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  • il y a 22 minutes
L'étude Santé-Course, menée par l'Institut de recherche pour le développement et l'Institut national d'études démographiques (INED), en partenariat avec de nombreux acteurs associatifs dont des collectifs de livreurs et Médecins du monde, qui porte sur 1 004 livreurs interrogés entre janvier et mai 2025 à Bordeaux et à Paris vient de sortir et elle révèle un univers de livreurs à vélo sans papiers, précarisés et exploités...
Regardez Un point, c'est tout avec Isabelle Saporta du 01 avril 2026.

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Transcription
00:00Vous qui nous écoutez, vous ferez peut-être appel à leur service à midi pour votre déjeuner ou ce soir
00:06ou ce week-end.
00:07Ce sont les livreurs à vélo. On les voit partout, surtout dans les grandes villes et les agglomérations.
00:11On imagine aisément qu'ils roulent beaucoup et pas sur l'or.
00:14Eh bien, une étude vient le confirmer.
00:16Isabelle Saporta, elle a été menée, cette étude, sur un peu plus d'un millier de livreurs à Paris et
00:20à Bordeaux.
00:21Et elle révèle quoi ? Un univers de personnes sans papier, précarisées et exploitées.
00:26Oui, c'est fou comme l'immigration illégale, elle fait beaucoup moins peur quand il s'agit d'esclavagiser des
00:31migrants sans papier
00:32pour qu'ils pédalent de nuit, de jour sous la pluie, la neige ou le vent, histoire de nous apporter
00:37FISA, notre dîner, enfin, celui des citadins.
00:40C'est marrant là, on ne se pose plus trop la question de savoir s'ils sont sous OQTF, obligation
00:44de quitter le territoire français, ou pas, ces sans-papiers.
00:47Pourtant, les deux tiers de ces forces amodernes sont sans titre de séjour.
00:51Sauf que dans ces moments-là, on est juste bien content de les avoir sous la main, ces migrants illégaux.
00:56On ne se préoccupe pas trop non plus de savoir combien d'heures ils travaillent par semaine.
00:59Ça pourrait nous couper l'appétit de savoir qu'ils s'échinent 63 heures hebdomadaires sur leur vélo, soit près
01:05de deux fois nos 35 heures légales.
01:07Et ce, pour un peu plus de 3 euros net de l'heure, soit plus de 3 fois moins que
01:11le SMIC net horaire en France.
01:13Bien entendu, comme ils sont illégaux, ils sont entre les mains de profiteurs de pauvreté, qui, ayant des papiers en
01:19règle, leur soulouent un compte qui devient leur sésame pour travailler.
01:23Une sous-location que ces exploiteurs leur facturent plus de 500 euros par mois.
01:27Et comme la sous-location est illégale, elle ne vaut pas preuve de travail, ce qui les maintient dans l
01:32'illégalité et la précarité.
01:35On continue à regarder ailleurs où on ouvre enfin les yeux sur ce fléau.
01:39Un point s'étouffe, merci.
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