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  • il y a 21 heures
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00:00:27Sous-titrage MFP.
00:00:30Sous-titrage MFP.
00:01:00Et A. Souris, Patricia, si ça ne te fatigue pas trop.
00:01:04Stop !
00:01:07Patricia, c'est quoi ce que tu me fais, là ?
00:01:08C'est de la danse ou du karaté ?
00:01:10Je n'ai plus de sous, je vous assure. C'est trop dur.
00:01:12Tais-toi, tu veux ?
00:01:14Tu es ici pour travailler, pas pour récupérer tes fatigues de la nuit.
00:01:18Mais...
00:01:18Je t'ai dit de te taire !
00:01:21Et tu fais un effort, s'il te plaît, hein ?
00:01:23Personne n'est irremplaçable, tu n'entends personne.
00:01:38C'est un effort, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
00:01:47C'est un effort, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
00:01:54S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
00:02:06S'il te plaît, s'il te plaît.
00:02:12S'il te plaît, s'il te plaît.
00:02:45Excusez-moi.
00:02:50Parle, mademoiselle.
00:02:51Je cherche le bureau de la directrice.
00:02:55Ah, c'est là, là.
00:02:58Merci.
00:03:08Tu sais, dans la panique, on est foutus.
00:03:10Et toi, si tu t'en remets à un détective pour régler nos problèmes, c'est pas mieux.
00:03:13Il paraît qu'il se débrouille pas mal du tout.
00:03:18Entrez.
00:03:20Tu perds ton temps, il trouvera rien, ton détective.
00:03:23Des hommages, madame.
00:03:27Je suis Nestor Burma.
00:03:28Monsieur Burma, je vous attendais. Enchanté.
00:03:30Je suis ravi.
00:03:32Excusez-la, ma sœur est un peu nerveuse.
00:03:34L'approche de la première.
00:03:36La première de quoi ?
00:03:36Oh, Béatrice, c'est notre chorégraphe.
00:03:38Elle travaille depuis trois mois sur un nouveau ballet.
00:03:41C'est pour une tournée dans les grandes villes de province.
00:03:43Ah.
00:03:45L'étoile a disparu.
00:03:47C'est le type du ballet.
00:03:48Non, Patricia Dubreuil était la vedette du spectacle.
00:03:50Elle n'est pas venue en répétition depuis cinq jours.
00:03:53Personne ne sait où elle est passée.
00:03:55Vous avez appelé la police ?
00:03:56Bien sûr, nous l'avons fait.
00:03:57Le commissaire Farou nous a conseillé de patienter.
00:04:00C'est tout.
00:04:01Quand je lui ai dit qu'une absence d'une semaine était extrêmement grave,
00:04:03il m'a répondu qu'une danseuse qui lève le pied, c'est normal.
00:04:08Il a ri.
00:04:09Comme s'il avait fait la plaisanterie du siècle.
00:04:13Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est une affaire tragique ?
00:04:18Le tempérament de Patricia.
00:04:20C'est-à-dire ?
00:04:20Elle est d'un tempérament dépressif.
00:04:23Tentative de suicide ?
00:04:25Non, pas que je sache.
00:04:26Elle est belle.
00:04:30Jugez vous-même.
00:04:33Je vous en prie.
00:04:36Fille aussi charmante.
00:04:38Elle doit avoir du succès auprès des hommes.
00:04:40Depuis quelques temps, elle sortait beaucoup le soir.
00:04:42Peut-être même s'est-elle mise à boire.
00:04:44Vous savez ce que c'est le lendemain.
00:04:46Aux répétitions, la baisse de forme, ça se sent.
00:04:48Elle a peut-être craqué.
00:04:51C'est possible.
00:04:52La famille est prévenue ?
00:04:54Le père a disparu avant la naissance de sa fille.
00:04:58Quant à la mère, elle s'est suicidée il y a six ans.
00:05:02Alors, elle habite le foyer ?
00:05:04Oui, juste au-dessus, nous avons quelques chambres pour les boursières.
00:05:07Ce n'est pas un quatre étoiles, vous vous en doutez.
00:05:09Certaines chambres comportent quatre lits et d'autres deux.
00:05:12Patricia partage la chambre avec son amie Sandrine.
00:05:14Elles s'entendent bien ?
00:05:15Une vraie passion, inséparable.
00:05:19Apparemment, toutes les affaires de Patricia sont là.
00:05:21Rien n'a disparu.
00:05:24Il serait très utile pour mon enquête que je parle à son amie Sandrine.
00:05:27Maintenant ?
00:05:28Pourquoi elle travaille ?
00:05:29Non, la répétition est terminée.
00:05:31Je vais la chercher.
00:05:33Excusez-moi, mais vous l'êtes assez aimable pour rester dans votre bureau et me l'envoyer seul.
00:05:39Éviance confessionnelle, efficacité, psychologie.
00:05:42Vous comprenez ça ?
00:05:43Parfaitement.
00:05:49...
00:05:54...
00:06:20A première vue, la belle Patricia n'avait pas que des dons de danseuses.
00:06:24Elle semblait aussi capable de dévoiler d'autres talents.
00:06:29Monsieur ?
00:06:30Vous êtes Sandrine ?
00:06:33Vous êtes une amie de Patricia ?
00:06:37Vous voulez me parler ?
00:06:38Oui.
00:06:40Je vous écoute ?
00:06:41Pas ici, s'il vous plaît.
00:06:43Senez.
00:06:45Voila ma carte.
00:06:46Quel est votre nom ?
00:06:47C'est lui.
00:06:48Vous m'appelez vite.
00:06:49Au commissariat ?
00:06:50Mais non, lisez la carte.
00:06:52Je suis détective privé.
00:06:53C'est quand même un vrai beau garde.
00:06:55Je compte sur vous ?
00:06:57Oui, oui.
00:07:21Je vous en prie, faites comme chez vous, monsieur Burma.
00:07:25Vous êtes Sandrine ?
00:07:27En personne.
00:07:29Vous cherchez des indices, c'est comme ça qu'on dit, non ?
00:07:32C'est comme ça qu'on dit ?
00:07:35Vous avez déjà mis la main sur la boîte secrète.
00:07:38C'est pour vous donner des idées entre copines, tout ça ?
00:07:40Non, c'est pour faire plaisir à des messieurs qui se contentent de regarder sans y toucher.
00:07:44Ah, chorégraphie à but non artistique.
00:07:48Photographie, tout simplement.
00:07:50Et celles qui sont sous le matelas, là ?
00:07:51Vous les avez déjà trouvées, bravo.
00:07:55Alors, vous êtes sa meilleure amie ?
00:07:57Ouais, c'est ma soeur jumelle.
00:07:59Qu'est-ce que vous entendez par là ?
00:08:01Quand elle va mal, je vais mal.
00:08:03Apparemment, à vous voir, elle va bien.
00:08:05Vous vous trompez, j'ai appris à masquer mes sentiments, vous savez, ça fait partie de mon métier.
00:08:09Vous l'aimez tant que ça, Patricia ?
00:08:10Oh, je l'adore.
00:08:12Elle avait tout.
00:08:13La présence, le charme, la souplesse, le sens du rythme.
00:08:17Vous en parlez comme si elle n'était plus de ce monde.
00:08:20C'est un peu ça, oui.
00:08:22Depuis quelque temps, elle semblait ne plus appartenir à la réalité.
00:08:25Plus dans le même monde.
00:08:26Puis, avec la mère Moriso toujours sur son dos, elle n'était pas à prendre avec des passettes.
00:08:30Vous allez essayer de lui parler ?
00:08:31Oui, une fois, deux fois, trois fois.
00:08:33Après, à force de me faire jeter, j'ai préféré la boucler en attendant que ça passe.
00:08:37Vous n'avez pas pensé à une histoire d'amour ?
00:08:38Non, non, pas avec elle, ça ne l'intéressait pas, non.
00:08:42Les photos, hein ?
00:08:43Vous savez, elle n'est pas la seule à en avoir fait.
00:08:46C'est pour un copain, à nous, qui les revend à des messieurs un peu tordus.
00:08:51À nous, ça ne nous fait pas de mal et puis à eux, ça leur fait plutôt du bien.
00:08:54Et la directrice, elle sait tout ça ?
00:08:56Non, Mme Chapavin n'est pas au courant, non.
00:08:59Mais vous savez, nous, on est libres d'accepter ou de refuser.
00:09:02Il n'a jamais forcé personne.
00:09:04Quand on a besoin d'un peu d'argent, il nous propose ça, mais...
00:09:07Si on n'en veut plus, il n'insiste pas.
00:09:10Avec vous, quelquefois, on est tenté d'insister, non ?
00:09:15Quand ça me plaît, c'est moi qui insiste.
00:09:23M. Burma ?
00:09:26Votre prénom, c'est quoi ?
00:09:28Qu'est-ce qui vous plairait ?
00:09:31Victor ?
00:09:33Nestor.
00:09:34Nestor, c'est bien, ça me plaît.
00:09:35Je vais le dire à ma mère.
00:09:36Elle a toujours eu mauvaise conscience de m'avoir appelée comme ça.
00:09:47Qu'est-ce que tu fous là ?
00:09:49Tes couteaux portes, comme toujours.
00:09:51Tu tires au détective que tu es jalouse de Patricia.
00:09:53Et toi, tu ne l'es pas, peut-être ?
00:09:56Tu vois ?
00:09:57Qui n'est pas jalouse de Patricia ?
00:09:59C'est la meilleure, la plus douée, la plus belle.
00:10:02Tu entends ?
00:10:02La plus douée, la plus belle.
00:10:14Entrez.
00:10:17Ah, M. Burma, vous ne connaissez pas ma sœur, Béatrice Morisot.
00:10:22Ah, euh, brève rencontre.
00:10:25Alors, des révélations intéressantes ?
00:10:27C'est un peu trop tôt.
00:10:29Avec les danseuses, il faut y aller un petit pas.
00:10:32M. Burma, vous faites votre métier, je n'ai rien contre.
00:10:35Mais personnellement, je n'aurais fait appel ni à un détective privé, ni à un flic quelconque.
00:10:38Béatrice, je t'en prie, à quoi ça sert ?
00:10:39Maisse-moi parler, tu veux ?
00:10:42Dans notre métier, les états d'âme, c'est de la foutaise.
00:10:45Patricia danse bien, très bien.
00:10:46Elle est professionnelle, jusqu'au bout des cheveux.
00:10:49Il fallait simplement lui interdire certaines fréquentations.
00:10:52Des fréquentations, c'est-à-dire ?
00:10:54Les voir du côté de l'avenue de l'Opéra.
00:10:56Un club qui s'appelle Le Curieux.
00:10:58C'est une boîte tenue par un certain Jean-Michel Jaune et une ordure.
00:11:01Ma sœur a un langage direct.
00:11:03L'approche des représentations explique sa nervosité.
00:11:06Je comprends.
00:11:08Qui a vu Patricia pour la dernière fois ?
00:11:10C'est moi.
00:11:12La répétition était finie.
00:11:14Elle est allée prendre une douche avant de sortir.
00:11:16Et moi, je suis montée ici.
00:11:19Je l'ai regardée par la fenêtre, là.
00:11:22On s'est fait un signe.
00:11:25Qu'était quelle heure ?
00:11:26Une heure passée, une heure de l'après-midi.
00:11:29Elle a pris son bus, là en bas, le 48.
00:11:32Elle avait son sac de danse.
00:11:36Elle était toute seule.
00:11:39Et depuis, on l'a plus revue.
00:11:40Qu'était quel jour ?
00:11:41C'était le 14 octobre.
00:11:44Vous deviez la voir ?
00:11:45Le jour même.
00:11:45Il y avait une répétition à 17 heures.
00:11:47Ah, merci.
00:11:50Madame Morizot,
00:11:51à votre avis,
00:11:54qu'est-ce qu'il est arrivé à Patricia ?
00:11:55Je croyais que vous alliez nous le dire.
00:11:59J'aimerais bien avoir autre sentiment.
00:12:01Dans ce métier, vous c'est tout noir, vous c'est tout blanc.
00:12:03Vous comprenez ?
00:12:03Non, je ne comprends pas bien.
00:12:06Ou bien on s'y donne à 100%, ou bien on fait des conneries.
00:12:09Et photographie.
00:12:11Vous êtes au courant ?
00:12:13Qui c'est le photographe ?
00:12:15Devinez.
00:12:16Cette ordure de journée.
00:12:18On dirait que vous le connaissez bien.
00:12:19Très peu.
00:12:20Et c'est déjà trop.
00:12:22Tu exagères.
00:12:22Il a souvent dépanné des filles qui étaient dans la dèche, comme on dit.
00:12:25Et Patricia n'avait pas besoin de ça.
00:12:26À chaque fois qu'elle m'a demandé de l'argent, je lui en ai donné.
00:12:29Elle vous empruntait souvent de grosses sommes ?
00:12:31Jusque là, non.
00:12:32Mais c'est vrai, il y a 15 jours,
00:12:33elle a essayé de me taper d'une somme assez ronde lettre.
00:12:35C'était trop.
00:12:35Je ne pouvais pas, je lui ai dit que c'était impossible.
00:12:37Moi aussi, j'ai refusé.
00:12:39Vous lui avez demandé pourquoi elle avait besoin de cette somme ?
00:12:42Bien sûr que oui.
00:12:44Vous imaginez la réponse ?
00:12:45Allez vous faire foutre.
00:12:47Gagnez.
00:12:49Alors dans ce cas-là, elle a pu demander à Joonet de faire un effort.
00:12:52Ce qu'il lui a demandé en échange,
00:12:54j'aimerais bien le savoir.
00:12:56C'est bien ce qu'on aimerait savoir nous aussi, M. Burma.
00:13:07C'est bien ce qu'on aimerait voir.
00:13:44Bonsoir, monsieur.
00:13:46Vous souhaitez une table ?
00:13:47Je souhaite voir Jean-Michel Joonet.
00:13:50Mais c'est le patron.
00:13:51Ah, ça tombe bien parce que je veux voir le patron.
00:13:54Vous connaissez ?
00:13:55Non, mais si vous lui dites qu'un ami de Patricia aimerait l'entretenir,
00:13:59vous allez voir qu'il va se ramener comme si on avait été nourri au même sein.
00:14:01Bon.
00:14:02Patricia, c'est ça ?
00:14:03Patricia.
00:14:16C'est ça ?
00:14:40Vous avez des nouvelles de Patricia ?
00:14:43Mais sœur Germain, je vais vous poser une autre question.
00:14:46Est-ce que vous avez des nouvelles de Patricia ?
00:14:49Vous êtes quoi, vous ?
00:14:50Je suis qui ?
00:14:51Détective privé. On m'a chargé de retrouver une jeune personne que vous aimez bien, il paraît.
00:14:56C'est les deux hystériques qui vous envoient, la Béatrice et la Martine ?
00:14:59Deux belles salopes.
00:15:01Subtile analyse.
00:15:02Et alors ?
00:15:04C'est vrai que je l'ai mis bien, Patricia, oui.
00:15:06Oui.
00:15:07Habillé ou à poil ?
00:15:10Vous savez, des photos, ça n'a jamais été un crime.
00:15:12Non, c'est pas un crime, ça peut être un délit quand on les vend en douce.
00:15:16J'aimerais savoir pourquoi elle avait tant besoin d'argent.
00:15:19Vous savez, elle était très secrète, même avec ses amis.
00:15:22Et vous, de l'argent, vous lui en avez prêté ?
00:15:24Non, j'ai refusé.
00:15:26Le 14 octobre, qu'est-ce qu'elle faisait ? Vous l'avez vue ?
00:15:30Le 14 octobre.
00:15:31Le 14 octobre.
00:15:34Vous voyez, vous, t'aime bien.
00:15:36Elle était crevée.
00:15:38Vous savez, les répétitions, c'est dur.
00:15:39Et puis, elle en avait marre du foyer de l'autre dingue.
00:15:42Elle était dépressive.
00:15:44Elle ? Dépressive.
00:15:48On a baisé.
00:15:49Elle a oublié sa fatigue.
00:15:51D'ailleurs, pour quelqu'un de déprimé, elle avait plutôt la forme.
00:15:55Je rends dans les détails où ça vous va.
00:15:57Les positions, le nombre de foires.
00:15:59La sexualité des lapins ne m'intéresse pas.
00:16:02Qu'est-ce que vous en avez fait après ?
00:16:04Elle est partie, c'est tout.
00:16:05Elle est partie.
00:16:07Bonsoir.
00:16:08Vous savez, cette petite représente beaucoup pour moi.
00:16:11Il faudrait absolument la retrouver.
00:16:12Vous avez une suggestion ?
00:16:15Pendant un temps, j'ai pensé que les Hansen savaient quelque chose.
00:16:18Hansi ?
00:16:19Hansen.
00:16:20Elke et Mathieu Hansen.
00:16:22Des gens friqués.
00:16:23Ils faisaient appel à Patricia, surtout pendant les fêtes.
00:16:26Ils ont une très belle boutique de bijoux anciens.
00:16:28Vous buvez ?
00:16:30Scotch.
00:16:31Scotch de...
00:16:32Avec un H ?
00:16:33Pardon ?
00:16:34Avec un H, Hansen ?
00:16:35Ah, oui, avec un H.
00:16:37Alors, je me suis dit qu'elle va leur taper du fric, puisqu'ils l'aiment bien,
00:16:40mais ils disent qu'ils n'ont pas eu de nouvelles non plus.
00:16:41Où je peux les trouver ?
00:16:43Hansen.
00:16:45Juste à côté, où Saint-Henoré.
00:16:46Mais je croyais que vous les connaissiez.
00:16:47Non.
00:16:50Elke Hansen est une mordue de la danse.
00:16:51Elle a pris des cours avec l'hystérique.
00:16:53Et c'est là qu'elle a rencontré de jeunes danseuses
00:16:56à qui elle a proposé de se faire un peu de blé en vendant ses breloques.
00:17:00Et quelquefois, Patricia remplace sa meilleure copine, Sandrine.
00:17:04Sandrine ?
00:17:05Oui.
00:17:06Vous connaissez cette adorable poupée ?
00:17:08Oui, j'ai le plaisir de la connaître.
00:17:11Et moi, le plaisir de la baiser.
00:17:13Bonsoir.
00:17:31Écoutez, Burma, on ne va pas renverser le gouvernement
00:17:33à chaque fois qu'une jeune fille se voit la tirise, non ?
00:17:35Vous allez dans les danseuses, maintenant ?
00:17:37Vous levez encore la jambe à votre âge ?
00:17:39Ça va, ça va.
00:17:40Laissez tomber cette affaire qui n'en est pas une.
00:17:42Bon, je comprends que vous piquiez un peu de pognon à cette institution.
00:17:44N'en faites pas trop.
00:17:46La petite va rentrer au bercail.
00:17:47Quant à Jaunet, laissez tomber, c'est une petite pointure.
00:17:49Non, non, mais il ne comprend pas, il ne comprend pas.
00:17:51Non, Jaunet, c'est un indique.
00:17:52Et nous, dans la police, les indiquent qu'on en a besoin.
00:17:56Vous avez raison.
00:17:58C'est dans le besoin qu'on reconnaît ses amis.
00:18:08Je prendrais bien un café, moi aussi.
00:18:12Merci beaucoup.
00:18:14C'est peut-être un macro, votre Jaunet,
00:18:16mais de là, à faire disparaître sa victime.
00:18:18D'ailleurs, ce serait absurde, ça ne s'en gagne pas.
00:18:20Très bien vu, Hélène.
00:18:22En tout cas, s'il est vraiment si beau que ça,
00:18:23ça va être un plaisir pour moi de le filer.
00:18:25C'est Zavater qui va le filer, on ne se disperse pas.
00:18:28Ah oui ?
00:18:28Et vous croyez que Zavater va le faire craquer, votre Jaunet ?
00:18:31Qu'est-ce qu'il en sait ?
00:18:32On ne connaît pas ses goûts, à cet homme-là.
00:18:34Laissez-lui encore une chance de plaire.
00:18:36Dites-moi, mon petit.
00:18:38Physiquement, vous êtes très bien.
00:18:39Oui.
00:18:40Et le café.
00:18:41Quoi, mon café ?
00:18:43Il est dégueulasse.
00:18:45Moi, tu vas promener tes charmes à Venu de l'Opéra,
00:18:47dans un club appelé Le Curieux.
00:18:50Et Jean-Michel Jaunet, le taulier.
00:18:52Tu ne le lâches pas.
00:18:53Et c'est quoi son business, ce type-là ?
00:18:55Ben justement, ce n'est pas très clair.
00:18:57Et puis, si jamais tu vois passer cette poupée,
00:19:00tu me fais signe des deux mains.
00:19:37Bonjour, monsieur.
00:19:40Madame Hemsen.
00:19:41Oui, c'est moi.
00:19:43Je m'appelle Nestor Burma, je suis détective privée.
00:19:46C'est au sujet de Patricia Dubreuil ?
00:19:49Oui.
00:19:51J'ai eu un appel de la direction du foyer de la danse.
00:19:55Madame Morisot, que je connais bien, était très préoccupée.
00:19:58Quelqu'un d'autre a essayé de vous contacter ?
00:20:00Oui.
00:20:01J'ai eu la visite d'un homme que je n'avais pas revu depuis très longtemps.
00:20:04Jean-Michel Jaunet.
00:20:07Vous le connaissez depuis longtemps ?
00:20:10Oui.
00:20:12Il accompagnait mon mari à Anvers, du temps où il voyageait pour les diamants.
00:20:16Après l'accident de mon mari, nous avons dû le renvoyer.
00:20:19C'était notre chauffeur, en quelque sorte.
00:20:21Et Patricia ?
00:20:23À certaines périodes de l'année, nous avons fait appel à ses services.
00:20:27Elle est très aimable avec la clientèle et surtout, elle parle l'anglais.
00:20:30Elle répétait un ballet important et difficile, je crois.
00:20:34C'est pour ça qu'elle n'a pas pu venir ces derniers temps.
00:20:36Et son amie Sandrine ?
00:20:39Elle s'arrangeait avec Patricia, elle se remplaçait mutuellement, de temps en temps.
00:20:43Très bonne vendeuse, Sandrine.
00:20:44Mais la danse les engloutit littéralement.
00:20:47Je le sais, j'ai voulu être danseuse avant mon mariage.
00:20:53Votre mari est en voyage ?
00:20:55Il y a longtemps que je ne voyage plus.
00:20:58Mais je travaille, comme vous voyez.
00:21:01Je vois.
00:21:02Dans toute activité humaine, il faut rechercher la vérité.
00:21:05N'est-ce pas, monsieur ?
00:21:07Monsieur...
00:21:08Purma Nestor.
00:21:10Envers, pendant que je traitais des affaires, le très séduisant jaunet
00:21:15allait se faire caresser par des professionnels.
00:21:17Nature.
00:21:18Nous sommes entre adultes, n'est-ce pas, monsieur Purma ?
00:21:21Tu sais suffire.
00:21:22Elle, que ma si charmante épouse déteste que je parle de jaunet,
00:21:26je me demande ce qu'elle a à lui reprocher.
00:21:28Un homme clair-obscur, de quoi tenter en brande.
00:21:32Nous sommes tous clair-obscurs, monsieur Purma.
00:21:34Tous.
00:21:35Oui, c'est...
00:21:37Regardez la petite Patricia du Braille.
00:21:39La preuve patente qu'on peut être belle et insatisfaite.
00:21:42Mathieu.
00:21:43Elle est comme ces mauvais peintres qui veulent rectifier la nature.
00:21:46Je t'interdis, Mathieu, tais-toi.
00:21:47Laissez, laissez.
00:21:48Ton mari a envie de parler.
00:21:50Connaissez-vous Shakespeare, monsieur Purma ?
00:21:53Personnellement.
00:21:54Dieu vous a donné un visage et vous vous en fabriquez un autre.
00:21:59Cet homme-là s'adressant à Ophélie.
00:22:03Je ne comprends pas bien.
00:22:04Évidemment.
00:22:05Allez, Anneuilly.
00:22:07Cherchez la clinique du Bosquet.
00:22:09Demandez le docteur Édouard d'Astignac.
00:22:12Un Paganini du bistouri.
00:22:14Ce que Dieu a fait, il prétend l'améliorer.
00:22:16Je n'exagère pas.
00:22:18N'est-ce pas, ma chérie ?
00:22:19Tais-toi, mais tais-toi.
00:22:25Elle voulait se faire refaire la poitrine.
00:22:28Je lui ai donné de l'argent.
00:22:50Bonjour, monsieur.
00:22:51Pas de message ?
00:22:52Non, madame.
00:22:53Voulez-vous dire au comte Emiliano Pucci que JMJ est arrivé, s'il vous plaît ?
00:22:56JMJ ?
00:22:57Oui, JMJ, c'est ça, oui.
00:22:58Bien, monsieur.
00:23:00Monsieur ?
00:23:01Ah, monsieur le comte.
00:23:03Monsieur JMJ est arrivé.
00:23:05Bien entendu, monsieur le comte.
00:23:07Monsieur le comte vous attend.
00:23:08Suite 28, 6e étage.
00:23:09L'ascenseur est à droite dans le hall.
00:23:11Merci à vous.
00:23:15Je n'ai aucune raison d'être inquiet.
00:23:18Vous avez toujours été parfaitement ponctuel.
00:23:21J'adore la ponctualité.
00:23:24Ma mère, bénisse-moi son souvenir,
00:23:26m'a rapporté que, en fond, j'avais avalé une montre.
00:23:59C'est drôle, non ?
00:24:00Nos hormones et les acerbes dans nous, fantasmes.
00:24:04C'est celle de Patricia.
00:24:07Elle est belle, hein ?
00:24:09Oui.
00:24:10Et je vous promets de la retrouver très rapidement.
00:24:14Bien sûr.
00:24:16Nous vous avons donné la moitié de l'argent aussi.
00:24:18Nous voudrions une livraison rapide du... du produit.
00:24:24Sinon, nous serions obligés, à regret...
00:24:27De vous couper les couilles.
00:24:29Et de les expédier en recommandé à votre maman.
00:24:34Non, mais je vous ai dit qu'il n'y avait pas de problème, Emilio.
00:24:36Un petit coup de cafard, une déprime.
00:24:38Enfin, vous savez, des... des... des... des conneries de nana, quoi.
00:24:40Non, mais je vous promets, je la retrouve très rapidement.
00:24:43Avec discrétion, s'il vous plaît.
00:24:45Bien sûr.
00:24:45Oui.
00:24:48Vous êtes seul à la chercher ?
00:24:52Je me trompe.
00:24:53C'est-à-dire que j'ai eu la visite d'un détective privé.
00:24:56Ah bon ? Et alors ?
00:24:59Et alors ?
00:25:00Je l'ai proprement envoyé chier.
00:25:09Oui, qu'est-ce que c'est ?
00:25:12Bonjour, messieurs.
00:25:13Oui, c'est quoi ?
00:25:15Le directeur de l'établissement a le plaisir de fleurir les clients qu'il aime bien.
00:25:20Et...
00:25:21Mettez ça à côté, arrangé, c'est par-là.
00:25:23Laetitia ! C'est fini, le bain ?
00:25:25Arrange les fleurs !
00:25:27Voilà ! J'arrive !
00:25:33Jetez les fleurs qui sont dans le vase.
00:25:35Nous allons y placer votre bouquet.
00:25:37J'arrive tout de suite.
00:25:43Erreur de novice, mon cher jaunet.
00:25:46On n'en va pas chier, un privé.
00:25:48Ou on l'endort, ou on le supprime.
00:26:03Tiens, tiens, Patricia.
00:26:09Ah, elles sont belles.
00:26:13Très, très belles.
00:26:16Quant à cette Patricia, si vous ne l'avez pas livrée sous 48 heures, il faudra le trouver une remplaçante
00:26:20ou une doublure.
00:26:21Mais enfin, il nous faut quelqu'un.
00:26:24Au revoir, monsieur.
00:26:25Ah, au revoir, mon ami. Au revoir, mille merci.
00:26:29C'est compris, jaunet ?
00:26:31Oui, oui, j'ai compris.
00:26:33Oui, bonne journée.
00:26:39C'est clair.
00:26:49Madame.
00:26:50Merci.
00:26:51Vous voudrez voir ma nièce, Patricia Dubreuil.
00:26:54Dubreuil.
00:26:58Quand est-elle entrée ?
00:27:00A peu près cinq jours.
00:27:03Je ne sais pas ce nom, monsieur.
00:27:04Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:27:05Il y a une erreur. Cette personne n'est pas chez nous.
00:27:07Elle est partie ?
00:27:08Non, elle n'est pas entrée.
00:27:10Vous avez bien cherché ?
00:27:11Bien sûr, monsieur. Si je vous dis qu'elle n'est pas ici, c'est qu'elle n'est pas
00:27:13ici. Elle n'insistait pas.
00:27:15Ah, vous pouvez appeler le professeur d'Astignac et lui dire que le comte Bustor de Nerba voudrait lui parler.
00:27:23Vous avez rendez-vous ?
00:27:24Oui.
00:27:26Non, monsieur, vous n'avez pas rendez-vous.
00:27:27Mais où allez-vous, monsieur ?
00:27:28Surprise.
00:27:33Oui ?
00:28:12Qui êtes-vous ?
00:28:13Bustor Burma, détective privé.
00:28:15Comment êtes-vous entré ? Que voulez-vous ?
00:28:16Je recherche Patricia Dubreuil. Ça vous dit quelque chose ?
00:28:19Vous l'avez opéré ?
00:28:21Oui.
00:28:22Elle est encore ici ?
00:28:22Non.
00:28:23Elle est partie depuis longtemps ?
00:28:24Je ne m'en souviens pas.
00:28:28C'est le 18 octobre, trois jours après son entrée.
00:28:32Excusez-moi d'insister.
00:28:33Ça s'est bien passé ?
00:28:34Oui.
00:28:35Pas de problème particulier ?
00:28:36Non.
00:28:38Vous n'êtes pas très loquace.
00:28:40Chacun s'est tard.
00:28:41Ça ne vous intéresse pas de savoir que votre cliente a disparu ?
00:28:44Je ne suis pas censé suivre le destin de mes clientes.
00:28:47Mademoiselle Dubreuil avait un nouveau rendez-vous de contrôle hier.
00:28:49Elle n'est pas venue.
00:28:50Point.
00:28:51Ça ne vous a pas inquiété ?
00:28:53Vous savez, dans 90% des cas, une opérée, même lorsqu'il s'agit d'une intervention courante,
00:28:58peut subir un léger traumatisme post-opératoire.
00:29:01Ça l'emmène parfois à prendre un peu de distance avec son entourage.
00:29:04Je suis certain que vous la reverrez bientôt.
00:29:06J'en suis convaincu.
00:29:07Je voudrais vous poser une autre question, si vous permettez.
00:29:10Même si je ne permets pas, vous allez la poser, alors allez-y.
00:29:13Pourquoi est-ce que Patricia ne figure pas sur votre registre ?
00:29:17J'ai oublié de vous dire qu'elle avait demandé la plus grande discrétion.
00:29:20C'est à cause de la discrétion.
00:29:22Parfaitement.
00:29:23Si vous pensez qu'il s'agit d'un problème de fraude fiscale, vous vous trompez.
00:29:27Je n'ai pas dit ça.
00:29:28J'ai subodoré que ça vous effleurait.
00:29:30Je fais un métier d'hypothèse.
00:29:31Quand on fait des hypothèses, on peut se tromper.
00:29:35Dans tous les métiers, on peut se tromper, monsieur.
00:29:37Et dans le mien, ça coûte cher.
00:29:47Cendrine ?
00:30:11Et cette répétition ?
00:30:13Bien.
00:30:15Morisot a décidé de remplacer Patricia.
00:30:18Par qui ?
00:30:19Moi ou Sylvie, on le saura ce soir.
00:30:22Vous connaissez cette lèche-cule, non ?
00:30:24Elle danse bien ?
00:30:25Oui, bonne technique, mais sèche comme un coup de trique.
00:30:29Oh, je suis crevée.
00:30:32Vous voulez quoi ?
00:30:33Pourquoi est-ce que vous ne m'avez pas dit que votre soeur jumelle, comme vous l'appelez,
00:30:37voulait se faire opérer ?
00:30:39Ben, Patricia m'avait fait jurer de garder le secret, et j'ai juré.
00:30:42Perdu du temps à cause de vous, hein ?
00:30:44Béatrice Morisot m'a dit qu'elle l'avait vu le dernier jour, le 14 octobre.
00:30:48Le lendemain, elle était entrée à la clinique.
00:30:50Vous le saviez, ça ?
00:30:51Oui, oui, je vous le répète, j'avais juré.
00:30:53Le 18 octobre, elle sortait de la clinique, et depuis, plus aucun signe.
00:30:57Ben non, aucun.
00:30:58C'est difficile d'imaginer que le chirurgien l'a fait disparaître.
00:31:02Après un coup de scalpel, le foirle.
00:31:04Non, quelle horreur, c'est impensable.
00:31:06Pas tant que ça, hein.
00:31:08La clinique du bosquet, c'est un fromage, un bon gros fromage.
00:31:14Et alors, les clientes qui se sont fait ravaler, si elles ne sont pas contentes de leur façade,
00:31:17elles peuvent se répandre et dire du mal de notre maniaque du bistouri.
00:31:22Vous savez, mon petit, que les gens sont capables de faire beaucoup de choses pour sauver leur fromage.
00:31:28Tiens, c'est joli, ça.
00:31:30C'est un bijou de famille.
00:31:32Ça appartenait à ma grand-mère, on y mettait du parfum.
00:31:35Mais en fait, c'est un piège.
00:31:36On s'approche, ça sent bon, et hop !
00:31:39Ça marche encore ?
00:31:48Si j'ai encore besoin de vous, je peux abuser de votre joli sourire.
00:31:53Abuser ?
00:31:54Ça prouve que vous avez confiance en moi.
00:31:56J'ai tellement tendance à ne pas me faire confiance.
00:32:01Alors, j'abuserai.
00:32:03Ok.
00:32:13Arrête le millésime, ça va te faire.
00:32:15Justement, je vous cherchais, patron.
00:32:17Enfin, je viens de l'agence, là.
00:32:18Et puis, je me suis dit, avec les jolis oiseaux qu'il y a dans la volière, il ne doit
00:32:22pas être pas de la cage.
00:32:24Ton cuis s'améliore.
00:32:26Mais patron, on n'avait pas dit pas de grossièreté ?
00:32:28On n'avait dit pas de ça non plus, dans le travail.
00:32:31À part ça.
00:32:32Oh, ça va.
00:32:34Ah non, non, non, non, non, non, mais bonjourné.
00:32:36J'ai compris pourquoi ils cherchent Patricia.
00:32:38C'est pas pour roucouler.
00:32:41C'est pas pour roucouler.
00:33:10Oh, pour Brigitte.
00:33:10Humala.
00:33:32S'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.' saveij pontage.
00:33:39Weber qui enchaîne, avec Marc Sessillon maintenant sur les 22 mètres de l'équipe d'Ecosse, les français sont dans
00:33:46l'axe, Weber, Mélenchon, qui s'enchaîne pour les français, c'est un essai, c'est un essai, la mêlée
00:33:58c'est à côté, pour que ce soit un placage à retard de mots.
00:34:09Debon à loi, ici la percussion de Sessillon.
00:34:40Tu dis bien que ça, dit.
00:34:45Qu'est-ce que vous voulez, vous, qui êtes-vous ?
00:34:46Nestor Burma, détective privé.
00:34:49Mais sortez, espèce d'ordure !
00:34:52Ça vous met pas de bonne humeur tout ça, hein ?
00:34:54Ça va t'air, tu aides M. le Comte à se lever.
00:34:56M. le Comte, lève-toi.
00:34:58Si je veux.
00:35:03Il n'a pas la reconnaissance du pas-ventre, hein ?
00:35:06Allez, lâche-toi !
00:35:12Venez, cachez vos armoiries.
00:35:15Bon, perdons pas de temps.
00:35:16Qu'est-ce que vous savez sur Patricia Dubreuil, Jaunet, tout le reste ?
00:35:20Je ne pars pas avec n'importe qui, hein.
00:35:21C'est moi qui choisis mes relations, et j'en ai beaucoup.
00:35:24Vous allez apprendre à les connaître, vous allez voir.
00:35:26Vous la reconnaissez ?
00:35:27Où elle est ?
00:35:29Je ne l'ai jamais rencontrée.
00:35:31C'est Jaunet qui te fait présenter cette danseuse pour mon balai,
00:35:33et puis elle a disparu, c'est tout, voilà.
00:35:35Les danseuses, vous les envoyez où ? En Asie ? En Extrême-Orient ?
00:35:38Écoutez, je suis directeur d'une compagnie de balai,
00:35:41et pas la nounou de ces filles.
00:35:43Alors si elles sont attirées par l'argent facile, c'est pas ma faute à moi.
00:35:46Vous êtes marchand de rêve, quoi.
00:35:48Ben voyons.
00:35:50Et à Jaunet, vous l'avez payé combien, Patricia Dubreuil ?
00:35:53Vous, vous, vous voulez combien, vous ?
00:35:55Dans la terre, tu veux régler M. le Comte ?
00:36:02C'est clair.
00:36:03Ça part de Jaunet, sa gueule de tombeur,
00:36:06il drague les tendons,
00:36:07et Pucci les livre en Extrême-Orient.
00:36:10Eh ben, vous en savez assez pour les mettre à l'ombre, alors, Paton ?
00:36:13C'est pas le moment.
00:36:14Ah bon, pourquoi ?
00:36:15Parce que ce serait le meilleur moyen de supprimer la piste
00:36:17qui peut nous donner à Patricia,
00:36:18et en plus, elle ne nous dira ni où ni comment la piste a disparu.
00:36:21Ben, elle doit se planquer pour échapper à Jaunet.
00:36:23Ouais, ou alors...
00:36:26Ou alors, le beau Jaunet l'a fait disparaître.
00:36:29Ben, c'est l'hypothèse malheureuse,
00:36:30mais faut pas l'écarter, hein.
00:36:32Jaunet m'en peut-être à tout le monde.
00:36:33Il fait semblant de la chercher,
00:36:34et si ça se trouve, il s'en est débarrassé depuis longtemps.
00:36:43Une jeune personne veut vous voir et ne parler qu'à vous.
00:36:48C'est une petite danseuse du foyer.
00:36:51Très mignonne.
00:36:55Bonjour.
00:36:56Sylvie, vous vous souvenez de moi, monsieur Bermart ?
00:36:59Ah oui, je vous ai donné ma carte.
00:37:01Vous deviez m'appeler.
00:37:02Allez, asseyez-vous.
00:37:06Dans la terre, tu me laisses.
00:37:10Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
00:37:12J'ai pas pu venir plus tôt, avec la répétition du balai et tout ça.
00:37:15Bon, ben, je vous écoute.
00:37:17C'est difficile.
00:37:19Tout à l'heure, Mme Béatrice Morisot m'a dit que j'étais nulle, très vilaine.
00:37:23Dites-moi ce que vous vouliez me dire.
00:37:25Il y a deux ans, Émilie Martin s'est suicidée.
00:37:27Ses parents ont porté plainte,
00:37:28et Mme Morisot a eu affaire à la police.
00:37:30Elle a dit qu'elle y était pour rien,
00:37:31et les parents ont dit que si, elle a été arrêtée.
00:37:34Même qu'on a cru qu'elle allait finir en prison.
00:37:36Bon, attendez, attendez.
00:37:37Qui est Émilie Martin ?
00:37:39Une danseuse.
00:37:40C'était ma meilleure amie au foyer.
00:37:42Quel rapport avec Patricia ?
00:37:44Mme Morisot, elle prend des danseuses pour leur talent.
00:37:46Puis c'est pas vrai, enfin, pas toujours.
00:37:47Elle dit qu'elle va les faire travailler seule, en cours particulier.
00:37:50Et là, il y a des choses qui se passent.
00:37:51Et peut-être qu'avec Patricia, ça s'est passé comme avec Émilie Martin.
00:37:55Et que c'est pour ça que Mme Morisot a été horrible avec Patricia.
00:37:57Attendez, elle est morte comment, dans cette Émilie Martin ?
00:38:02Elle s'est pendue, dans le sous-sol du foyer.
00:38:04Dans le sous-sol du foyer, elle s'est pendue.
00:38:06Et Mme Morisot a eu des ennuis, a été inquiétée après ?
00:38:10Non.
00:38:12Elle, elle n'a pas laissé d'explication à son geste.
00:38:19Et vous ?
00:38:20Vous, elle vous a fait, comment dire, des propositions ?
00:38:23Il y a longtemps, puis plus rien, j'avais dit non.
00:38:27Et maintenant, je suis sûre qu'elle va choisir Sandrine.
00:38:30Pour remplacer Patricia ?
00:38:33Et elle est bien contente, Sandrine, parce que de toute façon, elle est très jalouse de Patricia.
00:38:37Vous ne l'aimez pas beaucoup, vous, Sandrine ?
00:38:40Non.
00:38:40Bon, je ne l'aime pas, non.
00:38:42Préférez Patricia ?
00:38:44Non.
00:38:46Vous aimez qui, vous, Sylvie ?
00:38:50Vous ?
00:38:52Vous, je vous aime bien.
00:38:54À part ça, au foyer.
00:38:57Émilie Martin.
00:38:58Mais elle est morte, celle-là.
00:39:00Bah oui.
00:39:01Bon.
00:39:04Qu'est-ce que vous me conseillez ?
00:39:05Mifiez-vous.
00:39:06De qui ?
00:39:07De Béatrice Morézot, la directrice du ballet, et de Sandrine.
00:39:12Je suivrai votre mise en garde.
00:39:16Bon.
00:39:17Bon.
00:39:18Bah, je vais vous laisser.
00:39:20Merci.
00:39:22Merci d'être venu.
00:39:25Au revoir.
00:39:36Eh, bah, si elle danse comme elle s'est exprimée, celle-là, elle doit se marcher sur les pieds.
00:39:40En tout cas, Mme Morézot, maîtresse de ballet, maîtresse femme...
00:39:43Et quand elle ne peut pas être la maîtresse de ses ballerines, méchante femme, humiliation, vexation, je l'imagine, reprocher
00:39:51à Patricia, sa trop forte poitrine.
00:39:54Et vous, ils ne sont pas un peu menus pour votre poids ?
00:39:57Ah, mais ça...
00:39:58Vous devriez vous faire examiner pendant d'Astignac.
00:40:01Pourquoi ?
00:40:02Bah, parce que j'aimerais bien savoir s'il se débarrasse pas de ses clientes quand il rate son coup.
00:40:07Paganini faisait aussi des fausses notes.
00:40:10Et puis, par la même occasion, vous essaierait de déterminer comment Patricia a quitté la clinique le 18 octobre.
00:40:18Et puis, toi, tu essaies de savoir tout ce que tu peux sur...
00:40:20Jeunet !
00:40:21Et puis, t'arrêtes de bouffer !
00:40:27Et c'est pour plaire à qui que vous voulez toucher à cette chef-d'oeuvre ?
00:40:29À personne, enfin à moi.
00:40:31Est-ce que vous pourriez les rendre un peu plus... volumineux ?
00:40:34Oui, je pourrais, mais je n'y tiens pas.
00:40:36Vous devriez réfléchir.
00:40:38J'ai réfléchi, ma décision est prise.
00:40:41La seule chose, c'est pour payer, parce qu'en ce moment, je traverse une période assez difficile.
00:40:45Vous n'avez pas de travail ?
00:40:46Voilà, c'est ça.
00:40:48Une telle opération écouteuse, je pense qu'on pourrait s'arranger.
00:40:52Merci, c'est vraiment très gentil.
00:40:55Est-ce que ça peut rater quelquefois ce genre d'opération ?
00:40:59Vous êtes amusante.
00:41:01Rater n'est pas vraiment le mot.
00:41:02Disons que parfois, on a besoin d'un retouchage.
00:41:05Mais n'ayez pas peur.
00:41:06Avec vous, on a envie d'avoir du doigté.
00:41:07Allongez-vous là.
00:41:22Vous avez vraiment besoin de travailler avec une allée au pareille.
00:41:25Comment ça ?
00:41:32Détendez-vous.
00:41:35Détendez-vous.
00:41:37Voilà.
00:41:39Fermez les yeux.
00:41:45Mais laissez-vous faire.
00:41:46Mais qu'est-ce qu'il faut prendre ?
00:41:47J'ai besoin de connaître votre corps, si vous voulez pas que je vous rate.
00:41:49Vous êtes malade !
00:41:58Rappelez-moi un sexe, s'il vous plaît.
00:41:59Vite, vite, vite.
00:42:09Vous faites partie de la compagnie qui travaille pour la clinique du Bosquet, n'est-ce pas ?
00:42:13C'est ça même.
00:42:14Vous pourriez me rendre un grand service, monsieur, s'il vous plaît ?
00:42:16Si vous voulez que j'aille plus vite, vous devriez demander à quelqu'un d'autre.
00:42:19Non, non, pas du tout.
00:42:21Je recherche ma petite sœur qui a quitté la clinique du Bosquet le 18 octobre.
00:42:24Si vous pouviez retrouver le confrère qu'il a pris ce jour-là, ce serait formidable.
00:42:28Elle s'est envolé, votre petite sœur ?
00:42:30Oui, en quelque sorte, j'ai plus de nouvelles.
00:42:32Si elle est jolie comme vous, elle n'est pas perdue pour tout le monde.
00:42:35Ouais, c'est moi, Albert.
00:42:36Il faudrait me trouver, ayant été prise en charge.
00:42:48Pardonnez-moi, monsieur Burma, je ne vois pas bien ce que peuvent vous apporter des ragots sur la vie privée
00:42:52de ma sœur dans cette affaire.
00:42:53Ah, dans une enquête, tous les renseignements sont utiles.
00:42:57Vous ne voulez pas que je fasse la vérité, alors ?
00:42:59C'est stupide.
00:43:00Vous oubliez que c'est moi qui vous paie pour que vous trouviez Patricia.
00:43:04Je vous promets que vous en aurez pour votre argent.
00:43:06Je la trouverai.
00:43:07Mais je ne sais pas dans quel état.
00:43:09Vous voulez dire qu'on pourrait la retrouver morte ?
00:43:11Non, c'est impensable.
00:43:12Il ne faut rien écarter.
00:43:14Et si votre sœur...
00:43:15Quoi, ma sœur ?
00:43:17L'affaire Émilie-Marthe.
00:43:19Vous fonctionnez avec un rétroviseur, monsieur Burma.
00:43:21L'enquête, elle est devant vous, pas derrière.
00:43:24Pour mes enquêtes, je tiens toujours compte des épisodes précédents.
00:43:43Non !
00:43:44Stop ! Stop !
00:43:46C'est raide, c'est lourd.
00:43:48Tu perds le souffle.
00:43:49Tu fumes ou quoi ?
00:43:51Remarque que ça ne m'étonnerait pas, espèce d'imbécile.
00:43:54Mais qu'est-ce que tu as dans les oreilles ?
00:43:55Tu es toujours en retard.
00:43:57On va à la catastrophe avec une incapable pareille.
00:44:01Bon, alors, entre cette gaudiche de Sylvie et cette incapable de Sandrine qui je prends, moi,
00:44:04la concierge, elle, au moins, nous fera rire.
00:44:07Bon, allez, allez, on arrête.
00:44:09On arrête.
00:44:10Je vais réfléchir à ce qu'on peut faire pour vous donner du talent.
00:44:12Allez-vous rhabiller.
00:44:17Sandrine !
00:44:26Tu es belle.
00:44:27Tu as du charme et de la présence.
00:44:30Je mise beaucoup sur toi.
00:44:32C'est pas vrai, vous ne m'aimez pas.
00:44:33C'est Patricia que vous aimez.
00:44:35C'est elle que vous regrettez et c'est elle que vous voudriez voir danser à ma place.
00:44:38Sois réaliste, ma belle.
00:44:40Patricia n'est plus là.
00:44:42J'ai juste voulu voir comment tu réagissais lorsque je t'ai mis en concurrence avec Sylvie.
00:44:46Tu as du caractère, tu n'as pas craqué, c'est bien.
00:44:49On dirait que...
00:44:50Oui, finis ta phrase.
00:44:53On dirait que vous prenez un malin plaisir à torturer les gens.
00:44:56C'est la passion, ma chérie.
00:44:58Sans passion, pas de souffrance et sans souffrance, pas de beauté.
00:45:02Vous me faites...
00:45:04Tu as tort, je te protège.
00:45:07Tu es trop jeune pour savoir qui sont tes véritables ennemis, les hommes, par exemple.
00:45:11Ils te draguent et te murmurent des mots qui te font plaisir.
00:45:13Et toi, tu ne vois pas leur piège, leur manège.
00:45:15Les hommes sont là pour vous tuer, tu m'entends ? Pour vous tuer !
00:45:18Vous êtes folles !
00:45:21Je n'ai comme les autres !
00:45:22Il te détruira ! Il te détruira comme il a détruit Patricia !
00:45:33Sandrine !
00:45:35Sandrine !
00:45:38Qu'est-ce qu'elle a ?
00:45:41Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:45:43La danse ne supporte pas le manque de rigueur.
00:45:45Je vais remplacer cette folle de Sandrine.
00:45:47Je ne comprends plus rien.
00:45:48Tu n'arrêtais pas de me dire que c'était la meilleure après Patricia.
00:45:50Personne ne remplacera Patricia, personne.
00:45:53Que faites-vous pour la retrouver, vous ?
00:45:55Ce qu'il faut faire, je crois.
00:45:57On la retrouverait vivante ?
00:45:58Ça aussi, vous le croyez ?
00:45:59Vous n'avez pas l'air de le croire, vous.
00:46:02Franchement, non, je n'y crois plus.
00:46:03Vous avez peur qu'elle se soit suicidée comme Émilie Martin ?
00:46:07Tu peux faire, monsieur, pour qu'il aille mettre son nez dans ce qu'il ne regarde pas ?
00:46:09Je t'avais prévenu.
00:46:11Je pense que vous m'éteuderez l'aide de la psychiatrie, Mme Morisot.
00:46:14Mais tisez-vous donc, vous ne savez pas ce que c'est qu'un cours de danse.
00:46:16Eh bien, je commence à le savoir, figurez-vous.
00:46:18Professeurs qui se défoulent sur les élèves.
00:46:20Ils ne sont pas tous comme ça, c'est un cas limite.
00:46:23Je n'ai rien à me reprocher.
00:46:25C'est une formule qui ne m'a jamais impressionné.
00:46:47Dis-donc, Albert, j'ai rudement bien fait de prendre l'appel.
00:46:53Alors, où est-ce que je vous conduis, la petite dame ?
00:46:57À la clinique du Bosquet ?
00:46:58Non, ça ne vous dérange pas de faire un petit brin de cosette ?
00:47:01Ça ne m'arrange pas vraiment, parce que moi, mon carrosse, il faut qu'il roule.
00:47:10Petite, vous ne vous ennuyez pas avec moi ?
00:47:12Non, non, pas du tout.
00:47:14Pas du tout.
00:47:15Voilà, c'est ma soeur.
00:47:17Vous la reconnaissez ?
00:47:20Voilà.
00:47:21Comment on pourrait oublier une poupée pareille ?
00:47:25Puisque je vous dis que je n'ai pas mouchardé...
00:47:28À partir de cet instant, deux missions qui ne supportent aucun effet dilatoire doivent retenir toute votre attention, cher Jean
00:47:34-Michel.
00:47:35Supprimer ce flic encombrant et me rapporter dans un panier comme un bonbon cette personne qui remplacera Patricia, que vous
00:47:42n'avez pas retrouvée.
00:47:43Oui. Sommes-nous d'accord ?
00:47:45Oui.
00:47:46Pardon ?
00:47:47Oui.
00:47:49Son nom est Sandrine, c'est ça ?
00:47:51Oui, Sandrine, c'est ça, oui.
00:47:53Je peux compter sur vous ?
00:47:55Je vous le promets.
00:47:57Elle m'aimait.
00:47:58Elle me suivra jusqu'au bout du monde, s'il le voit.
00:48:01Tant mieux.
00:48:02Ça lui évitera de vous suivre dans l'autre monde.
00:48:37Alors je l'ai déposé devant votre porte et puis je me suis garé derrière une belle voiture, une Alpine
00:48:42rouge.
00:48:43Ça se remarque.
00:48:45Alors, aussitôt qu'elle est descendue, le type de la belle voiture est sorti, elle l'a rejoint.
00:48:50Un beau gars, il avait l'air très énervé, il a tapoté sa montre comme ça plusieurs fois.
00:48:55Je n'ai pas entendu tout ce qu'il disait, bien sûr, mais il me semble bien qu'à un
00:48:58moment, elle a parlé de valise.
00:48:59Elle a dit, ferme ma valise ou j'ai pas fait ma valise, enfin quelque chose comme ça.
00:49:03Voilà.
00:49:04C'est tout.
00:49:05Ils ont encore parlé un petit moment.
00:49:08Et puis à un moment, elle lui a dit quelque chose qui ne lui plaisait pas parce qu'il a
00:49:11fait ça.
00:49:12Et puis ensuite, il a allumé une cigarette pendant qu'elle, elle rentrait dans le foyer.
00:49:15Et puis, il a regagné sa belle bagnole.
00:49:18Oui, monsieur et dame, c'est tout ce que j'ai entendu.
00:49:20J'espère que ça ira.
00:49:21Oui, ça ira. Merci. Allez.
00:49:23Merci beaucoup.
00:49:24Au revoir.
00:49:25Au revoir.
00:49:39Merci d'accord.
00:49:40Le chauffeur nous a dit qu'elle avait un sac de sport.
00:49:43Toutes les danseuses ont un sac.
00:49:44Quant aux valises, j'ai donné des ordres pour qu'on les descende au sous-sol quand elles sont vides.
00:49:49Les chambres ne sont pas si grandes et j'aime l'ordre.
00:49:54Le sous-sol ?
00:49:55Oui.
00:49:56Montrez-moi.
00:49:58Bien sûr.
00:50:16Hélène, appelez le commissaire Farouk.
00:50:35Est-ce que ça va ?
00:50:48Qu'est-ce qu'il se passe ?
00:50:49Patricia, au sous-sol.
00:50:50Elle s'est pendue.
00:50:57Jean-Michel ?
00:51:03Jean-Michel ?
00:51:08Oh mon Dieu, Jean-Michel, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
00:51:11Mon chéri, qui t'a fait ça ?
00:51:18Tu sais, Sandrine, il y a toujours des gens jaloux de la réussite des autres.
00:51:24Madame Bret, mâche trop bien.
00:51:26Je te jure, je vais foutre le camp d'ici.
00:51:29Oui, partons tous les deux, je t'en supplie.
00:51:32Dis-moi, tu partirais avec moi.
00:51:34Tu me serais partout, même si nous devions aller loin, très loin.
00:51:37Bien sûr, mon amour.
00:51:40N'importe où.
00:51:41N'importe où du moment que je suis près de toi, avec toi.
00:51:44Rien ne compte en dehors de toi, tu sais.
00:51:46C'est avec toi que je veux vivre.
00:51:48Je t'aime, je t'aime tellement.
00:51:50Et moi, j'ai tellement confiance en toi.
00:51:53Et toi ?
00:51:54J'ai un peu douté à cause de Patricia.
00:51:56Ne parlons plus d'elle.
00:51:58Elle ne prononce plus jamais son nom.
00:52:01C'est vrai qu'elle m'a couru.
00:52:02Après, tu lui apprenais pour ton amie.
00:52:04Et t'as vu, elle a tout fait pour que...
00:52:05Oui, je t'aime, je t'aime.
00:52:08Je veux vraiment que tu aies confiance en moi, Sabrina.
00:52:11Je t'aime, tu sais.
00:52:14Tu as mal ?
00:52:16Mon petit ange, je vais veiller sur toi.
00:52:19T'inquiète pas, tout ira bien.
00:52:22Embrasse-moi.
00:52:24Embrasse-moi.
00:52:32La mort remonte à 48 heures.
00:52:34Suicide, bien sûr.
00:52:35C'est très probable.
00:52:37Alors, ne soyez pas si triste, Burma.
00:52:40Elle était déjà morte quand vous vous êtes branché sur cette affaire.
00:52:42Oui.
00:52:43Elle était jolie, talentueuse, jeune, et maintenant elle est morte.
00:52:46Je n'habitue pas à ces trucs-là.
00:52:48À cet âge-là, vous savez, un chagrin d'amour, une déprime,
00:52:50et puis le monde entier vous dégoûte.
00:52:53Florent, on n'a pas affaire à un suicide.
00:52:56Pardon ?
00:52:56Patricia Dubreuil ne s'est pas suicidée.
00:52:59Mais qu'est-ce que vous dites ?
00:53:01Jaunet fournit des filles à un groupe de macros.
00:53:03De très jolies filles, d'ailleurs.
00:53:04Dans un premier temps, elles sont prêtes à faire des tournées internationales de ballet.
00:53:09Drôle de ballet.
00:53:09Des cold girls ?
00:53:10En quelque sorte, oui.
00:53:12C'est leur provoyeur.
00:53:13Imaginez que Patricia ait refusé au dernier moment.
00:53:17Qu'elle est menacée de le dénoncer, il la tue, maquille le meurtre en suicide.
00:53:22Du roman, tout ça, alors...
00:53:24Mon hypothèse ne vous plaît pas.
00:53:25Oh, hypothèse, hypothèse ! Vous n'avez que ce mot-là !
00:53:28Oui, mais il n'y a que les fées qui comptent.
00:53:31Bon, on reprend.
00:53:32Il se dispute.
00:53:33C'est probable.
00:53:34Elle lui dit, j'irai pas faire la pute.
00:53:36En Asie.
00:53:37Il insiste, sûrement.
00:53:38Elle lui dit, je vais prévenir les flics.
00:53:40Pourquoi pas ?
00:53:40Et il la menace.
00:53:41Il y a de quoi ?
00:53:42Il s'énerve.
00:53:43C'est possible.
00:53:44Alors, il la frappe, elle hurle, il s'affole, et la suite.
00:53:49Et voilà.
00:53:50Et bien, ce Jaunet, moi, je vais vous le dire, il nous a rendu quelques services,
00:53:53mais s'il a fait un truc pareil, finir ses jours en taule, c'est moi qui vous le dis.
00:53:57Et alors, on tient l'assassin, on tient l'assassin.
00:54:00Évidemment.
00:54:00Oui.
00:54:01C'est une hypothèse.
00:54:03Seulement une hypothèse.
00:54:04Jaunet est la dernière personne à avoir vu Patricia.
00:54:07Eh bien, il me paraît qu'il n'est pas inutile de l'interroger.
00:54:10C'est tout ce que j'ai voulu dire.
00:54:27C'est tout ce que j'ai voulu dire.
00:54:55C'est un peu la même histoire qu'à faillir vous coûter la liberté.
00:54:59Je fais travailler Patricia.
00:55:02Je l'ai encouragée.
00:55:04Je n'ai rien à m'embroucher.
00:55:08Et vous aviez eu des relations amoureuses avec Émilie Martin ?
00:55:13Absolument aucune.
00:55:16Émilie n'était pas faite pour la danse et elle le savait, mais...
00:55:19Elle avait une mère.
00:55:21Et quelle mère ?
00:55:23Une danseuse refoulée.
00:55:26Elle s'est acharnée sur sa fille pour en faire une étoile.
00:55:29De la folie.
00:55:31Émilie a été poussée au désespoir.
00:55:32Voilà l'explication.
00:55:35Patricia, vous l'aimiez ?
00:55:38Oui.
00:55:40Elle, c'est différent.
00:55:42En fait, je veux dire d'amour.
00:55:46Oui.
00:55:48Vous saviez qu'elle était amoureuse de Jaunet et qu'elle voulait partir avec lui ?
00:55:52Vous n'auriez pas tué par dépit ?
00:55:56Je suis la coupable cyclérale, n'est-ce pas ?
00:55:58Un peu trop, à mon goût.
00:56:22Qu'est-ce que vous vous faites ici, vous ?
00:56:24Patricia Dubreuil est morte.
00:56:26Elle a retrouvé son corps ce matin.
00:56:27Non !
00:56:28Avec toi, je t'embarque.
00:56:29Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:56:30Pourquoi vous vous en prenez à moi ?
00:56:31Pourquoi ?
00:56:32Maintenant, vous avez perdu la tête ?
00:56:33Mais lâchez-moi, merde !
00:56:34Calme-toi, Jaunet, hein !
00:56:37Laissez-le, il n'a rien fait !
00:56:38Il n'a rien fait !
00:56:42Qu'est-ce que t'en sais, toi ?
00:56:43Petite pute.
00:56:46Il n'y a aucun danger, hein ?
00:56:47Il ne m'entend pas ?
00:56:47Non, non.
00:56:48Bon, revenez.
00:56:52Allez, venez, n'aie pas peur.
00:56:56Alors ?
00:56:56Ah ben, c'est lui, là.
00:56:58Lequel ?
00:56:59Ben, le deuxième en partant de la gauche, là.
00:57:01Avec le manteau ?
00:57:01Oui, c'est ça, c'est celui-là.
00:57:02Vous êtes sûr ?
00:57:03Ah, certain.
00:57:06Bon.
00:57:27Jean-Michel n'a pas tué Patricia, n'est-ce pas ?
00:57:29Bien sûr, hein, petite Sandrine.
00:57:31Est-ce qu'elle s'est suicidée ?
00:57:34Vous y croyez, au suicide, ou...
00:57:36Je ne sais pas trop.
00:57:38Ce que je sais, c'est que Jean-Michel n'a pas tué Patricia, il me l'aurait dit.
00:57:41Ben oui, des confidences sur l'oreiller.
00:57:44Vous êtes jaloux ?
00:57:46Non, pas d'un type aussi minable, quand même.
00:57:49Taisez-vous, vous ne le connaissez pas.
00:57:52Qu'est-ce qui va lui arriver, maintenant ?
00:57:54Ben là, il est dans les pattes du commissaire Farouk, il interroge.
00:57:58On va lui faire du mal.
00:58:00On fait toujours du mal à quelqu'un.
00:58:02Même une gentille fille comme vous.
00:58:15La version de Burma, ça ne tient pas debout, commissaire.
00:58:18Il est complètement cinglé.
00:58:19Ben, va te falloir du talent pour prouver le contraire.
00:58:21Ta belle gueule va pas peser bien lourd devant le cadavre d'une fille qui n'avait rien à se
00:58:25reprocher.
00:58:26Mais puisque je vous dis que je l'ai pas tué, merde !
00:58:29C'est Burma qui fout la merde entre nous.
00:58:31C'est vrai, avant, on s'entendait bien, non ?
00:58:36On s'entend pas, on collabore, nuance !
00:58:38Qu'est-ce que tu foutais le soir du 18 devant ce foyer d'emmerde ?
00:58:41Je vous l'ai déjà dit mille fois.
00:58:43Mais on n'a pas entendu !
00:58:44Alors tu répètes !
00:58:46Moi, je vous laisse.
00:58:47Oui.
00:58:48Vous m'allez.
00:58:54Jean-Michel.
00:58:56Il a dit quelque chose ?
00:58:58Non, pas encore.
00:58:59Mais si vous voulez mon avis, c'est pas l'assassin, c'est Crémilia.
00:59:02Qu'est-ce qui vous a fait changer de conviction, Florimont ?
00:59:04Bon, je connais le guerrière, crapule sur les bords,
00:59:07me meurtrier pas du tout.
00:59:09Bon, enfin, il couche avec les poules, il les tue pas, hein ?
00:59:13Mais moi, je vous parie que c'est un suicide, moi.
00:59:15Je peux lui dire deux mots ?
00:59:16Ben, vous pensez encore en tirer quelque chose ?
00:59:18Je vous le dirai après.
00:59:20Bon, d'accord, dix minutes, mais pas plus, hein !
00:59:23Et dix minutes sans salade, hein !
00:59:24Et sans complications qui puissent nous empêcher de travailler.
00:59:28Je regrette que vous soyez pas mon père.
00:59:29Rien !
00:59:30Ça, j'aime pas ça, les plaisanteries d'un con douteux.
00:59:32Je n'ai pas l'âge d'être votre père.
00:59:35Ben, je voulais dire spirituel.
00:59:37Ah bon, d'accord, oui.
00:59:39Mais vous méritez pas d'avoir un père comme moi.
00:59:41Ça, vous méritez pas.
00:59:42Bon, allez-y.
00:59:43Mais vous attardez pas, parce que moi,
00:59:44j'attends le rapport d'autopsie.
00:59:47Je veux savoir si j'en ai plus con que méchant.
01:00:01Ne faites pas, je donnez des ordres pour qu'il soit bien traité.
01:00:04Il va rester longtemps ici ?
01:00:05Ah, ça, ça peut durer très très longtemps.
01:00:08Ça m'étonnerait que vous patientez autant.
01:00:10Mais c'est pas un type comme lui qu'il vous faut...
01:00:12C'est un homme qui va vous attirer avec des ennuis, ça.
01:00:15Tandis qu'un homme comme vous...
01:00:17Pourquoi pas ?
01:00:20Comme ça, vous êtes danseuse ?
01:00:22Vous êtes une sportive, en quelque sorte.
01:00:24Oui, en quelque sorte.
01:00:26J'adore le sport.
01:00:28Je fais des abdominaux tous les matins.
01:00:29Des séries de sang.
01:00:31Allez-y.
01:00:32Tapez pour voir.
01:00:33Allez-y, allez-y, n'hésitez pas.
01:00:35N'ayez pas peur.
01:00:38Voilà, j'ai rien senti.
01:00:40Moi non plus.
01:00:50Je comprends que vous soyez nerveux.
01:00:54Avec les ennuis qui vous attendent.
01:00:56Mais là, vous me donnez le tournis.
01:00:57Non, non, non, non, c'est vous que je tourne.
01:00:59Vous me mettez tout sur le dos alors que vous connaissez même pas le rapport du Toubib.
01:01:02Vous savez que c'est illégal, ça, vous le savez ?
01:01:03Et c'est illégal d'abuser les jeunes filles naïves qui attendent l'amour comme les Africains la pluie ?
01:01:08Non, mais je vous conseille de trouver un ténor des assises, hein ?
01:01:11Parce qu'on va pas fermer les yeux sur vos activités lucratives et lubriques.
01:01:16Attendez, vous avez perdu la tête, vous délirez ou quoi ?
01:01:18Je vais voir Farouk.
01:01:19Appelez Farouk tout de suite.
01:01:20Appelez-le.
01:01:21Allez-y.
01:01:22Je vous le conseille pas, je vous le conseille pas.
01:01:23Farouk est plus lourd que moi.
01:01:25Asseyez-vous.
01:01:27Asseyez-vous, mon vieux.
01:01:33Alors, vous l'avez attendu, son retour de la clinique.
01:01:37Le taxi vous a reconnu ?
01:01:38Ça faisait trois jours que j'avais pas vu, alors je l'ai engueulé, oui, oui.
01:01:41Elle est montée vers sa valise ?
01:01:42Oui, enfin, c'est ce qu'elle m'a dit.
01:01:44Vous l'avez suivi ?
01:01:45Non, non, je me suis allumé une sèche.
01:01:47Et puis comme ça, gonflait d'attendre, je suis rentré dans le foyer.
01:01:49Vous avez rencontré quelqu'un ?
01:01:50Ah non, personne.
01:01:51C'est pas votre chance.
01:01:52Ouais, c'est comme ça.
01:01:56C'est vraiment dégueulasse ce qui se passe au foyer avec cette horizon.
01:01:59Oui, je sais.
01:02:00Alors après ?
01:02:02Il y avait personne dans sa chambre.
01:02:03Sandrine, vous l'avez vu ?
01:02:05Non, je vous dis personne.
01:02:06Alors je suis reparti furieux.
01:02:08Je me suis dit, je vais l'attendre au curieux.
01:02:09Peut-être qu'elle va me téléphoner, alors j'ai attendu, et puis...
01:02:12Et puis rien.
01:02:13Vous avez parti suicider pour échapper à vos projets,
01:02:17aux voyages organisés de Pucci ?
01:02:18Non, non, c'est impossible.
01:02:21Parce que cette tournée, c'était son rêve à Patricia.
01:02:24La seule personne, vous m'entendez, la seule,
01:02:26qui peut l'empêcher de partir, c'est Morisot.
01:02:28Une sadique.
01:02:29D'ailleurs, vous savez ce que c'est qu'une sadique ?
01:02:56Je voudrais te parler.
01:02:58Et moi, je ne veux pas vous parler.
01:02:59Vous m'avez fait trop de mal.
01:03:02L'homme que j'aime est en prison.
01:03:04Ouvre les yeux, Sandrine, ma chérie.
01:03:06Cet homme va faire ton malheur.
01:03:07Vous êtes jalouse.
01:03:09Vous êtes malade de jalousie, surtout lorsque les autres sont heureux.
01:03:12Tu es fine et intelligente, ma Sandrine.
01:03:16Ne me dis pas que ton amour pour un tenancé de bordel t'a rendu complètement aveugle.
01:03:20Ce n'est pas un tenancé de bordel.
01:03:22Et puis d'abord, ça ne vous regarde pas, c'est ma vie.
01:03:25Alors ne la gâche pas.
01:03:27Sortez.
01:03:29Tu me plais beaucoup, Sandrine.
01:03:31Sortez où j'appelle !
01:03:32Non, non, écoute-moi, écoute-moi rien qu'une minute, je t'en supplie.
01:03:35Je suis devenue malade, c'est vrai, de vous voir, Patricia et toi,
01:03:38céder à cet homme qui collectionne les femmes comme d'autres collectionnent les papillons,
01:03:41mais je t'en supplie, fais-moi confiance.
01:03:43Et vous, vous me faites confiance ?
01:03:47Mais qu'est-ce qui vous fait agir avec tant de méchancés ?
01:03:51Qu'est-ce que vous avez dans la tête ?
01:03:52Qu'est-ce que vous avez dans le cœur ?
01:03:54Je suis malheureuse, Sandrine.
01:03:57Je vous déteste.
01:04:01Mais il y a au moins le courant d'avouer la police que vous avez tué Patricia.
01:04:05J'aime un homme et je veux le retrouver.
01:04:06Mais je n'ai pas tué Patricia, cet homme t'a rendu folle.
01:04:09Et alors ? Je suis folle d'amour et vous êtes folle de haine.
01:04:12Envers je n'ai, pas envers toi, voyons.
01:04:14Mais bon Dieu, comment vous expliquer que lui faire du mal à lui, c'est faire du mal à moi
01:04:18?
01:04:21Allez-vous-en !
01:04:23Allez-vous-en !
01:04:25Allez-vous-en !
01:04:48C'est parti.
01:05:24Ma petite Sandrine chérie, je suis venue vers toi pour t'ouvrir mon coeur et te dire que j'ai
01:05:28de plus en plus de mal à vivre.
01:05:30Je vais mal, tu sais, mal, très mal.
01:05:52Allo, Burma ? C'est Farouk. Je vous réveille ?
01:05:56Non, non. Alors ?
01:05:58Vous aviez raison, c'est pas un suicide, hein ?
01:06:01Oui, la petite Patricia Dubreuil a été empoisonnée avec du cyanure de potassium.
01:06:07Allo, vous êtes là ?
01:06:08Oui, je suis toujours là.
01:06:09Qu'est-ce que vous attendez pour cuisiner, jaunet ?
01:06:11Ça va compter sur moi. On va lui tirer les verres du nez.
01:06:14Vous, on va lui faire payer très cher, c'est moi qui vous le dis.
01:06:17Merci de m'avoir prévenu, Fleur-Himou.
01:06:24C'est affreux, M. Burma. C'est affreux.
01:06:28Pour cette petite, bien sûr, que nous aimions tant, mais aussi pour la réputation du foyer, les journalistes ne cessent
01:06:31d'appeler.
01:06:32Vous vous mettez à notre place.
01:06:33Non.
01:06:33Pardon ?
01:06:34Vous êtes responsable.
01:06:37Hein ? Vous êtes responsable.
01:06:39Je vous en prie. Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:06:41Ça veut dire, madame la directrice du foyer international de recherche chorégraphique, que vous dirigez cette maison avec votre soeur.
01:06:48Qui, entre nous, est à la danse, ce que les adultes en chef sont l'armée de terre.
01:06:52Et que ce foyer ressemble au quartier général d'une secte.
01:06:56Sortez, M. Burma. Sortez.
01:06:58Je regrette d'avoir fait appel à vous. Vous êtes incapable de dénicher un assassin.
01:07:01Quelquefois, oui.
01:07:03Mais cette fois, je vous promets que je vais le trouver.
01:07:06Oui, qu'est-ce que c'est ?
01:07:07Madame.
01:07:08Qu'est-ce qu'il y a ?
01:07:08Est-ce qu'on doit commencer la répétition ?
01:07:11Explique-toi, qu'est-ce que ça veut dire ? La répétition était à 10h, il est 10h30.
01:07:14Où est Béatrice ?
01:07:15Justement, madame Morisot n'est pas là, alors je ne suis pas...
01:07:17Maintenant, elle n'est pas descendue.
01:07:19Alors, c'est pour ça que je suis...
01:07:20Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?
01:07:21Où est-elle ?
01:07:26J'ai à lui !
01:07:51Je n'en peux plus, je regrette.
01:07:53Si la vie devient insupportable pour moi, je voudrais tant pouvoir me racheter.
01:07:57T'aimer.
01:07:58C'est son écriture.
01:08:14Elle est morte.
01:08:28Même motif, même punition.
01:08:31Béatrice Morisot s'est suicidée au cyanure de potassium.
01:08:34Voilà, l'affaire est close.
01:08:35Vous croyez ?
01:08:36Enfin, Burma !
01:08:38Enfin, tout ça est limpide, voyons.
01:08:40Morisot fait des avances à Patricia.
01:08:42Patricia résiste.
01:08:43Morisot insiste et harcèle la petite qui ne s'aide pas.
01:08:46Patricia va peut-être même aller jusqu'à menacer Morisot de se plaindre.
01:08:49Morisot panique et tue la petite Patricia en l'empoisonnant.
01:08:52Elle fait passer sa mort pour un suicide.
01:08:55Un suicide semblable à celui d'Emilie Martin.
01:08:57Voilà.
01:08:59C'est un peu tordu, non ?
01:09:00Et sa confession écrite, vous ne la trouvez pas un peu courte ?
01:09:03Non, mais vous vous rendez compte ?
01:09:05Burma, elle est à quelques secondes de se foutre en l'air.
01:09:07Vous pensez qu'elle va commencer un roman pour avoir le Goncourt à titre posthume ?
01:09:12Ouais.
01:09:14Vous devez avoir raison.
01:09:15J'ai raison, bien sûr.
01:09:16Elle a signé son crime.
01:09:18Je vais libérer Jaunet, parce qu'elle n'est plus con de méchant.
01:09:21Laissez tomber ça, ça.
01:09:22Oubliez, oubliez, Mermat.
01:09:23Ah oui, ça, oubliez ce que vous venez de dire.
01:09:28Peut-être à bientôt.
01:09:31Quand on décide soi-même de se foutre en l'air, il me semble qu'on donne un peu plus
01:09:35d'explications.
01:09:37Surtout quand on ne mange pas ses mots.
01:09:39Décidément, je la trouvais un peu télégraphique, sa confession.
01:09:43Tout ça me poussait à conclure que rien n'était bouclé.
01:09:53Hélène, je peux vous demander quelque chose de délicat ?
01:09:56Si c'est de me faire rectifier la silhouette, non merci, j'ai déjà donné.
01:10:00Vous ne savez pas comment je peux me procurer du cyanure de potassium ?
01:10:03Quoi ?
01:10:04Cyanure de potassium, vous savez ce que c'est ?
01:10:06Bah oui, c'est un poison, on dirait que vous ne le savez pas.
01:10:08À part ça, vous savez ce que c'est, le cyanure de potassium ?
01:10:11Oui, c'est un produit qui...
01:10:13Qui ?
01:10:13Oh mais j'en sais rien, moi je ne suis pas chimiste, pourquoi ?
01:10:16Pourquoi, pourquoi ? C'est moi qui demande pourquoi.
01:10:18Pourquoi, quand on se suicide, on prend des somnifères au dos, on se pend, on se met la tête dans
01:10:23un sac en plastique,
01:10:24on se fout une balle dans la tronche.
01:10:26Le cyanure de potassium, ça, ce n'est pas facile à trouver.
01:10:30Les pharmacies ne vous vendent pas ça comme du dentifrice.
01:10:33Vous, vous avez une idée derrière la tête.
01:10:35Vous allez m'appeler l'Institut Médico-Légal, professeur Pascal.
01:10:42Excellent chimiste.
01:10:43Hein, Fifi ?
01:10:45Et il n'y a pas que le cyanure de potassium qui vous empoisonne la vie.
01:10:50Vous êtes un acharné, n'est-ce pas ?
01:10:52Moi aussi, dans mon genre, je m'acharne.
01:10:54Moi, c'est pour la satisfaction de vivre ma bile.
01:10:57Et pourtant, reprocher à ma femme ses amants sans avoir le courage de lui demander de partir, c'est absurde,
01:11:02n'est-ce pas ?
01:11:02Non, non, ne vous répondez pas.
01:11:04Je ne cherche ni approbation ni réprobation, je me suis fait une raison.
01:11:08Alors, je travaille beaucoup.
01:11:10Savez-vous que je suis un des meilleurs spécialistes des bijoux anciens ?
01:11:14Ah, ah.
01:11:15Vous les nettoyez toujours au cyanure de potassium ?
01:11:18Oui, c'est plus qu'un nettoyage, une seconde jeunesse.
01:11:22Avez-vous ranger ce produit quelque part ?
01:11:25Ici.
01:11:27Vous avez la clé ?
01:11:28Non, non, c'est ouvert, vous pouvez y aller.
01:11:30Je vous en prie.
01:11:31Un produit aussi dangereux ?
01:11:34Vous le laissez à la portée de n'importe qui ?
01:11:37Je mangeais trop souvent pour faire mieux.
01:11:39Pourquoi ?
01:11:40Ça pourrait tenter un empoisonneur ?
01:11:43Ah, ça oui.
01:12:05Je suis rassurée.
01:12:14Oui ?
01:12:16Ah, Burma !
01:12:18Quel bon vent vous amène.
01:12:20Bon.
01:12:22Pour vous, Burma.
01:12:24Urgent.
01:12:25Bonjour, hein.
01:12:27Oui, Burma, salut, c'est Faro.
01:12:29Oui, quoi ?
01:12:30Bien sûr, journée libre, oui.
01:12:32Quoi ?
01:12:33Du nouveau ?
01:12:36Sandrine ?
01:12:36Elle est avec Pucci ?
01:12:38Quoi ?
01:12:40Ah non, mais c'est pas la peine de pavoiser, hein ?
01:12:42Si on est dans les emmerdements, on y sera tous.
01:12:44Mais c'est ça, d'accord, oui.
01:12:46Si, bien sûr.
01:12:47D'accord.
01:12:48Faut y aller faire.
01:12:49Et emmener du monde, hein.
01:12:51Ça n'a rien à voir avec les tournées minables que tu pouvais faire avec le foyer.
01:12:54Là, t'auras un contrat.
01:12:55Et crois-moi, ça va te changer du cauchemar de ces deux horribles franchines.
01:13:04Ah, Sandrine, je suis heureux de te présenter ton nouveau patron.
01:13:09Le directeur fondateur de la compagnie, le comte Emiliano Pucci.
01:13:13Ça fait très longtemps que notre ami me parle de toi, ma chérie.
01:13:17Ça ne te dérange pas que je t'appelle ma chérie ?
01:13:20Non, c'est ainsi que j'appelle toutes les petites de ma compagnie.
01:13:23Oh, quel bonheur !
01:13:27Tu verras cette tournée internationale.
01:13:31Nous partons ce soir, c'est entendu.
01:13:34Si vite ?
01:13:35T'inquiète pas, ma chérie.
01:13:36Tu auras un passeport, un visa.
01:13:39Ah, tu porteras le nom de Pamela Palmer.
01:13:43C'est beau, Pamela Palmer.
01:13:46Et puis tu seras élégante, très élégante.
01:13:50Tu sentiras bon.
01:13:53Oh, bon, oh, sois pas si farouche.
01:13:57Les petites.
01:13:58Portera deux hauts talons et puis ça ira.
01:14:00Tu sais, Emiliano est un grand séducteur.
01:14:02Je suis sûr que dans quelques jours, tu m'écriras que vous êtes devenus les meilleurs amis du monde.
01:14:06Attends, Jean-Michel, tu ne pars pas avec moi ?
01:14:08Si, si, enfin, pas tout de suite, non, dans une semaine, j'irai à te rejoindre.
01:14:12Pour moi, il est hors de question que je parte sans toi.
01:14:14Après ce qui t'est arrivé, je serai trop inquiète.
01:14:17Écoute, je veux te tenir à l'écart de toutes ces affaires.
01:14:19Je veux te protéger, alors tu seras entre deux de bonne main.
01:14:22Donne-moi confiance, écoute.
01:14:23Mais rappelle-toi de ce qu'on a dit.
01:14:25On part ensemble ou je ne pars pas, quoi, c'est clair.
01:14:27Je croyais que tu l'avais convaincu.
01:14:28Je ne partirai pas sans lui.
01:14:29Enfin, qu'est-ce que c'est que c'est violent ?
01:14:31Je ne t'abandonne pas, je règle des affaires avant de te rejoindre.
01:14:33Jean-Michel, non.
01:14:34Écoute, tu dois partir, tu m'entends ?
01:14:35C'est extrêmement important pour moi.
01:14:39Important ?
01:14:40Écoute, Sandrine !
01:14:41Tais-toi, tu m'abandonnes à ces salauds !
01:14:43Beatrice, t'avais raison, t'es un minable petit maquereau !
01:14:45Il va falloir le faire taire, ce petit oiseau, sinon je lui rache le bec, compris ?
01:14:47Bon, écoute, tu la fermes !
01:14:48Et tu fais ce qu'on me dit !
01:14:54Excuse-moi, Emiliano, c'est des querelles d'amour.
01:14:56C'est rien, c'est pas grave, hein, chéri ?
01:14:58Bon, on se calme, on se calme.
01:15:03Pardonnez-moi, je m'étais tellement faite à l'idée que nous partions ensemble.
01:15:07Mais si c'est une semaine, une semaine, c'est ça ?
01:15:10Oui, oui, oui, juste une petite semaine et je viens te rejoindre, je te le promets.
01:15:13Je suis navrée, vraiment.
01:15:15J'ai eu un petit moment de panique, mais...
01:15:17Non, c'est rien.
01:15:18Là, je suis rassurée, je suis tranquillisée si Jean-Michel m'enjoine très vite.
01:15:21Tu m'enjoindras très vite, hein ?
01:15:23Oui, je te le promets.
01:15:25Et ensuite, nous resterons ensemble, là, chéri.
01:15:28Je peux boire quelque chose ?
01:15:29Oui, bien sûr. Verse-lui un bon whisky.
01:15:43Maitre embêté, c'est une salope !
01:15:47Vous avez mal, Emiliano ?
01:15:49Oh, mais...
01:15:50Parti de plaisir, triple connard !
01:15:52Je vous ai...
01:16:04Oh, mais bien sûr !
01:16:05Oh, mais bien sûr !
01:16:06Oh, mais bien sûr, Zeph, vous ne pouvez pas le savoir !
01:16:12Jeunet !
01:16:13Vous êtes en état d'arrestation !
01:16:17Ils iront pas loin.
01:16:29Police !
01:16:30Lâchez vos arbres, les mains en l'air !
01:16:35Donnez !
01:16:36Donnez, reviens !
01:16:37Je fais pas de tour !
01:16:38Donnez !
01:16:49Venez, buvez !
01:16:55Au travail, Burma ! Bravo !
01:16:58D'abord, de t'arrêter !
01:16:59Quant à Jonet, elle est victime de son imprudence.
01:17:02C'est terminé ?
01:17:04Ben oui, mort sur le coup.
01:17:05Ben voilà, l'affaire est close.
01:17:07Non.
01:17:09Il vous reste à arrêter, cette jeune fille.
01:17:12L'assassin de Patricia Dubreuil et de Béatrice Moriseau est sous vos yeux.
01:17:17Mais qu'est-ce que vous racontez, Burma ?
01:17:19Vous déraillez complètement !
01:17:21Non, non, je déraille pas.
01:17:22Suivez-moi bien.
01:17:24Patricia sort de la clinique après son intervention chez Dastignac.
01:17:28Jonet l'attend dans le foyer pour la livrer chez Pucci.
01:17:31Elle monte faire sa valise.
01:17:33Jonet la suit pas.
01:17:34Il l'attend en bas, dans la rue.
01:17:36Rappelez-vous.
01:17:37Salut.
01:17:38Salut.
01:17:46Qu'est-ce que tu fais ?
01:17:48Je pars, Sandrine.
01:17:50Je pense que Béatrice Moriseau te donnera mon rôle.
01:17:53C'est une chance, non ?
01:17:54Ça fait longtemps que je l'attendais.
01:17:55Mais qu'est-ce qui te prend ?
01:17:55T'es complètement allumée ou quoi ?
01:17:58Puis d'abord, tu pars où ?
01:17:59Je pars très loin.
01:18:01Tu pars ?
01:18:02Mais comment ? Avec quels moyens ?
01:18:04Tu pars pas seule, je présume.
01:18:06Quelle importance ?
01:18:07Je croyais qu'on était amis et qu'on devait rien se cacher.
01:18:10Eh bien justement, parce que nous sommes amis,
01:18:12évite-on de nous faire du mal.
01:18:14C'est ta méfiance qui me fait mal.
01:18:15Tu peux pas savoir à quel point.
01:18:17Que tu es bête.
01:18:19Tu crois que tu seras moins malheureuse si je te dis la vérité ?
01:18:22T'as même pas le courage de me dire que tu pars avec Jean-Michel.
01:18:24Oh écoute, je sais que t'as couché avec lui.
01:18:27Tu es tombée amoureuse, il t'a dit qu'il t'aimait, bien sûr.
01:18:30Oui.
01:18:30Et à moi aussi, il me l'a dit.
01:18:32Mais tu vois la différence, c'est que je pars avec lui.
01:18:36Voilà, désolée.
01:18:36Mais c'est avec moi qu'il part, tu as entendu ?
01:18:39Et à toi, il te ment pas peut-être.
01:18:41T'en mettrais ta main à couper.
01:18:42On verra bien.
01:18:44De toute façon, rester au foyer, c'est pire que tout.
01:18:46Mon réseau est une dingue, elle nous déteste.
01:18:49Il y a tout un tas de profs qui sont des ratés, qui se vengent sur les élèves.
01:18:52Moi, j'en ai marre, tu comprends ça ?
01:18:54J'irai danser ailleurs.
01:18:56J'avais un problème de sein et je l'ai réglé.
01:18:59Écoute, Patricia, je suis désolée, mais je suis pressée.
01:19:05Je voudrais que tu saches que je comprends.
01:19:09On va peut-être plus jamais se revoir et je veux pas qu'on se quitte fâchés.
01:19:12Même si tu cours à la catastrophe, c'est ta vie, alors vis-la pleinement.
01:19:15Tu es malheureuse ? Tu es jalouse ?
01:19:18Ça sert à quoi ?
01:19:20Pense à ton bonheur ?
01:19:23Tu es sincère ? J'arrive pas à le croire.
01:19:27Tu m'offres un roulant nord dans ce balai et tu voudrais que je fasse la gueule ?
01:19:30C'est dingue.
01:19:32Quant à Jean-Michel, l'âme perdue dix heures trouvées.
01:19:38Tu as vraiment l'air sincère.
01:19:41Je le suis.
01:19:49Tiens, on devrait boire à l'avenir.
01:19:52Tes succès, tes amours.
01:19:58Il n'est pas très frais, dis donc.
01:20:00Oui, écoute, je suis désolée.
01:20:01Il faut que j'aille chercher mon sac en bas.
01:20:13Qu'est-ce que j'ai, Sandrine ?
01:20:16Tu as toujours été sur mon chemin.
01:20:17C'est fini maintenant.
01:20:22Tu m'as empeçonnée ?
01:20:42Non, c'était mon amie.
01:20:44Ma meilleure amie, vous me croyez ?
01:20:47Oui, je vous crois.
01:20:49Mais elle vous volait tout.
01:20:50Vos rôles, l'homme que vous aimez.
01:20:53Vous avez pensé que ce faux suicide évoquerait celui d'Emilie Martin.
01:20:57Un suicide dû à une dépression causée par le comportement du maître de ballet, Béatrice Morisot.
01:21:02L'erreur, mon petit, c'est d'avoir utilisé le cyanure de potassium.
01:21:07Un produit qu'on ne trouve pas aussi facilement que de l'eau minérale.
01:21:11Vous l'avez volé chez Mathieu Hensen quand vous avez travaillé chez lui.
01:21:15Ainsi que cette fiole.
01:21:18Qui n'est pas un bijou de famille.
01:21:22Crime passionnel, crime prémédité.
01:21:25Vous l'avez tuée Patricia par amour pour le beau jaunet.
01:21:29Vous l'avez tuée pour rien parce qu'il ne vous aimait pas.
01:21:31Oh si, mais...
01:21:32Quant à la disparition de Béatrice, alors là.
01:21:36Elle signait le meurtre de Patricia en se suicidant avec une confession écrite.
01:21:41Mais c'est elle qui m'a écrit cette lettre.
01:21:42Ça, c'est indiscutable.
01:21:44Non, mais expliquez-vous, Morisot, c'est suicidé, oui ou non ?
01:21:47Un petit peu de patience, pleurement.
01:21:49Qu'est-ce que vous avez fait, vous, quand vous avez appris le suicide de Béatrice ?
01:21:52Vous avez libéré jaunet.
01:21:54C'est exactement ce que Sandrine voulait.
01:21:56Prise de remords, Béatrice se tue après avoir tué Patricia.
01:22:00Excellent scénario, excellente mise en scène.
01:22:03Enfin la lettre, Burma.
01:22:05Vous avez imité l'écriture ?
01:22:07Non, je n'ai pas imité son écriture.
01:22:09Vous avez déjà lu des lettres d'explication, de justification ou d'excuses
01:22:13de gens qui mettaient fin à leur jour ?
01:22:15Oh oui, des centaines.
01:22:16Vous n'avez pas remarqué ?
01:22:17Ou elles sont très longues, comme des confessions intimes.
01:22:20Ou alors, bref, adieu, j'en ai marre de tout.
01:22:22Mais il y a toujours une signature, un destinataire.
01:22:26En fait, je vais vous dire ce qui s'est passé.
01:22:28Je vous déteste !
01:22:31Mais ayez au moins le courage d'avouer la police que vous avez tué Patricia.
01:22:35J'aime un homme et je veux le retrouver.
01:22:37Je n'ai pas tué Patricia, cet homme t'a rendu folle.
01:22:39Et après, je suis folle d'amour et vous êtes folle de haine.
01:22:43Envers jaunet, pas envers toi, voyons.
01:22:44Oh, mon Dieu, comment vous expliquez que lui faire du mal à lui, c'est me faire du mal à
01:22:48moi ?
01:22:51Allez-vous-en !
01:22:52Allez-vous-en !
01:22:55Je l'ai foutu dehors.
01:22:58Quelques minutes après, elle a glissé sous ma porte une lettre de trois pages, avec une très grande écriture.
01:23:03Sambrine a utilisé la deuxième page, sans en-tête, sans signature, tout de suite vu que le texte était tronqué.
01:23:10La suite, vous la connaissez ? Elle a empoisonné Béatrice, de la même façon qu'elle a empoisonné Patricia.
01:23:18Et vous n'avez rien à ajouter ?
01:23:21Fille, que c'est une triste histoire d'amour.
01:23:24Plutôt une triste histoire de haine.
01:23:28Mais Nestor, vous ne savez pas encore que c'est la même chose ?
01:23:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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