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  • il y a 6 jours
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre tout de suite avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:07Jacques Langue, obligé de faire la queue au cinéma, est-ce normal pour vous ?
00:12L'ancien ministre de la Culture n'a pas du tout, mais alors pas du tout,
00:14apprécié de devoir patienter dans la file d'attente du MK2 Bastille.
00:18Après tout ce que j'ai fait pour la culture, a-t-il dit.
00:22Et pour Joël Dagosseri, la coach des GG, Jacques Langue est complètement déconnecté.
00:28Déjà, premièrement, quand tu vois le personnel, moi je connais un peu MK2,
00:30bon c'est des petits jeunes, déjà je ne sais même pas s'ils ont vraiment reconnu Jacques Langue,
00:34ils ont dû voir juste un vieux pépère dans la queue, et c'est tout.
00:39Donc il faudra déjà, un, le reconnaître, et puis deux, même si tu le reconnais,
00:42enfin je veux dire, il n'a pas compris.
00:45Mais c'est terminé, son air est terminé, enfin, ça a pris du temps,
00:48donc son air est terminé, il va falloir qu'il fasse la queue, comme chacun,
00:53voilà, et il faut qu'il s'y fasse quoi.
00:56Alors, est-il normal que Jacques Langue fasse la queue au cinéma, Pierre Rondeau ?
01:00Bien sûr que c'est normal.
01:00Avec tout ce qu'il a apporté à la culture.
01:01Non mais on se rend compte à quel point ces gens sont totalement déconnectés,
01:05alors Jacques Langue en particulier, il se plaint d'avoir fait la queue au MK2.
01:09Non mais attends, on est où là ?
01:10Qu'est-ce que c'est que ça, là ?
01:13Imaginez la scène, heureusement, si j'avais été là,
01:16mais vraiment, il est là, on est en train d'attendre,
01:20de pouvoir acheter sa place de cinéma, un soir comme un autre,
01:23et il y a quelqu'un derrière qui commence à gueuler, à se plaindre.
01:26Non, j'ai été ministre de la culture, laissez-moi passer, j'ai été ministre de la culture,
01:30après tout ce que j'ai fait pour la culture, j'ai droit à y aller directement, automatiquement,
01:33et même sans payer ma place.
01:35Mais pour qui il se prend ?
01:36Mais est-ce que vraiment, on va en parler, on va polémiquer, on va discuter ?
01:41Je veux dire, personne ne peut prendre sa défense.
01:43Personne ne peut dire, après tout ce qu'il a fait...
01:45C'est un vieux monsieur.
01:46C'est un vieux monsieur.
01:47C'est un vieux monsieur, bah qu'il aille en Ehpad.
01:49Oh non, écoute.
01:50Bah si, je suis désolé, si c'est un vieux monsieur grabataire, qu'il aille en Ehpad.
01:53Là, s'il est capable de se déplacer au Amica Dovassi,
01:55il peut très bien attendre et acheter sa place normalement comme tout le monde.
01:59Sauf que ça fait 40 ans qu'il n'a pas fait la queue au cinéma.
02:01Non mais en fait, tiens, c'est même pas grabataire.
02:03En fait, ce qu'il faut comprendre, Jack Lang, il a tellement vécu d'argent et de privilèges publics,
02:08le mec ne sait plus rien faire de ses dix doigts en fait.
02:11Il est déconnecté, il est totalement déconnecté.
02:12Il ne sait pas commander un Uber, il ne sait pas commander un billet de train,
02:14il ne sait pas faire cuire une omelette.
02:16Il ne sait rien faire en fait.
02:17Et là, on l'a dépossédé de son statut, il ne sait plus rien faire.
02:21Et donc, il ne comprend plus pourquoi on ne lui envoie pas des voitures,
02:24pourquoi on ne lui ouvre pas les portes à sa place.
02:26Je ne sais même pas s'il s'est allumé une lumière dans son appartement.
02:29Non mais c'est pour vous redire le niveau.
02:31Et on a créé ça.
02:32Ça fait 40 ans qu'il vit sur son bilan.
02:36J'ai inventé la technoparade, super.
02:39La fête de la musique.
02:40Et il pense que ça, ça devrait lui payer des privilèges publics jusqu'à sa mort.
02:48Et bien non, quoi.
02:49Mais ce qui est fou, c'est qu'en plus, il y a eu une énorme enquête dans Le Monde
02:52qui expliquait qu'il ne payait rien.
02:54Il était un peu humilié dans cette enquête, c'est affreux.
02:56Il laissait des notes partout.
02:57Il est loin de se calmer.
02:59Mais c'est hallucinant cette enquête.
03:01Et là, il continue pour une place de ciné.
03:03C'est fou.
03:04Je sais que le ciné a augmenté, mais enfin quand même.
03:06Mais en fait, pour poursuivre ce que dit Juliette, qui est brillant comme toujours,
03:10c'est que c'est la première fois où il n'a pas de fonction.
03:12Donc il n'a pas les privilèges liés à la fonction.
03:15Alors en même temps, 88 ans, heureusement qu'il n'a pas de fonction.
03:17Non, non, mais jusqu'à il y a quelques semaines, il était président de l'Institut libéral.
03:21Donc il y avait des gens qui disaient, monsieur le président va aller voir au cinéma, il faut venir l
03:27'attendre.
03:28Il n'a plus aucune représentation officielle.
03:31Donc, elle a raison Juliette.
03:33Je pense qu'on ne peut même pas lui en vouloir.
03:35Parce qu'on peut lui en vouloir, mais lui ne peut pas le comprendre.
03:39Il ne peut pas le comprendre.
03:40C'est-à-dire que ça fait 40 ans qu'il est comme ça.
03:42Il ne peut pas l'excuser.
03:43Ah, mais c'est pathétique.
03:44Moi, j'aurais honte.
03:46Là, il a dû comprendre dans la réplique de l'attente.
03:48Non, mais je crois qu'il ne le comprend même pas.
03:50Je crois qu'il ne le comprend même pas.
03:52Mais t'imagines, jusqu'à il y a quelques semaines, c'était une icône de la cinquième de public.
03:57Une icône, calmez-vous.
03:58Ah oui !
03:59Ah ben, excuse-moi, Jacqueline, c'était pas n'importe qui.
04:02Il avait la chance d'avoir beaucoup d'amis pour lui placer, mais autrement...
04:07L'ami de beaucoup de journalistes, l'ami de beaucoup de gens.
04:09Il n'y a pas eu beaucoup d'enquêtes fouillées sur Jacqueline.
04:11Il n'y a pas eu un ajusteur, parce qu'il avait la chance d'avoir beaucoup d'amis.
04:13Beaucoup d'amis dans la presse, notamment.
04:14Auprès de l'opinion publique, je ne suis pas certain que c'était une icône, une personne appréciée.
04:19Si, parce que c'était la personne de la fête de la musique.
04:21Et comme il était toujours très bien traité dans la presse, mais là, il n'a plus de fonction, donc
04:25il est perdu.
04:26Il n'y a plus rien.
04:26Il fait la vie comme tout le monde.
04:28Dans le même genre, Bruno Le Maire, qui n'est plus ministre, qui est désormais simple prof polytechnique à Lausanne.
04:34Il y a un portrait de lui dans les échos week-ends, dans lequel on apprend que pour la première
04:38fois,
04:38il réserve un billet de train lui-même en tapotant sur son smartphone des petites tâches du quotidien
04:44qu'il redécouvre, quelque chose de désarmant, nous dit-il.
04:47Bravo Bruno.
04:48Je n'ai plus 30 ans, j'ai dû passer par une phase d'adaptation, dit-il.
04:51Maintenant, il se déplace systématiquement avec un ordinateur.
04:53Il découvre un peu cette vie d'indépendant.
04:57Mais il dit, je suis quand même...
04:58C'est malaisant.
04:58Il explique, il déclare, je suis sceptique sur la robotisation des contacts téléphoniques.
05:04Quand on appelle l'URSSAF, maintenant on tombe sur un robot, se plaint-il.
05:07Mon Dieu.
05:08Le mec se réveille.
05:09Ce n'est pas possible.
05:10Il découvre ces choses-là, lui qui était en charge, on va le dire, de merci pendant une dizaine d
05:14'années.
05:15Désormais, il découvre ce qui se passe quand on est de l'autre côté, quand on est simple, usagé, simple,
05:19contribuable.
05:19C'est hallucinant quand on est ministre de l'économie pendant 7 ans, de ne pas savoir, de ne jamais
05:23avoir, juste passer un coup de fil à l'URSSAF, voir comment ça se passe au quotidien des Français et
05:28des entrepreneurs.
05:29Pour connaître ce milieu de l'enseignement supérieur privé, je suis sûr que lui qui a participé à la libéralisation
05:35de l'enseignement supérieur, fait de la facturation à Polytechnique Lausanne.
05:41Faisant la facturation, il n'est pas salarié, donc il doit déclarer à l'URSSAF tous les 3 mois, et
05:46il ne sait pas comment faire.
05:47Alors que c'est lui que, je pense, en est en partie à l'origine, et il découvre en fait
05:51ce qu'il a créé.
05:53Il faut lui dire qu'en septembre, il y a la facturation électronique et que ça va être compliqué.
05:57Il faut dire que, ridicule, mais tous les hommes politiques ne sont pas comme ça, on en connaît tous, moi
06:02je connais même des anciens premiers ministres, ils ne sont pas aussi déconnectés que ça, pardonnez-moi.
06:06Je ne voudrais pas que cet exemple-là laisse à penser que tous les dirigeants politiques sont comme ça, ce
06:10n'est pas vrai.
06:11Moi j'en connais plein, on en connaît, en tant que j'en connais plein, ce sont des gens qui
06:14ont une vie pour beaucoup très normale.
06:16Mais Fred, c'est vrai, tu as raison, mais quelqu'un qui a été ministre de l'économie pendant 8
06:21ans, c'est pas ce que c'est que l'URSSAF, c'est quand même assez gênant.
06:24J'ai eu une pensée au fonctionnaire, à l'URSSAF, qui a reçu un coup de fil de bonjour, c
06:28'est M. Bruno Le Maire, ce serait pour déposer de la facture.
06:30Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'économie, alors écoutez-moi bien, je vais vous dire le fond d
06:33'avancé.
06:33C'est bon à vous dire !
06:35Enfin, s'il arrive à avoir l'URSSAF quand même.
06:37Oui, c'est vrai, c'est une IA.
06:39Le Morning RMC, ce matin, Mathieu Béliard et Élise Dangean, le baptême vous fait-il rêver ?
06:44Les demandes de baptême d'adolescents et d'adultes sont en hausse dans l'église catholique à Pâques.
06:48Ils seront plus de 20 000 à se faire baptiser.
06:50Notre reporter RMC, Louise Salé, a rencontré Kéliane et Hugo, deux jeunes en pleine conversion.
06:56On est un très grand groupe d'amis, on a plusieurs religions.
06:59C'est ultra facile de parler de la religion aujourd'hui, il n'y a vraiment pas de tabou par
07:02rapport à ça.
07:03Même dans la vie de tous les jours, je suis quelqu'un où je vais même parler de ma foi
07:06comme ça,
07:07parce que je me dis qu'il est là avec moi et c'est un rêve.
07:10J'ai participé à une messe et j'ai vraiment senti une boule en moi, quelque chose, une petite flamme.
07:15Et j'avais besoin de savoir c'était quoi cette flamme.
07:17Moi, je suis quelqu'un qui a besoin de beaucoup de réponses à mes questions.
07:20Sur Youtube, je regarde un prêtre et en fait, je regardais ses vidéos sur Youtube.
07:25J'apprenais plein de choses sur la vie catholique.
07:29Alors, qui est baptisé autour de cette table ?
07:32Alors, Juliette, je ne suis pas baptisée.
07:33Fred, évidemment.
07:34Bah oui, évidemment.
07:34D'accord, Pierre Rondeau ?
07:35Bon, on me l'a imposé à trois mois.
07:37Mais t'en es pas mort !
07:40Pour ce sujet, j'ai plus de respect, entre guillemets,
07:43pour des gens qui prennent sciemment la décision à l'âge adulte de dire
07:46tiens, je vais me faire baptiser, je décide d'être chrétien, catholique, ce que vous voulez.
07:50Qu'à l'âge de trois mois, on m'est imposé une religion.
07:53Alors, je remercie mes parents.
07:55Mais à ce niveau-là, moi, je préférais qu'il y ait une liberté de foi,
07:59une liberté religieuse.
08:01Le baptême n'impose rien, quand même.
08:03Je suis né comme étant chrétien catholique.
08:06Mais tu pourrais être musulman aujourd'hui.
08:07Je pourrais l'être.
08:09Aujourd'hui, je suis athée et je m'en porte très bien.
08:11Mais ce que ça dit, c'est que t'es né dans une famille.
08:12Ce que je veux dire, c'est que j'entends les personnes qui ont un besoin de retrouver
08:16la foi, qui ont trouvé une spiritualité et qu'à l'âge adulte, se font baptiser.
08:22Je le comprends, je ne les juge pas, je le respecte.
08:24Mais en même temps, et mes parents l'ont fait, ma mère et mon père me l'ont imposé,
08:29à deux mois, trois mois, quatre mois, bébé, à qui on impose une religion.
08:33Moi, personnellement, si j'ai un enfant, si j'ai des enfants, je ne le ferai pas.
08:36Et là, je sais que ça va te choquer.
08:37Frère, moi, je suis entièrement d'accord avec Frère.
08:39Et je ne comprends pas que des parents puissent faire baptiser leurs enfants parce que, quelque part,
08:43c'est à l'enfant.
08:44Moi, je ne suis pas baptisée parce que, justement, mes parents me laissaient le choix.
08:46Et j'ai fait pareil avec mes enfants.
08:48J'estime que c'est...
08:49En fait, la religion, c'est une affaire personnelle.
08:52En fait, nos parents, ils ne nous lèguent pas une religion.
08:54Je vais même te dire, même ton pays, t'as dégué une religion.
08:58Bah oui, bah t'es entouré d'églises.
09:01T'es en congé à Noël, t'es en congé à Pâques.
09:03T'es en congé le lundi de Pâques.
09:05Tu vois, c'est comme ça.
09:06Nous sommes dans une culture chrétienne, profondément chrétienne.
09:09La France est née d'un baptême, qui est le baptême de Clovis, il y a 1500 ans.
09:13Donc, c'est notre culture, nous sommes comme ça.
09:15Ensuite, alors, on pourrait passer des heures, mais...
09:17En fait, tu ne donnes pas le choix quand tu ne permets pas ça.
09:20C'est-à-dire que, Pierre, pour toi, puisque tu ne crois pas en Dieu,
09:24puisque tu n'es pas religieux, on t'a mis un petit peu d'eau sur la tête un dimanche.
09:27C'est tout.
09:29Voilà, on t'a laissé que ça n'a aucun sens.
09:31On t'a mis un petit peu d'eau.
09:32C'est tout.
09:33Si t'y crois, on t'a fait chrétien.
09:35Tu comprends ?
09:36C'est quand même dans l'esprit du Vatican.
09:38Non, non, mais simplement, pour terminer, pour expliquer,
09:42en fait, c'est l'importance que tu lui donnes.
09:44Pour toi, ça ne représente rien.
09:45On t'a mis un petit peu d'eau sur la tête.
09:47Je répète, c'est la spiritualité et l'administration aussi,
09:50je suis dans les papiers du Vatican.
09:51Je suis reconnu comme étant...
09:53Tu peux te faire enlever, si tu veux.
09:56Il faut envoyer un courrier.
09:58Tu es considéré comme baptisé.
10:00Mais il y a le mouvement qui se passe en ce moment.
10:03Ce ne sont que 20 000 personnes.
10:04Ce n'est pas énorme, mais ça augmente chaque année.
10:08Il y a un retour vers la foi dans toutes les religions, d'ailleurs.
10:10Oui, mais dans les religions catholiques, c'est assez impressionnant.
10:13Ah non, c'est plus que n'importe qui.
10:16Et c'est beaucoup de jeunes femmes de 20, 22 ans
10:21qui ont besoin, qui ont cette recherche
10:23et qui, justement, regrettent de ne pas avoir été baptisées enfant
10:27et ne pas avoir reçu de culture religieuse.
10:30Ensuite, on appelle ça les catéchumènes.
10:32Et attention, c'est deux ans de préparation.
10:34C'est un vrai boulot d'être baptisé.
10:37Quand tu es bébé, tu ne fais rien.
10:39Mais quand tu es adulte...
10:40Oui, Pierre, vous avez échappé à ça.
10:41Ah oui, quand tu es adulte.
10:42Aujourd'hui, je dis que je suis baptisé,
10:45mais si tu disais maintenant, ça se fait un pacte,
10:46d'être baptisé, c'est deux ans de préparation.
10:49Attention, ce n'est pas un truc que tu te lèves le matin en disant
10:51« Oh, tu vas me faire baptiser ».
10:53Donc, j'ai beaucoup de respect pour ces gens-là.
10:54Le face-à-face, ce matin, sur RMC,
10:56les partis politiques servent-ils encore à quelque chose
10:58face à Apolline de Malherbe ?
11:00Robert Ménard s'est exaspéré de l'union de la droite,
11:03trop complexe à ses yeux.
11:04Et pour le maire d'hiver droite de Béziers,
11:06en fait, les partis politiques ne veulent plus rien dire.
11:10Le premier problème, c'est les partis politiques.
11:12Le premier problème, c'est les partis politiques.
11:14À droite comme à gauche.
11:15Il faut faire en dehors d'eux.
11:17Faire en dehors d'eux.
11:18Et parler clairement.
11:19Si on se parlait clairement,
11:21si on disait des choses clairement,
11:23si on arrêtait,
11:23et c'est ça le problème des partis,
11:25si on arrêtait d'avoir des logiques,
11:27il ne faut pas fâcher celui-ci.
11:28Moi, les seules choses,
11:30les seuls gens qui m'intéressent,
11:31à Béziers, c'est les Bitérois en France,
11:33c'est les Français.
11:35Est-ce que les partis politiques
11:36servent encore à quelque chose ?
11:37Ou finalement, est-ce que ce ne sont pas parfois
11:39des boulets pour les hommes politiques, Juliette ?
11:41Ils peuvent être des boulets,
11:43mais c'est réellement,
11:44quand on voit ce qui est en train de devenir LR,
11:46c'est-à-dire une sorte de satellitage maintenant
11:48de micro-partis,
11:50on se doute bien
11:51que plus personne n'est d'accord à droite.
11:55Alors, on est d'accord,
11:56en fait, les uns avec les autres,
11:57avec beaucoup de choses,
11:58mais chacun s'est mis ses lignes rouges,
12:01et donc je ne crois pas à l'union de la droite.
12:03Pour moi, la droite n'y arrivera jamais,
12:05tout simplement parce qu'il y a une partie
12:07des hommes politiques de droite
12:08qui sont aujourd'hui compatibles,
12:10et une autre qui ne le sont pas.
12:12Et je pense sincèrement
12:13que LR va disparaître.
12:15LR est mort,
12:16il y a trop de différences
12:18entre un Bruno Retailleau
12:19et un Xavier Bertrand.
12:20Aujourd'hui,
12:21ils n'ont plus rien à voir
12:22les uns avec les autres,
12:23alors que, effectivement,
12:25Xavier Bertrand, lui,
12:27serait parfaitement en adéquation
12:28avec un Gabriel Attal,
12:29et un Bruno Retailleau
12:30parfaitement en adéquation
12:31avec une Sarah Knafo.
12:33Donc, l'union des droites,
12:35de la droite,
12:36non, je n'y crois plus.
12:38Peut-être la création d'une droite
12:39et d'un centre-droite,
12:40parce qu'il n'y a plus de centre non plus.
12:42Peut-être qu'à un moment...
12:43Moi, je voudrais voter
12:44pour un candidat de droite
12:45qui est clairement de droite
12:46et qui va mener une politique de droite,
12:48une vision de droite.
12:49Oui, bien sûr.
12:49Et là, on est loin de ça,
12:51et je pense qu'on n'y arrivera pas.
12:53Et ce que veut faire Laurent Wauquiez,
12:56c'est bien beau,
12:57mais ça ne...
12:58Alors, Laurent Wauquiez,
12:59il voudrait faire une grande primaire.
13:00Oui.
13:01Du centre-droite à Sarah Knafo.
13:03C'est impossible.
13:04C'est impossible.
13:05Non, c'est impossible.
13:06Parce que le principe d'une primaire,
13:07c'est que ceux qui perdent
13:08s'engagent à soutenir ceux qui ont gagné.
13:10Donc, imaginez cette primaire
13:11et Sarah Knafo qui la remporte,
13:13ça veut dire que Gabriel Attal
13:13fait la campagne de Sarah Knafo.
13:15Ou inversement,
13:16que Sarah Knafo fait la campagne
13:17de Gabriel Attal.
13:18C'est impossible.
13:19J'aimerais juste dire un mot
13:20et faire le parallèle
13:20avec le sujet dont on parlait juste avant.
13:22Aujourd'hui, il y a de plus en plus de baptêmes
13:24parce qu'on ne croit
13:25de moins en moins à la politique.
13:26La grande période,
13:27il y a de moins en moins
13:28de religieux dans le débat public.
13:29C'est quand on pouvait croire
13:30à la politique,
13:31quand on croyait au parti communiste,
13:32on se disait gaulliste.
13:34Il y avait une espérance,
13:35un projet de vie derrière.
13:36Aujourd'hui,
13:36ce n'est plus des partis politiques.
13:38C'est un concours d'influenceurs.
13:40Chacun a sa petite communauté,
13:41son petit parti,
13:42ses petits followers
13:43et espère être celui
13:44qui est en tête des sondages à la fin.
13:45Il n'y a plus les grandes,
13:46on appelait ça d'ailleurs
13:46des grandes chapelles.
13:47Il y avait la grande chapelle du RPR,
13:49la grande chapelle du PS.
13:50Là, c'est compliqué.
13:50Aujourd'hui,
13:51il n'y a plus de grandes chapelles.
13:52Oui, mais quelle partie peut dire
13:53moi je vais mettre 200 000 personnes
13:55dans un stade
13:55et faire un grand meeting
13:56et rassembler du monde
13:57derrière une espérance ?
13:59Plus personne ne peut faire ça aujourd'hui.
14:00Ils ont tout trahi,
14:00ils ont trahi tous leurs électeurs.
14:01Il n'y a plus d'espérance en politique.
14:02Ils ont trahi tous leurs électeurs.
14:04On ne croit plus en eux
14:05et plus en rien
14:06de ce qu'ils disent depuis Sarkozy.
14:07C'est terminé.
14:08Le Morning RMC.
14:09Les femmes d'aujourd'hui
14:10se sentent-elles plus libres
14:12dans leur sexualité
14:12selon une étude IFOP ?
14:1462% des femmes
14:15avouent s'ennuyer
14:16pendant leurs relations sexuelles.
14:18Oui, c'est beaucoup.
14:19Pour Thérèse Argaud,
14:20sexologue et thérapeute de couple à Paris,
14:22les femmes ont encore du chemin à faire
14:24et peut-être que les hommes aussi d'ailleurs.
14:27Déjà, elles osent dire
14:28ce qu'elles pensent
14:30de la sexualité qu'elles vivent.
14:31Donc déjà, magnifique.
14:32Enfin, la parole se libère.
14:33Et puis aussi,
14:34la question du consentement.
14:35Comment seulement
14:36et très doucement,
14:37mais sur le terrain,
14:38ce qu'on peut observer,
14:39c'est que beaucoup de jeunes femmes
14:40se forcent encore
14:41parce qu'elles pensent
14:42que c'est ça qu'elles doivent faire
14:43ou qu'elles doivent être
14:44pour être appréciées des garçons
14:46et elles attendent encore
14:46une sorte de valorisation
14:47et de reconnaissance
14:48au travers de leurs pratiques sexuelles.
14:50Donc, sous des apparences
14:51de femmes très libérées,
14:52on voit qu'elles sont encore soumises
14:53à des schémas
14:54au niveau des pratiques sexuelles
14:56qui viennent d'où ?
14:57Qui viennent de l'industrie pornographique
14:58qui a comme chorégraphié
15:00notre vie sexuelle
15:01et elles sont encore soumises à cela.
15:03C'est-à-dire qu'on voit des femmes
15:05qui ont l'air très libres,
15:06très assumées
15:07et dans leur chambre à coucher,
15:08dans l'intimité,
15:09elles sont complètement soumises.
15:10Donc, non, non,
15:11la révolution,
15:11elle n'est pas encore du tout gagnée.
15:13Il y a encore énormément à faire.
15:16Juliette Briens,
15:17est-ce que vous trouvez
15:17que les femmes sont
15:18de plus en plus épanouies
15:18de leur sexualité ?
15:19Elles n'osent plus dire
15:20les choses ou pas du tout ?
15:21Alors, attendez ce que...
15:23Allez, réagis !
15:24Allez, témoignez !
15:25Allez, réagis !
15:25C'est la première fois
15:27qu'on a vu Juliette
15:28être aussi silencieuse.
15:29Laissez-la parler.
15:31Les termes soumises,
15:32ce n'est pas antinomique au lit
15:36avec la prise de plaisir
15:37pour une femme...
15:38Oui, c'est vrai.
15:38Je m'aventure dans les deux
15:39mais non, mais non, mais...
15:40Non, non, messieurs,
15:41messieurs, laissez-la parler.
15:43Oui, chacun a son plaisir
15:45comme il le souhaite.
15:47C'est une soumission consentante,
15:49dirons-nous,
15:50qui peut révéler
15:52un certain fantasme.
15:53Voilà, donc,
15:54ce n'est pas totalement antinomique.
15:55Moi, je pense que
15:56la sexualité féminine,
15:57elle a fait du progrès,
15:58j'en suis persuadée,
15:59qu'on en parle plus facilement.
16:01Ah oui.
16:02Mais que les femmes aiment
16:04ce qu'elles aiment.
16:05Voilà.
16:06Mais est-ce que...
16:07Être une girl boss,
16:08c'est super,
16:09mais au lit...
16:11Oui, mais est-ce que
16:12vous pourriez dire...
16:13C'est rarement ce que tu veux.
16:13Parce qu'en fait, c'est ça.
16:14Il y a 30 ans,
16:15jamais une femme n'aurait osé
16:16dire à son compagnon
16:17« Je m'ennuie un peu,
16:18là, je suis en train de regarder
16:18le plafond depuis les minutes. »
16:19Est-ce que ça,
16:20vous seriez capable de le dire aujourd'hui ?
16:21Ah oui, moi, je suis capable de le dire.
16:22Il faut être très ouvert en sexualité.
16:24C'est très important pour un couple.
16:26Donc oui, oui, moi,
16:26pas de problème,
16:27il faut en parler
16:28et il faut en parler
16:29dès le début
16:30pour qu'après,
16:30ce soit une habitude
16:31dans le couple.
16:32En fait,
16:33je n'ai pas le sentiment
16:33qu'il y ait une augmentation.
16:36De quoi ?
16:36C'est simplement une augmentation,
16:37enfin, une libération
16:38de la parole.
16:39C'est qu'aujourd'hui,
16:40les femmes assument
16:40s'ennuyer au lit.
16:41Les femmes, aujourd'hui,
16:42assument le dire
16:43et assument le dire
16:43que non, ce n'était pas bien.
16:44Et non, on n'a pas été bon.
16:46Voilà.
16:46C'est aussi notre rôle
16:48dans le couple.
16:49Ou l'alchimie n'a pas été bonne.
16:50Je ne sais pas dans un couple.
16:51Mais ça se fait à deux.
16:53Bien évidemment.
16:54Ou plus, même.
16:55Mais en tout cas,
16:56le mauvais coup de l'une
16:57peut être le bon coup de l'autre.
16:58C'est pas dans cette étude
16:58qu'il y a six femmes sur dix
17:00qui s'ennuient au lit.
17:01Ça veut dire qu'aujourd'hui,
17:022026,
17:03elles s'ennuient de plus en plus.
17:04C'est juste qu'aujourd'hui,
17:05elles assument de le dire.
17:06Elles assument de le dire.
17:08Moi, j'écoutais ce matin
17:09à la radio,
17:10j'étais même surpris
17:11que des femmes témoignent
17:12à visage découvert
17:13en disant
17:13voilà, un tel ou un tel.
17:15Oui, je m'ennuie.
17:15Oui, ça m'est déjà arrivé.
17:21On s'ennuyait jamais ?
17:22Non, mais en tout cas,
17:22vous ne le disiez pas.
17:23Ah oui ?
17:24Il y avait un non-dit.
17:25Il y avait une espèce de tabou.
17:26On se le disait entre nous, en fait.
17:27Sûrement.
17:28Mais nous, directement,
17:29c'était comment ?
17:29C'était bien.
17:31Bravo, champion.
17:34Tu t'es surfacé aujourd'hui.
17:35Non, aujourd'hui,
17:35c'est assumer.
17:36C'est assumer
17:36qu'il y ait vraiment
17:39des relations purement sexuelles
17:41sans qu'il n'y ait aucun sentiment derrière.
17:43C'est assumer
17:44qu'on puisse voir quelqu'un
17:46et ensuite partir
17:47sans qu'il y ait quoi que ce soit,
17:48aucune relation.
17:49C'est pas très nouveau.
17:51Non, mais c'est assumer aujourd'hui.
17:53Oui, c'est ça.
17:53Aujourd'hui, c'est dit.
17:54Comme ça, je le répète,
17:55c'est pas une évolution des mœurs.
17:56C'est une libération de la parole.
17:58Il y a une chanson de Brassens
17:58qui date des années 50-60.
17:59Vous allez me faire tout le répertoire.
18:01Ah oui, qui dit
18:0290% des femmes s'emmerdent en baisant.
18:03C'était une chanson des années 50-60.
18:05C'est vrai.
18:05Donc on progresse.
18:07C'est une amélioration.
18:09Non, mais tu vois,
18:09tu la connais, cette chanson.
18:10Je ne sais plus le chiffre exact,
18:12mais c'est 90% des femmes
18:13s'emmerdent en baisant.
18:14Voilà, donc c'est pas très, très nouveau.
18:16Mais on a plus de moyens techniques
18:17mis à notre disposition aujourd'hui.
18:18Mais je n'ai pas le sentiment
18:19que les femmes de ma génération,
18:22les femmes qui étaient adolescentes
18:23dans les années 80,
18:24quand je vois mes amis du même âge,
18:26étaient très coincées par rapport à ça
18:27et se soient beaucoup tues sur les mecs.
18:30Non, mais c'est après,
18:30une fois que le mariage...
18:31Ça dépend des milieux.
18:32Ça dépend des milieux.
18:33Il y a certains milieux où...
18:35Et ça l'est toujours aujourd'hui.
18:37Je pense que c'est plus ça que l'âge.
18:38Non, mais les riches
18:39se sont toujours donnés à cœur joie
18:41dans leur partout, c'est sûr.
18:42Mais il y a d'autres milieux
18:43plus populaires
18:44ou parler de la sexualité des femmes.
18:45Si c'était dur pour les filles
18:46de parler de sexualité
18:47et même d'en avoir une assumée
18:49parce qu'elles...
18:50Dans les milieux bourgeois,
18:51il y avait aussi un certain carcan
18:53qui...
18:53Ah bah bien sûr que oui.
18:54Les ravis, attention.
18:56Que officiellement, voilà.
18:57Non, mais la réalité,
18:57c'est que pendant longtemps,
18:58la sexualité féminine
18:59était traitée sous l'aspect
19:00de la fécondité.
19:02C'est comme ça qu'on voyait.
19:03C'était presque utile.
19:04Ça fait longtemps que c'est fini.
19:05Oui, la question du plaisir féminin
19:06aujourd'hui est de moins en moins tabou.
19:08Comme le disait Pierre,
19:08on en parle librement à midi
19:09à la radio.
19:10C'était pas le cas il y a 40 ans.
19:11On parlait pas de plaisir féminin
19:13et de femmes qui s'ennuient au lit
19:14il y a 40 ans à la radio.
19:15Et gros succès des magasins
19:17justement qui vendent
19:18des sex toys, etc.
19:19Et en fait, les femmes,
19:20elles vont et ne se cachent plus.
19:21Alors qu'avant,
19:21c'était dans des rues glauques de Paris
19:24et tu te cachais
19:25et t'avais la honte.
19:26Alors que maintenant,
19:27tu vas entre amis, etc.
19:28Il n'y a absolument aucun souci.
19:29Les sex shops, c'était pareil.
19:30Ce n'est plus tabou.
19:30Oui, mais il n'y a plus de tabou.
19:32Mais les sex shops,
19:39c'est chic,
19:41c'est rigolo,
19:41c'est girly.
19:41Ils auraient passé les soignettes
19:42upperware par les soirées
19:43sex toys.
19:43Bien sûr, voilà.
19:45Eh oui,
19:45moi j'ai déjà fait une soirée
19:46sex toys.
19:47Oui, et bien vous nous expliquez
19:48ça plus tard.
19:49Non, non, mais derrière,
19:50il y avait toutes les générations.
19:50Dans un instant,
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