- il y a 22 heures
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00:30...
00:01:00...
00:01:02...
00:01:03...
00:01:05...
00:01:06...
00:01:08...
00:01:10...
00:01:12...
00:01:13...
00:01:17...
00:01:18...
00:01:20...
00:01:22...
00:01:23...
00:01:25...
00:01:29...
00:01:30...
00:01:31...
00:01:33...
00:01:34...
00:01:37...
00:01:43...
00:01:44...
00:01:45...
00:01:46...
00:01:48...
00:01:50...
00:01:52...
00:01:53...
00:01:55...
00:01:57...
00:02:02...
00:02:04...
00:02:05...
00:02:09...
00:02:10...
00:02:18...
00:02:20...
00:02:29...
00:02:34...
00:02:37...
00:02:43...
00:02:46...
00:02:46...
00:02:47...
00:02:48...
00:02:50...
00:02:51...
00:02:51...
00:03:18...
00:03:18...
00:03:18...
00:03:18...
00:03:19...
00:03:19...
00:03:19...
00:03:19...
00:03:20...
00:03:21...
00:03:21...
00:03:21...
00:03:22...
00:03:22...
00:03:23...
00:03:23...
00:03:24...
00:03:24...
00:03:25...
00:04:25...
00:04:31...
00:04:32...
00:04:32...
00:04:41...
00:05:13...
00:05:13...
00:05:13...
00:05:15...
00:05:15...
00:05:15...
00:05:15...
00:05:17...
00:05:28...
00:05:29...
00:05:32...
00:05:33...
00:07:04...
00:07:04...
00:07:04...
00:07:05...
00:07:05...
00:07:06...
00:07:08...
00:07:09...
00:07:10...
00:07:10...
00:07:10...
00:07:14voilà gardez tout pensez qu'il est faux il ya un test imparable
00:07:43rassurez vous il est vrai comment vous avez fait pour le volet j'ai brûlé quelque chose moi
00:08:16ah
00:08:17ah
00:08:18ah
00:08:25ah
00:08:31ah
00:08:32ah
00:08:33ah
00:08:41À part son crucifix, il n'en reste pas grand-chose, les mecs.
00:08:43Entre le moment où je vous ai appelé et le moment où vous êtes arrivés.
00:08:46Vous conduisez vite ?
00:08:47Un peu, oui.
00:08:48On marquait avec une matra, pas de mal.
00:08:50Une matra, ça ?
00:08:51Oui, avec 100 litres d'essence.
00:08:54On n'aura pas trop de mal à identifier la victime ?
00:08:57Surtout avec le témoignage de monsieur.
00:08:58D'après vous, c'était un magicien ?
00:09:00Un type qui fait de la neige avec ses doigts et qui brûle un billet de 500 francs.
00:09:03Sans vraiment tout à fait le brûlé, vous appelez ça comment ?
00:09:38C'est l'heure de les recommander ?
00:09:39Ce n'est pas le facteur, ils sont toujours du foie.
00:09:42Un huissier ?
00:09:44Qu'est-ce qu'on fait ?
00:09:46Peut-être comme vous le sentez, Hélène.
00:09:58Vous aviez tout faux.
00:09:59Le fisc ?
00:10:00Non, c'est un client.
00:10:02Un client ?
00:10:03Oui.
00:10:04Hein ?
00:10:05Allure générale ?
00:10:06Neutre.
00:10:06Son nom ?
00:10:07Pas dit.
00:10:08Qu'est-ce qu'il veut ?
00:10:09Vous voir.
00:10:09Eh bien, introduisez.
00:10:11Introduisez.
00:10:15Je vous en parle.
00:10:16Oui, allez-y.
00:10:17Voilà.
00:10:25Monsieur Bloma ?
00:10:27Moi-même.
00:10:29Rosenthal, président directeur général des assurances GMLF.
00:10:32J'ai un problème avec les assurances ?
00:10:34Non, plutôt des problèmes d'argent.
00:10:38Ne protestez pas, je sais tout.
00:10:41Plus un client, une demi-dusaine d'huissiers à vos trousses.
00:10:44Vous devez trois mois de salaire à votre secrétaire.
00:10:48Vous êtes à deux doigts de l'interdit bancaire et menacé d'expulsion de ces locaux.
00:10:55Quant à votre téléphone, il est coupé depuis ce matin.
00:10:59Quoi ?
00:11:01Hélène ?
00:11:01Vous ne m'avez pas dit ?
00:11:03Non.
00:11:08Qu'est-ce que vous cherchez, au juste ?
00:11:10Un homme aux abois.
00:11:11Et dans tout Paris, je n'ai rien trouvé de mieux que vous, même à la soupe populaire.
00:11:16100 000 francs en espèces, pour commencer.
00:11:20Pour commencer quoi ?
00:11:22Une enquête.
00:11:25Asseyez-vous.
00:11:26Merci.
00:11:29Et vous seuls pouvez la mener à bien, car vous n'avez pas le choix.
00:11:33Vous vous acceptez, vous vous êtes condamné à jouer du saxo dans le métro.
00:11:37Si je comprends bien, c'est l'enquête ou la quête.
00:11:41Exactement, monsieur Burma.
00:11:42Je vous écoute, monsieur Rothschild.
00:11:45Rosenthal.
00:11:51Cet homme est mort dans un accident de voiture, il y a deux mois.
00:11:59Je ne peux plus grand-chose pour lui, hein ?
00:12:01Pour lui, non, mais pour moi, si.
00:12:04Ivan Gorski, c'était son nom, avait contracté auprès de ma compagnie une assurance vie d'un milliard de centimes
00:12:10au bénéfice de sa femme.
00:12:12Marianne, 10 millions de francs, lourd.
00:12:15Vous refusez de payer ? C'est normal.
00:12:17Je refuse de payer parce que Marianne Gorski était la fille d'André Boyer, un de mes employés que j
00:12:21'avais licencié, il y a quatre mois.
00:12:23Peu de temps avant l'accident.
00:12:25C'est la seule raison ?
00:12:26Cet homme n'est pas mort accidentellement, il a été assassiné.
00:12:29Par qui ?
00:12:30À vous de trouver le coupable, monsieur Burma, et vous le trouverez. J'en suis certain.
00:12:36Pourquoi êtes-vous si sûr que je le trouverai ?
00:12:38Je ne verserai jamais 10 millions de francs pour un meurtre maquillé en accident.
00:12:45Je ne comprends pas.
00:12:48Dans votre compagnie, vous avez des experts, hein ?
00:12:50Évidemment, mais tous ont ratifié la thèse de l'accident.
00:12:52Et le rapport de police, il dit quoi ?
00:12:56Gorski a raté un virage en jurant en pleine nuit.
00:13:00Le verglas, un ravin, on l'a trouvé brûlé vif au volant de sa voiture.
00:13:05Le 14 février dernier.
00:13:07Et vous appelez ça un meurtre ?
00:13:09Oui, monsieur Burma.
00:13:13On ne travaille pas pendant 40 ans dans les assurances sans subodorer une escroquerie aussi flagrante.
00:13:20À part le verglas, qui vous voyez comme coupable ?
00:13:26André Boyer, le licencié.
00:13:29Vous avez des preuves ?
00:13:30Gardez ces deux photos, monsieur Burma, et réfléchissez.
00:13:37Je serai chez moi demain matin.
00:13:41J'ai tout réfléchi.
00:13:43Hélène Donnet a reçu un monsieur Rosenthal.
00:13:52Il s'agit d'un meurtre.
00:14:00Je le trouve péremptoire, ce monsieur Rosenthal.
00:14:03Rosenthal.
00:14:05C'est mieux que le loto, hein ?
00:14:08Celui-là.
00:14:10Oui, celui-là.
00:14:11Vous ne le reconnaissez pas ?
00:14:13Pourquoi je devrais ?
00:14:19Tiens, mon père.
00:14:29Ah, mais vous avez raison, Hélène.
00:14:33Le destin sonne toujours deux fois.
00:14:41Nestor, le roi, Hélène.
00:14:46On a gagné au loto.
00:14:50Non.
00:14:51Ça sent patate.
00:14:53Nestor, on fait les valises.
00:15:03Faut vraiment que je les rende à Rosenthal, les cent mille ?
00:15:06Nestor, on vient de gagner un demi-milliard.
00:15:09Bon, une fois que j'avais un client sérieux.
00:15:12Faut pas croire, les assurances vie, c'est des trucs mortels.
00:15:15Bon.
00:15:17Vous m'avez promis l'Italie, oui ou non ?
00:15:20J'ai promis ça, moi.
00:15:35Qu'est-ce que vous foutez, là ?
00:15:37Je m'assure que vous ne changerez pas d'avis.
00:15:39Vous n'avez pas confiance en moi ?
00:15:51J'ai comment le ressentir.
00:15:53Moi aussi.
00:15:54Vous l'avez reconnu ?
00:15:55Non.
00:15:56C'est le type qui intéresse mon client.
00:15:57Venez, on va voyer.
00:15:59Vous n'êtes plus chargé d'enquêter sur qui que ce soit, Nestor,
00:16:02vu que vous allez rendre son argent à M. Rosenbaum.
00:16:04Rosenbaum, il sort de chez lui.
00:16:06Vraiment ?
00:16:06Pas du moins de son escalier.
00:16:07C'est pas parce que ce type a eu la même idée que nous
00:16:10que nous allons revenir sur la nôtre, n'est-ce pas, Nestor ?
00:16:12Vous allez me suivre comme ça partout ?
00:16:13Oui !
00:16:23Restez là.
00:16:47Merci.
00:16:50Merci.
00:16:52Merci.
00:16:57Merci.
00:17:12Vous croyez qu'il est?
00:17:15Mort.
00:17:16C'est pas un pressentiment.
00:17:18Il est étudié comment?
00:17:20Ce qui vous prouve que c'est un crime.
00:17:22La tête du type qu'on a vu dans le hall.
00:17:25C'est André Boyer.
00:17:28On ne doit pas tenir la police.
00:17:31Quelqu'un s'en est chargé.
00:17:33Venons pas ici.
00:17:37Vous auriez quand même pu lui rendre son argent.
00:17:39Et lui, il m'a rendu morceux.
00:17:41Vous n'avez pas fait le cap?
00:17:42Regardez, ça se gâte.
00:17:47Oh merde!
00:18:01Un petit vulnéraire, Nestor.
00:18:05Alors, on part en Italie, oui ou non?
00:18:09Bon, si je comprends bien, c'est non.
00:18:13Il n'a pas vraiment une tête d'assassin, celui-là.
00:18:16Nestor, vous savez très bien que les criminels ont rarement la tête de l'emploi.
00:18:19Quand on perd son emploi, on perd aussi la tête, Hélène.
00:18:22C'est possible.
00:18:24Mettez-vous à la place de Boyer.
00:18:27D'abord, il est licencié par Rosenthal.
00:18:31Son gendre se tue dans un accident.
00:18:34Malgré l'assurance contractée par son gendre,
00:18:37Rosenthal refuse de payer.
00:18:39Il y a de quoi s'énerver.
00:18:40Et si vous laissez tomber?
00:18:42Même si je voulais, je pourrais pas.
00:18:44Parce que ça n'entre pas dans vos habitudes?
00:18:46Parce que vous êtes un coriace?
00:18:48Écoutez, Nestor, vous aviez un client, M. Rosenthal.
00:18:50M. Rosenthal est mort, donc vous n'avez plus de client.
00:18:52C'est mathématique.
00:18:56Sous-tit, Claude.
00:18:58Vous oubliez un détail.
00:19:00Détail.
00:19:01Quel détail?
00:19:03Le reçu.
00:19:05Le reçu.
00:19:06Le reçu.
00:19:06Avec en tête, agence Fiat Lux.
00:19:10Quelqu'un l'a trouvé.
00:19:11On va le trouver.
00:19:12Ça, c'est sûr.
00:19:13On devrait bientôt avoir des nouvelles de l'assassin ou de commissaire Farouk.
00:19:18Qu'est-ce que je vous disais?
00:19:24Eh ben...
00:19:30J'ai pas une très bonne nouvelle à vous annoncer.
00:19:33Mais comment se parle de la mauvaise?
00:19:35Le loto.
00:19:36Hélène, défaite les valises.
00:19:39Quoi, le loto?
00:19:40On l'a perdu.
00:19:42Je croyais qu'on avait gagné.
00:19:44Ah ben oui, moi aussi je croyais.
00:19:46Mais j'avais mal lu.
00:19:47Mal lu?
00:19:48C'est tout ce que vous trouvez à dire?
00:19:51Non mais...
00:19:52Je savais que ça vous ferait pas plaisir, mais...
00:19:57Hélène!
00:19:58Vite, une douche écossaise, hein, mon petit.
00:20:02Du chaud et du froid, hein?
00:20:04Oh, on a des grandes peines et puis des grandes joies.
00:20:07Tu vois ce que tu lui fais, toi?
00:20:08Ben, je suis désolé, patron, mais c'est parce que j'ai dû lire un peu vite.
00:20:13Bon, ben, on arrête les conneries, puis on se met au boulot.
00:20:18Ah ben là, d'accord, oui.
00:20:20Le suspect numéro un.
00:20:22Qui c'est?
00:20:23André Boyer.
00:20:24Il a pu tuer son ex-employeur, Rosenthal.
00:20:27Il a pu tuer son gendre, dans le Jura.
00:20:29Et il pourrait tuer une troisième fois si tu bouges pas tes fesses.
00:20:32Tu vas pas le lâcher, c'est clair?
00:20:33Oui, très clair.
00:20:35Voilà.
00:20:36Bon, vous m'en voulez pas?
00:20:38Ben, demande-lui.
00:20:40Vous m'en voulez?
00:20:41Oui, on t'en veut.
00:20:42N'empêche que c'est moi qui ai avancé l'argent pour le ticket.
00:20:45C'est qui gagne, ça c'est pas top.
00:20:48C'est moi qui m'envoie.
00:20:50Et nous, on fait quoi?
00:20:51Ben, nous, on va vérifier si Gorski,
00:20:54le type qu'on a pris en photo sur les boulevards à 17h le 14 février,
00:20:57est le même que celui qui est parti en fumée le même jour dans le Jura.
00:21:01Vous en doutez?
00:21:04C'est ouvert!
00:21:06Ah, la police.
00:21:08Vous voulez peut-être que j'enquête sur vos épouses?
00:21:11C'est quoi ce reçu?
00:21:19Eh ben, c'est un reçu de l'agence Fiat Luxe pour un certain Rosenthal.
00:21:23Ben là, c'était votre client.
00:21:25Pourquoi dites-vous que c'était?
00:21:27Ah ben, parce que Rosenthal est mort.
00:21:29Ah oui, alors il vous paie, vous lui faites un reçu et il meurt.
00:21:33Il est mort comment?
00:21:34A première vue, l'implosion d'un téléviseur.
00:21:36Enfin, l'enquête ne fait que débuter.
00:21:38Pourquoi est-ce qu'il vous a donné 100 000 francs?
00:21:39Ça ne vous regarde pas.
00:21:41Vous apprêtiez à quitter Paris?
00:21:45Ben, avec tous ces téléviseurs qui implosent...
00:21:47On ne donne pas 100 000 francs aux gens pour rien.
00:21:50Et l'appel anonyme, c'était vous?
00:21:53Ah, parce que vous avez reçu aussi un appel anonyme.
00:21:55Ah oui, oui, oui.
00:21:56Et pour nous dire ce qui est arrivé?
00:21:58Écoutez, réfléchissez un peu.
00:21:59Si c'était moi, l'appel anonyme,
00:22:01ça voudrait dire que je savais que Rosenthal était mort avant tout le monde.
00:22:06Et si je savais que Rosenthal était mort avant tout le monde,
00:22:09eh ben, la première chose que j'aurais faite,
00:22:10c'est de récupérer mon reçu.
00:22:12On ne peut pas être mêlé à cette affaire, non?
00:22:15Où il était ce reçu?
00:22:16Dans sa poche.
00:22:17Vous voyez?
00:22:18Pourquoi est-ce qu'il vous a donné 100 000 francs?
00:22:20Il commence à être chiant.
00:22:22Ça va, il y en a un.
00:22:22Non, non, non, ça...
00:22:24Vous savez bien que...
00:22:24Il me cherche, hein.
00:22:26Mais on vous aime quand même.
00:22:27Il ne faut pas être comme ça.
00:22:28Vous voulez bien qu'il est plus petit que vous.
00:24:01Papa, mais t'es complètement fou.
00:24:02Mais qu'est-ce que tu es allé foutre chez lui?
00:24:04Il fallait que je le voie.
00:24:06Il fallait que je lui parle, Marianne.
00:24:09J'espérais encore qu'il comprendrait.
00:24:12Mais quand je l'ai vu comme ça,
00:24:14j'ai perdu la tête.
00:24:17Un cauchemar.
00:24:18Mais tu te rends compte de ce que tu as fait?
00:24:21Mais la police va t'arrêter.
00:24:22Il y a forcément des empreintes partout.
00:24:23Oh, j'en ai une barre de déconneries.
00:24:26La prime d'assurance-vie, maintenant, c'est foutu.
00:24:28Je ne la toucherai pas.
00:24:30Tu veux que j'aille à la police?
00:24:31Non, surtout pas.
00:24:34Je n'ose plus rentrer chez moi.
00:24:36Mais pars, pars en voyage.
00:24:37Je ne sais pas, moi.
00:24:38Prends le premier avion pour Rome.
00:24:40Deux morts en deux mois.
00:24:41Mais les flics ne te lâcheront plus.
00:24:47Une heure m'avait suffi pour apprendre
00:24:49que le vrai propriétaire de la voiture
00:24:51carbonisait deux mois plus tôt,
00:24:53au fond d'un ravin,
00:24:54était en fait la soeur d'Ivan Gorski.
00:24:57Une certaine Natacha.
00:24:59Moi, qui adorais renifler la soie
00:25:01et la lingerie frottante,
00:25:03j'allais pouvoir m'en donner un cœur joie.
00:25:06Je ne trouve pas ça funant.
00:25:08Regarde ça, ce petit truc rouge, là.
00:25:09Merci.
00:25:10Vous avez une minute, madame.
00:25:11Attends.
00:25:13Alors ça, par contre, monsieur,
00:25:14ça vous dirait très bien.
00:25:16Moi, mon cuir, je le porte là.
00:25:19Bon, ben, tu me mets sur mon compte, Natacha.
00:25:21Et je vous l'offre.
00:25:24Laissez-moi.
00:25:28Excusez-moi, je ne donne pas dans la dentelle.
00:25:30Je n'ai pas de temps à perdre.
00:25:33Qui êtes-vous?
00:25:34J'enquête sur la mort de Gorski.
00:25:38Yvan?
00:25:38Oui.
00:25:39Vous ne m'avez toujours pas dit qui vous êtes?
00:25:43Nestor Burma.
00:25:44Détective privé.
00:25:48Je ne vois pas pourquoi vous êtes là.
00:25:50Yvan s'est tué en voiture il y a deux mois.
00:25:52Ça arrive tous les ans à 10 000 personnes en France.
00:25:54Avec un milliard de centimes,
00:25:55mon cas d'accident, c'est plutôt rare.
00:25:57Vous travaillez pour la compagnie d'assurance?
00:26:00C'est pas tout à fait.
00:26:01Le milliard de centimes auquel vous faites allusion
00:26:03ira à Marianne, la femme d'Yvan,
00:26:05et à son fils.
00:26:06Votre démarche me paraît sans objet.
00:26:08D'ailleurs, je ne voyais presque jamais mon frère.
00:26:11Vous me surprenez, vous.
00:26:12Je vous croyais intime.
00:26:14Je vous répète que je ne voyais jamais mon frère.
00:26:20Sur cette photo,
00:26:22c'est votre voiture.
00:26:24Oui.
00:26:25Et là, c'est votre frère.
00:26:26Oui.
00:26:28Je ne comprends pas.
00:26:29Comment ça se fait que votre frère
00:26:31est au volant de votre voiture?
00:26:35Je vous trouve parfaitement indécent.
00:26:39En plus indécent que les dessous que vous vendez.
00:26:42Au moins, ils sont transparents.
00:26:44Au revoir, monsieur.
00:26:46Au revoir, madame.
00:26:48Mais tant pis si je me trompe.
00:27:01Pourquoi vouloir aller en Rome
00:27:02alors qu'on a le boulevard des Italiens juste à côté?
00:27:06Pourquoi partir en Chine?
00:27:07Il y a tellement de soja dans le 13e.
00:27:10Tiens, regardez.
00:27:12On nous amène l'Italie chez un plateau.
00:27:14Pardon.
00:27:16Pourquoi vous vous obstinez dans cette affaire?
00:27:18Ah.
00:27:19C'est donc ça.
00:27:20Votre client est mort.
00:27:21Vous n'avez plus aucun compte à lui rendre.
00:27:23D'accord, il est mort.
00:27:25Avec quel argent vous croyez qu'on mange, là?
00:27:27C'est à moindre des choses,
00:27:28on en reste sa mémoire.
00:27:30C'est pas trop tôt.
00:27:32Les enfants,
00:27:34c'est pour on a gratté le bon numéro.
00:27:36Je vais le tuer.
00:27:39Non, mais je parlais le voyer.
00:27:40C'est lui l'assassin.
00:27:42Deux meurtres en deux mois.
00:27:43Il a tout abris de sa déposition.
00:27:46Comment il t'a craché ça?
00:27:48Pas à moi.
00:27:49À sa fille, Marianne.
00:27:51Elle est danseuse au folie bergère.
00:27:53C'est un drôle de canon, d'ailleurs.
00:27:56Oui.
00:27:58J'aime le temps des cerises,
00:27:59mais c'est pas la saison.
00:28:01Ça semble très bien.
00:28:06Merde, c'est le temps des cerises.
00:28:07Quelqu'un peut m'expliquer?
00:28:09C'est simple.
00:28:11Pour enregistrer,
00:28:12il faut appuyer sur les deux boutons.
00:28:14C'est comme ça que ça marche.
00:28:15Je vous entends bien, là, patron.
00:28:17Hé, là.
00:28:19T'as besoin de repos, hein?
00:28:21Tiens, bois.
00:28:23Et oublie.
00:28:29J'ai un bas filet.
00:28:30Ça me donne une idée.
00:28:32Ah oui?
00:28:33Oubliez-la.
00:28:34J'ai toujours été fasciné par vos dessous.
00:28:37J'aimerais bien renouveler votre panoplie.
00:28:40J'ai une très bonne adresse pour ça.
00:28:46La soeur de Gorski?
00:28:47Elle-même.
00:28:51Je vous montrerai ce que j'ai trouvé.
00:29:00J'espère que ça vous plaira.
00:29:06Vous la mangez pas?
00:29:09J'espère que ça va?
00:29:26J'espère que ça va.
00:29:34J'espère que ça va.
00:29:41Miamomo, Miamomo, il n'y a que toi
00:29:45Miamomo, ne t'arrête pas
00:30:05Rentre pas dedans, tu vas te prendre les pieds dedans
00:30:08Ton métier c'est de délier celle des autres
00:30:10une store dehumains d'effective privé
00:30:12Ah, excusez-moi
00:30:15Arrivez ma cajapoule, c'est par là
00:30:21Je ne sais pas ce qu'il a, ce soir, il refuge le piveron.
00:30:25Évidemment, il préfère le sein.
00:30:26Je me mets à sa place.
00:30:27Oh, bébé.
00:30:29Tu peux nous laisser ?
00:30:32Oh, bébé.
00:30:33Oh, mon bébé.
00:30:39C'était à quel sujet ?
00:30:41La mort de votre mari.
00:30:43Vous saviez qu'il avait contracté une assurance à votre profil ?
00:30:46Les sœurs de prime, j'en ai vu une demi-douzaine.
00:30:49Le dossier est parfaitement clair.
00:30:50Yvan conduisait comme un con, ça devait arriver.
00:30:52Maintenant, si vous pensez que j'ai aussi saboté la voiture pour encaisser 10 millions, prouvez-le.
00:30:56Je vous vois mal s'il y a un bras de direction.
00:30:59Je voulais savoir seulement ce que faisait votre mari dans le Jura il y a deux mois.
00:31:03Ben, il venait probablement me récupérer.
00:31:05Vous avez quitté le domicile conjugal ?
00:31:07Entre Yvan et moi, ça n'allait plus très fort.
00:31:10Il était jaloux comme un tigre, fou, violent.
00:31:13Alors, je voulais nous donner une bonne raison d'être jaloux.
00:31:16Et je suis partie dans le Jura.
00:31:17Seul ?
00:31:18Non.
00:31:20Avec un danseur de tango.
00:31:23Pas de morale, évidemment.
00:31:25La morale.
00:31:26Il doit être content, votre danseur.
00:31:28Peut-être veuve et riche.
00:31:31J'y pense.
00:31:32Le danseur, je n'en réponds pas.
00:31:34Non.
00:31:34Vous faites fausse route, M. Burma.
00:31:36D'abord, mon amant ignorait l'existence de cette prime d'assurance.
00:31:39Ensuite, c'est fini entre lui et moi.
00:31:42Après le décès d'Yvan, j'ai... Comment dire ?
00:31:45Culpabilisé.
00:31:46Oui.
00:31:48Ils appellent comment votre danseur ?
00:31:51Vous pouvez le tenir deux secondes ?
00:31:53Comme ça.
00:31:54Comme ça.
00:31:55À cause du...
00:32:04Oui ?
00:32:07Ah, vous suivez, Favre, hein ?
00:32:09Vous suivez.
00:32:10Il est à vous ?
00:32:11Oui, vous ne saviez pas ?
00:32:12Non.
00:32:13Il vous ressemble, hein ?
00:32:15En plus, j'ai...
00:32:16Vous pouvez pleurer, hein ?
00:32:18Ah bon ?
00:32:19Je vous présente sa maman.
00:32:22Je peux savoir qui...
00:32:23Police, madame, mademoiselle.
00:32:25Madame, madame.
00:32:32Merci pour ce charmant spectacle.
00:32:35Je vois que Boris vous a laissé un petit souvenir.
00:32:37Ah !
00:32:38C'est pas le seul dont je me souviendrai.
00:32:42Je vous laisse avec la police.
00:32:44Vous ne vous laissez pas impressionner.
00:32:46Mais je n'attends que ça.
00:32:49Si on gêne, faut le dire.
00:32:52Bientôt.
00:32:53Bientôt, monsieur Bernard.
00:32:55C'est un préonasme.
00:33:01Bientôt, monsieur Bernard.
00:33:03Je change de temps des rots de champagne.
00:33:07Sontis, monsieur, mesdames.
00:33:10Je suis menée de revue à vous.
00:33:12Bientôt.
00:33:13Le PDG de la compagnie d'assurance où il travaillait a été retrouvé mort ce matin chez lui.
00:33:18Chez mon père ?
00:33:19Non, pas chez votre père, chez lui.
00:33:21Chez Rosenthal.
00:33:22Mon Dieu, c'est affreux.
00:33:23Ah oui, oui, surtout pour lui.
00:33:25Non, mais c'est ennuyeux aussi pour votre père.
00:33:26Parce qu'on l'a vu chez Rosenthal peu de temps avant sa mort.
00:33:29Il a laissé des empreintes partout.
00:33:32Savez-vous où se trouve votre père ?
00:33:34Ben, chez lui.
00:33:35Ah, on y est allé, il n'y était pas.
00:33:37Ça suffit comme ça.
00:33:40Je vous en prie.
00:33:40Vous savez, mon père est majeur.
00:33:42Il a le droit de sortir tout seul.
00:33:44C'est tout ce que vous aviez à me dire.
00:33:47Pour l'instant.
00:33:49On va voir.
00:33:50On va en parler dehors, mais on va voir.
00:34:02Alors ?
00:34:02Qu'est-ce que vous faisiez là ?
00:34:05Je suis au théâtre tous les soirs.
00:34:06Vous ne saviez pas, commissaire ?
00:34:08Hier soir, j'ai vu une pièce de Marguerite de Rose.
00:34:10Encore mal, là.
00:34:12Vous ne foutez pas de ma gueule, hein ?
00:34:14Alors, vous aussi, vous pensez que le père de la petite a tué Rosenthal ?
00:34:17Bon, une fois qu'on est sur la même longueur d'onde.
00:34:20À une nuance près.
00:34:21Rosenthal est mort d'une crise cardiaque.
00:34:23Alors, qu'est-ce que vous foutez là ?
00:34:24Ah, crise cardiaque et crise cardiaque.
00:34:26On peut faire très peur à un cardiaque, au point de...
00:34:30Vous soupçonnez Boyer de lui avoir fait peur à ce point-là ?
00:34:32Euh, lui ou un autre.
00:34:35Qu'est-ce qu'il vous dit que Rosenthal est mort de peur ?
00:34:37L'appartement a été dévasté bizarrement.
00:34:39Comme si le téléviseur avait implosé.
00:34:41Enfin, moi, ce n'est pas le téléviseur qui m'intrigue, c'est Burma.
00:34:44Je reconnais bien.
00:34:46Et moi, ce que je voulais savoir, c'est pourquoi vous êtes vous aussi sur la piste de Boyer.
00:34:49Votre téléphone est sur écoute, vous ne saviez pas ?
00:34:51Non, ça va bien.
00:34:52Non, ça ne va pas.
00:34:53Commissaire, qu'est-ce que vous pensez de la fille Boyer ?
00:34:55Elle est très mignonne.
00:34:56Je veux dire, elle ment comme elle respire.
00:35:00Avec le travail qu'elle fait, il n'y a pas grand-chose à cacher.
00:35:02Un de ces jours, elle vous foutra à poil, vous aussi.
00:35:04Ne faites pas ça.
00:35:05Ça vous rendrait malheureux.
00:35:06Vous n'êtes pas allergique aux plumes ?
00:35:08Non.
00:35:08Alors, vous restez là ?
00:35:10Burma, cette histoire, elle m'emmerde.
00:35:13Elle m'emmerde.
00:35:14Autant que la conversation de Fabre ?
00:35:15Non, non, mais sérieux, qu'est-ce que vous faites là-dedans ?
00:35:18Je défends une compagnie d'assurance.
00:35:19Ça ne vous ressemble pas, ça ?
00:35:21Merci.
00:35:21Soyez sincère, Nestor.
00:35:23Je suis toujours sincère avec vous, Florimon.
00:35:25Rosenthal m'a donné 100 000 francs parce qu'il ne croyait pas à la mort accidentelle de Gorski.
00:35:29Vous voyez un problème ?
00:35:30Oui.
00:35:31Vous ?
00:35:31Je dormirais mieux si vous rendiez les 100 000 francs.
00:35:34À qui ?
00:35:38Oh, merde.
00:35:40Vous m'avez fait sauter, commissaire ?
00:35:42Ah, vous ne moquez pas d'air, vous, hein ?
00:35:44C'est l'avantage des décapotables.
00:35:55Tiens, vous faites sauter.
00:35:57C'est la licence que je vais faire sauter, moi.
00:36:02Trois choses me paraissaient évidentes.
00:36:05Un, je me dirais à la terre, Marianne était un drôle de canon.
00:36:09Deux, elle mentait à tout le monde pour couvrir son père.
00:36:13Son père ou ce mystérieux danseur de tango.
00:36:16Et trois, côté mensonge, Natacha n'avait rien à lui envier.
00:36:21Hélène allait avoir forte affaire.
00:36:53Quatre-vingt-dix.
00:36:56Soixante-cinq, quatre-vingt-dix.
00:36:59Je me trompe ?
00:37:00Non, non, c'est exactement ça.
00:37:03Vous cherchez une nouvelle paire de pas ?
00:37:05Oui, c'est pour ça que je suis rentrée chez vous.
00:37:10Vous avez des choses ?
00:37:13Tout ce que vous désirez.
00:37:16Eh bien, je vais peut-être en profiter pour renouveler mes... mes dessous.
00:37:23Oui.
00:37:24Combien, ceci ?
00:37:27Essayez-la.
00:37:28Nous parlerons du prix plus tard.
00:37:36Vous voyez, M. Burma, détective privé, vous partez en voyage ?
00:37:39Qu'est-ce que vous voulez ?
00:37:40Il faut que je vous parle.
00:37:42Poussez votre valise.
00:37:43Désolé, un taxi m'attend.
00:37:45Eh bien, attendrez votre taxi.
00:37:47Et puis votre avion aussi.
00:37:49Il faut que je vous cause, je vous dis.
00:37:52Causez...
00:37:53Causez de quoi ?
00:37:54De tout, de rien, de...
00:37:55De l'étrange maladie qui frappe tous les téléviseurs de la capitale.
00:37:59Hein ?
00:38:07Ravissant.
00:38:14Très bien, je...
00:38:15Je le prends.
00:38:18Et...
00:38:18Qu'est-ce que vous faites comme travail ?
00:38:21Je...
00:38:22J'attends une occasion de travail.
00:38:25Dans cette tenue, les occasions ne manqueront pas.
00:38:29Venez prendre le thé dans mon boudoir.
00:38:32Mais je vous jure que...
00:38:33Oh, arrêtez vos salades, hein.
00:38:35Qu'est-ce que vous faisiez chez votre ex-employeur le jour de sa mort ?
00:38:39Il est mort ?
00:38:40Vous prenez pas pour un con.
00:38:41Vous avez vu sortir de chez Rosenthal.
00:38:44Vous m'avez vu.
00:38:45Mais...
00:38:45Je vous ai croisé dans le hall.
00:38:47Même que je me suis dit, oui, la mauvaise mine, cet homme-là.
00:38:50Remarquez, rien n'a à côté de celle de Rosenthal.
00:38:53Alors ?
00:38:53Eh bien, oui, c'est vrai.
00:38:54Je suis allé chez Rosenthal.
00:38:57On avait même rendez-vous au sujet de l'assurance-vie pour ma fille.
00:39:03Vous êtes arrivé chez lui à quelle heure ?
00:39:05Vers 10 heures.
00:39:06J'ai sonné.
00:39:09Pas de réponse.
00:39:11La porte était entre-ouverte.
00:39:13Je l'ai poussée.
00:39:14Et là...
00:39:15Monsieur Rosenthal ?
00:39:36Monsieur Rosenthal.
00:39:38Monsieur Giovanni...
00:39:42Je suis allé chez toi.
00:39:43On a gemacht.
00:39:50Allô, allô police, venez vite, bouloir Haussmann, numéro 13, il y a un cadavre au troisième étage.
00:40:03Bon, passons à une autre version des faits.
00:40:07Laquelle ? La vraie ?
00:40:09Celle où vous êtes au courant que Rosenthal est cardiaque, vous lui demandez des comptes, il refuse, vous vous énervez,
00:40:15vous cassez tout.
00:40:16Il en est une telle trouille qu'il en meurt.
00:40:18Mais c'est faux ! Je vous ai dit la vérité, je vous jure !
00:40:21Vous l'avez déjà dit, quand vous êtes fait la valise, vous n'avez pas dit qu'on allait vous
00:40:25inculper ?
00:40:27C'est ma fille qui...
00:40:27Qu'est-ce que vous faisiez quand votre jambe s'est crachée dans le Jura ?
00:40:31J'étais à Paris, je m'occupais du petit Boris, lui donnait le sein.
00:40:40Comment s'appelle l'amant de votre fille ?
00:40:45Oh, réveillez-vous, l'amant de Marianne, le danseur.
00:40:52Pedro.
00:40:54Pedro Romero.
00:40:57Je vous jure, ça aussi je l'ai déjà dit.
00:41:03Vous allez où ?
00:41:05Rome.
00:41:07C'est vrai que toutes les clochions, Rome, pourquoi on dit ça ?
00:41:12Vous avez vraiment le profil que je cherche.
00:41:17Une partenaire.
00:41:19Les employés, oh là là.
00:41:22D'abord, elles sont toutes syndiquées.
00:41:25Prenez ces petits machins-là, c'est très très très bon.
00:41:29Vous n'êtes pas syndiquée au moins ?
00:41:31Non, non, pas du tout.
00:41:33Je préfère rester libre.
00:41:35Libre ?
00:41:36J'adore.
00:41:40Et si j'ai bien compris, vous n'avez pas de petite amie ?
00:41:45Disons que ça ne s'est pas trouvé.
00:41:49Surtout ne cherchez pas.
00:41:51Les hommes, les vrais bêtes.
00:42:04Jean, parlez-moi un peu de vous.
00:42:08J'ai fait des études.
00:42:10Des études ?
00:42:13En fait, non, je n'ai rien fait.
00:42:16Ah, et en ce moment, je voulais être visiteuse médicale.
00:42:21Visiteuse médicale ?
00:42:22Surtout pas, ma chérie, je vous en prie.
00:42:24Ça, c'est incroyable.
00:42:26Je fume les mêmes.
00:42:28Vous en voulez une ?
00:42:30Non, merci.
00:42:34Cela vous irait de travailler ici avec moi ?
00:42:37Dans cette boutique ?
00:42:38Oui.
00:42:40Mais je n'ai aucune expérience.
00:42:41Ça ne fait rien.
00:42:43Venez dîner chez moi ce soir.
00:42:46Je vous apprendrai tout.
00:42:56Renseligné par le pauvre André Boyer,
00:42:58plus victime que mauvais bougre,
00:43:00j'avais envoyé Zavater sur les traces du danseur de tango.
00:43:04Quant à moi,
00:43:05j'avais hâte de rencontrer celle qui avait été la dernière à voir Gorski vivant.
00:43:14J'avais hâte de roller 6 ans.
00:43:17J'ai hâte de trouver celle qui avait été la dernière à voir Gorski vivant.
00:43:25J'ai hâte de faire un tournage.
00:43:27J'ai hâte de mettre et faire det che c'est juste jouer sur lesnas par l'indiculés.
00:43:27J'ai hâte de faire un tournage de jour est de 5 ans.
00:43:29J'ai acheté de cioè de Marie-Jer pour les jours qui avait été la dernière à voir Gorski vivant.
00:43:29J'ai hâte de faire du Tú à l'Air-Pourri.
00:43:32J'ai hâte de faire un tournage de la dernière à la dernière à voir Gorski vivant.
00:44:04Superbe.
00:44:08C'est un petit truc très simple, mais j'ai déjà un appris arrière.
00:44:11C'est mademoiselle que je suis venu voir.
00:44:15Restore Burma, détective privé.
00:44:28C'est à propos d'Ivan, c'est ça ?
00:44:35Vous savez, les rapports entre un illusionniste et sa partenaire sont difficiles.
00:44:44Nous, on est rien que des fers valoirs.
00:44:47L'essentiel, c'est qu'on ne soit pas mal roulés.
00:44:50Et bien sûr, certains en profitent.
00:44:54Je m'excuse de vous demander ça, mais Gorski, il va en profiter ?
00:44:58Lui ? Non. Il était fou de sa femme.
00:45:04Ah, je ne comprends pas. Je croyais que ça n'allait pas très bien lui et Marianne.
00:45:09C'est vrai. C'est justement ça qui le rendait fou.
00:45:13Vous savez, vivre avec un Russe, ce n'est déjà pas facile.
00:45:16Mais un Russe jaloux, vous imaginez ?
00:45:19Oui, j'imagine.
00:45:21Ce qui m'intrigue, c'est l'accident.
00:45:24Je ne suis pas le seul à être intrigué.
00:45:25Ça intrigue aussi la compagnie d'assurance.
00:45:27Un type qui transforme sa voiture en camion-citerne, ça pourrait être un suicide.
00:45:32Un suicide ? Je n'y crois pas.
00:45:35C'est pourtant très rude, ça.
00:45:37Il est maître son fils. Il aurait fait n'importe quoi pour lui.
00:45:41Et puis, Ivan était trop mégalo pour se supprimer.
00:45:45Je me souviens encore de ces derniers mots.
00:45:50Le spectacle que je leur prépare.
00:45:53Alors là, tu vas voir, je te jure, ils ne vont pas en revenir.
00:45:56Les journaux, la télé, la gloire, enfin.
00:46:00Pour les journaux, il avait raison.
00:46:02C'était la rubrique des accidents de la route.
00:46:03C'était horrible à voir, il paraît.
00:46:06Sa femme ne l'a reconnu qu'au crucifix qu'il portait autour du cou.
00:46:13Quelque chose ne va pas ?
00:46:15Oui, non, je...
00:46:17Patricia, qu'est-ce que tu fous ?
00:46:19Venez, venez ce soir me voir au spectacle.
00:46:33Monsieur Pedro Romero ?
00:46:34Allez, ça, d'ailleurs, commencez. Votre cavalier vous attend.
00:46:38Madame Coursal ? Voici votre cavalier.
00:46:41Alors, c'est pas bien de faire attendre les dames comme ça.
00:46:45Allez, très bien.
00:46:47Oui.
00:46:49Oui.
00:46:50Oui.
00:46:53Oui.
00:46:55Oui.
00:46:55Attention, la vuelta pour la derecha.
00:46:57Uno, dos, tres.
00:47:03Adios, gracias.
00:47:04Muy bien, bravo.
00:47:06Bonsoir.
00:47:08Allez, au revoir Madame Coursal.
00:47:09Oui, bien, Seigneur.
00:47:10J'ai rendez-vous avec monsieur.
00:47:14Qu'est-ce que vous voulez ?
00:47:15Qui êtes-vous ?
00:47:17Ah, mais t'as perdu ton accent, Pedro.
00:47:19Je ne m'appelle pas Pedro.
00:47:21Je m'appelle Maurice von Pettogen et je suis de Montbeuge.
00:47:23D'accord, Pedro.
00:47:25J'adore les histoires belges.
00:47:27Où tu étais le 14 février à 1h du matin ?
00:47:30Je ne suis pas Pedro.
00:47:34De vous plaît.
00:47:39Voilà.
00:47:40J'appuie sur les deux touches en même temps.
00:47:43Alors, on recommence ?
00:47:44Je ne m'appelle pas Pedro.
00:47:50Alors, où il est Pedro ?
00:47:51Je ne sais pas.
00:47:53Je suis sans nouvelles de lui depuis deux mois et...
00:47:56Je commence à être sérieusement inquiet.
00:48:02Bon appétit.
00:48:04Alors, celle-là aussi, il faut la faire sauter ?
00:48:06C'est quoi ?
00:48:07Une autre contre-dance de Nestor Burma.
00:48:09Faites sauter, moi.
00:48:10Oui, faites sauter, faites sauter.
00:48:13Vous n'êtes pas rancunier, vous, hein ?
00:48:14Qu'est-ce qui vous a encore fait ?
00:48:15Ben, lisez.
00:48:16Oui, ben, joli.
00:48:18Bon, ben, ça, c'est le numéro de sa voiture.
00:48:19Le 15 avril à 10h.
00:48:21Qu'en numéro 3, 450 francs.
00:48:23Bon, ben...
00:48:23Non, non, non, non.
00:48:25Lisez l'adresse.
00:48:26Presse Boulevard Haussmann.
00:48:28Et alors ?
00:48:29Ça ne vous dit rien.
00:48:31C'est l'adresse de Rosenthal.
00:48:33Oh, nom de Dieu.
00:48:34Le saligo, oui.
00:48:35Il était avant nous chez la victime.
00:48:37Chez sa victime ?
00:48:38Ah, Rosenthal est mort d'une crise cardiaque.
00:48:40Vous savez, quand on rencontre Burma, c'est généralement ce qui peut arriver.
00:48:42Qu'est-ce qu'on fait ?
00:48:43Mais on va aller le travailler, lui sortir les vins du nez, là.
00:48:45Il va finir par cracher le morceau.
00:48:46Alors, alors, faites pas trop, Fabre.
00:48:48On va quand même pas déclencher le plan hors sec, hein ?
00:48:50Hors sec ou pas hors sec, hein ?
00:48:51Vous avez raison, il peut pleuvoir.
00:48:53Alors, allez.
00:48:54Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:48:55Je n'ai rien dit, moi.
00:48:57Je vous dis que Rosenthal était déjà mort quand je suis arrivé.
00:49:00Mais puisqu'il vous dit qu'il était déjà mort ?
00:49:02Gardez-le au chaud.
00:49:03On est sur une piste.
00:49:04Oui, moi, ça va.
00:49:05Oui, merci.
00:49:06C'est pas grave.
00:49:09Burma, je fais un énorme effort pour être patient, mais n'en abusez pas.
00:49:17Bon, d'accord.
00:49:18C'est ma voiture qui était garée, là.
00:49:20Rosenthal était mon client et je rendais compte.
00:49:22Au moment de sa mort.
00:49:24Écoutez, Fabre, vous connaissez la palisse.
00:49:26Pas la police.
00:49:27La palisse.
00:49:28Il y a une phrase très célèbre et très profonde à son propos.
00:49:30Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie.
00:49:33Et moi, quand j'ai quitté Rosenthal, il était encore vivant.
00:49:36Son appartement était intact, ainsi que son téléviseur.
00:49:39Oui.
00:49:39Et lui, juste avant sa mort, il était aussi dans votre collimateur.
00:49:42Hein ?
00:49:45Je prenais en photo un couple adultère.
00:49:49Et Gorski est venu dans le champ par hasard.
00:49:51Pas hasard.
00:49:51Pas hasard.
00:49:52Croyez pas au hasard, Florimond.
00:49:54Non, ne m'appelez pas Florimond.
00:49:55Quand je vous interroge, ça me déstabilise.
00:49:58Vous voulez m'arrêter, alors arrêtez-moi.
00:50:00Pourquoi ?
00:50:00Pour avoir pris des photos ?
00:50:02Pour avoir eu une contravention ?
00:50:03Parce que Rosenthal m'a donné cent mille francs ?
00:50:05C'est vous qui m'avez dit qu'il était mort d'un arrêt cardiaque.
00:50:08Alors soyez logique avec vous-même.
00:50:11Oui, vous avez raison, ça.
00:50:13Femme, il faut être logique avec vous-même.
00:50:16Quoi ? Moi ?
00:50:17Oui.
00:50:17Mais attends, je vois pas ce que j'ai à faire avec nous.
00:50:18Moi, c'est vous qui m'avez dit de faire sauter un contravention.
00:50:20Moi, c'est du tout.
00:50:21Attendez, attendez, attendez, attendez.
00:50:22Vous êtes venu.
00:50:22Attendez, attendez, attendez.
00:50:23On va pas en parler de temps, je vous vous souvenez.
00:50:51Je vous assure que vous seriez bien mieux avec moi.
00:50:53avec cette chemise de nuit.
00:50:55Puisque vous couchez ici, je vous la donne.
00:50:58Je dors ici ?
00:51:02Essayez-la.
00:51:07Je sais pas si...
00:51:09La chambre de mon frère est libre.
00:51:11Fatalement.
00:51:13Fatalement ?
00:51:14Mon frère, l'illusionniste.
00:51:17Mort à 200 à l'heure.
00:51:19Escanoté, envolé, parti en fumée.
00:51:21Un fou.
00:51:24Permettez ?
00:51:26Je fais le service.
00:51:28Les domestiques ne restent pas ici.
00:51:30Je me demande bien pourquoi.
00:51:36On ne devrait jamais avoir des domestiques.
00:51:40Sauf pour les fouetter.
00:51:42Jusqu'au sang.
00:51:43Tu me trouves...
00:51:45Je te tutoie, hein ?
00:51:49Allez.
00:51:51Refile cette chemise, tu vas voir.
00:51:54C'est comme une seconde peau.
00:52:07Alors ?
00:52:07Cette fois-ci, patron, vous allez voir.
00:52:09J'ai appuyé sur les deux boutons, écoutez.
00:52:11Bah, couche.
00:52:12Qu'est-ce que t'as appris sur Romero ?
00:52:13Eh bien, Pedro Romero a disparu.
00:52:15Et il serait parti à Buenos Aires le jour même de la mort de Gorski.
00:52:35Vous pensez à quoi, en ce moment ?
00:52:38Hein ?
00:52:41Ça ne me dit pas pourquoi Hélène n'est pas là.
00:52:43Je lui ai laissé un message pour qu'elle me rejoigne.
00:52:45Bon, non.
00:52:50Et toutes deux, avec des langueurs d'asphodel,
00:52:55tandis qu'au ciel montait la lune molle et ronde,
00:53:00savourait à l'entrée l'émotion profonde du soir
00:53:03et le bonheur triste des cœurs fidèles.
00:53:08Tu n'as pas trop chaud ?
00:53:11C'est un orage qui se prépare.
00:53:13Oh, moi, ce temps, ça m'électrise.
00:53:16Je me sens comme un chat.
00:53:17Allez, viens.
00:53:19Allez, viens, n'est pas prêt.
00:53:22Ok, laisse-toi conduire.
00:53:24Tiens, viens.
00:53:25Et récapitulons.
00:53:26Après vérification, une vraie balle de 9 mm,
00:53:31marquée d'un ruban rouge,
00:53:33un authentique Mother,
00:53:35modèle 1914.
00:53:40De sinistre mémoire.
00:53:43Le ruban rouge.
00:53:46Maintenant, je vais demander à ma charmante partenaire
00:53:48de vous montrer un jeu de 32 cartes tout à fait normal.
00:53:52Voilà.
00:53:52Il y a Monsieur qui doute au premier rang, Patricia, là.
00:53:55Si Monsieur veut bien vérifier, je vous en prie,
00:53:57prenez le jeu, Monsieur.
00:53:58Mélangez.
00:53:59Prenez votre es.
00:54:00C'est un jeu tout à fait banal, désespérément banal.
00:54:03Voilà.
00:54:04Merci, Monsieur.
00:54:04Maintenant, Patricia va choisir parmi le public une spectatrice ou un spectateur.
00:54:11C'est Monsieur, Mademoiselle Patricia à bon goût.
00:54:15Monsieur, vous choisissez une carte.
00:54:17Vous la montrez au public en prenant bien soin de ne la montrer ni à ma partenaire.
00:54:21Je vous vois l'entracte.
00:54:22Qu'en ce qui n'est pas le même, j'ai peur.
00:54:24Qu'est-ce que vous racontez ?
00:54:25Vous remettez la carte dans le jeu.
00:54:28Patricia, je vous remercie.
00:54:29Je vous invite à regagner la scène et à vous mettre face à la cible car c'est là que
00:54:34tout commence.
00:54:35Et pour vous prouver qu'il n'y a aucun truc, je vais demander à un volontaire, à un volontaire
00:54:41de bien vouloir venir tirer sur ma partenaire, Monsieur.
00:54:46Non ?
00:54:47Bon.
00:54:47Un autre volontaire, Monsieur.
00:54:50Voulez-vous bien tirer sur Mademoiselle Patricia ?
00:54:52C'est fini.
00:54:53Je te demande de monter sur scène.
00:54:55Vas-y.
00:54:57Merci Monsieur.
00:54:58Vous pouvez nous l'applaudir, parce qu'il le mérite.
00:55:01Voilà.
00:55:03Vous montez sur scène, Monsieur.
00:55:05Vous vous mettez face à Patricia, face à ma partenaire.
00:55:09En joue, Monsieur.
00:55:13Écoutez, n'hésitez pas, elle ne souffrira pas.
00:55:17En joue.
00:55:19Feu !
00:55:36Non !
00:55:44Non !
00:55:48Non !
00:55:50Non !
00:55:55Oh !
00:56:09Nous vous attendions, Hélène, pour faire la démonstration de mon génie.
00:56:13Voyez-vous allonger dans cet écrin, à la mesure de votre corps,
00:56:19et dont le clapiton est rehaussé douilletement de sa teint noire, comme vous l'aimez.
00:56:24Oui, monsieur Bernard.
00:56:27Pardon.
00:56:31Je vous en prie.
00:56:35Au revoir.
00:56:44Monsieur Burma ?
00:56:46Monsieur Burma ?
00:56:49Savater !
00:56:51Monsieur Burma !
00:56:53Non ! Savater ! Non, laissez-moi sortir, j'ai peur !
00:56:57Arrêtez ! Arrêtez ! J'ai peur !
00:56:59Arrêtez ! Arrêtez !
00:57:01Ce n'est pas vrai, mais qu'est-ce que vous faites ? Arrêtez !
00:57:03? Arrêtez !
00:57:20Arrêtez !
00:57:23Arrêtez !
00:57:24Arrêtez !
00:57:37C'est vous qui avez crié, ma chérie?
00:57:43Oui, c'est moi.
00:57:44Oh, ma pauvre chérie, c'est la vodka au piment qui vous amuse dans cet état, hein?
00:57:51Voilà, c'est fini, c'est fini.
00:57:56Voilà, c'est fini, c'est fini, c'est fini.
00:58:02Alors, on voulait travailler dans la lingerie, hein?
00:58:05Hein? C'est qui, l'estorpure-marre?
00:58:08Hein? Ton Jules? Ton Airon?
00:58:10Tu vas me répondre, petit salope? Réponds!
00:58:13Regardez-moi, c'est très délicat.
00:58:15Ça, c'est baiser, il paraît privé.
00:58:17Et ça joue les châtes d'appartement.
00:58:19Regardez-moi ça, mais tu vas voir, réponds-moi!
00:58:23Réponds, réponds-moi!
00:58:30Les magiciens sont tenus au secret professionnel, je me tue à vous le dire.
00:58:35C'est comme le serment d'Hippocrate.
00:58:36Cette balle, elle était vraie ou non?
00:58:39Ça fait six heures que j'entends une réponse.
00:58:41Je peux rien vous dire.
00:58:43C'est le numéro de toute une vie, ça.
00:58:45Elle voulait me parler.
00:58:46Mais vous ne vouliez surtout pas qu'elle parle.
00:58:48Est-ce que vous reconnaissez avoir vu cet individu dans le théâtre le soir du crime?
00:58:52Oui.
00:58:52C'est Gorski.
00:58:54Quoi?
00:58:54Ivan Gorski.
00:58:56Vous me prenez pour un con?
00:58:57Gorski a tué Patricia.
00:58:59Bon, voyons.
00:59:00Un type mort et enterré depuis deux mois a tué cette fille hier soir.
00:59:04Vous nous prenez vraiment pour un con?
00:59:05Gorski est toujours vivant.
00:59:08Vous me dites, allez.
00:59:09Vous rigolez, non?
00:59:10Non, pas en présence de Fabre.
00:59:12Je serais plutôt dépressif.
00:59:13Enfin, Burma!
00:59:15Gorski a été proprement incinéré dans sa voiture.
00:59:17J'ai le rapport de gendarmerie, le témoignage du pompiste.
00:59:19Sa femme l'a identifié.
00:59:22Hein?
00:59:22Enfin, ce qui en restait, quoi.
00:59:24Elle a reconnu son crucifix.
00:59:26Qu'est-ce que c'est?
00:59:27Qu'est-ce qu'on fait pour Ménard?
00:59:29Ah, ben Ménard, il attend.
00:59:30Il m'énerve, Ménard.
00:59:32Qu'est-ce que vous disiez?
00:59:33Elle a reconnu son crucifix.
00:59:34Enfin, qui est mort à la place de Gorski?
00:59:38Un danseur de Tongou.
00:59:39Quoi?
00:59:40Un certain Pedro Romero.
00:59:44Il a disparu depuis le 14 février au soir.
00:59:47Il sera en Argentine.
00:59:49Enfin, d'après moi, il n'a jamais pris de billet d'avion pour Buenos Aires.
00:59:53Mais quel rapport avec Gorski?
00:59:55La mante Marianne.
00:59:57T'es avec elle dans le Jura.
00:59:58Vous avez son adresse en Argentine?
01:00:03C'est de ta faute, tout ça.
01:00:04De ma faute?
01:00:06Et comment voulais-tu que je sache qui elle était?
01:00:08C'est toi qui m'as trompée sans arrêt.
01:00:11Ma maison pour te cacher.
01:00:13La voiture.
01:00:14Pour assassiner l'amante de ta femme.
01:00:16Et regarde ce que tu m'as mis sur les bras.
01:00:18Ça n'avait pas l'air de te déplaire.
01:00:20Je t'en prie, Yvan, hein?
01:00:25Arrange-toi pour qu'elle ne se réveille pas.
01:00:28Il y a déjà une fosse dans le jardin.
01:00:30T'es fou.
01:00:31T'es devenu complètement fou.
01:00:35Pure mort.
01:00:39Pure mort.
01:00:44Pure mort.
01:00:46Si Gorski avait survécu à sa propre mort,
01:00:50il convenait de vérifier que les restes inhumés à sa place
01:00:52étaient ceux de Pedro Romero.
01:00:56Seul un illusionniste confirmé
01:00:58qui connaissait les lieux et le numéro
01:01:00n'a pu trafiquer le fusil.
01:01:02Patricia savait que Gorski était encore vivant.
01:01:05Elle me l'a dit et il l'a éliminé.
01:01:08Pour toucher un milliard,
01:01:11je pense qu'il est encore prêt à tuer.
01:01:13Il m'a déjà trois assassinats sur le dos.
01:01:16Romero, Patricia, Rosenthal.
01:01:19Et j'en vois bien un quatrième, moi.
01:01:21Vous me faites froid dans le dos.
01:01:30Oh, il est encore plus fort que je croyais.
01:01:33Alors ça, c'est...
01:01:34Un vrai calabron.
01:01:35J'allais le dire, oui.
01:01:37Je me vois pas raconter ça à sa femme.
01:01:39Je m'en charge.
01:01:44Partons.
01:01:46Et l'exhumation ?
01:01:48Il n'y a rien à voir.
01:01:49Même pas un os à ronger.
01:01:52Mais comment ça, rien ?
01:01:54Vous savez mieux que personne.
01:01:57Si vous me disiez la vérité, maintenant...
01:02:01Hein ?
01:02:04Arrêtez, je me descends.
01:02:06Mais vous êtes sourds ou quoi ?
01:02:08Mais arrêtez, vous allez nous tuer !
01:02:10Qu'est-ce qui s'est passé le 14 février dans le Jura ?
01:02:12Où je vous emmène que des orfèvres.
01:02:16Alors moi, je vais vous le dire.
01:02:18Vous savez ce qu'il y a dans le coffre de la voiture ?
01:02:21Pedro Romero.
01:02:23Vous êtes fous !
01:02:30Allez, venez !
01:02:38Marie-Anne, viens par ici !
01:02:40Aide-moi !
01:02:48Tu l'as tué !
01:02:49Allez, ça l'est bien !
01:02:51Oh non, arrêtez-vous !
01:02:52C'est monstre !
01:02:53Aide-moi, c'est la portière plutôt !
01:02:55C'est pas normal de m'enverser, hein !
01:02:56Au lieu de chaler, là !
01:03:01Je ne me pardonnerai jamais !
01:03:03Mais si, mais si, ma chérie !
01:03:04Ne t'inquiète pas !
01:03:05Avec 10 millions en poche, tu me pardonneras très vite !
01:03:08Ça t'intéresse, 10 millions ?
01:03:10Non ?
01:03:11Hein ?
01:03:24Pousse-toi, Marie-Anne, reste pas là !
01:03:26Il ferait mieux de m'aider !
01:03:28Non, non, non !
01:03:30Non !
01:03:36Alors c'est comme ça que Pedro Romero est mort.
01:03:47Avant de faire son numéro à la station service,
01:03:51Yvan était passé au chalet que Pedro avait loué.
01:03:54Ils sont sortis tous les deux.
01:03:56Moi, je suis restée, je voulais pas les voir se battre.
01:03:58Et puis, Yvan est revenu.
01:04:01Seul ?
01:04:02Évidemment.
01:04:03Il m'a raconté que Pedro avait préféré lui céder la place.
01:04:08Quelle grandeur d'âme, ce Pedro !
01:04:10Et quand Yvan m'a demandé de l'attendre dans ma voiture, sur la route près de la station service,
01:04:16j'ai commencé à me poser des questions, mais trop tard.
01:04:20Vous me croyez pas ?
01:04:21Ah, j'aimerais.
01:04:24Si, si, j'aimerais bien.
01:04:27Le licenciement de votre père, coïncidence ?
01:04:29Mais il voulait pas que ça se sache, Yvan l'ignorait.
01:04:32Ça, c'est le grain de sable.
01:04:34Si votre père avait pas été mis à la porte,
01:04:37Rosenthal, on serait resté à la thèse de l'accident.
01:04:39Remarquez ça, vous, innocente un peu.
01:04:41Ben, je le sais plus du tout.
01:04:43Si ?
01:04:45Vous étiez l'accomplice d'Yvan.
01:04:47Vous l'auriez mis au courant pour votre père.
01:04:51Et puis Gorski, on a peut-être pas mis ses projets à exécution.
01:04:55Alors, vous me croyez ?
01:04:57Oui.
01:04:59Quoique un milliard de centimes sur votre livret de caisse d'épargne,
01:05:02ça vous empêche pas de dormir.
01:05:04Ce qui m'empêche de dormir, monsieur Burement, c'est Yvan.
01:05:08Depuis deux mois, je viens de cauchemar, le sien.
01:05:10Il m'y entraînait de force.
01:05:11J'ai jamais eu le choix.
01:05:12C'était ça où il m'enlevait, Boris.
01:05:13Vous comprenez ?
01:05:15Si seulement tout ça n'était pas vrai, si ce n'était qu'un mauvais rêve.
01:05:18Mais je pourrais jamais oublier.
01:05:20Il m'a appris la peur.
01:05:21Il est fou.
01:05:23Vous avez mis du temps à vous en apercevoir.
01:05:25Mais il est partout.
01:05:26Il entend tout, il voit tout.
01:05:36Il n'est pas intervenu.
01:05:37Il n'y a personne.
01:05:42Protégez-moi.
01:05:54Vous allez m'arrêter.
01:05:56En prison, qui donnerait le sein au petit Boris ?
01:06:03Alors, si vous savez où est le psychopathe, vous me téléphonez.
01:06:14Provin' ?
01:06:29Elle était mûre pour que je la séquestre chez moi, menottée au barreau de mon lit.
01:06:34Mais j'ai jamais aimé les oiseaux en cage.
01:06:36Et puis, d'avoir marché comme ça, c'est vraiment le printemps.
01:06:45Hélène ?
01:06:52C'est là, toi.
01:07:00C'est là, toi.
01:07:12Oh, si tu continues à squatter comme ça, tu vas te faire buter.
01:07:17Vous auriez dû.
01:07:19Depuis que la fille est morte.
01:07:21C'est un accident, il n'y est pour rien.
01:07:24Mais je l'ai tué, moi, patron.
01:07:27C'est pas de ta faute.
01:07:28Hein ? C'est pas toi.
01:07:32J'y comprends rien, moi, autour de ma vie.
01:07:34Oui, t'es pas de sauf.
01:07:36Mais je comprends vraiment rien.
01:07:38Vous me dites de suivre Boyer, c'est pas lui le coupable.
01:07:42Vous me lancez sur un danseur argentin, je me retrouve avec un belge.
01:07:46Vous me faites tirer sur Patricia, elle meurt.
01:07:49Sans parler du loto.
01:07:52Eh bien, c'est peut-être pas fini.
01:07:53Parce qu'il faut retrouver Hélène.
01:07:55Allez, on fonce chez Natacha.
01:07:57Allez, remue-toi !
01:08:07Monsieur Burma, je sais pas si je devrais vous le dire.
01:08:10Mais Yvan se cache dans la réserve de décors du musée Grévin.
01:08:13C'est dans les caves.
01:08:14J'ai peur.
01:08:15Très peur.
01:08:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:47J'ai peur.
01:09:25J'ai peur.
01:09:59Vous avez été imprudent de venir ici, Monsieur Burma.
01:10:06Vous pourriez aussi mourir de rien.
01:10:09Vous auriez mieux fait de surveiller les fréquentations de votre secrétaire.
01:10:27Gorski, c'est fini pour vous, hein ?
01:10:30Vous êtes mûr pour l'hôpital psychiatrique.
01:10:32L'hôpital psychiatrique ?
01:10:33Je ne suis pas fou, monsieur Burma.
01:10:44Encore une connerie, je vous tire dessus.
01:10:45Tirez donc.
01:10:47Qu'est-ce que vous attendez ?
01:10:58Vous auriez fait un bon magicien.
01:11:02C'est vous un bon françoyeur ?
01:11:04Heureusement que vous n'êtes pas cardiaque, monsieur Burma.
01:11:07C'est comme ça que vous allez tuer Rosenta.
01:11:09J'ai tué quelqu'un, moi ?
01:11:34Comment est-ce que vous voulez entrer ?
01:11:35Comment est-ce que vous voulez entrer ?
01:11:45Changer l'eau en vin ?
01:11:53Rendre la vie aux aveugles.
01:11:56Vous êtes...
01:11:58Immortel.
01:12:00Comme l'autre, vous savez.
01:12:06Que voulez-vous ?
01:12:07Un chèque.
01:12:08Un chèque de 10 millions.
01:12:10Pour Boris.
01:12:14Mon fils.
01:12:23Allez, sortez votre chéquier.
01:12:25Je refuse.
01:12:32Vous avez le cœur fragile, monsieur Rosenthal.
01:12:48Alors, ce chèque de mon fils, oui, dans quelques années, il s'aura faire ça.
01:13:00Regardez.
01:13:12Regardez.
01:13:13Et ça ?
01:13:15Et ça ?
01:13:18Et ça ?
01:13:23Ça vaut bien 10 millions, non ?
01:13:32Merde.
01:13:33Et mon chèque ?
01:13:35Pauvre mortel.
01:13:39Vous êtes vraiment mûr pour la camisole, hein ?
01:13:41Tout était parfaitement au point.
01:13:43Mais Rosenthal a été un mauvais comparse.
01:13:46Et c'est quoi votre prochain numéro ?
01:13:48Marianne, elle n'a jamais compris la beauté de mon art.
01:13:52C'est pour mon fils, lui seul, que j'ai fait tout ça, Boris.
01:13:57Ma plus belle création.
01:13:59Mon chef-d'oeuvre.
01:14:02Votre chef-d'oeuvre.
01:14:04Sa mère n'a jamais été...
01:14:06qu'une partenaire.
01:14:10Comme Patricia.
01:14:15Fais pas d'omelette sans casser deux.
01:14:22C'est beau, non ?
01:14:27Rassurez-vous, M. Burba.
01:14:31Je ne vais pas vous tuer tout de suite.
01:14:35Vous savez pourquoi ?
01:14:38Vous avez été mon meilleur spectateur.
01:14:41Je vous réserve une fin...
01:14:44digne de vous.
01:14:49Il est de moi.
01:14:55Hein ?
01:14:59Vous avez des de moi.
01:15:04Oui, sorry.
01:15:25C'est parti.
01:16:04C'est parti.
01:16:13C'est parti.
01:16:14C'est parti.
01:16:29C'est parti.
01:16:32C'est parti.
01:16:36Vous n'entendez que ma voix, rien que ma voix.
01:16:40Vous suivez mon doigt, fixement, intensément.
01:16:48Vous êtes du Gorski.
01:16:55Vous répétez après moi.
01:16:58Je vais tuer Burma.
01:17:28Je...
01:17:30Je vais tuer cette pauvre fille.
01:17:32Je vais tuer cette pauvre fille.
01:17:32Il faut venger Patricia.
01:17:35Vengez Patricia.
01:17:41Vengez Patricia.
01:17:42Vengez Patricia.
01:17:51C'est parti.
01:17:54C'est parti.
01:18:00C'est parti.
01:18:13Je vais tuer Burma.
01:18:16Je vais tuer Burma.
01:18:21C'est parti.
01:18:23C'est parti.
01:18:25Tu ne te rappelles pas ?
01:18:25Tu ne te rappelles pas de cette Gorski qui a tué Romero ?
01:18:27Je t'ai envoyé chez Romero, le tango.
01:18:32Je t'ai entendu comme un bruit.
01:18:34Tu as une brute.
01:18:41Hélène doit toujours être chez Natasin.
01:18:43Et dans quel état ?
01:18:44J'ose pas imaginer.
01:18:49Par où ?
01:18:51J'ai besoin de vous.
01:18:52Un nouveau cadavre ?
01:18:53Celui de ma secrétaire si vous arrivez trop tard.
01:18:55Numéro 8, un passe-faux chaud.
01:18:57Est en danger.
01:19:06Marianne Boyer, elle est là ?
01:19:11Ok Robert, tu peux me redescendre.
01:19:16Oh Robert, t'es sourd ?
01:19:20Yvan !
01:19:21Mais tu es fou, mais tu vas pas !
01:19:23Tu vas te brûler les ailes, Marianne.
01:19:25Ce sera mon premier numéro sans illusion.
01:19:28De toute façon, tu n'étais pas prête à voler de tes propres ailes.
01:19:33Gorski !
01:19:35Si vous lâchez cette corde, c'est votre dernier numéro.
01:19:38Vous venez de prononcer le mot qui porte malheur, Monsieur Burma.
01:19:41Au théâtre, on appelle ça un fil.
01:19:43Sa vie ne tient qu'à un fil.
01:19:55Regardez bien mon doigt.
01:19:58Non !
01:19:59Non !
01:20:01Non !
01:20:02Non !
01:20:05Pas la lumière !
01:20:07Pas la lumière !
01:20:09Pas la lumière !
01:20:09Vite !
01:20:11Ça va faire, décroche-la !
01:20:28C'est bizarre !
01:20:36Le bar.
01:20:36Oui !
01:20:42Si.
01:20:42La lumière !
01:20:43P
01:20:44Où ?
01:20:44C'est parti !
01:21:14...
01:21:44Il y a du honte.
01:21:49C'est bourré.
01:21:50Vous entendez pas les applaudissements ?
01:22:04Alors, faisons semblant d'être mort.
01:22:18C'est ça.
01:22:22Faites semblant.
01:22:26Merci.
01:22:34Allez, menez.
01:22:48C'est parti.
01:23:10Vous allez me mettre en prison.
01:23:11Je le crois.
01:23:13En prison de femme.
01:23:15Oui, Hélène.
01:23:40Messieurs, je vous confirme, preuve et témoin d'appui, que M. Yvan Gorski est bien mort accidentellement.
01:23:47Le rapport de police est formel.
01:23:51Tous les témoignages le corroborent.
01:23:53Donc, il n'y a aucune raison de refuser de payer la prime de 10 millions à Mme Bovgorski, née
01:24:00Marianne Boyer.
01:24:01En effet.
01:24:14Merci.
01:24:18Ah, il y a une petite erreur.
01:24:21Il manque cent mille francs.
01:24:22Vous oubliez les cent mille francs que M. Rosenthal vous a déjà versés.
01:24:30Je ne le voyais pas comme ça.
01:24:33Merci pour elle.
01:24:46Je vais voir s'il est mort.
01:24:58Ben, il est mort.
01:25:00J'avais pu le mettre au trou, ce type.
01:25:03Un autre s'en est chargé.
01:25:05Il l'a mis dans le trou d'où on ne s'évade jamais.
01:25:08Quoiqu'avec les illusionnistes.
01:25:11Et la petite va toucher ?
01:25:12Un milliard de centimes.
01:25:13C'était une mort accidentelle.
01:25:18Je trouve ça assez immoral.
01:25:20On est là pour protéger la veuve et leur soin, commissaire.
01:25:42Toutes mes condoléances et mes félicitations.
01:25:50Merci, M. Bermard.
01:25:52C'est grâce à vous si je ne suis pas à sa place.
01:25:54Toute cette histoire n'aurait jamais dû arriver.
01:25:57Si seulement vous l'aviez connue avant.
01:26:00Autant attraper des bulles de savon avec un filet à papillons.
01:26:03Vous en seriez parfaitement capable.
01:26:05Ils vont le faire en scène.
01:26:06Comme ça qu'il vous a séduite ?
01:26:08Non, pas seulement.
01:26:10Non, il va entre nous.
01:26:12Je ne sais pas.
01:26:13Je ne sais plus.
01:26:14Enfin, voilà.
01:26:15Et entre nous ?
01:26:19Encore en train de fantasmer sur les veuves ?
01:26:21Excusez-le, mais il est terrible.
01:26:22Il fait les sorties de cimetière comme d'autres font les sorties d'école.
01:26:25C'est noir.
01:26:26Très bien nos femmes, Hélène.
01:26:29Et monsieur, votre père ?
01:26:31Je l'emmène à Rome avec Boris.
01:26:33En beauvrir un cabaret où je pourrais monter toutes les revues du monde.
01:26:35C'est mon rêve.
01:26:36Je l'envie, Boris.
01:26:37Grandir au milieu de jolies personnes dévêtues.
01:26:40Tous mes fantasmes d'enfance.
01:26:41C'est drôle.
01:26:42Moi, je rêvais d'être la femme d'un super détective américain.
01:26:47Jeune, virile, courageux.
01:26:50Dictressie, par exemple.
01:26:51Bon, on s'en va, Hélène.
01:26:53Au revoir.
01:26:57Passez me boire à Rome à l'occasion.
01:26:58Je n'y montrerai pas.
01:27:00Vous venez.
01:27:00Au revoir, madame.
01:27:04Au revoir, Nestor.
01:27:16C'est Boris pour moi.
01:27:26Alors, ça y est, c'est fini ?
01:27:27Allez, en voiture.
01:27:29Ah, attendez.
01:27:31Il manque quelqu'un.
01:27:37On pourrait la garder.
01:27:39Ça serait une copine pour Riffiffy.
01:27:42Hein ?
01:27:55Merde.
01:28:24Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:03Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:13Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:50Sous-titrage Société Radio-Canada