00:00Ce que je vous dis, c'est que quand nous sommes un grand parti politique
00:04qui vient de remporter des élections municipales
00:07et que nous passons notre temps à nous déchirer
00:11sur des questions qui sont des questions accessoires en réalité,
00:15parce qu'elles ne visent...
00:16Et d'ailleurs, vous le savez, ce n'est pas moi qui l'ai décidé.
00:19Et ensuite, tous les courants ont participé à cette histoire.
00:22Et donc, venir ensuite sur le procès de la direction,
00:25c'est tellement cousu de fil blanc.
00:27C'est la première fois...
00:28Ça veut dire quoi, ce que vous dites ?
00:29Mais ça veut dire que, quoi qu'il arrive...
00:31Les autres courants qui ont conclu...
00:32Et c'est vrai que dans certaines villes...
00:34Mais à chaque étape, par forêt...
00:35Olivier, je termine juste ma phrase.
00:36C'est vrai que dans certaines villes, ce sont des gens qui, aujourd'hui,
00:38vous en font le reproche en interne, au PS,
00:40qui ont conclu des accords avec la France insoumise.
00:42Ce que vous dites, quoi ?
00:43C'est, ils font de la petite politique pour me sortir.
00:46Ils veulent ma tête aujourd'hui.
00:48Il y a eu un appel à la démission lancée par le maire socialiste de Saint-Ouen
00:51qui vous demande de partir.
00:52Boris Vallaud, qui est un peu l'homme qui vous a fait premier secrétaire,
00:55dénonce aujourd'hui vos ambiguïtés.
00:58Vous dites ce soir, je suis premier secrétaire et j'y reste.
01:01Mais je suis premier secrétaire élu par des militantes et des militants.
01:04Oui.
01:05À plus de 50%.
01:06Donc, ce mandat-là, je le tiens des militantes et des militants.
01:10Je vois bien qu'à chaque étape...
01:12Si vous voulez reprendre, parce qu'on a repris tout à l'heure l'histoire,
01:15mais enfin, vous avez des gens qui ont suivi à chaque étape.
01:16Il y a même des gens qui...
01:19Rappelez-vous le NFP.
01:21Ça va de Philippe Poutou à François Hollande.
01:25Carole Delga approuve, François Hollande approuve,
01:28tout le monde approuve.
01:30Il n'y a pas les phrases antisémites à ce moment-là.
01:32Je reprends les mots du BN du PS.
01:35Oui, il y avait déjà eu l'alerte avec le 7 octobre.
01:39Et ça n'a pas empêché tous ces gens de dire,
01:41on fait le NFP parce qu'il y avait une menace,
01:43qui était une menace importante,
01:45qui était celle de voir l'extrême droite arriver au pouvoir.
01:46Alors, vous venez d'éclipser ce qui a été l'élément majeur de ma journée.
01:54L'hommage à Lionel Jospin.
01:55Qu'a fait Lionel Jospin ?
01:57Pardon, je vous ai posé la question sur Lionel Jospin.
01:59Vous êtes parti sur Jean-Luc Mélenchon.
02:01Non, franchement...
02:03Je vous disais, est-ce que c'est un endroit où toute la gauche se parle ?
02:05Oui, c'est un endroit où toute la gauche se parle encore.
02:09Et ce que je vous dis, c'est que la gauche plurielle,
02:12c'était des gens qui avaient des positions très différentes.
02:14très différentes, que Lionel Jospin avait su mettre ensemble.
02:17Et puis, à un moment, cette gauche plurielle,
02:20elle s'est fracassée, elle s'est divisée.
02:22Et il y a eu sept candidats de gauche
02:24au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.
02:26Ça donnait quoi ?
02:26Ça donnait pour la première fois dans notre histoire
02:29l'extrême droite au deuxième tour d'une élection présidentielle.
02:31Depuis, c'est arrivé à trois reprises, en tout.
02:35Jean-Marie Le Pen y compris.
02:37Et donc, la présence de l'extrême droite est devenue
02:39monnaie courante,
02:41et notre présence, une exception.
02:43Eh bien, je souhaite que nous puissions en finir
02:45avec cette exception,
02:46et que nous puissions retrouver la capacité
02:48à arriver au second tour d'une élection présidentielle,
02:51et faire face à l'extrême droite,
02:53et la battre, parce que je crois que notre pays
02:55n'est pas prêt à accepter
02:56Jordan Bardella ou Marine Le Pen à l'Élysée.
02:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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