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00:00:00Musique
00:00:30Musique
00:01:26Musique
00:01:39Musique
00:02:01crimin Stein
00:02:07Et toi, tu y arrives à peine que tu me nasses
00:02:11Faut pas naisser quand on a pas les moyens
00:02:14Je t'écoute ?
00:02:17Tu entends ?
00:02:18L'air de la calm...
00:02:22Musique, non ?
00:02:23Toute ta vie tu l'as joué seulement
00:02:26Une voix sans panache
00:02:27SANS PANACHE
00:02:45C'est la plus grande voie du ciel.
00:02:48Et tu sais pourquoi ?
00:02:49Jaliapy ne le gérait pas son art en épicier du bel canto.
00:02:55Moi, c'est pareil.
00:02:57Tout ce que j'ai, je le donne.
00:02:58Je le donne.
00:03:00Et quand je ne fais rien, je vends.
00:03:04Je vends.
00:03:21C'est superbe.
00:03:23C'est superbe.
00:03:31C'est superbe.
00:03:36C'est superbe.
00:03:41C'est superbe.
00:03:44C'est superbe.
00:03:47C'est superbe.
00:03:49C'est superbe.
00:03:59C'est superbe.
00:04:15C'est superbe.
00:04:22C'est superbe.
00:04:26C'est superbe.
00:04:57C'est superbe.
00:05:02C'est superbe.
00:05:15C'est superbe.
00:05:21C'est superbe.
00:05:23C'est superbe.
00:05:34C'est superbe.
00:05:35C'est superbe.
00:05:39C'est superbe.
00:05:40C'est superbe.
00:06:08C'est superbe.
00:06:08Je vais là-bas.
00:06:08Je vous ai dit de circuler.
00:06:09Vous avez entendu ?
00:06:11Je suis de la maison.
00:06:14Ah, monsieur Burma.
00:06:15Qu'est-ce qu'il se passe ? Pierre a des ennuis ?
00:06:17Eh, alors ?
00:06:19Monsieur de Fabrique est mort, monsieur.
00:06:42Mon pauvre Pierre.
00:06:45Messieurs, être à l'heure.
00:06:49Eh, là-bas, écartez-vous !
00:06:51Burma ?
00:06:52Oh, bon, on avait un cadavre.
00:06:53Il nous manquait le vautour.
00:06:56Burma, c'est une enquête officielle.
00:06:58Sortez.
00:06:58Vous avez entendu ce qu'on vous a dit ?
00:07:01Vous aviez pu fermer les yeux, hein ?
00:07:03Vous apprends pas ça à l'école de police ?
00:07:05Vous connaissiez ?
00:07:07Vous avez cette chance, oui.
00:07:08Vous l'avez vu quand pour la dernière fois ?
00:07:10Quatre ans ? Cinq ans ?
00:07:12Oh, c'est un intime.
00:07:13Connard.
00:07:14Non, ça va.
00:07:15Bravo.
00:07:16J'étais son ami.
00:07:17Perdu de vue depuis cinq ans.
00:07:19C'est d'amitié.
00:07:20Se jauger à la fréquence des contacts.
00:07:22Les flics et les arabes seraient copains comme cochons.
00:07:27Décès entre onze heures et minuit.
00:07:29Suicide ?
00:07:30Y a doute.
00:07:31La balle n'a pas été tirée à bout portant, mais...
00:07:34Ça peut très bien être un suicide.
00:07:36Eh oui.
00:07:37Il vivait de ses rentes, il aimait les femmes et la vie,
00:07:39il avait toutes les raisons de se suicider.
00:07:41Les conclusions ?
00:07:42C'est moi que ça regarde.
00:07:44À moins que monsieur nous avoue le meurtre de...
00:07:47de son ami.
00:07:49Je vais lui casser la gueule.
00:07:50Vas-y, mais vas-y, mais vas-y.
00:07:51C'est ce qui fait que moi, hein ?
00:07:53Je vous arrête pour outrage à l'agent, moi.
00:07:55Salaud.
00:07:56Laissez-vous travailler, mon Dieu !
00:07:59Peut-être qu'il s'est vraiment suicidé et qu'il a camouflé son suicide en meurtre.
00:08:03Hum ?
00:08:05Pan.
00:08:16Pan.
00:08:18Pan.
00:08:24On peut rejoindre l'escalier de l'appartement de Pierre par la cuisine et aussi par le restaurant.
00:08:29Oui, et monsieur également son entrée privée qui donne sur le jardin.
00:08:32Il essaie de tout ouvert.
00:08:33Monsieur pensait de fermer une porte n'empêche pas la mort d'entrer.
00:08:36Il avait tort.
00:08:36Jamais rien à foutre !
00:08:38La grippe !
00:08:38La grippe !
00:08:39Mais ça rend pas moins chaud que je sache !
00:08:41J'y peux rien !
00:08:42Il a pas intérêt à se pointer ici.
00:08:43Toi, trouve-moi un plongeur avant ce soir.
00:08:45Problème de personnel, chef.
00:08:47Hein ?
00:08:48Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, Burma !
00:08:53Ravi de te voir en dépit des circonstances.
00:08:55C'est à cause du vieux que tu es ici ?
00:08:56Ah oui, je vois.
00:08:58C'est la patronne qui t'a fait venir ?
00:08:59La patronne ?
00:09:00Ben oui, madame d'Astie.
00:09:02C'est pas elle qui t'a demandé de venir ?
00:09:04Ah ben ça, alors je...
00:09:06Non mais regarde-moi ça.
00:09:07De l'air, toi !
00:09:08Vire, vire, vire, que je te montre un petit peu comment on passe une mousse au tamis.
00:09:11Oh, c'est pas...
00:09:12Ouais, non mais regarde-moi ça.
00:09:13C'est pas monté.
00:09:14Voilà comment on passe une mousse au tamis.
00:09:16Là !
00:09:16Voilà.
00:09:18Dis-donc, toi, c'était ici.
00:09:21Ça veut dire que le vieux, il s'est pas suicidé ?
00:09:24Il s'est.
00:09:26Non, il n'y a pas à moi.
00:09:28Je connaissais le vieux poireau.
00:09:30La tête blanche, mais...
00:09:31La queue verte !
00:09:32Non, non, non, un type comme ça qui aime la bonne chair,
00:09:35qui aime les grands premiers crus, la bouffe.
00:09:37Ça suicide pas, c'est pas possible.
00:09:39L'assassin, tu l'as vu monter, peut-être ?
00:09:41Mais tu rigoles.
00:09:42J'ai 15 gusses à surveiller, j'ai 40 tables à traiter.
00:09:45Ah, justement.
00:09:46À l'oeil sur tout.
00:09:48Non, non, moi, j'ai rien vu.
00:09:49Et cela dit, n'importe qui pouvait monter chez lui.
00:09:53Non mais c'est pas...
00:09:54Regarde-moi ça, regarde-moi ça.
00:09:56Je lui ai demandé fin comme du papier à cigarette.
00:09:59Je vais te dire, aujourd'hui, il n'y a plus de cuistot,
00:10:01il n'y a plus de plongeur, il n'y a plus de service, il n'y a plus rien.
00:10:03Pour la plonge, on dit un gars pour toi.
00:10:06Un professionnel.
00:10:08Tu fais dans la terrible maintenant ?
00:10:10Je fais dans le renvoi d'ascenseur, Valembert.
00:10:13Ah, je vois.
00:10:16Bon, ben d'accord.
00:10:17D'accord, monsieur Premier, s'il y a de la casse,
00:10:19tu payes la note.
00:10:20La patronne, elle est où ?
00:10:21Elle est en salle.
00:10:22Je veux dire qu'elle m'a épaté, parce qu'elle tient bien le choc, tu vois.
00:10:27Qui appartient à le restaurant ?
00:10:28Légalement à monsieur, pratiquement.
00:10:31Continuez ?
00:10:32Je ne peux pas, monsieur, je ne suis pas marxiste.
00:10:34Ah, c'est elle qui bossait, lui qui empochait.
00:10:36Très exactement.
00:10:38Ça aussi, c'est dans Marx.
00:10:39Il n'y a plus de personnel, mais il n'y a plus rien.
00:10:45Non, Dominique, non.
00:10:46Monsieur Vannot, c'est dans le petit salon bleu.
00:10:49Il a dit deux couverts pour vous.
00:10:50Et pour monsieur Molineux, madame Dastier, qu'est-ce que je fais ?
00:10:53Il voudrait une table tranquille.
00:10:54Mon petit Dominique, tranquille pour un ministre,
00:10:57ça veut dire bien en vue, en retrait, mais sous les regards.
00:11:00Ce sera parfait.
00:11:01Madame Dastier ?
00:11:02Non, non, inspecteur, pas maintenant.
00:11:03Voyez bien qu'on dresse les tables.
00:11:05Non, mais comme je l'ai dit à vos collègues cet après-midi,
00:11:07si vous voulez, vous me poserez toutes les questions.
00:11:08J'y répondrai.
00:11:10Oh, excusez-moi.
00:11:11Non, mais pourquoi avez-vous mis du jaune dans ce bouquet ?
00:11:13Vous savez que je n'aime pas le jaune.
00:11:18Dites, j'ai l'air d'un flic.
00:11:19Madame a remarqué la bosse que votre outil de travail provoque
00:11:22sous votre bras gauche, monsieur.
00:11:24Pas autant que ça.
00:11:25Parce que le costume de monsieur est bien coupé.
00:11:34Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ?
00:11:36Qui est là-dessous ?
00:11:37Non, je veux savoir. Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:11:39S'il vous plaît, ne regardez pas.
00:11:39Non, non, si, laissez-moi, laissez-moi.
00:11:42Laissez-moi.
00:11:43Non, non.
00:11:44Mademoiselle Romane Chevalier, l'ami de monsieur.
00:11:46On va voir, s'il vous plaît.
00:11:47Non.
00:11:57Vous êtes contentes, hein ? C'est ce que vous vouliez.
00:12:04Redressez-vous, ma petite. On vous regarde.
00:12:05C'est pas possible. Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:12:13Un accident.
00:12:16Oh non, non. Non, non. Laissez-moi y aller.
00:12:21Je ne l'interrogez pas.
00:12:22Je ne l'interrogez pas.
00:12:23Je veux l'accompagner.
00:12:23Pour elle aussi, je peux attendre.
00:12:26Non, non, je t'en prie.
00:12:28Je veux partir aussi.
00:12:30Arrêtez. Laissez-moi monter.
00:12:31Allez, Pierre, c'était sérieux ?
00:12:33Depuis quelques mois.
00:12:35Et apparemment, ça agaçait.
00:12:37Monsieur, elle sent des euphémismes.
00:12:40Elle habite où ? Chez moi.
00:12:43À la demande de monsieur de Fabregues,
00:12:44je loue une partie de mon appartement de mademoiselle Romane Chevalier.
00:12:48Vous étiez au courant de la lettre que Pierre m'avait écrite ?
00:12:51Si tu ne crois pas.
00:12:53Dommage.
00:12:55Si monsieur me permet.
00:12:57Monsieur a une fille, Alexandra.
00:12:59Je ne crois pas qu'on l'ait encore prévenue.
00:13:02Pauvre gosse, ça doit être dur pour une enfant.
00:13:04Monsieur, l'enfant a 22 ans.
00:13:0622 ans ? Qu'est-ce qu'elle va devenir ?
00:13:08Elle est mariée ?
00:13:10Non, monsieur, elle danse.
00:13:15Mais qu'est-ce que tu fous ?
00:13:16Mais enfin, saute, aide-le, quoi.
00:13:19Allez, reprends.
00:13:20À deux jours au spectacle, il n'y a pas à dire.
00:13:22Ah, on est bien.
00:13:23Et cinq, six, sept, huit.
00:13:27Mais qu'est-ce qu'il se passe encore, Alexandra ?
00:13:29Où je t'agresse, chérie, ou change de métier ?
00:13:31C'est une mère.
00:13:40Vous pouvez me dire pourquoi Alexandra de Fabregues cache-t-on pour gagner sa vie ?
00:13:43Mademoiselle refuse depuis longtemps que monsieur se vienne à ses besoins.
00:13:46Vous voyez, monsieur, c'est une Fabregue.
00:13:49Il est mort, elle hérite. Elle l'a vu récemment, son père ?
00:13:52Je ne saisis pas.
00:13:53Elle l'a vu récemment, son père ?
00:13:55Mademoiselle et monsieur se voyaient rarement.
00:13:58Leur entretien tournait ordinairement à l'algara.
00:14:00Ils s'engueulaient ?
00:14:02En quelque sorte.
00:14:03Mais Romane, la maîtresse est pleurée.
00:14:05Qu'est-ce qu'elle gagne à la mort de pied ?
00:14:08Monsieur Burma, vous êtes indélicat.
00:14:10Un assassinin, c'est toujours sordide.
00:14:12Alors, la délicatesse, vous pouvez la ranger au magasin des accessoires.
00:14:15J'ai l'humeur qui s'impatiente.
00:14:18Mademoiselle Romane n'avait aucune raison de tuer monsieur.
00:14:21Absolument aucune.
00:14:22Vous voyez, on avance.
00:14:27Cinq, six, sept, huit, et un, deux, trois, quatre.
00:14:32On bras, Alexandra.
00:14:34Six, sept, huit, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
00:14:39Bon, arrête, ça suffit. Une pause.
00:14:51Mademoiselle, votre père est mort.
00:14:56En 11h et minuit, j'étais à cette table
00:14:58avec le premier secrétaire de l'ambassade d'Allemagne
00:15:00et le consul de Suez.
00:15:01Ah oui, c'est l'usage de s'asseoir à table avec les clients.
00:15:04Mais ce sont des amis.
00:15:06Vous permettez.
00:15:14Entre 11h et minuit, est-ce que vous avez quitté votre table ?
00:15:16Non, inspecteur.
00:15:19Appelez l'ambassade si vous voulez vérifier.
00:15:22Qu'est-ce que vous cherchez ?
00:15:24Vous pensez que je lui ai mis l'arme dans la main ?
00:15:26Je ne sais pas, madame Dastier. Je m'interroge.
00:15:28Pardon.
00:15:29Le cadavre est à peine refroidi.
00:15:30L'affaire tourne à plein.
00:15:32Je ne sais pas, moi, un jour de deuil.
00:15:33Ce n'était pas trop.
00:15:34J'honore la mémoire de Pierre
00:15:36en laissant la tour d'ivoire ouverte aujourd'hui.
00:15:38Exactement comme il aurait voulu que je fasse.
00:15:41Bon, ça va pour le moment.
00:15:42Je peux interroger votre personnel ?
00:15:44Moi, je vous en prie.
00:15:45Et vous, vous vous tenez à notre disposition.
00:16:13Il m'a pas laissé le temps, Lidia, qu'il aimait.
00:16:16Il m'a pas laissé le temps, Lidia, qu'il aimait.
00:16:16Il m'a pas laissé le temps.
00:16:19Je suis un ami de votre père.
00:16:22Je suis là pour vous protéger.
00:16:25Vous êtes un ami de mon père.
00:16:27Nestor Burman, détective privé.
00:16:30Alors, vous savez qu'il n'a pas pu se suicider ?
00:16:33Alexandra, téléphone. Une Jacqueline pour toi.
00:16:38Brouille, on a besoin de la ligne.
00:16:42Ne leur dis pas que tu es venue ici.
00:16:44Ne leur dis rien.
00:16:45Moi, je ne t'ai pas vue.
00:16:47Pense à ton avenir, je t'en supplie.
00:16:48Pense à ton avenir.
00:16:49Pense à toi.
00:16:50Oui.
00:16:52C'est pas pour dire, mais c'est une chaise.
00:16:55Vous êtes un pressario ?
00:16:56Si on veut.
00:16:58Quelque part, on est tous dans le show business.
00:17:01Ça ne m'étante pas qu'elle vous colle.
00:17:02Méfiez-vous.
00:17:03Pour le boulot, elle assure pas.
00:17:05Hier, elle était même pas là pour les répètes.
00:17:07Je vous dis pas.
00:17:08Elle est comme ça ?
00:17:14Tadéo, grouille-toi, on reprend.
00:17:28Je peux vous parler ?
00:17:29Pas maintenant.
00:17:30Je fais attendre tout le monde.
00:17:31Qu'est-ce que vous faisiez hier soir ?
00:17:33J'étais chez moi.
00:17:35Vous êtes vraiment un ami de mon père.
00:17:46Rôle de vie, hein ?
00:17:47Pas surprise, pas d'alibi.
00:17:49Oh là, M. Burma, vous allez trop loin.
00:17:51Pas une race de violents, les Fabregues ?
00:17:53Qu'est-ce que vous pensez ?
00:17:54Je pense pas.
00:17:56Ou alors je pense à ce que pense la police,
00:17:58qui pense toujours mal.
00:18:05Hélène ?
00:18:06Présente.
00:18:10Alors, Galipette ?
00:18:12En pleine forme.
00:18:13Merci du cadeau.
00:18:15Eh bien, montrez.
00:18:17Le chèque.
00:18:21M. Galipette, 10 000.
00:18:24Mme Galipette, 5 000.
00:18:26On va pouvoir se mettre à fond sur l'affaire Fabregues.
00:18:30Ah non !
00:18:32Ah non !
00:18:33Que vous enquêtez à l'œil pour des smicards passe encore.
00:18:35Mais les Fabregues roulent sur l'or.
00:18:37Écoutez, je fais jamais payer les amis à plus forte raison quand ils sont morts.
00:18:41Pourquoi est-ce qu'elle vous tient tant à cœur ?
00:18:42C'est qui, c'est quoi Pierre de Fabregues ?
00:18:44C'est un homme libre.
00:18:45Il m'a toujours dit Burma.
00:18:47Je viens de très loin, mais je vais nulle part.
00:18:50Foutez-vous de moi.
00:18:51Les Fabregues, elles leur nom partout dans les bouquins d'histoire.
00:18:53C'est vrai.
00:18:54C'est une lignée qui remonte à Saint-Louis.
00:18:57Pour fendeur d'infidèles,
00:19:00courtisan sous les rois, ministre sous les républiques.
00:19:03avec, en fin de course, Pierre.
00:19:06Il s'en foutait.
00:19:09Fiat-Luc, j'écoute ?
00:19:11Oui, bonjour, commissaire.
00:19:13Non, il n'est pas là.
00:19:16Oui, Florimon.
00:19:18Oui.
00:19:19J'arrive.
00:19:24Nestor.
00:19:26Sur le fond, je suis d'accord.
00:19:29Mais la marmite,
00:19:31il faut bien la faire chauffer,
00:19:33la marmite.
00:19:36La marmite ?
00:19:38Ah.
00:19:41Vous lui faites faire l'école hôtelière.
00:19:43Tu vas la faire, l'école hôtelière.
00:19:45Il y a la plonge encore.
00:19:48Qu'est-ce que c'est ?
00:19:49Je vais t'expliquer en route.
00:19:54Je l'ai tout de suite senti, ça.
00:19:56Un meurtre grossièrement maquillé.
00:20:00Ben, voyons.
00:20:01Vous aussi, vous aviez deviné.
00:20:03L'expertise le confirme.
00:20:04La balle a été tirée de plusieurs mètres.
00:20:06N'est-ce pas, Toubib ?
00:20:07Au moins cinq mètres.
00:20:09Très grand, cinq mètres.
00:20:10L'option suicide, hein.
00:20:12Les Fabregs ont le bras long, mais à ce point-là...
00:20:15Cinq mètres, c'est bien visé.
00:20:17Le bizarre, c'est qu'il a reçu la balle dans la tempe.
00:20:20Comme s'il tournait la tête.
00:20:21Ah oui, c'est pas méfié.
00:20:23Il connaissait le meurtrier.
00:20:25Oh, Pierre, vous pouvez très bien transformer un interlocuteur en assassin.
00:20:28Ça va, les hypothèses.
00:20:30Imaginez que quelqu'un vous menace avec une arme.
00:20:32Vous le provoquez, vous le rendez fou furieux.
00:20:35Mais prémédité ou pas, un meurtre, c'est un meurtre.
00:20:37Non, fleurément.
00:20:39Prémédité, c'est un assassinat.
00:20:48Tu parles d'un renvoi d'ascenseur, hein.
00:20:51Il nous lâche jamais, lui.
00:20:54J'ai entendu dire qu'il y avait eu un drôle de pataquès, là-haut.
00:20:56On a tué le patron, non ?
00:20:58J'espère qu'ils vont pas fermer la boîte, ce serait con.
00:21:00Jusqu'en j'arrive, le patron s'est flingué.
00:21:03C'est pas ce que les flics racontent, on l'ose d'aller.
00:21:05Tu sais ce que racontent les flics, toi ?
00:21:06Des fois, t'entends des trucs que tu devrais pas entendre,
00:21:08et puis tu vois des trucs que tu devrais pas voir.
00:21:10Tu dis des trucs que tu devrais pas dire.
00:21:12Ouais, mais toi, t'as entendu un coup de feu ?
00:21:19T'as rien entendu ?
00:21:20T'as rien vu ? T'étais dans la chmoule.
00:21:23Moi, je ferais mieux déjà que t'es tout seul.
00:21:25Eh ben, c'est dommage.
00:21:27Remarque, si la police m'avait interrogé, elle l'aurait peut-être pas regretté.
00:21:30J'étais dehors, dans la cour, sorti fumer une clope.
00:21:33Ben, j'ai vu passer une fille.
00:21:35C'est vrai ?
00:21:35Ouais.
00:21:36Une fille qui allait chez le Vieux Fabreg.
00:21:38On lui est arrivé plus tard.
00:21:41Ensuite...
00:21:41Eh ben, ensuite quoi ?
00:21:44Ensuite...
00:21:45Ben, c'est là que ça se complique.
00:21:46Loïc ?
00:21:47Madame ?
00:21:48Venez dans le bureau, j'ai à vous parler.
00:21:52C'est mieux, non ?
00:21:53Un peu vif pour un grand oeil.
00:21:55En Inde, on s'habille en blanc.
00:21:57C'est la couleur qu'on veut, la couleur du malheur.
00:21:59Vous irez comme ça à l'enterrement ?
00:22:01Jacqueline déteste le jaune.
00:22:04Elle vous fout souvent des tornioles, Jacqueline d'Astier.
00:22:06Ben, mettez-vous à ma place.
00:22:08Depuis des semaines, elle menaçait Pierre.
00:22:10Et moi, je le retrouve mort.
00:22:11Alors, pour moi, c'était logique.
00:22:14Elle a menacé de quoi ?
00:22:16Ben, de le tuer, évidemment.
00:22:18De le tuer, rien que ça ?
00:22:19Oui, c'était des mots, tout ça, c'est ce qu'elle disait.
00:22:22Des mots qui tuent, la preuve.
00:22:23Il avait des raisons de tuer Pierre ?
00:22:25Pas qu'un peu.
00:22:26Le restaurant, c'était à lui.
00:22:28Avec tout l'immeuble.
00:22:29Et il avait décidé de tout vendre pour partir avec moi aux Antilles.
00:22:32Et même en Australie.
00:22:35C'est loin.
00:22:36Ben oui, justement, c'est loin, oui.
00:22:37Et c'est ce que je voulais, moi, partir le plus loin possible avec lui.
00:22:41J'en avais ma claque de leur cuir en argent et toutes leurs conneries.
00:22:45Et puis, j'en avais marre de jouer les pièces rapportées.
00:22:50Pourtant, je l'aimais, moi, Pierre. Je l'aimais vraiment.
00:22:56Alors, pourquoi il s'est suicidé à vous très bien ? Pourquoi ?
00:23:00Finir par trouver.
00:23:02Vous pensez que c'est de ma faute ?
00:23:04Pour le moment, je pense pas.
00:23:07De toute façon, Pierre, il est mort maintenant, alors...
00:23:14Oh là là, le tombeau, je vais être en retard.
00:23:16Un autre enterrement ?
00:23:17Non.
00:23:19Je suis guide aux Invalides.
00:23:22C'est Pierre qui m'a eu ce job.
00:23:24Il disait toujours,
00:23:26Côtoyer l'Empereur, c'est bon pour la culture.
00:23:31Charmante jeune femme.
00:23:33Charmante enfant, monsieur.
00:23:34Dites-moi, Jean-Philippe.
00:23:36Est-ce que madame Jacqueline d'Astier avait vraiment menacé Pierre ?
00:23:39Madame d'Astier tient à la Tour d'Ivoire comme à sa vie, monsieur.
00:23:42Vous comprenez, c'est sa vie.
00:23:44Elle était comment, cette fille ?
00:23:46Vous savez, dans le noir, très jeune, avec des cheveux derrière en roulé comme ça.
00:23:51En chignon ?
00:23:51Vous l'avez vu aussi ?
00:23:53Quoi d'autre ?
00:23:54Pour elle, c'est tout.
00:23:55Non, c'est surtout quand j'ai monté les hutres à un monsieur de Fabregues.
00:23:58Vous êtes monté chez lui ?
00:24:00Et quand il est arrivé, il m'a commandé des numéro 3 spécial, avec du champagne.
00:24:04Vous le connaissez ?
00:24:07Alors ?
00:24:08Alors, je suis monté.
00:24:09Il y avait de la musique.
00:24:11J'ai frappé, mais...
00:24:13Des fois, il serait avec quelqu'un, mais il n'a pas dû entendre.
00:24:16Alors, j'ai hésité.
00:24:18Non, non, faut être discret.
00:24:20Et jusqu'où poussez-vous la discrétion ?
00:24:25Mais le problème, c'est pas tellement ce que j'ai vu.
00:24:29Mais j'en peux plus, moi.
00:24:30La cuisine, c'est pas une vie. C'est pas ma vie.
00:24:33J'ai toujours pris des coups dans la gueule, toujours fauché.
00:24:36Vous comprenez ?
00:24:38Regardez mes mains.
00:24:39Des mains de pianiste et j'ouvre des huîtres.
00:24:42Vous trouvez que c'est une vie, ça ?
00:24:46C'est terrible, la porresse, non ?
00:24:49Ça a un handicap.
00:24:51On peut toujours infléchir le destin.
00:24:54Mais Romain, si vous apprenez qu'il n'y avait pas que les empreintes de Fabregues sur le revolver, hein
00:24:59?
00:25:00Je dirais que vous avez bu, commissaire.
00:25:02Et si j'ajoutais qu'il s'agit d'une empreinte de femme ?
00:25:05Alors là, je vous dirais que ça m'intéresse pas, que c'est pas mon enquête.
00:25:08Eh ben maintenant, ça l'est ! Voilà !
00:25:10Rapport du légiste, les empreintes, les photos, tout !
00:25:13Mais là, vous me confiez des documents officiels ?
00:25:15Y a plus d'affaires officielles ! Y a plus d'affaires du tout !
00:25:19Les Fabregues ont le bras tellement long que l'un d'eux peut se suicider d'une balle tirée à
00:25:235 mètres de distance.
00:25:24Mais qu'est-ce que vous me dites, là ?
00:25:25Emmerich de Fabregues, brillant neveu du défunt, envoyé plénipotentiaire en mission au Liban, sujet sensible aux missions discrètes.
00:25:33Et alors ?
00:25:34Nos princes ont peur que la presse impute l'assassinat de Fabregues à une faction, et ça, ça leur fout
00:25:39les cauchemars !
00:25:40C'est loin, Liban !
00:25:41Ouais, mais enfin, tant que les négociations continuent, pas de vagues !
00:25:44Autrement dit, un enterrement !
00:25:46Elle est où, la région d'État, hein ?
00:25:48Sur le trottoir, commissaire !
00:25:50J'ai besoin que vous m'aidiez !
00:25:52Ce serait pas la première fois !
00:25:53Mais, vous me tenez au courant, heure par heure !
00:25:56Et je travaille avec quoi, moi ? Avec l'argent du contribuable ?
00:25:59Dites-donc, vous croyez tout de même pas que je vais vous payer, non ?
00:26:02Ah oui, y a un truc que j'ai oublié de vous dire !
00:26:04Fabre a questionné Jacqueline Dasty, elle a un alibi, mais alors inattaquable pour le soir du meurtre !
00:26:09Vous voulez dire le suicide ?
00:26:11Oh, vous m'emmerdez, Burma !
00:26:12Là, vous m'emmerdez, hein !
00:26:16Peut-être bien que la raison d'État avait pour une fois raison.
00:26:19Peut-être qu'il fallait mieux ne pas découvrir qui avait tué Pierre.
00:26:24Peut-être que Pierre lui-même n'aurait pas aimé ce que je risquais de trouver.
00:26:46Tu m'as déjà marre de la plonge ?
00:26:56Je file le type qui est là-bas, sur le banc. Il a vu une fille, le soir du meurtre.
00:27:02Quelle fille ?
00:27:03Ah ben, j'en sais rien, moi.
00:27:04C'est quel genre, ce type ?
00:27:06C'est pas net, hein. C'est plutôt le genre nerveux à cogner facile.
00:27:11Retourne à ton boulot.
00:27:13Je lui parle d'un boulot, toi.
00:27:15Regarde.
00:27:16Regarde.
00:27:19Regarde !
00:27:19Je footprints !
00:27:23L' limpio !
00:27:27Tendre !
00:27:33G rodarde !
00:27:34Petع..
00:27:35Regarde.
00:27:36Ça boule.
00:27:37Cétain !
00:27:37Regarde.
00:27:44Regarde.
00:27:49J'ai du feu.
00:27:51Tire-toi, pédale.
00:27:53Jusqu'où t'es prêt à aller pour le savoir.
00:28:10Tout compte fait, j'ai du feu, connard.
00:28:12Ah, vous êtes fille qui bouge pas ou tu vas te suicider.
00:28:14Mais t'es plein d'argent de poche, toi.
00:28:17Il est mesquin, ton mécène.
00:28:19C'est mal payé pour 10 ans de tôle.
00:28:20Quoi, 10 ans de tôle ?
00:28:21Complicité d'assassinat, tu couperas pas à moins.
00:28:23Mais j'ai rien vu.
00:28:25La fille.
00:28:26La fille ? Quelle fille ?
00:28:28C'est que le meurtre, ça mène à la dissimulation et au mensonge.
00:28:32Qu'est-ce que tu dirais d'une garde à eue avec toi dans le rôle principal ?
00:28:35La fille, je l'ai à peine aperçue.
00:28:38Blonde, brune, rousse, chaude.
00:28:40Brune.
00:28:41Avec les cheveux en arrière, un chignon.
00:28:44Marcher à grands pas, comme une danseuse.
00:28:46C'est tout.
00:28:47Mais ça, c'est pour te taire ?
00:28:49Non, ça c'est mon fric, je l'ai gagné.
00:28:51Judas aussi l'avait gagné.
00:29:19Bonjour, inspecteur.
00:29:21Alors, j'ignorais que vous étiez là.
00:29:24Laissez.
00:29:25Ça, elle m'inspire.
00:29:35Elle est son père, s'entendez bien ?
00:29:38Non, pas très bien.
00:29:40Caractère trop entier tous les deux, la même violence, la même intransigeance.
00:29:44Il ne s'est jamais occupé d'elle.
00:29:46Il lui donnait de l'argent, comme si l'argent pouvait tout combler.
00:29:49Le manque d'amour, c'est le pire pour une petite fille.
00:29:52Elle lui en voulait.
00:29:57Petit sonne, je ne pense pas.
00:30:01Vous semblez bien la connaître.
00:30:03Je l'ai quasiment élevée depuis la mort de sa mère.
00:30:06Sans m'en débarrasser comme lui.
00:30:09J'ai beaucoup de tendresse pour elle.
00:30:11Au point d'inciter à fuir ?
00:30:14Alexandra est instable.
00:30:16Sous le coup d'une forte émotion, ses réactions sont imprévisibles.
00:30:19Et vous savez comme moi que la police est souvent d'une extrême maladresse, inspecteur.
00:30:25Oh oui.
00:30:26La police peut maladroitement conclure un suicide,
00:30:28malgré que la balle ait été tirée à 5 mètres.
00:30:30Et la police peut passer à côté d'un témoin important,
00:30:33comme le garçon de cuisine qui était dans la cour,
00:30:35et qui a vu monter une jeune fille juste avant le suicide.
00:30:39Qu'est-ce que vous racontez ?
00:30:41Une jeune fille qui ressemblait furieusement à Alexandra de Fabregue.
00:30:44Il ment.
00:30:48La police peut classer l'affaire, mais pas moi.
00:30:52Qui êtes-vous ?
00:30:53Mr. Berman, détective privé, un ami de Pierre.
00:30:57Un ami de Pierre ? Et vous osez soutenir sa fille ?
00:31:01Oh, je déteste comme vous cette idée.
00:31:11Monsieur Berman, vous n'avez rien à faire ici. Sortez.
00:31:16Je dois la vérité à Pierre,
00:31:20et je la trouverai.
00:31:28Je ne veux pas.
00:31:28Tu n'as pas le choix.
00:31:30Disparais, cache-toi.
00:31:31Je ne peux pas.
00:31:32Mais, écoute, ils vont venir t'arrêter.
00:31:34Et alors ?
00:31:35Mais tu n'as pas voulu.
00:31:36Pierre t'a manipulé.
00:31:36Tu étais inconsciente.
00:31:37Tu n'es pas coupable.
00:31:38Je ne sais pas.
00:31:38Je ne peux plus filer à l'étranger.
00:31:39Ce soir, tu vas à Bruxelles, Amsterdam,
00:31:41où tu voudras,
00:31:42tu t'installes à l'hôtel et tu m'appelles.
00:31:43Non.
00:31:44Tiens, ça c'est pour toi.
00:31:48C'est un prêt.
00:31:49Non.
00:31:50Oui, c'est pour toi.
00:31:51Non.
00:31:52Alexandra, on reprend le tango en place.
00:31:54On travaille le premier portail et on enchaîne.
00:32:08Je n'ai jamais aimé les coupables désignés.
00:32:11Et cette fois encore, je n'arrive pas à y croire.
00:32:14Ça, c'est déjà vu des filles qui tuent leur père
00:32:16quand ce sont des salauds.
00:32:17Pierre était tout sauf un salaud.
00:32:18Oui, alors ça, c'est ce que vous dites.
00:32:21Je vois ça d'ici.
00:32:24Drôle, brillant, brillantissime.
00:32:26L'autre parfait.
00:32:27L'ami des soirées et des nuits de beuverie.
00:32:31Et le père dans tout ça ?
00:32:33Celui qui doit tout donner et rien attendre.
00:32:35Celui qui doit être là et toujours à l'écoute.
00:32:38C'était pas le genre de Pierre, oui.
00:32:40Elle l'a passé où, son enfance ?
00:32:42À Genève, dans un pensionnat où il y a de bien.
00:32:45Le Gotha des enfants riches.
00:32:46Eh bien, voilà.
00:32:47Je vois toi de son père.
00:32:53Ah, elle est là.
00:32:55Salut, Galipette.
00:32:57Monsieur Galipette.
00:32:58Bravo, Burma.
00:33:00Bravo !
00:33:01Eh bien, monsieur Galipette,
00:33:03pas content de nos services ?
00:33:05Burma, j'ai trois jours de détente à Paris.
00:33:08Trois jours sans ma femme.
00:33:09Vous la connaissez, ma femme ?
00:33:11Je m'en préserve.
00:33:12Et cette garce-là, hein ?
00:33:13Moi, confiance, j'ai eu le monde d'hier soir où je peux aller.
00:33:15Enfin, normal, quoi, pour me détendre.
00:33:17Elle m'expédie à Vincennes.
00:33:19Au bois ?
00:33:20Au Théâtre Bleu.
00:33:21Genre spécial, qu'elle me dit.
00:33:23Rien qu'avec des femmes.
00:33:24Ça vous plaira ?
00:33:25Quatre heures que ça a duré, Burma.
00:33:26Quatre heures !
00:33:27Les Troyennes, tragédie antique.
00:33:29Ah, ça pourrait être tragique.
00:33:30C'était tragique, oui.
00:33:31Et question fesse, là-dedans.
00:33:32Question fesse.
00:33:33Ah, ils étaient tout enveloppés dans des draps.
00:33:35Des toches.
00:33:35Oui, qu'ils les enlevaient jamais.
00:33:36Ça braillait en allemand.
00:33:38En grec ancien.
00:33:39J'en ai rien à foutre.
00:33:40Hélène, enfin !
00:33:41Bah, écoutez, c'est de ma faute s'il ne sait pas s'y prendre.
00:33:44Écoutez, Burma, j'ai payé pour voir.
00:33:47Je voudrais pas qu'on m'arnaque.
00:33:48Bon, alors qu'on s'excuse, il y a eu une erreur d'aiguillage à les jeunes.
00:33:52Eh, ça vous dirait la tour Eiffel ?
00:33:55Au revoir, merci bien.
00:33:56Non, par la visite guidée.
00:33:59Les derrière les coulisses, des danseuses, la musique.
00:34:04J'ai pas une gueule de guide touristique, non ?
00:34:06Ça prend pas la tête, au moins.
00:34:08C'est sans danger.
00:34:09La culture, et vous ?
00:34:10Le Kama Sutra, Hélène, c'est aussi de la culture.
00:34:15C'est pas beau, ça ?
00:34:17Paré, t'as nos pieds, regardez ça.
00:34:19La nuit est à nous, hein ?
00:34:21C'est pas beau, ça ?
00:34:27Allez, venez, Rastignac.
00:34:35Vous trouvez pas qu'il est un peu obsédé ?
00:34:37C'est pas beau.
00:35:37C'est vous qui étiez là hier soir ?
00:35:39Oui
00:35:40Tadeo m'a dit que vous organisez les tournées, c'est vrai ?
00:35:42Ah non, le patron c'est lui
00:35:44Galipetovitch, il a tout le show business dans la manche
00:35:46C'est pas vrai, mais je chante, moi je danse et je chante
00:35:50Ah ouais ? Ah ouais, vous chantez et vous dansez
00:35:53Je suis comme une fleur, il faut qu'on m'arrose pour que je m'épanouisse
00:35:56Ah ouais ?
00:35:57Ah bah écoutez là
00:36:03Bon bah c'est bien, ça commence à venir
00:36:06Allez Tadeo tu sors, les oiseaux vous vous mettez en place
00:36:15Tiens l'ami de mon père
00:36:17Vous êtes venu pour me voir ou pour me questionner ?
00:36:19Vous questionnez ?
00:36:21Alors laissez-moi tranquille
00:36:23C'est sûrement un accident, il y a souvent des accidents avec les armes à feu
00:36:26Je comprends pas
00:36:28Presque sûr que vous êtes innocente
00:36:31Vous voulez bien venir voir un témoin avec moi ?
00:36:35Attendez-moi là, j'ai encore un numéro, j'arrive
00:36:45C'est sympa d'être venu
00:36:47Vous aimez ce que je fais sur scène ?
00:36:49Oui mais seulement sur scène
00:36:50Ah, dommage
00:36:52La danse pour moi c'est seulement les danseuses
00:36:54C'est pas vrai
00:36:56Long comme ça ?
00:36:57Ah non showbiz, j'adore
00:37:00Pauvre Galipette
00:37:02Devais-je le prévenir que la jeune femme qu'il draguait avait tous les attributs d'un homme ?
00:37:06Au fond ça m'arrangeait
00:37:08J'aurais pas pu mentir une fois de plus à sa femme
00:37:11En disant qu'il était sorti avec un copain
00:37:13Je raconterai la stricte vérité
00:37:17Mais dans le cas de mademoiselle de Fabregue
00:37:20Qu'est-ce que c'était que la stricte vérité ?
00:37:34Vous auriez pu la surveiller
00:37:35C'est ça, c'est de ma faute
00:37:36Eh bien l'UPS vous deviez vous en occuper
00:37:37J'avais l'air fin dans les loges des danseuses moi
00:37:40Eh bien, maintenant on sait que c'est elle
00:37:41Jamais de la vie
00:37:42Oui, alors pourquoi est-elle partie ?
00:37:45Elle avait peur
00:37:45De qui ? Du grand méchant burmard ?
00:37:47Elle a tort avec un avocat pareil ?
00:37:49Oh, ma secrétaire commence sérieusement à me les gonfler
00:37:51Vous savez ce que c'est l'expérience ?
00:37:54J'ai pas l'âge
00:37:55L'expérience c'est quand on s'est trompé dans la vie
00:37:57Et plus on s'est trompé
00:37:59Plus on a d'expérience
00:38:00Alors maintenant vous allez vous coucher
00:38:02Et lui, Réphifi, va dîner
00:38:07A défaut de la fille, vous vous rabattez sur le chat
00:38:09Et c'est moi qui trinque
00:38:14Méfie-toi des chattes, mon Réphifi
00:38:17Et même comme greffier
00:38:18Elle n'engage jamais de secrétaire
00:38:31Qu'est-ce que vous faites là ?
00:38:37Relevez-vous, Pierre ne reviendra pas
00:38:40Qu'est-ce que vous en savez ?
00:38:42Pierre est partout ici
00:38:44Et vous, nulle part, même pas une photo, rien
00:38:48Pourquoi vous me détestez ?
00:38:49Vous détestez ?
00:38:51Ma petite, vous vous donnez beaucoup trop d'importance
00:38:54Je suis passée à la morgue
00:38:56On m'a dit que c'était peut-être un meurtre
00:38:59Pourquoi pas ?
00:39:00Un meurtre, un suicide, un accident
00:39:01De toute façon, il est mort
00:39:04Pour vous, ça revient au même
00:39:06La porte
00:39:11Dites ce que vous voulez
00:39:12Moi je sais que c'est un meurtre
00:39:13Je n'étais pas là pour voir
00:39:14Et vous non plus
00:39:15Mais moi j'ai la preuve que Pierre ne voulait pas se tuer
00:39:17Ah bon ?
00:39:19Il m'a appelé juste avant de mourir
00:39:20Il voulait que je le rejoigne pour souper
00:39:22Il m'a dit qu'il avait fait monter des huîtres et du champagne pour tous les deux
00:39:25Alors il y a bien un témoin à le serveur qui est monté
00:39:28Quelle imagination
00:39:30Mais il avait envie que je vienne
00:39:32Il avait envie de dîner avec moi
00:39:33Il n'avait pas envie de mourir
00:39:35Quel homme ?
00:39:36Sinon une petite âme qui maintient debout un cadavre
00:39:48J'aimerais...
00:39:49Oui ?
00:39:50Quelque chose en souvenir de Pierre
00:39:52Choisissez
00:39:55Argent massif, vous avez l'œil ?
00:39:59C'est ma faute à moi si vous êtes vieille
00:40:05C'est pourquoi Jésus a dit à Lazare
00:40:09Méfie-toi pécheur du péché qui prospère
00:40:13Mais il savait bien Jésus que l'homme s'il est faillible ne l'est pas tout uniment
00:40:20Il savait bien Jésus que certains plus que d'autres rachètent sans pour autant l'effacer par une vie exemplaire
00:40:30le péché originel
00:40:32Il savait bien Jésus que la tentation n'atteint que ceux qui sont tentés par Tantal
00:40:40Tantal en lequel le diable trouve un terrible allié
00:40:46Et toi, Pierre ?
00:40:48Dites, il n'y a pas foule pour une grande famille ?
00:40:50Monsieur n'était guère apprécié
00:40:53Qui est en gros là ?
00:40:55Le commandant Meunier, cousin de monsieur
00:40:57Elie Sabe en cours de Fabregues, mes alliances
00:41:00Sœur Léonier du Saint-Esprit, la tante de monsieur
00:41:04Et la grande qui dépasse là-bas ?
00:41:06Madame Perron-Latour, la sœur de monsieur
00:41:08Très proche de son frère ?
00:41:11Non, monsieur
00:41:12Franché ?
00:41:14En froid, Madame Perron-Latour est d'une grande rigueur morale
00:41:17Je désapprouve la rigueur morale
00:41:20Assemblée
00:41:21Elle résiste rarement à la pression des événements
00:41:24Non, Pierre ! Ce n'est pas toi que souillait le péché !
00:41:31Tous, ici nous te regrettons
00:41:35Comme l'agneau qui nous a prématurément quittés
00:41:39Permettez
00:41:40Tous, ici, nous te pleurons
00:41:42Alors, vous en êtes ?
00:41:44Je vous ai confié une enquête, ce n'est pas pour l'enterrer
00:41:46J'avance, j'avance
00:41:48Vous avez remarqué, sa fille n'est pas là
00:41:51Les absents n'ont pas toujours tort, commissaire
00:41:53Non, ça va, Burmarin, pas de leçon des résultats
00:41:56Si vous harcelez votre adjoint toujours comme ça
00:41:58Je comprends pourquoi Fabre est bloqué
00:42:00Adieu, Pierre
00:42:03Repose en paix
00:42:04Pierre
00:42:04Pierre
00:42:05Amen
00:42:07Faut y aller
00:42:08Ouais
00:42:11Mes condoléances, madame
00:42:19Mes condoléances, monsieur
00:42:22Mes condoléances, madame
00:42:23Mes condoléances, ma soeur
00:42:31Alors quoi, je n'ai pas la gâte tout de même ?
00:42:33Ah, elle est belle, elle est jolie, la famille française.
00:42:39Mes condoléances, monsieur. Mes condoléances, madame, monsieur, mon commandant.
00:42:43Merci, madame. Mes condoléances, madame.
00:42:47Merci. Commissaire, vous vous congressez ?
00:42:50L'enquête est close, madame.
00:42:51Comment ça ?
00:42:52Il s'agit d'un suicide.
00:42:53Vous vous plaisantez ?
00:42:54Non, pas du tout, non. L'affaire est classée.
00:42:56La police va toujours au plus simple.
00:43:04Je vais passer me voir tout à l'heure à mon travail.
00:43:06Faut que j'y aille. Vous viendrez, hein ?
00:43:08Je crois que j'irai.
00:43:10Vous avez vu remarque, j'attends votre coup de fil, hein ?
00:43:12Est-ce que c'est près du téléphone, commissaire ?
00:43:14Oh, c'est quand même un de vos amis qui s'est suicidé, non ?
00:43:19C'est pas justement.
00:43:21J'ai l'impression que je vais pas aimer ce que je vais trouver.
00:43:24En tout cas, si c'est la fille, la laissez pas filer parce que moi je vous boucle, hein ?
00:43:27Pour complicité.
00:43:28Complicité de suicide ?
00:43:29Vous en abusez parce que je suis muselé, hein ?
00:43:31Vous faites fausse route, commissaire.
00:43:33Une intime conviction.
00:43:34Ça suffit pas, Burma.
00:43:39Oh non !
00:43:40Non, pas une pousse.
00:43:42Oh non !
00:43:46J'avais déjà remarqué que les morts ne sont pas seuls à se raidir dans les cimetières.
00:43:51Autrefois, on appelait l'orgasme la petite mort.
00:43:54Ceci explique peut-être cela.
00:44:00Je savais aussi que vous viendriez.
00:44:02Et ça me rassure.
00:44:12Apparemment, il parait de ça, hein ?
00:44:14Quelqu'un pour vous.
00:44:22Madame ?
00:44:25Votre secrétaire est déplaisante.
00:44:26Son thé est imbuvable.
00:44:27Quant à la taillère ?
00:44:30Madame, paie-on la tour.
00:44:32On s'est vus au cimetière.
00:44:34Enterrement à la sauvette.
00:44:35L'église n'aime pas les suicider.
00:44:36Ils nous l'ont fait sentir.
00:44:37Asseyez-vous, je vous prie.
00:44:42Est-ce que je peux pour vous ?
00:44:43Trouver l'assassin de mon frère.
00:44:45Vous l'avez fait éclaircée.
00:44:47Mon frère a été tué, j'en ai la certitude.
00:44:50Pourquoi ?
00:44:50C'est fréquentation.
00:44:52Pierre était une épave baignant dans les milieux interlopes.
00:44:55Rien que ça.
00:44:56Quand l'est tué, ça ne me touche guère.
00:44:58C'était un décadent.
00:44:59Un cynique et un grossier.
00:45:01Le décadent était généreux et le cynique était lucide.
00:45:04Quant à la grossièreté de Pierre, il n'était jamais vulgaire.
00:45:08Je ne vous engage pas pour célébrer sa mémoire, mais pour trouver son assassin.
00:45:12Pourquoi voulez-vous le savoir ?
00:45:14Un suicide, c'est respectable.
00:45:15Ça n'entache pas le nom des Fabregues, tandis qu'un assassinat.
00:45:18Aussi bas qu'il soit tombé, ce n'était pas une raison pour le tuer.
00:45:22Je vous répète, l'affaire est classée.
00:45:26Combien ?
00:45:2730 000 d'acompte, 6 000 par jour, 5 jours d'avance.
00:45:32Vous profitez de la situation, M. Gorma ?
00:45:37Rien ne vous force à faire appel à mes services.
00:45:39Apparemment, vous appréciez mon frère.
00:45:43Mettez donc autant de talent à trouver son assassin car enjolivé son souvenir.
00:45:46Est-ce que vous êtes prêts à accepter d'avance ce que je risque de trouver ?
00:45:51Je n'en ai pas peur.
00:45:52Je n'en aurais donc pas honte.
00:45:54Et si c'est un proche, très proche, et qu'un scandale éclate ?
00:45:58Le plus grand des scandales serait de laisser l'assassin impuni.
00:46:01Dieu ne pourrait l'admettre.
00:46:05J'espère que vous croyez en Dieu, M. Gorma.
00:46:08Oh, ça ne mange pas de pain, hein.
00:46:1760 000 cash, Hélène.
00:46:22Trop gros, pour être honnête.
00:46:24À votre place, je me méfierais.
00:46:27Vous savez qui c'est, Perron Lintour ?
00:46:29Un tiers de la Défense, une grande partie des fronts de Seine.
00:46:33Ah, ils ne couchent pas sous les ponts, eux.
00:46:35Ils construisent.
00:47:05Sous-titrage Société Radio-Canada
00:47:19C'est parti.
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