00:00Vous qui nous écoutez, vous ferez peut-être appel à leur service à midi pour votre déjeuner ou ce soir
00:06ou ce week-end.
00:07Ce sont les livreurs à vélo. On les voit partout, surtout dans les grandes villes et les agglomérations.
00:11On imagine aisément qu'ils roulent beaucoup et pas sur l'or.
00:14Eh bien, une étude vient le confirmer.
00:16Isabelle Saporta, elle a été menée, cette étude, sur un peu plus d'un millier de livreurs à Paris et
00:20à Bordeaux.
00:21Et elle révèle quoi ? Un univers de personnes sans papier, précarisées et exploitées.
00:26Oui, c'est fou comme l'immigration illégale, elle fait beaucoup moins peur quand il s'agit d'esclavagiser des
00:31migrants sans papier
00:32pour qu'ils pédalent de nuit, de jour sous la pluie, la neige ou le vent, histoire de nous apporter
00:37FISA, notre dîner, enfin, celui des citadins.
00:40C'est marrant là, on ne se pose plus trop la question de savoir s'ils sont sous OQTF, obligation
00:44de quitter le territoire français, ou pas, ces sans-papiers.
00:47Pourtant, les deux tiers de ces forces amodernes sont sans titre de séjour.
00:51Sauf que dans ces moments-là, on est juste bien content de les avoir sous la main, ces migrants illégaux.
00:56On ne se préoccupe pas trop non plus de savoir combien d'heures ils travaillent par semaine.
00:59Ça pourrait nous couper l'appétit de savoir qu'ils s'échinent 63 heures hebdomadaires sur leur vélo, soit près
01:05de deux fois nos 35 heures légales.
01:07Et ce, pour un peu plus de 3 euros net de l'heure, soit plus de 3 fois moins que
01:11le SMIC net horaire en France.
01:13Bien entendu, comme ils sont illégaux, ils sont entre les mains de profiteurs de pauvreté, qui, ayant des papiers en
01:19règle, leur soulouent un compte qui devient leur sésame pour travailler.
01:23Une sous-location que ces exploiteurs leur facturent plus de 500 euros par mois.
01:27Et comme la sous-location est illégale, elle ne vaut pas preuve de travail, ce qui les maintient dans l
01:32'illégalité et la précarité.
01:35On continue à regarder ailleurs où on ouvre enfin les yeux sur ce fléau.
01:39Un point s'étouffe, merci.
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