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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans cette émission. La suite de l'actualité sur CNews cet après-midi.
00:00:05On parlera évidemment des réactions à la longue intervention de Pete Exef, le secrétaire à la guerre américain, il y
00:00:11a quelques minutes encore.
00:00:12On en parlera d'ailleurs avec vous, Dora Abdelrazik, vous êtes notre consultante pour les questions internationales, ainsi que Mehdi
00:00:18Raich qui est là.
00:00:19Bonjour Mehdi, bienvenue sur ce plateau, Judith Vintrop, grand reporter au Figaro Magazine, merci d'être là.
00:00:24Et évidemment, votre cher Yoann Uzaï, il sera question de ça des municipales et du respect ou pas des conventions
00:00:32républicaines.
00:00:33On verra que dans une commune d'Île-de-France, un élu par exemple n'a pas jugé utile de
00:00:36se lever au moment de la Marseillaise,
00:00:39là où on pousse des cris d'orfraie quand les maires rassemblements nationaux, nouvellement élus, enlèvent le drapeau européen de
00:00:48la façade de leur mairie.
00:00:49Toutes choses qu'on commentera ensemble, bien évidemment, mais pour l'heure, il est 15h, c'est avec vous, le
00:00:53journal Félicité Kindokish.
00:00:55Les prochains jours de la guerre, donc menés par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, seront décisifs.
00:01:00C'est ce qu'affirme le ministre de la Défense et le chef d'état-major américain,
00:01:04qui était conjointement en conférence de presse au Pentagone, il y a quelques minutes seulement.
00:01:09Absolument, Epic Exet a déclaré que les Américains continueront à frapper les sites de production de missiles iraniens
00:01:16dans l'objectif de détruire leurs stocks et empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
00:01:20Alors pour cela, aucune option de troupes au sol n'est écartée,
00:01:24mais l'objectif premier est bien sûr d'aboutir à un accord.
00:01:28Pour cela, une condition, dit-il, que l'Iran soit sage et signe.
00:01:32Il a déclaré que les négociations en cours avancent,
00:01:35en ajoutant néanmoins que le détroit d'Hormuz n'est pas seulement le problème des Américains.
00:01:39Selon lui, les autres pays devraient apprendre à se battre par eux-mêmes.
00:01:42Et Donald Trump, lui-même, a eu des mots très durs cette dernière heure,
00:01:47à l'encontre de la France notamment, et de son attitude dans cette guerre.
00:01:51Le président américain juge que la France se montre très peu coopérative
00:01:55et critique l'interdiction de survol du territoire.
00:01:58Il a écrit sur son réseau Social Truth, je cite,
00:02:01« La France n'a pas laissé des avions à destination d'Israël, chargés d'équipements militaires, survoler le territoire
00:02:06français.
00:02:07La France, très peu coopérative en ce qui concerne le boucher iranien qui a été éliminé avec succès. »
00:02:13En Iran, des frappes ont donc touché et mis hors service une usine de désalinisation sur l'île de Keshm.
00:02:19Elle est située dans le détroit d'Hormuz.
00:02:21« La zone stratégique est très mouvementée.
00:02:24Ces dernières heures, certains pétroliers sont attaqués, comme celui-ci, sous pavillon cohetien,
00:02:28touchés par une frappe de drone près du port de Dubaï,
00:02:31tandis que la Chine a été autorisée par l'Iran à faire traverser trois pétroliers et deux porte-conteneurs ce
00:02:36matin.
00:02:36Pékin a ainsi exprimé sa gratitude. »
00:02:39« Et puis les Américains ont aussi endommagé un bâtiment religieux du nord-ouest de l'Iran,
00:02:43ainsi que plusieurs sites militaires qui ont été visés dans le centre d'Encore de la Nuit. »
00:02:48« Oui, des explosions ont retenti cette nuit à Téhéran,
00:02:52provoquant par endroits des coupures d'électricité et à Ispahan.
00:02:56Plusieurs attaques à la bombe anti-bunker laissaient apparaître d'énormes panaches de fumée flamboyantes,
00:03:01des bombardements ciblés qui surviennent après que Donald Trump a renouvelé ces menaces
00:03:05si les discussions entre Washington et Téhéran n'aboutissaient pas rapidement. »
00:03:10« Michael Dos Santos. »
00:03:12De fortes explosions qui illuminent le ciel d'Ispahan.
00:03:16Ces frappes, partagées par Donald Trump sur son réseau social,
00:03:19ont été menées cette nuit par l'armée américaine.
00:03:22Cette opération pourrait avoir pour objectif un important site nucléaire iranien.
00:03:27Selon le Wall Street Journal, des bombes anti-bunkers d'environ 900 kilos
00:03:32auraient été utilisées pour atteindre ces installations souterraines.
00:03:36La IEA estime que près de 440 kilos d'uranium enrichi,
00:03:40essentiel à la fabrication de la bombe nucléaire,
00:03:43y est stockée à environ 200 mètres de profondeur.
00:03:46En face, Téhéran reste vague sur les cibles touchées par ces frappes américaines.
00:03:51« Les informations initiales indiquent que des sites militaires à Ispahan ont été visés. »
00:03:55En février dernier, des images satellites ont révélé
00:03:58que deux des trois entrées du site d'Ispahan avaient été ensevelies.
00:04:02Objectif, atténuer les effets d'éventuelles frappes aériennes,
00:04:05mais aussi rendre difficile l'accès au site.
00:04:08Donald Trump menace toujours d'envoyer des troupes au sol
00:04:11pour récupérer cet uranium.
00:04:13Une opération écartée par le passé, car jugée trop dangereuse.
00:04:17Un mot à présent de l'arrivée d'Emmanuel Macron au Japon.
00:04:21Visite qui vise à renforcer les partenariats entre les deux pays.
00:04:26Des ententes avec son homologue japonais qui concernent le nucléaire civil
00:04:30ou l'innovation technologique et spatiale,
00:04:32également perturbée par la guerre au Moyen-Orient.
00:04:35Les discussions économiques et politiques auront lieu demain.
00:04:38Le président a précisé qu'il s'entretiendra en particulier
00:04:41avec la nouvelle première ministre, Sanae Takahichi,
00:04:43première femme à la tête de l'archipel.
00:04:46Et puis, la mobilisation des routiers se poursuit
00:04:49aux quatre côtes de la France d'ailleurs.
00:04:51Depuis hier, mieux vaut ne pas être pressé,
00:04:55car l'opération Escargot est bien toujours en cours.
00:04:58L'objectif des transporteurs routiers est exprimer l'insuffisance
00:05:00des aides aux carburants du gouvernement face à la hausse des prix.
00:05:04Conséquence directe donc également du conflit au Moyen-Orient.
00:05:07Félix Pérolas.
00:05:09Sur le périphérique parisien, près de 200 camions et autocars
00:05:13organisent une opération Escargot.
00:05:16A l'origine, l'organisation des transporteurs routiers européens
00:05:20venu dénoncer la flambe et des prix des carburants.
00:05:24En ligne de mire, l'aide de 50 millions d'euros annoncée par le gouvernement.
00:05:29Alors, pourquoi ces annonces ne passent-elles pas auprès des routiers ?
00:05:33Philippe Chastrus est secrétaire général de l'OTRE en Occitanie.
00:05:37Le montant annoncé de 50 millions est bien évidemment, même quelque part dérisoire
00:05:44si on le compare avec les aides qui ont été accordées en 2022
00:05:49lors du conflit avec l'invasion de l'Ukraine.
00:05:53Face à cette situation, les transporteurs réclament des mesures d'urgence.
00:05:57Donc, une aide forfaitaire du même ordre que ce qui a été accordé en 2022,
00:06:04donc à hauteur de 400 millions, et effectivement une remise également sur le carburant.
00:06:09Et il faut que le gouvernement prenne pleinement conscience
00:06:12que sans aide significative au niveau du secteur, il va y avoir de la casse.
00:06:16Des mobilisations sont organisées ce mardi dans les pays de la Loire,
00:06:20le Lot-et-Garonne et l'Aveyron.
00:06:22Et dès mercredi, des blocages sont attendus à Toulouse et en région PACA.
00:06:27C'était bien sûr l'événement hier soir.
00:06:30Et une belle nouvelle pour tous ces fans.
00:06:32Céline Dion, la star, qui fait son grand retour à Paris bientôt.
00:06:36Et oui, et pour l'annoncer, vous l'avez dit Nelly, la chanteuse n'a pas fait les choses à
00:06:40moitié.
00:06:41Des messages ont été projetés sur la tour Eiffel.
00:06:43Un message diffusé au 20h de France 2 au programme.
00:06:4710 concerts prévus du 12 septembre au 14 octobre, soit 2 par semaine.
00:06:52Alors autant dire que Paris va devenir le centre du monde pendant cette période.
00:06:55Et je suis sûre que Yohann Uza, il y a déjà ses billets.
00:06:58Je ne vous cache pas que depuis hier soir, ma vie a changé Nelly.
00:07:02Non mais je suis sûre que vous le dites sans ironie en plus, parce que je vous vois bien réserver
00:07:05les billets.
00:07:05Je suis déjà sur liste d'attente, je vais participer à la loterie naturellement.
00:07:09Tout est organisé, bien pensé.
00:07:11Rassurez-vous, j'y serai.
00:07:12Et vous me gardez un billet là ?
00:07:14Parce que moi je ne vais pas passer 10 ans devant mon ordinateur.
00:07:16On va négocier.
00:07:17Allez, merci beaucoup.
00:07:18On passe au sport.
00:07:19Là aussi, parfois, il faut réserver longtemps à l'avance.
00:07:28Vous regardez votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:07:33Votre programme avec Pierre Innovation.
00:07:35Isolation thermique extérieure et intérieure avec habillage décoratif au choix.
00:07:39Devis sur pierreinnovation.fr.
00:07:41La Coupe du monde de football approche à grands pas.
00:07:45Et si certains s'impatientent de retrouver les Etats-Unis pour l'événement, d'autres comme Amnesty International alertent concernant
00:07:53de graves risques pour les supporters sur le sol américain.
00:07:56L'ONG dit s'inquiéter du climat actuel et du manque de garantie de la FIFA sur de potentielles arrestations
00:08:02et expulsions de visiteurs.
00:08:04Romain Ballet et Robin Puel.
00:08:07La Coupe du monde de football 2026 ne s'annonce pas la plus festive de l'histoire.
00:08:12Dans un rapport publié ce lundi, Amnesty International alerte sur la situation humanitaire aux Etats-Unis, où les supporters encoureraient
00:08:19de graves risques, selon l'ONG.
00:08:21500 000 expulsions ont été recensées l'an dernier outre-Atlantique.
00:08:44En cause également les interdictions de voyager imposées par l'administration Trump aux supporters du Sénégal, de la Côte d
00:08:51'Ivoire ou de l'Iran.
00:08:52Des membres des groupes LGBTQI+, pourraient aussi faire l'objet de certaines restrictions.
00:08:57Amnesty International pointe enfin du doigt la surveillance intrusive des réseaux sociaux de certains supporters hostiles à la politique américaine.
00:09:24Les inquiétudes concernent aussi le Mexique, où plus de 100 000 agents de sécurité, dont 20 000 militaires seront déployés,
00:09:31en réponse à une récente flambée des violences.
00:09:41Vous avez regardé votre programme avec le parfum Montblanc Explorer Extrême.
00:09:48C'était votre programme avec Pierre Innovation, isolation thermique extérieure et intérieure avec habillage décoratif au choix.
00:09:54Devis sur pierrinnovation.fr
00:09:56Merci beaucoup, félicité.
00:09:58On se retrouve à 15h30 pour un nouveau journal.
00:10:04Avec nos invités, on va évidemment parler de la conférence de presse du secrétaire à la guerre américain.
00:10:09C'est important parce que l'intitulé a changé.
00:10:12Avant on disait que c'était le secrétaire à la défense.
00:10:14Ça a toujours été ça, le chef du Pentagone.
00:10:17Et donc là, avant même que la guerre n'ait commencé, il était déjà affublé de ce nom.
00:10:20Donc voilà, il y a quand même toute une symbolique qui a pris tout son sens entre-temps.
00:10:24Pete Exeth qui, Dora, a dit en gros, on a fait un bilan des frappes qui nous ont intéressés jusque
00:10:33-là,
00:10:33qui ont permis d'éradiquer une partie des capacités iraniennes, que ce soit navale ou stratégique, décide stratégique et militaire.
00:10:41Néanmoins, on n'a pas encore arbitré sur ce qui doit se passer au sol.
00:10:44On va l'écouter et puis je vous laisse la parole.
00:10:48J'ai vu aussi que chacun était empressé de faire les choses correctement.
00:10:56J'ai vu qu'en l'espace de seulement 30 secondes après l'arrêt de l'avion sur le tarmac,
00:11:01un autre avion était prêt à partir.
00:11:07Il y a donc des hommes, des femmes qui sont sur le terrain, dans les airs et qui nous disent
00:11:13tous la même chose.
00:11:14Nous voulons faire plus vite, accélérer le tempo.
00:11:19Alors, Dora, les objectifs frappés se comptent en milliers.
00:11:23Il a donné un chiffre un petit peu affiné.
00:11:2611 000 cibles jusqu'à maintenant.
00:11:29Et ils avaient déjà dit il y a quelques jours, on a décimé la flotte iranienne.
00:11:34Et là, il a donné une déprécision aussi à ce sujet.
00:11:36Oui, la flotte iranienne, donc je crois qu'on tourne aux alentours de plus de 150 navires et frégates, 11
00:11:45000 cibles.
00:11:45Des cibles aussi sous terre puisque les Américains utilisaient des bombes pénétrantes aujourd'hui sur Ispahan
00:11:53pour justement éliminer tous les stocks de missiles iraniens.
00:11:57Donc, on a senti beaucoup de détermination aussi dans la prise de parole de PitexS.
00:12:03Mais rien de nouveau puisque, voilà, toutes les options sont encore sur la table.
00:12:07Alors, justement, il n'a pas précisé si la fameuse offensive terrestre qui avait été envisagée,
00:12:13que certains imaginaient d'ailleurs imminente dès vendredi soir, aurait lieu les prochains jours.
00:12:19Mais il dit les prochains jours seront déterminants.
00:12:21Écoutez.
00:12:24Sur le terrain des opérations, nous avons de grandes marges de manœuvres et nous frappons de plus en plus.
00:12:32Dans le même temps, l'Iran voit ses capacités décliner.
00:12:35Nous avons de plus en plus d'options et ils en ont de moins en moins.
00:12:39Cela ne fait que un mois que les hostilités ont commencé.
00:12:42Et pourtant, c'est nous qui fixons les règles.
00:12:46Les jours à venir seront décisifs, l'Iran le sait, mais ne peut rien y faire.
00:12:50Alors, Judith, ce qu'il faut comprendre aussi, c'est qu'on appelle toujours les Iraniens à se raviser,
00:12:56à revenir à la table des négociations, avec toujours la menace évidemment d'intensifier les frappes
00:13:00parce qu'on serait a priori à mi-parcours là.
00:13:02Oui, en fait, ce qui m'a paru nouveau dans cette conférence de presse,
00:13:07c'est 6 à 8 semaines encore d'opérations.
00:13:12Jusqu'à présent, les Américains et les Israéliens parlaient plutôt de 2 à 3 semaines,
00:13:18alors qu'il est, compte non tenu de ce qui a déjà été fait depuis 5 semaines.
00:13:24Donc, ça veut dire qu'il y a encore des objectifs à atteindre.
00:13:25Donc, ça veut dire qu'il y a encore des objectifs à atteindre
00:13:39Alors, certes, mais néanmoins, effectivement, Tel Aviv est toujours visé.
00:13:43De nouveaux missiles iraniens ont frappé la ville israélienne avec 8 blessés légers.
00:13:48Jérôme Ramblou, vous êtes à Tel Aviv précisément pour nous.
00:13:51Quel genre de dégâts est-ce que cela a occasionné ?
00:13:54Et effectivement, est-ce que vous pouvez confirmer que l'intensité quand même des frappes est en train de se
00:13:59réduire ?
00:14:04Alors, effectivement, l'intensité des frappes est en train de se réduire.
00:14:06Mais attention, l'intensité des frappes est en train de se réduire.
00:14:08On va dire sur Tel Aviv, entre 5h du matin et le moment où nous parlons,
00:14:12il n'y a eu que 3 alertes sur la zone de Tel Aviv.
00:14:14Mais lorsque ces missiles iraniens sont interceptés,
00:14:17vous savez, des missiles avec des sous-munitions qui sont très dangereux,
00:14:20cela donnait des dégâts très impressionnants,
00:14:21comme sur ce bâtiment que vous montre Charles Bagé.
00:14:24C'est un débris de missiles iraniens qui est tombé
00:14:27alors que les gens étaient en train de descendre les escaliers pour se mettre à l'abri.
00:14:31Vous voyez, le bâtiment a été en partie soufflé.
00:14:34On n'a pas pu rentrer, on nous empêche de rentrer car la structure n'est pas tout à fait
00:14:37stable non plus.
00:14:38On en a pu rencontrer en arrivant.
00:14:41Une des personnes qui était sur place, son père était à l'intérieur.
00:14:45Il vous raconte comment ça s'est passé.
00:14:47Je vous propose d'écouter son témoignage avec Charles Bagé.
00:14:50Il y avait une énorme explosion.
00:14:52J'ai même senti le sol trembler sous les pieds et les immeubles tomber.
00:14:57J'ai immédiatement pensé à mon père sous les décombres.
00:15:00Je me suis donc empressé pour voir s'il allait bien.
00:15:05Quand j'ai regardé le ciel, j'ai vu les énormes dégâts.
00:15:11Je savais qu'il voudrait monter pour voir si tout le monde était sain et sauf.
00:15:15Je suis donc allé avec lui pour voir si des gens avaient besoin d'aide.
00:15:21Des frappes qui sont réduites sur la zone du Tel Aviv, je vous le disais, avec des dégâts quand même
00:15:26très importants.
00:15:27C'est un miracle ici qu'il n'y ait pas eu de morts, juste si blessés légers, quand on
00:15:31voit le résultat de cet impact.
00:15:33Mais sur nos téléphones, on reçoit des alertes pour tout le pays.
00:15:35Et quand on regarde, il y a encore quelques minutes, il y a encore eu une alerte sur la zone
00:15:39nord, près de la frontière du Liban,
00:15:41où là, des missiles sont régulièrement tirés par l'Iran et ils subissent aussi des attaques du Hezbollah avec des
00:15:46drones et des roquettes.
00:15:48Merci beaucoup, mon cher Jérôme, et merci bien sûr à Charles Bagé qui est avec vous.
00:15:52Et puis j'aimerais qu'on parle aussi de ces bombes anti-bunkers de près d'une tonne, qui ont
00:15:55touché un site stratégique disparant.
00:15:57C'est une ville historique, un joyeux architectural évidemment, mais les Etats-Unis ont ciblé un dépôt de munitions.
00:16:03D'ailleurs, Donald Trump a lui-même posté une vidéo sur ces explosions très impressionnantes que nous résume Michael Dosantos.
00:16:09De fortes explosions qui illuminent le ciel disparant.
00:16:13Ces frappes, partagées par Donald Trump sur son réseau social, ont été menées cette nuit par l'armée américaine.
00:16:19Cette opération pourrait avoir pour objectif un important site nucléaire iranien.
00:16:25Selon le Wall Street Journal, des bombes anti-bunkers d'environ 900 kilos auraient été utilisées pour atteindre ces installations
00:16:32souterraines.
00:16:33La IEA estime que près de 440 kilos d'uranium enrichi, essentiel à la fabrication de la bombe nucléaire, y
00:16:40est stockée à environ 200 mètres de profondeur.
00:16:43En face, Téhéran reste vague sur les cibles touchées par ces frappes américaines.
00:16:48Les informations initiales indiquent que des sites militaires à Ispahan ont été visés.
00:16:52En février dernier, des images satellites ont révélé que deux des trois entrées du site d'Ispahan avaient été ensevelies.
00:16:59Objectif, atténuer les effets d'éventuelles frappes aériennes, mais aussi rendre difficile l'accès au site.
00:17:05Donald Trump menace toujours d'envoyer des troupes au sol pour récupérer cet uranium.
00:17:10Une opération écartée par le passé, car jugée trop dangereuse.
00:17:14Alors Mehdi, effectivement, il y a toujours cet objectif d'aller récupérer l'uranium enrichi, une demi-tonne a priori.
00:17:21Simplement, ce n'est pas sans risque aussi de frapper des sites où on pense que potentiellement ils pourraient être
00:17:26enfouis,
00:17:28parce qu'il pourrait y avoir aussi des radiations, il pourrait y avoir aussi des risques d'émanation.
00:17:33Oui, mais de toute façon, l'un des objectifs prioritaires des États-Unis, c'est de récupérer l'uranium enrichi.
00:17:37On est à 60% dans le petit papier, c'est 60%, mais l'uranium enrichi militaire, c'est à
00:17:4180-90%.
00:17:42Donc il y a quand même un risque qui est énorme, et c'est un objectif principal des États-Unis.
00:17:46Pourquoi on vise ISPARAN ? Parce qu'historiquement, ISPARAN, c'est le cœur industriel de l'Iran.
00:17:50Autant plus qu'il y a quelques jours, il y a déjà une usine d'électronique qui a été visée.
00:17:53Donc on sait très bien que si on vise ISPARAN, on vise au cœur, très clairement, on touche le cœur
00:17:57industriel et le complexe militaire industriel iranien.
00:17:59Donc c'est important de faire ça.
00:18:01Et quand on se place dans la logique de la conférence de presse de tout à l'heure, le ton
00:18:04était très offensif.
00:18:05Même la manière de parler, il montre du doigt en s'adressant directement aux régimes des Mollahs.
00:18:09Donc non seulement l'intensité ne va pas baisser, mais ça veut surtout dire que le régime iranien,
00:18:14on a peut-être un petit peu sous-estimé dans sa capacité de résister sur plusieurs semaines.
00:18:18D'où l'intensification et le rallongement de l'opération militaire.
00:18:22On sait très bien qu'elle avait été blessée, mais là c'est le moment de quelque part un peu
00:18:25lâcher.
00:18:25Alors effectivement, Netanyahou lui-même a dit qu'on a fait la moitié du chemin,
00:18:29le régime des Mollahs va s'effondrer de l'intérieur à force d'être comme ça pris en étou.
00:18:34Et puis j'aimerais quand même vous partager, parce que c'est ça, à mon avis, l'essentiel à commenter,
00:18:38parce que ça nous vise directement.
00:18:39Donald Trump qui s'en prend aux Européens, il a fait un tweet sur la France et après sur la
00:18:44Grande-Bretagne.
00:18:44On va regarder peut-être celui sur la France, où il dit qu'en fait on a empêché les avions
00:18:49américains...
00:18:51Non, ça c'est sur les Européens, bon bref, c'est pas grave.
00:18:52J'ai une suggestion pour tous ces pays qui n'ont plus de kérosène.
00:18:55Voilà, la France n'a pas laissé les avions à destination d'Israël chargés d'équipements survolés de territoire français.
00:18:59Elle a été très peu coopérative en ce qui concerne le boucher iranien éliminé, avec succès.
00:19:04Je n'avais pas cette information.
00:19:06C'est difficile de donner tort.
00:19:08Non mais on savait que l'Espagne avait résisté avec un des décès de fer.
00:19:11En l'occurrence, c'est très difficile sur ce sujet-là de donner tort au président Trump.
00:19:16Il est évident que la France s'est montrée très peu coopérative,
00:19:20ne s'est pas comportée en tout cas comme un pays allié, ni des États-Unis, ni d'Israël.
00:19:24Quand vous pensez que l'Espagne de M. Sanchez a interdit à des avions américains ravitailleurs
00:19:29de se poser sur le sol espagnol, les mots utilisés par M. Sanchez,
00:19:34on peut reparler des mots utilisés par le président de la République,
00:19:36également à destination de Donald Trump, mais surtout à destination de Benjamin Netanyahou,
00:19:40qui là, pour le coup, était carrément des mots d'un pays ennemi.
00:19:44Je rappelle quand même qu'Emmanuel Macron a considéré que Benjamin Netanyahou est Israël
00:19:48se met la terreur dans la région, rien que ça, alors qu'ils sont eux-mêmes la victime de terroristes.
00:19:53Bon, donc oui, bien sûr, le président Trump a raison, l'Europe de manière générale
00:19:57s'est montrée hostile aux États-Unis et à Israël et n'a pas coopéré dans cette guerre
00:20:02qui pourtant la concerne au premier plan.
00:20:04Un dernier mot, Judith ?
00:20:05Oui, et ce que décrit Johan et qui n'est pas parfaitement exact a abouti aujourd'hui
00:20:09à la décision d'Israël de se passer des importations d'armement français.
00:20:14Alors, ce n'est pas grand-chose, c'était équivalent à 200 millions d'euros sur 10 ans,
00:20:20c'était autour de 20 millions d'euros l'an dernier, c'est des pièces détachées,
00:20:25c'est des composants électroniques, ça n'est pas essentiel, mais c'est une grande tristesse pour notre pays.
00:20:30Bien sûr.
00:20:31Alors, on va marquer une petite pause. Dans un instant, d'ailleurs, on verra à l'Assemblée
00:20:33que ça a des conséquences aussi sur les prix du carburant.
00:20:35Ça fera l'objet d'une question au gouvernement. A tout de suite.
00:20:41De retour avec vous et nos invités.
00:20:44Bonjour Hélène Bidard.
00:20:45Merci.
00:20:45Vous êtes parmi nous. Je rappelle que vous êtes conseillère de Paris, conseillère communiste au Conseil de Paris.
00:20:51Donc, vous avez pris vos fonctions la semaine passée.
00:20:53Oui.
00:20:53Premier conseil, je crois que vous en aurez 12 tout au long de l'année.
00:20:56On va aussi être dans l'hémicycle dans un instant parce qu'il y a beaucoup de questions
00:20:59qui ont trait aux conséquences de la crise, évidemment, au Moyen-Orient et surtout la crise de l'énergie
00:21:08parce que le prix du baril, quoique stable, en tout cas qui s'est stabilisé autour de 110 dollars,
00:21:14eh bien, ça n'a pas eu d'impact particulier sur les prix à la pompe qui, eux, continuent de
00:21:18s'envoler.
00:21:19Donc, il y a un certain nombre de questions qui sont posées au gouvernement pour savoir ce qui va être
00:21:22fait.
00:21:23D'ailleurs, pour l'instant, il n'y a pas eu de vrai coup de pouce, hormis un chèque énergique
00:21:28qui est sur la table pour un certain nombre de foyers.
00:21:30Un chèque de 153 euros, est-ce que ça vous paraît acceptable et un bon coup de pouce dans la
00:21:34période ?
00:21:35Ce n'est pas du tout sérieux.
00:21:37Je pense qu'à un moment, il faut acter le fait qu'il y ait un choc pétrolier
00:21:40et arrêter de parler de petites crises ou de sous-estimer ce qui se passe.
00:21:45Je pense que ça n'est pas sérieux du tout.
00:21:48Et il faut maintenant qu'il y ait, comme au moment de la guerre du Golfe,
00:21:51qu'il y ait clairement des dispositions qui soient prises.
00:21:54On va écouter une question et puis on y revient après.
00:21:57La parole est à présent à Madame Sylvie Bonnet pour le groupe Droite Républicaine.
00:22:03Merci Madame la Présidente.
00:22:04Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre de l'Economie.
00:22:07Monsieur le Ministre, je vous partage aujourd'hui une grande inquiétude
00:22:11et une attente qui s'exprime dans nos circonscriptions,
00:22:15celles de la France qui travaille.
00:22:16Vous avez annoncé des mesures pour venir en soutien de nos agriculteurs,
00:22:21de nos pêcheurs, de nos transporteurs.
00:22:23C'est un premier pas, mais ce n'est pas suffisant.
00:22:27Le gouvernement a également annoncé l'élargissement à 700 000 foyers du chèque énergie,
00:22:33une aide accordée uniquement sur des critères sociaux,
00:22:36sans prise en compte des contraintes spécifiques de la France qui travaille.
00:22:40Cette France qui vit en périphérie de nos villes ou en milieu rural,
00:22:46comme dans mon département de la Loire.
00:22:48Cette France qui se lève tôt et qui n'a pas d'autre choix que de prendre sa voiture pour
00:22:54aller travailler.
00:22:55Cette France qui n'est pas nécessairement éligible aux chèques énergie ou autres aides sectorielles,
00:23:03mais qui a pourtant vu son plein diesel augmenter de 25 euros en quelques semaines.
00:23:09Je pense à nos infirmières libérales, à nos aides à domicile, aux AVSH, à nos artisans du bâtiment.
00:23:15Je pense à tous ceux qui, dans nos territoires, n'ont ni transport en commun à proximité,
00:23:20ni la possibilité de se rendre à vélo sur leur lieu de travail,
00:23:24ni les moyens d'acquérir un véhicule électrique.
00:23:27Cette France qui travaille constate aussi que sur une hausse de 50 centimes du litre de gasoil,
00:23:33près de 10 centimes supplémentaires sont perçus par l'Etat au titre de la TVA.
00:23:38Personne ne comprendrait que l'Etat puisse ainsi bénéficier de la hausse des prix au détriment de ceux qui travaillent.
00:23:45Monsieur le ministre, êtes-vous prêt à mettre en place un principe simple ?
00:23:49Que chaque euro de recette supplémentaire engrangé par l'Etat soit rendu en baisse de taxes à la France qui
00:23:56travaille.
00:23:57Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Madame Maude Bréjon, ministre en charge de l'énergie.
00:24:03Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Bonnet.
00:24:05Vous le savez, on a d'abord aidé les urgences qui ont été face à nous, les agriculteurs, les pêcheurs,
00:24:11pour qui il n'était plus rentable d'aller en mer, les transporteurs qui étaient confrontés à des réelles difficultés.
00:24:17Pour autant, toutes ces aides nécessaires n'épuisent pas la question des travailleurs qui roulent beaucoup.
00:24:24Et vous l'avez dit à juste titre, on pense aux infirmières, on pense aux aides soignantes.
00:24:29Et des aides dédiées, spécifiques, ciblées, bornées dans le temps, sont actuellement à l'étude, en lien et à la
00:24:37demande du Premier ministre,
00:24:38parce que nous savons la difficulté auxquelles ils sont confrontés.
00:24:42Il y a évidemment des négociations en cours pour une revalorisation globale qui sont en discussion avec l'ACNAM,
00:24:48c'est aussi quelque chose d'important.
00:24:50Et nous travaillons pour ces publics prioritaires à des réponses qui sont aussi, et qui doivent aussi être, des réponses
00:24:57structurelles.
00:24:58Il y a des réponses d'urgence, et elles sont impératives, et il y a des réponses de long terme.
00:25:02Et les publics que vous avez cités, ces travailleurs qui roulent beaucoup, doivent être les premiers ciblés par ces réponses
00:25:11structurelles
00:25:12et par le plan d'électrification qu'on annoncera la semaine prochaine.
00:25:16Merci beaucoup Madame la Ministre.
00:25:19La parole est à présent à Madame Marine Amelay pour le Compré Assemblement National.
00:25:24Un petit mot sur effectivement les aides.
00:25:27Est-ce qu'il aurait fallu étendre le chèque énergie à d'autres types de population ?
00:25:30La raison c'est de séparer le court terme et le long terme.
00:25:33Le court terme, évidemment qu'il faut aider des gens.
00:25:36Je pense notamment à ces témoignages d'infirmières qui expliquaient qu'elles perdaient de l'argent en allant travailler
00:25:40tellement le carburant était cher.
00:25:41Ça va vraiment poser un problème si les infirmières arrêtent de soigner les gens tout simplement
00:25:47parce qu'elles n'en ont plus les moyens.
00:25:49Mais sur le long terme, rien ne va dans le système français.
00:25:53Rien ne va pourquoi ? Parce que l'essence, le diesel français sont plus chers que partout en Europe
00:25:57parce qu'il y a trop de taxes. Il y a trop de taxes parce qu'il y a trop
00:26:00de dépenses publiques.
00:26:00Donc ce n'est pas des éoliennes qu'il faut mettre ou une nouvelle façon de produire l'électricité,
00:26:06c'est réduire les dépenses publiques.
00:26:07En deux mots, vous êtes d'accord avec la députée droite républicaine pour le coup
00:26:10quand elle dit non mais ce n'est pas que sur des critères sociaux,
00:26:13c'est aussi les gens qui travaillent et qui ne gagnent pas non plus des milliers de cent.
00:26:16Elle a absolument le raison. Le problème, c'est que ça ne va pas assez loin que Total a augmenté
00:26:21ses marges
00:26:21de quatre fois depuis dix ans.
00:26:24C'est-à-dire que Total s'enrichit dans ce moment-là.
00:26:27On peut faire tout autrement.
00:26:29Quand on a en outre-mer des problèmes de gaz ou de pétrole,
00:26:33le préfet bloque le prix immédiatement.
00:26:36En effet, la France, c'est le pays d'Europe où les taxes sont les plus élevées.
00:26:39En Grèce, en Espagne, en Suède, ils ont baissé immédiatement les prix.
00:26:42En Croatie, le prix du litre, c'est 1,5 euro.
00:26:45Et nous ?
00:26:45Donc on peut le faire.
00:26:47Il faut que le gouvernement maintenant arrête avec les chèques et les mesurettes
00:26:49et qu'on prenne immédiatement des mesures pour arrêter ça.
00:26:52Merci beaucoup.
00:26:53Allez, on retrouve le journal avec un tout petit peu de décalage.
00:26:56Question gouvernement oblige.
00:26:57On retrouve Félicité pour parler évidemment de l'intervention de Pitexef il y a quelques minutes.
00:27:03Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël seront décisifs, affirme-t-il.
00:27:08Pitexef a déclaré que les Américains continueront à frapper
00:27:12les sites de production de missiles iraniens dans l'objectif de détruire leurs stocks
00:27:15et d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
00:27:18Pour cela, aucune option de troupes au sol n'est écartée.
00:27:21Mais leur premier objectif est d'aboutir à un accord,
00:27:24alors une condition que l'Iran soit sage et signe, selon ces mots.
00:27:28Il a déclaré que les négociations en cours avancent,
00:27:30en ajoutant néanmoins que le détroit d'Harmouz n'est pas seulement le problème des Américains.
00:27:34Selon lui, les autres pays devraient apprendre à se battre eux-mêmes.
00:27:37Donald Trump a eu des mots très durs concernant le rôle de la France, notamment dans cette guerre.
00:27:42Le président américain juge que la France se montre très peu coopérative
00:27:46et critique l'interdition de survol du territoire.
00:27:49Il a écrit sur son réseau social Truth, je cite,
00:27:52« La France n'a pas laissé des avions à destination d'Israël chargés d'équipements militaires
00:27:56survoler le territoire français.
00:27:58La France est très peu coopérative en ce qui concerne le boucher iranien
00:28:01qui a été éliminé avec succès. »
00:28:04Et puis Israël affirme qu'il occupera une partie du sud du Liban après la guerre.
00:28:09En tout cas, c'est ce qu'a dit le ministre de la Défense.
00:28:11Israël Katz a déclaré que l'armée israélienne resterait en occupation sur une ligne défensive
00:28:16contre les missiles anti-chars et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone
00:28:21jusqu'au Litanie, le fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord
00:28:25de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban.
00:28:28Emmanuel Macron, au Japon, visite pour renforcer les partenariats et la relation bilatérale.
00:28:34Des ententes avec son homologue japonais qui concernent le nucléaire civil
00:28:37ou l'innovation technologique et spatiale, également perturbée par la guerre au Moyen-Orient.
00:28:42Les discussions économiques et politiques auront lieu demain.
00:28:45Le président a précisé qu'il s'entretiendra en particulier
00:28:48avec la nouvelle première ministre Sanae Takihachi, première femme à la tête de l'archipel.
00:28:54Le reste de l'actualité avec une centaine de personnes intoxiquées dans un centre UCPA de la Plagne.
00:28:59C'est en Savoie qui reçoit d'ailleurs des colonies et des classes de neige.
00:29:03Les jeunes touchés viennent principalement de France et de Belgique.
00:29:07Ils présentent tous des symptômes d'intoxication dont l'origine est pour le moment inconnue.
00:29:12Depuis ce matin, 18 pompiers et 3 médecins sont mobilisés sur place.
00:29:15Actuellement, 409 personnes sont hébergées dans le centre de vacances d'accueil de jeunes et d'adolescents.
00:29:21Les sénateurs débattent cet après-midi de la proposition de loi
00:29:24sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
00:29:27Les députés avaient voté pour leur interdiction, pure, simple et instincte.
00:29:33La France pourrait donc ainsi rejoindre l'Australie, l'Indonésie ou encore l'Autriche
00:29:38qui ont déjà adopté des mesures similaires.
00:29:39Mais le texte français a déjà été assoupli par la Chambre haute
00:29:43pour se conformer à la juridiction européenne.
00:29:45Les explications d'Alexis Prince.
00:29:52Bon, on n'a pas le sujet, il n'est pas prêt.
00:29:54On va parler des enseignants qui sont en grève aujourd'hui.
00:29:56Un tiers des enseignants seraient absents.
00:29:58Les syndicats indiquent que 25% de professeurs sont grévistes
00:30:03tandis que le ministère de l'Éducation nationale parle de 10% d'enseignants absents.
00:30:08Ce qui est sûr, c'est que les enseignants, tous, protestent
00:30:10contre les fermetures de classes et les suppressions de postes.
00:30:134 000 au total sont concernés dans le public et le privé pour la rentrée 2026.
00:30:18Ils réclament également une revalorisation salariale.
00:30:21Merci beaucoup, félicité.
00:30:24Et on se retrouve tout à l'heure, bien entendu.
00:30:27Alors, l'actualité, c'est aussi ce qui se passe en politique,
00:30:33parce qu'on va retourner dans l'hémicycle pour un certain nombre de questions tout à l'heure,
00:30:36avec des élus qui refusent d'observer quelques conventions,
00:30:41usage républicain, ainsi ce qui s'est passé à Villiers-sur-Marne.
00:30:45Je vous propose de regarder cette séquence au moment de la Marseillaise.
00:31:15Sous-titrage Société Radio-Canada
00:31:27Bon, il se trouve qu'on a une élue parmi nous,
00:31:29donc je vais commencer avec vous, Elie Vida, évidemment.
00:31:33L'image est furtive, bien sûr, mais bon, on voit bien que parmi tous ceux qui se lèvent,
00:31:37il y en a un qui a décidé de ne pas prendre cette peine-là.
00:31:40C'est pas bien ? Ça suffit de ne pas respecter ce genre de pratiques ?
00:31:44Oui, c'est fait exprès, évidemment.
00:31:46J'ai vu un maire, Rassemblement National, décrocher un drapeau européen
00:31:50pour mettre un second...
00:31:52Oui, on aura l'occasion d'en reparler aussi, oui.
00:31:54Mais là, il n'y a pas d'injonction, apparemment, on a vérifié.
00:31:56En tout cas, c'est Jean-Philippe Tanguy lui-même qui l'affirme.
00:32:00Il n'y a pas de règle là-dessus.
00:32:01Ce n'est pas une obligation que de mettre le drapeau européen.
00:32:04C'est l'usage, certes, mais bon, ils ont voulu faire un coup d'éclat, j'en conviens.
00:32:07Mais revenons peut-être à la mission.
00:32:09C'est un peu la même chose, quand même,
00:32:12puisqu'on a décidé ensemble, collectivement, en France,
00:32:17à rejoindre cette Union européenne.
00:32:20Je vous signale que les communistes ont voté contre le traînisme Maastricht, etc.
00:32:23Pour autant, quand on a une décision démocratique,
00:32:26on la respecte, comme évidemment on respecte l'hymne française.
00:32:32Pourquoi ? Parce qu'en fait, il s'agit de faire nation, tous ensemble,
00:32:35et donc de lutter contre le communautarisme,
00:32:37et donc de lutter contre tout ce qui divise la nation,
00:32:41donc tout ce qui divise le peuple.
00:32:43Donc moi, je pense qu'il faut être attaché à cela,
00:32:47attaché au respect des insignes, au respect des protocoles,
00:32:51au respect de l'écharpe, au respect de l'élu.
00:32:54Voilà, c'est ça.
00:32:55Allez, je fais un petit tour de table avec des réactions comme ça,
00:32:59à la volée, choqués, pas choqués par l'image.
00:33:02C'est inadmissible, sauf si c'est effectivement un problème de santé, etc.
00:33:04Il ne peut pas se lever, ok, très bien.
00:33:06Mais si c'est voulu, non, c'est inadmissible.
00:33:08Déjà, c'est très simple, je prends un autre événement
00:33:10qui n'a rien à voir avec la politique.
00:33:11Quand vous allez dans un stade de rugby ou un stade de foot au stade de France,
00:33:13quand il y a l'hymne national, peu importe que ce soit l'hymne de votre pays
00:33:16ou celui de l'équipe adverse, vous vous levez.
00:33:18C'est un signe de décence, c'est un signe de respect.
00:33:20Donc la moindre des choses, c'est de le faire.
00:33:21Donc c'est inadmissible pour un élu de ne pas se lever
00:33:23quand il y a l'hymne national.
00:33:24Il est français, il doit se lever quand il y a l'hymne national.
00:33:26Oui, surtout qu'il a été élu dans ce contexte-là quand même.
00:33:29Il doit se lever, c'est l'amende des choses.
00:33:30Il a profité du levier républicain pour obtenir cette place.
00:33:34Il n'y a pas de surprise.
00:33:35D'abord, je veux dire que je suis en désaccord avec ce que dit Hélène Bidard.
00:33:37Il y a évidemment une énorme différence entre le fait de décrocher le drapeau européen
00:33:40et le fait de ne pas se lever sur la Marseillaise dans un conseil municipal.
00:33:44Pourquoi il y a une différence ?
00:33:45Parce que les élus du Rassemblement national ne veulent pas tuer l'Union européenne,
00:33:49ils veulent la réformer pour faire l'Europe des nations.
00:33:51C'est quand même très différent.
00:33:53Il est évident que cette personne qui ne se lève pas quand elle entend la Marseillaise,
00:33:57c'est une forme de sécession, si vous voulez.
00:33:59Parce que le but de cette extrême-gauche, qui est par ailleurs souvent haineuse et raciste,
00:34:03le but de cette extrême-gauche-là, c'est de tuer la France.
00:34:07C'est la nouvelle France qui veut remplacer l'ancienne France.
00:34:10Donc la sécession commence naturellement par le fait que quand on est élu,
00:34:14on ne se lève pas quand on entend la Marseillaise pour une raison qui est simple,
00:34:18c'est qu'il déteste la France.
00:34:19Voilà, donc ça va aussi loin que cela.
00:34:21Donc pour vous c'est un geste politique et assumé ?
00:34:23Mais c'est plus qu'un geste politique.
00:34:24Évidemment que c'est un geste politique extrêmement fort,
00:34:26c'est un signe de défiance vis-à-vis de la France,
00:34:29un signe de haine même vis-à-vis de la France.
00:34:31Mais on sait que leur programme est un programme politique
00:34:33qui vise à remplacer la France telle qu'elle est aujourd'hui par la nouvelle France.
00:34:38Bon, on parlait de communautarisme.
00:34:40Vous aurez l'occasion de redire un mot parce qu'on va tout englober.
00:34:43Il y a aussi des gens qui résistent aux assignations et aux injonctions du vote communautaire,
00:34:50vous parliez de ça tout à l'heure, malgré les pressions qu'ils subissent.
00:34:54Et ça a été le cas pour Fatidia qui vit à Mantes-la-Jolie et qui s'en est expliquée
00:34:59sur notre antenne.
00:35:01Elle explique pourquoi, elle, elle veut échapper à cette logique
00:35:03et elle veut garder son libre arbitre, même si d'autres ne sont pas contents.
00:35:08Elle a dit des choses pour lesquelles je n'aurais jamais pensé,
00:35:12me traiter de collabo ou d'autres choses vraiment, de mots tellement dégradants.
00:35:19Et c'est de là où est venue cette envie de sonner cette alarme
00:35:24et de dire aux citoyens que voilà, on a le droit de faire notre choix.
00:35:34On a le droit de choisir un candidat.
00:35:38Et le choix, il est libre et personnel.
00:35:41On ne fait pas un choix par rapport à notre couleur de peau ou par rapport à nos origines.
00:35:47Et je vous propose d'écouter cet autre extrait où elle fait un distinguo, évidemment,
00:35:51entre la politique et la religion. Pourquoi c'est important ?
00:35:55Je suis musulmane pratiquante, je suis française
00:35:59et j'estime que mon choix religieux est totalement personnel et intime.
00:36:04Et je suis de celle qui dit aujourd'hui que la religion ne doit pas interférer sur nos choix politiques.
00:36:13Ce sont des choses qui sont totalement différentes.
00:36:15Ça n'interviendra pas dans mon vote et je pense que c'est valable pour tout le monde.
00:36:19C'est-à-dire que la politique, on ne doit pas associer la politique et la religion.
00:36:25Je trouve même étonnant qu'elle soit obligée de se justifier.
00:36:28Au départ, c'est ça le problème.
00:36:30Elle ne devrait même pas être invitée pour dire ça.
00:36:32On l'invite parce que dans les faits, il y a un souci.
00:36:36Mais ça ne devrait même pas être un sujet, à vrai dire.
00:36:38En tout cas, elle est extrêmement courageuse de le dire et de le dire comme ça, aussi fermement, s'exposant.
00:36:46On a vu le climat actuel, c'est extrêmement dangereux de revendiquer comme ça, justement, de séparer...
00:36:59Et sur notre antenne de séparer la politique et les convictions religieuses et la couleur de peau et les convictions
00:37:06politiques.
00:37:07Parce qu'en fait, elle fait les deux.
00:37:09Donc, bravo à cette femme.
00:37:11Mante-la-Jolie, comme la plupart d'ailleurs des villes où soit des socialistes, soit des communistes,
00:37:18mais aussi parfois des mères de droite ont été remplacées par la France insoumise
00:37:23ou par des candidats soutenus par la France insoumise, n'est pas irréprochable en matière d'étanchéité entre la religion
00:37:36et la politique.
00:37:37Et y compris quand elle a été dirigée par des mères de droite.
00:37:41Je pense à Pierre Bédier, dont plein de confrères ont rapporté les liens qui interrogent avec des représentants de la
00:37:53communauté musulmane sur place
00:37:54et comment certains imams faisaient la campagne de Pierre Bédier.
00:37:59Bon, après, il est parti, il y a eu une succession, son ancien dauphin.
00:38:03Mais on remarque que c'est que dans les villes où les élus se sont livrés à des compromissions communautaristes
00:38:11qu'aujourd'hui, LFI et Consor sont élus.
00:38:15Vous avez été choquée par exemple de la manière dont les mères sortants,
00:38:19on a vu toutes les images d'Anne Bidard ces derniers jours,
00:38:22les mères sortants PS, étaient huées, prises à partie, empêchées quasiment de parler,
00:38:27alors qu'on rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, tout ce monde a fait alliance quand même.
00:38:31Et le barrage républicain à travers le NFP.
00:38:33Ce n'est pas une actualité d'il y a 10 ans, on se souvient encore de Lucie Casté qui
00:38:38tentait de mener la petite troupe.
00:38:39Oui.
00:38:40Non mais, ça vous a choquée en tant que femme de gauche, qu'on puisse vous ostraciser comme ça, vous
00:38:46et le PS ?
00:38:47Toute violence contre des élus, et je vous dis, des élus quels qu'ils soient, est évidemment choquante.
00:38:55Ce qui est choquant, c'est que le débat public en soit à ce niveau-là,
00:39:00ce n'est pas glorieux d'en être à ce niveau-là.
00:39:04Après, ce que je trouve intéressant dans ce qui a pu être énoncé, c'est vraiment la définition républicaine de
00:39:10la nation,
00:39:11c'est-à-dire qu'on ne reconnaît, ni on ne distingue, ni religion, ni immigration,
00:39:16on n'a ni l'origine, ni la couleur, on a une liberté de conscience.
00:39:20C'est ça, la définition républicaine de la nation, qui nous permet de lutter ensemble contre les assignations identitaires,
00:39:27contre les assignations communautaristes, et contre les assignations politiques aussi.
00:39:33On peut sortir de ces assignations-là.
00:39:36Je voudrais quand même dire que majoritairement, parce que vous avez beaucoup parlé de Bali-Bakayoko,
00:39:41mais moi, je connais aussi beaucoup de maires issus de l'immigration.
00:39:44Je vous dirais, le maire de Bonneuil, Denis Sostourouni, il est arrivé à 14 ans, il est turc, il ne
00:39:48parle pas français.
00:39:49Aujourd'hui, il est maire à Bonneuil-sur-Marne.
00:39:51Et il y a des exemples, quand même, magnifiques en France, où on est capable d'avoir des élus républicains
00:40:00qui luttent contre toutes les assignations, contre le racisme, contre les discriminations,
00:40:04qui sont des élus républicains de différents partis politiques.
00:40:08Je ne veux pas laisser dire que majoritairement, la France tomberait dans ces violences-là et dans ces discriminations.
00:40:14Non, je ne sais pas du tout ce qu'on dit, mais on est bien obligé de lancer l'alerte
00:40:18quand elle doit être lancée,
00:40:19parce que ce sont des signaux faibles.
00:40:20C'est très important de dire ça, c'est que les élus, depuis longtemps,
00:40:24qui ne font pas de leur couleur de peau un argument politique, souffrent de cette instrumentalisation
00:40:31à laquelle se livrent la France insoumise et ses affidés.
00:40:34C'est ça le problème ?
00:40:35Mais dis, un petit mot encore de...
00:40:37Elle ferait du bien, je ne connais pas du tout Mme Diem, elle aurait fait énormément de bien.
00:40:41Je pense à gauche, c'est plutôt ce discours-là qu'on devrait entendre de manière générale.
00:40:44Mais on revient sur, hier on en avait parlé de la stratégie politique, stratégie électoraliste de LFI.
00:40:48Mais que vous en venez à voir uniquement les gens suivant un critère de peau,
00:40:52ou suivant vous racialiser, c'est-à-dire le vote, c'est-à-dire que vous faites en sorte
00:40:55que les gens ne soient plus vus en fonction de ce qu'ils sont,
00:40:57et on retourne sur la conception politique de la nation qui est typique de la République,
00:41:02c'est qu'on voit les citoyens, parce que c'est un critère politique,
00:41:04les gens sont égaux devant la loi,
00:41:06là on va faire en sorte de les segmenter dans leur individualité et leur identité.
00:41:10C'est exactement ce que fait LFI, et le communautarisme tel qu'il est présenté aujourd'hui à gauche
00:41:15est pour moi une arme de destruction massive de la France,
00:41:17une arme de destruction massive du corps citoyen français,
00:41:21et c'est inadmissible de faire ça.
00:41:23Moi je ne comprends pas comment aujourd'hui à gauche,
00:41:25on peut faire en sorte de tolérer quelque chose comme LFI,
00:41:28et ce discours communautariste qui pour moi est contre et anti-républicain de nature.
00:41:32Mais direz-je qu'il est marxiste en fait, parce que Marx disait justement
00:41:37qu'il fallait lutter contre la fragmentation du prolétariat,
00:41:41et donc je crois que vous êtes en plein dedans.
00:41:43Alors vous évoquiez tout à l'heure le drapeau européen,
00:41:47enlevé par certains maires nouvellement élus du Rassemblement National,
00:41:51effectivement ils ont choisi de retirer ce drapeau du fronton de leur mairie,
00:41:54Benjamin Haddad parle de populisme,
00:41:57Jean-Philippe Tanguy donc rappelle qu'aucun texte n'oblige la présence de ce symbole,
00:42:01sauf il y a une journée quand même, c'est obligatoire, vous savez à quelle c'est ?
00:42:04La journée de l'Europe.
00:42:06C'est le 9 mai, la journée de l'Europe, je pensais que vous connaissiez la tête par cœur.
00:42:11Regardez la séquence, ça se passe dans les Pyrénées-Orientales,
00:42:13Carla Muti, une jeune femme qui vient d'être élue maire de sa commune,
00:42:17et qui va retirer sur les images, enfin abaisser le drapeau avant de le décrocher,
00:42:24je ne sais pas si on peut regarder la séquence.
00:42:48C'est les maires de leur époque, ils mettent les musiques de la rage,
00:42:52et Christophe, je ne vois pas trop pourquoi cette illustration musicale,
00:42:56Christophe Barthès dans l'eau d'eau, regardez la séquence.
00:43:14J'allais dire, beaucoup plus neutre.
00:43:17Beaucoup plus sobre, disons.
00:43:18Sobre, standard.
00:43:19Il y a un drapeau rouge à côté, mais ce n'était pas...
00:43:21Non, ce n'est pas le drapeau communiste, on a cherché la faussie.
00:43:24Dieu merci.
00:43:25On a cherché la faussie et le marteau, et je vous confirme,
00:43:28c'est la croix d'Occitanie, parce que je connais bien cette région,
00:43:31et c'est le drapeau occidentaux.
00:43:32Quand même, on ne va pas renoncer aux valeurs régionales.
00:43:34Mais non, ce n'était pas un maire communiste qui était là juste avant.
00:43:37Ça viendra peut-être un jour.
00:43:38Non, mais imaginez deux secondes que les maires communistes fassent ça.
00:43:40Bon, alors, vous nous disiez...
00:43:42Vous auriez parlé de ces sessions à ce moment-là.
00:43:44Pas du tout, c'est dans leur projet.
00:43:45Non, mais pardon.
00:43:46Non, mais excusez-moi.
00:43:47Le projet du Rassemblement National consiste à changer l'Union Européenne de l'intérieur.
00:43:53Encore une fois, ils ne veulent pas tuer l'Europe.
00:43:55Ils croient en l'Europe.
00:43:55Ils croient à l'Europe des nations.
00:43:57C'est dans leur projet.
00:43:58Donc là, encore une fois, on ne peut pas leur reprocher ça.
00:44:00Ça n'a rien à voir, encore une fois, avec l'extrême-gauche,
00:44:03qui, je le redis, veut tuer la France de l'intérieur pour la remplacer.
00:44:06C'est deux choses qui, vraiment, sont aux antipodes l'une de l'autre.
00:44:08Mais néanmoins, est-ce que vous considérez que c'est un coup d'éclat pour dire
00:44:11« Voilà, nous, maintenant, on ne va pas agir comme les autres ? »
00:44:13Nous, les communistes, on a voté contre tous les traités européens.
00:44:16On est contre cette Europe de Ursula von der Leyen, absolument.
00:44:20On est pour, en effet, tout changer.
00:44:22Mais pour autant, le peuple français a voté.
00:44:25Alors, non au traité constitutionnel européen, quand même.
00:44:29Mais le peuple français a voté.
00:44:31Donc, pour moi, il faut à un moment respecter ces votes-là.
00:44:33Et tant qu'on n'aura pas fait de référendum pour changer cette Union Européenne,
00:44:37on doit respecter le fait que nous sommes membres de l'Union Européenne.
00:44:40Vous dites, au moins pour le symbole, il faudrait quand même…
00:44:43Il faut respecter les votes des Français.
00:44:45Surtout que le drapeau préexiste à l'Union Européenne, en fait.
00:44:48Le drapeau, il remonte à 1950.
00:44:52C'était le Conseil du Nord.
00:44:52C'est jeune personne, en soi.
00:44:55Ça nous rappelle…
00:44:56C'est de la communication.
00:44:57Oui, c'est de la communication.
00:44:58Oui, c'est de la communication.
00:44:59Comme ça, justement, ça s'est parlé.
00:45:01Mais ça ne fait peur à personne.
00:45:02Contrairement à l'extrême gauche, qui, encore une fois, veut remplacer la France historique.
00:45:06Merci à tous.
00:45:07Merci beaucoup, Hélène Bida, d'être passée parmi nous.
00:45:11Et on se retrouve dans quelques instants pour la suite.
00:45:13Évidemment, le flash de Félicité Kindoki après cette petite pause.
00:45:20Nous, voici de retour pour la suite de 120 minutes.
00:45:23Infos avant de repartir et du côté de l'Assemblée nationale.
00:45:25Et de poursuivre, bien sûr, le débat avec d'autres invités, d'ailleurs, qui nous ont rejoints autour de la
00:45:28table.
00:45:29C'est l'heure du journal d'ores et déjà avec vous.
00:45:31Félicité Kindoki.
00:45:32Merci Nelly.
00:45:33Rebonjour à tous.
00:45:34Des prochains jours décisifs dans cette guerre contre l'Iran.
00:45:38C'est ce qu'a déclaré Pit X7 depuis le Pentagone.
00:45:41Ajoutant que les Américains continueront à frapper les sites de production de missiles iraniens
00:45:45dans l'objectif de détruire leurs stocks et de les empêcher de se doter de l'arme nucléaire.
00:45:50Pour cela, aucune option de troupes au sol n'est écartée.
00:45:53Mais leur objectif premier est celui d'aboutir à un accord.
00:45:56Pour cela, une condition que l'Iran soit sage et signe, selon le ministre de la Défense américaine.
00:46:02Donald Trump appelle les autres pays à prendre leurs responsabilités dans l'approvisionnement
00:46:07du pétrole du détroit d'Hormuz.
00:46:09Je cite, vous allez devoir apprendre à vous défendre vous-même.
00:46:11Les Etats-Unis ne seront plus là pour vous, de la même manière que vous n'avez pas été
00:46:15là pour nous.
00:46:16L'Iran a été pour l'essentiel décimé.
00:46:18Le plus dur est fait.
00:46:19Allez chercher votre propre pétrole, a-t-il ajouté.
00:46:22Enfin, Emmanuel Macron est arrivé au Japon pour une visite qui vise à renforcer les partenariats
00:46:27franco-japonais.
00:46:28Des ententes avec son homologue japonais qui concernent le nucléaire civil et l'innovation
00:46:32technologique et spatiale, également perturbées par la guerre au Moyen-Orient.
00:46:36Les discussions économiques et politiques auront lieu demain.
00:46:39Merci beaucoup.
00:46:40On se retrouve bien sûr tout à l'heure.
00:46:41Prochain Flash Info en votre compagnie.
00:46:45Nos invités pour parler dans un instant du reste de l'actualité.
00:46:49Également, on va beaucoup parler d'Iran cet après-midi avec vous, Dora.
00:46:52Le général Philippe Sidos qui nous a rejoint.
00:46:54Bonjour.
00:46:54J'étais ancien officier de liaison à la Finule, au sud-Liban donc.
00:46:59Évidemment, Judith Vintrop qui est restée, Mehdi Raich, ainsi qu'Hélène Vidar, conseillère
00:47:03de Paris pour le PCF.
00:47:05Avant de parler d'Iran à proprement parler, j'aimerais, puisqu'il va être question d'une
00:47:09question sur les municipales et les incidents post-municipales dans un instant de la part
00:47:13d'un député du Rassemblement National.
00:47:16On a beaucoup parlé de la démission de ce maire des Côtes d'Armor, le maire de Montcontour
00:47:22qui avait jeté l'éponge à la suite d'actes de vandalisme qui le visait directement.
00:47:26Lui, c'est bien, sa voiture, son domicile.
00:47:29Il a déposé entre-temps deux plaintes et sa démission a été acceptée par le préfet.
00:47:34Le reportage est signé.
00:47:35Tancred Guillotel, Manon Baraldo et Sarah Varny.
00:47:40Devant la mairie de Montcontour, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées
00:47:44hier soir pour soutenir le maire des missionnaires.
00:47:47Victime à plusieurs reprises d'intimidation et d'actes de vandalisme, Olivier Pellan a
00:47:52décidé de démissionner afin de protéger sa famille.
00:47:55Je trouvais ça normal de venir soutenir le maire qui a subi des dégradations importantes
00:48:00de son domicile, de sa voiture et puis des insultes aussi, des menaces.
00:48:04C'est dans le respect qu'on doit dire si on est d'accord ou si on n'est pas
00:48:08d'accord.
00:48:08Ce n'est pas d'aller taguer une maison d'un élu, c'est indigne.
00:48:12Très affecté, sa femme et son fils ont assisté à la prise de parole de plusieurs élus.
00:48:17La démission de notre maire, Olivier Pellan, provoquée par des actes de vandalisme inacceptables,
00:48:22n'est pas seulement un événement local.
00:48:25C'est une atteinte directe à ce que nous avons de plus précieux, notre démocratie.
00:48:29Sous les applaudissements des habitants du village mais aussi des alentours, tous avaient
00:48:34à cœur de soutenir la démocratie.
00:48:36Ce sont des phénomènes auxquels nous ne sommes pas habitués et il ne faut surtout
00:48:40pas que ça devienne la règle dans notre société.
00:48:43La prochaine réunion du conseil municipal de Montcontour a été reportée à vendredi
00:48:48où le nouveau maire sera élu.
00:48:51Mehdi Raich, on sait déjà que beaucoup de maires avaient décidé de ne pas se représenter
00:48:56parce que c'est une tâche compliquée.
00:48:59Ils ont parlé de salaire tout à l'heure, ils sont quand même assez mal payés pour
00:49:03la fonction qu'ils occupent et puis surtout, ils sont, comme on disait avant...
00:49:07Indemnisés, c'est pas assez bien.
00:49:08Oui, indemnisés.
00:49:09Enfin bon, ils reçoivent quand même de l'argent mais très très peu et ils sont
00:49:13à portée de baffe et même plus que ça maintenant, c'est ça le problème.
00:49:16Portée de baffe, bon, ça paraît presque, comment dire, enfantin mais là, ils font l'objet
00:49:22d'actes de vandalisme et d'intimidation, de menaces mortelles.
00:49:24C'est plutôt une image d'épinal, une relation qu'on a un peu fantasmée avec le maire
00:49:29mais aujourd'hui, la violence envers les élus, elle a considérablement augmenté.
00:49:32Une grande partie des élus se voient violentés dans leur quotidien, se voient attaqués
00:49:35dans leur famille, donc on voit que c'est exactement le cas aujourd'hui.
00:49:38On parlait avec Judith hier notamment de la rémunération.
00:49:43Quand vous voyez ce qu'implique la charge d'un maire, ce qu'il doit faire au quotidien
00:49:46et le prix auquel il est rémunéré et la violence qu'il peut avoir à faire,
00:49:51sincèrement, qui aujourd'hui veut se lancer dans les municipales
00:49:54où vous devez devenir maire, c'est quasiment, parce que c'est pas un métier,
00:49:58ça sert d'eau, ça risque aujourd'hui.
00:50:00Il vaut mieux devenir adjoint à la mairie de Paris.
00:50:02C'est bien mieux.
00:50:03C'est bien mieux.
00:50:04Vous conseillez.
00:50:05Non mais ça doit être un signal d'alarme quand même sur la désaffection
00:50:10des gens pour occuper les fonctions de la République
00:50:12parce qu'ils se disent, le jeu en vaut pas la chandelle et c'est dommage.
00:50:15Bien sûr et il y a beaucoup, beaucoup de villes, de villages n'avaient qu'une seule liste
00:50:19et ont eu du mal même à constituer une seule liste à parité
00:50:22parce que c'est très compliqué.
00:50:24C'est 3000 élus qui ont démissionné sur le mandat municipal passé,
00:50:284 fois plus que sous les mandats précédents.
00:50:31C'est 2500 élus qui ont été victimes de violences,
00:50:34500 de violences physiques sous le mandat précédent.
00:50:37Et ça c'est juste pour les maires parce qu'on se rappelle aussi
00:50:39que les parlementaires l'ont subi.
00:50:43Évidemment, on se rappelle de toutes ces violences-là sous les mandats passés.
00:50:48Donc voilà, c'est très compliqué, ça ne donne pas forcément envie.
00:50:51Et pourtant c'est tellement nécessaire pour la démocratie.
00:50:54Ces 36 000 communes, c'est le fondement de la démocratie française.
00:50:58Donc on a vraiment besoin qu'il y ait cette implication.
00:51:00Mais pour l'instant, il faut qu'il y ait un sursaut à un moment
00:51:04et qu'il y ait un respect démocratique de tous les élus
00:51:07qui vont donner de leur temps, vraiment, les indemnités, c'est vraiment rien du tout.
00:51:13On a cette chance à Paris d'avoir des indemnités d'élus
00:51:16qui nous permettent de vivre quand on est adjointe ou conseiller de Paris.
00:51:19Mais on fait partie des seules collectivités en réalité.
00:51:21Il y a les métropoles, il y a Lyon, Marseille, Paris, les régions.
00:51:26Mais pour les élus des communes, c'est quasiment rien.
00:51:29C'est vraiment un sacerdoce, c'est vraiment de l'engagement qui est un engagement très noble
00:51:35et qui ne mérite pas ça, vraiment.
00:51:37On se souvient notamment de Vincent Jean-Bruns, aujourd'hui devenu ministre,
00:51:39en tant que député, qui était à l'époque maire de l'Aile-les-Roses,
00:51:42dont la maison avait été attaquée au moment des émeutes.
00:51:45Ça peut être les enfants qui sont menacés.
00:51:47Moi, j'ai des collègues élus maires dont les enfants ont été menacés,
00:51:51des collègues maires qui déplacent leurs enfants pour ne pas les mettre dans les écoles,
00:51:55dans les villes où ils sont maires, pour ne pas qu'ils subissent des violences.
00:51:59Moi-même, je n'ai jamais identifié mes enfants, bien sûr.
00:52:02Mais c'est une protection de la vie privée à laquelle on est obligé de penser, malheureusement.
00:52:08Dans un instant, on retournera du côté de l'Assemblée nationale,
00:52:11parce que la prochaine question fera référence à ces incidents post-municipales.
00:52:17On se souvient aussi, on a vu les images de la mairie de Fresnes,
00:52:23qui a été prise d'assaut.
00:52:25Et voilà la question de Bruno Clavet.
00:52:28Merci, Madame la Présidente.
00:52:29Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur.
00:52:32Monsieur le ministre, dans trop de communes de France,
00:52:34les élections municipales de mars ont viré au déchaînement de haine,
00:52:38à la violence, à la traque et à la contestation.
00:52:40À Fresnes, à Clichy, à Grenay, à Ouagny, à Saint-Denis,
00:52:45nous avons tous vu des scènes insupportables,
00:52:47des invectives, des coups de pression, des débordements,
00:52:50des tensions extrêmes et même des menaces physiques.
00:52:53Des candidats ont dû être exfiltrés sous protection policière,
00:52:57comme dans ma circonscription, à Billy Montigny,
00:52:59où l'extrême-gauche et les communistes ont contesté le résultat des élections,
00:53:03en s'en prenant physiquement à notre candidat, Yanis Gaudillat,
00:53:06mais aussi à ses colistiers, à leurs familles et même aux forces de l'ordre venus les protéger.
00:53:11Voilà, Monsieur le ministre, le degré de sauvagerie politique auquel nous sommes rendus.
00:53:15Et ces faits ont un dénommateur commun, bien sûr, il s'agit de l'extrême-gauche.
00:53:20Car oui, ces soulèvements insurrectionnels sont ceux d'une extrême-gauche de plus en plus radicalisée,
00:53:25qui confond opposition et persécution,
00:53:28et qui transforme chaque événement en prétexte à la violence.
00:53:31Ce qui intéresse cette extrême-gauche, au fond,
00:53:33ce n'est pas de faire gagner un projet politique de manière démocratique.
00:53:36Ce qui l'intéresse, c'est de faire sécession.
00:53:39Elle ne voit pas dans l'opposition des adversaires politiques,
00:53:42elle voit surtout des ennemis à abattre.
00:53:44Voilà, chers collègues, voilà le vrai visage du fascisme en France.
00:53:47Cela fait des années, Monsieur le ministre, que nous vous alertons sur ce danger qui nous guette.
00:53:51Mais cela fait des années que vous banalisez l'extrême-gauche.
00:53:55A force de lui servir de caution et même de vous allier avec elle,
00:53:58vous avez de ce fait valider son idéologie dangereuse pour la République.
00:54:03Et la loi du 21 mars 2024 a renforcé les sanctions contre les auteurs d'actes visant les élus.
00:54:07Mais la protection des candidats, en période électorale, elle, est inexistante.
00:54:11C'est pourquoi il est urgent de mettre fin à ce vide en étendant cette protection
00:54:16et en la garantissant pleinement dès l'entrée en campagne.
00:54:19Ma question est donc simple, Monsieur le ministre.
00:54:21Que comptez-vous faire pour protéger ces candidats qui décident de s'engager pour et devant les Français
00:54:26avant qu'il ne soit trop tard ?
00:54:28Merci, Monsieur le député. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:54:35Merci beaucoup, Madame la Présidente.
00:54:37Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député, vous avez raison sans doute de souligner
00:54:41que la campagne s'est déroulée dans un climat qui était assez délétère, le Premier ministre l'a rappelé.
00:54:46On a eu beaucoup de faits qui ont été judiciarisés.
00:54:48À date, on en dénombre 130 et le chiffre augmente malheureusement encore
00:54:52dans le recensement que fait le ministère de l'Intérieur.
00:54:54Oui, la campagne n'a pas été simple.
00:54:55Il y a eu de nombreuses réunions publiques qui ont été perturbées aussi.
00:54:59Il y a eu des réunions du Rassemblement national, mais pas seulement.
00:55:01Il faut aussi savoir reconnaître que certaines réunions de la France insoumise
00:55:04ont été aussi perturbées par des militants d'extrême droite.
00:55:07Et moi, le ministre de l'Intérieur que je suis, il n'est pas à favoriser un camp plutôt qu
00:55:10'un autre.
00:55:11Moi, je lutte contre toutes les formes de violences,
00:55:13qu'elles viennent de l'ultra-droite, qu'elles viennent de l'ultra-gauche,
00:55:16que les choses soient claires et qu'elles soient dites.
00:55:17Concernant la protection des élus, nous avons un dispositif qui protège les élus.
00:55:22Vous l'avez cité vous-même, je n'y reviens pas.
00:55:24Vous m'interrogez sur la question de la protection des élus pendant la campagne.
00:55:27Nous avons mis en place des mécanismes de protection pendant les campagnes.
00:55:30Je parlais des réunions publiques à l'instant, mais pas que.
00:55:32Il y a un certain nombre de candidats, une dizaine certes,
00:55:35mais qui ont demandé et bénéficié d'une protection avec une sécurité qui a été remboursée
00:55:39et qui pouvait être prise en compte dans le cadre des frais de campagne.
00:55:41Ça, c'est les mesures que nous avons concrètement mises en œuvre et qui sont devenues effectives.
00:55:46Concernant le reste du débat public, évidemment, comme vous,
00:55:49je regrette la montée en tension de ce débat public, cette forme de radicalisation.
00:55:54Mais pardon, monsieur le député, vous ne pouvez pas l'imputer qu'à l'extrême-gauche.
00:55:58Ça n'est pas possible, ça n'est pas possible.
00:56:00Il y a une radicalité dans le débat qui est l'apanage de bien des formations extrémistes,
00:56:05des formations de l'ultra.
00:56:06Et le ministre de l'Intérieur que je suis combat les deux formes de radicalisation,
00:56:11qu'elles viennent de l'ultra-gauche ou qu'elles viennent de l'ultra-droite.
00:56:14En tout cas, d'une manière générale, comptez sur nous pour continuer à assurer la protection.
00:56:18Un des élus de la République dans le cadre de la loi que vous avez citée, la loi de 2024,
00:56:22qui trouve à s'appliquer avec ces dispositifs de boutons d'alerte qui sont importants pour les élus
00:56:27et évidemment à protéger l'ensemble des élus et des conseillers municipaux au quotidien
00:56:34dans le cadre des réunions et sur le terrain.
00:56:37Voilà, nous serons présents, c'est le prix de la protection de la démocratie et nous répondrons présents.
00:56:41Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:56:43La parole est à présent à monsieur Fabrice Roussel.
00:56:47Toujours ce renvoi à égalité.
00:56:51En fait, c'est une façon de nier la violence propagée par la France insoumise.
00:56:55Laurent Nunez fait comme s'il y avait une symétrie qui est absolument fausse,
00:57:02ne serait-ce que parce que je n'ai vu Marine Le Pen encourager, justifier, légitimer aucun acte de violence
00:57:12et l'extrême droite auquel fait référence Laurent Nunez n'est pas affilié au Rassemblement national.
00:57:18C'est la grosse différence.
00:57:19Bon, reparlons d'Iran, parce qu'on a entendu des déclarations, on va quitter un petit peu l'Assemblée nationale,
00:57:24on a entendu des déclarations de Piteksef, secrétaire à la guerre, qui disait
00:57:27voilà, on est à peu près à mi-parcours de l'opération militaire à proprement parler
00:57:31avec un certain nombre d'objectifs chiffrés qui ont été touchés.
00:57:35Je vous propose un extrait de cette conférence si vous ne l'avez pas suivie sur notre antenne tout à
00:57:38l'heure.
00:57:48J'ai vu aussi que chacun était empressé de faire les choses correctement.
00:57:56J'ai vu qu'en l'espace de seulement 30 secondes après l'arrêt de l'avion sur le tarmac,
00:58:02un autre avion était prêt à partir.
00:58:07Il y a donc des hommes, des femmes qui sont sur le terrain, dans les airs,
00:58:12et qui nous disent tous la même chose.
00:58:15Nous voulons faire plus vite, accélérer le tempo.
00:58:20Alors on y revient dans le détail, mais comme on a des reporters sur le terrain,
00:58:23Jérôme Bambou nous attend à Tel Aviv,
00:58:24où il y a eu des frappes aussi de missiles iraniens ces dernières heures,
00:58:27et quelques blessés légers.
00:58:30Les dégâts auraient pu être beaucoup plus conséquents en termes de vies humaines notamment.
00:58:35Racontez-nous un petit peu l'ambiance et la fréquence aussi des frappes iraniennes.
00:58:44Alors la fréquence des frappes iraniennes ici varie beaucoup.
00:58:48Suivant l'endroit où on se trouve à Tel Aviv,
00:58:50il y a eu des alertes à 5h du matin, à 10h, à 11h.
00:58:54Ces missiles iraniens ont été interceptés,
00:58:56et l'alerte de 10h a amené de nombreux dégâts.
00:58:59Il y a eu 5, 6 sites autour de Tel Aviv et dans Tel Aviv qui ont été touchés,
00:59:03dont l'endroit où nous nous trouvons avec Charles Bagé.
00:59:05Un débris de missiles est tombé sur ce bâtiment
00:59:08alors que les gens étaient dans les escaliers pour aller se mettre à l'abri.
00:59:11L'abri était juste à côté, ils n'ont pas eu le temps.
00:59:14Ils ont heureusement, vous le disiez, été seulement blessés légèrement.
00:59:17Ici, on a pu discuter avec quelques personnes qui parlent un peu anglais.
00:59:21On est dans un quartier très traditionnaliste.
00:59:23Vous le voyez, il y a des enfants partout, partout, partout, tout le temps.
00:59:27Les gens que nous avons rencontrés nous ont quasiment dit
00:59:29que c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort
00:59:31quand on voit l'état du bâtiment, le souffle que ça a amené.
00:59:34Je vous propose d'écouter ce témoignage que nous avons recueilli
00:59:37il y a quelques minutes avec Charles Bagé.
00:59:41Il y avait une énorme explosion.
00:59:43J'ai même senti le sol trembler sous mes pieds et les immeubles tomber.
00:59:48J'ai immédiatement pensé à mon père sous les décombres.
00:59:51Je me suis donc empressé pour voir s'il allait bien.
00:59:56Quand j'ai regardé le ciel, j'ai vu les énormes dégâts.
01:00:02Je savais qu'il voudrait monter pour voir si tout le monde était sain et sauf.
01:00:06Je suis donc allé avec lui pour voir si des gens avaient besoin d'aide.
01:00:11Vous me parliez de la fréquence des frappes.
01:00:14Je vous disais que ça variait vraiment sur la région.
01:00:15On se rend à Israël.
01:00:16On le voit sur nos applications, sur les téléphones.
01:00:19On reçoit des alertes incessantes.
01:00:21Et quand on regarde le nord, la frontière avec le Liban,
01:00:23on s'aperçoit que des frappes sont régulières toutes les heures.
01:00:27C'est au moins une à deux fois que les gens reçoivent des alertes.
01:00:30Ils sont épuisés par ces mises à l'abri régulières.
01:00:33Alors il y a des missiles qui viennent d'Iran.
01:00:35Mais sur la zone nord du Liban,
01:00:37il y a aussi régulièrement des frappes qui arrivent du Hezbollah,
01:00:40que ce soit des roquettes ou des drones,
01:00:42qui sont aussi très dangereux parce qu'ils arrivent de très très court.
01:00:45Très peu de temps pour se mettre à l'abri pour ces personnes.
01:00:49Merci beaucoup.
01:00:50Et merci à Charles Bagé qui assure la réalisation de ce duplex.
01:00:55Revenons évidemment à toutes les frappes et aux opérations militaires.
01:00:59Ce qu'on a appris, Dora, à travers la conférence de presse de PitexSafe tout à l'heure,
01:01:02c'est qu'on n'avait pas encore de visibilité absolue sur la suite des opérations,
01:01:07notamment au sol.
01:01:09Tout est encore sur la table, mais rien n'a été arbitré.
01:01:11C'est un peu ça le ton de PitexSafe.
01:01:14La seule chose qui est importante à noter aussi dans cette conférence de presse,
01:01:18c'est le côté de l'armement aussi militaire.
01:01:22Puisqu'on apprend que PitexS, quand il a visité ses soldats,
01:01:26les soldats veulent plus de bombes, donc on veut plus de frappes.
01:01:28Donc l'industrie américaine doit continuer.
01:01:30Alors qu'on s'est souvent demandé si les Américains avaient assez de missions
01:01:34justement pour continuer cette guerre.
01:01:36En tout cas, non, indéniablement,
01:01:39ils sont partis pour rester longtemps sur le terrain.
01:01:43Philippe Sidot, ça veut dire que derrière, on continue de produire ?
01:01:47Oui.
01:01:47On continue ?
01:01:48Effectivement, dans sa conférence de presse,
01:01:50la première chose qu'il a fait, c'est apporter son soutien aux troupes américaines sur le terrain.
01:01:54Il est allé sur place.
01:01:55Alors là, on est rentré dans la mythologie Deuxième Guerre mondiale.
01:01:58C'est-à-dire, les troupes sont au combat.
01:02:00Elles se demandent pourquoi elles se battent pour réduire l'Iran et la menace nucléaire,
01:02:04qui menace les Etats-Unis.
01:02:05Et également, il y a le soutien de l'arrière, le soutien industriel.
01:02:08Et en fait, dès la semaine dernière, il était allé voir des industriels.
01:02:10Il leur avait demandé de produire, de produire 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
01:02:15Donc là, il ne fait que le confirmer.
01:02:17Donc il y a le budget qui va être donné pour l'industrie américaine,
01:02:19qui va très probablement suivre.
01:02:21Ah, c'est là, la puissance américaine existe.
01:02:23Donc il a fait appel au vieux mythe de la Deuxième Guerre mondiale.
01:02:26Et puis on a parlé d'un colonel Anderson.
01:02:28Alors je n'ai pas bien compris qui c'était.
01:02:30Mais enfin, c'est un héros de la Deuxième Guerre, vous voyez.
01:02:31Donc il a eu un discours rassembleur, en fait.
01:02:36La population, les ouvriers suivent, les combattants se battent et veulent continuer à se battre.
01:02:40Attention, l'économie de guerre, c'est toujours bon pour un pays.
01:02:43En plus.
01:02:43Non mais, voilà.
01:02:44Une bonne guerre, ça produit de l'économie.
01:02:46L'industrie militaire américaine.
01:02:47Et je pense que Donald Trump a ça aussi, en fait, en businessman qu'il est.
01:02:52Néanmoins, sur le calendrier qui est donné, c'est-à-dire la fourchette de 6 à 8 semaines de poursuite
01:02:55des combats,
01:02:56ça vous paraît réaliste pour réaliser leur objectif ?
01:02:58Alors déjà, il reprend.
01:02:59Sachant qu'on ne connaît pas réellement l'objectif de Donald Trump, en fait.
01:03:03Globalement, ça reste quand même un petit peu les mêmes objectifs.
01:03:06Pour vous, il n'y a pas de distinguo ou de, comment dire, de différence entre ce que lui veut
01:03:12et ce que Benjamin Netanyahou veut ?
01:03:14Non.
01:03:14En fait, il y a quand même une bonne association, je trouve, effectivement.
01:03:18Marco Rubio, il y a 2-3 jours, quand il était en France, il a parlé aussi de 8 semaines.
01:03:21Et là, Pete Exet a aussi parlé de 8 semaines.
01:03:24Le président Trump a dit, je déciderai quand je voudrais.
01:03:27Pour les Israéliens, ce n'est pas fini.
01:03:29Ce matin, il disait, la moitié des objectifs, la moitié, si on est à la moitié, on est à la
01:03:32moitié.
01:03:33Effectivement, 4 semaines, 8 semaines.
01:03:34Et pourtant, 11 000 cibles.
01:03:36Et pourtant, 11 000 cibles.
01:03:37Mais je pense qu'il y en a beaucoup.
01:03:38Il y en a vraiment beaucoup en Iran.
01:03:40Effectivement, elles sont...
01:03:41Et c'est pour ça, parce qu'il y en a tellement, qu'ils reculent devant l'affaire du détroit
01:03:45d'Hormuz.
01:03:46On recule.
01:03:46Ça, c'est aussi ce qui a été dit dans la conférence de presse.
01:03:50On va faire des efforts, mais on n'est pas du tout sûr d'y arriver.
01:03:54Et si on n'y arrive pas, c'est aux alliés de s'en occuper.
01:03:58Des bombes anti-bunkers de près d'une tonne, qui ont touché un site stratégique à Ispahan.
01:04:03Ils ont ciblé, les Américains, un dépôt de munitions.
01:04:07Ces bombes, c'est celles qui avaient été larguées sur le site de Natanz à l'époque, en juin 2020
01:04:13?
01:04:13Exactement, c'est des bombes qui sont...
01:04:16Non, c'était il y a...
01:04:17Juin 2025.
01:04:18Exactement, juin 2025.
01:04:19Voilà, c'était des bombes qui sont chargées d'environ 1000 kilos,
01:04:24et donc qui vont vraiment très profondément, qui perforent le sol.
01:04:29Et là, on visait des stocks de missiles iraniens.
01:04:31Alors, c'est une zone importante.
01:04:34C'est Ispahan.
01:04:35Ispahan, c'est une ville industrielle, militaire, qui est essentielle pour Téhéran.
01:04:40La capitale même, en fait, pour le régime iranien.
01:04:42Un petit mot, peut-être, sur ces...
01:04:44Oui, sur ces bombes.
01:04:45C'est ces bombes, on dit, Munker, qui perforent le sol jusqu'à 30 ou 40 mètres de profondeur.
01:04:5160.
01:04:5260.
01:04:52Ce sont des bombes de 13 tonnes.
01:04:54Ce sont des bombes de 13 tonnes, en fait.
01:04:56Ce sont des bombes énormes.
01:04:56On dit, là, près d'une bombe.
01:04:57Oui, c'est bizarre, une tonne, non, mais...
01:04:59On est bien loin de ça ?
01:05:01C'est largement au-dessus, il est très fort.
01:05:02Donc, ça veut dire que quand on largue une bombe pareille, on a quand même une suspicion assez forte
01:05:07que ce qu'on recherche se trouve à l'endroit.
01:05:11Ça veut dire que là, on a détruit concrètement quoi ?
01:05:13On cherche l'uranium ?
01:05:14Ce matin, c'était des dépôts de missiles, des lancements de missiles.
01:05:18Parce que ça a explosé dans tous les sites.
01:05:19Donc, ce sont ces fameux tunnels qui sont bien cachés sous terre.
01:05:21Ce sont ces cités missiles dont on parle.
01:05:24Alors, en fait, ils se sont obligés même de lancer plusieurs bombes.
01:05:27Plusieurs bombes.
01:05:28Une seule ne suffit pas.
01:05:29Ça avait déjà été fait en 2025.
01:05:30On peut en lancer une dizaine.
01:05:32C'est-à-dire, la première commence à creuser, la deuxième, etc.
01:05:34Ah oui, d'accord.
01:05:34On peut en lancer beaucoup.
01:05:36Il y a un effet marteau-piqueur, un peu.
01:05:37C'est un effet marteau-piqueur.
01:05:38Alors, au bout d'un moment, ça a donné le résultat de ce matin, qui est un vrai résultat.
01:05:42Parce que c'est autant de missiles qui ne seront pas lancés.
01:05:44Ça explose dans tous les sens.
01:05:45C'est quand même un sacré résultat.
01:05:46Alors, c'est un résultat tactique.
01:05:47Ça n'a pas changé le sort de la guerre.
01:05:49Mais c'est un point positif.
01:05:51Bon.
01:05:51Quand Donald Trump critique la France, qui n'en fait pas assez, qu'est-ce que ça vous inspire, Hélène
01:05:55Bidard, en deux mots ?
01:05:56Moi, je suis, enfin, un peu...
01:06:00C'est presque une médaille, en fait, pour la France, quand Donald Trump dit quelque chose comme ça.
01:06:03Mais bon, quand on pense à la place diplomatique qu'avait la France, à notre capacité à porter les droits
01:06:11humains partout dans le monde,
01:06:13l'enjeu de la paix aux enjeux apportés avec l'ONU, enfin, voilà, tout ça est effacé.
01:06:20Et tout ça passe maintenant par des tweets de Donald Trump.
01:06:24C'est quand même extrêmement triste que la diplomatie internationale en soit là.
01:06:28Merci. On marque une petite pause.
01:06:29On parlera des conséquences sur les tarifs de l'énergie et de ce que le gouvernement entend faire aussi pour
01:06:35tenter d'endiguer la crise,
01:06:37sans compter que l'inflation, elle aussi, a été revue à la hausse.
01:06:41A tout de suite.
01:06:44De retour pour notre émission, c'est bien évidemment l'heure du journal avec vous.
01:06:48Félicité Kindoki, c'est à vous.
01:06:50Merci Nelly. Rebonjour à tous.
01:06:51Après les nombreux scandales de violences sexuelles dans le milieu du périscolaire parisien,
01:06:56la députée du Rassemblement national, Marine Hamlet, a interrogé la ministre de la Santé cet après-midi
01:07:01en soulignant le manque de réaction des pouvoirs publics sur des faits criminels aussi graves.
01:07:06Stéphanie Riste a assuré prendre ce sujet très au sérieux avant d'annoncer travailler sur un projet de loi
01:07:11visant à améliorer la protection de tous les enfants.
01:07:14Écoutez.
01:07:15Madame la ministre de la Santé, les Français ont peur pour leurs enfants.
01:07:20La protection de l'enfance est malheureusement dans notre pays un sujet délaissé.
01:07:24Les chiffres qui circulent par exemple sur l'aide sociale à l'enfance font état de près de 20 000
01:07:29mineurs
01:07:30qui sont de près ou de loin victimes de réseaux pédocriminels.
01:07:33Dans le même ordre d'idées, les différents scandales qui ont émaillé l'actualité du périscolaire dans la ville de
01:07:38Paris
01:07:39démontrent à l'évidence le manque criant de réaction des pouvoirs publics.
01:07:43Comment expliquer une telle impunité, une telle réticence, une telle indifférence ?
01:07:49Les pouvoirs publics vont-ils enfin réagir ?
01:07:52Nous avons mis des choses en place sur leur santé où depuis le 1er janvier,
01:07:57le parcours coordonné renforcé de ces enfants permet de prendre en charge toutes leurs demandes en soins
01:08:02avec des véritables parcours coordonnés pour baisser et pour améliorer la différence d'espérance de vie
01:08:08qu'ils ont avec la population d'enfants pas confiés.
01:08:11Nous avons, et je l'ai dit avec le garde des Sceaux, travaillé un projet de loi.
01:08:16Ce projet de loi pourra faire consensus évidemment pour améliorer la protection de tous nos enfants,
01:08:22certes ceux de l'ASEU, mais pas que.
01:08:24Mieux vaut ne pas être pressé sur les routes.
01:08:27La mobilisation des routiers se poursuit dans les quatre coins de la France
01:08:31avec une opération escargot de grande ampleur.
01:08:34L'objectif ? Exprimer l'insuffisance des aides aux carburants du gouvernement
01:08:37face à la hausse des prix, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient.
01:08:41Et puis à La Plagne, en Savoie, une centaine de personnes sont intoxiquées
01:08:46dans un centre d'accueil de colonies et de places de neige pour des jeunes et adolescents.
01:08:50Depuis ce matin, 18 pompiers et 3 médecins sont mobilisés sur place.
01:08:54L'origine de cette intoxication est pour le moment inconnue
01:08:57et actuellement 409 personnes y sont hébergées et viennent principalement de France et de Belgique.
01:09:02Merci beaucoup. On se retrouve demain pour de nouvelles aventures.
01:09:06La suite, on continue de parler évidemment d'Iran et sur le terrain avec ces déclarations.
01:09:12On a entendu Piteksef.
01:09:13Côté israélien, Benyamin Netanyahou estime avoir fait la moitié du chemin par rapport aux opérations.
01:09:19Et il affirme que le régime d'Emola va finir par s'effondrer de l'intérieur.
01:09:25Et puis, on a parlé des opérations militaires, de ces bombes anti-bunkers lancées, larguées par les Américains.
01:09:31On va aussi s'intéresser évidemment à cet endroit-ci névralgique, stratégique que constitue le détroit d'Hormuz.
01:09:38Avec des tensions, Augustin Donadieu, qui ont franchi un nouveau cap lors du passage de bateaux
01:09:45ou de ceux qui sont positionnés et arraisonnés, qui mouillent dans le golfe.
01:09:52Un pétrolier a été attaqué. Que s'est-il passé au juste ?
01:09:55Oui, Nelly, bonjour. Regardez, c'est ce bateau qui est concerné.
01:09:58C'est un bateau qui navigue sous pavillon coétien.
01:10:02Il était effectivement en face des côtes de Dubaï.
01:10:04Il a été touché par un drone iranien.
01:10:06Regardons directement où cela s'est passé très précisément grâce à sa balise AIS.
01:10:11Vous savez, ce sont les balises qui géolocalisent ces bateaux.
01:10:14Vous le voyez, il est ici. Il fait route vers le détroit d'Hormuz, qui est juste ici.
01:10:18Et là, à 20h10 à peu près, il se fait toucher par un objet, un missile inconnu à ce moment
01:10:25-là.
01:10:25Et il fait route vers, de nouveau, les côtes de Dubaï.
01:10:30Alors, très rapidement, le bateau s'enflamme, puisqu'il a été transpercé par ce projectile inconnu.
01:10:36Vous le voyez, l'avant du bateau a commencé à prendre feu, avec ce trou béant à l'avant,
01:10:41heureusement au-dessus de la ligne de flottaison, bien heureusement.
01:10:45Très rapidement, les secours font route sur place et viennent à bout des flammes.
01:10:48Comme le précise sur X, les autorités de Dubaï confirment que les équipes d'intervention ont réussi à contenir l
01:10:57'incident,
01:10:58impliquant le pétrolier coétien dans les eaux de Dubaï, sans fuite de pétrole, ni blessé signalé.
01:11:04C'est vrai que ça aurait pu être dramatique, parce qu'il y avait du personnel à bord, mais également
01:11:07une importante quantité de fioul.
01:11:09Et oui, 24 personnes, déjà 24 membres d'équipage qui étaient à bord, toutes saines et saufs, heureusement.
01:11:16Mais regardons ce pétrolier de plus près, ses caractéristiques, vous allez le voir, sont démentielles.
01:11:21Son nom, c'est Al Salmi, je vous l'ai dit, il navigue sous pavillon coétien.
01:11:26Il mesure 330 mètres de long, il mesure 60 mètres de large, 21 mètres de tir en d'eau, c
01:11:33'est la partie immergée du bateau.
01:11:35Et au moment de l'incident, regardez, il contenait 300 000 tonnes de fioul lourd.
01:11:41C'est absolument énorme, 300 000 tonnes de fioul lourd, c'est 2 millions de barils de pétrole, c'est
01:11:4630 000 camions-citernes.
01:11:49Et à titre de comparaison, l'ERICA, qui en 1999 s'était échoué, avait sombré au large des côtes bretonnes,
01:11:55lui ne contenait que, si je puis dire, 31 000 tonnes de pétrole brut.
01:11:59Alors vous le voyez, 300 000 tonnes, c'est absolument énorme.
01:12:03Les autorités de Dubaï, souvenez-vous, ont dit qu'il n'y avait pas de fuite de pétrole,
01:12:08heureusement, puisque sinon les dégâts auraient été colossaux.
01:12:10Et pour autant, il y a quand même certains bateaux, on le rappelle, qui arrivent à passer.
01:12:14Oui, tout à fait.
01:12:14Le ministre des Affaires étrangères iraniennes a indiqué que le détroit d'Ormuz était fermé uniquement aux ennemis.
01:12:22Mais trois bateaux battant le pavillon chinois ont franchi sans encombre cette zone ces dernières heures.
01:12:28D'ailleurs, Pékin a exprimé sa gratitude envers, je cite, les parties impliquées, sans préciser de qui il s'agissait.
01:12:35Merci beaucoup.
01:12:36C'est très éclairant, c'était très bien d'amener.
01:12:39Général Philippe Sidos, ça veut dire que, quand on a vu sur la carte, le bateau qui était quand même
01:12:43relativement éloigné encore des côtes iraniennes,
01:12:45ils ont une capacité d'observation et de ciblage qui reste encore intacte, les Iraniens, malgré tout.
01:12:50Parce qu'il était plus proche, à vrai dire, des Émirats, encore, que de la rive iranienne.
01:12:57C'est un bateau koweïtien qui a été touché.
01:12:59Je pense qu'ils savent très bien ce qu'ils font.
01:13:01Je lisais hier des journaux koweïtiens, ils sont très virulents contre les Iraniens.
01:13:05Donc je pense que c'est un avertissement.
01:13:06Il a été ciblé à des cents.
01:13:07Voilà.
01:13:07Mais enfin, néanmoins, il faisait route.
01:13:08Donc il tentait lui aussi de faire la traversée.
01:13:10Oui, peut-être qu'il tentait.
01:13:11Ou alors il se mettait dans une position d'attente.
01:13:12C'est difficile à savoir, c'est effectivement.
01:13:14Mais il faut savoir que les pétroliers, c'est assez intéressant.
01:13:16Ils ont une double coque liée justement au problème de marée noire.
01:13:20Et en fait, la double coque les protège également, les tirs.
01:13:24Oui, il y a une anecdote.
01:13:25Enfin, en 88, quand les Américains escortaient des pétroliers pour passer le détroit d'Ormouz,
01:13:30en fait, il y avait un pétrolier qui était en tête.
01:13:31Il a sauté sur une mine, un pétrolier américain.
01:13:34Il a sauté sur une mine, mais la double coque la protège.
01:13:36Il n'a plus poursuivre sa route.
01:13:37Vous voyez, c'était une anecdote intéressante pour dire que ça peut être un avertissement au Koweït,
01:13:42un avertissement sans frais.
01:13:44Oui, parce qu'effectivement, il a touché au-dessus l'agneux flottaison.
01:13:46On peut quand même s'inquiéter.
01:13:48Oui, vous voulez compléter peut-être le propos, Mehdi.
01:13:50Les événements dont vous faites part en 88, c'est Eastern Will.
01:13:54C'est l'opération américaine où pendant la guerre Iran-Irok,
01:13:57il y a une période de 4 ans, on parle de la guerre des pétroliers.
01:13:59Et une partie justement de l'armée américaine a dû escorter une grande partie des pétroliers
01:14:03justement pour éviter ce type d'incident.
01:14:05Donc on a les super tankers, donc on le voit là ici,
01:14:07étaient principalement civils à cette époque.
01:14:09Hélène Bidard, on s'inquiète aussi évidemment quand même pour les considérations environnementales dans la région.
01:14:14Tout ce qui est des salinisations aussi, l'impact sur l'eau.
01:14:19Alors là, c'est heureux, il y a des doubles coques, mais peut-être que tous n'en sont pas
01:14:21munis.
01:14:22Il y a de quoi ça qui est-il quand même ?
01:14:23C'est que la guerre c'est une catastrophe écologique.
01:14:26On parle souvent évidemment de l'enjeu nucléaire, mais au-delà de ça,
01:14:29la guerre c'est une catastrophe écologique, une catastrophe sociale évidemment.
01:14:34Et je crois qu'il ne faut vraiment pas banaliser ça.
01:14:37Ça fait quand même des années que la guerre dure en Ukraine.
01:14:41On ne parle plus du Venezuela, mais tout de même.
01:14:45Et là, on voit ce qui se passe.
01:14:47C'est vraiment, ça a des conséquences très importantes,
01:14:50y compris après sur les migrations aussi.
01:14:54Donc je pense qu'il faut vraiment ne pas banaliser cet enjeu de la guerre.
01:15:00Et chaque jour de guerre de plus, c'est une catastrophe sociale et écologique.
01:15:06On voit ce que dit Donald Trump à propos de la France.
01:15:09Vous avez tous vu sur ce trouve social cette phrase.
01:15:12Mais je pense qu'on a besoin d'un petit élément de contexte.
01:15:15La France n'a pas laissé des avions en destination d'Israël chargés d'équipements militaires
01:15:18à survoler le territoire. Elle a très peu été coopérative en ce qui concerne le boucher éliminé avec succès.
01:15:25Un petit élément de contexte.
01:15:27Qu'est-ce qui s'est passé exactement et que refuse la France ?
01:15:29Alors en fait, il y a deux choses dans ce paragraphe.
01:15:31On va parler de la première chose.
01:15:32Alors en fait, chronologiquement, effectivement, on découvre ce sujet-là vers 15 heures.
01:15:36Quand le président Trump, en même temps que la conférence de Ptaytet, il parle de ça.
01:15:40Donc il accuse la France.
01:15:41Alors, ce sont bien des avions à destination d'Israël, mais transportant de l'équipement militaire pour Israël.
01:15:48Ça, c'est une chose.
01:15:49Et là, on s'aperçoit qu'en fait, samedi dernier, c'est l'agence Reuters qui en parle aujourd'hui,
01:15:53après la conférence de presse, samedi dernier, il était décidé, la France a décidé de ne plus livrer,
01:15:57effectivement, de ne plus autoriser le survol de son espace aérien par des avions américains
01:16:03transportant du matériel à destination d'Israël.
01:16:06Donc c'était juste quelque chose de très circonscrit.
01:16:09Et la réponse d'Israël n'a pas traîné ?
01:16:12Et la réponse d'Israël n'a pas traîné, puisque ce matin, en fait, le ministère de Défense israélien
01:16:16a décidé de ne plus acheter, de ne plus commercer, de ne plus travailler avec l'industrie de défense française.
01:16:22Alors c'est également une réponse qui est liée directement à ça, bien sûr,
01:16:25mais c'est quelque chose qui traînait depuis longtemps.
01:16:26On se rappelle le salon de Satouri où les stands avaient été fermés, etc.
01:16:30Bâchés.
01:16:31Avaient été bâchés.
01:16:32Donc vous voyez, il y a eu plein d'obstacles qui font que la réponse israélienne, c'est celle-ci.
01:16:37Donc le contexte, il est là. Il est en trois temps.
01:16:39Bon, d'accord. Je pense que ça nécessitait une petite explication.
01:16:42On est un petit peu pris par le temps. J'aimerais qu'on passe aussi à l'impact des prix
01:16:46à la pompe.
01:16:48Mathilde Ibanez, vous êtes à Villejuif pour voir un peu si les prix se stabilisent
01:16:52ou s'ils repartent en flèche, parce que quand même, en l'espace de quelques jours,
01:16:55on a pris entre 5 et 8 centimes à nouveau.
01:17:00Exactement. Alors nous, on se trouve dans une station totale.
01:17:02Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a quand même pas mal de voitures,
01:17:04pas mal d'automobilistes qui viennent ici pour faire le plan,
01:17:07parce que les prix sont encore fixés.
01:17:10Le gasoil à 2,09 et par exemple, l'essence à 1,99.
01:17:15Des prix bloqués qui vivent en tout cas leurs dernières heures,
01:17:20puisqu'ils avaient annoncé que fin mars, ces prix plafonnés ne le seront plus.
01:17:25Nous avons parlé, en tout cas avec de nombreuses automobiles.
01:17:28Je vous propose en tout cas de les écouter.
01:17:32Ce n'est pas moi qui mets de l'essence généralement, c'est plus mon mari.
01:17:35Mais oui, là, j'en profite pour en mettre aujourd'hui, parce que là, les prix, ce n'est pas
01:17:38possible.
01:17:39On n'ose même plus prendre la voiture et l'utiliser dans notre quotidien.
01:17:41Moi, la vérité, je ne l'utilise pas pour aller au travail.
01:17:43En plus de ça, là-même, pour aller faire mes courses, j'essaye d'économiser un peu l'essence,
01:17:47parce que les prix, ça monte.
01:17:49Après là, le geste de Total, ce qu'ils ont fait, c'est très bien,
01:17:53mais j'espère que ça va encore plus chuter, parce que là, c'est vraiment... c'est horrible.
01:17:59Le cas de figure de cette dame, c'est celui de nombreux automobilistes
01:18:03avec qui nous avons pu échanger.
01:18:06Beaucoup nous ont dit qu'ils utilisaient bien moins leur voiture,
01:18:08qu'ils faisaient attention à utiliser leur voiture que pour des trajets essentiels, indispensables.
01:18:15Ici, en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que la colère des automobilistes ne retombe pas,
01:18:18mais les stations d'acopté, le prix est encore plus élevé.
01:18:21On a pu voir 2,37 pour du gasoil et près de 2,19 euros pour de l'essence.
01:18:28Merci beaucoup et merci à Olivier Gangloff qui est avec vous à Villejuif, dans le Val-de-Marne.
01:18:34Éric Deryl-Maten, l'État, que peut-il faire de plus pour aider les Français
01:18:39qui sont en souffrance face à cette situation ?
01:18:40Rien, je pense rien.
01:18:42Franchement, il faut attendre si ça dure ou pas, on verra bien.
01:18:44Mais 70 millions déjà qui ont été déboursés pour aider les entreprises, les agriculteurs.
01:18:50Ça fait 4 centimes de baisse pour les agriculteurs, c'est du gazole non routier.
01:18:54C'est 20 centimes pour les professionnels de la route.
01:18:57Ce sont des actions très ponctuelles.
01:18:59Pour les Français qui ont du mal à se chauffer, qui n'ont pas les moyens,
01:19:02il y a un chèque énergie, ça représente beaucoup d'argent.
01:19:04C'est quand même 800 000 foyers, 700 000 foyers en plus
01:19:08qui vont recevoir en moyenne 153 euros.
01:19:10Donc, ce n'est pas rien.
01:19:11Au total, en France, il y a 4 millions de personnes maintenant
01:19:13qui bénéficient d'un chèque énergie.
01:19:14On est reparti encore dans cette voie.
01:19:17Sinon, il faut attendre.
01:19:19Le gouvernement veut réduire le déficit.
01:19:21On est à 5,4, on est à 5,1, il faut descendre à 3.
01:19:24Ce n'est pas le moment d'engager des dépenses.
01:19:25Vous dites, ce n'est pas rien.
01:19:26Votre voisine vous contredira.
01:19:28Vous dites, il y a une bidard, il aurait fallu aller au-delà.
01:19:30Oui, ça n'est pas sérieux.
01:19:32C'est du bidouillage.
01:19:34C'est le chèque machin qu'il faut aller chercher.
01:19:37Mais ce n'est pas sérieux.
01:19:38Au moment de la guerre du Golfe,
01:19:40les choses ont été prises au sérieux tout de suite, en 1990.
01:19:43Le prix du pétrole, le prix à la pompe a été bloqué immédiatement.
01:19:47Dans les autres pays européens, en Grèce, en Espagne...
01:19:50Ce n'était pas la même situation budgétaire, pardon, mais c'est incomparable.
01:19:52On ne peut pas comparer la situation budgétaire d'aujourd'hui à celle de la guerre de Gaulle.
01:19:56Si on regarde là, dans les Outre-mer,
01:19:58quand il y a un sujet sur le prix de l'essence,
01:20:01le préfet bloque immédiatement le prix de l'essence.
01:20:03On peut le faire aussi.
01:20:05En France métropolitaine, on peut le faire.
01:20:07Je pense surtout que, encore une fois,
01:20:09Total a fait des marges qui ont augmenté de 4 fois plus ses marges en 10 ans.
01:20:14Donc, en réalité, il y en a qui se sont fait de l'argent à ce moment-là.
01:20:19Moi, je pense qu'il faut que le gouvernement agisse beaucoup plus fort,
01:20:22beaucoup plus vite.
01:20:23Et d'ailleurs, il est interpellé par tous les bancs de l'Assemblée,
01:20:26en réalité, quasi unanimement, en disant que ça n'est pas possible.
01:20:29Parce qu'il y a le pouvoir d'achat des Français,
01:20:31mais il y a aussi l'économie française, globalement,
01:20:33qui peut être...
01:20:34Et l'inflation qui guette.
01:20:35On est déjà à 1,7.
01:20:36On pourrait monter jusqu'à 2 en un mot.
01:20:38Oui, mais non, c'est vrai.
01:20:39Sans avoir encore une note.
01:20:41On était à 0,9%.
01:20:42Alors, on est à 1,8.
01:20:44Donc, on monte.
01:20:44Mais l'Union européenne est à 2,5 en rythme annuel.
01:20:47Oui, on est à 1,8 en mars.
01:20:48Et puis, une dernière chose.
01:20:49De ce côté de la table, j'ai remarqué tout à l'heure
01:20:50qu'il y avait un différent entre vous, un petit différent,
01:20:52à propos de la notion de...
01:20:54Est-ce que l'État s'enrichit avec les taxes ?
01:20:56Vous disiez, pas du tout.
01:20:57Vous disiez, bah oui, fatalement, mécaniquement.
01:21:00Alors, comment on va vous réconcilier là-dessus ?
01:21:02Ce qui constitue principalement les taxes sur le carburant,
01:21:05c'est la TICPE.
01:21:06Ça, c'est stable.
01:21:0660 à 68 centimes,
01:21:08quel que soit le prix du carburant.
01:21:09Et il y a la TVA,
01:21:10qui effectivement varie avec le prix.
01:21:11Il y a une augmentation de 40 centimes,
01:21:13en gros, depuis la guerre.
01:21:1540 centimes, l'augmentation de TVA pour l'État,
01:21:17ça fait 7 centimes de plus par litre pour l'État.
01:21:20Seulement, ce que l'État va gagner d'un côté,
01:21:22il va le perdre de l'autre.
01:21:23Pourquoi ?
01:21:24Parce que plus le carburant est cher,
01:21:25moins on en consomme.
01:21:26Donc, effectivement, il gagne un peu plus par litre vendu.
01:21:29Il y a moins de litres vendus.
01:21:31Vraiment, le gain pour l'État, il est dérisoire.
01:21:34Donc, baisser la TVA,
01:21:35c'est une façon de vendre davantage d'essence
01:21:38et de recouvrer ses bénéfices.
01:21:41Non, parce que la consommation de carburant est baissée.
01:21:45Donc, il y a moins de rentrées de TVA.
01:21:47Le chiffre a été prouvé par le ministère de l'Économie.
01:21:49Si vous baissez la TVA,
01:21:50l'essence est moins chère pour le consommateur.
01:21:51La TVA ne peut pas être baissée.
01:21:53Il faut le savoir.
01:21:53C'est interdit par l'Union Européenne, de toute façon.
01:21:55Donc, je ne sais pas.
01:21:56Tout le monde parle des baisses de TVA.
01:21:57Je n'arrive pas à comprendre pourquoi.
01:21:58Non, c'est interdit par l'Union Européenne.
01:21:59C'est interdit.
01:21:59On ne touche pas à la TVA.
01:22:01Mais il n'y a pas que la TVA ?
01:22:02Il y a l'Assise, qui est l'ancienne TICPE.
01:22:04Là, effectivement, il pourrait bouger.
01:22:06Ce que l'Espagne a fait, d'ailleurs.
01:22:08Donc, ça a fait...
01:22:09Vous le dites vous-même.
01:22:10Les autres pays européens,
01:22:11beaucoup ont consenti des efforts supplémentaires.
01:22:13Oui, mais ils sont dans de meilleures situations.
01:22:14Bien sûr.
01:22:15Ça change tout la situation du génère.
01:22:16Aujourd'hui, l'Italie est à 3% de déficit.
01:22:19On est à 5,1%.
01:22:21Le Portugal...
01:22:22Aujourd'hui, vous avez un pays comme le Portugal
01:22:28quand vous regardez la situation budgétaire de la France,
01:22:30le premier poste de dépense de l'État l'année prochaine,
01:22:32ce sera 60 ou 70 milliards.
01:22:33Ce sera le poste de dépense de la dette.
01:22:35Les services de la dette.
01:22:36C'est devant l'éducation nationale
01:22:38qu'est censée être le poste de dépense numéro 1 de l'État.
01:22:40Ce sera la dette.
01:22:41Donc, aujourd'hui, on est dans une situation budgétaire
01:22:42qui ne permet pas de faire ce type d'équilibre.
01:22:44Moi, j'ai envie de sauver ce pays.
01:22:45Je n'ai pas envie de continuer à distribuer comme ça de l'argent.
01:22:47C'est quand même vraiment dramatique pour nous, pour nos caisses.
01:22:49Qui va sauver ce pays à quel moment ?
01:22:51C'est très gentil.
01:22:52C'est vrai, mais il y a quand même deux temps.
01:22:53On va sortir des chiffres.
01:22:54On entend ça toute la journée.
01:22:55Eric, il y a quand même des idées d'urgence à fournir aux gens
01:22:59qui ne peuvent plus aller bosser.
01:23:00Eric, c'est des retours sur investissement.
01:23:02C'est l'histoire de la pomme d'abondance.
01:23:04Le problème, c'est que si vous n'aidez pas les gens
01:23:06qui vont travailler avec leur voiture tous les jours,
01:23:10qu'est-ce que vous faites derrière ?
01:23:11Vous mettez l'économie à plat ?
01:23:13Et est-ce que ce n'est pas plus grave que l'économie soit à l'arrêt
01:23:15avec toute cette masse salariale dont on a besoin ?
01:23:17On n'en est pas là quand même.
01:23:19Oui, on n'en est pas là.
01:23:20Vous avez bien tous les gens qui feront plus de 100 km par jour.
01:23:25Enfin, peut-être pas 200 par jour, mais 100 km par jour
01:23:27pour se rendre sur leur lieu de travail.
01:23:29Parce que certains vont peut-être demander à télétravailler
01:23:32ou être à temps partiel.
01:23:34Et vous multipliez ça par 100 ou 1000,
01:23:36ça crée des situations personnelles difficiles.
01:23:38Il y a des cadeaux qui sont faits quand même.
01:23:40Il y a quelques semaines, le Cornu, notre Premier ministre,
01:23:43a donné 2 milliards d'euros aux fournisseurs d'énergie
01:23:46sur les certifications d'économie d'énergie.
01:23:48C'est-à-dire que c'est les consommateurs qui vont payer ces 2 milliards d'euros
01:23:53à la place de ceux qui fournissent l'énergie.
01:23:56Donc il y a des cadeaux financiers qui sont faits.
01:23:58On pourrait faire d'autres choix qui soient plutôt pour les consommateurs.
01:24:01Merci.
01:24:01Et donc on peut faire une autre manière de rembourser,
01:24:04de donner du pouvoir d'achat.
01:24:06Bon, j'aimerais juste qu'on aborde une autre question sociétale
01:24:08qui est quand même assez importante en ce début de semaine.
01:24:10et pour nous en parler, Cyril Isaac-Sibyl, député Modem du Rhône, est avec nous.
01:24:16Bonjour, monsieur le député.
01:24:18On va parler de votre proposition de loi qui vise à interdire les sucres ajoutés
01:24:22dans les aliments qui sont destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants.
01:24:26On rappelle que ça a été adopté à l'occasion de votre niche parlementaire la semaine dernière,
01:24:30la niche parlementaire du Modem.
01:24:33Mais le Sénat doit également se pencher sur la question.
01:24:37Vous avez de bonnes chances que le texte soit adopté ?
01:24:43Tout à fait.
01:24:44Alors d'abord, je suis un député heureux dans le sens où la santé, la prévention en santé,
01:24:49je suis moi-même médecin, progresse.
01:24:53Pour la première fois, vous savez que le sujet de l'alimentation des Français est un vrai sujet.
01:24:59pour qu'il soit en bonne santé, on parle beaucoup de plats ultra-transformés,
01:25:04enfin des tas de choses.
01:25:05Les Français peuvent être inquiets par rapport à l'alimentation qu'ils mangent.
01:25:09Il y a quelques temps, j'avais réformé déjà la taxe Soda, qui maintenant fonctionne mieux.
01:25:15Maintenant, on s'est attaqué à l'alimentation.
01:25:18Et quel plus beau symbole pour mettre le pied dans la porte
01:25:21que d'interdire le sucre ajouté par les industriels dans les plats,
01:25:27enfin de l'alimentation des nourrissons et des jeunes enfants.
01:25:31On parle effectivement des nourrissons, c'est les petits pots,
01:25:35on parle des jeunes enfants, c'est les laits,
01:25:38c'est aussi tous les snackings, tout ce qui grignote,
01:25:43qui sont actuellement, enfin, pour certains, dans lesquels il y a beaucoup de sucre.
01:25:47Enfin, dans certains snackings, il y a plus de 30% de sucre.
01:25:51Je trouve que c'est un très beau sujet par lequel on a commencé,
01:25:54pour mettre un pied dans la porte,
01:25:56afin de faire en sorte que les Français,
01:26:01en tout cas que les industriels,
01:26:02proposent aux Français des plats de meilleure qualité.
01:26:08Monsieur le député, tout ça, ça part du constat
01:26:10que l'obésité est en nette progression
01:26:12chez les adolescents et pré-adolescents,
01:26:14donc tout ça, ça s'acquiert évidemment les mauvais réflexes dès l'enfance,
01:26:18parce que c'est aussi des goûts acquis,
01:26:20et puis aussi le diabète de type 2,
01:26:22dont on voit qu'il progresse énormément.
01:26:27Tout à fait.
01:26:27Comme vous le dites, c'est une première pierre,
01:26:31c'est un pied dans la porte.
01:26:33Pourquoi ? Parce qu'effectivement, comme vous le dites,
01:26:35dès le plus jeune âge, chez le nourrisson,
01:26:39à cause de ce qu'on appelle du mécanisme de la récompense,
01:26:45on mange actuellement de plus en plus de sucre.
01:26:47On mange 10 fois plus en quantité de sucre
01:26:51qu'il y a quelques décennies,
01:26:53et ce sucre, ce n'est pas des petits bouts de sucre qu'on mange,
01:26:56ce n'est pas par des petits bouts qu'on ingère du sucre,
01:27:00c'est par rapport aux aliments qu'on nous propose,
01:27:02qu'on ingère beaucoup de sucre.
01:27:03Et bien évidemment, après, on devient addict au sucre,
01:27:07et c'est pour ça qu'actuellement, il y a une épidémie,
01:27:10on parle bien d'épidémie, d'obésité,
01:27:13chez d'abord le jeune enfant,
01:27:15et on sait très bien qu'à partir du moment
01:27:17où la surcharge pondérale a débuté,
01:27:21dès le plus jeune âge,
01:27:22ça va se poursuivre à l'adolescence,
01:27:24puis après à l'âge adulte.
01:27:26Donc c'est vraiment un acte de prévention qu'on fait,
01:27:29afin d'éviter tous les problèmes de surcharge pondérale,
01:27:33qui on sait, comme vous le dites,
01:27:35sont à l'origine de beaucoup de pathologies,
01:27:37comme le diabète, mais aussi beaucoup de pathologies cardiovasculaires,
01:27:41et on sait que c'est ces maladies chroniques
01:27:44qui augmentent en nombre de manière très conséquente dans notre pays,
01:27:48et qui entraînent des dépenses aussi très importantes,
01:27:51qui sont en partie responsables des maladies de longue durée,
01:27:56des dépenses de l'assurance maladie,
01:27:58et donc de son déficit.
01:28:00Merci beaucoup, je crois que c'est très clair,
01:28:02et c'est un combat noble et important de santé publique pour nos enfants.
01:28:07Merci monsieur le député.
01:28:08Hélène, c'est un combat aussi au Conseil de Paris,
01:28:10notamment vis-à-vis des cantines.
01:28:11Exactement, et c'est très très important.
01:28:13J'espère qu'il va y avoir vraiment une majorité, une loi sur ça.
01:28:17Personnellement, quand j'étais en charge de la lutte contre les discriminations,
01:28:20j'ai fait rentrer le mot grossophobie dans le dictionnaire.
01:28:22Ça n'existait pas il y a encore quelques années,
01:28:24mais il y a une réelle épidémie d'obésité extrêmement grave.
01:28:28Les jeunes, les enfants sont ciblés,
01:28:29et je trouve que ça n'est pas sans lien avec la loi sur la protection,
01:28:34sur les réseaux sociaux pour les jeunes.
01:28:35Les jeunes sont ciblés de tout ce qui est merchandising,
01:28:38de tout ce qui est commercial, et ça détruit leur santé, c'est très important.
01:28:43Merci beaucoup à tous d'avoir participé à cette émission.
01:28:45Tout de suite, Punchline, et je vous dis à demain.
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