00:00Oui, parce que ce soir, un juge fédéral ordonne à l'administration Trump de suspendre la construction de la salle
00:05de balle.
00:06Salle de balle pour laquelle, je vous le rappelle, Trump a fait détruire une aile entière de la Maison-Blanche
00:10au bulldozer pour y accueillir à peu près 1000 personnes.
00:13Ça coûte 400 millions de dollars. Le juge dit stop et il motive sa décision comme ceci.
00:17Le président des États-Unis est le gardien de la Maison-Blanche. Il n'en est cependant pas le propriétaire.
00:23Sauf qu'on va voir des images de Donald Trump expliquées qu'en réalité, les travaux de la salle de
00:27balle, vous avez un but bien précis,
00:28c'est qu'en dessous de la salle de balle, voilà les plans de Donald Trump qu'il a brandi,
00:32notamment dans Air Force One.
00:34En dessous de la salle de balle, il y a un bunker qui était prévu pour être construit.
00:39Et précisément, c'est pour ça, et on parlait juste avant la pause de la menace des drones,
00:43ce bunker, il était notamment censé résister aux attaques de drones et un certain nombre d'attaques ce soir.
00:49Philippe Carsanti, c'est quoi ? C'est un des projets pharaoniques de Trump qui s'effondre ce soir ?
00:54Non, je ne pense pas. D'abord, il faut savoir que les 400 millions de dollars, ce n'est pas
00:58de l'argent public.
00:59Donc c'est très important à préciser, c'est de l'argent privé qui financera et qui fera donc un
01:03cadeau à la Maison-Blanche.
01:05Et en même temps, je crois que c'est important de moderniser un édifice fédéral.
01:09De moderniser un édifice fédéral. Les États-Unis ont besoin, Ulysse Gosset, par exemple,
01:14la Maison-Blanche a besoin aujourd'hui de construire, et on verra des images dans un instant,
01:18de construire un nouveau bunker. Alors je ne vais pas dire que c'est un lien direct avec l'Iran
01:21et avec ce qui se passe aujourd'hui,
01:23mais en fonction de toutes les menaces que l'on connaît.
01:26Écoutez, franchement, jusqu'à preuve du contraire, la Maison-Blanche n'est pas menacée par un tir de missile.
01:32Bon, sauf s'il y avait une guerre nucléaire, bien sûr.
01:34Mais dans ce cas-là, le président des États-Unis serait évacué de la Maison-Blanche immédiatement, il n'y
01:38resterait pas.
01:39Non, sur la salle de balle, Trump a clairement vu qu'il pourrait rester dans l'histoire
01:45comme celui qui aurait fait construire la plus grande salle de balle de la Maison-Blanche,
01:50destinée à accueillir 600 à 1 000 invités.
01:53Ce qui lui a été reproché, c'est de ne pas avoir consulté toutes les associations qui sont là pour
01:58gérer l'héritage
02:00et les associations qui sont chargées de la préservation de l'héritage du peuple américain.
02:09Parce que ce n'est pas la maison de Trump, de Biden ou de Clinton, c'est la maison du
02:12peuple.
02:13Et donc, le fait qu'il décide sans consultation, sans demander l'avis d'architecte indépendant, etc.,
02:20de décider du jour au lendemain, c'était un petit peu le fait du prince.
02:23Et c'est la raison pour laquelle il y a eu beaucoup d'opposition à ce projet.
02:27L'histoire du bunker, ça ne justifie pas tout.
02:29Et clairement, c'est plus une salle de balle.
02:31Je vous montre les images, parce qu'il y avait déjà un bunker.
02:33Images de nos documents Ligne Rouge, il y avait déjà un bunker à la Maison-Blanche.
02:37Et la volonté, visiblement, d'en construire un deuxième. Regardez.
02:40Un bunker datant de la Seconde Guerre mondiale est situé sous le bâtiment principal.
02:46Il y a officiellement un bunker dans lequel le président peut se réfugier en cas d'attaque.
02:53Ce qui m'a frappé lorsque j'étais en poste à Washington,
02:57c'est qu'il y a eu des gros travaux vers 2010-2011.
03:00C'est des travaux qui étaient secrets.
03:02Le secrétaire de presse de l'époque avait refusé de donner quelques détails que ce soit
03:08et nous avait renvoyé vers le Secret Service qui avait dit qu'il n'y avait pas de commentaire.
03:13Ronald Kessler est un ancien journaliste du Washington Post.
03:17Pour un livre consacré au Secret Service, il a reçu le témoignage de nombreux agents
03:22et certains lui ont révélé l'existence d'un second bunker.
03:31Ce qui se passait était top secret.
03:33Mais j'ai reçu les preuves qu'en réalité était creusé sur 4 ou 5 étages de profondeur
03:39un nouveau bunker afin de permettre à tout le personnel de la Maison Blanche
03:43de s'y réfugier en cas d'attaque, comme celle du 11 septembre.
03:53Et visiblement, il y avait besoin de nouveaux travaux, Jérôme Klesch.
03:56La Maison Blanche, tout à l'heure, quand tu dises Gosset, disait
03:58« Normalement, la Maison Blanche, une attaque de missiles, ce n'est pas pour demain. »
04:02Vous avez levé les yeux.
04:03Je ne sais pas ce qu'il y avait derrière ce levage de sourcils.
04:05Pas du tout.
04:07Effectivement, l'attaque de la Maison Blanche avec une frappe nucléaire,
04:11effectivement, ça paraît un petit peu exorbitant.
04:13L'enjeu, c'est sans doute là, plus que la protection elle-même,
04:17encore que, l'idée de véhiculer l'image qu'il y a un président inatteignable.
04:23À l'heure où il y a des changements de régime,
04:25à l'heure où on sait que faire tomber le dirigeant,
04:29c'est peut-être avoir l'emporter sur le plan stratégique,
04:34montrer que le président et de toute façon que la tête du pouvoir est inaccessible,
04:39c'est un message de dominance en soi.
04:42Et si vous regardez ce qui se passe du côté russe,
04:44le président russe aussi, à cette débauche de moyens de protection,
04:47qui fait que, si toutefois on se disait qu'en ébranlant le régime russe,
04:51on arriverait, pourquoi pas, à mettre fin à la guerre en Ukraine
04:55et à faire tomber tout ce régime pour que ceux qui tiennent,
04:59les tenants d'une alternative en Russie prennent le pouvoir,
05:02eh bien, j'allais dire, ça dissuade.
05:05Parce qu'on se dit que ce pouvoir est inatteignable.
05:07C'est sans doute plus ce message, en termes de guerre informationnelle,
05:10qui fait sens, que la protection elle-même.
05:13Parce qu'avant qu'on en arrive, et c'est pour ça que je vais aller un peu les yeux
05:16au ciel,
05:16qu'on arrive à cette ascension aux extrêmes,
05:20j'allais dire, il va s'en passer, mais je n'ose plus peut-être le dire.
05:23Parce que quand on voit la surenchère de moyens conventionnels
05:28engagés dans des guerres dont on ne sait pas vraiment quelle peut être l'issue,
05:31entre le tout ça pour ça et le désastre,
05:33ça peut aller vite.
05:34Souvenez-vous quand même que Vladimir Poutine,
05:37à l'époque de la guerre en Ukraine
05:38et du premier, j'allais dire, des premiers échecs qu'il a rencontrés,
05:43alors même qu'il ne s'attendait sans doute pas à rencontrer une telle résistance,
05:46il a envisagé, on ne le rappelle pas assez,
05:48d'utiliser le nucléaire tactique.
05:50C'est quand même les Chinois qui ont retenu la main.
05:52On ne s'en souvient plus, mais ça a quand même,
05:54à un moment donné, pénétré le cerveau d'un dirigeant.
05:57Le nucléaire tactique, pour nos téléspectateurs, je le rappelle quand même,
06:01c'est Hiroshima.
06:02Ça se compte en dizaines de kilotonnes.
06:04Donc, vous voyez, l'imaginer, la déflagration, sans mauvais jeu de mots,
06:08que ça pourrait causer.
06:09Donc, voilà, l'ascension aux extrêmes,
06:12on n'en est peut-être pas encore totalement prémunis,
06:14totalement exonérés,
06:16et effectivement, véhiculer l'image que le centre de pouvoir
06:19pourrait encore survivre à ça,
06:20c'est déjà un marqueur de puissance.
06:22Vous le disiez, on n'en est pas là.
06:23Ce soir, ce qui nous intéresse aussi, c'est la colère de Donald Trump,
06:25et c'est pour ça qu'on vous a invité, Philippe Kersanti,
06:27pour comprendre pourquoi Trump est en colère contre nous.
06:29Je lis Trump dans le texte aujourd'hui.
06:32La France a refusé que des avions chargés de matériel militaire à destination d'Israël
06:36survolent son territoire.
06:38Elle s'est montrée très peu coopérative face au boucher de l'Iran,
06:41qui a pourtant été éliminé.
06:43Les États-Unis n'oublieront pas,
06:45s'est signé président Donald J. Trump.
06:48Pourquoi est-ce qu'il nous attaque comme ça, Donald Trump ?
06:50C'est quoi le problème ?
06:51Alors d'abord, je tiens à dire que je vous ai écouté toute la soirée,
06:53et j'ai vu qu'il y a eu des flottements en disant,
06:55oui, est-ce que ces avions ont vraiment été interdits ?
06:57J'ai consulté l'ambassade à Paris,
07:00qui avait elle-même consulté Washington pour être précis.
07:03Oui, effectivement, les avions chargés d'armes pour Israël
07:07ont été empêchés de survoler le territoire français.
07:10C'est la première chose qui est très importante.
07:12Les avions américains chargés d'armes américaines à destination d'Israël
07:15n'ont pas une autorisation de survoler la France ?
07:17Absolument.
07:18Voilà, ça c'est la première chose.
07:20Maintenant, si on veut voir d'un point de vue global et géopolitique et géostratégique,
07:24en fait, on a aujourd'hui le monde libre,
07:27qui est représenté par les États-Unis, Israël,
07:32et actuellement, étonnamment,
07:34toutes les monarchies du Golfe qui ont compris qui était l'adversaire,
07:37et on a un axe Iran, Moscou, Chine,
07:41qui a tout intérêt non seulement à faire perdre les États-Unis,
07:45mais aussi à faire durer la guerre.
07:46Et aujourd'hui, la situation qu'on ne comprend pas à Washington,
07:49et là-dessus, je suis vraiment le porte-parole de cette sensation,
07:53c'est de vous dire, on est en train de nous dire,
07:54voilà, écoutez, l'Iran a martyrisé la planète depuis 47 ans de tous côtés.
08:00On a les soldats français, on a eu les attentats en France,
08:03on a même récemment peut-être une tentative d'attentats en France,
08:05on l'a eu dans le monde entier.
08:06On a bien vu comment ils se sont lâchés sur les pays voisins.
08:10Aujourd'hui, il y a deux camps, très clairement.
08:13Il y a le camp qui se mettra du côté du monde libre,
08:15et il y a le camp qui se mettra,
08:18ou qui aura une forme de joie mauvaise,
08:20à voir les États-Unis échouer.
08:22Et vous dites que la France doit choisir ?
08:23Je dis que la France doit choisir.
08:25J'ai entendu ce que vous disiez, Mme Vidal,
08:27je comprends que vous disiez qu'aujourd'hui,
08:29nous ne sommes pas en mesure d'entrer dans le combat,
08:33mais d'une façon ou d'une autre,
08:35à un moment donné, il faudra choisir son camp.
08:38C'est vraiment...
08:38Et encore une fois, et je pense aussi à ce qui se passe en Ukraine,
08:42l'axe Pékin-Moscou-Téhéran est notre adversaire,
08:45et on peut même rajouter la Corée du Nord-Lauté.
Commentaires