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  • il y a 2 jours
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00:00:28Sous-titrage MFP.
00:00:30C'est parti.
00:01:09C'est parti.
00:01:44C'est parti.
00:01:46C'est parti.
00:02:09C'est parti.
00:02:12C'est parti.
00:03:07C'est parti.
00:03:12C'est parti.
00:03:14C'est parti.
00:03:44Je me sens très proche de ce que vous faites.
00:03:49Si, figuratif obsessionnel.
00:03:52Il y a un cadavre ici, M. Burma.
00:03:55C'est parti.
00:03:55Il y en a même plusieurs, hein ?
00:03:57Je veux dire un vrai.
00:03:59Ah.
00:04:02Je crois que l'autre chaussure est en bas.
00:04:04Où ça ?
00:04:05Dans l'escalier.
00:04:06C'est parti.
00:04:11C'est parti.
00:04:12C'est parti.
00:04:19Les femmes, les femmes, les femmes se baladent avec leur sac à main, mais elle n'a rien.
00:04:23Ah.
00:04:25C'est peut-être pour ça qu'on l'a tué.
00:04:26Pour lui piquer son sac.
00:04:28Et à part ça ?
00:04:29À part ça, hier soir, on faisait une petite fête.
00:04:33On était, je ne sais pas, 30, 40.
00:04:36Vous avez appelé la police ?
00:04:37Ah non.
00:04:38Non, non, je voulais vous voir avant.
00:04:41Bon, alors maintenant, qu'est-ce que je fais ?
00:04:43Vous appelez la police.
00:04:45Mais ça va s'ébruiter.
00:04:47J'allais être promu chevalier des arts et lettres.
00:04:54Vous, vous pouvez faire quelque chose, monsieur le grand ?
00:04:57Pour elle, non.
00:05:00Vous l'avez trouvé vers quelle heure ?
00:05:02Ce matin, je m'étais endormi en bas.
00:05:09L'imperméable est à vous ?
00:05:10Non.
00:05:12Elle est un peu grande pour elle.
00:05:18Pour elle ?
00:05:23Vous connaissez un certain Jacques Le Vray ?
00:05:26Jacques ?
00:05:27C'est un copain journaliste, bien sûr que je le connais.
00:05:30Lui, il était là hier soir.
00:05:32Ça, je m'en souviens.
00:05:33Avec quel ?
00:05:34Eh bien, l'imperméable est à Jacques Le Vray.
00:05:39Il faudrait être franc, je...
00:05:40Avec la police.
00:05:41Si.
00:05:45Je vais appeler le commissaire Farou.
00:05:47Farou ?
00:05:48C'est mon feu privé.
00:05:50Il ne faut pas.
00:05:52Vous entendez ?
00:05:53Il ne faut pas que je sois mêlé à cette affaire.
00:05:5615 000 francs tout de suite, ça irait.
00:05:58Oui, il est vrai, mais enfin, à ce prix-là, je vous trouve la moitié d'un coupable, c'est
00:06:02tout.
00:06:02Et vous ne pourrez pas éviter la police.
00:06:05Mais ne vous inquiétez pas, commissaire.
00:06:08Et moi, nous avons des rapports haine, amour, complètement freudien.
00:06:13Allô, commissaire, c'est moi.
00:06:16Vous avez un cadavre sur les bras.
00:06:18Ah, on pigez vite.
00:06:26Et vous n'avez rien entendu ?
00:06:28Enfin, je veux dire, quelqu'un qui reçoit un coup de couteau, ça peut crier.
00:06:31C'est-à-dire, on faisait pas mal de chahut.
00:06:33M. Bachet, est-ce que je pourrais voir votre cuisine ?
00:06:36Oh, il pourrait manquer un couteau !
00:06:38M. Bachet, tout de suite, tout soupçon.
00:06:40Il va être décoré par le ministre de la Culture.
00:06:42Parce que ça, c'est de la culture, pas ?
00:06:44Ah oui ?
00:06:44Et alors ?
00:06:46Bon, je peux quand même voir votre cuisine ?
00:06:48Oui, c'est là.
00:06:50Barrymore, si vous pouviez être discret sur cette affaire.
00:06:55Mon client est dans une situation peu délicate.
00:06:58Mais je ne suis pas un monstre froid, n'est-ce pas ?
00:07:00Je ferai le maximum pour rester discret.
00:07:05Ah non ?
00:07:06Le coup d'une extrême violence a été porté avec une lame d'environ 20 cm de long.
00:07:10Une technique de tueur.
00:07:12Mais il a manqué de maîtrise, il a loupé l'artère.
00:07:16Bon, écoutez, pour les détails, je préfère les lire.
00:07:19Comme vous voulez.
00:07:20En tout cas, la mort remonte environ à 3 heures du matin.
00:07:23Elle n'a pas été instantanée.
00:07:24Je pourrais vous en dire plus après l'autopsie.
00:07:26Merci.
00:07:27Dommage, c'était exactement mon type.
00:07:32Il est bizarre, hein ?
00:07:33Vous me l'imposez.
00:07:36À vrai dire, j'attachais peu d'importance à la réputation de Bachet.
00:07:42Mais il y avait cette fille.
00:07:43Elle était vraiment trop belle pour que je ne cherche pas à la venger.
00:07:48J'avais laissé à Farou et à Favre le soin d'interroger Bachet pour suivre la seule piste qui me
00:07:53permettrait d'identifier la victime.
00:07:56J'allais donc rue des bars rendre une petite visite au propriétaire de l'imperméable, le journaliste Jacques Le Vray.
00:08:13Bonjour.
00:08:14M. Burma, détective privé.
00:08:16Je viens de la part de Fernand Bachet.
00:08:20Vous avez bien l'instant ?
00:08:23Pardon.
00:08:27Il est arrivé quelque chose ?
00:08:29À lui, non.
00:08:31Quoique, ce n'est pas tous les matins qu'on se réveille avec un cadavre dans sa chambre.
00:08:34Un cadavre ?
00:08:35Vous blaguez ?
00:08:37Ça m'arrive parfois, mais là, non.
00:08:43Je peux voir, là, votre licence ?
00:08:45C'est à vous, ça ?
00:08:51Je la cherchais.
00:08:53Elle était dans mon appare.
00:08:55Vous le cherchiez aussi, je suppose ?
00:08:57Oui.
00:08:58Comment vous le savez ?
00:09:00Elle est à la morgue, M. Le Vray, avec un cadavre dedans, une fille.
00:09:0520, 25 ans, châtain clair, chaussures vertes.
00:09:11Rachel ?
00:09:12Rachel, comment ?
00:09:14Abramovich ?
00:09:16Elle a été regardée.
00:09:19Je suis désolé.
00:09:28Je sortais avec elle.
00:09:31Elle venait ici.
00:09:32Elle avait sa clé.
00:09:35Vous l'avez vue hier ?
00:09:37Oui.
00:09:38Elle est passée ici juste au moment où je partais, à la soirée de Bachet.
00:09:44Je lui ai proposé de venir, mais ça ne lui disait rien.
00:09:47Enfin, ça lui est arrivé de rester ici à 20 ans.
00:09:53Excusez-moi.
00:09:57Vous l'avez vu arriver chez Bachet ?
00:10:01Non.
00:10:02Non.
00:10:03Non, on était un peu...
00:10:04Enfin, on était un peu...
00:10:05Enfin, on était un peu comme des coups de pelle.
00:10:09Ça ne vous a pas semblé étrange de ne pas la voir quand vous êtes rentré ?
00:10:16Non, c'était tard, hein.
00:10:17C'était deux, trois heures.
00:10:18Je pensais qu'elle n'avait eu marre, quoi.
00:10:21Ah, oui.
00:10:24Elle était assassinée, à peu près, à cette heure-là.
00:10:27À mon avis, elle allait vous rejoindre.
00:10:29Prenez contact avec le quai des Orphères.
00:10:32Demandez le commissaire Farouk.
00:10:33C'est un ami.
00:10:34D'habitude, il traite ces affaires-là avec des gants.
00:10:46Ah, merde !
00:10:48Tout de même bizarre, ce le vrai.
00:10:53Je me demandais pourquoi il avait caché un 9 mm sous ses journaux.
00:10:58Craignait-il quelque chose ou quelqu'un ?
00:11:02Le départ de le vrai tombait plutôt bien.
00:11:05J'ai le sentiment que le sac à main de Rachel
00:11:07m'en dirait plus que le journaliste sur les raisons de sa mort.
00:11:10...
00:11:15...
00:11:23...
00:11:24...
00:11:41Tiens, plus de revolver.
00:12:21Tiens, plus de revolver.
00:12:53Tiens, plus de revolver.
00:12:59Tiens, plus de revolver.
00:13:34Tiens, plus de revolver.
00:13:37Je suis bien Nestor Burma.
00:13:40Alors, j'aimerais comprendre.
00:13:42Les huissiers sont venus, ils vous ont confondus avec un certain Barma, Burma, Barma.
00:13:45Ça se confond. Ils viennent de vous ramener les meubles.
00:13:47Ils ont confondu une fois de plus.
00:13:50Mais c'est horrible.
00:13:51Non, c'est breton.
00:13:53Pourquoi on leur donne pas l'indépendance ?
00:13:57Réphifi dormira jamais ici.
00:14:01Attendez, ma chérie.
00:14:03Prenez cette savonnette.
00:14:04J'ai tout le savon qu'il faut à la maison, Nestor.
00:14:06Emmenez-moi cette empreinte chez le serrurier.
00:14:08Dites-lui de me faire une clé comme ça.
00:14:11C'est un escroc, mais c'est un artiste.
00:14:13Bâchez, bâchez, il y a cinq minutes.
00:14:15Il vous a laissé un chèque de 15 000 francs.
00:14:17Ah, eh tiens, son innocence, celui-là.
00:14:19Juste un petit mot.
00:14:21Qu'est-ce qu'il dit ?
00:14:24Il dit que vous l'avez impressionné.
00:14:26Il voudrait que vous posiez pour lui, nu.
00:14:28Alors, je vais aller négocier votre salaire.
00:14:31Nu ?
00:14:32Nu.
00:14:37Ah !
00:14:39Vous savez que j'allais vous trouver ici.
00:14:41Juste un petit café, Burma. Je suis en service.
00:14:43Eh, pas fabre, hein ?
00:14:46Vous commencez à me...
00:14:49Et alors ?
00:14:50Quoi, alors ?
00:14:51On n'est pas une agence de renseignement.
00:14:52Oui, ça va bien, femme, ça va bien.
00:14:54On vient d'interroger le vrai, le journaliste.
00:14:57Ah oui, c'est présenté spontanément.
00:14:59Sur vos conseils, paraît-il.
00:15:00Sandwich au pâté.
00:15:01Vous voyez que je peux collaborer, hein ?
00:15:03Et votre enquête dans la cuisine de Bachet, qu'est-ce que ça a donné ?
00:15:06Bon, c'est une histoire assez simple.
00:15:07La fille a été piquée par un sadique.
00:15:09Vous deviez aller voir un chez Bachet.
00:15:11Forcément, avec toutes ces peintures de nuit, ça a dû lui inventer.
00:15:13Alors, il s'est jeté sur elle pour la violer, et puis...
00:15:16Et puis voilà, quoi.
00:15:16C'est un schéma assez classique.
00:15:19Oui, quelqu'un qui connaissait la meilleure façon de tuer.
00:15:22Ah oui, ça, le coup de poignard dans les reins.
00:15:25Technique de commando.
00:15:27On lui montre, Fabre ?
00:15:29Allez, allez.
00:15:30Assis, assis, assis.
00:15:32Vous attaquez par derrière, vous baillez ici, vous sectionnez en même temps la moelle épinière
00:15:36à la hauteur de la quatrième bombère et la horte qui se trouve juste derrière.
00:15:40Parc.
00:15:41Ouais.
00:15:42Parce que lui, il l'a loupée, parce qu'elle n'est pas morte tout de suite.
00:15:45Oui.
00:15:45Elle n'est pas morte tout de suite.
00:15:47Je vois.
00:15:49Et il est prévenu la famille ?
00:15:50Ouais, les parents adoptifs, en fait, parce qu'ils l'ont recueilli en 64.
00:15:56Ouais, la petite a perdu son père et sa mère dans un attentat à Jérusalem.
00:16:02Ah, bah, j'ai plus le fan, moi, tiens.
00:16:04Tenez, Fabre.
00:16:06Impressionnant, votre...
00:16:07dans le... de...
00:16:09de...
00:16:09de...
00:16:09de...
00:16:09de...
00:16:12de...
00:16:14de...
00:16:14de...
00:16:15de...
00:16:15de...
00:16:15de...
00:16:16de...
00:16:16de...
00:16:17de...
00:16:17de...
00:16:19de...
00:16:26C'est là qui m'intéresse.
00:16:28Ça te va ?
00:16:29Allez, viens.
00:16:30Tu le connais, toi, le vrai nom ?
00:16:32Le Grand Jacques ?
00:16:34Ah, oui.
00:16:35Avec ce qu'il gagne en un jour, je pourrais vivre un mois et largement.
00:16:39Non, il a fait son beurre avec des reportages chocs dans tous les coins du monde.
00:16:42On va s'en compter ses bouquins.
00:16:44J'ai oublié les titres, enfin.
00:16:46Bon, ben, je ne l'ai pas.
00:16:47C'est quel genre de type ?
00:16:50C'est...
00:16:51un para qui se prend pour un reporter.
00:16:55L'histoire, c'est tout ce que j'ai pu sembler.
00:16:58Qu'est-ce qu'il y a là-haut ?
00:17:00Il y a le feu ?
00:17:00Non, juste un fou qui est en train de tout détruire la tronçonneuse dans l'agence.
00:17:05Beuze-vous du chat.
00:17:07Faites attention, L'histoire.
00:17:16Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah.
00:17:23Quelqu'un astronaliste ou multran ?
00:17:29Qu'est-ce que vous avez contre le style breton ?
00:17:33Je n'aime pas les grands russes blonds aux yeux verts.
00:17:35Ah oui, d'accord.
00:17:36La voisine.
00:17:37Qu'est-ce que vous êtes venu foutre chez moi ce matin ?
00:17:39Rendez-moi ma péloche.
00:17:40Je vous préviens, dans cinq minutes, ça va ressembler à Beyrouth, ici.
00:17:42Oh, ben, ça y est, déjà, non ?
00:17:43Alors, je vois pas ce qui vous intéresse, là-dedans.
00:17:45C'est des trucs de boulot, ça.
00:17:46Ou le rapport avec Rachel ?
00:17:47Ah, ben, justement, quels sont vos rapports avec Rachel ?
00:17:49Mais je vous l'ai dit ! Ça vous suffit pas ?
00:17:50Et puis, je vous préviens, si vous trouvez pas l'assassin, je le ferai, moi.
00:17:53Puis, je vous ferai un culpé, aussi, pour étraction et vol qualifié.
00:17:56Alors, qui c'est qui vous a envoyé me piquer ça ?
00:17:58Hein ? Les Libanais, les Syriens ou l'Ouest Bola ?
00:18:00Ouais, non, leur cuisine est trop épicée, hein.
00:18:03Bon, puis, rendez-moi mon savon, aussi.
00:18:05Qui est le savon ?
00:18:06C'est moi qui l'ai.
00:18:13Voilà.
00:18:15Vous auriez pas un peu visseurs, tous les deux, non ?
00:18:20Nestor, la prochaine fois que vous avez besoin d'un savon, achetez-le en pharmacie, ça nous coûtera moins cher.
00:18:23Pourquoi vous me l'avez donné devant lui ?
00:18:25Le serrurier a déjà fait un double de l'empreinte.
00:18:27Ah.
00:18:27Qu'est-ce que c'est, cette histoire de clé ?
00:18:29Eh ben, c'est une clé, une clé qui ouvre un coin secret.
00:18:32Comme toutes les vraies jeunes filles en ont.
00:18:34Vous devez le savoir, ma petite Hélène.
00:18:36Qu'est-ce que vous lisez, là-haut ?
00:18:38Bien.
00:18:39Ben, des chiffres, ou des lettres.
00:18:41Ils font uniquement des chiffres, ou des...
00:18:42Enfin, vous avez trouvé ça où ?
00:18:45Une jeune femme est morte avec des chaussures vertes.
00:18:47Elle avait un sac de la même couleur.
00:18:50Un sac dans lequel il n'avait rien du tout.
00:18:53Enfin, que des choses insignifiantes.
00:18:55Et cette clé, dans une petite poche.
00:18:59De telle façon que ça peut pas être par hasard.
00:19:02C'est tout.
00:19:03Ma piste s'arrête là.
00:19:08Ma piste s'arrêtait là, en effet.
00:19:12Mais je me demandais quelle était celle du type qui me filait le train.
00:19:17Un Tesla assassin de Rachel revenant sur les lieux du crime.
00:19:21Un touriste égaré dans les cours intérieurs de l'île Saint-Louis.
00:19:25Ou encore un agent immobilier en quête d'une affaire juteuse.
00:19:30Elle photographiait intérieurement la tête du fouineur et restait sur mes gardes.
00:19:36Cet air trop inoffensif me disait qu'il ne l'était pas.
00:19:52Non, je vois pas.
00:19:53Ça va pas du tout.
00:19:56Oula, c'est toi qui va pas ou c'est moi ?
00:19:59Non, c'est moi, c'est moi.
00:20:00Entrez, c'est ouvert.
00:20:13Monsieur Bernard, vous avez une piste ?
00:20:17Hein ?
00:20:18Ah oui, non, aucune.
00:20:21Alors qu'est-ce que vous faites là ?
00:20:23Je voulais vous demander, quel genre de livre il écrit, le vrai ?
00:20:28Ah bon, attends.
00:20:30Viens, tu peux aller t'asseoir.
00:20:36Vous êtes peintre, vous aussi ?
00:20:38Eh non, enfin, à ma manière, je me trouve réaliste.
00:20:43Ma période rouge.
00:20:47Non, détective privé.
00:20:48Non, comme dans les films.
00:20:51Comme un frère Bogart.
00:20:53Voilà, quand je pense que je ne les ai même pas ouverts.
00:20:59L'Amérique latine, terre d'agile.
00:21:04La dernière traque, c'est ça.
00:21:06Et puis j'en ai aussi un sur les camps.
00:21:08C'est pas gay.
00:21:10La mort concentrationnée.
00:21:11Non, ben c'est moi qui suis mort.
00:21:12Je ne peux plus travailler.
00:21:14C'est arrivé à toucher un peu à dormir là-haut.
00:21:15Ça, je comprends ça.
00:21:18Je comprends ça.
00:21:20C'est très ressemblant.
00:21:22Hum.
00:21:23Vous avez quelque chose contre le vrai ?
00:21:25Il est un peu sanguin, votre copain, non ?
00:21:29C'est vrai, ce qu'on dit ?
00:21:30Vous connaissez la fille ?
00:21:32Oui.
00:21:33Et il est couché avec elle ?
00:21:35Oui.
00:21:37Vous pensez que c'est lui ?
00:21:40Ah, ben, il en est capable, hein.
00:21:43La gueule de l'emploi.
00:21:45Le commissaire Farouf, vous ne faites pas trop de misère ?
00:21:47Non, ne m'en parlez pas.
00:21:49Il a du nouveau, le commissaire Farouf ?
00:21:51Ben, il enquête sur la petite Rachel.
00:21:55Et dites-moi, la police n'est pas en train de me soupçonner d'avoir tué...
00:22:01Oh, ben non.
00:22:03Pourquoi vous auriez assassiné une fille que vous ne connaissez pas, hein ?
00:22:06Et puis, je suis là pour établir votre innocence.
00:22:09Pourquoi ? Tu as assassiné quelqu'un ?
00:22:12C'est par la rue des Rosiers que j'aurais dû commencer.
00:22:16Au lieu de perdre mon temps avec ce peintre, que je pouvais de moins en moins voir en peinture.
00:22:20Mais là, dans cette rue d'une autre époque, d'un autre monde, à la recherche de la famille Bloom,
00:22:28j'avais, je ne sais pourquoi, l'estomac noué d'avance.
00:22:31Je ne veux plus parler de ça, monsieur.
00:22:35Et puis, je ne sais pas qui vous êtes, monsieur...
00:22:37Je sens où, oui, oui.
00:22:38Burma, détective privé.
00:22:41Détective privé.
00:22:42Ça ne veut rien dire.
00:22:43Samy.
00:22:44Ou alors, ça veut dire des choses qui ne sont pas toujours propres.
00:22:47Notre Rachel, c'était une fille propre.
00:22:50Chaque soir, elle récitait le schéma.
00:22:52Je ne dis pas qu'elle n'avait pas sa vie.
00:22:54Mais je sais aussi que c'était convenable.
00:22:59Vous l'aviez adoptée ?
00:23:00C'était notre enfant, comme Sarah.
00:23:03C'était la fille de nos amis Abramovitch.
00:23:06Ils sont morts là-bas, tués par des terroristes.
00:23:11Ah bon...
00:23:13Mais qui a pu faire ça à notre petite Rachel ?
00:23:15C'est ce que j'essaye de savoir, monsieur.
00:23:19Ce soir-là, elle est allée retrouver un ami.
00:23:23Le vrai ?
00:23:25Ouais.
00:23:26Je crois que c'est...
00:23:27Le vrai.
00:23:29Je l'avais prévenu.
00:23:30Je lui avais dit, tu peux choisir n'importe qui, même un goï.
00:23:34Mais pas un journaliste.
00:23:36Et surtout pas ce journaliste-là.
00:23:38Pourquoi ?
00:23:39Parce qu'il faisait de l'argent avec le sang des autres.
00:23:45Maintenant, je ne désire plus qu'une chose.
00:23:49Embrasser la terre d'Israël.
00:23:51Et être enterré au monde des oliviers.
00:23:56Merci.
00:23:59Ah bon, monsieur.
00:24:00Ah, voilà.
00:24:01Oui.
00:24:03On va y aller.
00:24:16Monsieur ?
00:24:18Qu'est-ce que je peux vous parler ici ?
00:24:19Je vous écoute.
00:24:20Merci.
00:24:31C'est vous, ça ?
00:24:33Oui, c'est vous.
00:24:34Je joue du violon le soir, ici.
00:24:43Il faut excuser mon père.
00:24:45Vous savez, on est un petit peu...
00:24:46On est un peu tous sur les nerfs en ce moment.
00:24:49Mais je comprends.
00:24:49Je comprends ça.
00:24:52Vous savez, c'était comme ma soeur.
00:24:55Vraiment.
00:24:57Il faut trouver celui qui a fait ça.
00:25:00Rachel sortait bien avec l'oeuvre, eh ?
00:25:02Oui.
00:25:03Depuis quand ?
00:25:05Quelques semaines.
00:25:07Il voulait écrire quelque chose sur le destin d'une jeune fille juive.
00:25:12Et pourquoi elle, spécialement ?
00:25:16Peut-être à cause de l'histoire de sa famille.
00:25:21Son père avait survécu à Auschwitz pour finir tuer en Israël.
00:25:26Peut-être aussi parce qu'elle était belle.
00:25:29Elle était très belle.
00:25:31Vous aussi, vous êtes belles.
00:25:34En fait, l'oeuvre a s'intéressé surtout au grand-père de Rachel.
00:25:38Pour quelle raison ?
00:25:41Parce qu'Isaac Abramovitch est le seul et sa famille à avoir échappé à la déportation.
00:25:46Ensuite, il est disparu.
00:25:47S'en laisser de traces.
00:25:50Alors, Rachel, il voulait en savoir plus.
00:25:53Et elle a découvert quelque chose ?
00:25:57Je ne sais pas.
00:26:00Je sentis bien que depuis quelque temps, elle avait peur de quelque chose.
00:26:06Quelqu'un.
00:26:08Vous avez une idée sur ce quelqu'un ?
00:26:16Elle n'a pas voulu en parler à mes parents.
00:26:21Attends, moi aussi, j'ai peur.
00:26:24Attendez !
00:26:25Je vais vous dire quelque chose.
00:26:28Je vous l'ai laissé tomber, mais j'ai changé d'avis.
00:26:31Alors, on va avoir peur ensemble.
00:26:42Sarah avait peur.
00:26:45Manifestement très peur.
00:26:46Comme si un danger imminent planait au-dessus de sa tête.
00:26:50Planant en rue des écouffes,
00:26:52j'ai reconnu tout de suite l'homme au journal que j'avais déjà vu dans l'île Saint-Louis.
00:26:57Évident que mon suiveur s'intéressait plus à moi qu'aux boucheries cachères du quartier.
00:27:02Je décidais d'en avoir le cœur net.
00:27:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:37D'abord, je me suis demandé si j'avais heurté une enclume
00:27:40ou reçu une maison sur la tête.
00:27:44C'était plus simple que ça.
00:27:45J'avais rencontré un type qui savait boxer.
00:27:51Qu'est-ce que ça aurait été
00:27:53si j'avais été vraiment cet autre ?
00:27:57Qui est-ce qui vous a fait ça ?
00:27:58Un mari jaloux ?
00:28:00Je traque l'adultère, mais je ne le pratique pas.
00:28:03Sauf exception.
00:28:04Oh, merci de vous en soutenir.
00:28:06Tenez.
00:28:08Dites-moi, il ne vous a pas raté ?
00:28:09Non, il ne m'a pas raté, mais il s'est excusé.
00:28:13Je suis très content d'avoir récupéré mes meules.
00:28:16Ah, oui.
00:28:18Enfin, on va bientôt avoir des nouvelles de M. Barba.
00:28:21Pourquoi ?
00:28:22Pour le petit bois qu'on lui a livré.
00:28:24Et la jeune fille aux chaussures vertes, vous avez une piste.
00:28:28De piste ?
00:28:30J'en avais aucune.
00:28:31On m'avait assommé en me prenant pour un autre.
00:28:35Et comme l'histoire se répète...
00:28:43Oh, si c'est pour une range, non ?
00:28:46Personne paiera.
00:28:49Sometimes.
00:28:51Hurry.
00:28:52Hop !
00:28:52Oh !
00:28:56Go !
00:28:59Oh !
00:29:01Sous-titrage MFP.
00:29:31Sans préciser, c'est bien un enlèvement.
00:29:32Non, non, c'est une agitation assez...
00:29:34Ah, alors on me rassure.
00:29:35Oui.
00:29:36J'avais un besoin urgent de pouvoir.
00:29:38Ah, il y a le téléphone, non ?
00:29:40J'aime bien voir les gens à qui j'ai affaire.
00:29:43Je vous sers à quelque chose ?
00:29:44Non, j'ai déjà trinqué. Merci.
00:29:47Monsieur ?
00:29:49Castagna.
00:29:50En sème Castagna. Je suis dans l'import-export, à Caracas.
00:29:54Dites-moi, vous êtes loin de chez vous ?
00:29:56J'ai deux sérieuses raisons pour ça.
00:29:59Ah ?
00:29:59Oui.
00:30:09Birma, retrouvez-moi ce type.
00:30:13C'est la raison de votre invitation ?
00:30:16Précisément.
00:30:18Qui c'est ?
00:30:19Une ordure.
00:30:21Et croyez-moi, je m'y connais.
00:30:23Si vous le dites.
00:30:24Mais encore ?
00:30:26Mon associé, Ramovi.
00:30:30Ah.
00:30:31D'une recherche dans l'intérêt de sa famille ?
00:30:33Mes intérêts.
00:30:34Il est parti avec tout l'argent des Paris.
00:30:37Trois millions de dollars.
00:30:39Je croyais que vous étiez dans l'import-export.
00:30:44Aussi, aussi.
00:30:47Et vous pensez qu'on peut le trouver où, votre associé ?
00:30:49Il se cache à Paris.
00:30:51Il a dû partir vite de Caracas.
00:30:53Une fille doit lui apporter l'argent.
00:30:54Il lui téléphone régulièrement du Marais, deux cabines téléphoniques jamais la même, et des bureaux de poste.
00:31:01Comment vous savez ça ?
00:31:02On tient Chella sur écoute, à Caracas.
00:31:06Vous avez des relations avec la police ?
00:31:08Mais tout s'achète à Caracas.
00:31:09Surtout la police.
00:31:13Je vois.
00:31:14Chella, vous dites ?
00:31:16C'est le nom de la fille.
00:31:18Alors, ce que je ne comprends pas, c'est que vous savez où il est.
00:31:22Pourquoi vous faites appel à un détective privé ?
00:31:26Eh bien, parce que Rameuvie me connaît, forcément.
00:31:31Et Interpol aussi.
00:31:32Vous êtes fiché.
00:31:34Identifiable de la méprécaution.
00:31:37Vous n'a pas l'air très méchant.
00:31:39Ne vous y fiez pas.
00:31:40C'est un tueur.
00:31:42Ah.
00:31:43Vous prenez des tueurs comme associé ?
00:31:44Mais j'étais un tueur, moi-même.
00:31:47Ça crée des liens.
00:31:48Forcément.
00:31:51Il y a un détective privé, mais dans toutes les pages du Botin.
00:31:55Pourquoi moi ?
00:31:56Mais parce que vous êtes le meilleur.
00:31:57C'est vrai.
00:32:0050 000 pour commencer.
00:32:01Ça va ?
00:32:02De toute façon, on n'est pas le choix.
00:32:05Alors, si je n'ai pas le choix.
00:32:14Qu'est-ce que vous préférez, Réal ?
00:32:16La tour d'argent ou un McDo ?
00:32:19Je vais commencer par prendre mes deux mois de salaire.
00:32:22Dame Esquin.
00:32:23Je fais une fiche.
00:32:24Mon client tient à l'anonymat.
00:32:26Encore un truand ?
00:32:29Vous êtes allé vous fourrer où, Nestor ?
00:32:31D'accord, c'est un truand, mais il vient de Caracas.
00:32:34Caracas, ça n'existe pas.
00:32:35Et alors ?
00:32:36C'est moins grave.
00:32:37Qu'est-ce qu'il veut pour tout cet argent ?
00:32:38Le général s'est pris d'un contrat pour...
00:32:40Il va me retrouver, ce type.
00:32:42C'est lui qui veut le flinguer ?
00:32:44Le retrouver.
00:32:45Vous avez mauvais esprit, Hélène.
00:32:46Oh, mon oeil.
00:32:47Et qu'est-ce qu'il a à votre oeil ?
00:32:49Il n'a rien, son oeil.
00:32:50Par contre, toi, tu vas me repérer ce type-là.
00:32:52Dans un périmètre concret entre la rue Rambuteau, la rue François Miron, la rue Beaubourg et la rue des Tournelles.
00:33:02Et tu vas me surveiller les postes, les cabines téléphoniques, le soir et la nuit.
00:33:08Le soir et la nuit ?
00:33:09Pourquoi la nuit ?
00:33:10Parce qu'il y a cinq heures de décalage entre Caracas et Paris.
00:33:15Mais qu'est-ce qui va pour Hélène ?
00:33:16Parce qu'il y a par la pègre, ça ne va pas du tout, Mestor.
00:33:19Frontière entre la bourgeoisie et la pègre est mal définie.
00:33:23Bon, comment il s'appelle, votre type ?
00:33:24Ramovi.
00:33:25Pourquoi il se cache dans le marais ?
00:33:27Pour nager en eau trouble.
00:33:28Bon, si je comprends bien, c'est moi qui planque.
00:33:30T'as bien compris, c'est toi qui planque.
00:33:33J'avais bien compris, mais je comprends très vite.
00:33:36Bon, allez, salut.
00:33:36Donc, vous abandonnez l'histoire de la petite Rachel ?
00:33:39Écoutez, c'est pas parce qu'on traite deux affaires en même temps que vous allez me gonfler avec une
00:33:42exclusivité, non ?
00:33:43D'accord.
00:33:44Je la garde, je vous la donne, la clé.
00:33:46Qu'est-ce qu'il a dit, le serrurier ?
00:33:50Mille francs, c'est un travail d'artiste.
00:33:53Travaille d'escroc, oui.
00:33:55Le soir même, je me retrouvais dans la rue des Rosiers où j'avais donné rendez-vous à Sarah.
00:34:01J'avais une clé, mais il me manquait la serrure.
00:34:04La sœur de Rachel était sans doute la seule qui puisse m'aider à la trouver.
00:34:09À travers la porte de la librairie, je vis son regard inquiet.
00:34:13La peur lui collait au ventre.
00:34:20Au même endroit.
00:34:46Quelque chose à vous montrer.
00:34:49Vous trouvez quoi, là ?
00:34:50Du fuit de carottes.
00:34:52Rachel est sale dans son sac.
00:34:54Qu'est-ce que c'est ?
00:34:55C'est une clé.
00:34:57Je sais où elle l'a trouvée.
00:34:59Où ça ?
00:34:59Dans le grenier de mes parents.
00:35:01Ses amis habitaient là, au même endroit.
00:35:04Vous voulez dire son grand-père ?
00:35:05Zeke Abranovich.
00:35:06Oui, les autres, tous ceux qui ont disparu.
00:35:09Vous pouvez me donner la même chose ?
00:35:12Avec beaucoup de vodka.
00:35:16On peut le voir, ce grenier.
00:35:20Non.
00:35:21Vos parents ne voudront pas.
00:35:22Ce n'est pas ça.
00:35:23C'est que cette histoire nous a un petit peu...
00:35:25Vous voyez ici, c'est possible.
00:35:29Bon, c'est ce qu'on dit vos intéressants.
00:35:31Lors-y tout de suite.
00:35:34Rachel partait des heures, ici.
00:35:37Elle essayait de classer tout ça.
00:35:41Ça appartenait à la famille.
00:35:44Oui.
00:35:45Zeke Abranovich.
00:35:47Tous ceux-là ont disparu à Auschwitz.
00:35:51Lui ?
00:35:52Ça, c'est son père.
00:35:54Il est survécu.
00:35:56Lui ?
00:35:57Ça, c'est le même à 16 ans.
00:35:59Au moment de la raflée du Veldiv, en 1942.
00:36:07Regardez.
00:36:09Avril 1943.
00:36:11Celui-là de 1944.
00:36:13Oui.
00:36:14Je ne comprends pas.
00:36:16Si tous les Abranovich ont été déportés,
00:36:18pourquoi on trouve des journaux de 1944 entreposés ici ?
00:36:24C'est ce que Rachel cherchait à comprendre.
00:36:29Mais qui avez-vous peur ?
00:36:33Celui qui l'a tué.
00:36:35Je suis sûre qu'il est là n'importe où, qui me regarde.
00:36:37Qui c'est lui ?
00:36:38Je ne sais pas.
00:36:39Alvis, il le sait, c'est son grand-père.
00:36:43Mais lui, on sait qu'il n'a pas été pris.
00:36:46On dirait des amis.
00:36:48Avec un militien, on dirait seulement.
00:36:51Je garde.
00:36:52Tu peux ?
00:36:53Oui, bien sûr.
00:36:54Pour votre enquête.
00:36:55Peut-être.
00:36:58Les circonstances de la bataille pourront conduire l'armée allemande
00:37:00à prendre des dispositions spéciales dans les zones de combat.
00:37:04Accepter cette nécessité.
00:37:06Signer le maréchal Pétain.
00:37:08T'es bon pour l'hospice.
00:37:21Aller mon pote, t'as pas s'emballe ?
00:37:23Je suis d'hâte.
00:37:24Alors ?
00:37:25Je les ai toutes faites.
00:37:26Et même hier, je suis resté jusqu'à une heure du matin.
00:37:28Les postes, tu les as faites ?
00:37:30Toutes, je te dis.
00:37:32On va manger un morceau ?
00:37:36Tu peux venir avec moi.
00:37:39Je décidais à mon tour de planquer dans le quartier
00:37:42pour relayer Zavater.
00:37:45Peut-être aurais-je plus de chance que lui.
00:37:48Je ne le vis pas tout de suite.
00:37:50Il se confondait dans l'ombre d'un Porsche.
00:37:53Mais il était bien là.
00:37:54Une silhouette à qui la nuit donnait des proportions effrayantes.
00:37:58J'avais tout de même un avantage.
00:38:01Lui ne m'avait pas vu.
00:38:23Oh, merde.
00:38:34L'humour juif.
00:38:40Mais qu'est-ce que vous croyez, Burma ?
00:38:42Vous êtes le seul à avoir des idées ?
00:38:43Mais moi aussi, il m'arrive de penser.
00:38:46J'ai peut-être l'air con comme ça.
00:38:47Ah oui ?
00:38:48En tout cas, j'ai une tête et un cœur.
00:38:50Là, je connais la boubloum,
00:38:52le père, la mère, la petite.
00:38:54Ce sont des gens qui ont peur.
00:38:56Et moi, je n'aime pas que les gens aient peur.
00:38:58Moi, j'aime que les gens soient gais.
00:39:00Gais et confiants.
00:39:01C'est pour ça que j'avais sur le...
00:39:02Et c'est là.
00:39:05Tâchez d'être aimable pour une fois.
00:39:10Ah, mon petit phare.
00:39:12Mais ça va mieux, hein ?
00:39:15Regardez, qui vient vous rendre une petite visite ?
00:39:17On va se l'aller en aller.
00:39:19Si j'avais su que c'était où,
00:39:20j'aurais tapé moins fort.
00:39:21Oh, oh, oh !
00:39:23J'aurais pas tapé du tout.
00:39:25Burma vous aime beaucoup,
00:39:26vous savez, il me le disait à l'instant.
00:39:27Et alors, cette nuit,
00:39:28quand il m'a prévenu, hein, Burma,
00:39:29il avait des larmes aux yeux.
00:39:32Je vous ai apporté des douces.
00:39:33Oh, oh, oh !
00:39:34Ah, vous savez que j'avais pas une mauvaise mine, hein ?
00:39:36C'est vrai, hein ?
00:39:37Pour quelqu'un qui a pris, euh...
00:39:40Oh, oh !
00:39:42Oh, oh !
00:39:43Ah, ça monte.
00:39:45Oh, oh !
00:39:46Ça redépend.
00:39:47Oh, oh !
00:39:47Qui sait ce qu'il veut ?
00:39:48Là, vous allez l'énerver.
00:39:50Oh, oh !
00:39:51Et qu'est-ce que vous avez mis
00:39:52à la place de Favre, rue des Rosiers ?
00:39:53Un autre de mes hommes,
00:39:55mais je n'aime pas cette histoire.
00:39:58Eh bien, il nous a écrit un petit mot.
00:40:00Tenez.
00:40:01Ah, qu'est-ce qu'il a écrit ?
00:40:04Allez vous faire foutre.
00:40:06Allez, allons-y.
00:40:08Meilleure santé, Favre.
00:40:10J'ai pris.
00:40:15L'appartement du journaliste venait de s'allumer.
00:40:18Le vrai était donc de retour
00:40:20après sa mystérieuse disparition.
00:40:23Et de fois-ci, le vrai ne m'échapperait pas.
00:40:26Et d'une manière ou d'une autre,
00:40:27il me cracherait le morceau
00:40:29sur le meurtre de Rachel
00:40:30qui ressemblait de plus en plus
00:40:31à un crime raciste.
00:40:35Espérez simplement
00:40:36qu'il ne m'accueillerait pas
00:40:37avec une tronçonneuse.
00:40:55Mais qu'est-ce que c'est arrivé ?
00:40:59Mais qu'est-ce que c'est arrivé ?
00:41:08Quel vernis ?
00:41:10Oh !
00:41:12Oh !
00:41:12Oh !
00:41:14Oh, putain !
00:41:23Il se coûte toujours ?
00:41:25Secouriste.
00:41:27Il aurait voulu vous éventrer,
00:41:28il n'aurait pas fait mieux.
00:41:30Vous avez dû le croiser dans l'escalier.
00:41:32Quelle gueule il avait.
00:41:34Je n'ai pas fait attention.
00:41:36Pressez et pas très poli.
00:41:38Fait longtemps que vous avez vu le vrai ?
00:41:39Je l'ai vu sortir de chez lui
00:41:41hier matin vers...
00:41:43vers...
00:41:44Oh, je ne sais plus.
00:41:45Et depuis ?
00:41:46Oui.
00:41:47Vous savez, M. Burma,
00:41:48je ne savais pas tous mes voisins.
00:41:50Oui.
00:41:52Vous devriez dormir ici.
00:41:55Vous croyez ?
00:41:57Vous voulez partir ?
00:41:58Allez-y.
00:42:00Oui.
00:42:02Vu.
00:42:04Mais qu'est-ce que je dois dire merci ?
00:42:07Suzanne.
00:42:08Qu'est-ce qu'elle fait Suzanne dans la vie ?
00:42:10Du secrétariat pour payer mes cours de journalisme
00:42:12et je tape des manuscrits.
00:42:15Le vrai, il ne vous en a jamais demandé
00:42:17de lui taper des manuscrits ?
00:42:20Non, pas encore.
00:42:21Mais justement, il devait m'en donner un tapis.
00:42:23Et ça parle de quoi ?
00:42:24Rachel Abramovitch.
00:42:27Oh.
00:42:29Rachel Abramovitch.
00:42:30Oui.
00:42:32J'aimerais bien faire un stage
00:42:33chez un détective comme vous.
00:42:36Ça doit être passionnant.
00:42:39On tire avec moi
00:42:40des choses bien plus passionnantes.
00:42:43Ah bon ?
00:42:44Hum.
00:42:46Le manuscrit était là,
00:42:48sous le poignard.
00:42:49Il a disparu.
00:42:51Il est peut-être parti en voyage.
00:42:53Il l'a emporté, non ?
00:42:54Mais non, il n'avait même pas pris ses appareils.
00:42:57Ah.
00:43:00À moins que...
00:43:01À moins que...
00:43:04L'homme au couteau.
00:43:06L'homme au couteau.
00:43:09Merci, hein.
00:43:13Si jamais vous voyez revenir le vrai,
00:43:16vous m'appelez là.
00:43:18Si jamais je vois revenir le vrai,
00:43:21je vous appelle là.
00:43:33Un poignard nazi.
00:43:36Qu'est-ce que je vous avais dit ?
00:43:37C'est une histoire politique.
00:43:39C'est une histoire avec un grâche.
00:43:41Vraiment la petite assassinée,
00:43:42l'œuvre disparue,
00:43:44et les parents qui sont moués
00:43:45comme des cartes-farties.
00:43:47Moi, je l'envoie au labo.
00:43:49Voilà.
00:43:50Et vous, comment ça va ?
00:43:51Ça vous fait mal ?
00:43:54Non, non.
00:43:55Enfin, j'ai l'impression
00:43:56que mes intestins glissent dans mon pantalon
00:43:58qui est très désagréable.
00:43:59Ah, ça, je vous crois, oui.
00:44:01Ils ressemblaient à quoi,
00:44:02les types qui vous ont tapé dessus ?
00:44:06Sinon, aussi,
00:44:07Dario Moreno,
00:44:08en plus agressif.
00:44:10Ah, oui.
00:44:11Vous savez, tout ça est lié, hein.
00:44:12Rachel, le vrai, vos agresseurs.
00:44:14Et moi ?
00:44:15Et vous ?
00:44:17Ça, ils en veulent, à votre peau.
00:44:20Pour ce qu'elle vaut, maintenant,
00:44:22ma peau.
00:44:29T'as des nouvelles sur Rameauville ?
00:44:32C'est les croissons d'Hélène.
00:44:33Elle est partie en chercher.
00:44:36Ça va pas ?
00:44:37Si.
00:44:38Je me suis fait un éventré.
00:44:40Dis, il y a Mlle Hélène
00:44:42qui vient de se le faire enlever
00:44:42par deux mecs.
00:44:44Elle est arrivée, Fifi.
00:44:52Quitte à aller la vente
00:44:52et s'allez à la poêle-tarde.
00:44:58Excusez-les.
00:44:59Pourquoi avoir pris ce chat ?
00:45:01Est-ce que je pourrais comprendre ?
00:45:04Vous allez comprendre.
00:45:09Je voudrais parler à M. Nestor Burmain.
00:45:11Ah, c'est vous.
00:45:13C'est moi.
00:45:14J'ai votre secrétaire.
00:45:15Pourquoi j'ai fait ça ?
00:45:17Mais parce que je vous paie
00:45:18pour vous occuper de mon affaire
00:45:19et pas pour glander avec la police.
00:45:21Je vous observe, M. Burmain,
00:45:23et ça représente un énorme risque
00:45:25pour moi et mon équipe.
00:45:27Mes conditions étaient nettes.
00:45:29Je veux de la discrétion.
00:45:31Vous voulez lui parler ?
00:45:33Non, non.
00:45:34Non, non, je ne l'ai pas abîmé.
00:45:35Non, ce serait dommage, d'ailleurs.
00:45:36Je vous la passe.
00:45:38M. Nestor ?
00:45:40Oui, je viens de me faire kidnapper.
00:45:42Non, je ne sais pas.
00:45:43Et Fifi, je l'avais déjà dans les bras.
00:45:46De la brutalité, non.
00:45:48Pas pour l'instant.
00:45:50Burmain, c'est moi de nouveau.
00:45:52Non, non.
00:45:53Non, non.
00:45:55Non, nous ne lui ferons pas de mal
00:45:56si vous remplissez votre contrat.
00:45:58Non, je sais que c'est difficile.
00:46:00Mais 50 000 francs, c'est une somme.
00:46:02Et j'en veux pour mon argent.
00:46:04N'oubliez pas qu'il y a 3 millions de dollars en jeu.
00:46:07Alors, fin de la communication.
00:46:09Pour le petit déjeuner, vous prenez quoi ?
00:46:11Du café, du thé,
00:46:12les croissants, on les a déjà.
00:46:14Une cigarette.
00:46:16Remarquez, ils bluffent peut-être.
00:46:17Oui, et peut-être qu'ils ne bluffent pas.
00:46:23Et si on en parle à Farouh ?
00:46:25C'est trop tôt pour en parler au commissaire Farouh.
00:46:29On n'a qu'à négocier avec eux.
00:46:31Négocier.
00:46:33Il est un peu imprévisible, ce type-là.
00:46:35À mon avis, il est braque.
00:46:37C'est le genre à te foutre une balle dans la tronche
00:46:38en me disant, excusez-moi, c'est pas par méchanceté.
00:46:42Il y a des complices partout.
00:46:45Alors, pourquoi il fait appel à nous pour son boulot ?
00:46:47Il a qu'à le faire lui-même.
00:46:49Il est fiché, Interpol.
00:46:50Alors, il s'écrase.
00:46:58Allô ?
00:46:59Oui ?
00:47:00Oui.
00:47:03J'arrive.
00:47:06Je t'avais dit qu'il était imprévisible.
00:47:08Il m'invite à prendre le thé.
00:47:13Moi, tu poses cette pipe.
00:47:15Et tu sors de mon bureau.
00:47:16Elle n'a pas hâte.
00:47:48Où est Hélène ?
00:47:49Mais ici, bien sûr.
00:47:51Vous voulez la voir ?
00:47:52Oui.
00:47:54Prenez la chica !
00:47:55Prenez la chica.
00:48:01Bonjour, Nesto.
00:48:02On vous a maltraité ?
00:48:03Non, pas encore.
00:48:04Qu'est-ce que ça signifie, ça ?
00:48:05Ça signifie que j'ai un moyen de pression sur vous, Burma.
00:48:09Ce sont les méthodes de Caracas ?
00:48:10Ce sont les miennes.
00:48:12Vous avez du nouveau sur Ramovi ?
00:48:14Mon adjoint passe toutes ses nuits à vous le chercher, votre Ramovi.
00:48:17Je vous ai déjà dit que c'est un type très dangereux.
00:48:21Bon, je peux reprendre les vifs ?
00:48:22Non.
00:48:23Vous n'avez pas besoin de ce chat.
00:48:24Non, mais Hélène ne peut pas sauter du premier étage avec un chat dans les bras.
00:48:28Vous savez, il ne m'aime pas beaucoup.
00:48:31Il est très intuitif, est-ce que je vois ?
00:48:32Burma, ne faites pas de l'esprit avec moi.
00:48:34Je vous paye trop cher pour ça.
00:48:35Je vous les rends aux 50 000 balles et je récupère ma secrétaire et mon chat.
00:48:38Non !
00:48:39Et ne m'obligez pas à mettre les poings sur les i.
00:48:41Alors je préviens, si jamais...
00:48:45Vous aviez raison, j'aurais pas dû accepter cette affaire.
00:48:49Burma, il est sorti, c'est par là.
00:48:52Pardon.
00:49:19C'est ouvert.
00:49:31Monsieur ?
00:49:32Moïche.
00:49:33Appelez-moi Moïche.
00:49:35Je suis Moïche.
00:49:39C'est moi qui vous ai mis K.O. l'autre jour.
00:49:42Ah, j'espère que c'était un premier contact.
00:49:50Où est-ce que vous avez eu cette photo ?
00:49:52Secret professionnel.
00:49:58Monsieur Burma, j'ai une arme, mais là...
00:50:02Vous avez aussi une bonne droite, hein ?
00:50:04Oui, on m'a appris à taper vite et fort.
00:50:07Vous savez qui c'est ?
00:50:08Non.
00:50:09L'homme que je cherche, il s'appelle Jean-Marie Tourbière.
00:50:12Enfin, il s'appelait comme ça en 1943.
00:50:15Vous l'avez connu en 1943 ?
00:50:17Gestapo française rue Lauriston.
00:50:19Non, accessoirement, il était milicien.
00:50:23Apparemment, il est très ami avec Isaac Abramovitch.
00:50:27Non, je sais.
00:50:28Le grand-père de la petite Rachel.
00:50:31Rachel ?
00:50:37Tourbière, vous dites ?
00:50:39Un tortionnaire.
00:50:41Il a tué de sa main plusieurs de mes amis et...
00:50:45Il m'a torturé, moi.
00:50:52La marque du Ferrar passé.
00:50:54Alors, il n'est pas de mes amis, vous comprenez ça ?
00:50:58On peut laisser une petite rancune, hein ?
00:51:01Je m'assieds.
00:51:02Je vous en prie.
00:51:04Vous pensez qu'il est toujours vivant ?
00:51:06Je crois même qu'il est ici à Paris en ce moment.
00:51:09Sous un faux nom, vraisemblablement.
00:51:11À Paris ?
00:51:12Oui, ici même.
00:51:15Il y a trois mois, il vivait encore au Venezuela.
00:51:17Et il n'aurait pas cette tête-là, aujourd'hui ?
00:51:25Où est-ce que vous vous êtes procuré cette photo ?
00:51:27Un client.
00:51:28Qui le recherche comme vous.
00:51:31Client de Caracas, Venezuela.
00:51:34Alors, si c'est le même que celui qui vous a repassé votre chemise,
00:51:37sans vouloir tirer,
00:51:39il s'appelle Ramovi, aujourd'hui.
00:51:42Eh bien, c'est Ramovi qui a assassiné la petite rachette.
00:51:47Pourquoi ?
00:51:47Ça, j'aimerais bien savoir, pas vous ?
00:51:54On va qu'il y aille.
00:51:55C'est pas un cachou.
00:52:14Vous se connaissez, non ?
00:52:17Non.
00:52:19Tu ne t'en as jamais au coryphée ?
00:52:21Non.
00:52:23Au corridor, non plus ?
00:52:24Non.
00:52:27Bon, écoute, tu me lâches, hein, maintenant.
00:52:31Cool.
00:52:43Merde !
00:52:45Ah, tout de même.
00:53:05C'est juste à ce moment-là que je l'ai perdu de vue.
00:53:09C'est sûr que c'était lui ?
00:53:11Non.
00:53:12Bon, sûr, sûr.
00:53:14Il était habillé comment ?
00:53:17Il avait un imperméable, une casquette et puis une écharpe rouge.
00:53:24Il t'a reconnu ?
00:53:25Ah non.
00:53:26Non, non.
00:53:27Non, à mon avis, il venait du bureau de poste de la rue de Moussy.
00:53:30Alors, il a pris à droite la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.
00:53:34C'est là que je l'ai paumé, quoi.
00:53:36Il vit du côté de chez les Blum.
00:53:39En somme, il se cache.
00:53:41Et le vrai, où il est passé ?
00:53:43Il a disparu.
00:53:44Ainsi qu'un manuscrit sur Rachel.
00:53:48Comment ça ?
00:53:49Vous connaissez le vrai, vous ?
00:53:52Il a écrit un bouquin très documenté sur les criminels de guerre en Amérique du Sud.
00:53:56Il y parle de Tourbière, alors je l'ai contacté.
00:53:59Et c'est lui qui m'a dit que Tourbière venait d'arriver à Paris.
00:54:02Il n'est pas un signalement plus précis.
00:54:06Il n'a pas des signes particuliers.
00:54:08Ah, si, si, si.
00:54:10Il siffle toujours le même air.
00:54:16Je le connais, ça.
00:54:18C'est siffler en travaillant.
00:54:20Vous avez pas vu le banque-neige ?
00:54:22C'est un dessin animé.
00:54:23Moi, je vais toujours voir les dessins animés.
00:54:26Alors, c'est des petits nains, quand ils vont au travail,
00:54:28ils sifflent ça.
00:54:29Ils sifflent le siphon en travaillant.
00:54:32La forme du poignard est exactement la même
00:54:34que celle de la lame qui a tué la petite.
00:54:37Il a dû l'essuyer après.
00:54:39Par contre, il est resté encore un peu de votre sang.
00:54:42Et du sang d'un autre groupe sanguin.
00:54:46Il a tué quelqu'un d'autre.
00:54:51Tiens, à la grande illusion.
00:54:56Quand je me serai occupé de votre cas,
00:54:59vous serez plâtré du haut en bas.
00:55:02Les rancuniers, hein, Frankenstein.
00:55:12Quand même, je me demande bien
00:55:14quelle est l'autre personne qui l'a tué.
00:55:23Ah, ben, c'est ça, vous, je n'ai pas fait comme chez vous.
00:55:25Mais plus, je travaille, là, moi.
00:55:27Moi aussi, je travaille.
00:55:28Vous payez, vous avez oublié.
00:55:31Bon, bon, tu peux aller te rhabiller.
00:55:36Excusez-moi, mais je suis débordé, là.
00:55:38Ben, je vois ça.
00:55:40Vous avez des nouvelles de le vrai ?
00:55:42Ah, non.
00:55:44Bon, vous savez, le vrai...
00:55:47Pourquoi ce serait lui qui...
00:55:49Oui, on y pense.
00:55:50Mais alors, je serai hors de cause.
00:55:52Oui.
00:55:53Vous êtes hors de cause.
00:55:54Je suis disculpé, c'est bien ça.
00:55:57Absolument.
00:55:59Vêtu de probité candide et de lin blanc.
00:56:01Comme dans le poème.
00:56:04Ah, regardez ça.
00:56:06Ah.
00:56:09Lâchez.
00:56:10Vous me dégoûtez.
00:56:12Si, si, si, ça va.
00:56:14Comme innocent, vous me dégoûtez.
00:56:15Allez, ça.
00:56:16De la gueule d'un chien de concours.
00:56:19Bien pomponné, avec des petites frisettes
00:56:21et un ruban rouge autour du cou.
00:56:22Bien, ben, je vous prie de sortir.
00:56:25Ben, j'allais le faire.
00:56:26Mon enquête est terminée.
00:56:29Mademoiselle, je vous rends votre toutou.
00:56:31Bien nettoyé, bien brossé, bien blanchi.
00:56:34Voilà.
00:56:34Vous pouvez aller le promener avec son petit ruban
00:56:36de chevalier des arrêts des lettres.
00:56:38Et c'est pas la peine de lui mettre une musolée là,
00:56:40il est pas méchant.
00:56:40Je ne sais pas ce qui me retient de vous casser la figure.
00:56:42Ben, c'est la trouille.
00:56:44La trouille, ma chère.
00:56:45La grande trouille des innocents.
00:56:47Hein ?
00:56:47Des gens pas concernés qui prennent pas de risque
00:56:49et qu'on décore comme des veaux dans les commissaires agricoles.
00:56:53C'est bon.
00:56:55Hein ?
00:56:56À votre santé, mon petit.
00:56:58Je vous regretterai.
00:57:02Il est marrant, non ?
00:57:04Il est marrant, non ?
00:57:05Il est marrant, non ?
00:57:12Il est marrant, non ?
00:57:15Il est marrant, non ?
00:57:18Il est marrant.
00:57:32Je vous regretterai.
00:57:33Très beau.
00:57:35S'il y a un livre que vous avez, je peux vous l'interpréter.
00:57:37Ah ben ça tombe bien, j'ai besoin d'une interprète.
00:57:40Tenez, pour moi c'est de l'hébreu.
00:57:42Moi justement, c'est de l'hébreu.
00:57:45Vous pouvez me traduire ?
00:57:47C'est une adresse.
00:57:49Au vieil du temple numéro 7.
00:57:53J'aurais dû vous demander ça avant.
00:58:35C'était bien à cette cave de la rue vieille du temple
00:58:38que la clé de Rachel donnait accès.
00:58:42Une cave à l'odeur de catacombe.
00:58:45Je savais que je touchais au but.
00:58:47Et que c'était moi qui avais trouvé le premier.
00:58:51Mais quoi ?
00:58:54Je pensais que dehors, il y avait des filles et des bistrots.
00:58:59Dehors.
00:59:00Mais à 10 mètres au-dessus de moi.
00:59:04Elle découvrait enfin ce lieu secret
00:59:06enfoui dans la doublure du sac à main de Rachel.
00:59:10Une plante qu'elle n'aurait jamais dû trouver.
00:59:13Pas plus que le journaliste le vrai.
00:59:16Qui était tombé dans la gueule du loup.
00:59:24Quant à moi, je commençais à trouver l'air franchement irrespirable.
00:59:56qui Всем raf Lopez.
00:59:59C'est pour moi, je ne sais quoi.
01:00:09Monsieur le Burmain, vous êtes là.
01:00:15Vous savez que vous ne devriez pas faire ce genre de bêtises tout seul ?
01:00:18Et vous ?
01:00:20Au moins, j'ai fait partie de l'Irgun à une époque où les Anglais nous pendaient exactement comme les
01:00:25Allemands venaient de le faire.
01:00:28Regardez.
01:00:37Il a eu l'oeuvre, eh.
01:00:42Au couteau.
01:00:44Pourquoi il a fait ça ?
01:00:46La même raison pour laquelle il a tué la petite Rachel, parce qu'ils avaient découvert sa planque.
01:00:52Vous voulez mon avis ?
01:00:54C'était la planque du grand-père Abramovich pendant la guerre.
01:00:58Il y en a un autre, deux cadavres, derrière.
01:01:07Donne-moi la tempe.
01:01:11Regardez.
01:01:14Ticket de métro.
01:01:17Regardez ça.
01:01:19Des petits trous.
01:01:24Blanchisserie des Blancs-Manteaux.
01:01:25Monsieur Abramovich, vendredi 14 juin 1943.
01:01:29Abramovich.
01:01:32Abramovich.
01:01:37Abramovich.
01:01:38Très malheureusement.
01:01:40Tourbière qui a tué Isaac Abramovich.
01:01:42Et il a pris son identité.
01:01:44Oh.
01:01:46Tourbière.
01:01:47Je m'en charge.
01:01:49C'est ma cible.
01:01:53Farouh n'avait pas tort quand il me reprochait de lui cacher les choses.
01:01:57Abramovich aussi, j'avais caché une trouvaille autrement plus importante qu'un vieux ticket de métro.
01:02:03C'était du courrier expédié de Caracas.
01:02:05Et que Abramovich, alias Tourbière, recevait en poste restante au bureau de la rue de Moussy.
01:02:12Elle était bien décidée à intercepter la prochaine lettre en provenance du Venezuela.
01:02:17Je savais qu'elle vaudrait son pesant de dollars.
01:02:22Monsieur.
01:02:24Quelque chose pour moi ?
01:02:25Je vais voir.
01:02:28Monsieur Abramovich.
01:02:29D'accord.
01:02:33Voilà, monsieur.
01:02:36Merci.
01:02:37Pardon.
01:02:40Je ne jouais pas au convi en maintenant. Rendez-moi ça.
01:02:43Donnez-moi.
01:02:44Donnez-moi cette lettre.
01:02:46Oh, c'est lui.
01:02:47C'est lui.
01:02:48Arrêtez-le.
01:02:49Oui.
01:02:52Mais John.
01:02:53Oh.
01:02:56Oh.
01:03:09Je signerai votre attitude au commissaire.
01:03:12Avec une police comme ça, on ne peut rien foutre.
01:03:14Vous savez ce qu'elle vous dit, la police.
01:03:16Donnez-moi cette lettre.
01:03:17Quelle lettre ?
01:03:19Je vous fais arrêter pour usurpation d'identité.
01:03:21Oui.
01:03:21Et moi, pour incapacité.
01:03:23Durmain.
01:03:24Mais enfin, je vous l'ai montré.
01:03:25Vous l'avez vu.
01:03:25Vous l'avez loupé.
01:03:26Vous l'avez loupé.
01:03:27Vous l'avez tout fait foirer, oui.
01:03:28Allez, je vous ramène.
01:03:29Bon, d'accord.
01:03:31Mais déposez-moi à côté.
01:03:32Je ne veux pas qu'on me voit avec vous.
01:03:45Je ne veux pas qu'on me voit avec vous.
01:04:03Castagnan n'avait pas menti.
01:04:05Chella a apporté bel et bien ramovie 3 millions de dollars en cash.
01:04:10Lieu de rendez-vous, gare de Saint-Fargeau à la descente du train venant de Melun.
01:04:1411h21.
01:04:17J'avais le sentiment d'avoir gagné au loto.
01:04:23J'avais dit pas de police.
01:04:25Si vous que je fasse, j'étais là.
01:04:28Ça leur arrive d'être mal, mon fric.
01:04:30Pas souvent, mais ça leur arrive.
01:04:31Je vais vous dire un truc, Burmain.
01:04:32Ramovie, je m'en fous, moi.
01:04:33Ce qui m'intéresse, c'est mon fric.
01:04:35Alors, si Ramovie se fait tue trop de mon fric, il me passe sous le nez.
01:04:383 millions de dollars.
01:04:40Merde !
01:04:41Ça peut faire de la peine.
01:04:43C'est vrai.
01:04:4424 heures.
01:04:45Je vous donne 24 heures.
01:04:47Sinon.
01:04:47Sinon quoi ?
01:04:48Sinon, votre baleine, la secrétaire-là.
01:04:50Moi, je vais la pousser.
01:04:50Trop de caracas !
01:04:52Ce serait dommage.
01:04:54Où elle est, ma secrétaire ?
01:04:58Taille à la quête là !
01:05:00Allez-y.
01:05:02Allez-y.
01:05:05Merci.
01:05:09On l'a pas maltraité.
01:05:11Dites-lui.
01:05:12Toujours pas.
01:05:13Je l'ai même emmené faire un tour en voiture.
01:05:15C'est vrai.
01:05:17Et elle a pas cherché à s'enfuir.
01:05:19Exact.
01:05:20Burmain, vous en êtes où, là ?
01:05:24Où j'en suis ?
01:05:25Oh, vous saviez qu'il avait été milicien pendant la guerre ?
01:05:30Qu'est-ce que vous voulez que ça me foute ?
01:05:32Ce qui m'intéresse, c'est mon fric.
01:05:34Alors, il est où, mon fric ?
01:05:35On ne le sait pas.
01:05:37Mais c'est celle-là.
01:05:38Cette fille qui vient du Venezuela.
01:05:41Je crois savoir où je peux la trouver.
01:05:44Où ?
01:05:44Je ne vais pas vous dire, enfin.
01:05:46Allez faire une connerie.
01:05:47La police y sera.
01:05:49Qu'est-ce que vous allez faire ?
01:05:50La piqueur, la police, je suis le seul à pouvoir le faire.
01:05:54Au risque de perdre ma licence.
01:05:57Mais si jamais vous touchez un cheveu de rififi ou un poil d'Hélène,
01:06:00votre fric, vous ne le reverrez jamais.
01:06:0324 heures.
01:06:04Vous avez 24 heures, mal compris.
01:06:06Sinon...
01:06:07Non, Hélène.
01:06:08Ne vous inquiétez pas.
01:06:10Tout va s'arranger.
01:06:12Il mange un peu ?
01:06:13Oui.
01:06:16Burmain, la sortie ce soir, c'est par là.
01:06:20Voilà.
01:06:27Allô, Suzanne.
01:06:29Vous rêvez toujours d'être la secrétaire d'un détective privé ?
01:06:32Alors, je vous offre un stage de quelques jours.
01:06:34Vous commencez tout de suite.
01:06:36Ce n'est pas une secrétaire qui vous pose.
01:06:37C'est une femme de ménage à plein temps.
01:06:39Une femme tout court, quelquefois.
01:06:43Non, continue, mon petit.
01:06:44Je n'aurais pas que vous perturber.
01:06:50Qu'est-ce que vous en avez fait, vous ?
01:06:52De quoi ?
01:06:53De la lettre.
01:06:54Je vais vous donner la lettre.
01:06:55Oui, alors ça, c'est la facture de votre tailleur.
01:06:58Ah, ben alors, je suis désolé.
01:07:02Attendez, je cherche.
01:07:04On en fait de ces trucs.
01:07:08En l'absence d'Hélène, je fais n'importe quoi.
01:07:10Vous ne l'avez pas ouverte ?
01:07:11Pourquoi je l'aurais ouverte ?
01:07:12Je croyais que vous l'avez donnée.
01:07:13Pourquoi j'aurais relu la facture de mon tailleur ?
01:07:18Vous avez de la chance.
01:07:20Vous avez échappé à une perquisition en règle.
01:07:23Allez, salut, Hélène.
01:07:30Qu'est-ce que vous vouliez dire tout à l'heure à propos d'une femme tout court de temps
01:07:35en temps ?
01:07:52Vous avez raison, il faut y réfléchir.
01:09:04Vous avez intérêt à me suivre, la police vous attendez.
01:09:06Pourquoi Ramoth, il n'est pas là ?
01:09:07Parce qu'il a dû se planquer.
01:09:09Castagnard veut le flinguer, et vous avec ?
01:09:103 millions de dollars qui disparaissent, ça peut énerver.
01:09:13C'est l'argent des paris ?
01:09:14Tu me profais bien, Ramoth, il vous envoie.
01:09:16Vous choisissez, vous faites cliquer par la police ou vous faites flinguer par Castagnard.
01:09:19Allez, montez.
01:09:25Tu me profais.
01:09:29Tu me profais.
01:09:53Où est Ramoth ?
01:09:55Où est Ramoth ?
01:10:00L'associé de Castagnard, je sais.
01:10:03C'est un criminel de guerre, un salaud de la pire espèce.
01:10:07Plus connu en 1943 sous le nom de Jean-Marie Tourbière.
01:10:12Je ne sais pas le nombre de ses victimes pendant la guerre,
01:10:15mais tout ce que je sais, c'est qu'il vient de tuer une jeune juive à Paris.
01:10:18Et un journaliste, le voisin de Suzanne.
01:10:23C'est une bête traquée.
01:10:24Il peut vous tuer, ou vous aussi.
01:10:26Vous n'avez toujours pas répondu à ma question.
01:10:28Où est Ramothie ?
01:10:30Je n'en sais rien.
01:10:31Je n'en sais rien.
01:10:32Vous m'avez menti sur le quai de la gare.
01:10:34Pourquoi ?
01:10:35Qui êtes-vous au juste ?
01:10:37Je suis détective privé.
01:10:38Il est détective privé.
01:10:40Tu vois, c'était un piège.
01:10:41Mais non, ce n'est pas un piège.
01:10:43Le seul piège, c'est celui qu'on va tendre à cette ordure.
01:10:46Oui, parce qu'on va lui tendre un piège.
01:10:47Bon, finissez votre nom.
01:10:49Appelons ça le sixième sens.
01:10:51Mais je savais sans l'ombre d'un doute que Tourbière se cachait désormais dans l'appartement de l'œuvré.
01:10:56Il y avait un point commun entre lui et moi.
01:10:59C'était un solitaire et moi aussi.
01:11:24C'est une manie de vous planquer chez vos victimes.
01:11:29Je n'ai pas envie.
01:11:38C'est imprudent, monsieur.
01:11:40Monsieur ?
01:11:40Nestor Burma, détective privé.
01:11:43Comment avez-vous su que j'étais ici ?
01:11:45Oh !
01:11:46Force de chasser les hyènes comme vous.
01:11:49Commence à savoir où elles vont digérer.
01:11:52Dans le rôle du chasseur, vous êtes plutôt en mauvaise posture, monsieur Burma.
01:11:55C'est moi qui ai une arme à la main, pas vous.
01:11:56De plus, j'ai un réducteur de son.
01:12:00Vous m'aurez en silence.
01:12:02Hop !
01:12:02Votre tête éclatera.
01:12:04Comme celle d'Isaac Abramovitch.
01:12:07Je peux ?
01:12:09Pardon.
01:12:17Ah, vous savez ça ?
01:12:21Je sais que vous avez tué le vrai, Rachel.
01:12:25Oui.
01:12:25Elle avait découvert ma cachette.
01:12:27Je l'ai suivie jusque dans l'île Saint-Louis où il y avait cette surprise partie.
01:12:32Pourquoi souriez-vous ?
01:12:34Le terme, le suranné.
01:12:37C'est de mon temps, monsieur Burma.
01:12:40Vous l'avez tué dans la rue, elle a surprise partie.
01:12:45Dans la rue.
01:12:47Exact.
01:12:48Je n'ai pas le temps de me finir.
01:12:50Des gens sont arrivés au même moment.
01:12:52Pour le vrai, ça a été plus difficile.
01:12:55Lui aussi, elle m'avait retrouvé.
01:13:00Pourquoi êtes-vous venu ici sans armes ?
01:13:04Pas intérêt.
01:13:06Si, si.
01:13:08J'ai vu Sheila.
01:13:10Elle est arrivée à Paris ?
01:13:12La police était aussi au même endroit où elle vous avait donné rendez-vous.
01:13:16C'est moi qui lui ai conseillé de vous retrouver ailleurs.
01:13:20Elle a les 3 millions de dollars.
01:13:23Où est la preuve de ce que vous avancez ?
01:13:25À l'endroit où elle vous attend avec l'argent.
01:13:28300 mètres d'ici.
01:13:39Pour qui travaillez-vous, monsieur Burma ?
01:13:41Pour moi.
01:13:42Oh, je ne suis pas très rigourmand.
01:13:4510% habituel de tout intermédiaire.
01:13:50Pourquoi vous êtes-vous fait photographier ?
01:13:54Avec Isaac Abramovitch.
01:13:57Cessez.
01:13:58Je ne comprends pas.
01:14:01C'était mon passeport pour l'acquittement,
01:14:03quand j'aurais été arrêté à la Libération.
01:14:05Un militien mis d'un juif, ça aurait fait un tabac, non ?
01:14:09Vous avez changé d'avis.
01:14:11J'ai caché Isaac Abramovitch.
01:14:13J'aurais voulu le faire déporter avec les autres.
01:14:17Est-ce qu'il y avait de l'argent, c'est ça ?
01:14:18De l'argent et une carte d'identité de juif.
01:14:21En 1944, c'était un bon moyen de partir impunément.
01:14:26Vous me ressemblez, monsieur Burma.
01:14:28Vous êtes très malin.
01:14:30C'est vrai, je suis malin.
01:14:33Pas le vrai, hein ?
01:14:35J'ai horreur des journalistes.
01:14:36L'heure se coupe.
01:14:38À quelle heure m'attends chez là ?
01:14:41Elle doit y être.
01:14:43Je devrais vous tuer avant.
01:14:47Tu es le seul à connaître l'endroit.
01:14:51Alors allons-y.
01:15:00Je devrais !
01:15:20J'ai besoin de nous.
01:15:22Salut, Jean-Marie.
01:15:34Frère Moïche, je te souviens ?
01:15:391943.
01:15:41Brugoriston.
01:15:43Je vous laisse en tête-à-tête.
01:15:45Vous avez des choses à vous dire ?
01:15:51Tu veux m'ivrer ?
01:15:52Je devrais, mais la peine de vendre n'existe plus en France.
01:15:56Je te donnerai de l'argent. J'ai beaucoup d'argent.
01:15:59Je n'en ai plus. Maintenant, c'est burmati, là. Et de toute façon, ton argent ne m'intéresse pas.
01:16:03J'ai droit à un jugement.
01:16:06Exact.
01:16:07Je suis le juge, tu es l'accusé et je te condamne à mort.
01:16:16Alors tue-moi. Il y a longtemps que je vais me débarrasser de moi.
01:16:22Mais tiens donc !
01:16:24Ça t'arrangerait bien, hein ?
01:16:26Mais vivre, c'est payer. Je te souhaite même de vivre au très très longtemps.
01:16:30De façon à ne rien oublier jamais.
01:16:33Qu'est-ce que tu attends ?
01:16:34C'est bien pour me tuer que tu m'as rechargé, non ?
01:16:37Mais ça m'ait fait un ta mauvaise conscience.
01:16:39T'exterminer serait charitable. Je ne suis pas charitable.
01:16:44Passez, bracelet.
01:16:46La marque n'a pas changé depuis la fin de la guerre.
01:16:49Tu dois savoir comment ça marche.
01:16:52Tu vois, je t'en supplie.
01:16:54Oh, non. Non.
01:16:56On va partir tous les deux loin d'ici.
01:16:59Ici, j'ai pas confiance.
01:17:10Mais qu'est-ce qu'on fait, là ?
01:17:12On attend le commissaire Faro.
01:17:14Tiens, ben, le voilà.
01:17:17Mais pourquoi ce rendez-vous ?
01:17:19J'ai besoin d'un parapluie. En cas de pépins.
01:17:22C'est quoi cette nouvelle embrouille ?
01:17:23Hélène a été enlevée par des malfrats.
01:17:26Alors, si ça tournait mal, vous seriez pas de trop, quoi.
01:17:29Je ne comprenez pas avec vous ?
01:17:30Ben, pas ce que vous lui avez fait, non ?
01:17:31Qu'est-ce que je lui ai fait ?
01:17:32Ben, vous l'avez envoyé à l'hôpital.
01:17:34Chut !
01:17:34Vous l'avez doublé au bureau de poste.
01:17:35Vous l'avez redoublé sur le pied de la gare.
01:17:37Mettez-vous à sa place.
01:17:38Il a envie de vous tuer.
01:17:39C'est pas le seul, hein.
01:17:40Allons.
01:17:41Tiens, c'est le plan, là.
01:17:42Première rue à droite, là.
01:17:43Quoi ?
01:17:43On passe par là, juste.
01:17:44Je vais voir quoi ça m'intéresse, ça.
01:17:45Je vous offre trois truands internationaux sur un plateau.
01:17:48Ou alors, plutôt que Bar-le-Duc, vous allez passer à la télé.
01:17:50Et peut-être le ministère de l'Intérieur.
01:17:55Sauvage.
01:18:08Dinero ?
01:18:09Si, si, dinero.
01:18:12Buenas tarduero.
01:18:18Ah ! Il était temps que vous arriviez, j'avais dit, 24 heures.
01:18:21On est dans la 23ème, hein.
01:18:23C'est l'argent ?
01:18:25Hélène d'abord.
01:18:30Qu'est-ce qu'il dit ?
01:18:31Qu'est-ce qu'il dit ?
01:18:33Qu'est-ce qu'il dit ?
01:18:35Oh !
01:18:36Eh bien, vous savez parler aux femmes, vous.
01:18:41Hein ?
01:18:41Je croyais qu'avec moi, il y avait le droit de vous faire ça, Hélène.
01:18:44Vous savez que c'est vrai, cette histoire.
01:18:45Quoi ?
01:18:46Caracas, le trottoir.
01:18:47J'ai entendu parler avec un type épouvantable.
01:18:49Il voulait m'embarquer avec un charter de jeune fille au père.
01:18:52De jeune fille au père, on n'a pas honte.
01:18:54Il mange pas ?
01:18:55Oui, toujours.
01:18:56Bon.
01:18:57Monsieur Burmain, vous avez la fille, alors donnez-moi mon argent.
01:19:00Et vite !
01:19:01Bon ben, on le donne, alors.
01:19:02Ben, on est là pour ça.
01:19:07Voilà.
01:19:10Bravo, Monsieur Burmain.
01:19:11C'est un type comme vous qui voudrait dans mon équipe.
01:19:13Je préfère les grands boulevards que les trottoirs de Caracas.
01:19:16Alors, on peut partir ?
01:19:17Vous permettez que je vérifie ?
01:19:19Ah ben, ils sont maîtres du USA, ceux-là.
01:19:21Ah, mais ça se voit.
01:19:23C'est qui, ce type ?
01:19:24Ah ben, c'est le commissaire d'avater de la police judiciaire.
01:19:27C'est un piège ?
01:19:28Mais non !
01:19:31C'est pas devant votre artillerie qu'une petite carte tricolante va faire le poids, non ?
01:19:35Oui, alors pourquoi vous êtes venu avec un flic ?
01:19:37Et voilà, j'ai un mandat contre vous.
01:19:41Mais Monsieur Burmain est intervenu et il pouvait rentrer chez vous.
01:19:47Discrètement, bien entendu.
01:19:50Et les filles au pair ?
01:19:52Monsieur Castagna est suffisamment intelligent pour comprendre que tous les aéroports seront sous haute surveillance.
01:19:59Ah oui, le PAF est sur les dents.
01:20:01Le PAF ?
01:20:05Entre autres, c'est la police des...
01:20:09Des airs ?
01:20:10Des airs et des frontières.
01:20:14Je peux rentrer chez moi ?
01:20:16Ah ben oui, le commissaire d'avater est...
01:20:18On dit chez nous, un flic ripoux.
01:20:20Oui ?
01:20:21Un ripoux.
01:20:22Oui, un flic qu'on achète, quoi.
01:20:26Comme un caracas !
01:20:27Ah, un caracas !
01:20:31Et c'est combien ?
01:20:33Combien ?
01:20:34Un million de dollars.
01:20:37Pour l'œil d'Hélène.
01:20:40Je saisis pas bien, là.
01:20:42Ah ben, on va saisir tous ensemble.
01:20:47Ah, Florimon, saisissez !
01:20:49C'est vrai, c'est ça. Confisqué, ça.
01:20:52Et cet argent, qu'est-ce que c'est ?
01:20:54Oh, ça sont des faux dollars. C'est pour le cinéma. Tenez, je vous en offre un.
01:20:56Est-ce que vous voulez que je fasse de faux dollars ?
01:20:59Qu'est-ce que c'est, ça ?
01:20:59Pardon.
01:21:03Mais c'est la...
01:21:04C'est la carte de...
01:21:05De l'inspecteur Fabre.
01:21:07Il a oublié à l'hôpital.
01:21:08Il a oublié à l'hôpital ?
01:21:11C'est l'inspecteur Fabre.
01:21:13C'est qu'il était à l'hôpital dernièrement parce qu'il a...
01:21:15Il a pris, comment dire, un pain.
01:21:17Mais pourquoi vous avez amené ce argent avec vous ?
01:21:19On perd le pognon et on part en vacances.
01:21:21Pas à caracas.
01:21:29Voilà.
01:21:31Avec ça, vous pourrez vous installer en Israël.
01:21:34La terre y est chère mais je pense que ça suffira.
01:21:39Alors, je m'en excuse mais j'en ai pris un peu.
01:21:42J'ai été fatal, j'ai eu des frais.
01:21:44La secrétaire a été enlevée, j'ai pris un coup de couteau.
01:21:47Il y a eu les heures supplémentaires de mon adjoint.
01:21:50Des meubles de style d'un certain Barma.
01:21:54Mais je pense que vous en ferez bon usage, monsieur Blum.
01:21:58Sarah, je vous souhaite beaucoup de bonheur.
01:22:01Vous permettez.
01:22:02Je vous en prie.
01:22:08Au revoir.
01:22:10Ah, je voulais vous poser une question.
01:22:13Pourquoi vous avez quitté la Pologne ?
01:22:15A cause de l'antisémitisme ?
01:22:18Oh, pour l'antisémitisme, on ne pouvait pas se plaindre.
01:22:21Alors, le logement, la nourriture ?
01:22:25On ne pouvait pas se plaindre non plus.
01:22:28L'argent ?
01:22:29Pour ça aussi, on ne pouvait pas se plaindre.
01:22:33Alors, pourquoi vous êtes venu en France ?
01:22:36Parce qu'ici, on peut se plaindre de tout.
01:22:41Oui.
01:22:51Si un jour, quelqu'un me demande de lui raconter une histoire juive
01:22:54avec l'espoir d'être plié de rire.
01:22:56Je lui répondrai, j'en connais aucune.
01:23:01Non, il a disparu!
01:23:04Il le rejetkan!
01:23:16Il m'a apparaît ici!
01:23:19Quand toute laCise dans ciseau, il n'y a une sorte de mejor auumo tifaux,