Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Transcription
00:00:08Chers camarades, je vais te voir de toute urgence à l'hôpital de la Salpêtrière.
00:00:14Je t'expliquerai comment sauver un copain, un salaud mijote des saloperies, signé Abel Benoit.
00:00:42Voilà une journée qui commençait bien. Ma bagnole était grippée, mes finances aussi.
00:00:49Il n'y avait même pas une gonzesse dans ce putain de wagon.
00:00:5220 ans que je n'avais pas pris le métro. Ça pouvait toujours autant.
00:01:13Je préférais nettement voyager en compagnie féminine. Tait-on jamais.
00:01:18Pardon.
00:01:20S'il y avait un accident, une grève, si le train s'arrêtait dans le noir, ça pouvait être plus
00:01:24agréable.
00:03:15Plus je la regardais, plus je me disais que ce n'était pas moi qui étais allé vers elle.
00:03:19C'est elle qui me suivait.
00:03:21En tout cas, si elle ne me suivait pas, c'était bien imité. Le hasard, peut-être. Mais c'est
00:03:28fou ce qu'elle ressemblait au hasard.
00:03:32Vous êtes Nestor Burma. Je m'appelle Manly.
00:03:39Je suis connu jusqu'à Pékin.
00:03:41N'y allez pas.
00:03:43Où ça ?
00:03:44Là où vous allez, voir Abel Benoît. C'est inutile.
00:03:48Vous avez l'air bien au courant. Alors c'est vous qui m'avez écrit ça.
00:03:53Comment vous avez deviné ?
00:03:54Le parfum.
00:03:57C'est moi.
00:03:58Benoît m'a dicté la lettre. Il était incapable d'écrire.
00:04:02D'abord, je ne sais pas qui est cet Abel Benoît.
00:04:05Et ensuite, j'aimerais bien savoir pourquoi vous me suivez depuis l'agence.
00:04:08pour vous dire que c'était inutile.
00:04:10Ça, vous l'avez déjà dit. Mais pourquoi ?
00:04:13Il est mort, c'est connu.
00:04:18Ah ben, on va aller vérifier ça ensemble.
00:04:20Non ?
00:04:23Je préfère vous attendre devant l'hôpital.
00:04:29Alors, vous m'attendez ?
00:04:49Il est mort, c'est connu.
00:04:51T'as Abel Benoît ?
00:04:53C'est bien lui.
00:04:56Vous pouvez remballer. Je ne connais pas ce type.
00:04:59Attendez une seconde.
00:05:06Oh merde.
00:05:09Bébel ?
00:05:11Bien sûr que je le connaissais.
00:05:13Vingt-cinq ans que je l'avais perdu de vue.
00:05:16Il avait vieilli comme tout le monde.
00:05:19Soixante-huit.
00:05:20Le temps de jeunesse, de nos illusions.
00:05:32C'est parti.
00:05:34C'est parti.
00:05:56Voilà qui en venait, ce passé que j'avais cru oublié,
00:06:00que j'avais cru définitivement oublié.
00:06:06C'est bien mort.
00:06:08Pourquoi vous vous intéressez à ce Maccabay, comme c'est ?
00:06:10Parce qu'il s'intéressait à vous.
00:06:17En fouillant chez Baudouard, on a découvert des kilos d'archives sur vous.
00:06:23Il collectionnait les coupures de presse, vous concernant.
00:06:26Vous ne connaissez pas tous les membres de mon fan club, commissaire ?
00:06:28Fan club ? Oui.
00:06:29C'est comme ça que vous appelez les cellules communistes ?
00:06:32Vous ne pensez pas que j'ai jamais été communiste ?
00:06:34Alors là, mon camarade, vous êtes plus révolutionnaire ?
00:06:37Dites-moi, commissaire, l'accusation manque de précision.
00:06:40Oui, brochiste à un arbre, ça c'est du Paris-Ou-même.
00:06:42Un vrai confiné de Molotov.
00:06:45Et vous l'avez connu où, ce Benoît ?
00:06:47Ruguay-Lussac.
00:06:49C'est un petit gars de la banlieue qui est monté à Paris pour voir la Révolution.
00:06:54Allemand avait explosé dans sa tête à lui aussi.
00:06:58En 25 ans, il n'a pas fait beaucoup de chemin.
00:07:12Vous cherchez quelqu'un ?
00:07:21Oui, celle qui m'avait suivi jusqu'à l'hôpital et qui, malgré sa promesse, ne m'avait pas attendu.
00:07:31Il y a quelques jours, votre ami Benoît a été attaqué par des Chinois dans la rue.
00:07:36Banal fait d'hiver.
00:07:38Et vous, vous êtes déplacé personnellement pour un banal fait d'hiver, commissaire.
00:07:43Ben, c'est-à-dire que quand on a su que vous connaissez la victime, ça nous a amusé.
00:07:49Enfin, c'est surtout Fabre que ça a amusé.
00:07:53Ça n'a rien amusé.
00:07:55Les Chinois, vous dites ?
00:07:57Oh ben, vous savez, le quartier ici, maintenant, c'est Chinatane, hein ?
00:08:04Le quartier de ma jeunesse.
00:08:06Raquettes, drogues, spéculation immobilière.
00:08:10Et vous mettez tout ça sur le dos de la Chine ?
00:08:12Vous savez, à 100 mètres d'ici, je vous défie de trouver un resto qui sert à autre chose que
00:08:16de comprendre le maire ou de les ailerons de requins.
00:08:24C'est revenu à Benoît.
00:08:26Alors, Benoît, ben, il y a des Chinois qui l'ont lardé de coup de couteau, qui l'ont torturé
00:08:31seulement, ils lui ont piqué son portefeuille.
00:08:33Et il s'est très lâché d'une voisine, encore une Chinoise, elle l'a amenée à l'hôpital.
00:08:40Hein ?
00:08:41Quel genre, un Chinois ?
00:08:43Genre, attention, péril jaune.
00:08:45Foutu comme un rouleau de printemps, mais pas à prendre avec des baguettes.
00:08:48Dites-moi, commissaire, votre inspecteur est de plus en plus raciste et de plus en plus con.
00:08:53Et la lettre de votre ami Benoît, vous l'avez, là ?
00:08:56Il n'y avait rien d'important, dedans.
00:08:58Montre-moi.
00:08:59Je l'ai laissé au bureau.
00:09:01De toute façon, je ne sais pas pourquoi il m'a écrit.
00:09:03Ça faisait 25 ans.
00:09:04Je ne sais pas ce qui était devenu.
00:09:05Reconteur dans le 13e, dans les Rue Nationale.
00:09:07Il ne militait plus, il n'appartenait plus à aucun groupe politique ou philosophique.
00:09:12Un marginal, quoi.
00:09:14Un anard, comme vous.
00:09:19L'anarchie, mon cher Favre, c'est un état d'esprit où votre esprit est en mauvais état.
00:09:24Bon, ben, ça va, on n'est plus sur les barricades, hein.
00:09:27Bon, ben, je vous laisse, commissaire, à votre banal fait divers.
00:09:43La mort de mon pote Benoît me donnait un coup de vieux.
00:09:47Où était-il, le temps des utopies ?
00:09:51Je n'avais pas laissé la police et ses gros gaudillots piétiner ma jeunesse.
00:09:55C'est moi seul que cette affaire regarder.
00:10:09La chaudière est morte.
00:10:11Hein ?
00:10:13Quoi ?
00:10:15Il n'y a plus d'électricité.
00:10:17La chaudière est morte.
00:10:19Comme mon client.
00:10:22Ah oui.
00:10:23Comme mon client.
00:10:25Celui de la salle pétrière ?
00:10:29Sans avoir versé le moindre à compte ?
00:10:31T'as été au garage, l'avateur, pour ma voiture ?
00:10:33Ah, bah, parlons-le-en.
00:10:36Les batteries, les cardons, l'alternateur.
00:10:39Et bien, tout le monde est aussi, hein.
00:10:41Ah.
00:10:42Le mois de novembre, qui veut ça ?
00:10:44Riant, voiture, chaudière, tout le monde crève.
00:10:50Comme Benoît, en 25 ans, je n'avais pas fait beaucoup de chemin.
00:10:54Et si j'avais fait un tour du côté de sa brocante ?
00:11:18C'est un tour du côté de sa brocante.
00:11:31En plus, en plus, en plus, en plus, en plus.
00:11:48Ah !
00:11:50Pourquoi ?
00:11:52Gouille-la, grenne-la, avec les dénardiers.
00:12:00Ah !
00:12:26Sous-titrage Société Radio-Canada
00:12:42Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:01Dans les Olympiades
00:13:05Elle place les filles un peu paumées
00:13:08Surtout quand elles sont sans papier
00:13:14Vous voulez quoi ?
00:13:16Elle a dû apprendre la mort de Benoît
00:13:18Que rapport ?
00:13:21Il m'avait acheté
00:13:24Acheté pour quoi ?
00:13:26Pour m'éviter le trottoir
00:13:34C'était un Tibia
00:13:37Gentil
00:13:38Généreux
00:13:40Il m'avait adoptée comme sa fille
00:13:44Il m'a même appris à parler
00:13:46À lire
00:13:47À écrire le français
00:13:52Vous savez
00:13:54J'ai fui mon pays
00:13:58Je n'ai pas de papier
00:14:00Je suis une moins que rien
00:14:03Vous avez acheté avec quel argent ?
00:14:05Parce que
00:14:06Ici les affaires ne semblent pas florissantes
00:14:12Il avait un héritage
00:14:15Mais...
00:14:16Mais quoi ?
00:14:20On aurait dit qu'il avait quelque chose
00:14:22À se faire pardonner
00:14:27Votre père adoptif
00:14:30Il ne m'a jamais touchée
00:14:32Il habitait en bas
00:14:33Dans sa remise
00:14:34Près du camion
00:14:37Je ne comprends pas bien
00:14:38Il vous a acheté
00:14:39À ma fiataye
00:14:41Vos mâcles lardes
00:14:42De coups de couteau
00:14:43Je pense qu'il avait
00:14:44Dans le portefeuille
00:14:45C'est pas eux
00:14:46Qui l'ont tué
00:14:50Le salaud
00:14:51Qui mijote des saloperies
00:14:53Il ne m'a pas dit qui
00:14:55Il m'a juste
00:14:56Édité la lettre
00:14:57À l'hôpital
00:15:00Il a été agressé où ?
00:15:02Rue Watt
00:15:11Je pensais que la rue Watt
00:15:13Allait m'éclairer
00:15:14Mais cette histoire
00:15:15À l'image du temps
00:15:16Était de plus en plus brumeuse
00:15:22Pourquoi vous l'avez conduit
00:15:23À la sapétrière ?
00:15:25Il y avait les hôpitaux
00:15:26Plus proches
00:15:26Il connaissait un médecin là-bas
00:15:28Lequel ?
00:15:30Il ne me l'a pas dit
00:15:32Dommage
00:15:38Mais qui donc pouvait être
00:15:40Ce salaud qui mijotait
00:15:42Les saloperies ?
00:15:43L'hôpital
00:15:45L'hôpital
00:15:46L'hôpital
00:16:02L'hôpital
00:16:08Sous-titrage FR ?
00:16:34...
00:17:04...
00:17:08...
00:17:10...
00:17:10...
00:17:10...
00:17:10...
00:17:15...
00:17:19...
00:17:20...
00:17:22...
00:17:29...
00:17:35...
00:17:36...
00:17:37...
00:17:38...
00:17:42...
00:17:43...
00:17:45...
00:17:54...
00:17:56...
00:17:57...
00:17:59...
00:18:02...
00:18:02...
00:18:02...
00:18:03...
00:18:05...
00:18:05...
00:18:10...
00:18:11...
00:18:13...
00:18:13...
00:18:13...
00:18:13...
00:18:15...
00:18:16...
00:18:16...
00:18:16...
00:18:45...
00:18:57...
00:18:58...
00:18:59...
00:18:59...
00:18:59...
00:19:03...
00:19:04...
00:19:05...
00:19:08...
00:19:08...
00:19:08...
00:19:08...
00:19:10...
00:19:12...
00:19:14...
00:19:14...
00:19:14...
00:19:14...
00:19:14...
00:19:15...
00:19:16...
00:19:45...
00:19:48...
00:19:54...
00:19:55...
00:26:57...
00:26:58...
00:26:58...
00:26:58...
00:31:04...
00:31:04...
00:31:04...
00:31:04...
00:31:04...
00:34:39...
00:34:39...
00:34:39...
00:34:39...
00:34:48...
00:34:49...
00:35:49Si cet Abel Benoît voulait me voir, moi, c'est qu'il avait certainement quelque chose de très intéressant à
00:35:53me dire.
00:35:54L'ennui, c'est qu'il ne m'a strictement rien dit.
00:35:56Et pourquoi je ne l'ai vu, ni au moment de son admission, ni après-jeu.
00:36:00Je rentre de vacances, figurez-vous.
00:36:02La Martinique, un pays magnifique. Vous connaissez ?
00:36:04Vous êtes bien amusé.
00:36:07Les Antillais sont superbes.
00:36:08Je veux dire maintenant, amusez bien. Vous vous foutez de ma gueule.
00:36:14Bon, je ne l'ai vu qu'une seule fois.
00:36:16Non, non, c'est un de mes amis qui m'avait envoyé chez lui.
00:36:18Quel ami ?
00:36:20C'est plutôt délicat. Je ne suis pas un bureau de renseignement.
00:36:24Et j'ignore ce que vous voulez à mon ami.
00:36:26Je voudrais le mettre en garde.
00:36:27Contre quoi, mon Dieu ?
00:36:29Parce que les amis de vos amis peuvent se retrouver dans le même état que mon ami.
00:36:35Charles. Charles Bourono.
00:36:42On demande, monsieur.
00:36:49S'il vous plaît, monsieur Bourono, maintenant.
00:36:53Oui, vous êtes monsieur ?
00:36:54Mr. Burma.
00:36:55Ah bon.
00:36:58Oui, monsieur, un certain monsieur Burma a rendez-vous.
00:37:02Merci.
00:37:09Merci.
00:37:20Merci.
00:37:25Merci.
00:55:30Quoi ? Alors ?
00:55:34Vous me les donnez, les 48 heures, pour sauver Manly ?
00:56:06C'est parti !
00:56:30C'est parti !
00:56:40Tu sais pas où...
00:56:41We haven't lost them ?
00:56:42Non !
00:57:01Arrêtez-moi !
00:57:03Arrêtez-moi !
00:57:20Calmez-vous !
00:57:24Calmez-vous, les mecs !
00:57:26Calmez-vous !
00:57:27Arrêtez-vous !
00:57:28Arrêtez-vous !
00:57:30C'est venu ici pour quoi, au juste ?
00:57:35Pour Manly ?
00:57:37Mon patron voudrait négocier !
00:57:39Mais, vite tout négocier !
00:57:402 millions !
00:57:41Et elle est à lui !
00:57:44C'est un peu cher, non ?
00:57:46Pas un franc de moins !
00:57:50Bon, d'accord !
00:57:51D'accord, d'accord !
00:57:52Je vais lui dire !
00:57:54Lundi, même endroit, même heure !
00:57:59On pourrait pas changer de quartier ?
00:58:05Ils peuvent garder combien de temps en garde à vue ?
00:58:10Logiquement, à partir de cette heure-ci, il a droit à un avocat.
00:58:15S'il est choisi par Fabre, il est pas prêt de revenir.
00:58:22Bah, quoi ?
00:58:37Les tailles ont demandé 2 millions.
00:58:39Ces données ?
00:58:42Pas un sous de main, ils m'ont dit.
00:58:45Ils ont dû comprendre que vous y teniez beaucoup.
00:58:51Je peux vous aider, j'ai un livret de piasté de parnais.
00:58:55C'est gentil.
00:58:57Et moi aussi, hein, j'ai un petit pécule.
00:59:00Et le complément qui va être difficile à trouver.
00:59:04Ah bah, je peux faire le tour de mes potes ?
00:59:06Si, ils sont aussi fauchés que les miens.
00:59:11Quoique...
00:59:12J'en ai un...
00:59:15qui est pas un pauvre.
00:59:29Ah, mais dis donc !
00:59:32On ne voit pas pendant 25 ans, puis maintenant on se quitte plus, hein.
00:59:36Quelques signatures, Monsieur le Président.
00:59:39Eh oui, ma petite Dominique.
00:59:43Ta liberté sous caution, j'ai appris ça par les canards.
00:59:46Oui, bah, ma tête vaut pas ce prix-là.
00:59:48Ta tête ?
00:59:49Mais c'est un commissaire de police.
00:59:51Et 2 millions, c'est le prix d'une femme.
00:59:53Une femme ?
00:59:54T'as n'importe laquelle pour le prix d'un dîner.
00:59:57Celle-là, pour 2 millions, je fais une affaire.
00:59:59Dis-donc, à ce prix-là, elle doit pas être mal, hein.
01:00:01Des mois de midi ?
01:00:02Ou de minuit, j'ai besoin de 2 millions.
01:00:07J'ai un réseau de ci super pour 3 000 la nuit.
01:00:10J'ai pas besoin d'une nuit avec une pute.
01:00:12Et ta merveille, elle vaut 2 millions.
01:00:15Eh oui, t'es le seul à pouvoir me les avancer.
01:00:18Tu sais, une somme pareille, c'est pas facile.
01:00:20Ça se trouve pas sous une somme de la chambre.
01:00:21Oh, y'a les chevaux qui valent plus cher.
01:00:24Écoute, je peux rien faire pour toi, j'ai pas la somme.
01:00:26Dis-moi n'importe quoi, mais pas ça.
01:00:28Tu sais bien que les hommes d'affaires n'ont jamais de liquidités.
01:00:34Les pauvres non plus.
01:00:40Dis-moi, Charlie, à propos de ma quête, est-ce que celle-là te dit quelque chose ?
01:00:50Non.
01:00:52Ah.
01:00:55Décidément, tout disparaît dans le 13e arrondissement.
01:00:58Le fourgon de la CDS avec la bagatelle de 4 millions, c'était pas rien en 68.
01:01:04Balin, Benoit qui se fait assassiner, ainsi que le 13e arrondissement.
01:01:10À propos, toi, ta fortune, elle date de quel mois ? En 68.
01:01:17Qu'est-ce qu'il y a dans un fourgon ?
01:01:20C'est du fric, en général.
01:01:23Et ça se conduit pas tout seul, un fourgon.
01:01:27Un chauffeur ?
01:01:29Et un chauffeur, ça disparaît pas comme ça.
01:01:32Ça a forcément un passé, une famille, des parents, une femme.
01:01:39J'insinue que le fourgon a pas été perdu pour tout le monde.
01:01:45Autre jour, tu es venu pour me sauver. Maintenant, tu m'accuses.
01:01:50Autre jour, j'aurais pu rencontrer Charlie, mais je me suis trouvé face à face avec le baron Osman.
01:01:57Ouais.
01:01:59Quand t'as m'accusé du hold-up...
01:02:03T'étais pas tout seul. Benoit était avec toi.
01:02:08Un côté problème de flic et de fric te montre au cerveau.
01:02:11Je comprends rien à ce que tu racontes.
01:02:13Alors, c'est que t'as dit merde au passé.
01:02:15J'ai surtout dit merde aux emmerdeurs.
01:02:35À bientôt, Charlie.
01:02:38À bientôt, Charlie.
01:02:42À bientôt.
01:02:57Votre copain n'a rien pu faire
01:03:02Ah bah il faut dire qu'elle doit s'embriquer aussi
01:03:05Où est Hélène ?
01:03:08Je crois qu'elle a eu une idée
01:03:18Je crois qu'elle a eu un peu
01:03:47Madame Guérard ?
01:03:50C'est moi !
01:03:53Je l'ai déjà répété au moins cent fois à la police
01:03:56Enfin si ça vous amuse
01:03:58Je ne vois pas ce que vous trouverez de plus que ce pauvre balin
01:04:02On avait fini par devenir copains tous les deux
01:04:05Lui cherchait le fourgon, moi mon mari, ça crée des liens
01:04:09Et puis il aimait bien mon petit blanc
01:04:10Je comprends
01:04:11Qu'est devenu votre mari ?
01:04:13Aucune nouvelle depuis 70
01:04:16Après la disparition du fourgon, j'ai reçu quelques mandats, quelques lettres d'Amérique du Sud pendant deux ans
01:04:23Vous voulez dire qu'après le hold-up, votre mari a fui en Amérique du Sud ?
01:04:27Pour la police, il était complice, moi aussi d'ailleurs
01:04:31Vous pensez si j'avais touché au gâteau comme je serais restée ici dans la casse et l'occasion ?
01:04:37Allez, venez prendre un verre de Jerez, ça vous réchauffera
01:04:41Je vous insère un autre ?
01:04:43Non, non, merci
01:04:52Cette photo, elle a été prise où ?
01:04:56Argenteuil
01:04:57On venait d'acheter la maison en 67
01:05:00Mais après ce que vous savez, j'ai dû la vendre
01:05:02À qui ?
01:05:03À un promoteur, à un certain beau reno
01:05:09Vous allez trouver la femme du chauffeur
01:05:13Oui, ça me fait plaisir, Hélène
01:05:15Vous savez bien que c'est pas ce que je cherche
01:05:18Bon, vous voulez que j'aille à Argenteuil ?
01:05:21Alors j'y vais
01:05:36Elle était bien gentille, Hélène
01:05:39Mais c'est pas dans ce trou perdu que j'allais oublier mon blues
01:05:44C'est pas ici que je vais retrouver Manly
01:06:32D'abord Benoît, ensuite le commissaire Balin
01:06:36Maintenant Guérin
01:06:37Et Kiltou
01:06:42J'ai retrouvé votre mari
01:06:43À Caracas ?
01:06:44À Argenteuil
01:06:46Argenteuil, vous lui avez parlé ?
01:06:48Il n'était pas en état de m'écouter
01:06:49J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer
01:06:52Vous voulez dire qu'il est mort ?
01:06:54Mais comment ?
01:06:56Ben comme on meurt à Caracas, brutalement
01:06:59Remarquez depuis le temps que je le croyais mort
01:07:01Ça change pas grand chose
01:07:04Vous n'avez pas tout dit à mes secrétaires ce matin ?
01:07:07Alors il est mort
01:07:14Vous êtes sûr que vous ne l'avez pas revu depuis son tour ?
01:07:21Uno, dos, tres, cuatro, cinco
01:07:26Un fambrun
01:07:29Je l'ai revu il y a un mois
01:07:31C'est à peine si je l'ai reconnu
01:07:33C'était devenu une cloche
01:07:35Une épave
01:07:37Il avait tout croqué en Amérique
01:07:39Enfin ce qu'il avait à croquer
01:07:42Comment vous expliquez son retour ?
01:07:46Uno, dos, tres, cuatro, cinco
01:07:49De l'argent
01:07:52Notre entrevue était plutôt rageuse
01:07:54Je lui en voulais de m'avoir laissé tomber
01:07:57Lui ne parlait que de ses vieux copains qu'il avait lâchés
01:08:01Je crois qu'il était revenu pour se venger
01:08:04De ceux et qu'il avait fait le coup de la CDS ?
01:08:07Uno, dos, tres, cuatro, cinco
01:08:11Et l'amour
01:08:12Beaucoup d'amour
01:08:15Oui, d'un certain vernis sur tout qu'il n'arrive pas à retrouver
01:08:20Et le wagon ?
01:08:22Vous l'avez pas revu ?
01:08:25Un, dos, tres, quatre, cinq
01:08:29La muerte
01:08:47La muerte
01:09:15Le fourgon de la CDS
01:09:18que personne n'avait jamais réussi à retrouver
01:09:21avait terminé son existence.
01:09:37Ici Guérin, j'arrive. Est-ce que tout est prêt ?
01:09:45Je suis sur le pont de Tolbiac.
01:09:47Ouvrez les portes.
01:09:48Bien, monsieur. Terminé.
01:09:49Sous-titrage Société Radio-Canada
01:10:31Benoît et Guérin s'étaient associés pour faire le coup.
01:10:33Et le cerveau, c'était Charlie Bernice,
01:10:36alias Charles Boréno,
01:10:38qui était très mince à l'époque.
01:10:41Ça y est, Bernice, on a réussi.
01:10:44On est riche, ça c'est bon.
01:10:46Il n'y a plus que partagé.
01:10:50Il avait été le plus rouge d'entre nous.
01:10:52Il était devenu le plus gros,
01:10:54le plus riche, le plus imposant.
01:10:56C'était un excessif.
01:10:57Il avait raison.
01:10:58C'est le caractère qui change le moins dans la vie.
01:11:07C'est le plus gros, c'est le plus gros, c'est le plus gros.
01:11:58C'est le plus gros, c'est le plus gros.
01:12:01Tu es venu voir un salaud qui bétonne son passé.
01:12:06Tu commences ?
01:12:07Un bon conseil, tu ferais mieux de laisser tes idiots.
01:12:09Vos en puit, ton vestiaire.
01:12:10Il va mieux faire d'être un casque.
01:12:12Ce sera plus prudent.
01:12:13Avec toi, ce n'est pas un casque qui faut,
01:12:15c'est un gilet pare-balles.
01:12:16Tu parles de quoi, là ?
01:12:18L'argentheuil.
01:12:20Tu as retrouvé Guérin.
01:12:21Tu aurais dû le mettre dans le béton, je n'aurais rien vu.
01:12:23Tu es venu, c'est pour me faire chanter ?
01:12:26Oh non.
01:12:27Déchanter peut-être.
01:12:29Les flics sont en plein boulot dans ton pavillon.
01:12:31Tu m'as balancé ?
01:12:34Ce n'est pas mon genre.
01:12:35Je suis venu te prévenir seulement.
01:12:37Tu avais une toute petite longueur d'avance sur eux.
01:12:40Ça veut dire quoi, ça ?
01:12:41Ça veut dire que tu devrais prendre le premier avion pour l'Amérique du Sud.
01:12:45Un billet pour 2 millions.
01:12:48Oh, j'aurais pu te faire chanter, hein.
01:12:50Ça m'aurait rendu service en ce moment pour quelqu'un que j'aime bien, mais...
01:12:54Depuis que j'ai retrouvé Guérin, je ne te demanderai pas 2 millions à toi.
01:12:58Mais tu veux quoi en juste ?
01:13:00Tout savoir depuis le début, pour ne pas mourir idiot.
01:13:04Tu ne vas pas m'emmerder 25 ans après, parce qu'on a piqué du pognon à des banquiers.
01:13:07Pas toi.
01:13:08L'ennui, c'est que 25 ans plus tard, tous les copains tombent comme des mouches,
01:13:11y compris celui qui te voulait du bien.
01:13:14Celui qui avait quelque chose de si pur en lui.
01:13:17Ce n'est pas moi qui ai tué Benoît.
01:13:18Alors, qui c'est ?
01:13:19Guérin.
01:13:21Ce petit con a paqué sa part en Amérique du Sud.
01:13:24Et après, il a prétendu qu'il avait été lésé.
01:13:26Alors, il est revenu il y a un mois à Paris.
01:13:29Et il a commencé par torturer Benoît.
01:13:32Oui, pour me retrouver.
01:13:34Mais Benoît, il n'a rien dit.
01:13:37Alors, Guérin l'a tué.
01:13:38Comment cette larpe a fini par me retrouver ?
01:13:41Moi, j'ai perdu les pédales.
01:13:53Tu crois que je vais perdre comme ça ce que j'ai mis 25 ans à construire ?
01:13:56Alors là, Charlie, tu repères les pédales.
01:13:59Tu sais ce que c'est quand t'as rien.
01:14:01T'es révolutionnaire, t'es généreux, prêt à tout partager.
01:14:05C'est facile.
01:14:06Mais dès que t'as atteint une position sociale, une fortune, t'as bâti ta maison.
01:14:11Alors là, t'as pas envie qu'on t'emmerde.
01:14:13Alors que tu te défends !
01:14:15Tu deviens méchant, égoïste !
01:14:17Moi, j'aimais bien, Benoît.
01:14:19C'était un simple.
01:14:21Mais Guérin se clapa !
01:14:24Tu crois que je vais foutre ma vie en l'air, hein, pour ce larbin ?
01:14:55Oh, c'est une belle fin, pour un roi du béton.
01:14:58C'était lui, l'assassin de Balin ?
01:15:01Les Chinois, ils l'ont pris pour moi, vu que c'était le cerveau du hold-up.
01:15:05Vous gagnez combien, commissaire ?
01:15:07La paille d'un serviteur de l'État.
01:15:10Alors des clopinettes ?
01:15:11C'est quelque chose comme ça, oui.
01:15:14Vous pourriez me prêter 2 millions ?
01:15:162 millions légers ?
01:15:17Lourds.
01:15:19Non mais je rêve, là !
01:15:20Je me fous dans un merdier pas possible pour que vous soyez en liberté !
01:15:23Et maintenant, vous menez me taper de 2 millions lourds !
01:15:26Mais j'imagine que c'est pas pour vous acheter une villa sur la Riviera.
01:15:30Non, c'est pour m'acheter une retraite sentimentale.
01:15:33Eh ben ça, c'est un bon placement, ça !
01:15:38Vous savez, j'en ai marre de cracher dans la soupe de cette société, corrompue.
01:15:43Déjà 4 morts, vous allez pas m'offrir dans un 5ème cadavre, non ?
01:15:46Faites bien, si je trouve pas 2 millions pour sauver Manly.
01:15:49Et coincer les assassins de Balin.
01:15:53Et si nous faisions en sorte que l'argent des contribuables serve à quelque chose ?
01:15:58Pour une fois, hein ?
01:16:08Pour une fois, c'est parti, c'est parti !
01:16:56Sous-titrage MFP.
01:16:59...
01:17:44Manly!
01:17:45...
01:17:47...
01:17:53...
01:17:54...
01:17:57...
01:17:58...
01:17:58...
01:17:58...
01:18:00...
01:18:00...
01:18:00...
01:18:00...
01:18:01...
01:18:01...
01:18:01...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:02...
01:18:03...
01:18:03...
01:18:03...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:04...
01:18:13...
01:18:14...
01:18:14...
01:18:15...
01:18:16...
01:18:18...
01:18:20...
01:18:48...
01:18:55...
01:18:57...
01:18:57...
01:18:58...
01:18:58...
01:19:04...
01:19:06...
01:19:08...
01:19:09...
01:19:09...
01:19:11...
01:19:12...
01:19:16...
01:19:18...
01:19:20...
01:19:21...
01:19:21...
01:19:23...
01:19:32...
01:19:34...
01:19:34...
01:19:36...
01:19:38...
01:19:40...
01:20:09...
01:20:10...
01:20:11...

Recommandations

We tv
il y a 3 semaines
We tv
il y a 3 semaines
We tv
il y a 3 semaines
We tv
il y a 3 semaines