ne pas être responsable
01:08:07et ce n'est pas la première fois
01:08:08que vous manquez de déontologie
01:08:10et là quand je parle
01:08:10de manque de déontologie
01:08:11je ne parle pas
01:08:11de la question de la neutralité
01:08:12je n'y crois pas à la neutralité
01:08:13mais je parle vraiment
01:08:14de questions d'honnêteté
01:08:15et en 2019
01:08:16j'ai encore en mémoire
01:08:17un autre incident
01:08:18celui qui vous avait opposé
01:08:21à Sabrina Ali Ben Ali
01:08:21que vous aviez contribué
01:08:23à calomnier
01:08:23à Crimette
01:08:24vous avez d'ailleurs épinglé
01:08:25en parlant de l'impunité
01:08:27de certains médiacrates
01:08:27ce sont leurs termes
01:08:29moi je vous demande
01:08:29Monsieur Cohen
01:08:30est-ce que ça ne vous dérange pas
01:08:31finalement d'être protégé
01:08:32par le système
01:08:32depuis toutes ces années
01:08:33je pense que vous contribuez
01:08:35largement à la montée
01:08:36de l'extrême droite
01:08:36à leur donner des armes
01:08:37en faisant preuve
01:08:38d'un manque de déontologie
01:08:39Madame Soudet
01:08:41Sabrina Ali Ben Ali
01:08:42on l'avait reçu
01:08:44dans la matinale
01:08:44de France Inter
01:08:46c'était
01:08:46elle voulait dénoncer
01:08:49les conditions de travail
01:08:50à l'assistance publique
01:08:52hôpitaux de Paris
01:08:52elle travaillait
01:08:54dans une clinique
01:08:56et le matin même
01:08:58j'ai été alerté
01:08:59par la direction
01:08:59de la PHP
01:09:00parce que cette dame
01:09:01n'était pas salariée
01:09:03directement
01:09:04elle était dans une clinique
01:09:05qui dépendait
01:09:05de la PHP
01:09:06mais qui n'était pas intégrée
01:09:08dans le groupe à PHP
01:09:10et effectivement
01:09:11le lendemain
01:09:12j'ai expliqué
01:09:13que son témoignage
01:09:14était en partie
01:09:16mensonger
01:09:17parce qu'il ne témoignait pas
01:09:19de la réalité
01:09:20de ce qu'était
01:09:20la PHP
01:09:21elle n'était pas
01:09:22intégrée aux hôpitaux
01:09:23voilà l'histoire
01:09:24avec Sabrina Ali Ben Ali
01:09:25je voulais répondre
01:09:27plus généralement
01:09:29sur ma pratique professionnelle
01:09:31celle des éditos
01:09:32et celle de mon métier
01:09:33en général
01:09:33ça répond à
01:09:34à ce que j'ai entendu
01:09:36de monsieur Morel
01:09:37de madame Sicard
01:09:38de madame Taillé-Pollian
01:09:39sur les questions
01:09:40de neutralité
01:09:41madame Sicard
01:09:42je vous assure
01:09:42que je suis l'ennemi
01:09:43de personne
01:09:44et je ne crois pas
01:09:45me comporter en ennemi
01:09:46du Front National
01:09:47en tout cas le mot
01:09:48est inapproprié
01:09:49évidemment que je ne suis pas neutre
01:09:51personne n'est neutre
01:09:52dans ce métier
01:09:53mais dans la construction
01:09:54de mes chroniques
01:09:55aujourd'hui
01:09:55comme dans la construction
01:09:57de mes matinales
01:09:58auparavant
01:09:59je me fixe quelques principes
01:10:00d'abord
01:10:01parler à tout le monde
01:10:02c'est une leçon
01:10:03que j'ai retenue
01:10:04de mes années
01:10:05RTL
01:10:069 millions d'auditeurs
01:10:09à la fin des années 90
01:10:10quand j'y étais
01:10:10des auditeurs
01:10:11de tous âges
01:10:11de toutes conditions
01:10:12des villes et des champs
01:10:13de gauche
01:10:13de droite
01:10:13d'extrême droite
01:10:14je me souviens que
01:10:15dans les événements
01:10:16Front National
01:10:17j'en parlais tout à l'heure
01:10:18que je couvrais
01:10:19comme reporter
01:10:20je croisais souvent
01:10:21des auditeurs
01:10:22qui reconnaissaient ma voix
01:10:23et me saluaient
01:10:24avec sympathie
01:10:25mais peut-être que
01:10:26c'était une époque
01:10:27moins polarisée
01:10:28qu'aujourd'hui
01:10:29donc veiller à ce qu'aucun
01:10:30citoyen ne se sente exclu
01:10:32ou agressé
01:10:33quelles que soient
01:10:33ses opinions politiques
01:10:35c'est quelque chose
01:10:36auquel je tiens
01:10:37ensuite
01:10:37jamais de démonstration
01:10:38univoque
01:10:39toujours exposer
01:10:41les points de vue
01:10:41même pour les réfuter
01:10:42mais sans les mépriser
01:10:43vous trouverez
01:10:43dans la plupart
01:10:44de mes chroniques
01:10:44les arguments contraires
01:10:45à l'idée
01:10:47que j'essaie de défendre
01:10:48j'ai même plusieurs fois
01:10:49goupillé
01:10:50je le fais régulièrement
01:10:52des éditos
01:10:53pile ou face
01:10:53ou sur une question
01:10:54controversée
01:10:54je défends un point de vue
01:10:56puis son contraire
01:10:56parce que je pense
01:10:57que la réalité
01:10:58n'est jamais noire ou blanche
01:10:59et que je n'ai pas
01:11:00d'ailleurs d'opinion arrêtée
01:11:01sur tous les sujets
01:11:02et d'ailleurs
01:11:02les auditeurs
01:11:03ou téléspectateurs
01:11:04se fichent de mes opinions
01:11:05mon métier
01:11:06alors évidemment
01:11:07je sais bien que
01:11:08l'idée de l'éditorialiste
01:11:10c'est celui
01:11:11qui donne son point de vue
01:11:12mais moi je considère
01:11:13que mon métier
01:11:14n'est pas de donner mes opinions
01:11:15et encore moins
01:11:17peut-être
01:11:17d'avoir des opinions
01:11:18en tout cas
01:11:18moi je n'ai pas d'opinion
01:11:19sur tout
01:11:20mais l'important
01:11:22pour moi
01:11:22c'est de livrer
01:11:23des informations
01:11:23de faire progresser
01:11:25la connaissance
01:11:25et de donner
01:11:26des clés de compréhension
01:11:27et le plus souvent possible
01:11:28de penser
01:11:29de donner à penser
01:11:30contre soi-même
01:11:32Madame Sicard
01:11:33vous avez
01:11:33en me qualifiant
01:11:35d'ennemi
01:11:35de l'extrême droite
01:11:36vous avez cité
01:11:38deux titres
01:11:39d'éditoriaux
01:11:40et je pensais
01:11:42que peut-être
01:11:42vous pourriez
01:11:43éventuellement développer
01:11:45ou donner quelques phrases
01:11:46qui montrent
01:11:47le caractère hostile
01:11:48de mon propos
01:11:49or
01:11:50ces deux titres
01:11:51d'éditoriaux
01:11:51c'est l'extrême droite
01:11:52une idée qui fait son chemin
01:11:54convenait
01:11:55qu'il y a plus agressif
01:11:57ou plus hostile
01:11:58et à quoi sert
01:11:59Philippe de Villiers
01:12:00ce en quoi
01:12:01je ne crois pas
01:12:01que ça soit particulièrement
01:12:03dénigrant
01:12:03pour les électeurs
01:12:04de Philippe de Villiers
01:12:05donc j'essaie d'expliquer
01:12:06et c'est le dernier principe
01:12:07que je me fixe
01:12:08dans ces éditos
01:12:09jamais de jugement
01:12:10de valeur
01:12:11vous ne m'entendrez jamais dire
01:12:12c'est une honte
01:12:14c'est un scandale
01:12:15c'est insupportable
01:12:16c'est mal
01:12:18je ne suis jamais
01:12:19dans le registre
01:12:20de l'indignation
01:12:21et du dénigrement
01:12:22et quand on dénigre
01:12:25ou quand on se met en colère
01:12:25on ne réfléchit plus
01:12:26donc j'essaie de faire réfléchir
01:12:28je ne suis pas neutre
01:12:30j'ai quelques convictions
01:12:33républicaines
01:12:34chevillées au corps
01:12:36mais en tout cas
01:12:38je ne suis pas partisan
01:12:40et ne pas être partisan
01:12:43c'est d'une certaine façon
01:12:44la définition de l'impartialité
01:12:45voilà
01:12:46je travaille avec
01:12:47ce regard là
01:12:50Madame Calvès
01:12:51je partage vos
01:12:52vos interrogations
01:12:54mais je ne suis pas
01:12:55sûr de pouvoir
01:12:57y répondre
01:12:58en tout cas
01:12:59peut-être avec
01:13:01d'autres interlocuteurs
01:13:02vous me demandiez
01:13:03au fond
01:13:04quelle était
01:13:05l'origine
01:13:07et les conséquences
01:13:08de la polarisation
01:13:09de la société
01:13:10c'était un peu ça
01:13:13non ?
01:13:14et l'univers médiatique
01:13:16moi je constate
01:13:19cette polarisation
01:13:20croissante
01:13:20évidemment
01:13:21elle impacte
01:13:23nos métiers
01:13:23d'une certaine façon
01:13:25c'est peut-être
01:13:26le seul élément positif
01:13:27elle nous rend
01:13:28plus prudent
01:13:29plus attentif
01:13:31à ce qu'on dit
01:13:32que ce qu'on pouvait faire
01:13:33il y a 10, 15 ou 20 ans
01:13:35parce qu'on sait que
01:13:36dans l'univers numérique
01:13:38qui est le nôtre
01:13:39toutes les phrases
01:13:40comme les miennes
01:13:41c'est l'après-midi
01:13:41qui je vois
01:13:42qui circulent déjà
01:13:43et sont remontées
01:13:44découpées
01:13:45et diffusées sur les réseaux
01:13:46toutes les phrases
01:13:47peuvent être récupérées
01:13:48toutes les phrases
01:13:49peuvent être transformées
01:13:49en bandeaux
01:13:50de chaînes d'information
01:13:51ou de chaînes d'opinion
01:13:53quand on est un peu
01:13:54encore plus pour vous
01:13:56quand on est un acteur public
01:13:57mais y compris
01:13:58pour des journalistes
01:13:59un peu connus
01:14:00donc on a
01:14:02on a en tout cas
01:14:04je crois
01:14:04et encore plus
01:14:08pour nous
01:14:08l'audiovisuel public
01:14:10qui ça ne vous a pas échappé
01:14:11sommes devenus une cible
01:14:13un groupe
01:14:14et des sociétés à abattre
01:14:16donc on sait que
01:14:18nous avons
01:14:19un devoir
01:14:21de prudence
01:14:22redoublé
01:14:23sur la fusion
01:14:24et sur la holding
01:14:25j'avais fait un édito
01:14:27qui résumait
01:14:28à peu près
01:14:28ce que je pense
01:14:29sur
01:14:30au moment
01:14:30de la publication
01:14:31du rapport
01:14:32de Laurence Bloch
01:14:33c'est à dire
01:14:35que
01:14:35moi j'ai cru
01:14:38à un moment
01:14:38que
01:14:39que
01:14:40la fusion
01:14:41de Radio France
01:14:42et de France Télévisions
01:14:44pouvait donner
01:14:44de la force
01:14:45à l'ensemble
01:14:45et que pour résister
01:14:46il valait mieux
01:14:46être unis
01:14:48je pense que
01:14:49que les conditions
01:14:50on le voit aujourd'hui
01:14:52que les conditions politiques
01:14:53ne sont pas
01:14:55ne sont pas réunies
01:14:55pour ça
01:14:56et par ailleurs
01:14:58il y a quelque chose
01:14:58de spécifique
01:14:59à la radio
01:15:00à Radio France
01:15:01et dans la radio
01:15:02de service public
01:15:03je pense que
01:15:04ce n'est pas du tout
01:15:05pareil à France Télévisions
01:15:06France Télévisions
01:15:07serait dans l'ensemble
01:15:08et dans son corps social
01:15:09assez ravi
01:15:11de pouvoir absorber
01:15:12la radio
01:15:12et en tout cas
01:15:14ça poserait
01:15:15beaucoup moins de problèmes
01:15:15mais il y a quelque chose
01:15:16de
01:15:17il y a une fierté radiophonique
01:15:18si je puis dire
01:15:19il y a quelque chose
01:15:19qui est spécifique
01:15:20au métier de la radio
01:15:21et aussi
01:15:23à la fois
01:15:24dans l'accompagnement technique
01:15:26dans le soin de production
01:15:27voilà
01:15:28ici même
01:15:29Sybille Veil
01:15:31a rappelé hier
01:15:32la richesse
01:15:34des produits radiophoniques
01:15:35qui sont offerts
01:15:36et c'est
01:15:37quelque chose
01:15:38d'unique
01:15:39absolument unique
01:15:40en France
01:15:41évidemment
01:15:42mais en Europe
01:15:43aussi
01:15:43on a un trésor
01:15:45qui ne faut pas
01:15:47dissoudre
01:15:48oui alors
01:15:49je voudrais vous dire
01:15:50Madame Parmentier
01:15:50je suis un peu surpris
01:15:51quand même
01:15:52de votre insistance
01:15:53à questionner
01:15:54ces échanges privés
01:15:55à l'issue des
01:15:56enfin non
01:15:57je ne suis pas surpris
01:15:57mais je voudrais vous répondre
01:15:58avec une citation
01:15:59toute récente
01:16:00qui concerne
01:16:01ce qu'on a appelé
01:16:01l'affaire Brigitte Macron
01:16:02je cite
01:16:03ouvrez les guillemets
01:16:05je n'ai pas commenté
01:16:07un propos privé
01:16:07et je trouve
01:16:08qu'aller placer
01:16:09piéger des gens
01:16:10pour en faire une polémique
01:16:11me semble être très malsain
01:16:12si on met des micros partout
01:16:15si on écoute
01:16:15les propos privés
01:16:16des journalistes
01:16:17si on écoute
01:16:18les propos privés
01:16:19des journalistes
01:16:20des politiques
01:16:20des chefs d'entreprise
01:16:21etc
01:16:22on ne sera pas déçu
01:16:23du voyage
01:16:24parce que ce que tout le monde
01:16:25se raconte dans la vie
01:16:26n'a rien à voir
01:16:27avec les formes
01:16:27qu'on y met dans un propos public
01:16:29c'était sur l'antenne
01:16:30de RMC le 10 décembre
01:16:31et c'est signé
01:16:32du président délégué
01:16:33de votre groupe
01:16:34Sébastien Chenu
01:16:34je n'ai rien à ajouter
01:16:36pardon
01:16:38mais qu'est-ce qui vous permet
01:16:41de dire qu'il y avait
01:16:41une collusion politique
01:16:43madame Parmentier
01:16:44pour que votre thèse
01:16:47qui encore une fois
01:16:48ne repose que sur
01:16:49quelques bribes de phrases
01:16:51dans un échange
01:16:53d'une heure et demie
01:16:54dont je souhaite
01:16:55vivement que
01:16:56le reste des vidéos
01:16:57soit rendue publique
01:16:58pour voir que
01:16:59il n'y a ni collusion
01:17:00ni complicité
01:17:01ni rien du tout
01:17:02c'est la première fois
01:17:03de ma vie
01:17:03que j'ai rencontré
01:17:04monsieur Pierre Jouvet
01:17:05secrétaire général
01:17:06du parti socialiste
01:17:07quant à Luc Broussy
01:17:08ce que j'ai dit après
01:17:09si l'incorrect
01:17:11par hypothèse
01:17:13avait fait un travail
01:17:14qui n'était pas
01:17:15un travail manipulatoire
01:17:17et pensait
01:17:19qu'il était d'intérêt général
01:17:20de diffuser ces vidéos
01:17:21elle l'aurait diffusée
01:17:22les jours suivants
01:17:23deux mois après
01:17:26je ne m'en souviens pas
01:17:27je ne m'en souviens
01:17:28je ne m'en souviens pas
01:17:29mais ce dont je me souviens
01:17:30et ce que je vous ai dit
01:17:31tout à l'heure
01:17:32c'est qu'évidemment
01:17:3315 jours après
01:17:35ce qu'on a appelé
01:17:36l'affaire Dati
01:17:36c'est-à-dire l'incident
01:17:37qui m'a opposé
01:17:38à la ministre de la Culture
01:17:39sur le plateau
01:17:40de cet avou
01:17:40je me souviens
01:17:42qu'on en a
01:17:42abondamment parlé
01:17:44et si on en a parlé
01:17:45c'est que l'histoire
01:17:47se retournait contre elle
01:17:48et d'ailleurs
01:17:48l'incident de cet avou
01:17:51a en partie contribué
01:17:53au fait que Renaissance
01:17:54n'a pas accordé
01:17:56son soutien
01:17:56à madame Dati
01:17:57pour la mairie de Paris
01:17:58mais pour répondre aussi
01:17:59à madame Duby-Buller
01:18:00qui m'a interrogé là-dessus
01:18:03j'aurais aimé
01:18:05pouvoir vous répondre
01:18:06mais je n'ai pas de souvenirs
01:18:08de la façon
01:18:10dont j'ai réagi après
01:18:11mais de toute façon
01:18:13pour connaître
01:18:14ma pratique journalistique
01:18:16et pour connaître
01:18:17celle de Thomas Legrand
01:18:18qui va me succéder
01:18:20à ce fauteuil
01:18:21pour moi
01:18:22il n'y a aucun doute
01:18:24on n'était pas
01:18:26dans un état d'esprit
01:18:27complotiste
01:18:29ou dans l'idée
01:18:30de peser
01:18:31de quelconque façon
01:18:32sur l'opinion
01:18:33dans le but
01:18:34de faire échouer
01:18:35madame Dati
01:18:36pas plus
01:18:37que de faire réussir
01:18:39le parti socialiste
01:18:40et je vous ai donné
01:18:41tout à l'heure
01:18:41lecture
01:18:42de quelques éditos
01:18:43de quelques écrits
01:18:44à la fois de Thomas Legrand
01:18:45et de mes éditos
01:18:46à moi
01:18:46qui montrent que
01:18:47franchement
01:18:48la collusion
01:18:49et la façon
01:18:51d'interférer
01:18:51sur l'opinion
01:18:52pour favoriser
01:18:53le parti socialiste
01:18:54elle est quand même
01:18:54extrêmement légère
01:18:55à quoi je n'ai pas répondu
01:18:56est-ce qu'on nous
01:18:57pardon
01:18:58madame la députée
01:18:59est-ce qu'il arrive souvent
01:19:00quand on vous convoque
01:19:01pour vous engueuler
01:19:02non
01:19:03pardon
01:19:04c'est un résumé
01:19:04un peu brutal
01:19:05on n'était pas convoqué
01:19:08pour se faire engueuler
01:19:10mais simplement
01:19:11les gens
01:19:12qui représentaient
01:19:13le parti socialiste
01:19:13trouvaient que
01:19:14Thomas Legrand
01:19:16et moi
01:19:17on ne comprenait pas
01:19:19vraiment
01:19:20etc
01:19:20encore une fois
01:19:22on est dans des discussions
01:19:23à bâton rompu
01:19:24avec les responsables politiques
01:19:25comme on peut en avoir
01:19:26dans toutes les formations politiques
01:19:28mais il n'y avait pas un but
01:19:29de réprimande
01:19:32vous aviez un scoop
01:19:33vous n'avez rien fait
01:19:35oui alors
01:19:37d'abord
01:19:37honnêtement
01:19:39je pense qu'on aurait pu dire
01:19:41que c'était un scoop
01:19:41si on était au niveau dessus
01:19:43au sein du parti socialiste
01:19:46et puis deuxièmement
01:19:47c'est le bras droit
01:19:48du premier plan
01:19:49oui enfin
01:19:50c'était moi
01:19:51dans mon souvenir
01:19:54dans mon souvenir
01:19:54c'était pas aussi net
01:19:56et par ailleurs
01:19:57et par ailleurs
01:19:58je n'avais plus d'antenne
01:20:00et par ailleurs
01:20:01je n'avais plus d'antenne
01:20:02non non je n'avais plus d'antenne
01:20:03c'était mon premier jour de congé
01:20:08non mais c'est vrai
01:20:09j'avais arrêté les éditos
01:20:11on a compris votre réponse
01:20:12maintenant il y avait la question
01:20:13de notre collègue Tchécoli
01:20:14voilà
01:20:15oui monsieur
01:20:18oui pardon
01:20:18oui je
01:20:20pardon
01:20:21je ne suis pas une personnalité politique
01:20:22je ne suis pas un élu
01:20:24enfin je veux dire
01:20:24c'est pas le même statut quoi
01:20:26on peut avoir des exigences supérieures
01:20:29sur un plan citoyen
01:20:31avec les responsables politiques
01:20:32qu'avec les journalistes
01:20:35même pardon
01:20:35même avec les journalistes
01:20:36de l'audiovisuel public
01:20:37je dis pas que ça donne
01:20:39tous les droits
01:20:40de surveillance
01:20:41ou d'espionnage
01:20:42des élus
01:20:43ou des personnalités politiques
01:20:44mais en tout cas
01:20:44on n'est pas exactement
01:20:46sur le même plan
01:20:46et en tout cas
01:20:47moi je n'ai pas fait
01:20:48ce métier
01:20:49pour être connu
01:20:51ni pour être attaqué
01:20:52ni pour être
01:20:53interrogé
01:20:56dans le cadre
01:20:56d'une commission d'enquête
01:20:57je pensais que jamais
01:20:58ça ne m'arriverait
01:21:00sur le pluralisme
01:21:03il y a une réponse
01:21:06qui est d'abord réglementaire
01:21:09légale
01:21:10je crois que ça a été rappelé
01:21:12assez souvent
01:21:13dans les auditions
01:21:14de cette commission
01:21:15on est tenu
01:21:16à des équilibres stricts
01:21:18le plus souvent d'ailleurs
01:21:19et ça vaut particulièrement
01:21:21pour cet avou
01:21:23plus encore
01:21:25sur France 5
01:21:25plus encore
01:21:26que pour France Inter
01:21:27qui a une antenne
01:21:28assez large
01:21:29ouverte
01:21:30avec de multiples fenêtres
01:21:32d'exposition politique
01:21:34pour cet avou
01:21:35il arrive que
01:21:36nous nous
01:21:37auto-censurions
01:21:39en quelque sorte
01:21:39enfin en tout cas
01:21:40que nous nous empêchions
01:21:41d'inviter
01:21:42des personnalités
01:21:43qui sont
01:21:45dans l'actualité politique
01:21:46pour cause de débords
01:21:47de temps de parole
01:21:47et c'est une contrainte
01:21:49qui est parfois
01:21:50un crève-cœur
01:21:50qui est épouvantable
01:21:51je me souviens
01:21:52à la fin de l'an dernier
01:21:56enfin à chaque fin de trimestre
01:21:57le problème se pose
01:21:58et c'est quelque chose
01:22:00qui nous handicap
01:22:01considérablement
01:22:02et pour ce qui est
01:22:05de l'équilibre
01:22:05et de l'impartialité
01:22:07je crois que je vous ai
01:22:07répondu un peu
01:22:08à la façon
01:22:10dont je concevais
01:22:11ce métier
01:22:13je vous ai expliqué
01:22:14tout à l'heure
01:22:14éditorialiste
01:22:15c'est une fonction
01:22:18particulière
01:22:19pour laquelle
01:22:19je n'avais pas
01:22:20une vocation précise
01:22:21j'en avais l'image
01:22:23aussi longtemps
01:22:24de quelqu'un
01:22:25qui
01:22:26enfin parfois
01:22:28le grand public
01:22:29a l'image
01:22:29de quelqu'un
01:22:29qui donne son opinion
01:22:30et je vous ai dit
01:22:32tout à l'heure
01:22:32à quel point
01:22:32d'une part
01:22:33ça n'est pas ma conception
01:22:35et d'autre part
01:22:35je n'ai pas d'opinion
01:22:36sur tout
01:22:36donc c'est un
01:22:38métier particulier
01:22:41où on peut
01:22:41avoir
01:22:43un parti pris
01:22:46à condition
01:22:49et le fait
01:22:51que quand
01:22:51ce parti pris
01:22:53et cette
01:22:54démonstration
01:22:56est particulièrement
01:22:57argumentée
01:22:58mais sinon
01:22:58j'essaye toujours
01:22:59de trouver
01:23:00dans l'analyse
01:23:02dans la démonstration
01:23:03que je fais
01:23:03un équilibre
01:23:04qui ménage
01:23:05des points de vue
01:23:06en tout cas
01:23:06où chacun
01:23:07pourrait retrouver
01:23:08les arguments
01:23:09des autres
01:23:10directeur de l'information
01:23:11c'est une fonction
01:23:12très importante
01:23:14dans les rédactions
01:23:15qui souvent
01:23:17qui gère
01:23:18à la fois
01:23:19les effectifs
01:23:20les recrutements
01:23:23les places
01:23:25de qui fait quoi
01:23:26etc
01:23:26et puis aussi
01:23:27souvent
01:23:28plutôt comme
01:23:29directeur de la rédaction
01:23:30qui pilote
01:23:31les conférences
01:23:32de rédaction
01:23:33qui détermine
01:23:33les menus
01:23:34d'actualité
01:23:34les menus
01:23:36avec d'autres
01:23:37de façon collective
01:23:39les menus
01:23:39des matinales
01:23:40des journaux
01:23:41d'information
01:23:41etc
01:23:41c'est une fonction
01:23:42très importante
01:23:43sur la violence
01:23:44elle
01:23:46moi
01:23:47enfin c'est très personnel
01:23:48ma réponse
01:23:48je perçois un décalage
01:23:49entre ce qu'on voit
01:23:50sur les écrans
01:23:52et sur les réseaux sociaux
01:23:54où effectivement
01:23:54il y a
01:23:55un univers médiatique
01:23:56et numérique
01:23:57de grande violence
01:23:58et ce qu'il y a
01:24:00dans la
01:24:01dans la vraie vie
01:24:02je
01:24:03continue
01:24:05malgré
01:24:07les polémiques
01:24:08qui peuvent m'entourer
01:24:09de mener une vie
01:24:11à peu près normale
01:24:11sans être
01:24:12sans être
01:24:14sans être
01:24:16agressé
01:24:16ou sans me sentir
01:24:17menacé
01:24:17à tous les coins
01:24:18de rue
01:24:18donc
01:24:18voilà
01:24:21mais
01:24:22mais évidemment
01:24:24on n'est pas
01:24:25dans un univers
01:24:25aussi apaisé
01:24:27que celui
01:24:27que j'ai pu connaître
01:24:28au début
01:24:29au début
01:24:30de ma carrière
01:24:30sur
01:24:33sur
01:24:33sur
01:24:36l'égalité de traitement
01:24:37ça madame
01:24:38met
01:24:38les citoyens
01:24:39l'égalité de traitement
01:24:40oui
01:24:41votre question
01:24:41portait sur le label
01:24:43vous voulez vraiment
01:24:45attirer des ennuis
01:24:46encore
01:24:47non
01:24:49moi j'ai fait
01:24:50écoutez
01:24:50j'ai fait un édito
01:24:51vous l'avez cité
01:24:51on était au tout début
01:24:53de la polémique
01:24:54c'était au lendemain
01:24:54de
01:24:55quelques jours
01:24:58après qu'Emmanuel Macron
01:24:59ait remis ça
01:25:00sur la table
01:25:01d'ailleurs il l'a remis
01:25:02sur la table
01:25:02c'était pas
01:25:02apparemment à son initiative
01:25:04mais c'était
01:25:05en répondant
01:25:06à l'accueil
01:25:07que lui avait fait
01:25:08la présidente du groupe
01:25:10Ebra
01:25:11dans les Vosges
01:25:12où il répondait
01:25:12à un ensemble
01:25:13de lecteurs du quotidien
01:25:15et
01:25:15elle s'enorgueillissait
01:25:19d'être le premier groupe
01:25:20de presse français
01:25:20à être labellisé
01:25:21et Emmanuel Macron
01:25:23le président
01:25:23lui avait répondu
01:25:25en disant que c'était
01:25:25une initiative positive
01:25:26je continue de penser
01:25:28que c'est une initiative
01:25:28positive
01:25:29mais je vois bien
01:25:30pardon
01:25:32l'audiovisuel public
01:25:36a je pense
01:25:38on le voit ici
01:25:40un devoir
01:25:42d'exemplarité
01:25:44je dis on le voit ici
01:25:46parce que
01:25:47à cause des questions
01:25:49qui lui sont posées
01:25:50et qui sont
01:25:51plus acérées
01:25:53que pour
01:25:53aucun autre média
01:25:55ce qui me paraît
01:25:56normal
01:25:56compte tenu
01:25:56du fait
01:25:58que ce soit
01:25:58de l'argent public
01:25:59mais on est
01:26:01on a
01:26:02je pense
01:26:03dans
01:26:04la conversation
01:26:07publique
01:26:08dans
01:26:09la fabrique
01:26:10de l'information
01:26:12et dans
01:26:13la nécessité
01:26:15de rester
01:26:15un pôle
01:26:17de référence
01:26:17pour les citoyens
01:26:19lecteurs
01:26:20auditeurs
01:26:20téléspectateurs
01:26:21quelque chose
01:26:23d'absolument
01:26:23essentiel
01:26:24et primordial
01:26:25et on a
01:26:26en permanence
01:26:28ramené
01:26:28à ces
01:26:29obligations
01:26:30merci
01:26:30merci monsieur
01:26:31couen
01:26:31simplement pour
01:26:32peut-être
01:26:33reprendre
01:26:33les différentes
01:26:34questions
01:26:34de mes collègues
01:26:35notamment du
01:26:36président
01:26:36j'ai du mal à
01:26:37comprendre pourquoi
01:26:38vous refusez de nous
01:26:39répondre sur votre
01:26:39rémunération
01:26:40vous évoquez un contrat
01:26:41privé passé avec
01:26:42media one
01:26:43mais vous n'êtes pas
01:26:44sans savoir que
01:26:44media one
01:26:45bénéficie
01:26:46des concours
01:26:47publics
01:26:47donc en fait
01:26:48l'argent que
01:26:48media one
01:26:49vous verse
01:26:50c'est
01:26:50les impôts des
01:26:52français
01:26:52plus précisément
01:26:52la tva
01:26:53des français
01:26:54pourquoi est-ce que
01:26:55vous voulez pas nous
01:26:55indiquer le salaire
01:26:57qui vous est versé
01:26:58au titre
01:26:59d'ailleurs
01:27:00du service public
01:27:01parce que c'est mon
01:27:03droit monsieur le
01:27:04rapporteur
01:27:04voilà pour cette
01:27:05audition de patrick
01:27:06cohen par la
01:27:07commission d'enquête
01:27:08sur la neutralité
01:27:09le fonctionnement
01:27:09le financement
01:27:10de l'audiovisuel
01:27:11public
01:27:12à très bientôt
01:27:12sur lcp
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