00:00Non, je ne crois pas.
00:03Le président Trump dit parfois des choses à voix haute en public,
00:10certaines choses que d'autres chefs d'État et de gouvernement se diraient en privé.
00:14Donc avec lui, ce qu'on voit, c'est sa sincérité.
00:19De son point de vue, les États-Unis se sont beaucoup investis
00:23dans une guerre européenne en Ukraine,
00:25et je pense qu'il se dit que le régime iranien est une menace à la sécurité internationale,
00:32pas simplement une menace aux États-Unis,
00:34donc il attendait plus de soutien de la part de ses alliés.
00:37On ne peut pas prendre une décision comme ça,
00:41en jugeant ceux qui n'ont pas été contactés et soudain de les condamner.
00:47Là, on quitte de la diplomatie, je dirais, de la fantaisie d'humeur.
00:56Je pense que c'est plus complexe que cela.
01:01Il y a une frustration.
01:02Je n'ai pas plus d'informations de l'intérieur,
01:05mais on le voit de ses adresses au public.
01:10Le fait de refuser l'utilisation de l'espace aérien,
01:13le fait d'empêcher les États-Unis d'utiliser certaines bases militaires,
01:19de la part des Royaumes-Unis notamment.
01:20Je pense qu'il y a eu de plus en plus de frustrations au fur et à mesure pour les
01:25États-Unis.
01:27Peut-être que les États-Unis n'ont pas complètement consulté ses alliés européens avant les premières frappes,
01:35mais je pense que tout le monde savait que c'était une crise qui arrivait avec l'Iran.
01:40Je pense que le refus à l'utilisation des bases et de l'espace aérien
01:44a vraiment renforcé cette frustration du côté américain.
01:47– En notant quand même au passage que théoriquement tout avait été réglé au mois de juillet
01:51avec les forces, d'après ce que disait le président Trump,
01:55les forces potentielles atomiques qui avaient été anéanties.
02:00Alors la question aussi que je voudrais vous poser,
02:02quel est le rapport de M. Trump avec son État-major ?
02:06Parce que comme il déconcerne les hommes politiques en général,
02:09est-ce que son État-major n'est pas un peu perdu aussi ?
02:17– Non, je pense que le général Kaine, chef d'État-major des armées,
02:24c'est quelqu'un que le président Trump connaissait bien de son premier mandat.
02:27Il l'a choisi précisément pour être ce chef d'État-major.
02:31Et puis l'amiral Cooper, qui est commandant du commandement central,
02:36c'est la même chose.
02:37Je pense que le président a toute confiance dans son État-major.
02:43Donc les relations entre le président et son État-major sont très fortes.
02:48C'est un vrai contraste par rapport aux mauvaises relations
02:51qu'il y avait eues avec le général Millie pendant son premier mandat.
02:54Là, j'ai pu en être témoin directement à la Maison Blanche
02:58et puis quand j'ai travaillé aussi avec le général Millie moi-même.
03:01Donc la campagne se déroule très bien
03:02et elle ne se serait pas aussi bien passée
03:05s'il n'y avait pas eu d'aussi bonnes relations que celles qu'il y a aujourd'hui.
03:10– Elle se passe très bien.
03:12Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, il demande de l'aide.
03:15Il avait dit que tout avait été réglé dès le début des hostilités,
03:19enfin 48 heures après.
03:21Et puis là, un jour, il dit, j'envoie des troupes au sol,
03:24des troupes qui sont cachées, pas cachées, etc.
03:26Je dois dire que si j'étais moi son amiral ou son général en chef,
03:30je serais un peu perdu parce qu'on ne mobilise pas 5 000 hommes
03:33ou 10 000 hommes comme ça au gré de l'humeur d'un président.
03:38– Écoutez, il y a un certain niveau de négociation politique
03:45que Donald Trump fait constamment parce qu'avec son passé de business,
03:50il est toujours en train de négocier, c'est un négociateur.
03:52Il aime toujours laisser toutes ses portes ouvertes, avoir beaucoup d'options.
03:57Il cherche à faire en sorte que ses ennemis soient un peu perdus.
04:01Il entretient cette confusion et je pense que c'est le cas de l'Iran.
04:03Ils sont perdus actuellement.
04:04Et ce que j'ai remarqué avec Donald Trump,
04:07c'est que l'armée américaine a des instructions très claires,
04:11des lignes directrices très claires, un plan de campagne clair.
04:14Ils savent très bien ce qu'ils font heure après heure, jour après jour.
04:17J'ai travaillé dans le commandement central moi-même
04:20et j'ai planifié ce genre de campagne.
04:22Donc je n'ai aucun doute sur le fait que tout soit très clair pour eux.
04:25– Alors, dernière question.
04:26Je vais essayer d'être court.
04:27Il n'en reste pas moins que ça coûte très cher,
04:29que l'on est dans une équation où on a l'impression
04:32que constamment la solution est reportée.
04:37Le ravitaillement des troupes, les munitions qui s'épuisent
04:41et derrière, on l'a vu, la foule qui commence à dire non.
04:45Comment peut-il arriver à sortir de ce qui semble être une impasse ?
04:51– Je ne fais pas de commentaire politique,
04:58mais je pense que le président pense qu'il a…
05:03que ce soit avec le marché de l'énergie ou avec l'opinion publique,
05:08il n'y a pas de mouvement fort qui aille à l'encontre
05:11de ce qu'il est en train de faire.
05:13Le Congrès a déjà voté sur ses dernières résolutions.
05:22Personne n'a cherché à arrêter ce qu'il faisait en Iran.
05:24Je ne pense pas que la question des munitions
05:25soit une vraie question aujourd'hui.
05:30Ils n'utilisent plus les missiles de croisière Tomahawk
05:33ou ce genre d'armement.
05:35Ils utilisent maintenant des munitions qui sont moins chères.
05:39Donc je pense qu'en termes d'équipement,
05:41il n'y a pas vraiment de problématiques du côté américain.
05:44En revanche, du côté iranien,
05:45ils vont être confrontés à ce problème-là.
05:49Effectivement, ils ont moins de munitions, moins de drones.
05:51Ils n'auront plus de réserve très rapidement.
05:54Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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